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  • Niger : Macron annonce le retour prochain de l’ambassadeur

    Niger : Macron annonce le retour prochain de l’ambassadeur

    Ce dimanche 24 septembre, le président a donc annoncé le retour « dans les prochaines heures » de l’ambassadeur français à Niamey ainsi que le départ des troupes françaises d’ici la fin de l’année.

    « La France a décidé de ramener son ambassadeur », que Paris refusait jusqu’ici de rappeler, et « nous mettons fin à notre coopération militaire avec le Niger », a déclaré Emmanuel Macron lors de cette interview télévisée, indiquant que les 1 500 militaires français partiraient « dans les semaines et les mois qui viennent » et que le retrait serait achevé « d’ici la fin de l’année ».

    Le président a également profité de cette prise de parole à la télévision pour clarifier la position de la France au Niger depuis le coup d’État survenu le 26 juillet. « Il n’y a plus de Françafrique, et quand il y a des coups d’État, nous, on n’interfère pas dans la vie politique des pays », a-t-il rappelé.

    Sylvain Itté – ambassadeur de France au Niger

    Fin de l’opération française

    L’occasion de confirmer que la fin de l’opération militaire française au Niger allait « être organisée dans le temps, dans les semaines à venir ». C’est « la fin de cette coopération », a-t-il regretté, ne souhaitant pas que les militaires français soient les « otages des putschistes ».

    Le retour des soldats se fera « de manière ordonnée dans les semaines et mois qui viennent ». Emmanuel Macron a d’ailleurs annoncé que ce départ serait organisé en concertation avec les putschistes. « Parce que nous voulons que ça se fasse dans le calme » assure-t-il encore.

    En revanche, le président a assuré que la France ne cesserait pas d’accompagner le continent africain pour lutter contre le terrorisme. « Nous ne le faisons que si c’est à la demande des pouvoirs démocratiquement élus et des autorités régionales ».

    Nyagalé Bakayoko, docteure en sciences politiques décrypte la situation sur TV5MONDE

  • Covid, va-t-elle faire son grand retour ? 

    Covid, va-t-elle faire son grand retour ? 

    La Covid ne prend toujours pas de vacances et a refait parler d’elle au cœur de l’été en France comme dans d’autres pays, avec un rebond épidémique jusqu’alors modéré mais invitant à la vigilance.

    Le nombre de nouveaux cas recensés dans le monde a bondi de 80% sur un mois, avec 1,5 million de contaminations supplémentaires du 10 juillet au 6 août. 

    Le virus continue de circuler 

    Si, depuis début mai, l’OMS ne considère plus la pandémie comme une urgence sanitaire mondiale, « le virus continue de circuler dans tous les pays, continue de tuer et continue de changer », a souligné mercredi son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus.

    Sa version EG.5, surnommée Eris par certains scientifiques, est actuellement la plus scrutée car elle pourrait être porteuse du rebond. Les rassemblements estivaux dans l’hémisphère nord et la baisse d’immunité ont aussi pu jouer.

    Ce sous-variant de la famille Omicron, membre du lignage XBB, semble plus transmissible que d’autres en circulation -probablement sous l’effet de nouvelles mutations génétiques-, et peut-être plus capable d’échapper aux défenses immunitaires.

    Plus de 17% des cas de Covid recensés dans le monde mi-juillet relevaient d’EG.5 (+7,6% sur un mois), selon l’OMS.

    La Covid longue

    Selon le responsable onusien, c’est « une maladie complexe que nous connaissons encore très mal » bien qu’un Européen sur 30 a souffert d’une Covid longue lors des trois dernières années. D’après ces estimations, environ 36 millions d’habitants de la région, qui rassemble 53 pays et s’étend jusqu’à l’Asie centrale, ont sans doute été touchés par une Covid longue.

    Covid La campagne de vaccination contre la Covid a été avancée.

    Lancement de la campagne de vaccination 

    Ainsi face à une augmentation de la circulation du virus responsable de la Covid-19, le ministre de la santé, Aurélien Rousseau, a décidé d’avancer la campagne de vaccination de deux semaines, au 2 octobre, a-t-il annoncé vendredi 15 septembre à l’Agence France-Presse (AFP).

    La vaccination pour les personnes les plus fragiles devait initialement s’effectuer en même temps que celle qui concerne la grippe saisonnière, le 17 octobre, mais le ministre a décidé de suivre l’avis du Comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires (Covars), qui recommande « l’accès au rappel vaccinal dès que possible ».

    Les Français de l’étranger ne résidant pas en France ont vocation à être vaccinés dans leur pays de résidence. Toutefois, s’ils devaient être présents sur le territoire français, ils peuvent accéder à la vaccination s’ils rentrent dans les critères de priorisation et à condition de présenter un justificatif d’identité (carte d’identité française ou passeport français). De même, les Français résidant en France mais ne disposant pas de droits maladie, pourront accéder à la vaccination.

    Pour rappel, le SARS-CoV-2 se transmet par l’air, y compris quand on respire, et les masques sont bien utiles, a fortiori s’il s’agit de masques FFP2. De nombreuses études ont montré leur efficacité en termes de réduction de la transmission et de l’infection. 

    Si la baisse de l’effort de surveillance est compréhensible en soi : l’investissement ne pouvait être soutenu sur le temps long, il faut cependant rester vigilant. La transition vers un système de surveillance moins coûteux, et donc moins direct, a été opérée par de nombreux pays.

  • Retour sur le voyage du Pape à Marseille

    Retour sur le voyage du Pape à Marseille

    Un Pape à Marseille, cela n’était plus arrivé depuis le 16ème siècle. Lors des deux jours de la visite du pontife romain à Marseille, organisée officiellement pour clôture les Rencontres Méditerranéennes, François aura réservé ses interventions les plus fortes au sujet de l’immigration.

    L’immigration

    Dès vendredi, le pape a dénoncé les « tragédies des naufrages provoqués par des trafics odieux et le fanatisme de l’indifférence ». L’indifférence devient fanatique et les personnes qui risquent de se noyer lorsqu’elles sont abandonnées sur les flots doivent être secourues. C’est un devoir d’humanité, c’est un devoir de civilisation », a-t-il déclaré devant le monument à la mémoire des disparus en mer. Depuis 2013, le Pape François a fait de cette question l’axe majeur de son pontificat.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

    La fin de vie

    Outre l’immigration, François a brièvement rappelé sa position sur la fin de vie. Il a alerté sur le danger de « la perspective faussement digne d’une mort douce », alors qu’un projet de loi sur la fin de vie est attendu de façon imminente en France. « Qui écoute les gémissements des personnes âgées isolées qui, au lieu d’être valorisées, sont parquées dans la perspective faussement digne d’une mort douce, en réalité plus salée que les eaux de la mer ? », s’est interrogé le pape, alors que les arbitrages de l’exécutif autour d’un nouveau droit sur « l’aide active à mourir » seront scrutés avec attention dans le futur projet de loi.

    Messe géante au Vélodrome

    Point d’orgue de ces deux jours, le pape a célébré une messe au Stade-Vélodrome, après avoir remonté l’avenue du Prado et salué les dizaines de milliers de personnes qui s’y trouvaient. Dans l’enceinte sportive, où les supporters habituels de l’OM ont hissé des tifos à son effigie, François a remercié les organisateurs pour leur « accueil chaleureux ». Il a particulièrement salué les Français ayant cheminé depuis Nice, rendant hommage aux victimes du « terrible attentat » du 14 juillet 2016. Il a ensuite prononcé quelques phrases pour toutes les personnes frappées par le terrorisme et celles aujourd’hui touchées par la guerre en Ukraine.

    Le pape François salue la foule à son arrivée au Stade-Vélodrome, où il a célébré une messe devant près de 60 000 personnes, le 23 septembre 2023. VATICAN MEDIA / VIA REUTERS

    Les explications avec François Mabille, professeur de Sciences politiques, spécialiste des religions.

  • Grippe, Covid : à l’approche de l’hiver, les agences santé de l’UE établissent leurs recommandations

    Grippe, Covid : à l’approche de l’hiver, les agences santé de l’UE établissent leurs recommandations

    L’Agence européenne des médicaments (EMA) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) recommandent de cibler les personnes à risques dans les campagnes de vaccination contre les virus respiratoires à l’approche de la saison froide.

    « Nous allons bientôt voir arriver l’automne et l’hiver, où nous prévoyons une résurgence de la grippe saisonnière et du VRS (virus respiratoire syncytial). Nous constatons également une augmentation de la transmission du SRAS-CoV-2 dans l’UE/EEE et nous prévoyons une co-circulation des virus dans les mois à venir », a déclaré Andrea Ammon, directrice de l’ECDC, lors d’une conférence de presse tenue jeudi (21 septembre).

    L’ECDC et l’EMA recommandent que les campagnes de vaccination précédant la saison froide ciblent d’abord les personnes les plus exposées aux risques de maladies graves, comme les personnes âgées de plus de soixante ans, les femmes enceintes et les personnes avec un faible système immunitaire.

    « Il est difficile de prédire exactement quand la circulation des virus respiratoires augmentera ou atteindra un pic. Leur co-circulation exposera les personnes vulnérables à un risque de maladie grave et de décès, ce qui augmentera la pression sur les soins de santé », a poursuivi Mme Ammon.

    L’administration conjointe du vaccin anti-Covid et du vaccin contre la grippe est possible, mais ce n’est pas une décision prise au niveau de l’UE.

    « Les États membres décideront de leurs campagnes nationales de vaccination en fonction des conditions épidémiologiques et de la disponibilité des vaccins dans leur pays », a déclaré Emer Cooke, directrice de l’EMA.

    Outre la campagne de vaccination, les deux agences sanitaires de l’UE recommandent de prendre des mesures personnelles telles que se laver fréquemment les mains, aérer, porter un masque en cas de symptômes ou rester isolé en cas de résultat positif à l’un des virus.

    « La bonne nouvelle, c’est que nous sommes bien mieux préparés que les années précédentes, car nous disposons de vaccins et de traitements efficaces pour protéger les citoyens européens », a déclaré Mme Cooke.

    La directrice de l’EMA a donné l’exemple du virus respiratoire syncytial (VRS), un virus respiratoire commun qui provoque généralement des symptômes légers, semblables à ceux du rhume. « L’automne dernier, nous avons constaté un grand nombre d’infections par le VRS chez les personnes très jeunes et très âgées. Nous disposons désormais de deux vaccins et d’un médicament pour protéger les adultes âgés de 60 ans et plus, les nouveau-nés et les enfants contre le VRS », a-t-elle déclaré.

    Santé L’ECDC et l’EMA recommandent que les campagnes de vaccination précédant la saison froide ciblent d’abord les personnes les plus exposées aux risques de maladies graves, comme les personnes âgées de plus de soixante ans, les femmes enceintes et les personnes dont le système immunitaire est affaibli. [BaLL LunLa/Shutterstock]

    Suivre de près l’évolution du Covid-19

    Les États membres sont très attentifs à la propagation du virus Covid-19 cet automne, car les voyages effectués pendant l’été ont entraîné une augmentation du nombre de cas.

    « Il y a des signes d’augmentation de la transmission dans certaines parties de l’Europe. Au 20 août 2023, le nombre de cas de Covid-19 avait augmenté de 11 % par rapport aux 28 jours précédents », a déclaré Hans Kluge, directeur régional de l’OMS pour l’Europe, à Euronews.

    Compte tenu du nombre croissant d’infections et de l’arrivée de la saison froide, tous les experts s’accordent à dire que la vaccination est le meilleur moyen d’être protégé contre le virus et d’éviter une maladie grave et une hospitalisation.

    « À ce jour, huit vaccins sûrs et efficaces contre la Covid-19 ont été autorisés par la Commission à être utilisés dans l’UE, suite aux recommandations scientifiques positives de l’Agence européenne des médicaments », a déclaré un porte-parole de la Commission européenne à Euractiv.

    En outre, deux nouveaux vaccins Covid-19 adaptés, basés sur la technologie de l’ARNm, ont été approuvés par la Commission en septembre : l’un de BioNTech-Pfizer (le 1er septembre) et l’autre de Moderna (le 15 septembre). Ils sont efficaces pour combattre le sous-variant XBB.1.5.

    « J’encourage les personnes concernées, en particulier celles âgées de 60 ans et plus, les personnes dont le système immunitaire est affaibli et les personnes souffrant de problèmes de santé sous-jacents, à recevoir dès que possible leur dose de rappel avec les derniers vaccins mis à jour ciblant les variantes qui se propagent actuellement », a déclaré Stella Kyriakides, la commissaire européenne à la santé, dans un communiqué de presse.

    Depuis le début de la pandémie, l’Union européenne a fourni 4,2 milliards de doses de vaccins.

    Anticipant le nombre croissant de cas de Covid-19, certains pays de l’UE ont même décidé d’avancer la date de début de leur campagne de vaccination. En France, elle débutera le 2 octobre, alors qu’elle était initialement prévue le 17 octobre.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 25.09.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 25.09.23

    Bonjour à tous, on commence une nouvelle semaine avec les résultats des élections sénatoriales, une cuisante défaite pour le camp présidentiel, on parlera des annonces d’Emmanuel Macron avant de revenir sur le voyage de Charles III en France avec les Français de Londres. Nous sommes le lundi 25 septembre, vous écoutez le flash quotidien des expatriés. 

    Aucun sénateur pour Renaissance

    Au niveau national, le parti présidentiel a fait une maigre récolte et a carrément échoué chez les Français de l’étranger. L’élu de Belgique, Thierry Masson, n’a pas réussi à empêcher 3 listes dissidentes de lui grappiller de nombreuses voix. C’est donc Jean-Luc Ruelle qui devient sénateur. Deuxième sur la liste ASFE menée par la sénatrice sortante Evelyne Renault-Garabedian, il a pu profiter de la dynamique de ce mouvement. Ronan Le Gleut a aussi été réélu pour les LR comme Hélène Conway-Mouret pour le PS. Olivia Richard, l’ancienne attachée parlementaire du sénateur Cadic les rejoint sur les bancs du Sénat comme indépendante tout comme Mathilde Ollivier pour EELV. 

    nouveaux sénateurs

    Les annonces de Macron 

    Le chef de l’État a pris la parole ce dimanche soir lors d’une interview retransmise sur les principales chaînes françaises. Emmanuel Macron y a annoncé une feuille de route sur la planification écologique, maintes fois repoussée. Il a également abordé la question de l’inflation et notamment des prix à la pompe. Évidemment, le thème de l’immigration fut aussi traité après les paroles du « Saint-Père » à Marseille ce week-end. Le chef de l’État a aussi indiqué que les soldats français quitteront le sol nigérien d’ici la fin de l’année. L’ambassadeur de France va également être rappelé à Paris après le coup d’État.

    Les Français de Londres heureux du voyage du Roi 

    Pour nos compatriotes installés outre-Manche, ce voyage a été une tentative soigneusement chorégraphiée de construire des relations franco-britanniques post-Brexit. Mercredi soir, il y avait un dîner à Versailles dans la galerie des Glaces, le député des Français d’Europe du Nord, Alexander Holdroyd a indiqué que l’ambiance était à une nouvelle entente cordiale qui ne pourra que bénéficier aux Français confrontés aux conséquences du Brexit. 

    C’est tout pour aujourd’hui, bon début de semaine à tous !

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Les 6 nouveaux sénateurs des Français de l’étranger

    Les 6 nouveaux sénateurs des Français de l’étranger

    170 des 348 sièges de sénateurs étaient à pourvoir pour six ans dans une quarantaine de départements et dans la circonscription mondiale des Français de l’étranger. Le scrutin a convoqué les grands électeurs soit pour les Français de l’étranger, les parlementaires ainsi que les conseillers et délégués consulaires. Ils étaient donc 532 à avoir été convoqués pour voter soit la semaine dernière dans les postes diplomatiques soit à Paris ce dimanche. Notre rédacteur en chef adjoint, Jérémy Michel, était auprès des candidats et des votants dans les locaux du ministère des Affaires étrangères pour suivre les résultats.

    Quel est le rôle du Sénat ?

    Le Sénat a pris une place particulière depuis les dernières élections législatives, en juin 2022. Cette échéance a abouti sur un changement majeur : le camp présidentiel ne détient plus qu’une majorité relative à l’Assemblée nationale. En conséquence, le gouvernement cherche des accords avec les oppositions sur ses projets de loi. Jusqu’ici, il privilégie la droite. Or, celle-ci se montre davantage fiable pour l’exécutif au Sénat, où elle détient la majorité. Pour autant, le Sénat n’est pas devenu le meilleur allié de l’exécutif. Ce serait oublier sa mission de contrôle du gouvernement et d’évaluation des politiques publiques. La chambre haute a ainsi fait montre de son indépendance à de nombreuses reprises ces dernières années et encore récemment.

    Des bureaux de vote aux horaires variables

    Dans les départements où l’élection eut lieu au scrutin majoritaire, le premier tour fut clos à 11 heures et les bureaux de vote furent donc fermés. Ils ont rouvert à 15h30 pour le second tour, jusqu’à 17h30. C’était le cas pour les départements les moins peuplés, avec un ou deux sénateurs. Dans les départements où l’élection eut lieu à la représentation proportionnelle, le scrutin fut clos à 17 heures 30. C’était le cas pour les Français de l’étranger. Particularité du scrutin des Sénatoriales : si le président du bureau du collège électoral constatait que tous les électeurs avaient participé au vote, il pouvait fermer un bureau de vote.

    La droite toujours majoritaire

    Les scrutins passent et le Sénat reste à droite. Sur les 170 sièges à pouvoir la droite en obtient 77, la gauche progresse avec 63 élus, tandis que Renaissance se contente de 25 élus. Il y a aussi 3 sénateurs d’extrême droite et 2 indépendants qui rejoignent les bancs du Palais du Luxembourg. Dans l’hémicycle, la droite va rester majoritaire avec quelque 200 sièges sur 348.

    Dès les premiers résultats connus, ceux des départements les moins peuplés, qui envoient un ou deux sénateurs au Palais du Luxembourg, on constate qu’il y aura peu de surprises dans ce scrutin.

    En Mayenne, la sénatrice centriste Elisabeth Doineau est réélue, tout comme les socialistes Monique Lubin et Eric Kerrouche dans les Landes. En Lozère, c’est aussi la socialiste Guylène Pantel qui fera son retour au Sénat, tout comme Maryse Carrère et Viviane Artigalas, en provenance des Hautes-Pyrénées. Dans la Meuse, c’est le sénateur UDI Franck Menonville qui a été réélu dès le premier tour.

    Dans le département des Hautes-Pyrénées, les deux sénatrices sortantes sont réélues, pour deux sièges qui étaient à pouvoir. Maryse Carrère, du Parti radical de gauche, et Viviane Artigalas, du Parti socialiste, renouvellent leur mandat à la chambre haute. Deux sièges étaient à pourvoir en Haute-Loire. Et, sans surprise, les deux sénateurs sortants ont été réélus, selon les informations de Public Sénat.

    Au niveau national, Les insoumis font de leur côté grise mine. Sans élu actuellement dans l’hémicycle, les chances de décrocher un sénateur étaient très minces, faute d’ancrage local et en l’absence d’accord de l’union de la gauche type Nupes.

    En Outre-mer, en Nouvelle-Calédonie, l’indépendantiste Robert Xowie est vainqueur au deuxième tour devant la secrétaire d’Etat à la citoyenneté Sonia Backès. Renaissance ne semble toujours pas s’implanter durablement dans les paysages locaux, une tendance qu’on retrouve aussi chez les Français de l’étranger.

    Sénatoriales 2023

    Les 6 élus pour les expatriés

    Les six sièges en jeu sont ceux qui étaient tenus par Mme CONWAY-MOURET Hélène (elle se représentait pour le PS), Mme GARRIAUD-MAYLAM Joëlle (elle ne se représentait pas), M. LECONTE Jean-Yves (il se représentait comme numéro 2 sur la liste EELV), M. LE GLEUT Ronan (il se représentait pour les LR), M. REGNARD Damien (il se représentait sur une liste dissidente LR) et Mme RENAUD-GARABEDIAN Évelyne (elle se représentait sur une liste ASFE).

    Élus tous les 6 en 2017, ceux qui se représentent sont face à un corps électoral qui a fortement évolué lors des élections consulaires de 2021. Jusqu’alors dominé par le clivage classique PS/LR, il faut, désormais, compter avec EELV, qui s’est imposé à gauche, et sur les forces centristes représentées par le MODEM et Renaissance. En plus, les listes, qui présentaient des candidats pour devenir un des 6 nouveaux sénateurs, étaient particulièrement nombreuses cette année. Avec 16 propositions, le vote des grands électeurs fut, forcément, éclaté, et a conduit à ces résultats que certains peuvent trouver étonnants. Pourtant, ils ont quasiment tous voté (la loi l’exige), 528 votes sur 532 attendus, 315 par anticipation et 219 à Paris (directement ou via une procuration).

    Les grands électeurs ont donc choisi de reconduire :

    • Hélène CONWAY-MOURET – PS avec 72 voix
    • Ronan LE GLEUT – LR avec 76 voix
    • Évelyne RENAUD-GARABEDIAN – ASFE/LR avec 102 voix

    Et ont élu pour la première fois :

    • Mathilde OLLIVIER – EELV avec 73 voix
    • Olivia RICHARD – Centre-droit – Les Indépendants avec 57 voix
    • Jean-Luc RUELLE – ASFE/LR avec 102 voix (même liste que Mme Évelyne RENAUD-GARABEDIAN)

    Leur réaction

    Jérémy Michel, notre rédacteur en chef adjoint, était au bureau de vote logé dans les bâtiments du Ministère des Affaires étrangères. Il a pu recueillir en exclusivité la première réaction des six nouveaux sénateurs.

    Hélène CONWAY-MOURET – PS

    Soutenue par le Parti Socialiste, Helene Conway-Mouret a dû affronter la défection de Jean-Yves Leconte, second sénateur PS sortant. Rappelons que ce dernier est parti battre campagne avec les Verts. Pour autant, Hélène Conway-Mouret conserve son siège, tandis que Jean-Yves Leconte est battu.

    Ronan LE GLEUT – LR

    Ronan Le Gleut a souvent mené la campagne en imposant ses thèmes : bourses scolaires, statut de l’élu avec l’Association des Maires de France. Face à lui, il n’avait véritablement aucune liste dissidente Les Républicains. C’est donc logiquement qu’il est réélu.

    Évelyne RENAUD-GARABEDIAN – ASFE/LR

    L’Alliance Solidaire des Français de l’Etranger (ASFE) garde son siège de sénateur. Malgré une campagne timide selon certains électeurs, Evelyne Renaud-Garabedian poursuit son mandat de Sénateur. Elle est réélue. D’ores et déjà la succession de Jean-Pierre Bansart à la tête de l’association est ouverte.

    Mathilde OLIVIER – EELV

    Mathilde Ollivier va découvrir la haute assemblée. La benjamine des têtes de listes a su réunir les soutiens écologiques chez les grands électeurs des expatriés.

    Olivia RICHARD – LES INDEPENDANTS

    Objet de vives attaques durant la campagne (sur sa résidence à Paris et l’utilisation des réseaux sociaux, l’emploi d’un proche), Olivia Richard a résisté. Elle est élue au Sénat. Dans quel groupe politique siégera-t-elle ? Elle ne s’était pas prononcée durant la campagne. 

    Jean-Luc RUELLE – ASFE/LR

    L’Alliance Solidaire des Français de l’Etranger (ASFE) obtient, à la surprise générale, un deuxième siège avec Jean-Luc Ruelle, consultant pour KPMG en Côte d’Ivoire, élu consulaire dans le pays et actuel président de la Commission au commerce extérieur de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE).

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  • Le Pape, cet immigré ; Le droit, cet inconnu. 

    Le Pape, cet immigré ; Le droit, cet inconnu. 

    Voici le Pape. Il rappelle au stade Vélodrome à Marseille que les migrants sont des frères. « Nous ne pouvons plus assister aux tragédies des naufrages provoqués par des trafics odieux et le fanatisme de l’indifférence ».

    Facile ! Répondent les gouvernements ! Les accueillir au Vatican ? En Italie, à Lampedusa, 10 000 débarquent. Meloni, qui voulait quitter l’Europe, comme tant d’autres populistes, appelle au secours Von der Leyen. L’Allemagne, qui ouvrait ses portes aux Syriens, refuse d’accueillir les migrants d’Italie. La Commission intervient, prône la solidarité avec l’Italie. Ceux-là (Pologne, Hongrie) qui accusaient « l’Europe passoire », et bloquent le « pacte migratoire » gardent un silence gêné.

    Le phénomène n’est pas particulier à l’Europe. Partout le rejet des migrants croît.

    Il y a la question migratoire et le jeu politique. Partout le rejet des migrants croît. En Europe, 71% des Français estimeraient l’immigration trop élevée, 74% des Allemands. C’est le cas dans la majorité des pays. Ce qui est rejeté, c’est l’immigration « extra européenne » (51% opposés en France), en raison des « différences culturelles » pour 29% des personnes consultées. Mais le rejet va plus loin : 23% des Français contestent la libre circulation des citoyens européens (heureusement, 71% y sont favorables), contre seulement 16% en Allemagne, 6% en Espagne et en Italie… et 4% en Roumanie. Le phénomène n’est pas particulier à l’Europe. 

    Les Équatoriens, Colombiens, Chiliens, Péruviens, ne respectent plus les droits des 7 millions de Vénézuéliens qui fuient le chavisme. L’armée péruvienne est déployée sur les frontières. Les Costariciens ne veulent plus des Nicaraguayens. Les Honduriens se plaignent des Cubains, mais tentent leur chance vers les États-Unis en passant par le Mexique où ils se font racketter, tuer, violer, comme tous les migrants du monde. Comme ailleurs, ce sont les cartels et le crime organisé qui creusent les tunnels, achètent les complicités, rançonnent les malheureux. 

    En Asie, les Japonais refusent, malgré leur démographie atone, l’immigration. L’Australie craint la cinquième colonne chinoise, déjà en place dans d’autres pays d’Asie, où elle subit de temps en temps quelques violences. En Afrique, les migrations alimentent les bandes armées, soit en soldats, soit en traite. Les Libyens rançonnent, les Tunisiens chassent les migrants dans le désert, les Algériens les repoussent avec l’armée, les Marocains les bastonnent. Les murs se dressent dans le monde. Pas seulement aux États-Unis et en Europe, en Inde, face au Bangladesh : 4096km ; en Chine, face à la Birmanie : 5000km, en Algérie : 6700km. 

    Quels sont les pays où la proportion d’immigrés est la plus importante par rapport à la population ? Émirats Arabes Unis 88%, Koweït 72%, Oman (46%), Arabie saoudite (38%), Jordanie, 33%, Australie (30%), Canada (21%), Suisse 28%, Suède 19%, Kazakhstan, 19%. Allemagne, 18%. Gabon 18%.  Espagne, 14%. La France est à 13%.

    Des migrants arrivent sur l’île de Lampedusa. REUTERS/Alessandro Bianchi/Files

    Plus les réponses sont simplistes, plus elles sont inefficaces.

    La quasi-totalité des immigrés sont des immigrés « économiques ». Ce ne sont pas les plus pauvres qui partent, ce sont ceux qui ont les « moyens » de partir. Les autres causes sont plus dramatiques : guerres et guerres civiles. 

    A ce phénomène mondial, personne n’a trouvé de réponse. Plus les réponses sont simplistes, plus elles sont inefficaces. Le Brexit était censé protéger le Royaume-Uni des règles européennes : il y a plus d’immigrés. Le mur à la frontière mexicaine devait bloquer le flux migratoire : Il enrichit les cartels et mobilise une police des frontières avec tout ce que cela comporte d’excès. Au Mexique, Ferromex a suspendu 60 trains de marchandises utilisés par des milliers de migrants pour rejoindre les États-Unis. Des milliers d’Haïtiens, ont assailli un bureau d’immigration pour exiger la délivrance de titres de transit. La République dominicaine a fermé sa frontière avec Haïti. 

    Pourquoi des femmes, des enfants, des pères, sont-ils capables de traverser le désert, payer une fortune, s’embarquer dans des bateaux pourris, risquer de mourir en mer, rester dans des camps d’esclavage, pour rejoindre l’Europe ? 

    L’Europe (les États-Unis ou la Colombie) leur semble un paradis, ce qui est vrai par rapport au pays dans lequel ils vivent.

    Est-ce pour autant qu’il faut ouvrir les portes ? S’il y a un droit à émigrer, il n’y a pas de droit à immigrer dans un pays tiers. Sauf à être considéré comme réfugié. La Convention de Genève de 1954 définit le réfugié comme celui « qui, craignant avec raison d’être persécuté du fait de sa race, de sa religion, de
    sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont il a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ». Mais la convention précise : « le simple fait d’appartenir à un certain groupe racial ne suffira pas à établir le bien-fondé d’une demande de reconnaissance du statut de réfugié ». Pas plus que « la simple appartenance à telle ou telle communauté religieuse ne suffira pas à établir le bien-fondé d’une demande de reconnaissance du statut de réfugié. » De même, « La persécution du fait de ses opinions politiques suppose que l’intéressé a des opinions qu’il a exprimées ou qui sont parvenues à la connaissance des autorités ».  

    En outre, « Lorsqu’un demandeur prétend craindre des persécutions dans le pays dont il a la nationalité, il convient d’établir qu’il possède effectivement la nationalité de ce pays. » Ce qui signifie que les « sans papiers » ne peuvent être reconnus comme « réfugiés », mais comme migrants.

    ©Youtube channel Info ou intox ?

    « S’il est mû exclusivement par des considérations économiques, c’est un migrant économique et non pas un réfugié ». 

    « Un migrant est une personne qui (…) quitte volontairement son pays pour aller s’installer ailleurs. Il peut être mû par le désir de changement ou d’aventure, ou par des raisons familiales ou autres raisons de caractère personnel. S’il est mû exclusivement par des considérations économiques, c’est un migrant économique et non pas un réfugié ».

    Ces textes, relativement précis, adoptés par 145 États du monde, imposent un principe universel de protection. Il distingue le migrant du réfugié, confusion volontairement entretenue.

    Dans la mesure où le droit d’asile est garanti, aussi bien dans le droit interne (la Constitution) que les traités internationaux (le droit européen, comme la Cour européenne des Droits de l’Homme, reprennent les traités validés dans les années 50 et 60), les migrants économiques usent de ces garanties. Toute la difficulté, au-delà du devoir de sauver des vies, est dans l’obsession folle et encouragée qui fait qu’un étranger qui met le pied sur le sol européen, à Lampedusa ou à Lemnos, est presque assuré de rester en Europe. Si sa demande est rejetée, il entrera dans une clandestinité généralement tenue par des réseaux plus ou moins criminels.

    « Si nous ne modifions pas la politique actuelle en matière d’asile et de réfugiés, les accidents mortels se poursuivront ».

    « Le droit d’asile est réservé aux personnes victimes de persécutions. Les individus souhaitant vivre en Europe pour d’autres raisons doivent déposer leur dossier par les canaux réglementés, tels que les permis de travail ou les séjours d’études », écrit le ministre danois social-démocrate Kaare Dybvad Bek : « Si nous ne modifions pas la politique actuelle en matière d’asile et de réfugiés, les accidents mortels se poursuivront, tandis que nous courons le risque de voir les citoyens ordinaires perdre confiance dans les dirigeants et les institutions. À long terme, cela pourrait conduire les électeurs à se tourner vers l’extrême droite européenne, qui ne tentera de résoudre le problème qu’avec des murs plus hauts et des barbelés, sans aucun égard pour l’aspect humanitaire (…) Pour ce faire, il convient de modifier le principe actuel selon lequel les personnes mettant le pied sur le sol européen ont le droit d’y faire traiter leur demande d’asile. »

    Offrir protection à un persécuté est une évidence ; ouvrir les frontières aux migrants économiques est un choix politique. 

    L’apport économique ou démographique peut être salutaire – ou non. Le patronat allemand plaide pour l’immigration. Le BTP et les vignerons français aussi. L’intégration marche mieux que ce que l’on décrit : à la deuxième génération les enfants issus de l’immigration marocaine ou algérienne ont quasiment le même niveau de diplômes, notamment les filles, que les « natifs ». La question n’est pas une question religieuse, démographique, économique, moins encore, policière. Elle est culturelle, éducative. Il y a ce paradoxe de vider les pays « pauvres » de leurs meilleurs cadres ; médecins, ingénieurs, infirmiers, etc. Mais ces considérations, sont d’un autre ordre que la question du droit international. Et des principes qui le fondent.

    Or il faut commencer par les principes, des tentatives apparaissent pour les contester : cette demande aberrante d’un referendum sur l’immigration qui placerait la loi nationale au-dessus des traités, y compris européens. Ce qui reviendrait à quitter l’Europe, à renier la Constitution française (art 55), à renier le droit international, comme une vulgaire junte militaire. L’extrême droite européenne propose, elle, « Une Charte du droit des Peuples et des Nations ». Cela revient à imposer le droit des États au-dessus des Droits de l’Homme et du Citoyen. À nier l’« état de Droit », l’État soumis au droit. Lequel ? Celui, universel, des « hommes qui naissent libres et égaux en droit ». Ceux qui prétendent ériger un droit des peuples, c’est-à-dire un pouvoir coercitif au nom des peuples mentent : le peuple, c’est la communauté des citoyens. C’est le droit des citoyens qui fonde le peuple. Ils disent « notre peuple » alors qu’ils n’en sont que les serviteurs (ou profiteurs) éphémères. Ils veulent s’octroyer des droits au-dessus des droits de l’Homme et du Citoyen. 

    « Le droit des Nations » revient à imposer le droit des États au-dessus des Droits de l’Homme et du Citoyen.  

    Le pape rappelle quelques évidences : la fraternité n’est pas un mot creux. Le droit n’empêche en rien les États à dire s’ils veulent des immigrés ou non. Respecter le droit actuel ne signifie pas accueillir toutes les femmes afghanes ou tous les homosexuels du Moyen-Orient. Cela oblige à accueillir les persécutés : ceux qui se battent pour le droit. Ce qui suppose aussi de faire comprendre que passer la Méditerranée, dans des conditions mortelles, ne donne aucun droit. Sauver, mais renvoyer. Cette certitude doit empêcher ce massacre. Donner l’asile aux persécutés, mais renvoyer les illégaux. Le refus de l’immigration vient de l’échec de l’intégration. Le Pape, toujours : l’intégration « prépare l’avenir qui, qu’on le veuille ou non, se fera ensemble ou ne sera pas » ; «l’assimilation, qui ne tient pas compte des différences et reste rigide dans ses paradigmes, compromet l’avenir en augmentant les distances et en provoquant la ghettoïsation, provoquant hostilité et intolérance ». 

    Enfin, définir l’immigration légale, dont l’Europe, et bien d’autres, ont besoin : « la solution n’est pas de rejeter, mais d’assurer, un grand nombre d’entrées légales et régulières, durables grâce à un accueil équitable de la part du continent européen, dans le cadre d’une collaboration avec les pays d’origine ». Passer du règne de l’illégalité, y compris celle des États, au règne du droit. 

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Charles III en France ce qu’en pensent les Français de Londres ?

    Charles III en France ce qu’en pensent les Français de Londres ?

    Le roi Charles III a reçu un accueil enthousiaste alors que les foules se sont rassemblées à Bordeaux pour le dernier jour de la visite d’État en France. Après deux jours à Paris, son voyage dans la ville du sud-ouest a donné au roi d’avantage d’occasions de dialoguer avec le public. Mais qu’ont pensé les Français à Londres de sa visite ? Nous sommes allés à leur rencontre. 

    La visite d’État a été marquée par deux jours d’événements officiels à Paris, notamment un discours devant le Sénat français sur l’Ukraine et le changement climatique. Le roi y a été ovationné. L’atmosphère était moins protocolaire pour sa journée à Bordeaux, serrant la main de la foule rassemblée devant l’Hôtel de Ville, un monument historique. 

    Christian Michel, qui organise des séjours touristiques à Londres s’est d’ailleurs réjoui de cet accueil, pour lui, les relations franco-britanniques sont essentielles. 

    « Cette visite est essentielle pour les relations entre nos deux pays afin qu’elles repartent sur de bonnes bases après tant de tensions inutiles. Elle pose ainsi des fondations solides pour une relation constructive. Nos pays ont tout intérêt à travailler ensemble ! Par ailleurs, nos deux chefs d’État peuvent porter un message commun sur les questions environnementales au niveau mondial. Enfin, ce voyage est une belle opportunité pour que l’opinion française porte un nouveau regard sur Charles, prince devenu roi, et mette de côté les pensées liées à sa vie maritale et familiale.” 

    Christian Michel

    Le dîner à Versailles

    Ce voyage a été une tentative soigneusement chorégraphiée de construire des relations franco-britanniques post-Brexit. Mercredi soir, il y avait un dîner à Versailles dans la galerie des glaces. Parmi les invités, on a retrouvé Alexandre Holroyd, Député des Français établis en Europe du Nord. Il fut convié du fait de sa fonction. Il partage avec nous son ressenti. 

    « L’accueil était très chaleureux à la hauteur des liens profonds entre le Royaume-Uni et la République française. » 

    Alexandre Holroyd, Député des Français établis en Europe du Nord

    Le roi a été reçu dans un pays qu’il connaît parfaitement. Ses discours à Versailles et au Sénat étaient bien rédigés mettant l’accent sur les liens entre nos deux pays. Charles III a, d’ailleurs, un attachement personnel à la France que les convives, lors des différents événements, ont partagé avec lui. 

    “Je pense que tout le monde était dans le même état d’esprit. 150 personnes étaient invitées au dîner. Des personnes du monde culturel, des footballeurs et politiciens. Tous des gens qui ont des liens avec le Royaume-Uni. Les parties prenantes de toutes les coopérations entre France et au Royaume-Uni. À l’Arc de Triomphe il y avait des élèves du lycée français Charles de Gaulle. C’était une occasion importante. Quant aux 120 ans de l’Entente Cordiale, il y aura une possibilité que le roi vienne en Normandie pour célébrer le débarquement et il y aura ainsi d’autres dates importantes.”

    Alexandre Holroyd, Député des Français établis en Europe du Nord

    Une visite sous le signe de l’écologie ? 

    La visite du roi avait eu lieu à un moment délicat. De nombreuses décisions se sont succédé ces derniers mois au Royaume-Uni sur les questions environnementales, comme l’annonce du Premier ministre britannique Rishi Sunak mettant en place un plan avec un objectif de « Zéro émission ». Quelles que soient ses pensées privées, le discours du roi au Sénat, qui aurait été préparé avec l’avis des ministres, a été soigneusement rédigé pour éviter les critiques à l’égard du gouvernement.

    Le roi Charles III et Sébastien Lecornu, le ministre des Armées, à Bordeaux (Gironde), le 22 septembre 2023. (UGO AMEZ / AFP)

    Édouard de Guitaut est franco-britannique et habite à Londres où il s’occupe des forces réservistes britanniques. Il était, évidemment, au dîner à Versailles. Il nous déclara que la visite du roi était “importante et ce fut un exercice de diplomatie de haut niveau. Pour l’Angleterre et la France, l’éléphant dans la pièce, c’est évidemment le Brexit et on a vécu des hauts et des bas. Si on lit la presse tabloïd. Pourtant, chaque pays a besoin de l’autre. (..) En plus, le roi est francophile et très internationaliste. Le roi n’est pas un homme politique. Son discours au Sénat était fait avec le cœur. Si La France n’a pu être sa première visite d’État, lorsqu’on compare la visite d’État en Allemagne et celle en France, cette dernière était complètement différente. Les Français aiment bien la famille royale et les entendre clamer « Vive le Roi » fut incroyable !” 

  • Derniers jours pour les Foires aux vins en ligne 

    Derniers jours pour les Foires aux vins en ligne 

    Un demi-siècle que septembre, pour l’amateur de vins, ne rime plus seulement avec vendanges, mais aussi − voire surtout − avec foire aux vins. C’est le mois privilégié pour remplir les chariots de bouteilles tintinnabulantes et reconstituer sa cave à coups de grosses promotions. Toutes les enseignes de supermarchés, hypermarchés, magasins de proximité, les cavistes aussi, les sites Internet encore, s’y plient religieusement. Mais les Français de l’étranger se sentent parfois exclus de cette chasse aux bonnes affaires et au bon goût. Pourtant les sites en ligne vendent à travers le monde. On fait le point alors qu’on entame la dernière semaine du mois de septembre ! 

    La Foire aux vins, une tradition qui a 50 ans ! 

    Au lancement, en 1973, il ne s’agissait que de deux magasins E.Leclerc, en Bretagne, menant presque spontanément une opération de déstockage sur leurs parkings – d’ailleurs, l’expression « foire aux vins » ne germera que deux ans plus tard. 

    D’autres chiffres permettent de mesurer l’évolution du phénomène : en 1973, sur le parking du E.Leclerc de Vannes, 80 000 bouteilles ont été vendues, pour un chiffre d’affaires de 240 000 francs ; l’an dernier, la foire aux vins de tous les E.Leclerc de l’Hexagone leur a permis d’écouler plus de 9 millions de bouteilles, pour un chiffre d’affaires de 105 millions d’euros. 

    Si l’on élargit à toutes les enseignes de la grande distribution en France, les foires aux vins totalisaient en 2022, selon une étude de l’institut d’analyse NielsenIQ, le milliard d’euros.

    Cependant la consommation de vin  est passée de 120 litres par Français en 1973 à 44 litres aujourd’hui – presque trois fois moins. Pour autant, le chiffre d’affaires des foires aux vins stagne depuis plusieurs années, car désormais les Français privilégient la qualité ! Bonne nouvelle, ça se voit sur les offres que nous avons sélectionnées pour vous ! 

    Les prix des bouteilles lissés et une meilleure conservation du vin

    Le prix moyen d’une bouteille achetée en foire aux vins est bien plus important que le reste de l’année : environ 8 euros contre 3 euros d’habitude. Pour proposer des prix plus attractifs, les enseignes rognent sur leurs bénéfices, surtout les magasins franchisés. Mais globalement, on observe un certain « lissage » des prix, car les enseignes n’hésitent pas à s’aligner sur les concurrents à la dernière minute.

    Les enseignes de la grande distribution ont fait de gros efforts sur les conditions de conservation des vins pendant la foire aux vins. Les points de vente les plus récents disposent même souvent d’une vraie cave dédiée. Mais globalement, compte tenu de ces contraintes de conservation, on trouve assez peu de vieux millésimes en foires aux vins, et les quantités disponibles ne sont jamais très importantes.

    Voici les dates des foires aux vins d’automne 2023 en France. Pour en savoir plus sur l’opération de chaque enseigne et nos conseils d’achats, cliquez sur le nom de l’enseigne qui vous intéresse.

    Foires aux vinsEncore quelques jours pour profiter des Foires aux vins d’automne 2023

    Les foires aux vins 2023 par enseigne sur le territoire français (vente à distance possible et livraison dans de nombreux pays)

    • Leclerc : dès le 5 septembre sur internet, à partir du 30 septembre en magasins
    • Intermarché : du 5 septembre au 24 septembre
    • Auchan : en supermarchés du 5 au 24 septembre, en hypermarchés du 26 septembre au 9 octobre
    • LIDL : dès le 6 septembre
    • Cdiscount : du 6 septembre au 24 septembre
    • Match : du 7 septembre au 24 septembre
    • Les Comptoirs de la Bio : du 13 septembre au 23 septembre
    • Monoprix : du 15 septembre au 1er octobre
    • Franprix : du 18 septembre au 8 octobre
    • Biocoop : du 18 septembre au 14 octobre
    • Aldi : à partir du 26 septembre
    • Magasins Système U : du 26 septembre au 7 octobre
    • Carrefour Contact, Express et City : du 26 septembre au 8 octobre
    • Carrefour hypermarchés : du 26 septembre au 9 octobre
    • Netto : du 28 septembre au 11 octobre
    • Cora : du 29 septembre au 14 octobre
    • Carrefour Market : du 5 octobre au 22 octobre

    La foire aux vins 2023 en ligne, sur Internet :

    Les foires aux vins 2023 chez les cavistes en France :

    • Lavinia : du 4 septembre au 1er octobre
    • V and B : du 6 septembre au 20 septembre
    • Nicolas : du 6 septembre au 3 octobre
    • Galeries Lafayette : du 7 septembre au 1er octobre
    • La Vignery : du 7 septembre au 1er octobre
    • Nysa : du 8 septembre au 24 septembre
    • Vignapart : du 14 septembre au 1er octobre
    • Eataly – L’Enoteca : du 15 septembre au 15 octobre
    • Comptoir des Vignes : du 15 septembre au 15 octobre
● Radio en direct
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