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  • Les étoiles ne meurent jamais 

    Les étoiles ne meurent jamais 

    Les obsèques de célébrités quelles qu’elles soient ont toujours déplacé les foules et sont à l’origine d’émotions qui transcendent les peuples. En Russie, après qu’Alexandre Pouchkine fut abattu lors d’un duel en 1837, des rassemblements importants se formèrent à Saint-Pétersbourg. Craignant des débordements, les autorités russes, avaient alors mobilisé plus de 60 000 soldats. Lorsque le chariot funèbre transportant le corps du poète arriva dans la province de Pskov, où il devait être enterré, les fidèles essayèrent de dételer les chevaux et de le tirer eux-mêmes.

    En France, le retour des cendres de Napoléon en 1840 provoqua également d’importants rassemblements sur tout le trajet emprunté par le chariot. Une personne fut même écrasée par ce dernier près du Palais Bourbon.

    En 1885, Les funérailles de Victor Hugo rassemblèrent plus de deux millions de personnes qui ont accompagné le corbillard de la place de l’Étoile au Panthéon. La mort de Rudolph Valentino, idole du cinéma muet, en 1926, donna également à des scènes d’hystérie collective. La police montée de New York fut contrainte d’intervenir, les admirateurs de l’artiste ayant envahi le salon funéraire, plusieurs se seraient suicidés.

    En 1975, des millions d’Égyptiens ont voulu rendre hommage à Um Kalthoum, une chanteuse, se sont emparés de son cercueil et l’ont porté sur leurs épaules pendant des heures dans les rues du Caire. En 2017, en France, Johnny Halliday bénéficia d’obsèques nationales dignes d’un chef d’État, la foule se massant le long du trajet emprunté par le corbillard et devant l’église de la Madeleine.

    étoiles Les étoiles sont éternelles.

    L’émotion est de plus en plus digitale

    Au temps d’Internet, l’émotion est de plus en plus digitale. Des millions de messages, de photographies, de vidéos sont publiés à l’occasion du décès d’artistes. Il en fut ainsi pour David Bowie, Charlie Watts, Tina Turner ou pour Milan Kundera. La mort est masquée. Les tentures de deuil qui ornaient les maisons des défunts se font plus rares. Les corbillards sont des voitures classiques. Les décès interviennent plus souvent à l’hôpital ou dans les établissements de soins intensifs. Les veillées mortuaires sont plus rares et sont organisées dans des salles dédiées des pompes funèbres. Le port du deuil est moins fréquent. En revanche, les deuils de célébrités continuent à générer des émotions qui transcendent l’ensemble de la société.

    Ce deuil n’est pas le produit d’une intimité personnelle. La connaissance de la personne décédée se limite aux images, aux écrits, à la musique. Les personnes célèbres grâce aux moyens de communication pénètrent de plus en plus dans la vie quotidienne des ménages. Idéalisées, transformées en icones des temps modernes, elles ne sont perçues que positivement. Leur mort provoque un surcroît de ventes de leurs œuvres. Le seul album numéro un de David Bowie aux États-Unis fut « Blackstar », sorti quelques jours avant sa mort en 2016 et produit alors qu’il se savait condamné.

    Gestion post mortem

    Les livres de Milan Kundera, auteur dont les derniers grands succès dataient des années 1990, figurent en tête des ventes depuis le décès de ce dernier, ce 11 juillet. La gestion post mortem des œuvres des célébrités est source de revenus importants. Jouant sur la nostalgie, sur le vide provoquée par le décès, les éditeurs, les compagnies de disques multiplient les rééditions, retrouvent des textes et des chansons inédites non publiées du vivant de l’auteur.

    Depuis son décès, Johnny Halliday demeure commercialement présent à travers des compilations, de réenregistrements où sa voix est mixée, par exemple, avec un orchestre de musique classique. Des concerts ont été donnés avec la présence de chanteurs décédés en utilisant des procédés holographiques. L’intelligence artificielle permet désormais de créer de nouvelles œuvres en reprenant la voix, l’image et les textes des défunts.

    La mort du Prince signifie que nul n’échappe à la faucheuse

    La mort de célébrités nous rappelle la finitude de la vie. La mort du Prince malgré son talent, sa richesse, signifie que nul n’échappe à la faucheuse. Comme le chantait Jim Morrison avant de mourir 27 ans : « Personne ici ne s’en sort vivant ». L’émotion est d’autant plus forte que la personne décédée est jeune. Il y a un sentiment d’injustice. La disparition de Jimi Hendrix, Janis Joplin et de Brian Jones également à 27 ans, au sommet de leur gloire avant que les affres de la vieillesse se fassent sentir a marqué toute une génération.

    La mort des célébrités donne lieu à une communion pour tous ceux qui ont partagé de manière purement virtuelle leur vie avec eux. Les chefs d’État, les gouvernements participent de plus en plus à la mise en scène des funérailles des célébrités jusqu’à les organiser comme ce fut le cas, en France, pour Johnny Halliday. Les cérémonies d’hommage national sont de plus en plus fréquentes. Jean-Paul Belmondo, décédé le 6 septembre 2021, en bénéficia tout comme Charles Aznavour, Michel Bouquet ou Hélène Carrère d’Encausse.

    Autrefois essentiellement réservés aux militaires et aux hommes ou femmes politiques, ces hommages concernent de plus en plus les artistes et les intellectuels. La panthéonisation visant à célébrer la vie exceptionnelle d’une personne publique, de 1987 à 2022, 17 personnes ont été panthéonisées, contre 5 de 1933 et 1987. Si au XXe siècle, les admissions au Panthéon intervenaient de nombreuses années après le décès, les délais tendent à se raccourcir. Treize ans pour Geneviève de Gaulle Anthonioz, 7 ans pour Germaine Tillon et un an pour Simone Veil.

    Au XIXe siècle, les délais pouvaient être également courts. De nombreux généraux du 1er Empire, Victor Hugo, Sadi Carnot entrèrent dès leur décès. Napoléon avait panthéonisé de manière importante et rapidement après le décès des personnes célébrées. Il entendait honorer les généraux morts lors des grandes batailles. Il se servait des célébrations pour asseoir la légende napoléonienne et affirmer la toute-puissance du 1er Empire. Les panthéonisations du XXIe siècle obéissent en grande partie aux mêmes objectifs : elles sont des hommages dont la portée dépasse bien souvent les célébrités honorées.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 22.09.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 22.09.23

    Bonjour à tous, nous sommes le vendredi 23 septembre et vous écoutez le flash quotidien des expatriés du site lesfrancais.press sur la radio des Français dans le monde. Dans vos titres : Dernier jour de la visite royale, le Pape à Marseille, et un dossier spécial immobilier ! 

    La touche personnelle du roi

    C’est ainsi que les experts désignent la visite de Charles III à Bordeaux. Pour son dernier jour en France, il a ainsi décidé de visiter l’Aquitaine, ancien duché anglais. Pour assurer la sécurité du couple royal et du public, la préfecture a annoncé la mise en place de plusieurs périmètres de sécurité sur les communes de Bordeaux, Floirac et Martillac. Ils devraient découvrir les canaux, les vignobles et les bonnes tables de cette région de France avant de repartir pour le Royaume-Uni. 

    Le pape François est en visite à Marseille les vendredi 22 et samedi 23 septembre 2023

    A l’occasion des Rencontres Méditerranéennes qui ont débuté ce lundi au Palais du Pharo, le pape François arrivera à l’aéroport de Marseille le vendredi 22 septembre à 16h15. A sa descente de l’avion, Elisabeth Borne, la première ministre, l’accueillera. Il se rendra ensuite à Notre-Dame de la Garde afin d’y guider une prière à la Vierge Marie avec le clergé diocésain. A 18 h, il participera à un moment de recueillement au Mémorial des marins et migrants disparus en mer. Samedi sera consacré aux Marseillais qu’il rencontrera sur l’avenue du Prado. 

    Immobilier : Plus-value et prêt 

    Le saviez-vous, un Français de l’étranger peut être exonéré de taxe sur la plus-value immobilière sur un bien en plus de son ancienne résidence principale ? Plein d’informations comme celle-ci à découvrir dans le dossier spécial immobilier sur le site Lesfrancais.press. Vous y trouverez aussi des astuces pour financer un bien en France. 

    bien

    C’est tout pour cette semaine, on se retrouve lundi pour une nouvelle édition ! Bon week-end à tous où que vous soyez !

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Comment obtenir son prêt immobilier et le meilleur taux ?

    Comment obtenir son prêt immobilier et le meilleur taux ?

    Un Français de l’étranger est un profil bien particulier que peu de banques accompagnent dans sa démarche pour obtenir un prêt immobilier ! Lesfrançais.press vous propose un nouveau service, construit pour vous, avec le premier courtier-grossiste dédié aux Français de l’étranger de la place parisienne.

    Un expat, un profil à risques ? 

    Le profil emprunteur est défini par différents critères que les banques utilisent pour définir leurs grilles des taux immobiliers : certaines banques prêtent plus facilement que d’autres. Elles regardent notamment si vous empruntez seul ou à deux, votre niveau de revenus par emprunteur, le montant de votre apport personnel et la durée sur laquelle vous souhaitez emprunter. Tout cela est mis en commun afin d’obtenir votre capacité d’emprunt.

    Aussi, évidemment, votre niveau de revenus est un critère important pour les banques et influence directement le taux de crédit immobilier que vous pouvez obtenir et donc les mensualités que vous devrez payer. Les profils ayant des revenus élevés étant plus attrayants pour les banques, elles leur proposent donc des taux plus avantageux.

    prêt immobilier Depuis le 6 septembre 2023, une nouvelle rubrique est apparue dans nos colonnes : Financer votre bien !

    Une solution d’accompagnement ? 

    On le voit, obtenir un crédit pour acquérir un bien en France, que ce soit comme résidence secondaire ou pour un investissement locatif, est souvent difficile et nécessite une bonne connaissance du marché bancaire français. Depuis votre pays d’expatriation, un tel projet peut être difficile, voire impossible à mener. 

    Conscients de ces problèmes, le site Lesfrancais.press et le courtier leader sur le marché des Français de l’étranger s’allient pour vous faciliter la vie. 
    Depuis ce mercredi 06 septembre 2023, une nouvelle rubrique est apparue dans nos colonnes : Financer votre bien ! 

    En quelques clics, vous pouvez indiquer votre profil, détailler votre projet. Une fois le formulaire transmis à notre partenaire Carte financement, un conseiller vous contactera afin de définir avec vous la stratégie et un planning afin de concrétiser l’achat en France


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    Pourquoi Carte financement ?

    Nous avons choisi de travailler avec et de vous proposer les services de Carte financement car leurs équipes sont capables d’intervenir sur toute la France et sur toutes les typologies d’actifs en proposant de nombreuses solutions de financement.
    En effet, les experts de Carte financement ont construit un réseau important de prêteurs dans ce secteur dans lequel ils interviennent depuis plusieurs années (banques de détail, caisses régionales, banques d’investissement en France ou à l’international, fonds de dette…).
    Ainsi, ils financent aussi bien des clients patrimoniaux, que des foncières, des fonds d’investissement, des marchands de biens, des promoteurs ou des aménageurs sur des opérations de court et long termes. En plus, leurs sources de financement sont variées : bancaire, obligataire, fonds propres…
    Un savoir-faire idéal pour répondre aux problématiques des Français de l’étranger en quête d’un crédit pour acheter un bien en France !


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  • Plus-value immobilière : pourquoi ne vous devez pas la payer ? 

    Plus-value immobilière : pourquoi ne vous devez pas la payer ? 

    Les Français de l’étranger, déjà expatriés ou ayant la volonté de le devenir, peuvent bénéficier d’un allègement ou d’une annulation de la taxe sur la plus-value immobilière jusqu’à deux biens. Aussi si la taxation pour les prélèvements sociaux est maintenue, le montant peut être, alors, réduit.

    Régime fiscal de 2019 

    L’imposition des plus-values immobilières des non-résidents est allégée puisqu’ils bénéficient d’un régime fiscal avantageux applicable depuis le 1er janvier 2019.

    Ainsi :

    – la vente de l’ancienne résidence principale en France peut être exonérée ;

    – la vente d’un logement en France peut être exonérée plus fréquemment ;

    Par ailleurs, l’assujettissement des non-résidents aux prélèvements sociaux est maintenu, mais le taux peut être minoré.

    L’ancienne résidence principale en France exonérée d’impôt sur la plus-value

    Jusqu’à fin 2018, une personne venant de quitter la France et qui y mettait en vente son ancienne résidence principale se trouvait par principe taxée sur la plus-value réalisée. En effet, la loi ne lui accordait pas un « délai raisonnable » pour vendre, délai dont bénéficient tous les résidents français qui vendent leur résidence principale et déménagent en France. 

    On peut considérer un délai comme raisonnable si en pratique la mise en vente à un prix du marché a été effectuée par des moyens de promotion suffisants et sans que le logement ne soit jamais loué ou prêté (officiellement, c’est-à-dire qu’un tiers y ait établi sa résidence fiscale ou sociale). 

    Pour mettre fin à cette distorsion de traitement fiscal, depuis le 1er janvier 2019, un particulier, quelle que soit sa nationalité, qui vend son ancienne résidence principale en France est exonéré d’impôt sur la plus-value :

    – s’il part habiter dans un pays membre de l’Union européenne ou dans un État ayant conclu avec la France une convention d’assistance en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscale ;

    – et si la vente intervient au plus tard le 31 décembre de l’année suivant celle de son déménagement hors de France (le délai peut donc atteindre deux ans). Pendant ce délai, le logement ne doit avoir été ni loué, ni prêté à quelque titre que ce soit.

    L’exonération porte à la fois sur le logement et ses dépendances (cave, parking, chambre de bonne) dès lors que leur vente intervient simultanément.

    Exemple : « Vous quittez la France pour l’Italie en septembre 2023 et vous mettez en vente votre appartement à Paris qui constituait jusque-là votre résidence principale. La plus-value immobilière réalisée sera totalement exonérée d’impôt si la vente intervient avant le 31 décembre 2024. »

    plus-value immobilière L’imposition des plus-values immobilières des non-résidents est allégée.

    Vendre un deuxième logement avec un abattement ?  

    Les non-résidents ressortissants d’un État de l’Union européenne bénéficient d’un cas d’exonération spécifique, assoupli depuis le 1er janvier 2019.

    En 2023, un ressortissant européen (une personne qui a la nationalité de l’un des pays de l’UE) qui quitte la France pour n’importe quel pays dans le monde se trouve exonéré de taxation sur la plus-value réalisée si les deux conditions sont réunies. 

    Soit que la personne a été domiciliée fiscalement en France au moins deux ans à un moment quelconque avant la vente.

    Et aussi que la vente doit intervenir : 

    – soit dans un délai de dix ans après son départ de France (contre cinq ans jusqu’à fin 2018) si la personne n’a pas la libre disposition du bien (il est loué par exemple) ;

    – soit à tout moment dès lors que la personne a la libre disposition du logement au moins depuis le 1er janvier de l’année précédant la vente.

    Cependant l’exonération d’impôt n’est pas totale puisqu’elle est limitée à la fraction de la plus-value nette imposable qui n’excède pas 150 000 € (le surplus est imposable aux conditions normales). Toutefois, ce montant de plus-value très élevé, d’autant qu’il est calculé après abattements pour durée de détention, permet d’exonérer de taxation la plupart des ventes… et de réduire fortement l’impôt des autres.

    Exemple : « Un Français quitte la France pour le Pérou en mai 2023. Il vend son ancienne résidence principale comme indiqué plus haut. Il avait investi, via un crédit, dans un second appartement qui est financé par la location. La plus-value immobilière réalisée lors de la future vente de ce bien sera exonérée d’impôt dans la limite de 150 000 € de plus-value nette si la vente intervient d’ici fin 2033. »

    La CGS, un double traitement 

    On le sait, en plus des impôts, l’ensemble des revenus ou produits réalisés en France sont soumis à la CSG. Les Français de l’étranger, pourtant non bénéficiaires de la couverture sociale que cette contribution finance, y ont, longtemps, été soumis. Si pour ceux installés dans un pays de l’EEE, il est possible de récupérer les fonds en faisant la demande chaque année, ceux hors de l’UE sont encore frappés par cette taxe. 

    Les Français installés dans l’UE soumis à des prélèvements sociaux allégés

    Ainsi, hors les deux cas d’exonération ci-dessus, la plus-value immobilière réalisée par un non-résident lors de la vente d’un logement en France est calculée et taxée aux mêmes conditions qu’un résident français, soit à hauteur de : 19 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de CSG et autres prélèvements sociaux (CSG 9,2 % + CRDS 0,5 % + prélèvement de solidarité 7,5 %) = 36,2 %.

    Les non-résidents supportent aussi, comme les résidents, l’éventuelle surtaxe sur les plus-values dépassant 50 000 € et l’éventuelle taxe sur les ventes de terrains devenus constructibles.

    Or, la taxation au titre des prélèvements sociaux a été au cœur d’un bras de fer juridique entre la France et certains contribuables non-résidents, combat arbitré par la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE). Dans un arrêt « De Ruyter » de 2015, la CJUE a décidé que le fait qu’une personne est affiliée à un régime de sécurité sociale d’un État de l’Union européenne ne permet pas à la France de la soumettre aux prélèvements sociaux français. Après bien des péripéties qui ne sont peut-être pas terminées, la situation est en 2023 (comme depuis le 1er janvier 2019) la suivante :

    S’agissant des personnes, quelle que soit leur nationalité, qui relèvent d’un régime de sécurité sociale de l’Espace économique européen ou de la Suisse, elles sont exonérées de CSG et de CRDS… mais restent redevables du prélèvement de solidarité de 7,5 %, soit une taxation globale sur la plus-value immobilière de 26,5 % (19 % + 7,5 %).

    Malgré le « Brexit », les résidents britanniques bénéficient de ce taux réduit s’ils remplissent les conditions suivantes :

    – ils sont affiliés à la sécurité sociale britannique ;

    – ils sont ressortissants ou résidents légaux de France, du Royaume-Uni ou d’un autre État membre de l’Union européenne ;

    – ils ne sont pas à la charge d’un régime obligatoire de sécurité sociale français. 

    Maintien de la CSG pour les autres 

    S’agissant des personnes affiliées à un régime de sécurité sociale d’un État tiers non européen, comme pour les revenus, la CSG et les autres prélèvements sociaux sont, aussi, dus en totalité au taux de 17,2 %, soit une taxation globale sur la plus-value immobilière de 36,2 % (19 % + 17,2 %).

    Un Russe qui réside depuis toujours en Russie et qui vend en 2023 sa résidence secondaire en France est taxé au taux global de 36,2 %. En revanche, si cette même personne réside en Finlande, la vente sera taxée au taux global de 26,5 %.

    La soumission à la CGS des revenus ou produits de cessions réalisés en France des non-résidents hors UE est un serpent de mer qui ne manquera pas de reparaître dans les prochaines semaines lors de l’étude du budget de la Nation. Cependant, il ne faut pas trop y compter, la rigueur est sur toutes les lèvres et les Français de l’étranger seront parmi les proies faciles.

  • Bénin : clôture du mondial de la pétanque

    Bénin : clôture du mondial de la pétanque

    Trente-sept (37) pays ont été officiellement enregistrés pour ce 50ème Mondial de Pétanque à Cotonou. Au premier jour de la compétition le vendredi 8 septembre, les compétiteurs de pays tels que la France, le Mexique, l’Algérie, le Togo, le Cambodge, le Canada, l’Ecosse, l’Estonie, la Hongrie, l’Allemagne, le Japon, la Thaïlande, les Usa, le Kazakhstan, la Lettonie pour ne citer que ceux-là, étaient présents.

    Un défi organisationnel que le pays hôte semble relever avec brio. En témoignent les propos du ministre béninois des Sports, Oswald Homeky, lors de la cérémonie d’ouverture ce 09 septembre: «Soyez les bienvenus au Bénin, un pays où tout est désormais possible, un pays qui travaille avec sérieux, méthode et surtout détermination. Nous n’avons pas la prétention d’avoir réalisé ce qu’il y a de plus beau, mais nous sommes fiers d’avoir réussi à tenir le pari, d’avoir réussi à rassembler ici toutes les grandes nations de la pétanque mondiale, et d’avoir réussi en si peu de temps», s’est-il félicité.

    Le 17 septembre dernier, les Champions du monde dans les catégories doublettes dames, doublettes hommes, tête-à-tête dames, tête-à-tête hommes, doublettes mixtes et doubles mixtes étaient connus. On vous les révèle. 

    Deux Français champions du monde en titre ont renoncé

    Soucieuse du contexte géopolitique sévissant actuellement en Afrique de l’Ouest – et plus particulièrement au Niger –, la fédération française de pétanque et de jeu provençal (FFPJP) s’est interrogée sur la présence de ses équipes aux 50e championnats du monde, à Cotonou au Bénin du 8 au 17 septembre.

    Rassurée après avoir pris attache avec les autorités compétentes (ministères des Affaires étrangères et des Sports, association des expatriés français au Bénin, autorités locales), la fédération a décidé, contrairement à la Belgique, l’Italie ou Monaco, de maintenir sa participation. Laquelle s’effectuera, sans Philippe Quintais, en retraite internationale, mais aussi sans Henri Lacroix et Philippe Suchaud, deux autres tenants du titre en triplettes depuis leur succès avec Dylan Rocher en novembre 2021, à Santa Susanna, en Espagne.

    Estimant « ne pas avoir suffisamment d’assurance et de garantie », Philippe Suchaud, retenu en doublettes avec Christophe Sarrio et doublettes mixtes avec Audrey Bandiera, « a préféré ne pas prendre de risques ». Le Français, après que la FFPJP a laissé libre chaque sélectionné d’opérer son choix, a renoncé à briguer un quinzième titre mondial.

    Mondial de la pétanque Le Mondial de la Pétanque s’est déroulé au Bénin

    Cap sur les mondiaux à Dijon 

    Le Cosnois ne désespère pourtant pas une nouvelle et dernière cape à l’occasion des Mondiaux l’an prochain à Dijon. D’ici là, il se consolera en disputant les championnats d’Europe du 20 au 24 septembre à Albertville. Il sera remplacé au Bénin par Christophe Sarrio en doublettes et Dylan Rocher en doublettes mixtes.

    La Thaïlande, une nation de pétanque ! 

    Grande nation de pétanque, la Thaïlande a tenu son rang durant ces championnats du monde. Le pays a remporté les titres mondiaux en tête à tête homme (Ratchata Khamdee), doublette femmes (Sunitra Phuangyoo et Nantawan Fuangsanit) et en triplettes hommes (Ratchata Khamdee, Sarawut Sriboonpeng, Supan Thongphoo et ThanawanToosewha). 

    La France, de son côté, a conservé son titre mondial en tir de précision grâce à Dylan Rocher. Le joueur défait en “doublette hommes” a dominé le Thaïlandais Ratchata Khamdee par 46 points contre 28. 

    Dans les autres catégories, la Tunisienne Mouna Beji a remporté le tournoi de la catégorie “tête à tête femmes” en battant l’Algérienne Aït Idir Gidgia. La France a remporté la “doublette hommes” en battant le Bénin. Enfin, la Côte d’Ivoire a remporté la Coupe des Nations en dominant le Bénin (13-3). 

    Regardez le reportage de TV5MONDE 

  • Quand la Chine imite le Japon 

    Quand la Chine imite le Japon 

    Les autorités chinoises rêvent de faire de leur pays la première puissance économique et militaire mondiale pour le centenaire de l’arrivée au pouvoir du parti communiste en 2049. Il y a trente ans, le Japon aspirait au même rêve après avoir connu une expansion rapide dans les années 1980. Or, ce dernier est entré dans un cycle déflationniste dans les années 1990, dont il peine à sortir. La Chine semble l’imiter en étant confrontée à une crise immobilière et financière qui s’incruste. 

    La Chine partage six caractéristiques communes avec le Japon des années 1990 : le vieillissement démographique, le recul des investissements, la faiblesse de l’inflation, la diminution de la valeur des actifs financiers et immobiliers, les difficultés du système bancaire, la mise en place de politiques monétaires et de politiques budgétaires accommodantes.

    Vieillissement de la population 

    Au Japon, la déflation se nourrit, depuis trente ans, de l’attrition de la population et tout particulièrement de celle en âge de travailler. La population japonaise diminue depuis le début du siècle. Elle régresse de 300 000 habitants par an. Le taux de la croissance de la population chinoise qui était de 1,7 % par an en 1990, est désormais nul voire légèrement négatif. La population de 15 à 64 ans se contracte depuis 1993 au Japon et depuis 2015 en Chine. Une des conséquences directes de ce vieillissement accéléré de la population est un excès d’offre de logements. Cet excès est d’autant plus important que les ménages réalisent de nombreux investissements locatifs pour leur retraite. Cet excès amène une baisse des prix de l’immobilier et à une diminution de la construction. 

    Pour éviter une crise immobilière, les pouvoirs publics encouragent la construction et, se faisant, alimentent le déséquilibre du secteur immobilier. Au Japon, l’investissement en logement a diminué de 40 % de 1990 à 2022. En Chine, après avoir augmenté de 180 % de 1990 à 2020, il est en recul de 10 % ces deux dernières années. Au Japon, sur ces trente dernières années, le prix des logements est étale tranchant avec l’évolution des prix constatée au sein des autres grands pays de l’OCDE. En Chine, en trente ans, les prix ont été multipliés par trente mais sont en baisse depuis 2020. 

    Crise immobilière et bancaire

    La crise immobilière fragilise le secteur bancaire en raison d’une hausse du taux de défaut des emprunteurs et d’une moindre progression du crédit. En Chine, une partie des financements immobiliers sont réalisés en-dehors du champ des activités bancaires rendant leur contrôle plus difficile. Deux grands promoteurs immobiliers sont en difficulté en Chine, Evergrande et Country Garden. Exposé aux villes moyennes durement touchées par la crise immobilière, Country Garden n’a pas été en mesure d’honorer, au début du mois de septembre, deux paiements d’intérêts sur des emprunts obligataires. Il bénéficie d’un délai de grâce d’un mois pour régulariser sa situation, avant d’être officiellement en défaut. Il a été contraint de suspendre la cotation de onze de ses lignes obligataires. 

    La crise du secteur immobilier a provoqué une chute des cours boursiers en Chine depuis un an comme ce fut le cas au Japon au début des années 1990. 

    Face à la crise immobilière et financière, les ménages ont tendance à accroître leur effort d’épargne. Ils compensent la perte de valeur des actifs en mettant plus d’argent de côté. Cet effort d’épargne accru est également la conséquence du vieillissement de la population. Le taux d’épargne des ménages dépasse 30 % du revenu disponible brut en Chine en 2022, contre 20 % en 1990. Au Japon après avoir atteint 20 % dans les années 1990, le taux d’épargne a diminué dans les années 2000 avant de remonter. Le taux d’épargne de la nation (ménages, entreprises et administrations publiques) représentait, en Chine, en 2022, 45 % du PIB, contre 40 % en 1990. Au Japon, ce taux d’épargne est de plus de 30 % depuis plus de trente ans, soit quatre à cinq points au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE. 

    La préférence marquée pour l’épargne a comme conséquence une moindre consommation. La faible croissance potentielle en lien avec la diminution de la population dissuade les entreprises d’investir. Depuis 1992 au Japon, et depuis 2014 en Chine, la faiblesse de la demande de biens et services et le recul des cours boursiers font apparaître un manque d’investissement au sein des entreprises qui amplifie le recul de la croissance potentielle. Le taux d’investissement des entreprises est passé de 21 à 17 % du PIB de 1990 à 2022. En Chine, après avoir atteint 25 % du PIB en 2014, ce taux est tombé à 22 % en 2022. Le taux de progression annuel des investissements en machines et équipements est de 5 % en Chine en 2022, contre plus de 20 % dans les années 2010.

    Chine La Chine se “japonise” de plus en plus.

    Des politiques budgétaires expansionnistes 

    Malgré le vieillissement démographique, qui devrait en théorie générer de l’inflation, celle-ci demeure faible au Japon (depuis 1993) et en Chine (depuis 2013) en raison de la faiblesse de la demande de biens et services. En réduisant le nombre d’actifs, le vieillissement favorise la hausse des salaires. Par ailleurs, les retraités consomment plus de services que les actifs (santé, loisirs, services d’aides à la personne). Or, ces services sont sources d’inflation en raison des faibles gains de productivité qui les caractérisent. Or, au Japon et en Chine, le phénomène inverse est constaté. Les retraités continuent à épargner et diminuent leur consommation ce qui favorise la déflation. 

    Pour relancer la demande de biens et services, les banques centrales et les gouvernements mettent en place des politiques budgétaires expansionnistes. Les taux directeurs sont abaissés. Ils sont nuls ou quasi nuls au Japon depuis trente ans. La banque centrale chinoise a contrario des politiques décidées par la FED ou la BCE a décidé récemment de baisser ses taux. La dette publique est au Japon passée de 60 à 250 % du PIB entre 1990 et 2022. En Chine, elle atteint 80 % du PIB en 2022, contre 40 % en 2011. 

    La Chine se “japonise” de plus en plus avec, comme conséquence, l’affaiblissement de sa croissance. Malgré des politiques de relance, depuis trente ans le Japon n’a pas réussi à restaurer sa croissance ni à mettre un terme à la déflation. La Chine dont le PIB par habitant demeure faible (moins de trois fois celui de l’OCDE) ne peut guère supporter une longue léthargie, la légitimité du pouvoir dépendant de sa capacité à générer de la croissance.

  • Entre l’UE et la Russie, la Serbie doit faire son choix, selon l’eurodéputée Viola von Cramon

    Entre l’UE et la Russie, la Serbie doit faire son choix, selon l’eurodéputée Viola von Cramon

    Si la Serbie ne veut pas rejoindre l’UE et préfère entretenir des relations avec la Russie, Bruxelles ne devrait pas lui forcer la main, a déclaré l’eurodéputée et rapporteure du Parlement européen pour le Kosovo, Viola von Cramon, lors d’un entretien avec Euractiv au cours duquel elle a également abordé l’effacement des Albanais des registres d’état civil dans le sud de la Serbie.

    En 2020, le site d’information Exit. al, partenaire d’Euractiv, a publié les conclusions de la chercheuse Flora Ferati Sachsenmeir, qui a découvert que les membres de la communauté ethnique albanaise étaient systématiquement et illégalement effacés des registres d’état civil serbes.

    Le rapport final des travaux de Mme Sachsenmeir révèle que plus de 6 000 Albanais ont vu leur adresse supprimée dans les régions du sud de la Serbie, les rendant de facto apatrides et incapables d’acheter ou de vendre des biens immobiliers, d’accéder à l’éducation ou aux soins de santé, de voter ou d’exercer d’autres droits fondamentaux.

    Les recherches de Mme Ferati ont révélé que la population d’origine albanaise dans certaines régions a diminué de plus de 70 %.

    L’affaire est maintenant remontée jusqu’à Bruxelles, bien que la Commission soit au courant depuis des années, et qu’elle soit poussée à être incluse dans les négociations d’adhésion de la Serbie à l’UE, alors que l’intérêt pour l’adhésion à l’Union semble décliner.

    « Si la Serbie ne veut pas adhérer à l’UE, nous ne devons pas la forcer à le faire, c’est la voie qu’elle a choisie. Peut-être veut-elle rester en dehors et voir comment les autres États des Balkans occidentaux vont adhérer à l’UE. C’est leur décision », a déclaré Mme von Cramon.

    « Mais quel est l’intérêt de la Serbie de travailler avec la Russie ? Je ne sais pas », a-t-elle déclaré.

    Relations avec le Kosovo

    L’eurodéputée a expliqué que si la Serbie a soutenu l’Ukraine en lui livrant des armes et en lui offrant un soutien humanitaire, sa rhétorique sur la question du Kosovo semble entrer en contradiction avec ce soutien.

    « En ce qui concerne le Kosovo, je pense qu’il est maintenant temps de dépasser cette vieille rhétorique très, très agressive, cette approche nationaliste terrible. Avec cela, nous ne pouvons pas travailler ensemble dans l’Union européenne, nous ne pouvons pas accepter un pays qui vit encore dans le passé et qui vit encore avec ces vieux récits », a-t-elle expliqué.

    Mme von Cramon a déclaré qu’elle pensait auparavant que la Serbie avait intérêt à rejoindre l’UE et à devenir un acteur actif dans le processus d’adhésion, mais les évènements récents, notamment la détérioration des relations avec le Kosovo ces derniers mois, ont jeté des doutes à ce sujet.

    « Et après un certain temps, peut-être devrions-nous faire une pause », a-t-elle confié à Euractiv.

    En ce qui concerne le processus de dialogue en cours, qui a récemment été bloqué en raison des tensions croissantes dans le nord du Kosovo, Mme von Cramon a déclaré que la situation actuelle était décevante, car il y avait beaucoup d’espoir sur les récents accords qui auraient rapproché la situation de l’objectif ultime du Kosovo, à savoir la reconnaissance de son indépendance.

    « Une étape avant la reconnaissance finale qui aurait permis au Kosovo de postuler pour toutes les institutions internationales, la reconnaissance mutuelle des cartes d’identité et des diplômes de l’enseignement secondaire… mais cet accord n’a pas été mis en œuvre », a-t-elle déclaré.

    « Je ne veux pas parler d’échec, mais le dialogue n’a pas créé de nouvel élan. Il est difficile d’imaginer que nous sommes proches de la reconnaissance », a ajouté Mme von Cramon.

    Interrogée sur les critiques selon lesquelles l’UE ne traite pas le Kosovo de manière équitable, en particulier sur les récentes sanctions de l’UE contre Pristina, Mme von Cramon estime que la situation est plus nuancée.

    « Mais ce que je constate, c’est qu’il y a un sentiment général selon lequel nous ne traitons pas la Serbie de la même manière que le Kosovo. Et je pense que lorsqu’il s’agit de questions intérieures, oui, je suis d’accord. Je pense que nous devons être beaucoup plus sévères sur la non-réalisation des réformes, des réformes intérieures ; la Serbie n’a rien fait du tout », a-t-elle déclaré.

    Mme von Cramon a déclaré que la manière dont la Serbie traite les journalistes, les médias, l’État de droit et d’autres questions nécessitait davantage de travail, mais elle a insisté sur le fait que l’UE ne s’était pas trompée dans son approche de la situation compliquée entre le Kosovo et la Serbie.

    « Nous devons être beaucoup plus francs. Mais en ce qui concerne le dialogue, en particulier, et chacune de ses étapes, je ne pense pas que l’UE ait commis d’erreurs significatives ».

    Elle a ajouté que l’UE avait fait de gros efforts, mais qu’il y avait un manque de volonté politique des deux côtés, et que les récentes escalades n’avaient pas arrangé les choses.

    « Mais la dernière escalade, en particulier dans le nord, était vraiment très prévisible. Tout le monde avait prévenu le Premier ministre Kurti de ne pas la poursuivre. Et c’est ce qu’il a fait de toute façon. »

    « Si vous ne voulez pas coopérer, peu importe ce que les gens et les amis vous conseillent, alors oui, vous devrez faire face aux critiques. C’est aussi simple que cela », a-t-elle déclaré.

    Mais l’eurodéputée a ajouté qu’il devrait y avoir plus de critiques à l’égard de la Serbie, en particulier en ce qui concerne son chemin vers l’adhésion à l’UE.

    Serbie L’eurodéputée et rapporteure du Parlement européen pour le Kosovo, Viola von Cramon. [EPA-EFE/AHMED JALIL]

    Effacement administratif des Albanais

    En ce qui concerne la récente recherche sur l’effacement administratif des Albanais dans les municipalités du sud de la Serbie, Mme von Cramon a déclaré qu’il était trop tard pour l’inclure dans le dialogue en cours entre le Kosovo et la Serbie, soutenu par l’UE, mais qu’elle pouvait être incluse dans les négociations d’adhésion de Belgrade.

    Ainsi, cette question « devrait être placée plus haut dans l’agenda des négociations d’adhésion », a-t-elle déclaré.

    D’après les recherches de Mme Sachsenmeir et les témoignages recueillis auprès des résidents, les autorités, sous couvert de la loi sur la résidence, prétendaient envoyer des personnes pour vérifier les résidences.

    Ces envoyés signalent que les résidents sont introuvables à leur adresse et une notification est envoyée à la Commission électorale. Des familles entières sont alors rayées des listes électorales. Aucune décision écrite n’étant émise, il n’existe aucune voie de recours.

    « Maintenant, nous pouvons pousser la Commission à agir. Jusqu’à présent, nous ne disposions que de bribes, de quelques données ici et là et de preuves anecdotiques recueillies sur le terrain et lors de visites internationales… Désormais, nous disposons d’informations très détaillées sur la manière dont le gouvernement serbe a discriminé de manière très systématique les minorités albanaises », a-t-elle déclaré.

    Cela montre qu’il faut l’inclure dans le prochain cycle de négociations d’adhésion et dans le groupe de travail sur l’État de droit.

    « Il s’agit d’un cas classique de droits des minorités, de lutte contre la discrimination, de respect de tous les groupes ethniques du pays, etc. C’est ce que nous, et, je suppose, certains de mes collègues, nous rappellerons à la Commission et aux États membres », a expliqué Mme von Cramon.

    Le sud du pays délaissé

    En ce qui concerne ses visites dans la vallée de Preševo, dans le sud du pays, Mme von Cramon a expliqué qu’il n’y avait pas d’investissements, qu’ils soient locaux ou étrangers, ce qui contraste fortement avec le reste de la Serbie, qui s’est développée.

    « Vous ne trouverez pas ce genre d’investissements dans le sud », a-t-elle déclaré, notant qu’il semble délibéré que la région soit privée de développement et d’opportunités.

    L’eurodéputée a également expliqué que bien qu’il y ait eu une large majorité albanaise dans le passé, « aujourd’hui, il est de plus en plus difficile pour les minorités albanaises de garder des gens dans la région ».

    Cela s’explique par le processus de suppression de la citoyenneté et de la restriction considérable des droits.

    « Nous constatons qu’il existe de nombreuses disparités économiques, sociales et politiques. Les gens se sentent plutôt déconnectés du centre ; ils se sentent plutôt déconnectés des ressources financières et des possibilités d’emploi », a-t-elle déclaré.

    En ce qui concerne l’origine du problème, Mme von Cramon a expliqué qu’après l’éclatement du Kosovo, les Serbes du nord du pays ont participé à l’accord politique, mais que les Albanais du sud de la Serbie n’ont pas fait l’objet d’une attention particulière.

    « Les Serbes du nord du Kosovo constituent un groupe d’une grande importance politique. Nous devrions faire de même avec la minorité albanaise de Serbie, mais personne ne l’a fait », a-t-elle déclaré.

    « C’est à nous de faire pression sur le gouvernement serbe », conclut l’eurodéputée.

    Quant à la réponse de la Serbie à cette situation, M. von Cramon a expliqué que la ligne officielle est que ces personnes ne vivent pas ici et qu’il s’agit d’un processus régulier entrepris par tous les citoyens.

    Mais les données montrent le contraire, et c’est un point que l’eurodéputé abordera avec les autorités lors de sa prochaine visite à Belgrade.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 21.09.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 21.09.23

    Bonjour à tous où que vous soyez, je suis heureux de vous retrouver pour un nouveau flash quotidien des expatriés. Aujourd’hui jeudi 21 septembre dans vos titres : Zoom sur les Français en Namibie – Le nouvel examen du code de la route en France – J2 pour la visite royale 

    France – Namibie 

    Ce soir, à 21h, heure de Paris, la France accueillera dans le vélodrome marseillais, le célèbre stade de l’OM, le seul club français ayant remporté la « Champion’s League » la Namibie pour son troisième match de la coupe du monde. Ce jeune pays, indépendant effectivement que depuis 1998, a réussi à se hisser dans le top du Rugby mondial. Pour autant, le XV de France est confiant. On serait donc bien en route pour les 1/4 de finale ! Au passage on salue les 400 Français de Namibie qui seront nombreux ce soir à se retrouver au centre culturel français pour suivre le match

    France-Namibie
    France-Namibie

    1 nouveau Code de la route 

    On en a déjà parlé, on y revient car le permis de conduire reste un outil indispensable dans de nombreux pays ou tout simplement de France. Sur le site Lesfrancais.press, notre spécialiste vous explique en détail tous les changements et les modalités pour les Français de l’étranger qui voudraient passer leur permis de conduire en France ou obtenir la version internationale. 

    Nouveau Code de la route
    Nouveau Code de la route

    Charles III en France

    Le roi Charles III et la reine Camilla sont arrivés en France à 14h ce mercredi pour une visite d’État de trois jours qui les mène à Paris, Versailles, Saint-Denis avant la région de Bordeaux demain vendredi. Après les obligations militaires devant la Flamme du Soldat inconnu et sous  Les Red Arrows accompagnés de la Patrouille de France, le Préident de la République et le couple royal sont allés à l’Elysée, à l’ambassade avant de rejoindre Versailles pour le dîner officiel. Aujourd’hui, les cérémonies s’enchaineront encore dans la région parisienne, tandis que vendredi le voyage d’Etat s’achèvera à Bordeaux. On en parlera demain.

    Bonne journée à tous ! Prenez soin de vous !  

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