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  • La dépendance suicidaire de l’Europe aux médicaments « made in China »

    La dépendance suicidaire de l’Europe aux médicaments « made in China »

    Alors que l’épidémie de Covid-19 ravive les craintes de pénuries graves de médicaments, les appels à relocaliser la fabrication des ingrédients pharmaceutiques se multiplient. Un article de notre partenaire European Data Journalism Network et traduit de l’anglais au français par Euractiv.

    Il aura suffi d’un battement d’ailes de papillon dans un village en Asie ; ou de fièvre et d’une toux sèche chez un ouvrier le long d’une ligne d’assemblage dans la province du Zhejiang, en Chine de l’Est, pour compromettre la vaste logistique du commerce mondial, au risque de priver des millions d’Européens de smartphones, de tablettes et d’écrans plats ; de mocassins, de chaussettes et de peluches fourrées – et, plus préoccupant : de médicaments.

    Accroc à « l’usine du monde », la sécurité de la chaîne d’approvisionnement du médicament vers l’Europe est en effet en danger.

    Curieusement, ce ne sont pas les nouveaux médicaments, souvent plus coûteux et qu’on substitue aux « anciens », qui sont vulnérables (« ceux-là sont rarement en rupture de stock », note Jean-Pierre Vernant, hématologue à la Pitié-Salpêtrière à Paris), mais les génériques – les équivalents moins chers des produits de marque -, qui jouent pourtant un rôle crucial dans l’accès à des soins de qualité partout en Europe.

    Les facteurs sont multiples, mais le choix fait par le Big Pharma européen, dans une course effrénée au profit ces trente dernières années, de renoncer à produire localement pour se fournir massivement en Chine en ingrédients pharmaceutiques actifs (IPA) – la partie du médicament qui produit ses effets thérapeutiques –, fut déterminant.

    Aujourd’hui, des antibiotiques très utilisés comme l’amoxicillin, des antidouleurs comme l’aspirine et le paracétamol, les vaccins contre l’hépatite B, ou encore des anticancéreux vitaux comme le busultan et l’acide zolédronique, sont régulièrement touchés.

    En France, 538 médicaments d’« intérêt thérapeutique majeur » ont connu une pénurie en 2017, selon l’agence nationale de sécurité du médicament. Douze fois plus qu’il y a dix ans.

    Aux Pays-Bas, on rapporte 2 044 produits en pénurie ou sous tension au cours de la première moitié de l’année 2019 (contre 1390 l’année précédente), contraignant des patients à se priver de prescription, ou à se rabattre sur des produits moins efficaces.

    Tout miser sur la Chine, c’est s’exposer périodiquement à des aléas qui nous échappent. Scandale de l’héparine en 2008 ; fermeture forcée de 150 sites de production pour mise aux normes environnementales entre 2016 et 2018 ; ou encore – dernière histoire d’horreur en date -, le cas du valsartan, composant de médicaments contre l’hypertension, et retrouvé contaminé à la nitrosamine en juillet 2018 (un produit cancérigène servant de carburant liquide à la propulsion des fusées), déclenchant un rappel mondial.

    Dans ce contexte, le Covid-19 – dont l’épidémie vient perturber la production d’IPA en Chine de l’Est, causant des pénuries de matière première en Inde, qui s’est spécialisée à son tour dans l’exportation des formules finies –, n’est au fond que la dernière frayeur d’une longue litanie de désastres.

    Reste que, pour le ministre de l’Économie, Bruno Lemaire, cet épisode « change (enfin) la donne ».

    En réponse à la crise, il appelle désormais à repenser la mondialisation, qualifiant l’hyper- dépendance de l’Europe à la Chine d’ « irresponsable et de déraisonnable » – une déclaration iconoclaste, de la part d’un ancien défenseur acharné du dogme de la compétition libre et non faussée.

    Puisque les demi-mesures n’y suffisent plus (renforcement des contrôles sur site par l’EMA ; diversification des sources d’approvisionnement – ce qui s’avère parfois impossible, certains ingrédients provenant d’une seule source chinoise certifiée), il serait donc grand temps de s’attaquer à la racine – un avis que partage Christoph Stoller, le président de Medicines for Europe, une association d’industriels du générique. Il est grand temps de rapatrier la production d’IPA essentiels vers l’Europe.

    Paradoxalement, cette dynamique est déjà à l’œuvre depuis environ 2013, du moins partiellement. Échaudés par une certaine instabilité politique en Asie, et des scandales sanitaires à répétition, les grands labos se retournent peu à peu vers l’Europe, en quête de fournisseurs fiables et de qualité.

    Mais cela concerne avant tout les IPA à haute puissance (HPAPIs), entre autres principes lucratifs, utilisés dans une nouvelle génération de médicaments efficaces à plus faible dose, et dont les principes actifs ne représentent qu’environ 10 % du coût de fabrication (contre 40 % pour les génériques), selon une étude du ministère français de l’Économie et des Finances.

    À titre d’exemple, Sanofi vient d’annoncer un plan de montée en puissance de sa production d’IPA en Europe, à travers le regroupement, en une entité indépendante, de ses sites en Italie, en Allemagne, au Royaume-Uni, en France et en Hongrie, avec l’ambition de devenir le second acteur mondial du secteur d’ici à 2022, mais rien n’indique que les ingrédients à haut-volume et faible rentabilité, indispensables à la fabrication des génériques, seront de la partie.

    À noter que l’Europe n’est pas seule à s’être ainsi enlisée. Aux États-Unis, 80 % des antibiotiques viennent de Chine, selon le département du commerce – soit 95 % de l’ibuprofen, 91 % de l’hydrocortisone et 45 % de la pénicilline. En dépit des menaces du président Trump de frapper de tarifs les importations chinoises, les produits médicaux restent jusqu’à présent épargnés, laissant les IPA hors du champ de la guerre commerciale entre les deux pays.

    Quant à l’Inde, surnommée « la pharmacie du monde », en raison de sa position de leader dans les exportations de produits finis – et qui, de même que l’Europe, s’auto-suffisait en IPA avant de rejoindre l’OMC en 1995 –, elle dépend aujourd’hui à 70 % des ingrédients et intermédiaires chinois, selon le directoire général de l’intelligence commerciale et des statistiques. D’importants efforts, ces cinq dernières années, d’investissements publics et d’accords d’achat garanti par l’état, n’y auront rien changé.

    C’est que, à coût du travail comparable, le différentiel du prix des IPA indiens subsiste face à la Chine, dont le grand atout, ici comme ailleurs, tient à sa démesure. Elle lui autorise des économies d’échelle inégalées.

    Au cours des vingt dernières années, l’empire du Milieu s’est en effet constitué un formidable arsenal de production d’IPA. Tournant à 70 % de ses capacités (contre 30-40 % en Inde), elle permet à ses entreprises de pratiquer des prix 30 à 40 % inférieurs à la moyenne mondiale – ce, en dépit d’une augmentation des salaires et de la mise en œuvre de normes environnementales plus contraignantes.

    Outre des climats variés, propices à la production d’une large gamme d’IPA (entre 1 500 et 2 000), les fabricants chinois bénéficient par ailleurs des largesses de l’Etat, ainsi que du soutien des banques publiques, sous forme de prêts à taux dérisoires.

    Ainsi, Zhejiang Huahai Pharmaceutical (ZHP), leader incontournable des ingrédients de médicaments contre l’hypertension et Alzheimer, s’est vu octroyé $44,4 million de subventions en 2018, selon un rapport financier publié par la compagnie.

    En 2019, la production chinoise, intermédiaires inclus, atteignait 9,5 millions de tonnes (2,5 tonnes d’IPA), dont 1,9 million écoulées en Europe. Ses exportations ont crû au rythme annuel de 3,8 % en moyenne ces dernières années, et s’élèvent aujourd’hui à environ 30 milliards de dollars.

    Une dynamique appelée à se poursuivre : des médicaments brevetés d’une valeur estimée à 160 milliards d’euros sont en effet sur le point de passer dans le domaine public, entre 2020 et 2024.

    Quant à l’Europe, telle semble être la question :

    Comment, face au dumping salarial et social asiatique – handicapée par ailleurs, disent certains, par une structuration des prix du médicament faisant obstacle à une production rentable sur le continent -, relocaliser la fabrication d’IPA génériques, sans causer une hausse des prix, ou assécher les moyens affectés à la recherche et développement ?

    Faux problème, rétorque le Roosevelt Institute, un groupe de réflexion étasunien basé à New York, pour qui c’est l’usage fait des profits au détriment des patients qui interpelle.

    En ces temps de grande prospérité pour les labos pharmaceutiques, les montants colossaux engrangés sont en effet confisqués par les actionnaires et les dirigeants, au préjudice de l’investissement productif. Selon son étude, 7 des 10 principaux acteurs américains choisissent d’allouer plus de 100 % des profits à cet effet ; dont AbbVie (318 %), Eli Lilly (202 %), Merck (232 %) et Pfizer (182 %).

    Quoi qu’il en soit, sans une approche de long terme au niveau Européen – ce que préconise l’EFCG, un lobby basé à Bruxelles représentant les fabricants européens d’IPA –, consistant à stimuler les investissements, émuler la R&D et accélérer l’homologation des principes essentiels, il est peu probable que l’Europe parvienne à recouvrer son indépendance.

    Un travail de longue haleine. Il faut deux ans pour transférer un seul produit vers un site de production existant, selon les experts du secteur. Cela inclut la mise aux normes, la mise en œuvre des protocoles de stabilité, le passage à grande échelle etc., et cela nécessite une armée de techniciens. Cinq ans pour concevoir, bâtir et qualifier une usine en partant de rien.

    Pour autant, la situation n’est pas désespérée.

    Aux États-Unis, exaspérés par les pénuries et les prix exorbitants des médicaments, 900 hôpitaux se sont résolus à combiner leurs forces en 2018 pour lancer Civica RX, un fabricant de génériques à but non-lucratif.

    Ses débuts sont encourageants. Après un premier lot de vancomycin hydrochloride, un antibiotique injectable, livré fin 2019, le fabricant vient de s’associer au Danois Xellia et à l’Anglais Hikima pour produire 14 autres médicaments essentiels.

    Une initiative qui pourrait bien faire tache d’huile, y compris en Europe.

    « On a clairement rendu pas mal d’acteurs nerveux dans le secteur », constate Martin Van Trieste, le patron de Civica.

  • Municipales: Philippe évoque un nouveau report du second tour à octobre ou « après »

    Municipales: Philippe évoque un nouveau report du second tour à octobre ou « après »

    La date du report de l’élection sera déterminée par le rapport d’étape sur l’épidémie de coronavirus, qui doit être publié le 23 mai. Le second tour des municipales avait été dans un premier temps repoussé au 21 juin, date qui pourrait être maintenue.

  • Le réseau scolaire à l’étranger sous perfusion ?

    Le réseau scolaire à l’étranger sous perfusion ?

    La crise du Coronavirus aura-t-elle raison du réseau des écoles et des lycées français à l’étranger ?

    C’est une question qui se pose alors que la paralysie est quasi totale sur la planète. En effet  90% des établissements scolaires sont actuellement fermés. Certaines structures comme en Asie sont en confinement depuis plus de 3 mois. Des solutions on-line ont été prévues… Mais les parents  sont aujourd’hui aussi en difficulté de trésorerie et le budget national dédié aux réseaux scolaires à l’étranger est déjà mobilisé.

    Le réseau scolaire Français à l’étranger

    Le réseau d’enseignement français à l’étranger rassemble près de 500 établissements scolaires répartis dans 135 pays. Environ 330 000 élèves y sont scolarisés, dont un peu plus d’un tiers de Français et près de deux tiers d’élèves étrangers.

    Les établissements se divisent en trois catégories (en fonction de l’étroitesse de leurs liens avec l’État français) :

    1. les établissements publics dont la gestion est assurée par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) (74 en 2015). Ces établissements sont aussi dits « établissements en gestion directe » : ils sont des services déconcentrés de l’AEFE, représentée par l’Ambassade de France.
    2. les établissements de droit privé homologués par l’Éducation nationale française et qui ont choisi de passer une convention administrative, financière et pédagogique avec l’AEFE (156 en 2015). Ces établissements sont aussi dits « établissements conventionnés » ; ils sont l’équivalent des établissements privés sous contrat qui existent en France, mais leurs personnels détachés sont des fonctionnaires et non des personnels de l’enseignement privé ;
    3. les autres établissements homologués, partenaires de l’AEFE sont plus de 260. Et on peut citer par exemple la Mission laïque française. Ces écoles, collèges, lycées sont tenus de délivrer un enseignement conforme aux programmes, aux objectifs pédagogiques et aux règles d’organisation applicables en France, dans les établissements de l’enseignement public. Cette homologation n’est pas acquise à titre définitif et les établissements doivent régulièrement se soumettre à une procédure de vérification du respect des critères cités. Elle peut donc être accordée, retirée, limitée à une partie ou étendue à l’ensemble des classes de l’établissement.

    Dans tous les cas, ces établissements sont dépendant des sources de financement locales, totalement ou partiellement (selon leur niveau de lien avec l’Etat Français), c’est à dire principalement du paiement des frais scolaires par les parents d’élèves. La crise du Covid-19 touche évidemment sans distinction les locaux, près de 2/3 des élèves inscrits, comme les Français. Et désormais, c’est donc l’absence de paiements qui plombe les comptes des établissements. Sans garantie de l’Etat, les banques risquent de mettre fin aux cursus scolaires des élèves dans un mois ou deux quand les fonds de roulement seront épuisés.

    A Gauche on demande des bourses exceptionnelles

    Au groupe socialiste de l’Assemblée des Français de l’Etranger, on demande à activer un système de bourses exceptionnelles qui seraient remises aux parents en difficulté.La démarche est donc dédiée à l’accompagnement humain plus qu’à celui des institutions. Il exclut donc de fait ceux qui ne sont pas français.

    La peur principale exprimée par les élus de gauche, c’est le risque de déscolarisation. Ils ne croient pas en de possibles fermetures ou en des réductions de personnels. Pourtant les professeurs contractuels seront les premières victimes en cas d’assèchement des finances. En effet, le détachement par l’éducation nationale étant limitée dans le temps, certains ont fait le choix de suspendre provisoirement leur titularisation comme professeur de l’Education Nationale et de rester dans leur nouveau pays comme professeur avec un contrat de travail local. Que feront-ils si le contrat est rompu? Surement demander leur réintégration et rentrer en France. Comment reconstituer dans ce cas, rapidement, une équipe pédagogique lors de la réouverture des établissements ?

    A droite on exige une prise en charge complète de l’Etat

    Les sénateurs de droite, eux, se sont réunis et parlent d’une voix à travers une proposition de loi déposée au sénat le 31 mars par la sénatrice Joelle Garriaud-Maylam.  Les élus « Les Républicains » proposent de nouveau la création d’un fonds de solidarité pour les Français de l’Etranger. Ce fonds aurait une envergure plus importante car il permettait d’intervenir pour aider les citoyens mais aussi les petites entreprises fondées par des français à l’étranger. Il serait financé par une augmentation de 10% des droits sur l’édition des passeports de tous les français et par un prélèvement de 10% sur les successions sans héritier identifié.

    Déjà proposé et déjà refusé par le gouvernement, les sénateurs comptent prendre à la lettre l’exécutif qui avait évoqué l’improbabilité d’une catastrophe mondiale pour justifier leur refus.. l’improbable s’est pourtant produit.. Une opportunité pour ce fonds ?

    Samantha Cazebonne députée des Français de la péninsule ibérique et de monaco au micro de la French Radio Portugal

    Les élus LREM des Français de l’Etranger essaient de faire entendre leurs voix

    Au niveau de la majorité, c’est Samantha Cazebonne, élue de la péninsule ibérique et de Monaco, mais surtout ancienne proviseur d’un lycée français en Espagne, qui prend le lead sur ce dossier.  Sensibilisée par son parcours , elle met son expérience au service du collectif. Pour elle la réponse à cette crise, inédite comme le Covid-19, se déploie sur 3 piliers :

    • La solidarité nationale
    • La solidarité des parents qui le peuvent
    • Le soutien local des Etats

    L’administration à l’épreuve de la bonne gestion

    Car comme le souligne de nombreux parents, les établissements fermés voient leurs couts variables chuter. A la différences des lycées en France, les structures juridiques qui supportent le réseau scolaire sont souvent de droit privé à l’étranger, ils ont donc recours en masse à la sous-traitance et à l’externalisation de certain services (gardiennage, cantines, ménages, etc)et ont déjà où vont suspendre les contrats. Les dépenses énergétiques et de bureautique sont aussi au minimum.  La député Samantha Cazebonne imagine la mise en place d’une transparence budgétaire qui permettra de répercuter cette baisse sur le montant pris en charge par les parents.

    Autre défi pour les administrateurs, celui des aides locales ! Décalage de paiement de charges, subventions ou primes exceptionnelles, de nombreux pays ont instauré des mécanismes pour aider le tissu économique à surmonter ce creux. Chez LREM, on y croit et on parie sur la bonne volonté de tous pour se mobiliser.

    Les parents face à leur responsabilité

    Si personne ne remet en question la nécessité de mettre en place une distribution de bourses exceptionnelles, tous les parents et heureusement ne sont pas une situation de péril économique. Dans certaines zones comme les pays dits du « soleil’, nos compatriotes privés de revenus issus du tourisme et des activités connexes seront nombreux autant dans d’autres pays où l’expatriation est plus liée à des activités industrielles, financières ou publiques (comme l’Europe et l’Amérique du Nord), il parait probable que les rentrées financières soient maintenues.

    Pour exemple, regardons du coté de l’Asie, alors que les écoles sont fermées depuis plus d’un trimestre, les situations sont bien différentes d’un pays à l’autre et facilitent l’anticipation des besoins à venir. Le cadre réglementaire qui régit l’établissement et l’environnement socio-économique sont bien les principaux facteurs qui influent sur la situation concrète des établissements. A Hong-kong, pays où les Français sont souvent présents sur place dans le cadre d’une expatriation prise en charge par les entreprises, le Lycée est directement gérer par les parents d’élèves. Lors de l’inscription les parents d’élèves et l’entreprise en charge de l’expatrié doivent déposer une somme de garantie (9000 euros pour les particuliers, 25 000 euros pour les entreprises) qui ne sera restituée qu’à la fin de la scolarité. Avec plus de 2500 élèves, le lycée est donc à l’abris des soucis de trésorerie. Tandis qu’au Vietnam, pays où les expatriés sont souvent indépendants ou salariés de droits locaux et exerçant dans le secteur du tourisme, les établissements sont eux déjà proches de l’asphyxie.

    Rappelons le : chaque trimestre, les parents participent à hauteur de 400 Millions d’euros au fonctionnement des établissements, aucune protection ne permettra d’assumer un défaut de paiement généralisé. Plus qu’une prestation, c’est un lien avec la France, avec notre culture, que la scolarité symbolise. Si les cours ne sont pas maintenus, le suivi à travers l’outil « l’école à la maison » est bien présent, et même si la charge de travail est plus importante pour les parents, accompagner son établissement, si on le peut, est un devoir pour s’assurer de retrouver au plus vite un environnement serein et pérenne pour soi et les élèves.

    L’Etat comme dernier rempart

    Pour la député Samantha Cazebonne comme elle l’a indiqué lors des deux dernières visioconférences entre les élus et l’exécutif, il est temps que l’Etat prenne ses responsabilité et que soit mis en place un système concret et efficace.

    « mettre en place une liaison avec l’administration et les élus pour remonter les informations » Samantha Cazebonne – députée LREM de la Vème circonscription des Français résidents hors de France

    Autour de Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’Etat en charge des Français de l’Etranger, elle préconise la mise en place d’une cellule de crise. Elle serait nourrie par des documents comptables exhaustifs sur la situation des fonds de roulement des établissements, afin d’établir des priorités. Les élus consulaires seront aussi mobilisés afin d’avoir une cartographie juste des impacts socio-economiques pays par pays.

    La crise du Covid-19 et la crise économique qui s’annonce seront des moments de vérité pour le réseau scolaire à l’étranger, l’attachement des parents et des élèves à leurs établissements ainsi que les ambitions du gouvernement pour le rayonnement de notre culture à l’étranger, détermineront son avenir.

  • Fonds corona à 100 milliards d’euros : mode d’emploi

    Fonds corona à 100 milliards d’euros : mode d’emploi

    D’après une ébauche de proposition consultée par Euractiv, les États membres fourniront jusqu’à 100 milliards d’euros de garanties pour créer un fonds temporaire de soutien aux travailleurs des pays durement touchés par le coronavirus, comme l’Italie et l’Espagne.

    Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a annoncé que l’exécutif européen présenterait un nouvel instrument de soutien temporaire, « SURE », qui vise à atténuer les risques du chômage en temps de crise.

    « C’est la solidarité européenne en action », a déclaré la présidente dans une vidéo sur son compte Twitter. Et d’ajouter que le nouvel instrument « sauverait des millions d’emplois pendant la crise et nous permettrait de relancer rapidement le moteur économique de l’Europe par la suite ».

    l’instrument SURE : la solidarité européenne au niveau du citoyen

    « L’instrument SURE servira de seconde ligne de défense, en soutenant les régimes de travail à court terme et toute mesure similaire, afin d’aider les États membres à protéger les emplois, et donc les employés et les indépendants, des risques [posés par le] chômage et la perte de revenus », indique l’esquisse de proposition de la Commission.

    Cet instrument, qui doit être adopté ce jeudi 2 mars, consiste en un mécanisme de prêts qui atteindra jusqu’à 100 milliards d’euros et qui sera soutenu par un système de garanties apportées par les États membres.

    Il vise à seconder les efforts fournis par les autorités nationales pour venir en aide aux travailleurs affectés par le virus COVID-19, et à renforcer les mesures d’enrayement de la pandémie adoptées partout en Europe.

    À ce titre, le document précise que le fonds indemnisera partiellement « l’augmentation significative et soudaine des dépenses publiques » destinée à sauver les emplois.

    Plus spécifiquement, cet instrument servira à alléger la charge financière accrue des régimes nationaux de travail à court terme et toute mesure similaire de protection des emplois face aux risques du chômage et de la perte de revenus.

    Certains États membres, comme l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne, ont déjà mis en place ce type de programme d’aide aux employés touchés par une crise soudaine.

    Mais la Commission prévient que ce nouvel instrument sera « [adapté aux circonstances] et temporaire eu égard à sa base légale ».

    Cela signifie qu’il ne se transformera pas en régime permanent d’assurance-chômage paneuropéen, un système que certains eurodéputés et États membres comme la France ou l’Espagne veulent instaurer depuis des années pour consolider la zone euro.

    L’instrument SURE se fonde sur l’article 122 du traité de Rome, qui autorise l’UE à agir en temps de crise.

    L’article 122.2, qui permet d’accorder une aide aux États membres lors de catastrophes naturelles ou d’événements exceptionnels, avait déjà été invoqué une première fois lors de la crise financière de 2009 comme base juridique pour établir temporairement le mécanisme européen de stabilisation financière (MESF).

    Le nouveau fonds sera disponible dès que les États membres auront débloqué un total d’au moins 25 milliards d’euros.

    À la demande d’un État membre, la Commission vérifiera l’ampleur de l’augmentation des dépenses publiques liées à la création ou au renforcement de régimes de travail à court terme et de mesures similaires pour les indépendants.

    Un plafond à 60 Milliards d’Euros

    Cette vérification effectuée, l’exécutif européen examinera les conditions du prêt, à savoir son montant, sa durée, les prix moyens et d’autres modalités techniques.

    Chaque État membre se verra imposer un plafond. Pour les trois pays européens aux seuils les plus élevés, les prêts ne totaliseront pas plus de 60 milliards d’euros.

    D’après la proposition de l’exécutif européen, les garanties seront fournies « sur base volontaire ». Mais une fois présentées, elles seront « irrévocables, inconditionnelles, sur demande, et prévues par un accord conclu entre la Commission et les États membres ».

    L’Eurogroupe discutera de ce nouvel instrument la semaine prochaine, lors d’une téléconférence sur les différents outils à mettre en place au niveau européen pour atténuer l’impact économique du coronavirus.

  • Plus de 15 activités à ne pas louper sur le net en confinement

    Plus de 15 activités à ne pas louper sur le net en confinement

    MUSEES ET EXPOSITIONS

    Pompéi chez vous


    Alors qu’une exposition sur Pompéi aurait dû s’y ouvrir le 25 mars, le Grand Palais à Paris propose un ensemble de vidéos, jeux, ressources et animations en réalité augmentée.

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    Univers numérique à Turin


    Le Castello di Rivoli, musée d’art contemporain à Turin, a créé Cosmo Digitale (Univers numérique), une mise en ligne de vidéo de performances et d’interviews d’artistes.

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    L’internationale online du Reina Sofia


    Le musée d’art moderne Reina Sofia à Madrid propose des podcasts et des vidéos sur l’art, ainsi que l’Internationale Online, un projet de débats en ligne sur l’art et la politique avec un réseau de musées européens.

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    Barberini Digital


    Le Musée Barberini à Potsdam vous donne chaque jour un aperçu de l’exposition Monet et vous invite à partager les histoires derrière les peintures sur ses plateformes numériques et médias sociaux.

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    Musée national d’histoire et d’art du Luxembourg


    Le musée national d’histoire et d’art du Luxembourg offre une visite immersive en 3D vous permettant de vous aventurer à travers le musée, d’explorer les parcours thématiques mais surtout de visiter les expositions temporaires (art baroque espagnol du 17e siècle, centenaire du suffrage universel et univers photographique de Carla van de Puttelaar.

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    Musée national de Cracovie


    Le musée national de Cracovie se met à heure digitale et vous pouvez accéder à de nombreuses collections, œuvres et ouvrages.

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    L’art du Parlement européen


    Le Parlement européen abrite une collection d’art dans ses bâtiments de Strasbourg, Bruxelles et Luxembourg. Pour ceux qui ne peuvent y aller, les œuvres sont accessibles sur le site du Parlement, classées par pays et par artistes.

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    OPERA, CONCERT ET THEATRE

    Opera de Dublin


    L’Opéra national d’Irlande à Dublin propose des enregistrements de trois de ses spectacles : Orphée et Eurydice, La Cenerentola et Madame Butterfly.

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    Don Giovanni revisité


    Le Don Giovanni de Mozart, interprété de manière moderne et rococo par l’Opéra et Ballet national finlandais, est à voir sur la plateforme Operavision.

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    Comédie française


    Avec la Comédie continue ! la Comédie française vous propose chaque semaine une programmation à la fois familiale et pédagogique, poétique, divertissante et toujours théâtrale.

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    Autour du théâtre à Rome


    Pendant le confinement, le théâtre de Rome élabore chaque lundi un programme de lectures, interviews, et conférences sur le théâtre et la poésie qui seront diffusées pendant la semaine sur ses pages Facebook et Instagram.

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    Jazz en mer du Nord


    Le concert du Steeve Gadd Band au North Sea Jazz Festival de Rotterdam en 2019 est disponible en ligne. Sur sa propre chaîne YouTube, le festival propose des rétrospectives de ses éditions précédentes.

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    PLATEFORMES

    Madelen, patrimoine de l’INA


    La nouvelle plateforme de streaming de l’Institut national de l’audiovisuel français est gratuite pendant 3 mois. Fictions, documentaires et émissions radio et télés : plus de 13 000 programmes depuis 1975 sont accessibles.

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    Monastère baroque en Autriche


    La monastère bénédictin d’Admont, en Autriche, offre des vues aériennes et intérieures en 3D. Sa bibliothèque baroque, la plus grande bibliothèque monastique au monde, se visite elle aussi en 3D, sur un site spécial moyennant un ticket virtuel.

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    FILMS, DOCUMENTAIRES ET PODCASTS

    De l’info positive pour les enfants


    L’ancien chef du bureau de l’agende de presse Reuters à Bruxelles a lancé un site d’information et de podcasts en français et en anglais pour les 8-12 ans, centré sur le partage « d’infos positives ».

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    Débats à la LSE


    La London School of Economics diffuse en podcast audio et en vidéo les conférences et débats qu’elle organise sur une grande variété de thèmes politiques, économiques et sociaux.

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    Le surréalisme au féminin


    Leonor Fini, Lee Miller, Leonara Carrington, Mereit Openheim, Claude Cahun : 5 femmes artistes du mouvement surréaliste qui n’ont pas voulu être reléguées au statut de muse. La chaîne franco-allemande Arte leur consacre un documentaire.

    Regarder l’émission
  • L’U.E à la recherche de solutions et de consensus

    L’U.E à la recherche de solutions et de consensus

    La réunion en visioconférence des chefs d’État et de Gouvernement, jeudi 26 mars, n’a pas abouti à l’adoption d’un plan d’action clair, entraînant une vive réaction de la part du Président du Conseil italien, Giuseppe Conte. Ce dernier a déclaré que « nous devons réagir en employant des instruments financiers innovants ». Derrière ces mots, il promeut l’idée du lancement des « coronabonds ».

    Au moment de la crise de 2008 et surtout lors de celle des dettes souveraines entre 2011 et 2013, la question de l’émission d’eurobonds avait été soulevée. Cette antienne revient au goût du jour avec la crise sanitaire actuelle. L’idée serait de mutualiser les émissions d’obligations d’État au niveau européen pour en réduire le coût pour les États dont les écarts de taux avec l’Allemagne sont les plus élevés. Lors des précédentes crises, cette proposition n’avait pas reçu l’assentiment des États membres. L’Allemagne et les États du cœur de la zone euro ne souhaitaient pas être co-responsables des dettes des États dépensiers.

    D’autres États membres dont la France pouvaient être favorables à l’émission d’obligations européennes mais en refusant tout droit de tutelle de la Commission de Bruxelles. Devant ces oppositions et objections, aucune suite n’avait été donnée.

    L’affaire des « Coronabonds »

    Avec la crise sanitaire et l’augmentation des dépenses publiques qu’elle génère, la création de « coronabonds » a été suggérée par neuf gouvernements parmi lesquels figurent celui de la France, de l’Italie, de l’Espagne mais aussi celui de la Belgique et du Luxembourg. Cet appel a reçu une fin de non-recevoir de la part de l’Allemagne et des Pays-Bas qui indiquent qu’en cas de difficulté les États peuvent faire appel au fond de soutien qui a été créé à cet effet. L’intervention de ce fond est prévue pour des États en situation de banqueroute et est conditionnée à la mise en place de réformes structurelles comme ce fut le cas de la Grèce.

    Les autorités allemandes craignent d’être appelées à financer des États qui n’ont pas assaini leurs finances publiques depuis la crise financière. Les électeurs allemands qui sont déjà critiques à l’encontre de la politique des taux bas de la BCE ne souhaitent pas engager leur pays dans une politique de soutien en faveur de l’Italie, l’Espagne voire la France.

    En revanche, les dirigeants allemands sont pleinement conscients qu’en l’absence de corde de rappel, la crise actuelle pourrait sonner le glas de la zone euro. L’Allemagne qui tire une grande partie de sa richesse des échanges commerciaux ne peut, par ailleurs, pas se priver de ses principaux clients d’autant plus que la crise sanitaire pourrait conduire à une régionalisation accrue des échanges.

    La création d’eurobonds suppose d’apporter des réponses à de nombreuses questions. Sera-t-il nécessaire d’instituer une direction du Trésor européen en charge des émissions ? En cas de réponse positive, dans quelles conditions seront nommés ses responsables ? Quels seront les liens avec les ministères de l’Économie des États membres ? La question de la répartition des obligations devra être résolue. Il conviendra également de définir l’utilisation des ressources, investissement, fonctionnement. La direction du Trésor européen aura-t-elle un droit de contrôle sur les sommes allouées et selon quelle procédure ?

    Compte tenu de leurs divergences, les 27 États européens ont décidé de renvoyer le problème à l’Eurogroupe qui réunit les ministres des Finances de la zone euro. Ce dernier a quinze jours pour établir un plan d’actions. Dans le communiqué final du Conseil européen du 26 mars, il n’est pas fait mention des « coronabonds » en raison de l’opposition totale des Allemands, des Néerlandais et des Finlandais. Concernant l’intervention du Mécanisme Européen de Stabilité, créé après la crise grecque pour venir en aide aux États en difficulté, les dirigeants des 27 « prennent note des progrès » des discussions et invitent l’Eurogroupe à « produire des résultats sans délai et développer les nécessaires spécifications techniques».

  • L’exécutif sous pression en France !

    L’exécutif sous pression en France !

    A l’Assemblée nationale mercredi, l’audition d’Edouard Philippe et du ministre de la Santé Olivier Véran par une quarantaine de députés a marqué le début d’une longue séquence de questionnements. La séance, qui a duré plus de trois heures et s’est déroulée dans une ambiance relativement apaisée, donnait le coup d’envoi de la mission d’information sur le coronavirus. Une mission d’information, « pas un tribunal de l’inquisition », avait cru bon de préciser plus tôt mercredi l’occupant du Perchoir, Richard Ferrand.

    Mise en bouche pour le Premier ministre, avant une nouvelle batterie de questions ce jeudi, qui cette fois n’ont pas vocation à être diffusées. Edouard Philippe consulte dans la matinée les chefs de partis politiques en visioconférence depuis Matignon. La quatrième « rencontre » de ce type depuis le début de la crise sanitaire liée à la propagation du coronavirus. Dans les rangs de l’exécutif, on appelle à l’unité nationale depuis le début de la crise sanitaire afin de faire face au coronavirus.

    Pourtant, critiques et polémiques se sont multipliées ces derniers jours, menaçant l’unité nationale qui ne devrait guère reprendre l’avantage ce jeudi, tant les oppositions ne semblent pas disposées à accorder un blanc-seing au gouvernement.

    « Ne pas être dans la polémique mais sur un ton concret »

    Chez Les Républicains (LR), on se targue d’être « sur des sujets concrets, contrairement au reste de l’opposition qui est plutôt sur des querelles idéologiques comme sortir du monde capitaliste pour Jean-Luc Mélenchon ou fermer les frontières pour Marine Le Pen », assure à BFMTV Damien Abad, président du groupe LR à l’Assemblée nationale.

    « L’unité nationale, ce n’est pas mettre la poussière sous le tapis. Ce n’est pas se taire, mais ça nécessite une certaine exigence, de ne pas être dans la polémique mais sur un ton concret », argue le député de l’Ain, pour qui « la seule question aujourd’hui, c’est comment on gère les trois-quatre prochaines semaines ».

    « Si (l’unité nationale) c’est l’unité des bouches cousues, ne pas poser de questions et applaudir comme des otaries les mensonges et les non-dits du gouvernement, il ne peut pas y avoir d’unité nationale », tance pour sa part Sébastien Chenu, député Rassemblement national (RN) du Nord.

    Préoccupations communes

    A quelques divergences près, les préoccupations des partis, du RN à La France insoumise (LFI) tournent autour des mêmes thématiques: le manque de moyens pour lutter contre le coronavirus comme le matériel de protection et les médicaments, la question du « déconfinement » qui reste encore à aborder, même si Edouard Philippe a lancé ce mercredi l’idée d’un processus en plusieurs étapes, et la période de reconstruction économique qui devra nécessairement suivre la crise sanitaire actuelle. Tous veulent interpeller le chef du gouvernement sur ces différents sujets ce jeudi.

    Pour le député LFIde Seine-Saint-Denis Eric Coquerel, l’unité nationale est sociétale, plus que politique. « Derrière les soignants et tous ceux qui travaillent dans ce pays, l’unité nationale existe déjà. Pas besoin de la demander », fait-il valoir. Pour le parlementaire, « si (l’unité nationale) c’est taire toutes les voix discordantes et ne vouloir plus voir qu’une seule tête avec ce côté martial, ce n’est pas la bonne solution ». D’ailleurs « il faut une certaine pression car, le gouvernement, jusqu’à maintenant, on ne peut pas vraiment dire qu’il a fait étalage de son sens de la préparation », reproche-t-il.

    « C’est inimaginable qu’on vous avoue qu’il n’y avait plus du tout de stock de masques FFP2 alors que la crise avait commencé », s’insurge l’insoumis, pour qui « les choses ont été mal anticipées. Il faudrait que ça soit différent pour la sortie. (…) Le déconfinement se prépare maintenant », exhorte-t-il.

    « On n’est pas sur un mode inquisiteur »

    Sur l’unité nationale, le Parti communiste (PCF) fait retentir un son de cloche similaire. « Il ne peut pas y avoir d’unité nationale quand les décisions sont prises toutes seules par un gouvernement, quand les demandes que nous, députés de tout bord, formulons depuis des semaines pour produire et importer ne sont pas entendues », s’agace Fabien Roussel, le secrétaire national du parti de la place du Colonel-Fabien, par ailleurs député du Nord.

    Au Parti socialiste, l’unité nationale n’est d’ailleurs pas la priorité du moment. « On n’est pas sur un mode inquisiteur, assure le député des Pyrénées-Atlantiques David Habib. L’heure est tellement grave et difficile qu’on considère que le débat politique aura sa place, mais on est aujourd’hui dans la recherche, non pas de l’unité nationale, mais de la meilleure réponse à nos concitoyens », temporise-t-il.

    En visite dans une usine de masques de Saint-Barthélémy-d’Anjou (Maine-et-Loire) mardi, Emmanuel Macron a qualifié d’ »irresponsables » ceux « qui cherchent déjà à faire des procès alors que nous n’avons pas gagné la guerre ». Pour David Habib, le discours d’Emmanuel Macron se résume ainsi: « ‘Je vous demande qu’une chose, c’est d’approuver MA politique.’ Voilà l’unité nationale selon Macron », tacle-t-il.

    « On a déposé des amendements à l’Assemblée Nationale. A chaque fois, on nous donne des réponses négatives. Et deux jours après ils reprennent nos propositions dans leur arsenal. Tant mieux mais pourquoi ne pas le faire tout de suite et ne pas accepter nos propositions? », se plaint le parlementaire, qui ne mâche pas ses mots sur l’unité nationale: « Emmanuel Macron en fait trop. C’est comme l’amour, on préférerait des preuves. »

  • Coronavirus:  Français bloqués dans New York confinée, les USA en crise sanitaire

    Coronavirus: Français bloqués dans New York confinée, les USA en crise sanitaire

    Avec près de 200 000 personnes diagnostiquées, les Etats-Unis sont désormais la zone la plus touchée par la pandémie.

    Une métropole, en particulier, inquiète particulièrement : New York. La grosse pomme fait face à des mesures de confinement spectaculaires.

    « la ville qui est d’habitude si dynamique, est morte, tout ou presque est fermée » Daniel, franco-allemand qui réside à New York

    Pascale Richard, suppléante de Roland Lescure et représentante de LREM à New York a répondu aux questions des francais.press

    Daniel, franco-allemand qui y vit depuis 10 ans et a connu notamment les nombreuses et terribles tempêtes que subit régulièrement la ville est inquiet, et triste : « la ville qui est d’habitude si dynamique, est morte, tout ou presque est fermée. Surtout on constate que les autorités ne sont pas prêtes et n’ont pas assez anticipé ce désastre. Evidemment New York, de part sa densité, surtout à Manhattan, est particulièrement sujette à ce genre de catastrophes, comme Hong-Kong ou les métropoles du Brésil je suppose ».

    Une catastrophe sanitaire mais aussi économique en perspective

    Au-delà de la crise sanitaire en cours, qui touche aussi les 35 000 Français de la ville, tout comme ceux de los Angeles, Chicago, Washington, c’est aussi une catastrophe économique qui est en cours. Après l’effondrement de Wall Street, c’est aujourd’hui toute l’économie qui est paralysée. Daniel nous le dit « je travaille dans la mode et franchement on va s’en remettre je pense, mais vous pensez aux hôtels ? A ceux qui travaillent dans les aéroports ? Les usines sont à l’arrêt, et surtout plein de monde ici n’a pas de couverture santé et pas la possibilité de ne pas travailler, c’est une crise sanitaire, mais aussi économique, et tellement de personnes vont se retrouver dans une totale précarité … ».

    « les sirènes, des ambulances et de la police, donnent un spectacle angoissant pour tous les new yorkais » Pascale Richard, représentante de LREM à New York

    Les Consulats de France aux Etats-Unis sont mobilisés pour les Français sur place

    Pascale Richard, suppléante du député Roland Lescure et candidate LREM dans la circonscription de New York a témoigné aux francais.press : « les sirènes, des ambulances et de la police, donnent un spectacle angoissant pour tous les new yorkais ».

    Mme Richard nous a aussi parlé du Consulat qui se démène jour et nuit pour aider les compatriotes sur place, et aussi du Lycée français de New York qui, comme nombre d’autres, a mis en place un système de cours en ligne en cette personne de confinement.

    Plusieurs problèmes : les étudiants dont les universités sont fermées et qui doivent quitter leurs résidences universitaires. Autre situation, dramatique, dont nous a parlé Mme Richard, celle de certains entrepreneurs : « ils perdent leur activité du jour au lendemain, et doivent licencier, dans un pays qui n’a pas de système de chômage technique ».

    Mme Richard nous le rappelle : « les Etats-Unis sont un pays de contrastes, et beaucoup risquent de rester sur la route, y compris malheureusement des Français des Etats-Unis ». Mme  Richard et la majorité ont mis en place une plateforme pour aider nos compatriotes.

    Des foyers de pandémie à Washington, Las Vegas …

    A Washington, Olivier Piton, conseiller consulaire, nous décrit la situation et l’ambiance sur place : « le confinement a été mis en place très récemment, mercredi matin dans le district de Columbia et la veille dans les Etats voisins du Maryland et de Virginie ».

    Comme en Europe, il y a interdiction de se déplacer sauf pour le travail impossible en dehors de télétravail, les courses alimentaires, les soins de santé, et pour ceux qui prennent soin de leurs proches.

    La situation n’est pas la même dans tous les Etats. En Pennsylvanie, certains comtés n’ont pas encore mis en place le confinement.

    M. Piton, qui fait une veille quotidienne pour tous ceux qui le demandent parmi les Français de la circonscription, nous fait part de plusieurs inquiétudes : les frais de scolarité et l’impact de l’enseignement fait en ligne, les frais de santé, problème particulièrement important dans un pays qui compte 28 millions de personnes qui n’ont pas de couverture santé et parmi eux des Français, et la question des entreprises et leur situation particulièrement précaire. Des préoccupations ainsi partagées par les différents élus consulaires.

    L’Etat fédéral a développé un plan gigantesque de plusieurs milliers de milliards de dollars pour soutenir l’économie.

    « Les TPE/PME en bénéficieront aussi » nous dit M. Piton.

    A Las Vegas, les hôtels casinos sont tous fermés, une catastrophe pour la ville

    Las Vegas risque de particulièrement souffrir

    A Las Vegas et depuis le 18 mars, tous les hôtels casinos sont fermés. Une catastrophe pour la capitale du jeu qui ne vit presque que de cela. Impossible de faire du télétravail quand on est croupier, femme de ménage, réceptionniste, vigile. Grégory Chochon, Français qui co-dirige l’équivalent des championnats du monde de poker, n’en revient toujours pas, et n’a jamais vu cela en 6 ans à « Vegas ».

    Revenons aux problèmes de ceux qui veulent rentrer, comme dans de nombreuses zones à travers le monde, celles de Français bloqués sur place qui souhaitent rentrer dans l’Hexagone : le ciel américain est quasi intégralement fermé, une situation inédite depuis le 11 septembre. Il est cependant encore possible de trouver des vols

    Pour les Alliances françaises, la situation est également tendue. Elles sont fermées, mais proposent des cours en ligne comme par exemple celles de Los Angeles , New York , San Francisco , la Nouvelle Orléans

    Une situation inédite pour l’Amérique aussi, à tous les niveaux et progressivement sur tout le territoire.

  • Sauvons les Alliances Françaises du Covid-19 !

    Sauvons les Alliances Françaises du Covid-19 !

    Les centres d’apprentissages de français du réseau des Alliances Françaises sont au bord de l’asphyxie financière à cause de la crise du Coronavirus.

    Les réunions s’enchainent à Paris comme par visioconférences autour du monde pour trouver des solutions.. qui ne viennent pas !

    Fortes de 1037 implantations dans le monde, les Alliances Françaises, et leur fondation parisienne qui les chapeaute, sont au coeur du dispositif de rayonnement français. De droit privé, mais piloté avec le Ministère, le réseau est aujourd’hui seul face aux conséquences du Covid-19 ! A l’aube de ses 140 ans et alors que sa mission est toujours un succès, participant à l’essor du nombre de locuteurs dans le monde, la France peut-elle abandonner, sans sourciller, le réseau et ses succursales en difficulté quitte à se priver ainsi de futurs relais ? 

    Une histoire séculaire

    Créées le  à l’initiative de Paul Cambon, alors chef de cabinet de Jules Ferry, les Alliances Françaises avaient comme objectif de rebondir après la défaite française de 1870 en renforçant le rayonnement culturel français à l’étranger, notamment la philosophie des Lumières dans l’empire colonial naissant. Le statut de l’Alliance est apolitique et laïc.  Au fil des siècles, les différents bureaux ont été réunis sous une fondation de droit privé reconnue d’utilité publique et depuis le 

    Australie : Retour du French Film Festival avec l'Alliance ...

    Un danger imminent

    Aujourd’hui, Les Alliances se concentrent principalement sur l’apprentissage du Français pour les adultes dans les pays non francophones ou pour les immigrés dans les pays de langue française. Evidemment, elles sont donc les premières touchées par les fermetures des entreprises non essentielles. Malgré la mise en place d’un système en ligne de formation et la mobilisation plein des professeurs comme des membres des administrations, de nombreux antennes sont dans le rouge. Si l’école de Bruxelles avec les fonctionnaires européens tout justes renouvelés avec le nouveau parlement et la nouvelle commission est le bon élève, dans les pays africains, les inscriptions (souvent mensuelles ou trimestrielles) ont fondu comme neige dans le Sahara. Autres soucis, les établissements dans les environnements économiques anglo-saxons : Dans ces pays, comme dans les autres, les établissements sont des sociétés privées et sont donc assujettis aux lois liées aux faillites. Le manque de trésorerie peut être couperet mortel et rapide. Le cas de l’Australie où l’Alliance Française organise un Festival de Film Français, consommateur de fonds, qui a du être reporté…

    L’aide de l’Etat ou des fermetures

    A ce jour, aucune solution n’a été proposée par l’Etat, au cours de visioconférences organisées entre la Fondation et les antennes locales ces derniers jours, sans révéler les établissements concernés, Paris a informé les différents directions sur les difficultés rencontrées et la nécessité de procéder à des fermetures pour sauver le réseau ! 

    Tous espèrent que cette position n’est pas définitive et qu’une solution sera mise en place pour pérenniser l’implantation remarquable du réseau qui jusqu’à présent a fait preuve d’autonomie financière grâce aux financements locaux.

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