La Tunisie, pays hôte du dernier sommet de la francophonie, et du forum économique international, est en proie à une crise majeure. Plusieurs acteurs de la société civile sont déterminés à faire évoluer les choses. Ils peuvent compter sur des volontaires de la coopération française.
Après la révolution, l’État tunisien et la société civile se sont concertés pour trouver une issue à la crise. Parmi les solutions trouvées, l’économie sociale et solidaire. Le lien avec le volontariat à la française est tout naturel : outil de coopération par excellence, axé sur l’expérimentation de terrain et l’innovation, le volontariat international d’échange et de solidarité s’ancre dans l’interculturel, le développement du lien humain, et la contribution aux enjeux du développement durable. Il permet la mobilisation des citoyens et citoyennes en faveur des biens communs mondiaux, et notamment des jeunes, dans une démarche d’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale. Animé par une dynamique d’ouverture au monde, il participe du rayonnement de la langue et de la culture françaises.
Les équipes de France Volontaires Tunisie travaille conjointement avec les associations locales et les institutions françaises afin de valoriser la terre et l’artisanat local. De la simple main d’œuvre aux financements d’associations, en passant par la formation, les actions menées par la coopération française sont larges et visent à développer durablement le tissu économique local. Chaque année, l’Institut français subventionne à hauteur d’un demi-million d’euros des initiatives de la société civile.
Regardez le sujet de TV5 Monde sur la coopération française
La Commission européenne dévoilait mardi 22 novembre une proposition de plafond des prix du gaz « inopérante » pour un certain nombre d’observateurs et États membres. D’autres y voient un moyen d’amorcer des négociations.
Un certain nombre d’États membres, acteurs économiques et politiques, réclament depuis quelques mois un plafonnement sur le marché européen pour maintenir les prix du gaz à des prix acceptables. Ils ont récemment baissé, mais après s’être emballés furieusement après un déséquilibre dû à la crise pandémique aggravée par l’arrêt des approvisionnements russes.
Aujourd’hui, les prix remontent (autour de 117€/MWh) à la faveur des problèmes de production que rencontre la Norvège, tandis que l’Europe commence à frissonner. La Commission a donc une solution : un plafond, dont les conditions d’application laissent songeurs les chercheurs, acteurs économiques, politiques et syndicalistes.
Triple conditions inatteignables
La Commission propose que le plafond s’active si le prix du MWh sur l’indice TTF (référence pour 80% du marché de l’UE) dépasse les 275€ pendant deux semaines d’affilée et que l’écart avec le prix mondial du GNL est égal ou supérieur à 58€.
Seulement voilà, si le MWh a déjà atteint 275€, il n’est jamais resté à ce prix deux semaines d’affilée.
« Même au plus fort de la manipulation gazière de [Vladimir] Poutine, en août dernier (turbine de Nord Stream), le prix n’était pas resté plus d’une semaine au-delà des 275€/MWh… », rappelait Phuc-Vinh Nguyen, chercheur en politique énergétique près l’Institut Jacques Delors.
De plus, la mesure ne sera valable qu’un an à partir de son entrée en vigueur, précise un responsable européen. Elle ne couvrira en outre que les produits mensuels, soit seulement « 22% » des échanges sur le TTF, 18% des échanges européens.
La commissaire à l’Énergie Kadri Simson ne s’en étonne pas et précise bien qu’il s’agit là d’un « mécanisme de dernier ressort pour prévenir et, si nécessaire, traiter les épisodes de prix excessivement haut ».
Difficile de voir comment un tel plafond sur les prix du gaz pourrait être déclenché: pour rappel, même au plus fort de la manipulation gazière de Poutine, en août dernier (turbine de Nord Stream), le prix n'était pas resté plus d'une semaine au-delà des 275€/MWh… https://t.co/bKO59xSTe9pic.twitter.com/mKS6y2q0yZ
— Phuc-Vinh Nguyen / phuc-vinh.bsky.social (@Phucvinh_) November 22, 2022
Cette proposition n’en reste pas moins « une blague »déclare Simone Tagliapietra, chercheur près le think tank économique Bruegel. « Nous avons maintenant un plafond qui ne plafonne pas. Un plafond bruxellois », s’amuse Javier Blas, journaliste spécialisé en énergie chez Bloomberg.
En l’état, la mesure « ne protège absolument pas ‘des hausses trop rapides’ du gaz en Europe »commente Nicolas Goldberg, senior manager Energy près le cabinet de consulting Colombus, contrairement à ce que défend le commissaire au Marché intérieur, Thierry Breton, monté au créneau mercredi matin sur LCI pour défendre la proposition de l’exécutif européen.
Elle « risque » même « de stimuler la spéculation au lieu de la freiner » craint le ministre de l’Environnement italien Gilberto Pichetto dans une interview à SkyTg24.
Pour la France, le constat est sans appel : la Commission doit « réviser très significativement à la hausse son ambition » qui, actuellement, ne répond pas à la « réalité du marché », avance le ministère de la Transition énergétique.
Le problème viendrait d’ailleurs plutôt de la non-couverture de l’ensemble des marchés que du prix du plafond, plaide-t-il également. Position que défend aussi l’Association française du gaz, contactée par EURACTIV France à ce sujet et qui fait savoir qu’elle réunira jeudi après-midi (24 novembre) pour partager avec l’industrie gazière son analyse et son positionnement.
Ouverture des négociations
Mais M. Goldberg relativise. Ce plafonnement « inopérant » est une façon de « continuer les discussions » confie-t-il à EURACTIV France. « Charge aux États membres de discuter entre eux du niveau », ce que ces derniers feront jeudi lors du conseil réunissant les 27 ministres de l’Union chargés de l’Énergie.
« La Commission va entendre des choses très dures demain de la part de la grande majorité des ministres », prévient Teresa Ribera, ministre de l’Énergie d’une Espagne qui attendait impatiemment, tout comme 14 autres États membres déclarés, une proposition de plafond.
Mais pour elle aussi, la proposition actuelle est « une blague », une « définition de faire ‘quelque chose’ que l’on ne veut pas faire »complète Jude Kirton-Darling, secrétaire générale adjointe du syndicat de l’énergie, des mines et de l’industrie européens IndustriAll Europe.
Rien d’étonnant pour un diplomate européen qui confiait à EURACTIV que l’exécutif européen faisait tout pour « considérablement retarder » le processus.
Évidemment, « si on garde ce niveau, c’est totalement inopérant », concède M. Goldberg. C’est pourtant la position que pourraient défendre les « pays du Nord », réticent à un plafond.
Selon eux, un plafond pourrait en effet « pénaliser les livraisons en volume, ce qui est la priorité, en particulier pour l’industrie allemande » conclut l’analyste.
En novembre, sur la plateforme francophone, mondiale et gratuite, TV5MONDEplus, la direction de la programmation vous avait préparé un menu 100% BIO pour faire le point sur la planète alors que la COP27 s’est conclue sur une déception. Mais avez-vous eu le temps de le découvrir ? Pas de panique, les émissions et autres documentaires sont encore disponibles parmi le riche catalogue de plus de 3000 heures de programmes.
La rédaction du site Lesfrancais.press vous a préparé une petite session de rattrapage.
À la Vie, À la Terre
Présenté par Chloé Nabédian, le nouveau magazine de la rédaction de TV5MONDE vous offre pour son premier numéro une excursion dans le golfe du Saint-Laurent à la découverte de l’archipel de la Madeleine qui est menacé de disparition.
En effet, le Canada se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde. Habitants et pouvoirs publics sont mobilisés pour protéger leurs terres. Ici le changement climatique est déjà une réalité !
Pour en savoir plus, écoutez le podcast avec la femme à l’origine du projet, la directrice de l’information de TV5MONDE, Françoise Joly.
Le mois de novembre a été marqué par la COP 27, TV5MONDE s’est engagée pour travailler à protéger la planète. Et pour vous y aider, la plateforme TV5MONDEplus vous propose de découvrir l’émission francophone belge « Y’a pas de planète B » diffusée sur la RTBF.
Quel efforts faut-il fournir pour parer à l’urgence climatique ? De jeunes citoyens ont testé d’autres modes de vie durant 21 jours. A l’issue de cette expérience, dans le cadre de l’émission spéciale disponible en AVOD, ils ont interpellé le Premier ministre belge et plusieurs décideurs sur le virage à prendre.
Troisième proposition de l’équipe de TV5MONDEplus, un documentaire suisse qui revient sur les actions parfois violentes qui ponctuent, désormais, la lutte des militants écologiques. L’urgence climatique, la mise en danger des autres espèces, etc., peuvent-ils justifier l’utilisation de la violence ? Une question centrale alors que les faits d’armes de ces nouveaux « écolos » se multiplient.
La comédienne Héloïse Martin met en lumière ceux qui agissent pour la préservation des océans. Pollution, plastique, montée des eaux disparition de la faune, les océans souffrent. Si on ne réagit pas, ils pourraient cesser de jouer leur rôle de régulateur du climat.
Face au climat
Le changement climatique transforme les écosystèmes de le planète ! Incendies, inondations ou canicules sont en passe de s’intensifier. Face à ce constat, la navigatrice bretonne Anne Quéméré se lance dans une observation exhaustive de ces phénomènes et va à la rencontre de ceux qui agissent au quotidien !
Citoyen 2.0
A travers le Canada, Laurence Latreille présente celles et ceux qui ont inventé d’autres façons de se nourrir, de s’éduquer, de consommer, de collaborer. Chacun travaillant à créer un monde plus juste et durable. Une belle vision de l’avenir, prise du bon pied, que TV5 Québec Canada partage avec nous tous!
Bonjour à tous, bienvenue dans votre flash du 24 novembre 2022. Aujourd’hui, on parle du colloque ReflexeS dédié au réseau scolaire à l’étranger, on redécouvre les Rencontres Jacques Cartier au Québec et on revient sur l’affaire du député LFI Adrien Quatennens.
Un colloque pour mieux comprendre le fonctionnement des établissements scolaires hors de France
Comment un établissement est homologué par l’AEFE ? Quels sont les critères ? Quelles sont les obligations ? Des questions auxquelles va répondre la sénatrice des Français de l’étranger, ancienne proviseure, Samantha Cazebonne, pendant le colloque en ligne qui se déroule aujourd’hui à 13h CET. Elle évoquera aussi le financement qui reste très opaque pour les parents. Pour y participer, rendez-vous sur le site https://reflexe-s.com/ pour s’inscrire au webinaire. C’est gratuit. Si vous n’êtes pas disponible, vous pourrez retrouver le replay dès demain sur ce même site.
ReflexeS
Les Rencontres Jacques Cartier entre Lyon et Québec
Jacque Cartier ? Vous connaissez ? C’est le Français qui fut le premier Européen à explorer le Canada au XVIème siècle sous le règne de François Ier. C’est le symbole qui donne son nom à des rencontres bilatérales entre le Québec et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Le navigateur était originaire de Lyon. Après une pause du fait de la pandémie, les rendez-vous reprennent la semaine prochaine. En quelques jours, ce sont les liens et les perspectives communes des deux nations qui seront mis en avant. Pour en savoir plus vous pouvez écouter le podcast avec la directrice général du centre Jacques Cartier sur le site Lesfrancais.press ou sur celui de votre radio.
Amandine Bressel – Directrice général du centre Jacques Cartier à Québec
Adrien Quatennens pourra-t-il rester député ?
Céline Quatennens, l’épouse du député du Nord Adrien Quatennens, a dénoncé mercredi auprès de l’AFP des « colères », des « crises » et « des violences physiques et morales » de sa part depuis « plusieurs années », réfutant tout « contexte d’agressivité mutuelle » – de nouvelles accusations que l’élu « dément absolument ». Une situation qui devient complexe pour le député, certaines femmes membres de LFI ou d’EELV réclament sa démission et ce alors qu’il est convoqué au tribunal le 13 décembre à Lille.
C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour le dernier bulletin de la semaine ! Bon jeudi à tous où que vous soyez !
Les représentantes du Parti socialiste lancent une contribution générale paritaire afin d’insuffler une « réelle égalité femmes-hommes » au sein du groupe politique. Un texte nommé « Pour Christine et pour toutes les autres ».
Ecoutez le podcast avec Cécilia Gondard
Samedi 19 novembre, 14h. La place de la République à Paris est noire de monde. Ou plutôt violette. Femmes, jeunes filles mais également hommes et adolescents arborent fièrement la couleur des sorcières dans cette marche organisée par le collectif féministe Nous Toutes, afin de dénoncer les violences faites aux femmes, aux enfants et aux personnes LGBTQ+.
Au milieu de la marée de pancartes, certaines sont frappées du slogan « socialiste donc féministe ». Le parti de la rose est bien présent. Parmi ses représentants, nous retrouvons Cécilia Gondard, secrétaire nationale du Parti socialiste à l’égalité femmes-hommes et représentante des Français de l’étranger, Fatiha Keloua Hachi, députée de Seine Saint-Denis, ou encore Yann Chantrel, sénateur des Français de l’étranger. Ensemble, ils foulent le pavé parisien jusqu’à la place de la Nation motivés par une double volonté : en finir avec les violences faites aux femmes en dénonçant « l’inaction du gouvernement » et insuffler « une réelle égalité femmes-hommes » au sein de leur groupe politique.
Les représentants du PS, dont Cécilia Gondard (à droite sans écharpe) et Fatiha Keloua Hachi (au centre), lors de la manifestation contre les violences faites aux femmes, à Paris, le 19 novembre
Les Françaises de l’étranger souvent oubliées du débat
Tout au long de la marche entre République et Nation, les manifestants ont incriminé le gouvernement pour son inaction dans la lutte pour la défense des victimes d’agressions physiques ou sexuelles dans l’Hexagone. Or, nous ne pouvons que déplorer la façon dont nos compatriotes installées à l’étranger sont souvent mises de côté également.
Face à ce manque, plusieurs associations ont monté conjointement la plateforme SAVE YOU, afin d’apporter « à tout moment une écoute spécialisée, assurée par une équipe de professionnels du social, de la santé et du droit » aux victimes hors de France. Une initiative saluée par Cécilia Gondard qui appelle « depuis longtemps » les institutions gouvernementalesà se positionner « en première ligne sur ces questions-là ».
De plus, l’élue consulaire propose de faire parvenir annuellement à chaque Français de l’étranger la liste des numéros d’urgence et des structures existantes proches de chez eux, pour demander de l’aide si besoin.
Yann Chantrel, sénateur des FDE, Sam Arsac, militante PS de la 7ème circonscription des FDE et Cécilia Gondard, représentante des FDE, à Paris le 19 novembre
« Pour Christine et pour toutes les autres »
« Pour Christine et pour toutes les autres » est un texte rédigé et porté par de nombreuses socialistes afin de faire « entendre une voix féminine et féministe » en janvier prochain lors du congrès du PS. Une contribution générale qui cherche à faire tendre le parti vers une parité exemplaire entre les sexes, et qui permette aux femmes de se positionner sur les postes clés dont elles sont souvent écartées. De plus, si le Parti socialiste s’est toujours montré en faveur des droits des femmes, pour les élus il n’en fait pas suffisamment, à l’instar des autres formations politiques. Ainsi, la contribution générale peut mener à une motion au Congrès, à partir de quoi un texte d’orientation serait formulé afin de placer une première secrétaire du parti femme.
« Je pense que les femmes aujourd’hui sont dans un ras-le-bol complet et qu’elles veulent se faire entendre. Dans les partis politiques mais pas seulement, elles veulent se faire entendre tout court. »
Fatiha Keloua-Hachi, députée PS en Seine Saint-Denis
Le cortège de manifestants arrivant place de la Bastille, à Paris le 19 novembre
Comme l’explique la députée Fatiha Keloua Hachi, « Christine c’est toutes les femmes de France », de la quinquagénaire à l’adolescente, de la bourgeoise à la précaire, Christine c’est la femme dans laquelle nous pouvons toutes nous retrouver car à un moment donné, on lui a mis des bâtons dans les roues à cause de son sexe ».
Finalement, comme l’exprime le sénateur Yann Chantrel, « cette contribution est importante car elle permet d’agir en amont et de créer des lieux sûrs de militantisme pour les femmes qui souhaitent s’investir en politique. »
Un podcast à retrouver sur toutes les plateformes
Retrouvez l’interview du conseiller consulaire Florent Bohème sur le site de la radio des Français dans le monde à l’occasion de la journée international contre les violences faites aux femmes.
À l’origine du Centre Jacques Cartier, deux hommes que la science et un intérêt marqué pour le Québec unissaient. Il s’agit d’Alain Bideau, directeur de recherches au CNRS et du Docteur Charles Mérieux, président de la Fondation Marcel Mérieux. L’association du Centre Jacques Cartier a été créée en 1984 pour favoriser les échanges entre la région Rhône-Alpes (à l’époque) et le Québec.
En 1987 avait lieu les premiers Entretiens Jacques Cartier à Lyon. Depuis, les rencontres se font en alternance entre Lyon et le Québec (hors période de Covid).
Ecoutez le podcast avec Amandine Bresselle
Amandine Bresselle est française et travaille depuis 13 ans au Centre Jacques Cartier, elle assume depuis 8 mois la direction générale. Elle répond à nos questions.
Auvergne-Rhône-Alpes et Canada francophone
Ainsi, Les « Rencontres Jacques Cartier » sont un réseau interdisciplinaire qui convie les acteurs d’Auvergne-Rhône-Alpes, du Québec mais également de la francophonie canadienne. Le Centre Jacques Cartier est au cœur d’un réseau de plus de soixante partenaires publics et privés. La mission du Centre est de favoriser la collaboration entre les milieux scientifiques, académiques, culturels, économiques et institutionnels. Le fil d’Ariane est de renforcer les retombées socio-économiques franco-québécoises… canadiennes.
Un tour de force, en 33 éditions des Entretiens Jacques Cartier, plus de 15 000 experts ont partagé leurs savoirs et expériences lors de 1 100 événements francophones et interdisciplinaires. Une vision puissante des possibles à tisser entre le Québec, le Canada et la France par le biais d’une francophonie interdisciplinaire et résolument tournée vers la co-construction d’un avenir commun enrichissant.
Enjeux de l’innovation et des nouvelles technologies : comment composer avec les défis technologiques, légaux, éthiques et d’éducation publique ?
Enjeux économiques et écoresponsables : Comment allier écoresponsabilité, innovation et économie dont le tourisme écoresponsable ?
Culture et société : Équité, diversité et inclusion – EDI : quels objectifs et comment les atteindre ?
2023 : Trouver le chemin de transition
En fin de podcast, Amandine Bresselle nous révèle le thème de l’appel à projet 2023, « Trouver le chemin de la transition », transition personnelle, transition énergétique, transition entre deux siècles. Un thème de résilience qui trouvera un écho chez tous.
Samantha Cazebonne, ancienne proviseure dans le réseau scolaire à l’étranger, ancienne députée des Français de la péninsule ibérique et aujourd’hui sénatrice des Français résidant hors de France, a fondé en 2021 ReflexeS, une plateforme réunissant tous les acteurs qui construisent l’avenir de nos jeunes.
Samantha Cazebonne
Une plateforme contributive
La plateforme ReflexeS se définit comme communautaire. Elle se donne comme ambition de faire tomber les murs entre les différents acteurs de l’Education française hors de France.
Pour cela, elle propose à travers un forum des rendez-vous réguliers, afin de faciliter l’interaction entre tous ceux qui font le réseau scolaire de l’AEFE, que les établissements soient en gestion directe ou liés à la Mission laïque française ou à Odyssey.
Ainsi, Samantha Cazebonne pense pouvoir réunir parents d’élèves, professeurs et administratifs autour d’une mission commune : « accompagner l’avenir des élèves ».
Informer
Pour y parvenir, la clé c’est l’information. Samantha Cazebonne l’a bien compris. A travers la plateforme ReflexeS, elle démystifie l’organisation du réseau scolaire hors de France qui peut paraitre, parfois, compliquée.
Ainsi, sur le site ReflexeS vous accéderez gratuitement à de nombreuses ressources, comme l’explication de l’homologation, des tribunes des décideurs qui font le réseau au quotidien. Et pour compléter vos recherches, la sénatrice organise régulièrement des rencontres on-line pour aller plus loin.
Deux nouvelles tables rondes ce 24 novembre à 13h (CET)
Pour le deuxième rendez-vous de l’année scolaire 2023/2024, la plateforme propose à tous de participer à deux tables rondes qui traiteront pour l’une de l’homologation des établissements et l’autre du financement du réseau et de la formation des personnels.
Les tables rondes se tiendront depuis Le Caire, mais vous pouvez bien sûr y accéder de partout dans le monde. Si vous n’êtes pas disponible, pas de panique, vous pourrez retrouver le colloque-débat en replay sur la plateforme ReflexeS sur sa page dédiée. Vous pouvez d’ailleurs y revoir toutes les vidéos déjà produites par l’équipe de la sénatrice Samantha Cazebonne.
Pour participer en « live » aux tables rondes, il faut vous inscrire via le bouton ci-dessous. Bon colloque à tous !
En quelques années, Sam Bankman-Fried appelé SBF a réussi à créer la troisième plus grande plateforme de cryptomonnaies, FTX, et a accumulé une fortune de près de 30 milliards de dollars. Au début de la baisse des cours des cryptoactifs, il accordait des prêts aux entreprises de ce secteur en difficulté. Il a ainsi accordé des prêts à Voyager et BlockFi et a récupéré des actifs de Three Arrows, un fonds spéculatif crypto devenu insolvable. Ces interventions semblaient prouver la force de sa plateforme. SBF était devenu, au fil des années, un mécène recherché. Il soutenait des campagnes politiques sur la réglementation de la cryptographie et affirmait vouloir céder tout ou partie de sa fortune à des œuvres de bienfaisance pour sauvegarder l’avenir de l’humanité.
Le bitcoin a perdu 20% en trois jours
Tout l’édifice de FTX s’est effondré en quelques jours. Les rumeurs d’insolvabilité de l’entreprise ont conduit des clients à retirer 650 millions d’actifs le 7 novembre logés chez FTX, provoquant l’arrêt des opérations sur les cryptoactifs menées par cette société. La valeur d’un FTX Token, un actif de partage des bénéfices de l’entreprise, a perdu 90 % depuis le 4 novembre.
Après avoir eu l’intention de reprendre FTX, Changpeng Zhao, le dirigeant de Binance, la plus grande place d’échanges de cryptoactifs s’est dédit le 8 novembre, au regard des pertes potentielles chiffrées à plus de 8 milliards de dollars. Selon Bloomberg Wealth, FTX valait moins d’un milliard de dollars le 10 novembre, soit une baisse de 94 % en un mois. Cette chute a provoqué une nouvelle baisse du bitcoin qui a perdu près de 20 % de sa valeur entre le 9 et le 12 novembre 2022, descendant ainsi à 16 000 dollars.
FTX occupait une position importante au sein du monde des cryptos. Sa banqueroute peut en entraîner d’autres. Peu d’entreprises ont la possibilité sur ce marché peu réglementé de reprendre les activités de FTX et d’assainir le marché.
Vancouver, CANADA – Nov 11 2022 : The website of FTX (FTX Cryptocurrency Exchange, FTX Trading Limited) on iPhone screen. In Nov 2022, FTX announced that it was filing for bankruptcy.
Effet domino
La chute de SBF est liée à un processus assez classique de pyramide de Ponzi. Bankman-Fried possède trois sociétés : FTX, une plateforme jouant le rôle de bourse mondiale pour les cryptoactifs ; FTX.us, la plateforme centrée sur les États-Unis (une sorte de bourse américaine) ; et Alameda Research, un fonds de crypto-trading. En théorie, ces sociétés sont distinctes. Le 2 novembre dernier, CoinDesk, un site d’information, a rapporté que les jetons émis par la place de marché représentaient les deux cinquièmes des actifs d’Alameda et valaient 5,8 milliards de dollars. Alameda aurait emprunté une somme à FTX pour garantir la valeur de ses jetons. Binance, le concurrent de FTX, en annonçant vouloir se séparer des jetons FTX qui valaient alors plus d’un demi-milliard de dollars a révélé la pyramide et provoqué un effet domino. Certains estiment que le dirigeant de Binance qui avait l’intention de reprendre FTX a provoqué sciemment cette panique pour en déprécier la valeur. Le changement de position de ce dernier à la découverte des pertes de FTX semble indiquer que le problème de cette société ne se limitait pas à des échanges de jetons et de prêts entre les sociétés de SBF. La plateforme semble avoir permis à Alameda d’emprunter en se gageant sur les actifs des clients par un dépôt de jetons FTX, émis par la plateforme elle-même en garantie. La baisse de la valeur des jetons FTX a conduit à ce que l’entreprise n’ait plus assez d’actifs pour couvrir les dettes qu’elle avait contractées auprès de ses clients.
Enquêtes et législation
Les régulateurs surveillent les conséquences de la faillite de FTX pour apprécier les risques d’effet domino. La Securities and Exchange Commission, le principal régulateur financier américain, avait lancé, il y a quelques mois, une enquête sur la gestion des fonds par FTX, ainsi que sur les liens entre les entreprises appartenant à SBF. Le ministère américain de la Justice enquêterait également sur l’entreprise FTX. En France, l’Autorité des Marchés Financiers a envoyé une liste de questions à une cinquantaine d’acteurs en lien avec la plateforme afin d’apprécier les conséquences pour leurs clients.
Les start-ups intervenant sur le marché des cryptoactifs essaient de rassurer leurs clients. Coinbase, une autre place de marché, a communiqué pour souligner qu’elle n’avait pas de lien avec FTX. Cette communication n’a pas empêché une diminution du cours de son action de plus de 20 %.
Le secteur des cryptoactifs craint un durcissement de la législation avec une présence plus marquée des autorités de régulation. La faillite de FTX devrait laisser des traces durables dans le monde des actifs numériques en plein essor.
Bonjour à tous, bienvenue dans le flash des Français de l’étranger du 23 novembre 2022. Aujourd’hui, on ouvre ce journal avec le résultat de notre équipe nationale à la FIFA WORD CUP, avant de revenir sur la réforme du chômage en France et de s’évader avec les Savoyards à Dubaï.
Les Bleus commencent bien la compétition malgré une petite peur en début de match
Un démarrage poussif pour l’équipe de France. Après un premier but marqué par l’Australie, l’équipe de France a enfin montré son potentiel en remportant le match avec 4 buts contre 1 seul pour l’ Australie ! Un premier match de la Coupe du monde qui a servi d’échauffement tant pour les joueurs que pour les supporters ! Prochain match contre le Danemark, une revanche à prendre alors que nous avions perdu lors de notre dernière rencontre.
Les expatriés ne sont pas concernés par la réforme du chômage
C’est la bonne nouvelle du mardi 22 novembre, dans les décrets modifiant les règles du chômage en France, on découvre que les expatriés ne seront pas concernés à leur retour en France par l‘ajustement de la période de prise en charge selon la situation du marché du travail en France. Mais attention, toutes les autres règles s’appliquent toujours, si vous avez cotisé dans un pays de l’Union européenne vous aurez bien le droit au chômage mais l’allocation mensuelle dépendra de vos revenus en France avant votre départ, si vous rentrez d’un pays hors de l’Union européenne, vos droits ne suivront pas comme auparavant. Tous les détails dans le dossier disponible sur le site Lesfrancais.press.
A Dubaï, la Savoie fait sa promotion
Le septième festival Alp’fest s’est déroulé du 15 au 19 novembre 2022 au Hilton Jumeirah à Dubaï. Lors de cette septième édition, les Dubaïotes et la communauté expatriée ont pu découvrir la Savoie autour de la gastronomie, la culture, le sport et la destination touristique. Courchevel était à l’honneur avec son environnement qui ne peut que plaire aux riches résidents du petit émirat. Pour les immerger encore plus, avant la raclette et les fondues, c’est une compétition de ski qui a eu lieu dans le célèbre et polémique Ski Dôme de Dubaï.
C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour une nouvelle édition.
Le septième festival Alp’fest s’est déroulé du 15 au 19 novembre 2022 au Hilton Jumeirah à Dubaï. Lors de cette septième édition, les Dubaïotes et la communauté expatriée ont pu découvrir la Savoie autour de la gastronomie, la culture, le sport et la destination touristique. Le festival a été inauguré par Mme Nathalie Kennedy, Consule générale de France à Dubaï, Laurent Rigaud, Président des Savoyards du monde et fondateur du festival et Mme Alexia Lainé, directrice de l’office du tourisme de Courchevel.
Avec plus de 25 000 Français recensés par le ministère des Affaires étrangère, Dubaï est une des destinations privilégiées par les nouveaux expatriés. Le départ pour l’Émirat étant facilité grâce à la nouvelle offre d’assurance de la CFE. Les Savoyards dans le lot ne représentent que 1% des Français, mais ils réussissent à faire rayonner leur culture fort d’un réseau d’entraide régional et international.
D’après les informations recueillies par la rédaction de lesfrancais.press auprès de Laurent Rigaud, on estime qu’il y a environ 40 000 Savoyards installés hors de France, dont 10 000 inscrits au sein de la fédération. C’est une fédération d’associations souhaitant maintenir un lien entre les Savoyards de France et ceux de l’étranger. De l’Amérique à l’Asie en passant par l’Afrique, ils représentent 62 pays basés sur tous les continents.
C’est il y a onze ans en Savoie que Laurent Rigaud imagina ce qui deviendra plus tard ce festival alpin. Le savoyard de Dubaï relève le défi d’amis taquins, organiser un slalom aux Émirats. Avec l’aide de l’un d’entre eux, il convainc Edgar Grospiron de venir à Dubaï faire un slalom avec la communauté française installée dans le petit émirat. 4 ans plus tard, l’évènement monte en puissance en élargissant le festival au Dauphiné et la semaine de la Savoie devient Alp’fest.
« Il y a onze ans, lors d’un déjeuner en Savoie, des amis me taquinent au sujet du dôme de ski à Dubaï en me disant que je devrais organiser une compétition de slalom. Du tac au tac je leur réponds : pas de problème mais il me faut un champion. »
Laurent Rigaud, élu consulaire à Dubaï et Président des Savoyards dans le monde
Mme Alexia Lainé, Directrice de l’office de tourisme de Courchevel, M. Rais gagnant du séjour à Courchevel, Laurent Rigaud
L’Alp’fest 2022 : Courchevel et ses chefs à l’honneur
Comme chaque année les gourmands ont pu se retrouver au Chalet, un restaurant pop-up savoyard spécialement créé pour l’occasion. Chaque soir, la cheffe Justine Border, seconde de Sylvestre Wahid a régalé les convives autour de plats modernes et classiques de la région. Sylvestre Wahid, chef étoilé de Courchevel a offert un véritable instant d’émotion avec un menu d’exception autour de produits savoyards et une balade autour de la Savoie lors de trois soirées exclusives au restaurant « Vero » et un dîner de gala pour 100 convives. Lors de cette soirée, un convive dubaïote chanceux a remporté un séjour d’une semaine dans les meilleurs établissements de Courchevel.
Un artisan-fromager de Crolles est allé à la rencontre des élèves de CE2 du Lycée français international AFLEC et du Lycée français international Georges Pompidou de Dubaï pour leur préparer des fondues, des raclettes et ainsi découvrir les fromages des Alpes. Ils ont également découvert les secrets de la fabrique du beurre lors d’un atelier autour de la baratte.
Les médaillés de la compétition de ski avec Kévin Rolland
Enfin, c’est l’enfant du pays, Kévin Rolland, champion du monde free style et médaillé olympique qui a ouvert la 11ème compétition de slalom organisée au Ski Dôme. 75 compétiteurs de 10 nationalités différentes y ont participé.
Le festival s’est achevé autour d’un buffet savoyard rythmé par la musique du célèbre club « L’Echo » pour les 160 convives. Une belle façon de clôturer cette semaine de promotion des pays de la Savoie.
L’Alp’fest 2022 a donc été une bouffée d’air alpin pour des Français de Dubaï avec la période de fête qui approche. Les organisateurs de l’événement envisagent déjà de nouvelles folies pour la 8ème édition.