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  • Panne mondiale de Whatsapp, panique chez les expatriés

    Panne mondiale de Whatsapp, panique chez les expatriés

    Ce mardi 25 octobre, si WhatsApp ne fonctionne plus sur votre smartphone, c’est normal. En effet, des milliers d’internautes, en France, mais aussi en Europe et partout dans le monde, déplorent des difficultés à utiliser l’application de messagerie instantanée chiffrée de Facebook, Whatsapp. En fait, le service de messagerie faisait face mardi matin à des problèmes techniques.

    France, Turquie, Inde, etc.

    A 9h17 (CET), la version française du site Downdetector, qui répertorie les signalements de pannes, a publié un tweet évoquant ces difficultés. Un couac technique également signalé sur l’ensemble des versions étrangères du site.

    Sur Twitter, des milliers de messages évoquent l’impossibilité d’envoyer un message par WhatsApp. Ils émanent de comptes très suivis, y compris en Turquie, mais aussi au Kenya ou encore en Inde.

    Selon les signalements répertoriés par Downdetector, les utilisateurs de WhatsApp rencontrent des problèmes pour envoyer des messages, mais également pour se connecter à l’application, sur la version mobile comme sur la version Web.

    En Chine, comme nous le signale notre correspondante sur place, Catya Martin, rédactrice en chef de la French Radio Hong-Kong, les utilisateurs utilisent Wechat. Sur place Whatsapp, du fait de son haut niveau de cryptage, y est interdit. Les utilisateurs chinois de ce type de messagerie ne sont donc pas concernés.

    Facebook dans le viseur

    Alors que Mark Zuckerberg a déjà perdu plus de la moitié de sa fortune avec la chute du cours de Meta (la maison mère de l’ensemble des marques), le cours de l’action risque encore d’être malmené à New-York à l’ouverture de la bourse.

    Auprès de la chaîne britannique Sky News, Facebook, victime d’une panne historique il y a un an, reconnaît ce matin l’existence de difficultés pour envoyer des messages. « Nous travaillons afin que WhatsApp puisse refonctionner pour tout le monde aussi vite que possible » promet l’entreprise.

    Fin de la panne

    Et les ingénieurs ont fait des miracles, depuis 10h50 (CET), le service revient petit à petit dans les différents pays. Une panne qui montre, s’il le fallait encore, notre dépendance aux outils de communication.

  • Sanctions : sous pression, Viktor Orban s’en prend encore à l’UE

    Sanctions : sous pression, Viktor Orban s’en prend encore à l’UE

    Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a accusé dimanche (23 octobre) Bruxelles d’affaiblir la Hongrie avec ses sanctions contre la Russie, au moment où le dirigeant nationaliste doit affronter chez lui un fort mouvement de contestation des professeurs et étudiants.

    Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues de la capitale, ont constaté des journalistes de l’AFP, et promis de nouvelles actions dans les semaines à venir.

    Dans ce contexte, Viktor Orban avait choisi de ne pas réunir ses partisans à Budapest, comme il le fait traditionnellement en ce jour de fête nationale commémorant le soulèvement de la Hongrie contre l’URSS en 1956.

    Il a tenu à la place un discours à 230 km de là, dans la ville de Zalaegerszeg (ouest), où il s’en est encore pris à l’UE.

    « Ne nous préoccupons pas de ceux qui tirent sur la Hongrie cachés dans l’ombre, quelque part depuis les miradors de Bruxelles », a lancé le dirigeant.

    « Ils finiront là où leurs prédécesseurs ont fini », a-t-il ajouté, prédisant à l’Union européenne un sort similaire à celui du bloc soviétique qui s’est effondré entre 1989 et 1991.

    « Pas des robots »

    Ce discours fait écho au lancement mi-octobre par le gouvernement d’une « consultation nationale » sur les sanctions européennes contre Moscou, que Viktor Orban ne cesse de fustiger même s’il les a votées aux côtés de ses partenaires.

    Dans la capitale et le reste du pays, des posters ont été affichés avec un message flanqué d’une photo d’un missile : « Les sanctions de Bruxelles nous ruinent ».

    « Guerre à nos portes, crise financière et ralentissement économique dans l’UE, invasion migratoire au sud (…), nous devons faire face » à de multiples problèmes, a déclaré le Premier ministre dimanche, assurant que « son gouvernement fort et uni » surmontera cette épreuve.

    Depuis le début du conflit en Ukraine, la Hongrie, qui est fortement dépendante des importations d’hydrocarbures russes, a pris soin de préserver de bonnes relations avec le Kremlin pour continuer à recevoir gaz et pétrole.

    Victor Okban et Vladimir Poutine ©AFP

    Elle a parallèlement refusé d’apporter une aide militaire à Kiev, tout en fustigeant la stratégie de Bruxelles.

    Dans la foule à Budapest, certains manifestants dressaient des comparaisons entre Viktor Orban et le président russe Vladimir Poutine.

    Mais les revendications portaient essentiellement sur les conditions de travail dans l’éducation, secteur négligé ces dernières années selon les syndicats.

    Les enseignants hongrois, payés entre 170 000 forints (410 euros) et 396 000 forints (950 euros) par mois, ont durci le ton depuis la rentrée, furieux de l’adoption en février d’un décret restreignant drastiquement le droit de grève.

    « Aux côtés de mes profs »« On en a ras le bol » ou encore « Les travailleurs de l’éducation ne sont pas des robots », pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les protestataires.

    « Dans mon école, tout le monde est épuisé de devoir se battre pour le strict minimum : un nombre suffisant de professeurs, un équipement correct », a témoigné la lycéenne Anett Bodi, interrogée par l’AFP.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 25.10.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 25.10.22

    Bonjour à toutes et tous, dans l’édition de ce mardi 25 octobre on parle du refus des Pays-Bas de l’intégration de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’espace Schengen, de la Turquie qui lance un nouveau référendum, et de l’Angleterre qui a enfin trouvé son Premier ministre

    La tension monte entre les Pays-Bas, la Roumanie et la Bulgarie

    Le Parlement néerlandais a adopté le jeudi 20 octobre une résolution stipulant que les Pays-Bas devaient s’opposer à l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l’espace Schengen de libre circulation. Cette nouvelle intervient deux jours après que le Parlement européen a adopté à une écrasante majorité une résolution demandant aux États membres de l’espace Schengen de permettre à la Roumanie et à la Bulgarie de rejoindre sans plus tarder cet espace. Le président bulgare Rumen Radev a commenté la décision du parlement des Pays-Bas, indiquant que Sofia et Bucarest étaient devenues les otages de la politique intérieure néerlandaise. Le Premier ministre roumain Nicolae Cuca a déclaré que l’adoption de cette résolution ne le dérangeait pas, car la Roumanie avait fait tout ce qui était nécessaire pour remplir les conditions techniques d’adhésion. Il s’agit notamment du respect des points mentionnés dans la résolution néerlandaise. Il a poursuivi en invitant les fonctionnaires néerlandais à effectuer une visite dans le pays s’ils pensaient qu’il y avait de quelconques problèmes.

    Viktor Orban

    Turquie : vers un référendum sur le port du voile ?

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé ce samedi 22 octobre 2022 son intention de lancer un référendum pour garantir le port du voile. Absent des année du débat public turc, les femmes turques peuvent d’ores et déjà depuis 2013 porter ou non le voile et ce même au sein de la fonction publique. Cet action est plus une tentative du président turc de rallier les sympathisants de l’opposition qu’un réel acte politique. En effet l’idée avait émané à l’origine de Kemal Kilicdaroglu, principal opposant et membre du parti CHP, le parti créé par le fondateur de la Turquie moderne Mustafa Kemal Ataturk. Il est connu pour être un ardent défenseur de la laïcité et souhaitait offrir des garantis aux conservateurs votant traditionnellement pour le parti d’Erdogan en cas de victoire au prochaine élections. Un idée reprise par le chef de l’État turc pour contrer son adversaire. il y aura aussi une disposition anti-LGBT, visant à « renforcer la protection de la famille » a-t-il déclaré. Pour ensuite rajouter « Une famille forte veut dire une nation forte. (…) Est-ce qu’il peut y avoir des LGBT dans une famille forte ? Non ». Des déclarations qui risquent de tendre les relations avec ses partenaire européen et de l’OTAN.

    port du voile

    Angleterre : un nouveau Premier ministre nommé Sunak

    Les Conservateurs ont proclamé ce lundi 24 octobre 2022 Rishi Sunak Premier ministre du Royaume-Uni. Il a été désigné par les Conservateurs dans la foulée du renoncement de Penny Mordaunt, sa dernière rivale en lice. La crise de succession ouverte par la démission de Liz Truss jeudi dernier se sera dénouée plus rapidement encore que prévu. Cette proclamation est intervenue après que Penny Mordaunt, ministre chargée des Relations avec le Parlement, candidate au leadership du Parti conservateur et donc à la fonction de cheffe du gouvernement britannique, a jeté l’éponge.

    « Nous avons à présent choisi notre prochain Premier ministre. Cette décision est historique et montre, une fois de plus, la diversité et le talent au sein de notre parti. Rishi a mon soutien le plus entier« , a-t-elle déclaré sur Twitter.

    C’est tout pour aujourd’hui, passez une excellente journée et à mercredi.

    Ecoutez le Flash

  • Turquie : Vers un référendum sur le port du voile ?

    Turquie : Vers un référendum sur le port du voile ?

    À huit mois des élections présidentielles et législatives, le président a déclaré vouloir inscrire le port du voile dans la Constitution. Si le parlement refuse, Recep Tayyip Erdogan proposera un référendum.

    La Turquie, un état laïque

    À majorité musulmane, mais ayant inscrit la laïcité dans sa constitution, la Turquie a longtemps été un pays où le port du voile était interdit dans la fonction publique, les écoles et les universités, ainsi que dans certains lieux comme le parlement ou les locaux de l’armée.

    Les restrictions concernant le port du voile ont été levées en 2013 par le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan. À la différence des années 1990, où le sujet provoquait de vifs débats, aucun mouvement politique ne propose aujourd’hui son interdiction en Turquie.

    Concurrence sur le vote des conservateurs

    Face à la tentative de récupérer les votes des conservateurs par le mouvement piloté par Kemal Kilicdaroglu, un opposant à Recep Tayyip Erdogan, ce dernier a riposté début octobre en appelant son adversaire à effectuer un changement constitutionnel à ce sujet. Dans le texte que M. Erdogan propose de soumettre au référendum, il y aura aussi une disposition anti-LGBT, visant à « renforcer la protection de la famille », a-t-il annoncé sans donner plus de détails. Un texte qui risque de compliquer les relations avec l’Union européenne.

    Explications de Anne Andlauer, correspondante à Istanbul pour TV5MONDE

  • Le mondial des Conseillers du commerce extérieur de la France

    Le mondial des Conseillers du commerce extérieur de la France

    Plus de 4000 Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) sont actuellement en mission. Une mission bénévole au service de la République ? Leur mission consiste principalement à conseiller l’État français dans sa politique du commerce extérieur. Ils évaluent et analysent la concurrence sur les marchés extérieurs, les évolutions économiques et commerciales dans les différents pays et dans les différents secteurs où ils opèrent. Ils communiquent à l’État leurs conclusions et recommandations, par le canal des services économiques des ambassades ou, directement, en France.

    Sous le haut patronage du président de la République, 1000 d’entre-eux issus d’une centaine de pays différents se sont réunis les 19 et 20 octobre à Nice. La manisfestation a été ryhtmée par des interventions « 5 étoiles » avec Roland Lescure, le ministre de l’Industrie et ancien député des Français d’Amérique du Nord, Olivier Becht, le ministre délégué auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger, Christian Estrosi, le président de Nice Métropole, Patrick Pouyanné, le PDG de TotalEnergies, Maurice Lévy, le président de Publicis, mais aussi des intellectuels comme Julia de Funès, philosophe et conférencière.

    Team France Export

    La politique du commerce extérieur de la France est aujourd’hui un sujet essentiel. On se rappelle de la demande d’Emmanuel Macron qui est 2018, à la création de Team France Export, indiquait viser une augmentation de 50% des entreprises françaises exportatrices. Naturellement, les Conseillers du commerce extérieur de la France ont trouvé leur place dans ce dispositif. 450 d’entre-eux sont même directement incorporés dans le dispositif relayé en métropole.

    Ils assistent ainsi bénévolement les entreprises dans leurs projets de développement à l’international. Mais pas uniquement, ils sont aussi, à travers les chambres de commerce et d’industrie (CCI) ou en direct, à la disposition des entrepreneurs français qui ont créé des entreprises dans d’autres pays et qui veulent distribuer des produits fabriqués en France ou issus du savoir de l’hexagone.

    Aussi, Olivier Becht prépare la création d’une nouvelle signalétique pour indiquer que l’entreprise, de droit étranger, a été fondée par un Français et/ou applique un savoir-faire acquis dans l’hexagone, les Conseillers du commerce extérieur en seront sûrement les vigies et auront un rôle majeur quant à la sélection des futurs lauréats.

    Un succès qui se fait attendre

    Avec près de 4500 Conseillers du commerce extérieur déployés dans un réseau construit au fil des années depuis 1896, on s’attendrait à ce que la France caracole à l’international. Mais on le sait, ce n’est pas le cas, le déficit de la balance commercial a même atteint un record en 2021 à 84,7 milliards d’euros. Mais ce n’est pas une fatalité. Il faut rappeler à ce sujet qu’entre 1992 et 2002 le commerce extérieur de la France était excédentaire.

    ©Lafinancepourtous.com

    C’est donc la situation actuelle qu’a essayé de comprendre la Cour des comptes à travers un rapport sur les dispositifs de soutien à l’exportation qu’elle a publié cette année. Selon les juges, la stratégie « Team France Export » (TFE) permet une meilleure coordination entre les principaux acteurs de cette politique, Business France, les Conseillers du commerce extérieur de la France et les CCI. Néanmoins, la cour a tenu à souligner que « les acteurs publics apparaissent encore trop souvent en concurrence (…). C’est par exemple le cas de Bpifrance, qui coordonne peu son action avec les autres acteurs publics.« 

    Ainsi, seules 27% des entreprises bénéficiaires des différents dispositifs estiment avoir constaté une facilitation dans leur développement à l’international. La Cour regrette, aussi, que les Conseillers du commerce extérieur de la France ne soient pas intégrés dans une stratégie commune. Et ce ne sont pas les seuls, chaque acteur agissant comme concurrent plutôt qu’en partenaire !

    Un mondial pour quoi faire ?

    C’est dans ce climat que 1000 Conseillers du commerce extérieur de la France se sont donc réunis à à Monaco et à Nice du 19 au 21 octobre.

    Les débats ont porté sur des sujets qui concernent directement les entreprises : l’innovation, la transition écologique, la dépendance aux matières premières dans un climat géopolitique mondial pour le moins tendu, la responsabilité des entreprises et des entrepreneurs, et le défi du numérique.

    Mais alors que la Cour des comptes a demandé de mieux intégrer les Conseillers du commerce extérieur, les CCI et Bpifrance dans Team France Export, notamment via la plateforme numérique One Team, aucun représentant de la BpiFrance n’était présent, alors que les représentants de la Team France export eux l’étaient. On le constate, l’ouverture du Conseil National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France vers ses partenaires naturels que sont UBIFRANCE, les chambres de commerce, la Coface, Oséo, les régions, etc., doit encore faire l’objet d’efforts complémentaires.

    Actuellement, les conseillers du commerce extérieur sont en lien constant avec les services économiques des ambassades et fournissent l’essentiel des analyses économiques des postes diplomatiques, mais ne peut-on pas ouvrir ce dispositif de communication à tous les acteurs du Commerce extérieur ?

  • L’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l’espace Schengen

    L’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l’espace Schengen

    Le Parlement néerlandais a adopté jeudi (20 octobre) une résolution stipulant que les Pays-Bas devaient s’opposer à l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l’espace Schengen de libre circulation.

    Cette nouvelle intervient deux jours après que le Parlement européen a adopté à une écrasante majorité une résolution demandant aux États membres de l’espace Schengen de permettre à la Roumanie et à la Bulgarie de rejoindre sans plus tarder l’espace de libre circulation.

    L’eurodéputée néerlandaise Sophia in ‘t Veld a déploré cette décision, indiquant que, si son parti — les Démocrates 66 (Democraten 66, D66) — est favorable à leur accession, d’autres membres du gouvernement ne le sont pas.

    Mme in ‘t Veld affirme regretter « profondément » cette décision et rappelle que son parti « a voté contre la résolution » du parlement et qu’ils souhaitent que « la Roumanie et la Bulgarie rejoignent immédiatement l’espace Schengen » car ils ont rempli les critères nécessaires.

    « Vous devez comprendre que tout le monde aux Pays-Bas n’est pas contre [l’entrée des deux pays dans l’espace de libre circulation] », a ajouté Mme in ‘t Veld, selon l’agence de presse roumaine Agerpress.

    Le Romania Journal rapporte que les eurodéputés néerlandais auraient demandé au gouvernement de Mark Rutte d’opposer son veto à l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à Schengen car ils souhaitent analyser le fonctionnement de l’État de droit et la réduction de la corruption et du crime organisé dans les deux pays.

    La décision adoptée par le parlement néerlandais stipule que la prévalence de ces problèmes dans un pays membre de l’espace de libre circulation « peut entraîner de graves problèmes pour le fonctionnement du contrôle des frontières du pays concerné et constitue donc un risque pour la sécurité des Pays-Bas et de l’ensemble de l’espace Schengen ».

    Le Premier ministre roumain Nicolae Cuca a déclaré que l’adoption de cette résolution ne le dérangeait pas, car la Roumanie avait fait tout ce qui était nécessaire pour remplir les conditions techniques d’adhésion. Il s’agit notamment du respect des points mentionnés dans la résolution néerlandaise.

    Il a poursuivi en invitant les fonctionnaires néerlandais à effectuer une visite dans le pays s’ils pensaient qu’il y avait de quelconques problèmes.

    Alors que la Croatie est en passe de rejoindre l’espace Schengen, les seuls États membres de l’UE qui restent en dehors de la zone de libre circulation de l’Union sont la Bulgarie, la Roumanie, Chypre et l’Irlande.

    L’espace Schengen comprend également des États non-membres de l’UE, à savoir l’Islande, la Norvège, la Suisse et le Liechtenstein.

    © Toute l’Europe

    La réaction du président bulgare

    S’adressant aux journalistes bulgares à son arrivée au Conseil de l’UE vendredi (21 octobre), le président bulgare Rumen Radev a commenté la décision du parlement des Pays-Bas, indiquant que Sofia et Bucarest étaient devenues les otages de la politique intérieure néerlandaise.

    Toutefois, il affirme que cette situation ne durera pas longtemps.

    « Le plus important, c’est que tous les pays soutiennent la Bulgarie », a-t-il déclaré, évoquant ses entretiens avec le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz et un certain nombre d’autres dirigeants des États de l’espace Schengen.

    « Les Pays-Bas sont désormais seuls », a-t-il ajouté.

    Interrogé sur ses attentes quant à une solution sous l’actuelle présidence tchèque du conseil de l’UE, il a laissé entendre que malgré les tentatives du Premier ministre tchèque Petr Fiala, la question trouverait probablement sa solution après les élections néerlandaises du printemps.

    « Il faut beaucoup d’efforts de communication pour expliquer l’importance de la Bulgarie pour la sécurisation de la frontière commune de l’UE », a-t-il déclaré.

  • L’Union européenne, acte III 

    L’Union européenne, acte III 

    Le Royaume-Uni a construit son hégémonie politique et économique au XIXe siècle et dans la première partie du XXe siècle en veillant à ce qu’aucune puissance continentale ne domine l’Europe. Il s’est ainsi allié avec la Russie et l’Autriche-Hongrie pour affaiblir la France avant de de se rapprocher de cette dernière afin d’endiguer l’Allemagne. Que ce soit en 1815 ou en 1945, le Royaume-Uni fut à la manœuvre pour restaurer la France dans le concert des nations afin de contrecarrer les aspirations hégémoniques de la Russie. 

    Depuis la fin des années 1950, la construction européenne repose sur le couple franco-allemand. Pendant des décennies, tout en privilégiant l’alliance américaine, les gouvernements allemands ont laissé à ceux de la France le soin d’occuper le devant de la scène diplomatique. Cette répartition des rôles a certainement vécu. En 2022, l’Allemagne a une industrie deux fois plus importante que celle de la France. Son PIB par habitant est supérieur à celui de son partenaire de 15 %. Avec le temps, la rémanence de l’époque nazie s’estompe. Pour les nouvelles générations d’Allemands, ni leurs parents ni leurs grands parents n’ont été mêlés de près ou de loin à la barbarie du IIIe Reich. Ces faits et ces données sont aujourd’hui incontournables.

    Le couple franco-allemand est désormais vacillant 

    La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne a confirmé le déplacement du centre de gravité de l’Europe à l’Est. La France a perdu un allié, certes compliqué mais aux liens anciens et forts, quand l’Allemagne peut compter sur la solidarité des Etats d’Europe centrale et de l’Est. Le couple franco-allemand est désormais vacillant et ressemble de plus en plus à un face à face. 

    Le chancelier Olaf Scholz et le président de la République Emmanuel Macron © AFP 2022

    L’Europe est à l’image des Etats qui la composent, fragmentée avec l’Allemagne comme carrefour. Depuis leur intégration au sein de l’Union européenne, les États d’Europe de l’Est se sont modernisés et, contrairement à ceux du Sud, se caractérisent par une gestion plus stricte des finances publiques. Avec l’Allemagne, ils ont en commun d’être exposés à la menace russe tant sur le plan militaire qu’énergétique. Il y a une communauté de destin qui se forge, communauté qui ne comprend pas la France. 

    L’Allemagne est contrainte d’être diplomatiquement plus visible que dans le passé au risque de susciter des oppositions au sein de ses partenaires. Vue des États-Unis et de nombreux pays, la zone euro est avant tout perçue comme une grande Allemagne, dont la France ne serait qu’un des satellites. 

    Ce changement de dimension de la politique internationale allemande s’est manifesté notamment lors du discours de politique générale européenne prononcé par le chancelier Olaf Scholz, le lundi 29 août dernier, à l’Université Charles de Prague durant lequel il n’a presque pas fait mention de la France.

    Une nouvelle Union européenne se met en place autour de l’Allemagne 

    Progressivement, une nouvelle Union européenne se met en place autour de l’Allemagne en position d’arbitre entre les demandes des États d’Europe du Nord, de de l’Est et du Sud. La France doit éviter de se retrouver isolée sachant que les pays méditerranéens sont rarement unis. Elle est, par ailleurs, de plus en plus dépendante du bon vouloir des États du Nord concernant la politique monétaire ou budgétaire. 

    Cet isolement concerne également le terrain militaire. L’Allemagne a, contre la France, décidé d’acquérir une couverture antimissiles en accord avec 14 États membres de l’Union. Les projets de construction de chars et d’avions de chasse en communs sont au point mort, rappelant les cuisants échecs en la matière des tentatives menées dans les années 1980. 

    La France prend conscience que l’Allemagne défend de manière assumée ses intérêts. Elle est ainsi obligée comme après le Congrès de Vienne de façonner des alliances au cas par cas pour éviter sa marginalisation. Elle a aussi l’ardente obligation de restaurer ses équilibres économiques, commerciaux et financiers pour pouvoir peser davantage. 

    Le concert européen, qui n’a jamais été simple, prendra sans nul doute de nouvelles formes dans les prochaines années avec une Allemagne plus en pointe, et les autres Etats obligés de s’unir pour imposer leur ligne. L’Union européenne est née avec la monnaie unique au moment de la fin de l’URSS ; elle est entrée dans une période de doutes avec l’échec du Traité constitutionnel de 2005 et avec le Brexit en 2016. 

    La guerre en Ukraine et les changements de rapports de force semblent marquer l’entrée dans l’acte III de l’Union européenne. 

  • La voie romaine

    La voie romaine

    Ils se tutoient, François et Emmanuel. « Je t’ai fatigué avec toutes ces histoires ». « Tu ne m’as pas fatigué ». Telles furent les paroles échangées entre le Souverain Pontife et le Président de la République, le 26 novembre dernier.  « Comment vas-tu ? ». Emmanuel Macron revoit le Pape. Il participe aux rencontres de la Communauté de Sant’Egidio, « le cri de la paix ».

    Le Pape, le 25 mars 2022, un mois à peine après le déclenchement de l’invasion de l’Ukraine, invitait tous les évêques du monde à prier pour consacrer la Russie à la Vierge Marie. 

    Drôle d’idée pour un prêtre argentin, qui vient de loin : Jean Paul II l’avait fait, un an après avoir survécu à un attentat du KGB. Pie XII, en 1943, l’année de Stalingrad. Ces papes répondaient à une « demande de la Vierge de Fátima », apparue en 1917 à trois enfants, juste avant la révolution russe. La répétition de la « consécration » souligne aussi l’échec d’associer la Russie à la voie romaine.

    Associer la Russie à la voie romaine 

    On peut en rire : le Pape, combien de divisions ? L’influence du Vatican, avec son remarquable réseau diplomatique, se mesure du Nicaragua aux Philippines, en passant par l’Afrique. L’Eglise, c’est 210.000 écoles à travers le monde, 1700 universités, 1.3 milliards de catholiques (bientôt plus que de Chinois). 

    Qu’est-ce que vient faire la Vierge de Fatima en Ukraine ? C’est l’histoire longue : consacrer la Russie (et l’Ukraine) à la Vierge, c’est dire qu’elle est européenne. Elle est plus proche de Rome (qui croit à la Vierge) que New York et les Evangélistes, (qui n’y croient pas). Est-ce à dire que le Vatican, qui intègre l’Ukraine à la Russie, donnerait raison à Poutine ? « Quant à la guerre à grande échelle en Ukraine, initiée par la Fédération de Russie, les interventions du Saint-Père sont claires et sans équivoque pour la condamner comme moralement injuste, inacceptable, barbare, insensée, répugnante et sacrilège », tranche le Saint-Siège. 

    Poutine tente une alliance anti occidentale, avec la Chine, l’Iran, et quelques autres. Ces alliances sont de fausses alliances, éphémères. Et les conflits des saignements d’orgueil et des beuveries de puissance. Le Pape argentin, étranger à la géopolitique européenne (il n’est pas Jean Paul II), rappelle cette évidence : la Russie est européenne. L’Occident n’est pas qu’américain : il est aussi latin. Cette particularité se voit aussi dans le traitement différencié, au sein de l’Europe, entre le nord et le sud.

    Le Pape François et Vladimir Poutine en 2019 ©Radio Notre Dame/AFP

    L’Europe doit garder une place pour la Russie

    La voie européenne reste la voie traditionnelle de la Russie, évidente. En quelque sorte, l’Europe doit garder une place pour la Russie. Evidemment, la Russie doit changer. Espérer, non seulement la paix, mais une paix durable, fondée sur le respect des peuples, c’est à dire la liberté. 

    Il n’y a pas si longtemps, les Papes rejetaient les droits de l’homme. Aujourd’hui, c’est l’inverse. En Chine comme en Iran, la première demande de la diplomatie vaticane est la liberté religieuse. L’Eglise rappelle que le fondement de la civilisation occidentale est la liberté (parfois contre elle). C’est en œuvrant pour elle, en Russie comme en Asie, que se gagne la course, non à la suprématie, mais à l’influence, au mode de vie, au modèle.  Une victoire repose d’abord sur des espérances, non sur des technologies. 

    La construction de l’Union Européenne, objet politique non identifié, est une nouveauté, la seule invention « moderne » dans le champ politique, parce qu’elle ne revendique ni domination ni suprématie. Organisation supra nationale plus qu’internationale, alliance d’Etats qui ne cherche pas à subjuguer, qui refuse de se fermer, obligée de cultiver le compromis jusqu’à la caricature. 

    Cet équilibre, cette modestie, est la seule voie d’avenir qui ne soit pas une régression vers les rêves de domination, contrairement au « rêve chinois » ou au néo-impérialiste russe. Le projet politique européen qui ne met pas en avant la force de tel ou tel Etat, de tel ou tel dirigeant, mais affiche comme principe le droit, celui du citoyen.

    Deux vainqueurs provisoires de la guerre d’Ukraine : Chine et Etats-Unis

    Pour intégrer la Russie à l’ensemble européen, il faut que naisse une autre Russie, une autre Europe, un autre monde. Alors les deux vainqueurs provisoires de la guerre d’Ukraine, Chine et Etats-Unis, n’auront peut-être pas l’occasion de figer le monde dans un nouveau face à face. 

    On peut se moquer du pape, on aurait tort. Dans la chute de l’URSS, l’Eglise ne fut pas innocente. C’est bien pour cela qu’il y eut un attentat. Jean Paul II répondit avec Fátima, déjà. Et Solidarnosc. L’Église a une diplomatie à long terme, ancrée dans l’histoire -et ailleurs : ce qui parle plus aux combattants, pour le meilleur et pour le pire, que le cours du gaz. Les chancelleries, à un moment ou à un autre, enregistrent les éléments du Vatican. Les États-Unis ne sont pas les derniers à le reconnaitre : en août 1917, le Pape faisait un Appel à la paix auprès des Chefs d’état en guerre. Cela eut un effet sur le nouvel empereur, Charles de Habsbourg. Le protestant Wilson en intégra les éléments dans ses fameux 14 points.

    Vaincre la guerre suppose d’abord de vaincre 

    La guerre d’Ukraine est un enjeu vital pour l’Europe. Une défaite ukrainienne serait mortelle, une guerre longue un poison. Intégrer l’Ukraine sera aussi difficile ; presqu’impossible si une porte n’est pas ouverte avec la Russie. Il faut donc penser la paix -la victoire- en termes d’ouverture avec la Russie. Mais vaincre la guerre suppose d’abord de vaincre.

    Paradoxalement, si on pense l’avenir de la Russie en Europe, il est impératif d’être plus audacieux. Pour l’instant on suit, derrière les Américains. Mais l’Ukraine restera, avec la Russie, le problème européen.

    Intervenir de façon plus forte en Ukraine 

    C’est le moment d’intervenir de façon plus forte en Ukraine. Un peu comme la France libre s’immisça dans la victoire contre le nazisme, arracha une place pour la France à la table des vainqueurs. Préparer le règlement de la paix, suppose de s’investir plus dans la guerre. Dialoguer avec Poutine, (et il le faut), demande de montrer plus de soutien à l’Ukraine. 

    Si l’on veut que la Russie rejoigne la voie romaine, c’est-à-dire préfère l’Europe à une vassalisation chinoise, alors soutenir aussi tout ce que la Russie compte de démocrates, de dissidents, d’exilés, -à commencer par les déserteurs- et dialoguer, encourager, financer, préparer l’après Poutine. Car l’Histoire longue enseigne quelque chose : seuls les dictateurs se croient immortels. La géographie, elle, ne change pas. Dire au peuple russe que sa place est en Europe, que son destin est la liberté. Et que s’engager en Ukraine, c’est aussi s’engager pour lui.

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati 

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 24.10.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 24.10.22

    Bonjour à tous, je suis Radwan, je vais vous accompagner toute cette semaine! Dans l’édition dédiée aux Français de l’étranger de ce lundi 24 octobre, on découvre les résultats de l’élection consulaire partielle de Montréal, on revient sur le séjour au Maroc d’Olivier Becht et on partage avec vous l’alerte aux espions russes des services secrets français.

    NUPES en tête à Montréal 

    Derrière Ramzi Sfeir (EELV), la liste NUPES a réussi à décrocher 3 postes de conseillers et 2 de délégués consulaires. Tandis que le parti présidentiel, aidé par la faible participation, a réussi à décrocher 2 sièges sur les 7 ! Deux autres listes, une indépendante et une socialiste, ferment la marche. Mais l’information de ce scrutin c’est l’abstention abyssale : moins de 4% des électeurs se sont déplacés ! La faute à un mandat aux contours flous et à une administration qui après avoir oublié le vote en ligne s’est contentée de mettre 3 bureaux de vote pour 71 000 Français répartis sur des milliers de kilomètres carrés. 

    élection consulaire partielle à Montréal
    Élection consulaire partielle à Montréal

    Terrain miné pour Olivier Becht au Maroc 

    Une administration qui, décidément, enchaîne les boulettes. Cette fois c’est du côté diplomatique que la faute a eu lieu. Alors que le ministre du commerce extérieur et des Français de l’étranger se rendait au Maroc pour tenter de réconcilier le royaume chérifien et la république, notre ambassadrice sur place s’est lancée dans une joute avec les opposants à la France sur Twitter. Cet échange a eu comme effet de chauffer à blanc l’opinion publique. Olivier Becht a donc dû affronter l’hostilité des autorités, toujours fâchées par la réduction des visas accordés à ses citoyens, mais aussi celle de la rue. Malgré tout, il a enchaîné les rendez-vous économiques et aussi les sorties auprès de la communauté française sur place. Il s’est par ailleurs rendu au Lycée Français de Casablanca dont le proviseur est décédé lundi dernier, 18 octobre, la veille de son arrivée ! 

    Olivier Becht
    Olivier Becht

    Les espions russes font aussi leurs courses sur Le bon coin !

    Derrière cette expression, c’est une réalité bien inquiétante que les services secrets ont dévoilée ce week-end. Profitant de petites annonces, notamment des étudiants ou des jeunes fraîchement diplômés, des ingénieurs en économie par exemple, les espions russes parviennent à soutirer des informations au gré des échanges avec ces derniers. Une situation qui peut aussi se retrouver à l’étranger alors que nos jeunes donnent des cours de français ou autres pour arrondir leurs fins de mois. Soyez donc attentifs aux personnes un peu trop curieuses, surtout si vos études concernent des domaines sensibles ou que votre famille travaille pour les intérêts de la Nation. 

    © LCI

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour une nouvelle édition ! Prenez soin de vous où que vous soyez ! 

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Résultat de l’élection consulaire partielle à Montréal

    Résultat de l’élection consulaire partielle à Montréal

    Suite à l’annulation des élections de mai 2021, du fait d’infractions sur leur communication de certains listes, une élection consulaire partielle avait lieu ce samedi 22 octobre dans la 4ème circonscription des Français du Canada, soit Montréal. Sur 71 067 Français appelés à participer à cette élection, seuls 2155 se sont déplacés pour voter soit 3,03 % de participation.

    Une perdante : la participation

    Ce chiffre de la participation est bien inférieur à celui du scrutin de 2021 qui était de 14,35% ! Un mauvais score qui s’explique, tout d’abord, par la désynchronisation du vote par rapport aux autres circonscriptions. En France, comme à l’étranger, les élections partielles, qui se déroulent donc en dehors d’un renouvellement général et de la dynamique qu’il entraine, sont toujours victimes d’une faible participation.

    Pour les Français de Montréal, la sanction fut double, car l‘administration consulaire n’avait pas prévu cette situation, pourtant pas si exceptionnelle que cela, dans le contrat avec le prestataire chargé du déploiement du vote en ligne, ils en ont donc été privés. Dans une circonscription si vaste, sans être géante, les 3 bureaux de vote mis à disposition par le consulat pouvaient être situés très loin du lieu de résidence.

    Autre explication, le flou qui entoure le rôle du conseiller des Français dans le dispositif consulaire. En effet, les élus locaux des Français de l’étranger ne dispose pas de pouvoir effectif dans les consulats. Ils sont souvent simples spectateurs, cantonnés à un rôle de vigie dont l’avenir des alertes et réflexions dépendront de la volonté des fonctionnaires. Une situation qui motive peu les Français à aller voter !

    Ils sont 2155 à avoir fait le déplacement et les résultats sont bien différents de ceux de 2021 !

    Elections consulaires partielles 2022
    Les têtes de listes qui se sont présentées ce samedi 22 octobre 2022

    Renaissance, principal bénéficiaire de la partielle

    Alors que Montréal était le foyer anti-Macron en 2021 du continent nord-américain, la faible mobilisation a joué en faveur du parti présidentiel qui a réussi, derrière Florent Pigeyre, à décrocher deux postes de conseillers et 1 poste de délégué.

    Renaissance, incarné par la liste « En Marche, Majorité présidentielle » arrive donc juste derrière la liste adoubée par les partis de la NUPES. Une liste qui revient de loin alors que lors de la première élection en 2021, elle avait été parasitée par une liste qui se réclamait, à tort, de Nicolas Hulot. Derrière Ramzi Sfeir (EELV), elle a réussi à décrocher 3 postes de conseillers et 2 de délégués consulaires.

    Derrière, la liste Union Française des Indépendants, seule liste non partisane à se présenter, a réussi l’exploit de mobiliser assez de citoyens pour obtenir 1 poste de conseiller et 1 de délégué. La démarche de ce mouvement mené par Alaric Bourgoin, professeur à l’Université à Montréal, s’articule autour d’un projet, « la Maison France », qui s’intéresse uniquement aux problèmes locaux même si son positionnement est d’essence socio-libéral. Une démarche qu’on salue, car elle s’inscrit dans l’esprit de la loi.

    Enfin une autre liste de gauche ferme la marche. Celle-ci axée principalement sur la solidarité, la protection des droits sociaux et l’écologie fut menée par Gwenaëlle Olivié, proche de Yan Chantrel (ancien élu à Montréal et désormais sénateur PS). Elle arrive, ainsi, à conserver son siège.

    Nouveaux grands électeurs pour le Sénat

    On le voit, la droite traditionnelle a totalement disparu du paysage montréalais ! Une mauvaise nouvelle pour les nombreux candidats LR et apparentés à l’élection sénatoriale de septembre 2023.

    Par contre, EELV se trouve renforcé avec de nouveaux grands électeurs, ce qui éloigne la perspective d’une candidature NUPES à l’automne 2023.

    Renaissance peut aussi être satisfait, avec 3 nouveaux grands électeurs, le parti présidentielle conforte sa réserve de voix pour obtenir un deuxième sénateur parmi ceux issus du corps électoral des Français de l’étranger (moins de 500 personnes).

    En attendant ces nouveaux combats, les élus des Français de Montréal vont devoir s’atteler à constituer le conseil consulaire et à élire son président. Avec 3 sièges au conseil et une alliée naturelle en la personne de Gwenaëlle Olivié, Ramzi Sfeir devrait être élu à ce poste. Puis, comme les autres conseils, il faudra que les nouveaux élus trouvent leur place dans le dispositif consulaire avant de s’attaquer à leurs obligations comme la commission pour les bourses scolaires…

    Procès-verbal du taux de participation

    Procès-verbal des élus au conseil consulaire

    Procès-verbal des élus comme délégués consulaires