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  • Manifestations en France, la faute à Bruxelles ?

    Manifestations en France, la faute à Bruxelles ?

    Les institutions de l’UE s’ingèrent illégitimement dans les affaires des États membres depuis un certain temps, a déclaré l’ancien ministre polonais des Affaires étrangères et eurodéputé Witold Waszczykowski, citant comme exemple récent la pression exercée par le président français, Emmanuel Macron, pour adopter la réforme des retraites, entraînant toutes ces manifestations en France.

    Des manifestations et des affrontements violents avec la police ont éclaté en France après que le gouvernement de M. Macron a contourné le parlement jeudi dernier (16 mars) pour adopter sa réforme des retraites très controversée.

    Les manifestations se sont poursuivies tout au long du week-end et, comme le gouvernement n’a survécu que de justesse au vote de défiance de lundi, nombreux sont ceux, y compris en Pologne, qui remettent désormais en question la légitimité du gouvernement.

    « Il s’agit des affaires internes de la France, mais à mon avis, les manifestations en France sont justifiées, car ce que nous observons actuellement est une atteinte au processus démocratique de prise de décision »

    M. Waszczykowski à EURACTIV Pologne

    De plus, « au niveau européen, nous assistons à une “Timmermans-isation du droit” », a-t-il ajouté, faisant référence aux critiques de Frans Timmermans sur les réformes judiciaires du parti PiS, dont M. Waszczykowski est membre, depuis son arrivée au pouvoir en 2015.

    M. Waszczykowski

    Ingérence illégitime ?

    M. Timmermans, aujourd’hui commissaire européen à l’Action pour le climat et vice-président de la Commission européenne, était à l’époque commissaire à l’État de droit sous la direction de Jean-Claude Juncker.

    Pour le PiS, M. Timmermans incarne l’ingérence illégitime des institutions de l’UE dans les affaires internes des États membres. Selon le parti au pouvoir, cela montre que Bruxelles a progressivement fait pression pour dépouiller les gouvernements nationaux de leurs compétences.

    La décision de M. Macron d’augmenter l’âge de la retraite était « basée sur des calculs idéologiques », n’a pas pris en compte l’opinion publique et « n’a pas fait l’objet de consultations publiques », a-t-il ajouté.

    Contactée par EURACTIV, la Commission n’a pas commenté la déclaration de M. Waszczykowski ou la situation en France.

    La situation tendue dans l’Hexagone a été la raison de l’annulation d’une réunion prévue entre les ministères des Affaires étrangères français et polonais qui devait avoir lieu à Paris, a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Arkadiusz Mularczyk à la radio publique polonaise lors d’un entretien lundi (20 mars).

    « Lorsque la situation se calmera, nous reviendrons à l’idée de consultations entre les ministères », a déclaré le ministre polonais des Affaires étrangères.

    La Pologne souhaite poursuivre le dialogue dans le cadre du Triangle de Weimar, qui réunit la Pologne, l’Allemagne et la France, car « il s’agit actuellement d’un format clé pour l’avenir de l’Europe, et aussi pour le soutien à l’Ukraine », a-t-il également souligné.

    Toutefois, en raison de la situation en France, certaines questions pourraient être reportées, a-t-il ajouté.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 23.03.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 23.03.23

    Bonjour à tous, dans le flash quotidien des expatriés du jeudi 23 mars, on fait le point sur la grève générale en France et hors de France ! 

    En effet, la mobilisation contre la réforme des retraites, adoptée grâce au 49.3, ne faiblit pas. Ce jeudi 23 mars 2023, pour la neuvième journée de mobilisation, l’intersyndicale appelle à la grève générale, la France sera paralysée mais pas seulement ! 

    Trafic perturbé 

    La SNCF prévoit donc un trafic « très perturbé ». Ainsi elle ne sera en mesure de faire rouler que la moitié des TGV Inoui et Ouigo et le tiers des TER. Du coté des avions, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a demandé aux compagnies aériennes d’annuler 30 % de leurs vols jeudi à Paris-Orly et 20 % dans d’autres aéroports en raison de la grève de contrôleurs aériens. Les plateformes concernées par la suppression d’un vol sur cinq seront : Marseille-Provence, Toulouse-Blagnac et Lyon-Saint-Exupéry.

    aéroports européens

    Education nationale 

    Que ce soit en France ou hors de France, les professeurs et personnels administratifs devraient se mobiliser fortement pour cette journée. Hors de France, le personnel n’est pas soumis à une obligation de déclaration de grève 48h en amont, les syndicats n’ont donc pas pu nous communiquer de chiffres comme en France où on annonce 50% de grévistes, cependant on peut s’attendre au minimum à la même adhésion que lors des précédentes journées.

    Lyc

    Ministère des Affaires étrangères 

    Du côté du ministère des Affaires étrangères, la mobilisation fut en dents de scie au cours de ces deux derniers mois. Mais ce 23 mars, la CFDT, syndicat majoritaire, appelle aussi à la grève. On peut donc s’attendre à retrouver de nombreux consulats et ambassades portes closes.

    Grève au ministère des affaires étrangères

    On conclut en vous signalant de nombreuses manifestations de citoyens prévues devant les consulats ou les ambassades à Berlin, Madrid, Rabat, Caracas et bien d’autres. C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour faire le bilan de cette journée de grève générale. 

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Grève générale, à quoi s’attendre en France et à l’étranger ?

    Grève générale, à quoi s’attendre en France et à l’étranger ?

    La mobilisation contre la réforme des retraites, adoptée grâce au 49.3, ne faiblit pas. Ce jeudi 23 mars 2023, pour la neuvième journée de mobilisation, l’intersyndicale appelle à la grève générale , la France sera paralysée. Hors de France, les syndicats du ministère des Affaires étrangères comme ceux des réseaux scolaires appellent à se joindre au mouvement national. Ici et là des manifestations devant les ambassades ou les consulats sont aussi prévues ! On fait le point pour les Français de l’étranger.

    Emmanuel Macron veut promulguer la loi

    Lors d’une interview ce mercredi 22 mars, Emmanuel Macron veut maintenir la très contestée réforme des retraites. « Ce texte va poursuivre son chemin démocratique« , avance le président, qui souhaite toujours une application « d’ici à la fin de l’année« .

    Emmanuel Macron a reconnu la « légitimité » des syndicats, « protégée par la Constitution« . Toutefois, alors que l’intersyndicale organise une 9e journée de mobilisation contre la réforme ce jeudi, il a « regretté qu’aucune force syndicale n’ait proposé un compromis« .

    En ce qui concerne les partis politiques d’opposition, vent debout contre ce texte, le président regrette que « le projet de toutes les oppositions et de tous ceux qui s’opposent » à la réforme des retraites est le « déficit« , qu’il a comparé à une « formule magique« .

    Une intervention qui n’a évidemment pas satisfait les syndicats ou l’opposition, lançant une séquence de 36 heures de tensions sociales dans les rues de France.

    Emmanuel Macron le mercredi 22 mars dans les JT du 13h

    Transports : le trafic « très perturbé » 

    La circulation des trains en France sera « très fortement perturbée » jeudi 23 mars dans le métro et le RER en Île-de-France ainsi que pour les trains et TER, ont annoncé la RATP et la SNCF.

    La SNCF prévoit donc un trafic « très perturbé ». Ainsi elle ne sera en mesure de faire rouler que la moitié des TGV Inoui et Ouigo et le tiers des TER.

    Aucun train Intercités ne roulera à l’exception de deux allers-retours Paris-Clermont et Paris-Brive. Pour les transiliens, il y aura un train sur deux pour la ligne K, un sur trois pour les lignes H, J, L, N, P et U.

    La SNCF « invite tous les voyageurs qui en ont la possibilité à privilégier le télétravail ou à différer leurs déplacements ».

    Aérien : 30 % des vols annulés à Paris-Orly

    La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a demandé aux compagnies aériennes d’annuler 30 % de leurs vols jeudi à Paris-Orly et 20 % dans d’autres aéroports en raison de la grève de contrôleurs aériens. Les plateformes concernées par la suppression d’un vol sur cinq seront : Marseille-Provence, Toulouse-Blagnac et Lyon-Saint-Exupéry.

    Education : moins de mobilisation hors de France

    Que ce soit en France ou hors de France, les professeurs et personnels administratifs devraient se mobiliser fortement pour cette journée.

    Entre 40 et 50 % des professeurs du primaire seront en grève jeudi, prévoit mercredi le Snuipp-FSU, premier syndicat dans les écoles maternelles et élémentaires. Le syndicat s’attend à de fortes mobilisations dans de nombreux départements comme les Bouches-du-Rhône, les Pyrénées-Orientales ou la Haute-Vienne avec plus de 50 % de grévistes, la Seine-Saint-Denis (55 %) ou encore Paris avec 70 % de professeurs des écoles en grève.

    Hors de France, le personnel n’est pas soumis à une obligation de déclaration de grève 48h en amont, les syndicats n’ont donc pas pu nous communiquer de chiffres comme en France, cependant la mobilisation sera surement moins forte que lors des précédentes journées comme nous l’indique Adrien Guinemer Chargé de mission « Hors de France » : AEFE, MLF, MEAE, trésorerie, numérique, communication et Hors de France.

    « Malheureusement la mobilisation par la grève faiblit. Les collègues savent qu’ils auront plusieurs retenues sur salaire. Pout autant, l’opposition à la réforme reste très forte.« 

    Adrien Guinemer Chargé de mission « Hors de France » : AEFE, MLF, MEAE, trésorerie, numérique, communication et Hors de France

    Ministère des Affaires étrangères

    Du côté du ministère des Affaires étrangères, la mobilisation fut en dents de scie au cours de ces deux derniers mois. Mais ce 23 mars, la CFDT, syndicat majoritaire, appelle aussi à la grève.

    « Face à la surdité et l’entêtement du gouvernement,  la CFDT appelle, en intersyndicale, à participer à une nouvelle journée de mobilisation le 23 mars 2023« 

    Communiqué de la CFDT

    On peut donc s’attendre à retrouver de nombreux consulats et ambassades portes closes.

    Mobilisation citoyenne des Français de l’étranger

    Si les portes resteront fermées, c’est aussi parce que nombreuses associations ou sections de parti politique de Français de l’étranger ont décidé d’organiser des manifestations devant les enceintes diplomatiques françaises.

    En Allemagne, les représentants de la NUPES se sont associés à IG Metall, le plus grand syndicat allemand, appellent à un rassemblement devant l’ambassade de France à Berlin le mardi 23 mars à 18h00. En Espagne, au Maroc, en Amérique latine, des actions sont aussi prévues.

    Et après ?

    Le sociologue Guy Groux émet trois hypothèses sur BFMTV pour la suite de la contestation: « des manifestants qui se fatiguent (mais c’est peu probable), de plus en plus de monde dans ces manifestations avec des lieux publics occupés, ou que le gouvernement suspende momentanément sa réforme« .

    Le politologue de l’université de Bourgogne Dominique Andolfatto sur CNEWS fait une autre lecture : « si le mouvement social actuel évolue vers des formes d’actions qui prennent des traits d’émeutes, il ne durera pas longtemps car l’opinion publique va le condamner et ne plus aller dans les manifestations syndicales« .

    On le voit, la situation est hasardeuse et personne ne peut anticiper l’évolution du mouvement. Mais en écoutant l’interview d’Emmanuel Macron de ce jour, on comprend que chacun, pour l’instant, campe sur ses positions.

  • Meyer Habib : « Si j’avais fait la moindre infraction, j’aurais été déclaré inéligible »

    Meyer Habib : « Si j’avais fait la moindre infraction, j’aurais été déclaré inéligible »

    Le Conseil constitutionnel, saisi par Mme Deborah Abisror–de Lieme, déjà candidate en juin 2022, a statué le 03 février 2023 sur la validité des opérations d’assistance au vote qu’avaient mis en place les soutiens du député élu Meyer Habib (UDI) ainsi que sur la légalité des « appels à voter pour lui » d’Israéliens le jour du vote.

    Le dimanche 02 avril, les électeurs de la VIIIème circonscription des Français de l’étranger (bassin Est de la Méditerranée soit Chypre, Grèce, Israël, Italie, Malte, Saint Marin, le Saint Siège et la Turquie) sont donc appelés à voter pour choisir leur député. Les électeurs peuvent participer au scrutin en votant en ligne du 24 au 29 mars 2023.

    Ecoutez le podcast avec Meyer Habib

    « Un sentiment d’injustice « 

    On commence ce podcast sur les raisons qui ont poussé le Conseil constitutionnel à annuler son élection dans la VIIIème circonscription des Français de l’étranger :

    • L’organisation par ses soutiens d’une plateforme téléphonique d’aide au vote en ligne
    • La publication par des personnalités israéliennes de posts appelant à voter pour lui sur les réseaux sociaux pendant la période de silence.

    Avec beaucoup d’émotion, le député depuis 2013 de la circonscription, Meyer Habib, revient sur cet épisode qui fut marqué par un profond sentiment d’injustice.

    Pour lui, le Conseil constitutionnel a été manipulé par son adversaire Déborah Abisror-De Lieme (candidate pour Renaissance). Meyer Habib affirme dans ce podcast que son adversaire a présenté des faux à l’instance juridique suprême de notre Nation.

    Ce qui, selon ses propos, ne serait pas une première pour la jeune Déborah Abisror-De Lieme qui aurait été déjà prise « la main dans le sac » lors de ses précédents postes tout au long de sa carrière professionnelle. On vous laisse découvrir les détails dans le podcast.

    « Je veux bien être battu à la régulière mais pas avec ces méthodes »

    Meyer Habib, candidat dans la VIIIème circonscription

    Le vote en ligne

    Deux autres circonscriptions sont aussi amenées à renouveler le scrutin mais dans leurs cas c’est une défaillance du système de vote en ligne qui est à l’origine des annulations.

    Avec Meyer Habib, on fait le point sur ce mode de participation pour l’instant réservé aux Français de l’étranger. S’inspirant de ses expériences comme observateur d’élections, comme aux USA, Meyer Habib est pour le déploiement de cette technologie mais qu’il conditionne à une maîtrise de celle-ci par les opérateurs en charge du scrutin.

    L’apprentissage du français

    En pleine semaine de la francophonie, nous ne pouvions pas évoquer le dynamisme de notre langue dans le bassin méditerranéen. Le premier outil pour promouvoir notre idiome, c’est de le transmettre aux enfants français de la circonscription.

    Sur ce point Meyer Habib regrette la baisse des dotations à l’AEFE (en euro constant), la disparition de la réserve parlementaire qu’il affectait, pour sa part, aux associations francophones et le désintérêt de la majorité pour ce sujet pourtant majeur.

    « Les moyens ont été baissés, j’ai présenté des amendements, qui n’ont pas été votés. »

    Meyer Habib, candidat dans la VIIIème circonscription

    Au fil de la conversation, le sujet du STAFE a été décrypté par le candidat dans la VIIIème circonscription des Français de l’étranger. Un dispositif qui devait rendre plus transparent et compréhensible le financement des associations, un objectif totalement loupé pour Meyer Habib.

    La CSG/CRDS

    Qui dit financement, dit recettes ! On glisse donc naturellement sur le sujet de la CSG/CRDS. Redevable par les Français résidant hors de l’UE sur leurs revenus issus de France, elles ne le sont pas pour ceux qui se sont expatriés au sein de l’espace européen. Une situation qui crée une différence de traitement entre Français et que Meyer Habib connait bien puisque dans sa circonscription, il y a des pays membres et d’autres hors UE. Evidemment, le candidat continuera de porter ce combat à l’Assemblée nationale s’il est réélu.

    Toujours sur le thème de la fiscalité, on revient sur les cas de double imposition de retraités français en Grèce ou en Italie.

    « Je le dis avec beaucoup de satisfaction, nous y sommes arrivés en Grèce ! « 

    Meyer Habib, candidat dans la VIIIème circonscription

    Le lien avec la France

    Meyer Habib, comme beaucoup de parlementaires, s’inquiète de la fermeture des comptes bancaires en France et le non-respect du droit au compte dans de bien trop nombreux cas. Et le candidat voudrait aller plus loin en créant un « droit à l’emprunt pour les Français de l’étranger en France ».

    Pour lui, il faut mettre en place un environnement plus attractif pour favoriser le retour des Français de l’étranger, en leur permettant d’acheter mais aussi en réduisant le délai minimum de cotisation en France pour accéder à la couverture sociale à 10 ans au lieu de 15 comme mis en place par la majorité présidentielle lors du précédent mandat.

    Il s’engage aussi à soutenir « la résidence de repli », un projet « Les Républicains » qui permettrait aux Français de l’étranger de détenir un bien en France sans être sanctionné par le régime de résidence secondaire. Une proposition de loi, similaire à la « résidence d’attache » proposée par LREM dans le programme présenté en 2022, mais qui ne fut pas adoptée. Une attitude du parti présidentiel que Meyer Habib ne comprend pas.

    La réforme des retraites

    Alors qu’on entame la dernière partie du podcast, Meyer Habib analyse la situation en France alors qu’Emmanuel Macron tente d’imposer sa réforme des retraites.

    « Dans la réforme des retraites, tout a été fait à l’envers !« 

    Meyer Habib, candidat dans la VIIIème circonscription

    Sans renier le besoin de réformer notre système, il s’interroge sur la méthodologie choisie par le gouvernement pour introduire ce projet de loi. Face à la réaction populaire, Meyer Habib s’inquiète de la possible évolution des événements alors que les « banlieues grondent« .

    « Je suis inquiet pour ce qui se passe en France« 

    Meyer Habib, candidat dans la VIIIème circonscription

    Politique internationale et migration

    Meyer Habib a voulu aussi parler de la situation internationale. Il évoque ainsi les risques sécuritaires que la guerre en Ukraine niche au coeur de l’Europe.

    Mais il s’interroge aussi sur la politique migratoire, député des Français d’Italie depuis 2013, il connait bien les problématiques liées aux flux migratoires méditerranéens. Pour lui, l’Europe ne « peut accueillir toute la misère du monde » et on doit rester attentive aux tentatives de déstabilisations portées par les mouvements radicaux islamistes.

    Travailler au service de la France

    On conclut ce podcast en évoquant ce que ferait Meyer Habib s’il était élu, soutien ou non au gouvernement. Avec pragmatisme, Meyer Habib s’engage à voter les lois qui lui sembleront bonnes pour la Nation et s’opposera au reste. Dans tous les cas, il restera fidèle au groupe « Les Républicains » où il a décidé de siéger depuis la disparition du groupe UDI.

    Tous ses arguments, il les a transmis aux Français de l’étranger au cours de déplacements aux 4 coins de la circonscription et il terminera la campagne en battant le pavé en Israël, le coeur électoral de la VIIIème.

    Les autres candidats pour la 8ème circonscription :

    Mme ABISROR-DE LIEME (Deborah), remplaçant M. AREL (Antoine) ;
    M. SIKSIK (Serge), remplaçant M. SCANDELLA (Jean-Louis) ;
    Mme DE CAUSANS (Juliette), remplaçant M. ATTAMAN (Pierre) 
    Mme ODELIN (Michelle), remplaçante Mme ARTEMALE (Annabelle) ;
    Mme LERER (Yael), remplaçante Mme VERRI (Flavia) ;
    M. CHAOUAT (Frédéric), remplaçante Mme FREGEZ (Valerie) ;
    Mme LEHMANN (Hélène), remplaçant M. STEINFELD (Jean-Alain).

  • Mali : Retour sur la captivité d’Olivier Dubois

    Mali : Retour sur la captivité d’Olivier Dubois

    Cela faisait 23 mois qu’Olivier Dubois était otage au Mali. Tout au long de ces mois de captivité, ses proches n’ont cessé de se mobiliser. Retour sur ces longs mois d’attente, jusqu’à la libération du journaliste lundi au terme de 711 jours de détention.

    Libéré le 20 mars

    Enlevé à Gao, au Mali, c’est à l’aéroport de Niamey, capitale du Niger, que notre confrère, correspondant au Mali, également pour le quotidien Libération et le magazine Jeune Afrique, a atterri cet après-midi. « Je me sens fatigué mais je vais bien », a-t-il déclaré à sa descente de l’avion, souriant et visiblement ému, vêtu d’une chemise blanche ouverte sur un tee-shirt et d’un pantalon beige.

    « C’est énorme pour moi d’être là, d’être libre, je voulais rendre hommage au Niger pour son savoir-faire dans cette mission délicate et rendre hommage à la France et à tous ceux qui m’ont permis d’être là aujourd’hui »

    Olivier Dubois le 20 mars 2023 après sa libération

    Aux côtés d’Olivier Dubois, s’appuyant sur une canne, cheveux blancs, l’humanitaire américain Jeffery Woodke, enlevé en octobre 2016, cette fois, au Niger, a également été libéré.

    Les circonstances de leur libération restent pour l’heure inconnues.

    Olivier Dubois avant son enlèvement ©AFP – 2020 Mali

    En France le 21 mars

    Sur le tarmac de la base militaire de Villacoublay, où il a atterri au lendemain de sa libération à Niamey, la joie semble incommensurable. Un large sourire ne le quitte plus alors qu’il vient de retrouver sa femme, ses deux enfants, sa sœur et son père.

    Les premiers échanges avec eux ? « Les mots fusent et on ne s’en souvient pas » mais l’émotion est forte. « C’est physique !« , raconte-t-il. « Je me sens mieux, vraiment mieux« , souffle-t-il. « Hier, je n’y croyais pas quand je suis arrivé à l’aéroport [de Niamey] et je commence à réaliser petit à petit« , poursuit-il. « Là ça y est, j’ai vu ma famille, c’est effectif, je suis libre !« . Sa sœur, Canèle Bernard, acquiesce en rigolant.

    Olivier Dubois reconnait qu’au cours de sa longue détention – 711 jours – :

    « il y a eu des épisodes difficiles. Mais je tiens à dire que je n’ai ni été maltraité, ni humilié, ni frappé, ni quoi que ce soit ». Et il savoure sa chance d’être libre même s’il s’avoue « très, très fatigué » et qu’une partie de sa tête « est encore là-bas ».

    Olivier Dubois le 21 mars 2023 à Paris

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Légalisation du cannabis : la France va suivre « de près » le projet de loi allemand

    Légalisation du cannabis : la France va suivre « de près » le projet de loi allemand

    Alors que l’Allemagne s’engage sur la voie de la légalisation du cannabis récréatif dès 2024, le gouvernement français entend surveiller étroitement l’évolution du cadre législatif de son voisin européen

    Le ministre allemand de la Santé Karl Lauterbach a présenté à la Commission européenne jeudi (16 mars) un projet de loi visant à légaliser la vente de cannabis à des fins récréatives dès l’année prochaine.

    Un projet que François Braun, le ministre français de la Santé, a eu l’occasion d’évoquer avec son homologue allemand lors du conseil EPSCO (Emploi, politique sociale, santé et consommateurs) à Bruxelles mardi (14 mars). 

    « La France suivra de près l’évolution du cadre législatif allemand, notamment pour ce qui a  trait à son impact potentiel sur les régions transfrontalières », a déclaré le cabinet du ministère de la Santé à EURACTIV France. 

    Selon Bernard Basset, président de l’association Addictions France, si l’Allemagne légalise l’usage récréatif du cannabis, cela aurait des « influences directes sur la France ». 

    « En Europe, les frontières sont très perméablesPasser du cannabis de l’Allemagne en France, ça va être le grand sport d’emblée », a déclaré M. Basset à EURACTIV France.

    « La tentation sera évidente », ajoute-t-il.

    L’association Addictions France se positionne en faveur d’une légalisation du cannabis, notamment pour lutter contre le traffic de drogue.

    Alors que la France compte environ 900 000 usagers quotidiens de cannabis, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, Emmanuel Macron s’oppose à la légalisation du cannabis.

    Le 9 mars dernier, le gouvernement a publié sa stratégie interministérielle de mobilisation contre les conduites addictives 2023-2027. Celle-ci prévoit une intensification de la politique de lutte contre les trafics de stupéfiants.

    La législation française, l’une des plus sévères

    Pour l’heure, la France reste opposée à la légalisation du cannabis et maintient l’une des législations les plus restrictives en Europe. 

    « Les responsables politiques français ont une approche morale qui n’est pas efficace en termes de santé publique », analyse le président de l’association Addictions France. 

    Et ce ne sont pas les chiffres qui diront le contraire : la France est le deuxième pays européen en matière de consommation de cannabis. 

    44,8 % des Français entre 15 et 64 ans ont déjà consommé au moins une fois du cannabis dans leur vie, selon un rapport de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OFDT) publié en septembre 2021.

    À titre d’exemple, ce chiffre est de 37,5% pour l’Espagne et 38,4% pour le Danemark. Aux Pays-Bas, où le cannabis est en vente libre, le chiffre est de 27,7%. 

    Dans l’Union européenne, de nombreux pays ont dépénalisé la consommation de cannabis comme l’Espagne, le Portugal ou encore les Pays-Bas où les consommateurs n’encourent ni amende ni peine de prison. 

    Pourtant, la légalisation du cannabis en Europe est loin d’être une « réussite », avait estimé Valérie Saintoyant déléguée de la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca), lors du audition devant la commission des Affaires sociales du Sénat le mercredi 18 janvier.

  • Le Royaume-Uni, un inquiétant excès de mortalité 

    Le Royaume-Uni, un inquiétant excès de mortalité 

    L’épidémie de Covid s’est traduite par une forte augmentation de la mortalité. Des pays, comme la Russie, les États-Unis, le Brésil ou le Royaume-Uni, ont été plus touchés que d’autres. Le Royaume-Uni se distingue de ses partenaires par une progression du nombre de décès qui avait commencé avant la crise sanitaire et qui tend à se poursuivre depuis. 

    À la différence des autres Européens, l’espérance de vie des Britanniques a stagné dès le début des années 2010. À la naissance, elle s’élève à 81 ans en 2022, contre 80,1 ans en 2011. Si cette espérance de vie avait continué à croître comme dans les années 1980/2010, elle aurait dû dépasser 83 ans en 2022. Selon les calculs de « The Economist », entre 2012 et 2022, 700 000 Britanniques seraient morts de manière anticipée.

    Inégalités sociales devant la mort 

    La disparition des gains d’espérance de vie est avant tout de nature sociale. Entre le quartier le plus riche de Londres (Kensington) et le plus pauvre (Newham – Stratford), l’écart d’espérance de vie a augmenté pour atteindre plus de 18 ans pour les hommes. L’écart d’espérance de vie entre une femme dont les revenus sont parmi les 10 % les plus faibles et une femme dont les revenus figurent parmi les 10 % les plus élevés est passé de 6,8 à 7,7 années de 2011 à 2017. Pour les hommes, les écarts respectifs sont de 9 et 9,5 ans sur la même période. 

    La stagnation de l’espérance de vie touche toutes les tranches d’âge. Les taux de mortalité ont stagné chez les nourrissons et augmenté chez les jeunes adultes et les personnes âgées entre 35 et 50 ans à la différence des évolutions constatées dans les autres pays européens. En neutralisant les effets de la Covid sur la mortalité (650 000 décès), l’excès de mortalité est évalué à 250 000.

    Drogue, alcool, suicide 

    Comme aux États-Unis, la mortalité liée à la consommation de stupéfiants est en progression. L’alcool et le suicide sont également pointés du doigt. Les morts violentes chez les jeunes (accidents de voiture et criminalité) sont également en hausse. L’Écosse est en première ligne pour les décès liés à la drogue. Le taux de mortalité lié à ce facteur y est quatre fois plus élevé qu’en Angleterre ou au Pays de Galles. Le Royaume-Uni est confronté à un déficit de prévention, de diagnostics et de soins. 

    L’accès aux médecins et aux traitements est de plus en plus difficile sur certaines parties du territoire. Les hôpitaux sont saturés et sont contraints de reporter des opérations. Si ce phénomène s’est accentué avec la pandémie, il était déjà notable auparavant. Les Britanniques les plus pauvres sont diagnostiqués bien plus tard que ceux qui figurent parmi les 20 % les plus aisés. Pour le cancer, les premiers sont 20 % plus nombreux que les seconds à être diagnostiqués d’un cancer à un stade élevé.

    Piquet de grève devant un hôpital en janvier 2023 à Londres ©Reuters/AFP

    Un système fonctionnarisé 

    La prévention dispose au Royaume-Uni de moyens financiers faibles, moins de 2 % du budget total de la santé. Or, des actions de sensibilisation et le recours à des diagnostics préventifs permettraient une augmentation de l’espérance de vie d’au moins un an. 

    Au Royaume-Uni, la question de la présence des médecins dans les quartiers les plus pauvres se pose tout comme en France. Un médecin avec un cabinet dans une ville où les habitants ont des faibles revenus a 10 % de patients de plus et 7 % de revenus de moins que celui qui est installé dans une ville cossue. 

    Le système de santé britannique diffère de celui de la France, en étant fonctionnarisé. Il n’en connaît pas moins les mêmes problèmes. L’acuité de ces derniers apparaît même plus élevée au vu des données sur l’espérance de vie. Le vieillissement de la population et les changements de mode de vie génèrent un surcroît de mortalité. 

    La médecine, construite pour une population jeune et en augmentation dans un contexte de forte croissance, doit se transformer pour gérer un nombre croissant de personnes âgées. Le maintien d’un lien direct entre des équipes de santé et les patients constitue une priorité mais bute sur les effectifs disponibles et les capacités d’organisation des systèmes de santé de part et d’autre de la Manche.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 22.03.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 22.03.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés du mercredi 22 mars. Aujourd’hui, jour des enfants, on parle du conseil d’administration de l’AEFE, du rapport du GIEC et de l’interview tant attendue du président de la République ce jour à 13h (heure de Paris). 

    Instituts régionaux de formation, validation des comptes et soutien aux établissements en difficulté

    C’était le programme du conseil d’administration validant l’année 2022 de l’AEFE qui s’est tenu la semaine dernière. Tout d’abord, pour la deuxième année consécutive les comptes ont été validés par un organisme indépendant. Une bonne nouvelle après des décennies d’opacité que la Cour des comptes dénonçait régulièrement. Autre succès, le déploiement des 16 IRF à travers le monde qui sont désormais tous opérationnels et dont les premiers professeurs certifiés devraient officier à la rentrée 2024. Les 26 membres du conseil ont aussi validé des aides extraordinaires pour les établissements au Liban et en Ukraine. 

    Conseil d’administration de l'AEFE

    Les scientifiques s’alarment pour le climat 

    Dans un rapport compilant les 15 dernières années, le GIEC a émis un constat sans appel« La lenteur du monde à agir pour s’attaquer à la crise climatique est en train de miner nos chances de limiter le réchauffement à un seuil viable ». Pour eux, « Si nous ne réduisons pas radicalement nos émissions, aucune somme d’argent ni aucun effort consacré à l’adaptation ou aux pertes et dommages ne permettra à l’humanité de faire face aux catastrophes qui se produiront ». 

    GIEC

    Emmanuel Macron au 13h 

    Une intervention télévisée pour faire redescendre la pression. Après le rejet à 9 voix près seulement de la motion de censure transpartisane et la multiplication des mobilisations spontanées contre la réforme des retraites, Emmanuel Macron veut reprendre la main. La présidence insiste sur « le choix du contradictoire » puisque le président de la république sera interviewé par Marie-Sophie Lacarrau et Julian Bugier. Ce sera la première fois que ces journalistes intervieweront le président. Cependant, selon les observateurs, il ne faut pas s’attendre à de grandes annonces. Les syndicats ont prévenu, si Emmanuel Macron n’annonce pas le retrait de la réforme des retraites, la mobilisation continuera. 

    voeux pour 2023

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour un nouveau bulletin.

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger