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  • 38ème session de l’Assemblée des Français de l’étranger

    38ème session de l’Assemblée des Français de l’étranger

    Ce lundi 27 mars 2023 s’ouvre, pour une semaine, la 38 ème session de l’Assemblée des Français de l’étranger. Autour de sa présidente, Hélène Degryse, les 90 conseillers, élus par les conseillers des Français de l’étranger en 2021, vont se retrouver à Paris pour tenter de sensibiliser les parlementaires, les ministres et l’administration aux problématiques des Français de l’étranger.

    Olivier Becht à l’écoute

    Cette session sera inaugurée et clôturée par Olivier Becht, ministre délégué aux Français de l’étranger et au commerce extérieur.

    Une double présence pour réaffirmer l’engagement du gouvernement français auprès de ses citoyens expatriés aux 4 coins du monde et ce alors que les critiques se font entendre, et pas seulement sur les bancs de l’opposition. Pour certains élus consulaires, la priorité donnée au portefeuille du Commerce extérieur nuit au suivi de la politique consacrée aux Français de l’étranger.

    Pourtant comme il s’y était engagé, Olivier Becht, lors de chacun de ses déplacements (et ils furent nombreux), a bien rencontré les communautés françaises dans les pays qu’il a visités. Mais des promesses faites lors des campagnes électorales de 2022 sont restées en suspens.

    Olivier Becht à la 37 ème session de l’Assemblée des Français de l’étranger en octobre 2022 ©AFE

    On peut citer la résidence de repli ou d’attache dont le projet de loi n’est qu’un lointain souvenir et ce alors qu’un tel texte permettrait de solutionner de nombreux problèmes fiscaux.

    Parmi les difficultés du moment, on note aussi les blocages pour s’identifier auprès des services nationaux via France Connect, un écueil qui aurait dû être solutionné par la mise en place de l’Identité numérique, via une app disponible dans le monde entier, mais son déploiement est fortement retardé. Un dispositif qui pourrait, aussi, rendre plus fluide le vote en ligne. Autre orphelin de la présidentielle, le Pass Culture qui devait être étendu à tous les jeunes Français résidant hors de France dès la rentrée dernière et qu’on attend toujours. Autre sujet lié à la jeunesse, le Service civique, qui est toujours difficilement accessible pour nos jeunes et ce alors que dans les sphères parisiennes, on évoque la possibilité de le rendre obligatoire avec un retour possible à un engagement sous les drapeaux du fait de la montée des tensions en Europe.

    Ainsi, les questions des conseillers de l’AFE au ministre délégué aux Français de l’étranger devraient être nombreuses ce lundi après son discours inaugural.

    Finaliser la réforme de la gouvernance de l’AEFE

    Autre gros dossier pour l’Assemblée des Français de l’étranger, l’élection ou la nomination du représentant de l’AFE au conseil d’administration de l’Agence pour l’Education Française à l’Etranger.

    En effet, cette rentrée scolaire devait aussi être l’heure de la mise en place de la nouvelle gouvernance voulue par Samantha Cazebonne (sénatrice Renaissance) et qui fut complétée lors des débats parlementaires par un amendement de Ronan Le Gleut (sénateur LR). Et c’est cet ajout qui était au coeur d’une polémique qui a parcouru l’Assemblée des Français de l’étranger en novembre 2022, car il prévoit qu’un élu local (non membre de l’AFE) siège au conseil d’administration de l’AEFE mais sans en définir le mode de désignation.

    Hélène Degryse et les deux vice-présidents de l’AFE ©AFE

    Mais alors que le bureau de l’Assemblée des Français de l’étranger se réunissait jeudi 27 octobre 2022 pour procéder à la désignation, le processus prévu, par l’assemblée plénière d’octobre, a capoté. Hélène Degryse avait invité les représentants de chaque groupe, il y en a 4, à proposer 2 candidats parmi tous les 46 conseillers des Français de l’étranger qui ont postulé, afin de sélectionner collégialement ce nouveau membre du conseil d’administration de l’AEFE. Mais le groupe « Solidaires et Indépendants » réunissant les élus ASFE (le mouvement des sénateurs de Mme Renaud-Garabedian et de M. Bansard) et des indépendants a décidé de s’opposer à ce mode de désignation qu’il juge anti-démocratique.

    Ainsi le premier Conseil d’administration de l’AEFE sous son nouveau format qui validait les comptes 2022 et les projets 2023 s’est réuni ce mois-ci mais sans le représentant des élus locaux.

    Une situation qui devrait se solutionner au cours de cette 38ème session de l’Assemblée des Français de l’étranger par la désignation d’un conseiller des Français de l’étranger au Conseil d’administration de l’Agence pour l’Enseignement français à l’étranger, mais l’on ne sait toujours pas quel mode de désignation a été choisi, décision collégiale du bureau ou vote lors de la session plénière de l’AFE…

    Des tables rondes pour ouvrir de nouveaux horizons

    Les conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger vont aussi s’attaquer à d’autres dossiers laissés en friche ou pas commencés.

    Réunis en commissions ou groupes de travail, les élus vont s’attarder sur la scolarité des enfants français de l’étranger, la prise en charge du handicap chez les Français de l’étranger, la défense des droits des expatriés, la simplification des successions à l’international, la fiscalité des Français de l’étranger et le serpent de mer de la « CSG/CRDS », mais aussi sur le volet écologique avec la présentation des travaux du GIEC et la préparation des populations aux risques climatiques.

    semaine de la langue française
    Secrétaire d’Etat à la Francophonie, Chrysoula Zacharopoulo ©MAE

    Enfin, en présence de la Secrétaire d’Etat à la Francophonie, Chrysoula Zacharopoulo, une table-ronde sur la Francophonie et les Français de l’étranger se déroulera le 26 mars 2023 à 17h15.

    Consultez ou téléchargez l’ordre du jour

    L’ombre des Sénatoriales

    Mais cette 38ème session de l’Assemblée des Français de l’étranger sera aussi la dernière avec le renouvellement de la moitié des 12 sénateurs des Français à l’étranger. Prévues à l’automne (septembre ou octobre), ces élections indirectes vont mobiliser les Grands électeurs de la circonscription unique (le monde entier hors France) soient 510 élus locaux (442 conseillers et 68 délégués).

    La présence des 90 conseillers de l’AFE, élus eux-mêmes par les conseillers de leur circonscription, font donc l’objet de toutes les convoitises. Diners, déjeuners, animations et groupes de travail sont ainsi organisés tout au long de la semaine par les candidats dont les listes sont menées en grande majorité par des sénateurs sortants.

    Et la compétition sera vive, car le corps électoral depuis 2021 a totalement été bouleversé. Trois sénateurs Les Républicains, dont le président de la fédération Ronan Le Gleut, sont ainsi sur les rangs, mais le nombre de grands électeurs a été divisé par 3 pour ce parti, sans oublier, en plus, la liste des indépendants cornaquée par Olivier Cadix (UDI).

    A gauche, l’hégémonie du PS a fait place à une cohabitation favorable à EELV (Europe Ecologie Les Verts), ce qui aura aussi des conséquences pour les édiles socialistes.

    Et surtout Renaissance devrait logiquement renforcer sa présence ultra minoritaire au Sénat avec un deuxième siège qui, si les rumeurs se confirment, devrait revenir à Thierry Masson, élu consulaire à Bruxelles. Son engagement et son travail comme président du groupe réunissant les élus du camp présidentiel et quelques indépendants ont été salués par tous.

    En parallèle, le Bureau de l’AFE et les présidents de commissions seront reçus au Sénat le 29 mars pour une audition conduite par le groupe d’étude “Statut, rôle et place des Français établis hors de France” mis en place par Ronan Le Gleut.

    Nos envoyés spéciaux sur place suivront les travaux et tendront leurs oreilles dans les couloirs pour partager avec vous les éléments clés de la 38ème session de l’Assemblée des Français de l’étranger. Rendez-vous dès ce lundi pour un premier reportage !

  • Elections législatives partielles : vote en ligne

    Elections législatives partielles : vote en ligne

    Le Conseil Constitutionnel a procédé à l’annulation des élections de la députée des Français d’Amérique du Sud (IIème circonscription) Eléonore Caroit (Renaissance) et du député des Français du Maghreb, d’Afrique du Nord et de l’Ouest (IXème circonscription) Karim Ben Cheïkh (Génération.s/ NUPES) et à celle du député des Français du bassin Est de la Méditerranée Meyer Habib (UDI/LR). Depuis vendredi 24 mars à midi (heure de Paris) et jusqu’à ce mercredi 29 mars à midi (idem), les 282 000 électeurs inscrits pour le vote en ligne sont appelés à anticiper leur vote et à participer au scrutin via la plateforme dédiée sur le net.

    Dans tous les cas, il sera possible de voter samedi 01 avril dans un des bureaux de vote mis en place par les consulats en Amérique latine (IIème) et de même pour les deux autres circonscriptions le dimanche 02 avril. Un deuxième tour se tiendra le samedi 15 avril et le dimanche 16 avril 2023.

    Une participation inquiétante

    Après 36h de vote, les premiers chiffres de la participation du vote en ligne sont tombés ce samedi 25 mars à 18h et ils sont inquiétants. Avec moins de 4% des électeurs ayant exprimé leur choix, les élections législatives partielles chez les Français de l’étranger amplifient un phénomène déjà connu dans l’hexagone lorsque de tels scrutins sont tenus.

    Un situation donc habituelle mais aussi révélatrice d’un affaissement démocratique chez les Français de l’étranger. Les raisons ? Une faible publicité, s’il est difficile d’informer en février les électeurs de la 8ème circonscription du Pas-de-Calais pour leur élection législative partielle, cela l’est encore plus dans les circonscriptions des Français de l’étranger qui couvrent plusieurs pays souvent plus grands que la France, elle-même. On peut aussi évoquer le désintérêt des Français pour la politique en France, pourtant ils furent nombreux à voter pour le Président de la République. D’autres attribuent cette faible appétence à la qualité diverse des candidats qui ne sont pas toujours de justes reflets de la communauté des Français de l’étranger.

    Quelques bugs encore signalés

    Mais la première des raisons est peut-être aussi liée à la complexité de la mise en oeuvre du vote en ligne. Alors que la France n’arrive pas à établir un protocole pour valider l’identité en ligne, le ministère des Affaires étrangères et le prestataire chargé du vote en ligne, Docapost (une filiale du groupe La Poste) ont dû inventer un double système de codes par email et SMS afin de garantir l’identité du votant et la sincérité du vote.

    Cependant, comme on l’a vu lors des scrutins de juin 2022, les normes techniques varient énormément d’un pays à l’autre et ont provoqué des problèmes de diffusion de ces fameux codes. Ces bugs sont d’ailleurs à l’origine de l’annulation des élections dans la deuxième et neuvième circonscription des Français de l’étranger.

    Malgré les efforts du prestataire, il nous a été signalé des problèmes de réception des codes, aux Bahamas, en Colombie, au Mexique. Tandis que dans la 8ème circonscription, la candidate Deborah Abisror-De Lieme nous signale que le mail envoyé aux électeurs par Docapost pour le compte du ministère des Affaires étrangères ne comprenait pas le lien vers la plateforme de vote en ligne. Pourtant, quel que soit le parti, si on regrette la faible participation, on constate que les problèmes soient moins nombreux qu’en juin 2022.

    Qu’en penseront les sages du Conseil constitutionnel si un candidat malheureux conteste le résultat du fait de ces nouveaux bugs ? Une deuxième annulation liée au vote en ligne signerait sûrement la fin de ce mode de participation, ou en tout cas le mettrait en pause jusqu’à la certification de l’identité via un outil numérique comme le prévoit le gouvernement.

    Aux urnes citoyens !

    Le vote en ligne est une vraie avancée pour les Français de l’étranger, s’il n’est pas encore rentré dans les moeurs, c’est par la répétition de sa mise à disposition que les habitudes changeront et permettront à tous nos compatriotes de faire entendre leur voix.

    En participant à ces élections, si vous êtes électeur(rice) d’une de ces 3 circonscriptions, en plus de choisir votre député(e) qui vous représentera à l’Assemblée nationale, vous soutiendrez le « vote en ligne » et démontrerez que même hors de France, les expatriés restent des citoyens à part entière attachés à l’avenir de leur nation. Même depuis l’étranger, les Français partagent toujours un destin commun.

    Mode d’emploi du vote en ligne

    Le portail de vote en ligne est désormais ouvert pour le premier tour des élections législatives.

    1. Dates d’ouverture du portail de vote en ligne pour le premier tour

    Le portail de vote est ouvert du vendredi 24 mars 2023 (heure de Paris) jusqu’au mercredi 29 mars 2023 à 12h (heure de Paris).

    2. Comment se connecter au portail de vote en ligne ?

    Veuillez vous rendre sur le site France Diplomatie. Après avoir consulté la liste des candidats de votre circonscription, vous pourrez cliquer sur le bouton « je vote par internet ».

    Pour vous connecter au portail de vote en ligne, vous aurez besoin :

    • de votre identifiant reçu par courriel (le libellé de l’expéditeur du courriel est le suivant : « Législatives partielles 2023 – 1er tour – identifiant pour voter par internet») ;
    • de votre mot de passe reçu par SMS (via l’émetteur « LEGISLATIVE» ou « France GOUV »). Il peut arriver que le SMS apparaisse sous un autre nom d’émetteur dans certains pays (voire sous la forme d’une suite de chiffres), en fonction des opérateurs locaux. Vous trouverez ci-dessous en téléchargement une brochure de présentation du portail de vote.

    → Guide de la plateforme de vote :

    3. Comment obtenir un nouvel identifiant ou un nouveau mot de passe en cas de perte ou de non réception ?

    Il convient tout d’abord de vérifier que votre courriel (contenant l’identifiant) n’est pas arrivé dans la boite « courriels indésirables » ou « spams » de votre messagerie électronique.

    Le SMS (contenant le mot de passe) peut également avoir été « filtré » par votre téléphone et réceptionné dans une boite de SMS « indésirables » (ce qui peut être le cas si vous avez par exemple activé dans les paramètres de votre téléphone la fonction « filtrer les expéditeurs inconnus »). En effet, certains téléphones filtrent les messages provenant de numéros inconnus et/ou suspectés d’être indésirables. Nous vous recommandons donc de vérifier que votre SMS n’a pas été réceptionné dans une boite de SMS indésirables.

    Si ces vérifications ne vous permettent pas de retrouver votre courriel et votre SMS, vous avez la possibilité de renouveler votre identifiant ou votre mot de passe en cliquant sur « Identifiant perdu ou non reçu ? » ou « Mot de passe perdu ou non reçu ? ».

    Pour des raisons de sécurité il n’est pas possible de renouveler à la fois son identifiant et son mot de passe. Vous trouverez ci-dessous en téléchargement les informations relatives à la procédure de renouvellement du mot de passe et de l’identifiant :

    → Procédure de renouvellement de l’identifiant

    → Procédure de renouvellement du mot de passe

    4. Comment contacter l’assistance au vote en ligne dédiée aux électeurs ? 

    En cas de question, n’hésitez pas à solliciter l’assistance mise en place par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères via le formulaire de contact prévu à cet effet. Ce formulaire est également accessible depuis la page de connexion du portail de vote (cliquez sur le bouton « aide » en haut à droite de l’écran). Vous recevrez une réponse par courriel. La cellule d’assistance répondra aux courriels de 7h (heure de Paris) à minuit (idem).

    Les candidats

    Dans la seconde circonscription des Français de l’étranger

    • 1. Mme BOTEVA-MALO (Tatiana), remplaçant M. SANCHEZ-PEREZ (José) 
    • 2. M. RIBEIRO (Salvador), remplaçante Mme RASOLONJATOVO (Iholiseheno)
    • 3. Mme BOMPARD (Catherine), remplaçant M. LANG-ROUSSEAU (Aloïs)
    • 4. M. THORAILLER (Yves), Mme de LESQUEN du PLESSIS CASSO (Alexandra)
    • 5. M. DUPONT (Bertrand), remplaçante Mme MARTIQUET (Frédérique)
    • 6. M. GUANAES NETTO (Pedro), remplaçante Mme LAGRANGE (Diane)
    • 7. M. RODRIGUEZ (Christian), remplaçante Mme CAVIGNAC (Julie)
    • 8. M. ABRIAL (David), remplaçant M. ARPOULET (Vincent)
    • 9. M. VANDAMME (Marlon), remplaçant M. SALIOU (Loïc)
    • 10. Mme CAROIT (Eléonore), remplaçant M. LARROUQUIS (Benoît)

    Dans la huitième circonscription des Français de l’étranger

    • Mme ABISROR-DE LIEME (Deborah), remplaçant M. AREL (Antoine)
    • M. SIKSIK (Serge), remplaçant M. SCANDELLA (Jean-Louis) –
    • Mme DE CAUSANS (Juliette), remplaçant M. ATTAMAN (Pierre)
    • Mme ODELIN (Michelle), remplaçante Mme ARTEMALE (Annabelle)
    • Mme LERER (Yael), remplaçante Mme VERRI (Flavia)
    • M. HABIB (Meyer), remplaçant M. BEZARDIN (Alexandre) –
    • M. CHAOUAT (Frédéric), remplaçante Mme FREGEZ (Valerie)
    • Mme LEHMANN (Hélène), remplaçant M. STEINFELD (Jean-Alain)

    Dans la neuvième circonscription des Français de l’étranger

    • 1. Mme TRAVERSE (Caroline), remplaçant M. ATTYE (Maher) ;
    • 2. Mme HERBAL (Samira), remplaçante Mme CAMARA (Rama) ;
    • 3. M. OUFKIR (Nicolas), remplaçante Mme AMLIL (Atika) ;
    • 4. M. OUBAIROUK (Brahim), remplaçante Mme BETATACHE (Amal) ;
    • 5. Mme BRUNI (Thiaba), remplaçant M. BARIKI ALAOUI (Abdellah) ;
    • 6. M. EL GUERRAB (M’jid), remplaçante Mme JEMMALI KALLALA (Aïda) ;
    • 7. Mme SAGNA SOW (Fatou), remplaçant M. NAHOUNOU (Cesar) ;
    • 8. M. BEN CHEÏKH (Karim), remplaçante Mme DIENG (Maïmouna) ;
    • 9. M. PERIMONY (Sébastien), remplaçante Mme CLERC (Johanna) ;
    • 10. M. BENDEDDOUCHE (Nacim), remplaçante Mme LANZI ESCALONA (Melina) ;
    • 11. M. CHOUK (André), remplaçante Mme SOULAINE (Valérie) ;
    • 12. M. DIAZ (Hervé), remplaçante Mme DIOUF (Maty) ;
    • 13. M. BA (Oumar), remplaçante Mme DE AYALA (Pauline Beatrix Marie) ;
    • 14. M. DE CASTELLAN (Edouard), remplaçant M. BELIALI (Alexandre) ;
    • 15. M. ZAOUI (Grégory), remplaçante Mme JBILOU (Asmaa).
  • Quel bilan à l’issue de la semaine de la langue française et de la Francophonie ?

    Quel bilan à l’issue de la semaine de la langue française et de la Francophonie ?

    Quel bilan à l’issue de la semaine de la langue française et de la Francophonie ? Pour en parler, la Secrétaire d’État chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux, Chrysoula Zacharopoulou, était l’invitée de TV5MONDE !

    Qui est Chrysoula Zacharopoulou, la secrétaire d’État chargée de la Francophonie ?

    Chrysoula Zacharopoulou, 46 ans, gynécologue de formation, fait partie des nominations surprises du gouvernement. Inconnue du grand public, cette eurodéputée franco-grecque a été promue en mai 2022 secrétaire d’État chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux. 

    Née 1976 à Sparte, en Grèce, Chrysoula Zacharopoulou fait ses études en Italie et devient docteure en médecine, diplômée de l’université de Rome « La Sapienza » et titulaire d’un doctorat-PhD sur l’endométriose. Elle arrive en France en 2007, où elle pratique sa spécialité à l’Hôpital militaire Bégin, à Saint-Mandé, en région parisienne. 

    Cheville ouvrière de la lutte contre l’endométriose

    Avec l’actrice Julie Gayet, elle est à l’origine de l’association Info-Endométriose qui lance la première campagne de sensibilisation en mars 2016, intitulée « Les règles c’est naturel, pas la douleur », pour toucher et informer le grand public et les professionnels de santé sur cette maladie alors peu mise en lumière. Son travail lui vaut d’être nommée chevalière de l’ordre national du Mérite en 2017. 

    Le 11 janvier 2022, Chrysoula Zacharopoulou remet au président de la République française un rapport dans le but d’améliorer le diagnostic et la reconnaissance de l’endométriose. Emmanuel Macron déclare à la remise des documents qu’il « ne s’agit pas d’un problème de femmes, mais de société » et lance dans la foulée la « première stratégie nationale de lutte » contre cette maladie. 

    Ascension politique

    Elle entame sa carrière en politique en 2019, lors des élections européennes, durant lesquelles elle s’engage aux côtés de La République en Marche. Une fois élue, elle siège dans le groupe centriste et libéral, Renew Europe. 

    Une impulsion présidentielle

    Avec l’aide de sa représentante personnelle pour la Francophonie, Leïla Slimani, et sur la base d’un travail remarquable de consultation citoyenne ayant permis de rassembler plus de 5000 idées, le Président de la République avait lancé le 20 mars 2018 une stratégie novatrice et ambitieuse pour la langue française et le plurilinguisme, qui mise sur l’apprentissage, la communication, et la création. Une stratégie qui s’appuyait sur la semaine de la langue française et de la Francophonie.

    Cinq ans plus tard, les avancées sont nombreuses. Le français, 5ème langue la plus parlée sur terre, reste l’une des grandes langues-monde d’aujourd’hui et de demain, porteuse d’une vision de l’humanité, d’aspirations et de valeurs partagées. Il constitue un atout décisif pour rassembler autour du modèle de mondialisation que la France défend et contribuer concrètement à le mettre en œuvre, par l’éducation, le partage d’informations et de connaissances, par la création et l’innovation.

    Semaine de la langue française 2023

    Des programmes de promotion de notre langue

    La semaine de la langue française et de la Francophonie n’est en fait que l’arbre qui cache la forêt. Il existe aussi un plan « Langue française et plurilinguisme » doté d’un budget de 350 millions d’euros par an.

    Le Président de la République a annoncé une contribution historique de 333 millions d’euros en faveur du Partenariat mondial pour l’éducation (PME) pour la période 2021-2025. 42,86% de ces financements ciblent les pays francophones. 

    Par des programmes mis en œuvre par les opérateurs français et francophones de l’éducation : 

    Le programme APPRENDRE, qui fédère l’expertise française mobilisée pour la coopération internationale en matière éducative, s’est adapté à la crise sanitaire avec la mise en place d’activités à distance et le développement de contenus en lien avec les enjeux de la continuité éducative. Fin 2021, le programme avait permis d’accompagner plus de 10 000 professionnels pour renforcer les compétences des enseignants dans 11 pays. 35 projets de recherche en éducation issus de 17 pays ont été soutenus.

    Le projet « Imaginécole » propose une plateforme régionale de ressources en ligne et de formation des professeurs dans les onze pays d’Afrique francophone de l’Ouest et du Centre, en lien avec l’UNESCO, le Partenariat mondial pour l’éducation, la Conférence des ministres francophones de l’éducation (CONFEMEN) et l’OIF. Lancé en décembre 2020, ce projet vise près de 7 millions d’élèves. 

    Le programme Ressources éducatives vise à renforcer l’accès équitable et « inclusif » des élèves du primaire et du secondaire en Afrique subsaharienne francophone aux ressources éducatives matérielles et numériques à usage individuel et collectif. Il a été mis en œuvre en 2020 par l’UNESCO et l’Institut français.

    Le dispositif IFClasse, mis en œuvre par l’Institut français Paris, propose des formations en ligne qui ciblent le renforcement des compétences langagières des enseignants dans leurs pratiques professionnelles ainsi que le développement de leurs compétences numériques. Il est déployé progressivement en Afrique subsaharienne, en lien étroit avec les services de coopération des ambassades et les autorités locales. 

    Les Universités d’été et d’hiver de France Education international (FEI) réunissent des centaines de formateurs tous les ans qui forment eux-mêmes plusieurs milliers de professeurs étrangers à l’enseignement du et en français, ainsi qu’à son évaluation. La dernière a eu lieu en juillet 2022 et a réuni près de 320 participants de 66 pays. En novembre 2023, FEI organisera pour la première fois un séminaire de formation au sein de la Cité internationale de la langue française de Villers-Cotterêts, consacré à la thématique de l’insécurité linguistique et numérique en France et à l’étranger.

    Regardez l’entretien sur TV5MONDE

  • La visite d’État du roi Charles III en France reportée en raison des mouvements sociaux

    La visite d’État du roi Charles III en France reportée en raison des mouvements sociaux

    La visite d’État du roi Charles III en France a été reportée dans un contexte d’agitation et de manifestations après que le président Emmanuel Macron a fait adopter par le Parlement la réforme des retraites.

    La décision de report intervient après que les syndicats français ont annoncé leur intention de poursuivre les manifestations, y compris la CGT dont les travailleurs auraient participé à la préparation des drapeaux, des tapis rouges et du mobilier pour la visite.

    Aussi, selon une source proche de l’Elysée, la proposition émane du président français lui-même, qui craignait que des groupes d’extrême gauche ne fassent des actions coup-de-poing pendant le week-end.

    Journée de grève nationale le 28 mars

    Le palais de l’Elysée a indiqué que « compte tenu de l’annonce, [jeudi soir], d’une nouvelle journée d’action nationale contre la réforme des retraites le mardi 28 mars prochain en France, la visite du Roi Charles III […] sera reportée ».

    Le palais présidentiel précise que la décision « a été prise par les gouvernements français et britannique » après un appel entre le président français Emmanuel Macron et le Roi Charles III dans la matinée de vendredi.

    EPA-EFE/MOHAMMED BADRA

    Ce report a été décidé, indique la présidence de la République française, « afin de pouvoir accueillir Sa Majesté le roi Charles III dans des conditions qui correspondent à notre relation d’amitié ».

    Le roi du Royaume-Uni Charles III et la reine consort Camilla étaient initialement attendus à Paris pour une visite d’État du 26 au 29 mars. Ils devaient ensuite se rendre à Bordeaux. Cette visite aurait dû être la première de Charles III à l’étranger depuis qu’il a accédé au trône.

    Ce voyage, prévu depuis des mois, intervient alors que la France est en proie à une crise politique et à des manifestations nationales. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la mairie de Bordeaux a été incendiée.

    Les médias britanniques ont rapporté que le palais de Buckingham suivait la situation de près. Il a également été rapporté que le lieu du dîner d’État — le château de Versailles — était en train d’être reconsidéré.

    « Incroyable, on va avoir Emmanuel Macron, le monarque républicain, qui va recevoir Charles III, qui va descendre les Champs-Élysées, qui va aller dîner à Versailles, pendant que le peuple dans la rue est en train de manifester », s’était indignée sur BFMTV mercredi Sandrine Rousseau, figure écologiste de proue.

    Les manifestations et les perturbations devraient se poursuivre pendant le week-end, après une semaine de manifestations spontanées qui ont donné lieu à des affrontements avec la police et à des perturbations dans tout le pays.

    À Bordeaux, « il est quasiment certain que le roi ne pourra pas prendre le tramway » — ce qui était initialement le programme de Charles III — avait indiqué Pascal Mesgueni, délégué CFTC de la société de transports de la ville TBM.

    Aucune date n’est cependant donnée pour la nouvelle visite d’État, mais elle « sera reprogrammée dans les meilleurs délais ».

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 24.03.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 24.03.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le dernier flash de la semaine, ce vendredi 24 mars, on fait le bilan de la mobilisation contre la réforme des retraites en France et à l’étranger et on s’intéressera au point de vue polonais qui attribue le mouvement social à la mainmise de l’Union européenne. 

    Beaucoup de monde dans les rues en France 

    Près de 240 points de rassemblements partout en France avaient été mis en place par les syndicats. La CGT a annoncé que 800.000 manifestants ont participé à la mobilisation parisienne, un record depuis le début du mouvement, dont pour la première fois 150.000 jeunes. Sur Twitter, Laurent Berger a réagi à la mobilisation contre la réforme des retraites ce jeudi : « Il suffit de parcourir les très gros cortèges CFDT (…) pour voir que la mobilisation ne faiblit pas », a souligné le leader syndical. L’intersyndicale a annoncé de nouvelles actions.

    Manifestation à Paris ce 24 mars 2023 ©AFP

    Une mobilisation diverse chez les Français de l’étranger 

    Si à l’AEFE, le poids des sanctions financières a pu se faire sentir dans certains établissements, ce ne fut pas le cas partout comme à Athènes, Bruxelles, au Chili à Montevideo, Tunis, Valence (Espagne), et le taux de gréviste a même atteint 75% au Lycée Gustave Eiffel de Maputo (Mozambique). A Berlin, les citoyens se sont mobilisés et accompagnés des syndicats locaux ils furent très nombreux à battre le pavé devant l’ambassade de France, ce fut le cas aussi à Madrid, à Bangkok et bien d’autres villes. Seule l’administration consulaire, malgré l’appel du syndicat majoritaire, n’a pas connu de débrayages massifs. 

    bilan de la mobilisation

    La réforme, la faute à Bruxelles ? 

    La situation tendue dans l’hexagone a été la raison de l’annulation d’une réunion prévue entre les ministères des Affaires étrangères français et polonais qui devait avoir lieu à Paris. L’occasion pour le gouvernement polonais d’attribuer la crise en France à l’ingérence présumée illégitime de l’Union européenne dans les budgets des Etats nationaux. Une prise de position que la Commission européenne a décidé de ne pas commenter. 

    Grève générale

    C’est tout pour cette semaine, passez un bon week-end où que vous soyez ! 

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Bilan de la mobilisation contre la réforme des retraites

    Bilan de la mobilisation contre la réforme des retraites

    À 17 heures, les manifestants étaient 703.000 à défiler dans les rues de l’Hexagone contre 322.000 le 15 mars à la même heure et 877.000 le 7 mars. Quatre villes ont battu ce matin leur record de mobilisation : Bordeaux avec 18.200 manifestants (15.600 le 7 mars), Toulon avec 12.000 manifestants (10.000 personnes le 11 février), Rouen avec 14.800 manifestants (13.500 le 7 mars) et Strasbourg avec 12.400 manifestants (10.500 le 31 janvier). Hors de France, la mobilisation fut dans certains pays aussi très importante, on fait le bilan de la mobilisation contre la réforme des retraites pour les Français de l’étranger.

    Plus de 200 français réunis à Berlin contre la réforme des retraites ©Asma Rharmaoui-Claquin,

    Les syndicats « droits dans leurs bottes »

    Sur Twitter, Laurent Berger a réagi à la mobilisation contre la réforme des retraites ce jeudi: « Il suffit de parcourir les très gros cortèges CFDT (…) pour voir que la mobilisation ne faiblit pas« , a souligné le leader syndical. Et d’ajouter: « Pour la 9e fois, la détermination des militantes et militants CFDT est intacte contre les 64 ans« .

    Les jeunes aussi !

    500.000 jeunes ont manifesté partout en France ce jeudi, selon une première estimation réalisée par l’Unef, le principal syndicat étudiant. 150.000 jeunes ont notamment manifesté à Paris, 2000 au Havre, selon ce comptage.

    La colère contre Macron

    De nombreux manifestants défilant dans le cortège parisien ont fabriqué des pancartes pour critiquer le Président de la République, qui s’est exprimé hier lors d’un entretien à la télévision pour sa première prise de parole publique depuis l’adoption de la réforme au Parlement.

    « Macron sadique », « Macron, bois mes règles », « Louis XVI on l’a décapité », peut-on lire sur des affiches et pancartes brandies par les manifestants.

    Tensions dans le cortège parisien

    La situation s’est tendue entre manifestants et forces de l’ordre à l’avant du cortège parisien. Environ 200 à 300 personnes, beaucoup habillées en noir et masquées, ont caillassé un fast-food, du mobilier urbain et ont mis le feu à des poubelles, à hauteur de Strasbourg-Saint-Denis.

    Les forces de l’ordre ont tenté d’intervenir mais ont été prises pour cibles par les manifestants qui les ont visées avec des projectiles , dont des « gros pétards » selon les reporters de BFMTV présent sur place. Policiers et gendarmes ont battu en retraite avant d’utiliser des gaz lacrymogènes pour disperser la foule.

    En parallèle, le leader du Parti Communiste Fabien Roussel, qui participe au cortège parisien à l’appel de l’intersyndicale, a appelé les forces de l’ordre « à rejoindre le mouvement » contre la réforme des retraites.

    Le secrétaire national du PCF a aussi fustigé Emmanuel Macron qui ferait selon lui « le pari de la violence » dans les rassemblements contestataires afin de « retourner l’opinion » contre les manifestants. « On est passé du social à la matraque« , a-t-il tancé.

    Mobilisation chez les Français de l’étranger

    Du côté des Français de l’étranger, fortement mobilisés lors des précédentes journées, la lassitude a pris le pas sur la colère pour certains. L’impact financier des journées de grève y est aussi pour beaucoup, en particulier dans le réseau AEFE.

    Education

    Cependant à Bruxelles en Belgique ou à Valence en Espagne, ils étaient encore nombreux à débrayer, comme à Montréal qui a compté jusqu’à 80% de grévistes pour les sections du primaire selon le syndicat SNUipp-FSU. On notera que la grève fut aussi majoritairement suivie par exemple à Athènes, au Chili (Santiago et Concepcion), à Montevideo, Tunis, Valence (Espagne), et au Lycée Gustave Eiffel de Maputo (Mozambique).

    « Le SNES-FSU hors de France note que la colère s’est amplifiée après le recours du gouvernement au 49-3, véritable déni de démocratie, et après les propos tenus hier par le Président de la République. Les taux de grévistes et les chiffres de manifestants énormes voire historiques en France montrent la détermination à obtenir le retrait de cette réforme passée en force. »

    Communication du syndicat SNES-FSU

    Pourtant, on note un recul du nombre d’établissements touchés. Mais pour le personnel des établissements mobilisés contre la réforme des retraites, le combat n’est pas fini. Comme à Berlin où les professeurs ont voté la grève pour demain vendredi aussi. Entre aujourd’hui et demain, 70% des professeurs résidents auront été en grève, ainsi que quelques personnels de droit local.

    Piquet de grève à Madrid ©SNES-FSU

    A Tunis, l’assemblée générale a décidé de créer une caisse de grève et a appelé à participer à l’élection législative partielle (9e circo des Français de l’étranger) pour sanctionner la réforme des retraites.

    Mais il y a eu aussi des conséquences concrètes pour les élèves alors que se déroulaient cette semaine certaines épreuves du baccalauréat. Ainsi, des grévistes n’ont pas assuré les surveillances des épreuves de bac au Lycée français de Ouagadougou, d’autres n’ont pas participé à la commission d’entente des correcteurs en Espagne (pour l’épreuve de sciences économiques et sociales).

    Manifestation à Vienne (Autriche) ©EELV

    Administration consulaire

    La journée fut plutôt apaisée dans les consulats et ambassades, aucune enceinte diplomatique, à notre connaissance, n’a été fermée ce jeudi 23 mars. Quelques grévistes ont été signalés ici et là mais pas d’adhésion majeure à la contestation.

    Les citoyens ont battu le pavé

    Du côté des citoyens, les appels à manifester devant l’ambassade ou le consulat ont été nombreux.

    Les partis d’opposition à Emmanuel Macron invitaient les Français de l’étranger à battre ce pavé aux 4 coins du monde et en particulier en Europe. A Berlin, nos compatriotes ont même pu compter sur la solidarité du syndicat IGmetal qui les ont accompagnés dans leur mobilisation.

    Mobilisation syndicale à Berlin en présence des responsables de la NUPES dans le pays ©NUPES
  • Législatives partielles : Caroline Traverse, la candidate du parti présidentiel dans la IXème

    Législatives partielles : Caroline Traverse, la candidate du parti présidentiel dans la IXème

    On reçoit, aujourd’hui, veille du lancement du vote en ligne pour les élections législatives partielles, Caroline Traverse, avocate de profession, elle a été investie pour représenter le parti présidentiel dans la IXème circonscription des Français de l’étranger couvrant les pays du Maghreb (Algérie, Libye, Maroc, Tunisie) et l’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Cap Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Sierra Leone).

    Une élection annulée à cause du vote en ligne

    Souvenez-vous, nous étions le 27 mai 2022 à midi, les bureaux de vote en ligne ouvraient, et pourtant de nombreux Français de l’étranger n’avaient toujours pas reçu leurs identifiants ou les avaient reçus en double (avec deux identifiants et deux mots de passe différents). La raison : des erreurs dans l’organisation mais aussi des incompatibilités avec les opérateurs de certains pays comme, dans ce cas, en Algérie.

    Des problèmes qui ont, à un moment, remis en cause la poursuite du vote en ligne alors que ce dernier est un outil majeur pour les électeurs dispersés dans des circonscriptions de la taille de plusieurs pays. Et ils sont souvent très vastes dans cette région du monde. Mais finalement Docapost, le prestataire, a réussi à trouver une disposition qui devrait assurer la bonne tenue du vote cette fois.

    C’est dans ce contexte que Caroline Traverse saisit l’opportunité de se présenter face aux suffrages des Français de la IXème circonscription.

    Dans le podcast ci-dessous, on fait le point avec elle sur la décision de l’élection par le Conseil constitutionnel, on se penche sur les problématiques de la circonscription et les combats qu’elle veut porter à l’Assemblée nationale !

    Caroline Traverse

    Ecoutez le podcast avec Caroline Traverse

    Le cas M’jid El Guerrab

    Après avoir fait le point sur le vote en ligne, on attaque le podcast en évoquant la candidature de M. M’jid El Guerrab, ancien député, élu en 2017 avec l’étiquette « En marche », condamné à l’inéligibilité en 2022, il a fait appel et peut donc se présenter.

    Un opposant qui n’inquiète pas la candidate Renaissance, en effet, Caroline Traverse est une femme enracinée dans la circonscription, avec 14 ans passés entre le Sénégal et la France. De plus, elle nous rappelle que si M’jid El Guerrab était condamné en appel, il serait automatiquement démis de son mandat en cas de victoire.

    Pour elle, sa participation truque le jeu de la démocratie. En effet, les article LO 136 et 178 du code électoral sont très clairs : « Sera déchu de plein droit de la qualité de membre de l’Assemblée nationale celui dont l’inéligibilité se révélera après la proclamation des résultats et l’expiration du délai pendant lequel elle peut être contestée ou qui, pendant la durée de son mandat, se trouvera dans l’un des cas d’inéligibilité prévus par le présent code. La déchéance est constatée par le Conseil constitutionnel à la requête du bureau de l’Assemblée nationale ou du garde des Sceaux, ministre de la Justice, ou, en outre, en cas de condamnation postérieure à l’élection, du ministère public près la juridiction qui a prononcé la condamnation. »

    Karim Ben Cheïkh

    On n’évite pas de parler du député sortant, Karim Ben Cheïkh, qui pourrait bénéficier du climat social en France pour confirmer son élection, l’occasion pour nous de recueillir la position de Caroline Traverse sur la réforme des retraites.

    Mais avant, la candidate Renaissance a voulu revenir sur les conditions de son élection en juin 2022 et en particulier de l’effet lié à la vague « mélenchoniste » tandis que Mme Moreno a été investie au dernier moment et qu’elle est arrivé sur un territoire où les militants, à l’époque, étaient divisés.

    Concernant la réforme des retraites, si elle concède que celle-ci n’est pas « glamour« , elle rappelle qu’Emmanuel Macron l’avait inscrite dans son programme. Pour la candidate Renaissance, la démocratie a été pleinement appliquée dans le cadre de notre constitution et les électeurs n’ont pas été pris par surprise puisque celle-ci avait été annoncée.

    Enfin, elle s’attarde sur la situation des Français expatriés dans sa circonscription, qui finalement sont peu concernés par la retraite française, mais qui ont besoin d’être soutenus pour construire eux-même leurs revenus pour leurs vieux jours.

    La débancarisation et les impôts

    Et pour atteindre cet objectif, elle veut travailler à renforcer le droit au compte bancaire en lui ajoutant un droit au financement. Car pour Caroline Traverse, une de meilleurs voies pour établir des sources de revenus indépendantes c’est de faciliter l’acquisition de biens locatifs à nos compatriotes hors de France.

    Et parmi les freins qu’elle identifie, c’est aussi, évidemment, la discrimination dont sont victimes les expatriés hors de l’Union européenne qui sont assujettis, eux, à la CSG/CRDS. Un combat qu’elle désire elle-aussi mener à l’Assemblée nationale.

    Une candidate sur le terrain / pour exemple les rencontres organisées en Tunisie

    L’Education

    Dans la deuxième partie du podcast, nous nous penchons sur les problématiques spécifiques de la IXème circonscription et en premier l’éducation et l’apprentissage du français.

    On revient avec elle sur la situation en Algérie qui a réduit drastiquement la place du français dans les écoles publiques, mais on évoque aussi la situation au Maroc, un des premiers pays en matière d’implantation d’établissements français.

    Elle lie d’ailleurs ce thème à celui des visas, en effet Caroline Traverse regrette que certains élèves non-français, qui ont pourtant suivi leur scolarité au prix de lourds sacrifices financiers des familles dans les établissements français, ne peuvent poursuivre leurs études en France, faute de visas. Elle expose dans le podcast les pistes qu’elle compte suivre si elle est élue.

    « Sur la politique des visas, on n’est pas cohérent, et quand on ne l’est pas, on doit le devenir. »

    Caroline Traverse, candidate Renaissance dans la IXème circonscription

    La situation du Sahara Occidental

    Alors que les opposants se concentrent sur une éventuelle position pro Front Polisario, acteur du conflit larvé dans la région marocaine séparatiste du « Sahara Occidental », sur la base d’articles publiés dans les médias marocains, Caroline Traverse a tenu, avec vigueur, à rétablir la vérité. Premier élément, Caroline Traverse précise qu’elle n’a jamais soutenu Madame Leïla Aïchi

    En fait, elle ne soutient ni l’une ou l’autre partie, elle indique « savoir rester à sa place », une attitude qu’elle appliquera aussi à son mandat, car ce domaine n’appartient pas au corps législatif.

    « Ce n’est pas aux députés de prendre des positions sur ces sujets, c’est le rôle de l’exécutif. »

    Caroline Traverse, candidate Renaissance dans la IXème circonscription

    Caroline Traverse s’étonne par contre que les propos antisémites tenus dans certaines chroniques du Président du Comité de soutien de Mjid El Guerrab et autres dérives, notamment l’inégibilité et les conséquences de cette dernière en cas de confirmation, des soutiens de M’jid El Guerrab et de Mjid El Guerrab lui même ne soient pas autant médiatisés.

    La fraude aux allocations sociales

    Dans la dernière partie du podcast, on revient sur la « chasse aux expatriés fraudeurs » que veut lancer Gabriel Attal, le ministre du Budget.

    Caroline Traverse réagit avec vigueur à cette question qu’elle a pris à coeur, pensant que nous visions les Français maghrébins. La rédaction, bien évidemment, ne cible pas cette population, c’est la Cour des comptes dans son rapport de 2021 qui s’étonne du nombre de centenaires touchant une retraite française et qui sont expatriés en Algérie, au Maroc et en Tunisie. D’autres rapports viennent compléter ce constat, mais évidemment les pays du Maghreb ne sont pas les seuls concernés.

    Une fois cette précision apportée, Caroline Traverse exprime sa solidarité avec le ministre du Budget, car toute fraude ne peut être acceptée et elle rappelle une évidence, à savoir que quand on est résident d’un pays on ne peut toucher les allocations de l’autre même si on dispose de la nationalité.

    « Frauder ce n’est pas bien, c’est à notre détriment à tous »

    Caroline Traverse, candidate Renaissance dans la IXème circonscription

    Pour elle, les cas de fraudes sont souvent le fait d’experts de la roublardise qui fraudent dans chaque pays. Elle est plus alertée par la complexité des démarches, comme pour la bourse scolaire, qui peuvent submerger les citoyens et les pousser à y renoncer.

    Pour finir, elle expose une corrélation intéressante, que peu de candidats osent, entre le CSG/CRDS et les aides sociales. Comme Caroline Traverse le rappelle, cet impôt finance la solidarité nationale et pourtant les résidents hors de France n’en bénéficient que très peu. Une approche qu’elle pourra argumenter sur les bancs de l’assemblée en cas d’élection.

    Ses combats

    On conclut ce podcast en faisant un point sur son programme. Disponible sur son site, il est riche et s’articule autour de plusieurs axes :

    • Education
    • Politique des visas
    • Débancarisation
    • Couverture santé
    • Travailler sur les conflits de lois qui frappent les bi-nationaux (exemple : être résident en Algérie ou au Maroc peut entraîner l’interdiction de détenir un compte bancaire hors de leur espace bancaire)

    Elle détaille toutes ses ambitions dans le podcast et la méthodologie qu’elle compte appliquer pour y arriver.

    Une candidature passionnée

    Caroline Traverse est une passionnée de droit mais est aussi une femme engagée qui travaille intensément à faire vivre les lois, et elle souhaite par cette candidature les faire évoluer pour s’adapter à notre nouvelle société et aux situations des Français de l’étranger désormais très nombreuses et diverses.

  • Les démocraties face aux vents contraires 

    Les démocraties face aux vents contraires 

    Au cours de la seconde partie du XXe siècle, les démocraties se sont imposées grâce à leur étroite association avec l’économie sociale de marché. La liberté et le respect de l’état de droit alliés à l’accès à la consommation de masse par les classes moyennes ont été le principal ambassadeur des démocraties face aux régimes totalitaires.

    Cette suprématie a été remise en cause avec la montée en puissance de pays émergents dotés de régimes autoritaires. Les gouvernements des pays occidentaux éprouvent des difficultés à valoriser les principes démocratiques. Pire, ces principes sont perçus par les régimes autoritaires comme les relents d’un colonialisme d’une autre époque et comme les preuves d’un déclin. 

    Les gouvernements des pays démocratiques sont confrontés à des opinions de plus en plus segmentées qui refusent l’idée même de consensus. Celui-ci est d’autant plus difficile à façonner que les contraintes qui pèsent sur les gouvernements sont de plus en plus nombreuses. Ces derniers disposent de marges de manœuvre, par ailleurs réduites, par la globalisation et la digitalisation. 

    Les gouvernements et le changement de dimension de l’économie 

    En trente ans, l’économie mondiale s’est transformée à grande vitesse. En 1978, les échanges de la Chine représentaient 2 % du commerce mondial. Ce taux était de 13 % en 2022. Aucun pays n’a connu une progression aussi rapide de son PIB en moins d’une génération. En 2001, la valeur ajoutée produite par l’économie chinoise n’était que de 1 300 milliards de dollars. En 2021, elle a atteint 14 300 milliards. En parallèle, les technologies de l’information et de la communication ont donné lieu à l’essor d’entreprises dont la capitalisation, en quelques années, a atteint plus de 2 000 milliards de dollars. Tous les secteurs d’activité dépendent désormais du numérique, de la création à la commercialisation en passant par la production. Les deux tiers de la population mondiale seraient équipés d’un smartphone. 

    Les flux financiers internationaux ont fortement augmenté au début du siècle pour s’élever, en moyenne, à plus de 1500 milliards de dollars par (flux d’investissement directs). À l’exception de l’Allemagne, des États d’Europe du Nord et de l’Italie du nord, les pays occidentaux sont confrontés depuis les années 1980 à un large mouvement de désindustrialisation. La valeur ajoutée de la production manufacturière est ainsi passée de 12,5 à 9 % de 1990 à 2022. 

    Le développement des pays émergents n’explique pas à lui seul cette désindustrialisation qui est également la conséquence d’une spécialisation au sein des pays dits avancés. 

    Des marges de manœuvre financières limitées 

    Face à une compétition économique accrue, les gouvernements ont été contraints de diminuer le poids des impôts pesant sur les bénéfices et la production. Si des années 1960 aux années 1980, le système d’État-providence a réussi à prospérer au sein des démocraties occidentales grâce à la croissance et à l’augmentation des cotisations sociales, l’affadissement de la croissance et l’augmentation des dépenses mettent sous pression les régimes de protection sociale qui ne peuvent plus comme dans le passé relever les cotisations sociales. Depuis vingt ans, ces dernières sont en baisse au sein du PIB. Elles sont ainsi passées, en France, de 14 à 13 % du PIB de 2000 à 2022. 

    Faute de pouvoir jouer sur les prélèvements obligatoires, les gouvernements occidentaux ont été contraints de s’endetter pour compenser l’absence de croissance. La succession rapide de crises a amplifié ce phénomène au point que la dette publique des pays de l’OCDE est passée de 60 à 120 % du PIB de 1995 à 2022. 

    La crise de la Covid 19 s’est soldée par une augmentation de près de 20 points de PIB d’endettement supplémentaire. La guerre en Ukraine occasionne le maintien de déficits publics élevés en particulier au sein de l’Europe. Nul ne sait déterminer le niveau et surtout le moment où l’accumulation de la dette deviendra un problème systémique, la confiance en la matière jouant un rôle important. 

    Ce qui est certain c’est qu’un niveau élevé d’endettement accroît la vulnérabilité des États et l’instabilité globale des économies. La hausse des taux d’intérêt pourrait réduire une peu les marges de manœuvre budgétaire des États. Cette contrainte intervient au moment où la demande en dépenses publiques tend à augmenter (transition énergétique, retraite, santé, dépendance, éducation, défense, etc.). 

    La transition énergétique impose aux pays occidentaux la réalisation de nombreux investissements. Le surcoût annuel est évalué à 4 points de PIB afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Une réorientation de l’épargne vers les investissements de transition apparaît indispensable. 

    Cette transition devrait occasionner une hausse du coût de l’énergie qui touchera plus particulièrement les ménages à revenus modestes. Elle pourrait accroître les inégalités sociales et territoriales. Cette situation pourrait inciter les États à augmenter les politiques redistributives. En France, celles-ci ont atteint déjà un niveau record, plus du tiers du PIB. La décarbonation des activités pourrait aboutir à une remise en cause du modèle de croissance économique en vigueur depuis plus de deux siècles, croissance qui repose essentiellement sur la consommation. 

    Le développement du recyclage, de l’économie circulaire et l’instauration d’une certaine frugalité devraient s’imposer à moyen terme comme un des moyens pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Cette politique sera socialement difficile à faire admettre. La lutte contre les gaspillages sera renforcée d’autant plus que des pénuries pourraient apparaître sur certaines matières premières (lithium, cobalt, nickel, etc.). 

    Le vieillissement démographique, un choc de grande amplitude pour les démocraties 

    Croissance et dynamisme démographique sont intimement liés. Ce sont les États ayant la proportion de 25/40 ans la plus élevée qui enregistrent les taux de croissance les plus importants. Or, les démocraties occidentales doivent faire face à un vieillissement qui pèsera sur leur croissance potentielle durant de nombreuses décennies. La population de plus de 65 ans devrait représenter au sein de l’Union européenne 30 % de la population en 2040, contre 16 % en 1998. Sur la même période, la population active devrait passer toujours au sein de l’Union de 320 à 300 millions de personnes. 

    Sans recours à l’immigration et en raison de gains de productivité qui s’étiolent, la croissance européenne sera de plus en plus faible. Le poids de l’Europe au sein du PIB mondial devrait poursuivre son recul. Il s’élevait à 16 % en 2022, contre 24 % en 1998. Dans un contexte de faible croissance, le partage de la valeur ajoutée entre actifs et inactifs sera source de tensions sociales. L’augmentation du nombre de retraités induira des charges publiques en forte augmentation qui entreront en concurrence avec les dépenses nécessaires pour les armées, l’éducation ou la Recherche-Développement. 

    Les dépenses publiques ont depuis le début du siècle déjà fortement augmenté au sein de la zone euro, +45 % (1998/2022). 

    Les démocraties face aux problèmes de la montée des inégalités 

    Depuis une vingtaine d’années, les inégalités de revenus et surtout de patrimoine sont de plus en plus importantes. Ce phénomène concerne avant tout les États-Unis. Il est moins prononcé en France qu’ailleurs surtout en ce qui concerne les revenus. Les 1 % de ménages les mieux dotés en patrimoine détiennent 24 % du patrimoine total en zone euro en 2022, contre 20 % en 1998. L’appréciation du cours des actions et surtout des biens immobiliers explique cette évolution. Le poids des dépenses de logements au sein du budget des ménages les plus modestes a fortement augmenté, atteignant 30 % contre 20 % il y a une vingtaine d’années. Cette situation génère des frustrations et des tensions sociales de plus en plus marquées. 

    Les démocraties sont traversées par des courants contraires. La demande de solidarité et d’égalité demeure forte, en s’accompagnant d’une montée des communautarismes. Le besoin d’un accès à la consommation a pour limite la volonté d’un autre type de développement qui serait en phase avec la préservation de l’environnement. 

    La tentation du repli, du protectionnisme et du refus de l’immigration s’oppose aux souhaits de bénéficier de services de qualité en particulier dans le domaine de la santé. Les régimes démocratiques, au nom de la liberté, se doivent de concilier les intérêts contraires voire divergents. Cette conciliation n’est possible que si les citoyens continuent à partager des valeurs communes, et en priorité, celles qui sont consubstantielles aux démocraties, à savoir le pluralisme, l’état de droit, le respect d’autrui, la séparation des pouvoirs, l’organisation d’élections libres, etc.

  • L’ex-otage au Mali, Olivier Dubois, témoigne sur sa détention

    L’ex-otage au Mali, Olivier Dubois, témoigne sur sa détention

    Mardi 20 mars, les retrouvailles tant attendues entre Olivier Dubois et sa famille ont enfin eu lieu.

    Le journaliste qui a passé 711 jours en captivité entre les mains du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) affilié à Al- Qaïda au Maghreb islamique, est arrivé en France le 21 mars. Il a témoigné sur ses conditions de détention pour TV5MONDE.

    Retour sur la prise d’otage

    Olivier Dubois, journaliste indépendant de 48 ans avait été enlevé le 8 avril 2021 à Gao, dans le nord du Mali, par le GSIM, principale alliance jihadiste au Sahel, liée à Al-Qaïda.

    Il collaborait notamment avec Libération, Le Point et Jeune Afrique, vivait et travaillait au Mali depuis 2015 lorsqu’il avait été kidnappé.

    Il avait lui-même annoncé son enlèvement dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le 5 mai 2021. 

    Olivier Dubois a indiqué lors de son arrivée l’importance du lien que sa famille a pu maintenir grâce aux ondes de Radio France International. «Les nouvelles ne passaient que par la radio», explique-t-il toujours au micro de franceinfo.

    Tous les 8 du mois, de 4 heures à 21 heures, l’otage écoute attentivement. «C’était le rendez-vous incontournable, la journée de réconfort, c’était la possibilité d’avoir des nouvelles» évoque-t-il non sans joie avant d’ajouter que les conditions des captifs sont toujours difficiles : «on est avec des gens hostiles, c’était dur».

    Au cours de l’entretien, Olivier Dubois partage avec nous les conditions physiques de sa captivité. L’ancien otage raconte que lui et ses geôliers s’installaient «dans tous types d’environnements que peut présenter la région», entre montagnes et forêts, c’est-à-dire «la partie centre de la région de Kidal».

    Au départ, il est attaché jour et nuit après une tentative d’évasion manquée. «Il y a eu des tensions, des épisodes difficiles, mais pas de mauvais traitements, je n’ai pas été maltraité».

    La suite à découvrir dans le reportage ci-dessous :

    Olivier Dubois
    Olivier Dubois, sa soeur et le Président de la République le mardi 21 mars au Bourget ©AFP

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