Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Fête des Mères en France : le 04 juin

    Fête des Mères en France : le 04 juin

    En France, la tradition veut que l’on célèbre la fête des Mères le dernier dimanche du mois de mai. Une habitude qu’ont gardée les Français expatriés. Pourtant, les dates sont souvent différentes d’un pays à l’autre et cette année, en plus, la fête des Mères en France a été décalée au dimanche 4 juin. La raison ? Un chevauchement du calendrier, puisque la Pentecôte tombe également le dernier week-end de mai.

    Un héritage de 1918 et de Vichy

    La fête des Mères est apparue en France en 1918, après la Première Guerre mondiale, avec l’arrivée des soldats américains sur le sol français et leurs traditions. Mais elle sera officiellement instaurée par le régime de Vichy du maréchal Pétain pendant l’entre-deux-guerres, en 1941, pour favoriser la natalité dans un pays décimé par la guerre.

    Elle va être pérennisée sous la IVe République par la loi du 24 mai 1950 de l’ancien président de la République, Vincent Auriol, qui assure que « chaque année, la République française rend officiellement hommage aux mères, au cours d’une journée consacrée à la célébration de la fête des Mères ».

    « Bonne Fête Maman » ©Stockadobe

    Et dans les autres pays ?

    Ainsi si la fête des Mères est célébrée dans de nombreux pays du monde, comme nous l’indiquions plus haut, les dates varient. Dans beaucoup d’endroits, elle est fêtée le deuxième dimanche de mai, comme en Allemagne, en Australie, au Canada, aux États-Unis, en Belgique, en Italie ou encore au Japon.

    Pour de nombreux pays du Golfe persique et aux alentours, comme l’Arabie Saoudite, l’Egypte, le Qatar, la Jordanie, le Liban, les Émirats arabes unis, celle-ci est célébrée à l’équinoxe de printemps, le 21 mars. Elle tombe le 1er dimanche de mai au Portugal et le troisième dimanche d’octobre en Argentine.

  • Révolution écologique : se suicider, s’émanciper

    Révolution écologique : se suicider, s’émanciper

    S’il y avait huit milliards de chimpanzés sur la planète, que serait-elle devenue ? Avec huit milliards d’humains, il n’est pas étonnant qu’elle soit transformée, d’autant que la capacité extraordinaire de notre espèce lui permet de vivre en Arctique comme au Sahel. Nul désert n’échappe à nos sortilèges, à notre ingéniosité, à nos plastiques, à notre rapacité, pas même le fond des mers, bientôt la lune.

    A la révolution digitale et à la révolution nanotechnologique (de l’électronique à la génétique), s’ajoute la révolution énergétique, à ceci près que c’est une révolution – ou transition – voulue d’en haut, c’est-à-dire imposée par des normes. Jusqu’à présent, toutes les transformations économiques, en premier lieu énergétiques, sont venues d’apports technologiques, du moulin à l’électricité, de la vapeur au pétrole. Cette fois, ce n’est pas une technologie qui en remplace une autre, c’est la volonté politique qui impose des règles normatives. Elle y est poussée par les scientifiques, et par une jeunesse qui n’hésite pas à se mettre en danger face au danger écologique. Aux Pays-Bas, 1500 militants d’Extinction Rebellion ont été arrêtés pour avoir bloqué une autoroute. En Allemagne, Letzte generation a eu ses perquisitions et arrestations, tout comme Dernière génération en France. Simple effet de mode contestataire ? Expression d’un désespoir ? Engagement civique ? Radicalisme pour l’instant pacifiste ?

    Mille euros par an par habitant, enfants inclus.

    En France, les dépenses pour la transition énergétique représentent entre 60 et 80 milliards d’euros, c’est-à-dire plus de mille euros par an par habitant, enfants inclus. La France représente 1% de la population mondiale. Moins encore en termes de pollution de CO2 par habitant. La consommation moyenne d’énergie fossile par personne en 2021 est de 62 000 kilowatts heure aux Etats-Unis, 30 000 en Europe, 25 000 en Chine, 20 000 en France, 6 000 en Inde, où elle va augmenter.  La France est un des pays les moins pollueurs de la planète (si l’on exclut les produits importés), ce grâce à l’énergie nucléaire. 

    Encore celle-ci fut-elle sabotée par plusieurs gouvernements, en raison d’accords avec une frange des écologistes, qui, pour les plus lucides (comme Cohn-Bendit) – s’en repentent aujourd’hui. Cet aveuglement a conduit à ruiner Areva, puis EDF, entreprises d’Etat aussi privilégiées qu’étranglées.

    ©StockAdobe

    L’économie capitaliste est la seule qui permette de résoudre la question de l’énergie et les autres défis écologiques

    Deux thèses s’affrontent, celle de l’insouciance : ne rien faire puisque l’on n’y peut rien. Celle de la sobriété : changer le mode de vie, le modèle économique, l’anticapitalisme écologique. Les deux sont suicidaires. La première parce qu’elle conduit à une impasse, une gabegie, une destruction de la biodiversité. La deuxième parce qu’elle ignore que le problème numéro 1 des êtres vivants de la planète, y compris les humains, c’est la vie. Or la source de la vie, c’est l’énergie. Restreindre la consommation d’énergie suppose une coercition morale, mentale ou policière, hors du commun. L’économie « capitaliste » est la seule qui permette de lutter contre la pauvreté et d’investir dans le futur, c’est-à-dire de résoudre la question de l’énergie. Elle seule peut mobiliser les investissements nécessaires. Par définition, la révolution écologique a besoin de mobiliser du capital. 

    Pour l’instant, la consommation d’énergie fossile ne diminue pas. Elle a atteint des niveaux records l’an dernier. Les panneaux photovoltaïques, les éoliennes, les batteries, les voitures électriques, fabriqués par les Chinois, sont produits avec de l’énergie carbonée. En 1960, à l’échelle mondiale, les combustibles fossiles fournissaient 94% de l’énergie. Elle est encore de plus de 84%. Est-ce à dire qu’il n’y a pas d’issue ? Pour la première fois, en 2022, les investissements dans le solaire (1 700 milliards de $) ont dépassé les investissements dans le pétrole (1 000 milliards) selon l’Agence Internationale de l’Energie.

    La transition énergétique exigerait 90 000 milliards de dollars en 25 ans 

    La transition énergétique exigerait, selon Bloomberg, 90 000 milliards de dollars en 25 ans. Impossible. D’autant que nombre de pays joueront les passagers clandestins de la transition, c’est à dire profiteront des hydrocarbures à bas prix comme ils profitent du pétrole russe aujourd’hui. On les comprend : la lutte contre la pauvreté passe avant la maîtrise des nuages ou la taille de la banquise.   

    Il ne s’agit pas que des pays pauvres : la France interdit la recherche et l’exploitation de gaz et de pétrole, mais en importe. En panne de nucléaire, elle s’alimente avec l’énergie allemande produite avec du charbon. Elle importe des produits de Chine, qui ouvre autant de centrales à charbon qu’il en existe dans l’ensemble des Etats-Unis. Pour la France, les besoins d’investissements d’ici 2030 oscillent entre 22 milliards d’euros par an, selon les calculs de l’Institute for Climate Economics et 100 milliards par an selon l’estimation de l’Ademe.

    Un rapport pour arriver à ce triptyque français si traditionnel : taxer, réglementer, s’endetter 

    Le rapport récemment remis au gouvernement par l’économiste Pisani Ferry, recommande, si l’on veut tenir les objectifs de -55% de CO2 en 2030, viser la neutralité carbone en 2050, d’accepter une croissance plus faible : -0.25% de PIB ; une dette plus forte (+ 25% d’ici 2040) ; de créer un impôt sur les 10% les plus riches. Fallait-il commander un rapport pour arriver à ce triptyque français si traditionnel : taxer, réglementer, s’endetter ? Avec le plus fort taux de prélèvement du monde, une explosion de la dette, une croissance atone, cela frise le génie. Bruno le Maire a heureusement dit non.

    Beaucoup ne voient pas d’inconvénient à une dette « verte ». Comme si la dette avait une couleur. Passer de 110% de dette comme la France à 135% augmenterait les taux d’intérêt, autant d’argent qui n’ira pas dans des « investissements verts ». Ce qui compte pour la dette, c’est la rentabilité et la croissance. Il serait donc dangereux de brider la croissance si l’on veut réussir la transition écologique. Au contraire, il faut imaginer une nouvelle ingénierie financière pour financer ces sommes considérables, et favoriser un vrai marché du carbone et des économies d’énergie. C’est possible : les Suisses le font. Capitalisme encore…

    Télécharger le rapport de l’économiste Pisani Ferry

    Les vaches ne paient pas d’impôts. Tout est payé par des hommes et des femmes. L’économie, c’est l’activité humaine.

    La Première ministre croit que « La moitié de l’effort sera accompli par les entreprises -et notamment les grandes entreprises, un quart par l’État et les collectivités, et le dernier quart par les ménages ». Vision technocratique de l’économie : les vaches ne paient pas d’impôts, les entreprises, en fait, non plus. A la fin, tout est payé par des hommes et des femmes. L’économie, c’est l’activité humaine. Les entreprises répercutent toute charge sur les salariés, les investisseurs, les clients, sinon elles ferment. L’Etat, les collectivités locales, ce sont les contribuables. Ce sont toujours les ménages qui paient et, parmi les ménages, les classes moyennes.

    ©Stockadobe

    Quelles sont les solutions ? Ne pas sacrifier l’économie actuelle qui seule peut dégager les marges de manœuvre pour investir dans la « nouvelle économie ». Créer les conditions d’une « nouvelle croissance », qui ne peut survenir que par l’investissement, la recherche, l’innovation et… les mécanismes de marché. 

    Augmenter les impôts ? Non, les baisser. Augmenter la réglementation ? Non, diminuer l’impôt bureaucratique. Brider la croissance ? Non, faciliter la création d’entreprises (beaucoup a été fait sur la simplification de création d’entreprise en France, mais l’inverse, pour la complexité administrative).

    Si l’alternative énergétique est la pénurie, elle se heurtera à un problème social monumental. Dans chaque pays, et entre les pays. 

    Le premier ministre belge, Alexander De Croo, a émis des réserves sur le Pacte vert de l’Union européenne et demandé une “pause” réglementaire comme… Emmanuel Macron.  La France, l’Italie, la Bulgarie, la Pologne, la Hongrie, la République tchèque, la Roumanie et la Slovaquie s’opposent au durcissement des règles antipollution automobile en Europe.

    La géothermie, la production hydraulique, même le nucléaire savent se faire petit 

    En Allemagne, la coalition au pouvoir se déchire sur la loi qui doit remplacer le chauffage individuel au fuel ou au gaz par les pompes à chaleur.  En Suisse, un référendum aura lieu le 18 juin sur une loi sur le climat. L’Ecole polytechnique fédérale de Zurich estime à 6600 francs suisses le coût énergétique par an et par habitant. L’Office fédéral de l’Energie conteste cette estimation, la réduisant de moitié, ce qui reste une somme…

    La révolution énergétique ne marchera pas d’en haut. Question globale, questions locales, vieux principe. La production d’électricité doit être la plus délocalisée possible, le plus proche des consommateurs. La géothermie, la production hydraulique, même le nucléaire savent se faire petit : la France accueillera deux implantations de SMR (petit réacteur nucléaire) par Newcleo (une société italo-britannique, on eût aimé que ce fut EDF).

    La diplomatie française s’est activée :  elle a créé un « Club du nucléaire » avec 11 pays européens, auxquels vont s’agréger les Britanniques. Elle n’en reste pas là, car le défi écologique, ce n’est pas seulement celui de l’énergie.

    Que la diplomatie française réussisse à établir un principe « pollueur payeur » au niveau mondial est juste et responsable.  

    Catherine Colonna et Christophe Béchu accueillent à Paris les représentants de 175 Etats pour élaborer un traité d’ici 2024 pour mettre un terme à la pollution plastique, cette fois juridiquement contraignant. La production annuelle a doublé en 20 ans pour atteindre 460 millions de tonnes (Mt), elle pourrait encore tripler d’ici à 2060. Moins de 10% des détritus en plastique sont recyclés. Et encore, quel recyclage ! Des microplastiques ont été détectés dans le sang, le lait maternel ou le placenta. Un habitant sur la planète consomme 60 kilos de plastique par an et par personne. Les Européens sont à 150, les Américains près des 300. Huit milliards de chimpanzés n’en produiraient pas.

    La révolution écologique peut favoriser l’autonomie, la responsabilité, elle réussira par un processus d’essais et d’erreurs, d’innovation, caractéristiques d’investissement, de concurrence, d’efficacité. Elle est une des formes de « nouvelle croissance » : économie bleue, économie verte. La planification, la centralisation, la pénurie, échoueront. Les solutions sont locales et mondiales. Que la diplomatie française réussisse à établir un principe « pollueur payeur » au niveau mondial est juste et responsable. Au niveau local aussi : c’est un principe d’intégration des coûts externes, un principe de responsabilité.

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site « Lesfrancais.press »

  • Une Palme d’or 2023 française

    Une Palme d’or 2023 française

    Le jury présidé par le réalisateur suédois Ruben Östlund a distribué, ce samedi soir, les récompenses lors de la cérémonie de clôture de la 76e édition du Festival de Cannes. Il a dû départager les 21 films en compétition et attribuer la prestigieuse Palme d’or. Après une cérémonie réussie, c’est Justine Triet qui fut honorée du plus prestigieux prix du 7ème art remis cette année par Jane Fonda, connue pour ses engagements militants et couronnée par deux Oscars.

    Une année réussie

    Après trois années tourmentées, marquées par la crise sanitaire, la montée en puissance des plateformes de streaming et une brutale chute de la fréquentation des salles, l’optimisme récemment retrouvé ne fut-il que de circonstance ? Répétant les mêmes rituels tout en y intégrant quelques éclats d’ innnovation, l’édition 2023 du Festival de Cannes a présenté un précipité du monde du cinéma et de ses défis.

    Ainsi la 76e édition du festival s’est ouverte dans un climat d’optimisme, en complète distorsion avec le syndrome dépressif qui semblait avoir submergé le petit milieu du Cinéma mondial. Alors que jusqu’à l’hiver 2022 les pronostics alarmistes sur l’avenir des salles de cinéma étaient légion, les premiers mois de l’année 2023 ont été marqués par une nette remontée de la fréquentation dans la plupart des pays du monde. En France, en avril 2023, les entrées dépassent celles d’avril 2019 et de nombreux analystes considèrent que le cap des 200 millions d’entrées pourrait de nouveau être franchi pour l’année 2023. En quelques semaines, c’est un renversement complet de perspective.

    Confirmant cette dynamique, cette année le Marché international du film a réuni plus de 14.000 participants, faisant mieux que l’édition 2019 marquant ainsi le retour de Cannes au centre de l’industrie cinématographique. Rappelons qu’entre 70% et 80% des films produits dans le monde sont « signés » sur la Croisette.

    Le jury de la 76ème édition et Jane Fonda qui a remis la Palme d’or 2023

    Une édition ouverte sur tous les cinémas

    Au Festival de Cannes, rarement le continent africain aura été aussi représenté : les réalisatrices tunisienne et sénégalaise Kaouther Ben Hania et Ramata-Toulaye Sy présenteront leurs films en compétition, tandis qu’à Un certain regard seront montrés les films de cinéastes venus du Soudan, du Maroc ou de la République démocratique du Congo. Ce que ne démentira pas la directrice adjointe des programmes de TV5monde qui co-finance de nombreux projets nés dans l’esprit de la nouvelle génération de réalisateurs et d’acteurs africains. Découvrez son interview ci-dessous.

    Ce gain de diversité s’accompagne d’un progrès vers la parité, puisque jamais autant de films signés par des réalisatrices n’ont été choisis en compétition : six cette année (Jessica Hausner, Catherine Breillat, Justine Triet, Alice Rohrwacher s’ajoutant aux deux cinéastes déjà citées). Le festival ne fut pourtant pas à l’abri de polémiques, liées à la sélection hors compétition de la série The Idol de Sam Levinson (dont une partie de l’équipe s’est désolidarisée en l’accusant de promouvoir la « culture du viol ») ou encore la présence en ouverture de Jeanne du Barry de Maïwenn, occasionnant le retour sur le tapis rouge cannois de Johnny Depp – un an après son controversé acquittement.

    Si la sélection officielle a mis en avant un nombre significatif de cinéastes émergents, on y a aussi retrouvé de nombreux palmés comme Hirokazu Kore-eda, Nuri Bilge Ceylan, Ken Loach, Nanni Moretti, Wim Wenders et Martin Scorsese. 

    Une Palme méritée

    Le film français Anatomie d’une chute de Justine Triet remporte la Palme d’or ! C’est la 10e Palme tricolore, et la troisième remportée par une femme après Jane Campion et Julia Ducournau.

     Sandra Hüller dans Anatomie d’une chute

    Ce drame met en vedette Sandra Hüller et Swann Arlaud et suit l’histoire d’une famille confrontée à une mort suspecte du père, et au procès qui s’ensuit.

    Lui est professeur, elle écrivaine et leur fils, Daniel, est un petit garçon malvoyant de 11 ans. Tous les trois vivent dans un chalet reculé près de Grenoble et leur vie bascule lorsque Samuel, le père de famille fait une chute mortelle, dans des circonstances mystérieuses. Suicide ou homicide ? Impossible de trancher et Sandra, sa femme, est rapidement suspectée du meurtre. Un procès doit alors trancher et faire l’anatomie de cette chute. 

    Pour son quatrième long-métrage, Justine Triet impressionne, une fois de plus. Après La Bataille de SolférinoVictoria et Sybil, la cinéaste fait une véritable déclaration d’amour à son actrice, Sandra Hüller, avec ce magnifique rôle taillé sur mesure pour la comédienne allemande.

  • Le cinéma francophone à Cannes – L’interview de Marjorie Vella – TV5MONDE

    Le cinéma francophone à Cannes – L’interview de Marjorie Vella – TV5MONDE

    Alors que s’achève la 76ème édition du Festival du Film, nous faisons un point sur le cinéma francophone à Cannes mais aussi dans le monde ! On reçoit Marjorie Vella, directrice adjointe aux achats de programmes de TV5MONDE et aussi à la programmation des chaînes comme de la plateforme mondiale et gratuite TV5MONDEPlus.

    Regardez l’interview de Marjorie Vella

    Le Marché international du Film

    Si pour le monde entier, Cannes rime avec montées des marches et glamour, pour les professionnels Cannes c’est avant tout un rendez-vous incontournable pour tous ceux qui font le Cinéma au quotidien.

    En effet, Le Marché du Film du Festival de Cannes réunit plus de 12 500 producteurs, distributeurs, vendeurs internationaux, représentants de festivals, institutions, acheteurs, financiers. Tous les maillons de l’industrie sont présents. Certains s’y rendent dans l’espoir de trouver des financements, de voir naître une coproduction, de trouver des distributeurs ou de dénicher une perle rare. D’autres viennent sans projet concret, mais avec la volonté de nouer des nouveaux contacts et d’élargir leur réseau professionnel dans le monde.

    Entrée du marché du film à Cannes ce samedi 27 Mai ©LFP

    Chaque année, le Marché du Film organise plus de 1 500 projections. Célébration du cinéma sous toutes ses formes (films d’auteur, films indépendants, films grand public, films de genre mais aussi animation et documentaire), cette manifestation est l’occasion de découvrir des films du monde entier en avant-première.

    Organisation Internationale de la Francophonie

    Depuis trois décennies, le Fonds de l’OIF a apporté son soutien à plus de 1 500 films et séries. Un record absolu a été atteint, cette année, avec la sélection de six films lauréats du Fonds Image de la Francophonie sur la Croisette. Parmi ces films figurent Banel et Adama de Ramata Toulaye-Sy (Sénégal) et Les Filles d’Olfa de Kaouther Ben Hania (Tunisie) en compétition, Augure de Baloji (R.D. Congo) et Les Meutes de Kamel Lazraq (Maroc) au Certain Regard, Déserts  de Faouzi Bensaïdi (Maroc) et Mambar Pierrette de Rosine Mbakam (Cameroun) à la Quinzaine des Cinéastes, ainsi que La mer et ses vagues de Liana et Renaud (Liban) à l’Acid.

    En plus de son soutien au Fonds Image de la Francophonie, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) est également un fervent promoteur de la Fabrique Cinéma de l’Institut français depuis ses débuts. Cette année, la Fabrique a célébré son 15e anniversaire, et parmi les 10 projets sélectionnés, six étaient portés par des cinéastes originaires de pays membres de l’OIF tels que l’Égypte, le Liban, le Sénégal et la Tunisie, ainsi que des pays observateurs tels que l’Argentine ou le Costa Rica.

    La chaîne des Francophones : TV5MONDE

    Si TV5MONDE est présente depuis sa création sur le marché du cinéma francophone, son rôle pivot, comme producteur des oeuvres africaines, asiatiques et autres, se renforce d’année en année.

    Ainsi avec l’OIF, TV5Monde, soutenus par le Canada, ont créé en 2020 le nouveau Fonds francophonie TV5MONDEplus. Celui-ci s’adresse aux producteurs de films ou de séries visant une diffusion sur la plateforme mondiale francophone TV5MONDEplus.

    TV5MONDEplus : le rempart francophone à Netflix

    Les chaînes de TV5MONDE sont un outil au service de la francophonie dans le monde. Ainsi, depuis 1984, TV5MONDE diffuse des programmes d’information et de divertissement, en français, à destination du monde entier.

    https://www.tv5mondeplus.com/login
    https://www.tv5mondeplus.com

    Et pour toucher encore davantage de monde, le troisième réseau mondial de télévision après CNN et MTV a lancé en 2020 une plateforme francophone et gratuite, comprenant désormais plus de 7000 heures de programme, désormais accessible gratuitement partout dans le monde (à l’exception des USA et des Pays-Bas où l’accès nécessite un abonnement à un opérateur local). D’ailleurs, chaque mois, dans deux articles, nous vous présentons les programmes à ne pas louper comme ce mois-ci avec la sélection d’exception dénichée par l’équipe de TV5MONDEplus rendant hommage aux films présentés et primés à Cannes.

  • L’action climatique coûtera 66 milliards d’euros par an en France

    L’action climatique coûtera 66 milliards d’euros par an en France

    Un nouveau rapport des services du Premier ministre avance que le coût de l’action climatique s’élèvera à 66 milliards d’euros par an en France à échéance 2030. Le financement passera par une augmentation des dépenses publiques grâce à l’endettement et la taxation des plus riches notamment. 

    L’organisme public France Stratégie, rattaché aux services de la Première ministre, a publié lundi (22 mai) un rapport sur les coûts économiques de l’action climatique en France pour respecter l’accord de Paris.

    À EURACTIV France, le ministre de l’Industrie, Roland Lescure, a déclaré que « ce rapport fera date dans l’économie du changement climatique. Comme le rapport Meadows«  qui, en 1972, avait théorisé pour la première fois les limites à la croissance économique du fait du changement climatique.

    Selon les auteurs du rapport présenté lundi, le coût de l’action climatique s’élèvera à plus de 66 milliards d’euros en France d’ici à 2030, dont 48 milliards d’euros rien pour la rénovation des bâtiments, qu’ils soient professionnels, résidentiels ou publics.

    7 milliards d’euros par an devront être investit le domaine énergétique, tandis que 3 milliards d’euros par an devront être alloués au transport routier.

    Une grande part de ces investissements seront à fournir par les ménages, note le rapport. Pour passer à la voiture électrique et rénover son logement par exemple, le coût s’élèvera à plus d’une année de revenu pour un foyer de classe moyenne — deux années de revenus pour les familles les plus pauvres.

    Ainsi, « il est certain que si on ne travaille pas sur la question de la justice sociale dans cette transition, on ira d’échecs en renoncements », avance Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France, invitée à réagir sur le rapport, lors de la conférence de présentation à Paris, mercredi (24 mai).

    Pour cela, il sera nécessaire de financer la transition grâce aux finances publique, à hauteur de 25 à 34 milliards d’euros sur les 66 milliards nécessaires chaque année. Les auteurs du rapport proposent trois moyens cumulatifs à cette fin.

    Le ministre français des Finances Bruno Le Maire donne une conférence de presse pour présenter le pacte de stabilité pour la dette de la France à Paris, France, 20 avril 2023. [EPA-EFE/CHRISTOPHE PETIT TESSON]

    Energies vertes

    D’abord, de rediriger les finances publiques des énergies fossiles vers les énergies vertes. En revanche, il n’est pas certain que cela soit suffisant. Pour l’heure, les auteurs du rapport « en doutent et demandent à voir », a déclaré Jean Pisani-Ferry, économique et pilote des travaux, lors de la conférence.

    Si ce moyen n’est pas suffisant, il faudra alors s’endetter à hauteur de 10 % du PIB en 2030 et 25 % en 2040. Ces derniers jours, des voix se sont élevées contre cette solution. Mais selon M. Pisani-Ferry, « il y a eu beaucoup de raisons bêtes de s’endetter, le climat n’en fait pas partie ».

    Enfin, si l’endettement n’est pas mis à contribution ou faiblement, les auteurs du rapport préconisent une taxation temporaire sur le patrimoine financier des ménages les plus aisés. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a déjà écarté l’idée, déclarant au micro de RTL qu’ « un nouvel impôt n’est pas la solution », lui préférant le verdissement des investissements publics.

    « Au moins, le débat est sur la table », se félicite M. Pisani-Ferry,

    Outre les aides publiques, les auteurs du rapport expliquent qu’il faudra aussi jouer sur trois autres leviers : le remplacement des technologies par des technologies vertes, la substitution de capital aux énergies fossiles et la sobriété — entendue comme la réduction des consommations d’énergie qui ne découle pas de gains d’efficacité énergétique.

    Les auteurs notent toutefois que la compétitivité de l’Union européenne sera au centre de la réalisation des objectifs climatiques.

    « L’Union européenne ne peut pas être à la fois championne du climat, championne du multilatéralisme et championne de la vertu budgétaire », écrivent-ils. C’est sur ce dernier volet de la gestion des financements nationaux que M. Pisani-Ferry propose que l’UE effectue un virage politique, a-t-il répondu à EURACTIV France lors de la conférence.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 26.05.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 26.05.23

    Bonjour à tous, nous sommes le 26 mais, vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans nos titres, la fin du tarif réglementé pour le gaz en France, la mort de Jean-Louis Murat et l’émotion suite au suicide d’une collégienne. 

    Vous avez une résidence secondaire en France ?

    Si oui et que vous êtes utilisateur du gaz pour vous chauffer ou cuisiner, faites attention car à partir du premier juillet, le tarif réglementé ne sera plus commercialisé dans l’hexagone. Si vous ne faites rien, votre tarif sera automatiquement aligné sur le prix libre de votre fournisseur. Mais vous avez la possibilité de faire jouer la concurrence en changeant d’opérateur et cela sans frais. Tous les détails dans l’article disponible sur nos sites. 

    Jean-Louis Murat est mort à 71 ans 

    Le chanteur né Jean-Louis Bergheaud le 28 janvier 1952, avait fait d’un village de sa région natale, Murat-le-Quaire (Puy-de-Dôme), son nom d’artiste. Le discret chanteur auvergnat avait connu ses premiers succès à la fin des années 1980, avec le single Si je devais manquer de toi, extrait de son troisième album Cheyenne Autumn.

    Le chanteur Jean-Louis Murat en 2014 aux Francofolies de La Rochelle. – XAVIER LEOTY / AFP

    Une collégienne s’est suicidée suite à un harcèlement dans son collège 

    L’émotion est encore forte, à Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais. Une marche blanche en hommage à Lindsay, 13 ans, a eu lieu ce mercredi dans les rues de cette commune de 8000 habitants. Cette collégienne s’est suicidée et a été retrouvée morte au domicile de ses parents le 12 mai. Elle avait été victime de harcèlement scolaire au sein de son collège.

    Bon week-end, on se retrouve mardi, lundi étant un jour férié en France. A très vite !

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Où s’installer aux USA ?

    Où s’installer aux USA ?

    Le week-end dernier, Gérald Darmanin a annoncé les nouvelles durées de validité des visas E pour les Français. A côté de ceux réservés aux scientifiques, aux étudiants ou aux détenteurs d’un savoir-faire spécifique, les visas E sont destinés à permettre à des entrepreneurs de créer leur entreprise aux USA.

    Ce type de visas permet de simplifier son arrivée aux USA car pour y être éligible, il « suffit » de créer une entreprise dans un des Etats américains et d’avoir doté celle-ci des moyens propres à assurer son développement. C’est un des visas les plus demandés par nos compatriotes.

    Mais où s’installer quand on a un tel projet ? Ici, nous ne nous attacherons pas à la dimension « business », qui doit être le premier critère pour choisir son lieu de résidence, nous nous appliquerons à faire un zoom sur quelques grandes villes américaines. En 20 ans, les conditions de vie d’une ville à l’autre ont beaucoup évolué.

    Ainsi si San Francisco, Los Angeles, New-York… attirent de nombreux jeunes Français, ce ne sont pas dans ces villes que l’on vit et travaille le mieux au pays de l’Oncle Sam. Pour vous aider, nous avons sélectionné 6 villes moyennes en nous basant sur l’enquête de l’hebdomadaire américain U.S News & World Report qui a classé, en 2023, les villes les plus intéressantes où s’installer parmi les 125 métropoles américaines les plus peuplées. Le journal américain a utilisé une méthodologie basée sur les indices du marché de l’emploi (taux de chômage + salaire moyen), des prix (revenu médian annuel des ménages + coût annuel de la vie), de la qualité de vie (criminalité + qualité de la santé + qualité de l’éducation + bien-être + temps de trajets), d’attractivité, ou encore des migrations.

    Green Bay, Wisconsin

    Green Bay est située au cœur du nord est du Wisconsin et est la plus ancienne colonie de l’État. Le cœur de la ville se trouve à l’embouchure de la rivière Fox et son accès aux Grands Lacs a permis aux premiers colons d’utiliser les voies navigables de la région pour devenir des entrepreneurs prospères.

    Abritant l’une des équipes de football américaines les plus réputées de la NFL, les Green Bay Packers, Green Bay offre le mélange parfait d’équipements de grande ville complétés par une ambiance Midwest et petite ville. Cette ville possède une scène artistique et de divertissement florissante, un centre ville revitalisé et deux campus universitaires, ce qui crée une énergie qui peut plaire aux jeunes familles ainsi qu’aux retraités.

    Bien que la ville continue d’être un important centre de transport maritime, l’été sur la rivière Fox, on peut y pratiquer des activités telles que du ski nautique, des repas sur le bord de la rivière ou des croisières au coucher du soleil. Le sentier Fox River State Trail, un sentier boisé de randonnée et de vélo qui longe la rivière, est une section importante du marathon Cellcom Green Bay.

    Vous trouverez sur place des boutiques et de nombreux musées dans toute la ville et dans les environs. Le centre-ville de Green Bay, le quartier de Broadway, le centre ville de De Pere et Vickery Village, juste au nord de Green Bay, comptent des boutiques d’antiquités, de décoration intérieure et de vêtements à la mode.

    Une industrie de la bière artisanale florissante, une gamme d’options de restaurants et sa proximité avec la destination d’escapade de week-end Door County font de Green Bay un bon endroit pour s’installer et y rester.

    Huntsville, Alabama

    Autrefois une ville agricole endormie, Huntsville a acquis une reconnaissance nationale lors de la course à l’espace des années 1960 et est maintenant régulièrement l’une des zones métropolitaines à la croissance la plus rapide de l’Alabama.

    Par le passé, le gouvernement américain a relocalisé une équipe de scientifiques allemands spécialisés dans les fusées dans la région et a ouvert un centre de la NASA pour concevoir la Saturn V, la fusée qui a envoyé des astronautes d’Apollo sur la Lune. La région métropolitaine compte la population la plus éduquée de l’État, et une grande partie de celle-ci travaille dans l’ingénierie et la défense grâce à la grande présence de la NASA et de l’Arsenal Redstone de l’armée américaine.

    Le centre-ville de Huntsville a connu une renaissance ces dernières années. Avec l’explosion de nouvelles constructions au centre-ville, de nombreux magasins, restaurants et appartements sont disponibles. Juste à l’ouest du centre-ville, une ancienne filature de coton est devenue un centre d’arts complété par des brasseries artisanales, des restaurants et même un lieu de lancer de hache a vu le jour dans un ancien collège rénové.

    Raleigh & Durham, North Carolina

    Raleigh, Durham et Chapel Hill sont connus pour leurs pôle de recherches et de technologies ainsi que pour la rivalité qui existe entre leur université. Cette région des trois villes (connue sous le nom de Triangle) attire chaque jour de nouveaux résidents avec une forte croissance de l’emploi et une qualité de vie élevée.

    La majorité des gens qui habitent dans les régions métropolitaines de Raleigh et Durham sont jeunes, amicaux, diversifiés et instruits. Ils aiment dîner dans des restaurants locaux – dont beaucoup ont reçu des éloges nationaux – et se rassembler autour de bières artisanales dans l’une des nombreuses microbrasseries de la région. Un fort sentiment d’appartenance à ce territoire s’est développé et une camaraderie entre résidents s’est créée.

    Raleigh, Durham et Chapel Hill disposent également de beaux espaces verts, de musées familiaux et bénéficient d’une scène artistique et musicale en pleine croissance grâce à des programmes originaux, chaque mois, dans les galeries mais aussi grâce à une large offre de concerts et des festivals de musique, en particulier l’été, comme Hopscotch.

    Boulder, Colorado

    Nichée contre les contreforts où les Grandes Plaines laissent place aux Rocheuses, Boulder n’a rien d’exceptionnel. Pourtant cette ville dévoile son spectacle au sommet d’une colline sur la route 36 depuis Denver avec ses emblématiques dalles de grès qui s’élèvent des montagnes aux sommets enneigés.

    Pour les résidents en quête de bien-être, Boulder offre de mulitples possibilités allant des bains de forêt et des séances de méditation gratuites aux dispensaires de marijuana, sans oublier les spas et les centre de soins de santé alternatifs. Ainsi les personnes qui cherchent à équilibrer leur vie professionnelle peuvent trouver des initiatives intéressantes.

    Cette ville attire de jeunes professionnels, des familles, des universitaires, des scientifiques, originaires des deux côtes, des amateurs de loisirs de plein air. Sentiers de course, randonneurs, grimpeurs, cyclistes et bien d’autres s’y déplacent pour vivre dans ce terrain de jeu perpétuel, où la réponse à « Que faites-vous ? » est souvent l’activité loisir et non la fonction professionnelle.

    Sarasota, Floride

    Sarasota a une ambiance différente des autres villes côtières de Floride. Avec sa propre scène artistique, son atmosphère de plage et sa culture culinaire en plein essor, elle détonne dans le paysage. Les gens qui choisissent Sarasota comme leur lieu de résidence sont généralement charmés par cet environnement unique. En effet, cette zone métropolitaine d’un peu plus de 800 000 personnes abrite un opéra renommé, de nombreux bars sur le toit et la fameuse plage populaire de Siesta Key.

    Mais ce qui rend la région si spéciale, c’est sa dualité : le centre-ville de Sarasota s’articule autour de stations balnéaires et de restaurants raffinés, mais flâner dans Siesta Key Village ou St. Armands Circle, en bord de mer, offre une ambiance plus intime et proche de la nature.

    Il fut un temps où Sarasota était rejetée, vue comme un terrain de jeu pour les retraités, mais cette réputation change lentement car de plus en plus de jeunes professionnels recommencent à se l’ approprier. Ainsi l’un des quartiers en plein essor de la ville est Rosemary, où des peintures murales éclectiques décorent les devantures de magasins et où des condominiums et des hôtels modernes s’installent près des cafés de petit-déjeuner décontractés.

    Naples, Florida

    Entre les bords des Everglades et les rives du golfe du Mexique se trouve le comté de Collier, qui abrite Naples, Immokalee et l’île Marco en Floride.

    Longtemps connue comme un lieu de retraite privilégié pour les riches, les puissants et les frileux, la grande région de Naples et de l’île Marco offre des plages immaculées, des terrains de golf étendus, des restaurants raffinés ainsi que des boutiques. L’arrière pays est, lui, plus rural, le bétail broute et les travailleurs saisonniers cueillent des tomates dans les champs autour d’Immokalee, une communauté agricole située à une heure de route de Naples.

    Bien qu’elles soient davantage axées sur la population plus âgée, les deux communes en bord de mer sont situées, seulement, à un peu plus de deux heures de route des villes animées, dont Tampa et Miami.

    Une grande partie de la grande région de Naples et de l’île Marco est soumise à des fluctuations saisonnières, car les résidents des États par temps froid – souvent appelés « oiseaux des neiges » – affluent dans la région pendant les mois d’hiver pour profiter de l’offre apparemment sans fin de soleil et de temps chaud de la Floride. Ces résidents saisonniers quittent leur résidence secondaire à Naples et sur l’île Marco à l’approche des mois d’été étouffants.

    Mais la proximité de la plage, un ensoleillement important et l’absence d’impôt sur le revenu viennent avec des inconvénients. La croissance et le développement continus exacerbent le manque de logements abordables, en particulier dans la grande région de Naples et de l’île Marco. Et la circulation, bien que loin des niveaux observés dans les grandes zones métropolitaines de Floride, a tendance à étouffer les routes dans la zone urbaine pendant les mois d’hiver.

  • Résidence en France ? Attention : fin du tarif réglementé du gaz

    Résidence en France ? Attention : fin du tarif réglementé du gaz

    Ce premier juillet actera la fin des tarifs réglementés du gaz en France. Les clients qui bénéficient de ces contrats ont encore un peu plus d’un mois pour basculer sur une autre offre à prix de marché. Mais comment cela va-t-il se dérouler et quelles sont les démarches nécessaires? Un récapitulatif pour y voir plus clair avant le jour J surtout lorsqu’on doit faire ces démarches depuis l’étranger en tant qu’expatrié(e).

    Qu’est-ce que le tarif réglementé du gaz ?

    Issus de l’ancien monopole de GDF, les tarifs réglementés de vente (TRV) du gaz sont fixés par l’État et sont généralement révisés mensuellement en fonction des coûts d’achat sur les marchés de gros, des coûts de stockage et d’acheminement ou encore des taxes. Une offre au tarif réglementé est une offre dont le prix est indexé sur ces tarifs, et qui varie ainsi en fonction des hausses ou des baisses décidées par les pouvoirs publics.

    Quand va-t-il disparaître ?

    Mais ces tarifs réglementés du gaz vivent leurs dernières heures: ils disparaitront totalement le 1er juillet 2023 pour les particuliers et les petites copropriétés, après avoir déjà été supprimés pour les professionnels, les grandes copropriétés et les collectivités. En vertu de la loi énergie-climat adoptée en novembre 2019, il n’était déjà plus possible de souscrire une offre au tarif réglementé, mais les clients titulaires de ces contrats avaient pu les conserver jusqu’aujourd’hui.

    Quels fournisseurs proposent ces offres ?

    Ces offres sont aujourd’hui majoritairement proposées par le fournisseur historique Engie (ex-GDF), mais aussi par des distributeurs locaux comme Gaz de Bordeaux, Gaz de Grenoble ou encore le groupe alsacien Électricité de Strasbourg (ÉS). Au 31 novembre 2022, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) comptait encore 2,4 millions de clients résidentiels titulaires de ce type de contrats, dont 93% auprès d’Engie et 7% auprès d’entreprises locales.

    Que va-t-il se passer pour les clients ?

    Un client ayant souscrit à une offre au tarif réglementé a jusqu’au 30 juin 2023 pour souscrire à une offre à prix de marché, c’est-à-dire une offre dont le prix est librement fixé par le fournisseur. Au-delà de cette date, s’il n’a pas entamé les démarches nécessaires, le client sera automatiquement basculé sur une offre générique de son fournisseur de gaz. Cette offre pourra néanmoins être résiliée à n’importe quel moment si le client ne souhaite pas la conserver.

    Quelles démarches sont nécessaires ?

    Aucune démarche n’est nécessaire, sauf la souscription à une offre de prix de marché auprès d’un fournisseur, et aucun frais ne sera demandé. Cette démarche peut se faire en ligne, il vous suffit d’avoir votre adresse et le numéro du compteur (disponible sour le terme EAN dans vos factures).

    Pas besoin de résilier son contrat à tarif réglementé, ni de demander un changement de compteur. Par ailleurs, pour y voir plus clair dans le choix d’une nouvelle offre à prix de marché, un comparateur a été mis en ligne par le gouvernement via le médiateur national de l’énergie.

● Radio en direct
En pause