Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • L’exil, ce lieu commun, une nouvelle patrie.

    L’exil, ce lieu commun, une nouvelle patrie.

    Une partie de l’Arménie n’est plus. Avec le retour de la guerre, avec les moyens du pétrole, la dynastie postsoviétique d’Aliev a repris le Haut-Karabakh. La protection de l’Arménie par la Russie, s’est évaporée comme l’armée russe, peu à peu, en Ukraine. L’amitié de la France ne suffit pas. Pas plus qu’au Liban, autre pays déchiré, autre source d’exilés. En trente ans, la diplomatie n’a pas trouvé de solution. D’un côté Bakou, parfumé du pétrole de la mer Caspienne, avec des immeubles neufs copiant tous les styles, y compris ceux de Paris. De l’autre, des montagnes, des vallées de poussières que les Arméniens disent être le Paradis. Au bout de la route, « Voilà, c’est ici : La montagne sacrée de l’Arménie, Le mont Ararat. » Devant, rien. Des nuages. «Où est-il ?» « Bon, aujourd’hui on ne le voit pas bien parce qu’il y a des nuages, mais derrière les nuages, c’est lui. C’est sûr. On ne peut pas y aller parce que la frontière est juste là. C’est la Turquie. Mais parfois on le voit. »

    Il vaut mieux des gendarmes que des seigneurs de guerre.

    Du mont Ararat j’avais déjà touché un bout d’ardoise : un reste de l’arche de Noé, m’a-t-on dit. Déjà, la France tentait, avec d’autres, de trouver des solutions au conflit. Faute de diplomatie, la solution, la voilà : la guerre, l’exil. Quand il n’y a pas de police, la violence triomphe. Dans le monde, il vaut mieux des gendarmes que des seigneurs de guerre. 

    Au Mali, au Niger, au Burkina, la France a cessé d’être gendarme. Accusée par des esprits manipulés de « néocolonialisme », elle recule, abandonne le Sahel, auquel elle avait imposé la paix pendant plus d’un siècle. Les guerres du Sahel, entre Touaregs du nord et populations noires du sud, l’islam en prétexte, reprennent. Des milliers de morts, déjà. 2500 en une semaine. Tombouctou au risque d’être encerclé. Belle efficacité des mercenaires, belle ,victoire des anticolonialistes de pacotille, bel aveuglement des Américains qui croient pouvoir ignorer la France, comme ils le font au Maroc, belle indifférence des Européens.

    Si le Med 9 définit une politique pour la Méditerranée, alors l’Europe aura enfin une boussole.

    Le Med 9 se réunit à Malte. Le Med 9, L’Europe de la Méditerranée France, Italie, Espagne Portugal, Grèce, Chypre, Malte et désormais Croatie et Slovénie : deux cents millions d’habitants, presque la moitié du PIB de l’Union européenne. Principal sujet : l’immigration. Cette fois, France et Italie sont d’accord.  Giorgia Meloni dénonce aujourd’hui « l’aveuglement » de ceux qui croient aux « réponses nationales » (comme elle avant d’être au gouvernement). Robert Abela, Premier ministre maltais, demande à l’Europe des « partenariats solides et globaux avec tous nos partenaires du sud de la Méditerranée ». Si le Med 9 arrive à définir une politique pour l’ensemble de la Méditerranée, alors l’Europe aura enfin une boussole, pas seulement sur l’immigration. 

    Car est-il possible que l’Europe perde le sud ? Faites entrer l’Afrique dans l’ère digitale, construisez des écoles, celles du 21ᵉ siècle, avec des tablettes numériques, l’accès au savoir, à l’image, à d’autres modes de vie que celles des écoles coraniques, des « sugar daddies », des juntes militaires, des trafiquants et pirates. 

    Pour éviter la contamination subversive européenne, les régimes interdisent peu à peu les médias français. Mais les ondes passent. L’Algérie punit désormais l’enseignement du français dans ses classes. Le Maroc boude la France. Le maréchal Haftar va en Russie. Dans l’autre Libye, les Turcs installent une base militaire à Al-Khoms, avec l’appui du gouvernement concurrent. L’Europe appuie enfin la Tunisie, au moment où elle tourne le dos à la démocratie, avec un président incompétent, autocrate, antisémite, raciste. Sans vision d’ensemble, sans action solidaire, impossible de régler les questions migratoires, économiques, énergétiques, sécuritaires, monétaires, religieuses et … politiques : celles des régimes et du droit.

    Absence de vision globale : Ursula von der Leyen a signé un accord il y a quelques mois avec l’Azerbaïdjan pour se fournir en gaz. De 5% du gaz fourni à l’Europe, l’Azerbaïdjan passerait à 18% d’ici à 2027. Des sanctions européennes contre le nettoyage ethnique du Haut-Karabakh ? Erdogan pavoise, en attendant que l’Azerbaïdjan lance une nouvelle offensive qui le lierait directement à son allié. Seule l’Iran semble s’inquiéter. Elle se méfie de l’Azerbaïdjan « laïque », elle est en partie peuplée d’Azéris (entre 15 et 30 millions). Les cartes au Moyen-Orient se redistribuent. L’Arabie se rapproche de l’Iran, de la Chine, d’Israël ; qui arme l’Azerbaïdjan. Les accords d’Abraham font des petits. L’Europe et la France regardent. Nous avons pourtant des soldats là-bas. Et même des amis.

    Sur 108 millions de « déplacés » dans le monde, 35 millions de réfugiés, dont la majorité vienne de quatre pays.

    120.000 Arméniens vont s’exiler. Que va dire le Med 9 ? l’Europe va-t-elle ouvrir ses portes, comme au temps du génocide arménien ? Selon l’ONU, il y avait, sur 108 millions de « déplacés » dans le monde, 35 millions de réfugiés. Ce qui, en fait, est extrêmement peu. Ce qui justifie de ne pas remettre en cause la notion de « réfugié », mais de la distinguer de celle de « migrant ». 23,5 millions de réfugiés sur 35 viennent de quatre pays : Syrie (6,5 M), Ukraine (5,7 M), Afghanistan (5,6 M), Venezuela (5,4 M). Suivent les Soudans du nord et du sud, (3M) et la Birmanie (1,8). La France accueille 100.000 réfugiés. Est-ce insurmontable ? 

    Le monde est peuplé d’exilés qui s’adaptent à de nouvelles frontières et en hérissent nouvelles. C’est la culture qui compte. Les terres et les fleuves, comme la vallée du paradis et le mont Ararat, peuplent les imaginaires et les paysages mentaux, avec les langues et les villes. Les Bulgares chrétiens orthodoxes d’aujourd’hui étaient des Turcs nomades chamanistes hier. Des paysans grecs sont devenus turcs ottomans. Des Maures se veulent arabes. Des Khazars sont devenus juifs ashkénazes New-Yorkais. Un Indien est premier ministre de Charles III, héritier de la reine Victoria, de familles allemandes. Les nations sont des mythes. Les cultures respirent au-delà des mythes. La France et les États-Unis prétendent porter des messages universels, parce forgés à partir de peuples et de récits différents. Pour concilier ces langues et droits coutumiers divers, il faut penser l’universalité et la liberté, l’égalité et la spécificité de chacun. 98% des Américains sont des descendants d’exilés, 50% des Suisses, 25% des Français. Plus de Grecs vivent en dehors de la Grèce qu’en Grèce.

    Si la France s’affaiblit, si l’Europe s’affaiblit, une certaine idée de l’humanité désespère.

    Ces 35 millions de réfugiés le sont pour des raisons purement politiques : Afghanistan, Venezuela, Syrie, Ukraine, théâtre de conflits religieux, idéologiques, nationalistes. 

    Si la France s’affaiblit, si l’Europe s’affaiblit, une certaine idée de l’humanité désespère. On peut dire que nous n’avons pas assez fait pour les Arméniens. Sommes-nous capables de faire plus ? Qui fait plus ? La France a envoyé des soldats en Afghanistan, en Syrie,  en Afrique. Sans résultat politique. Faut-il en envoyer en Arménie, en Ukraine ? En protection, peut-être, avec les Nations Unies, comme au Liban : ne pas oublier le droit.

    Le ministre de la Défense, Sébastien Lecornu revient de Kiev. Il confirme l’engagement de la France, il rappelle que notre présence en Afrique fut à la fois nécessaire et isolée, hélas. Les armes ne suffisent pas. 

    Les larmes non plus. L’exil ne dépend ni du courage, ni de l’enracinement, mais de la politique. Accueillons les Ukrainiens et les Arméniens : ils défendront la France, ce qu’elle veut dire dans le monde. Aime qui t’aime. Alors le pays d’exil devient une patrie. Ce n’est pas un idéal, c’est l’histoire qui le montre.

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • #4 FC Expat Eric Bautheac à Chypre et Jonathan-Pierre Lion du Fan club de l’OL à Londres

    #4 FC Expat Eric Bautheac à Chypre et Jonathan-Pierre Lion du Fan club de l’OL à Londres

    podcast foot - FC EXPAT

    FC EXPAT

    Le podcast dédié à la sphère football des français à l’étranger.
    Chaque épisode s’ouvre sur les dernières actualités puis vous propose une interview d’un joueur professionnel qui joue dans un championnat étranger. Nous donnons également la parole aux responsables des clubs de supporter installés pour nous expliquer comment ils arrivent à faire vivre leur passion loin de la France.
    Animé par Caroline Ettori et Jérémy Michel.

    Chypre et Londres sont les deux destinations de ce nouveau numéro du FC expat.

    Eric Bautheac : « ce n’est jamais une décision facile de stopper une carrière »

    Eric Bautheac vient d’annoncer sa retraite de footballeur. « Ce n’est jamais une décision facile de stopper une carrière », nous confie-t-il dès le coup d’envoi. Eric a joué 23 années dans le milieu professionnel. Il a connu tout d’abord la Ligue 1. Formé à Saint-Etienne, il a évolué à Cannes, Dijon, Nice et Lille. Il rejoint ensuite l’Australie pour deux saisons, puis Chypre en 2019. Le natif de Pont-Saint-Esprit dans le Gard explique que le choix d’arrêter sa carrière est « une décision personnelle ». Il a aujourd’hui « envie de voir autre chose ». Déjà père de deux enfants, un bébé arrive dans deux mois et il souhaite « s’en occuper ».

    L’Australie : « je voulais offrir une expérience incroyable à mes fils »

    Au cours de ce FC Expat, Eric Bautheac partage son expérience d’expatrié. Il évoque son départ en Australie : « Je voulais offrir une expérience incroyable à mes fils ». Ces deux saisons ont « été incroyables ». Et de cette immersion, Eric en retirera notamment une progression énorme… dans son apprentissage de l’anglais. La pression du résultat lui manquait. Il a souhaité se rapprocher de la France et trouver un autre point de chute où le football était le sport numéro 1. Le choix s’est alors porté sur Chypre.

    FC EXPAT 4                                                                   Eric Bautheac

    A Chypre, « une fois que tu y es, tu n’as plus envie de repartir »

    Eric Bautheac nous parle de sa vie actuelle à Larnaca et constate que la communauté française s’agrandit. « A Chypre, il y a de plus en plus de Français qui viennent s’installer ». L’ancien joueur de Lille se plaît sur cette île de la Méditerranée. «Une fois que tu y es, tu n’as plus envie de repartir». Il a des projets sur place pour sa nouvelle vie professionnelle. Il les décrit pour nous dans son interview.

    Un clin d’œil à l’OGC Nice, club de cœur

    Dans les arrêts de jeu, nous faisons un petit clin d’œil aux dirigeants de l’OGC Nice, club de cœur d’Eric Bautheac. En 2013 il a été le premier joueur français à inscrire un but à l’Allianz Riviera, le stade des « Aiglons ». Alors, maintenant qu’il a mis un terme à sa carrière, cela mériterait d’avoir son nom dans une tribune, non ?

    Jonathan-Pierre Lion : « le plus folklorique, le mieux »

    Membre des « Lyondoners », club des supporters de l’Olympique Lyonnais (OL) à Londres, Jonathan-Pierre Lion (son nom était prédestiné !) est notre titulaire de la deuxième mi-temps du FC Expat. Bien que privé de compétitions européennes, Lion ne s’est pas qualifié pour participer, sa passion pour l’OL est intacte. « On se retrouve pour voir le match dans les bars et on organise des déplacements ».  Jonathan-Pierre a hâte de regoûter à la coupe d’Europe. Avec l’Europa Ligue, on découvre des nouveaux pays. C’est ce qu’il aime : « le plus folklorique le mieux ».

    FC EXPAT 4                                                                Jonathan-Pierre Lion

    « Au sein des Lyondoners, on est robuste »

    Une centaine de membres compose actuellement les Lyondoners. Essentiellement des Français, mais « Il y a aussi des Anglais qui supportent l’équipe ». L’OL est dans une situation délicate. Les résultats ne sont pas ceux attendus. Un nouvel entraîneur est arrivé, Fabio Grosso. Jonathan-Pierre aurait « préféré rester avec Laurent Blanc » coach du début de saison qui a été remercié par ses dirigeants mi-septembre. Cela n’altère pas les activités du Fan-Club. « Au sein des Lyondoners, on est robuste. Ce ne sont pas seulement les résultats qui font que les gens viennent. C’est une bande d’amis. La diversité est géniale. »

    « On a la chance d’avoir l’équipe féminine »

    Si l’équipe masculine connaît une période difficile, « on a la chance d’avoir l’équipe féminine » nous partage Jonathan-Pierre. Des déplacements sont organisés pour aller les voir jouer. L’équipe féminine de l’Olympique Lyonnais est l’une des meilleures d’Europe. Le Fan-club propose aussi d’autres animations que le match de football, comme la pétanque. « Si cela n’a pas directement à voir avec l’OL, il y a toujours un lien avec la France », explique Jonathan-Pierre. Au sein du groupe de supporters, il y a de l’entraide et des échanges de bonnes adresses. En conclusion, on parle même de saucisson de Lyon pistaché. Un voyage gourmand où la passion reste l’ingrédient essentiel.

    FC Expat est en écoute sur plusieurs plateformes












  • 16 ans ? Avez-vous effectué vos démarches pour le recensement citoyen ?

    16 ans ? Avez-vous effectué vos démarches pour le recensement citoyen ?

    Vous êtes jeune Français de l’étranger et vous allez bientôt avoir 16 ans ? Vous voulez vous inscrire à un examen national comme le BEP, le BAC, le permis de conduire ? Pour cela, vous devez remettre dans votre dossier une attestation de recensement citoyen. Mais vous ne savez pas ce que c’est ni comment l’obtenir ? On vous explique tout sur le recensement citoyen.

    Recensement citoyen, Kezako ?

    Le recensement citoyen est une démarche obligatoire et indispensable pour pouvoir participer à la journée défense et citoyenneté. Les personnes non recensées avant leurs 16 ans et 3 mois peuvent régulariser leur situation jusqu’à l’âge de 25 ans.

    Le recensement permet d’être convoqué à la Journée Défense et Citoyenneté, il permet aux jeunes mineurs pouvant produire une attestation de recensement de s’inscrire à tout examen ou concours soumis au contrôle de l’autorité publique (CAP, BEP, BAC…). La démarche doit être effectuée par les garçons comme par les filles.

    En France, les démarches sont à faire auprès de la mairie de son domicile, pour les jeunes Français de l’étranger, celles-ci peuvent être automatisées ou à réaliser dans son consulat (ou ambassade à défaut).

    Comment être recensé(e) ?

    Il existe deux méthodes pour vous faire recenser en tant que jeune Français(e) de l’étranger.

    Registre consulaire

    On ne le répète jamais assez, il faut s’inscrire (et ses enfants) au registre consulaire. En effet, si la ou le jeune est inscrit sur le registre des Français établis hors de France, votre recensement citoyen est automatique. L’enfant ou ses parents n’auront donc pas de démarche à faire.

    Sans registre consulaire

    Dans ce cas, il faudra vous rendre au consulat avec les documents suivants :

    • Carte nationale d’identité ou passeport valide
    • Livret de famille à jour

    La présence d’un tuteur sera exigée pour les mineurs.

    Une attestation

    À la suite du recensement citoyen, votre ambassade ou votre autorité consulaire vous remet une attestation de recensement sur place si vous avez effectué les démarches sur place ou par courrier à l’adresse indiquée dans le registre consulaire lorsque le ou la jeune a atteint 16 ans.

    D’où l’importance de tenir à jour ses coordonnées sur le registre consulaire (démarche rapide à faire en ligne) car il ne sera pas délivré de duplicata.

    Cette attestation vous sera demandée pour tout examen ou concours que vous souhaiteriez faire en France ou dans une institution en dépendant.

    recensement citoyen Le recensement citoyen est une démarche obligatoire.

    La journée de défense nationale

    Une fois recensés, les jeunes Français de métropole reçoivent dans les mois qui suivent leur convocation à la journée de défense citoyenne. Quid des jeunes expatriés français ?

    Là, ça se complique. Car il existe trois situations qui peuvent se présenter lorsqu’on est un(e) jeune Français(e) de l’étranger.

    Journée de défense citoyenne classique

    Trois mois avant la date de la JDC vous recevrez un ordre de convocation par le consulat. Il s’agira alors d’une journée ou d’une demi-journée de formation théorique pendant laquelle vous assisterez à des conférences et films. A l’issue de cette journée un certificat de participation à la JDC.

    En cas d’empêchement à la date fixée, le consulat doit en être averti dans les 45 jours suivant l’envoi de l’ordre de convocation afin de fixer une nouvelle date.

    Journée de défense citoyenne adaptée

    Ce cas de figure tient compte des spécificités géographiques ou politiques du territoire. Dans certaines situations le consulat peut se voir contraint d’adapter l’organisation de la JDC. Elle prend alors la forme d’un document d’information.

    Envoyé par courrier, ce document d’information liste les liens utiles vers le site du ministère de la Défense afin de suivre différents modules. Vous recevez également ledit certificat.

    Absence de journée de défense citoyenne

    Dans d’autres cas, aucune JDC ne peut être organisée par le consulat. Dans ces circonstances, deux hypothèses :

    • Soit vous venez résider en France avant l’âge de 25 ans, alors la participation à la JDC est obligatoire sur le territoire ;
    • Soit vous ne résidez pas en France avant l’âge de 25 ans, une attestation provisoire de conformité au regard de la JDC sera délivrée.
  • Nicolas Sarkozy : «Je suis à la maison à Bruxelles»

    Nicolas Sarkozy : «Je suis à la maison à Bruxelles»

    « Je suis à la maison à Bruxelles ! » C’est par ces mots que Nicolas Sarkozy a fait son entrée à la librairie Filigranes où une rencontre-dédicace de son dernier livre* a été organisée ce 28 septembre.

    Un aller-retour express en Thalys pour promouvoir « Le temps des combats » auprès d’un public nombreux, près de 150 personnes, et constitué à plus de 90 % de belges. Pas étonnant, rétorquerez-vous, nous sommes en Belgique. L’ancien Président de la République compte de nombreux fans. Cependant, la faible présence française à cette rencontre interroge.

    Nicolas Sarkozy Lancelot un jeune belge fan de Nicolas Sarkozy.

    « Il est inspirant »

    Côté Belge, l’ex-chef de l’Etat français est une vraie star. Dans la file, comme on dit au plat pays, nous avons rencontré Lancelot, 25 ans  : « Nicolas Sarkozy est mon idole absolue en politique ». Et même si nous lui faisons remarquer qu’il n’avait que 9 ans quand l’ancien président des LR a franchi la porte de l’Elysée, le jeune belge affirme « il est inspirant ». Antonio, natif également du royaume, va dans le même sens : « J’ai toujours été fan de Nicolas Sarkozy, quel charisme ». Même écho pour un couple venant de Liège, Michaël et Alissia, qui a fait deux heures de train pour une signature. « Quelle chance vous avez d’avoir Nicolas Sarkozy en France et vous ne vous en rendez même pas compte » nous déclare Gilles, venu de Charleroi. Nous pourrions dérouler comme cela sur des pages et des pages. Côté Belge, Nicolas Sarkozy a fait le plein.

    Nicolas Sarkozy File d’attente pour la dédicace du livre de Nicolas Sarkozy.

    « Nous nous attendions à rencontrer plus de Français »

    Mais côté Français de Belgique, pourquoi sont-ils aussi rares ? Bouderaient-ils leur ancien Président de la République ? La librairie Filigrane est pourtant au cœur du quartier des instructions européennes à Bruxelles. C’est un lieu de rendez-vous connu où les expatriés français viennent acheter leurs livres. Nous nous attendions à rencontrer plus de nos compatriotes. Il y en avait certes quelques-uns, une petite poignée. Cette faible représentation à cette séance de dédicace intrigue quand on sait que les Français vivant à Bruxelles se comptent en plusieurs dizaines de milliers.

    Nicolas Sarkozy Nicolas Sarkozy en dédicace à Bruxelles.

    « Je n’ai pas envie de dire que je suis là »

    En France, les ventes du livre cartonnent. Le représentant des éditions Fayard présent lors de cette rencontre nous glisse à l’oreille qu’il « est très content » des premières séances de dédicaces organisées dans l’hexagone. Alors pourquoi la communauté française de Bruxelles n’a-t-elle pas répondu à cette invitation ? Myriam, que nous avons croisée après avoir fait dédicacer son livre, nous donne un premier indice. Originaire de l’Ariège, expatriée depuis 10 ans en Belgique, elle nous confie au sujet de Nicolas Sarkozy : « je l’ai toujours trouvé à part ». Souhaitant savoir pourquoi elle trouvait l’ancien chef d’Etat différent des autres politiques, Myriam s’est tout de suite refermée : « je n’ai pas envie de dire que je suis là ». 

    « Il ne compte plus »

    Apprécier Nicolas Sarkozy ferait-il mauvaise presse chez nos compatriotes de Belgique ? Jacques, un Français de 45 ans vivant à Uccle depuis plus de 20 ans nous partage sa réflexion : « Sarkozy, il n’y a plus que moi qui l’aime dans mon entourage. J’ai proposé à des amis de venir, aucun n’a voulu. Ils pensent qu’il ne compte plus, et les affaires ont aussi abîmé son image ». Les Français de Bruxelles ont donc boudé ce rendez-vous. « Mais si Nicolas Sarkozy cherche tout de même une terre d’accueil, il la trouvera en Belgique. Et vous savez pourquoi ? » nous interpelle Véronique, une native de Waterloo : « Il peut venir chez nous, car nous on l’aime ». D’accord, mais Waterloo, pour un Français…

    * Le temps des combats, éditions Fayard

  • Automobile, les dangers d’une guerre commerciale avec la Chine

    Automobile, les dangers d’une guerre commerciale avec la Chine

    La montée en puissance des ventes de voitures électriques chinoises en Europe conduit la Commission de Bruxelles à étudier l’idée d’une augmentation des droits de douane qui passeraient de 10 à 28 %. Un tel relèvement pourrait enclencher une guerre commerciale. La Commission de Bruxelles réagit aux demandes des constructeurs et des gouvernements européens qui craignent une invasion chinoise.

    Le danger chinois, un danger surestimé ?

    La montée en puissance des ventes de voitures électriques chinoises est réelle mais elle ne constitue pas un raz-de-marée. Au cours des sept premiers mois de 2023, 189 000 voitures chinoises ont été vendues en Europe, soit 2,8 % de toutes les ventes automobiles. Ce ratio monte à 8 % en ne retenant que les seules ventes de véhicules électriques. Ces ventes ont triplé de 2021 à 2023. Ces ventes sont réalisées par Polestar, MG, Aiways, Byd, Nio, Ora et Xpeng. D’autres marques chinoises devraient faire leur apparition en Europe comme Leapmotor. Selon La banque UBS, la part des constructeurs chinois dans les ventes de voitures en Europe pourrait atteindre 20 % d’ici 2030.

    La progression des ventes de voitures électriques est une volonté du gouvernement chinois de s’imposer dans ce secteur à fort rayonnement. Elle est également la conséquence de l’atonie du marché intérieur chinois. Les constructeurs n’arrivant plus à vendre en Chine décident d’exporter une part croissante de leur production.

    Le marché américain étant protégé par des droits de douane plus élevés et des subventions favorisant les constructeurs automobiles nationaux, les entreprises chinoises privilégient l’Europe. Les modèles chinois compacts correspondent davantage aux goûts européens. Les entreprises chinoises ont sans nul doute bénéficié d’appuis publics pour développer leurs programmes de véhicules électriques. De leur côté, les constructeurs européens reçoivent, comme ceux des États-Unis, d’importantes aides publiques.

    Les voitures chinoises sont moins chères que celles des autres pays grâce à une forte intégration verticale et des chaînes d’approvisionnement courtes. Les constructeurs chinois sont bien souvent fabricants de batteries.

    Automobile La Commission de Bruxelles pourrait augmenter droits de douane.

    Les Européens divisés par rapport aux constructeurs chinois ?

    Face à la menace chinoise, les constructeurs automobiles européens sont divisés sur le relèvement éventuel des droits de douane. Sur le segment haut de gamme, où la fidélité à la marque est forte, ils sont contre cette mesure. Vendant en nombre des voitures en Chine, Mercedes ou BMW seraient les premiers touchés par les mesures de rétorsion.

    En 2022, BMW a vendu 793 000 voitures en Chine, soit 33 % de ses ventes mondiales. Pour Mercedes, les chiffres respectifs sont de 619 000 et 30 %. Pour Volkswagen, ils sont de 3,1 millions et 40 %. La moitié des bénéfices nets des constructeurs automobiles allemands provient de Chine.

    En revanche, des marques telles que Renault ou Peugeot, qui ne dépendent pas de la Chine mais sont confrontées directement à la concurrence chinoise en Europe, souhaitent une augmentation des droits de douane. Cette hausse aurait comme conséquence des prix plus élevés pour les consommateurs. La Chine pourrait également pénaliser les constructeurs européens en relevant le prix des composants électroniques et des batteries dont sont dépendants les acteurs européens. 75 % des batteries produites dans le monde proviennent de Chine.

    L’entreprise chinoise CATL détient à elle seule 37 % du marché. La Chine est également en position de force pour la production et le raffinage de terres rares nécessaires pour les batteries.

    La guerre commerciale, la pire des mauvaises solutions

    Dans le passé, les guerres commerciales dans le domaine de l’automobile n’ont pas donné les résultats escomptés. En 2002, George W. Bush a eu recours à la section 201 de la loi sur le commerce de 1974 permettant d’augmenter les droits de douane pour protéger l’industrie américaine afin de soutenir les sidérurgistes. Le bilan a été négatif pour les États-Unis. Cette mesure aurait entraîné la suppression de 200 000 emplois dans le secteur de l’automobile. Les constructeurs ont, en effet, été confrontés à une augmentation de leur coûts de production.

    Par ailleurs, ils ont été contraints d’utiliser des aciers de mauvaise qualité et plus lourds, nuisant ainsi à leur compétitivité. La France avait dans les années 1980 décidé de limiter les ventes de voitures japonaises à 3 %, ce qui a dans les faits faussement protégé les marques françaises qui ont perdu des parts de marché à l’exportation en raison d’une faible compétitivité.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 29.09.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 29.09.23

    Bonjour à tous, nous voilà arrivés au dernier flash quotidien des expatriés du mois de septembre 2023. On finit le mois en saluant la décision prise d’inclure la lutte contre le harcèlement à l’AEFE comme celle de l’Académie française contre les anglicismes,e t on finira par les nouvelles dates du baccalauréat dévoilées ce jeudi 25 septembre 2023. 

    Le harcèlement combattu aussi à l’AEFE 

    Lors d’un séminaire en ligne organisée par la sénatrice Samantha Cazebonne, Gabriel Attal, ministre de l’Education nationale et Olivier Becht, ministre des Français de l’étranger, ont annoncé que les établissements voulant rejoindre le réseau français hors de France devraient dans leur dossier de candidature exposer les dispositifs de lutte contre le harcèlement. Une bonne nouvelle pour tous les petits Français de l’étranger.

    AEFE
    AEFE

    Avez-vous été victime d’une fantomisation ? 

    Par ce nouveau mot, il faut comprendre avez-vous été « ghosté ». La Commission d’enrichissement de la langue française dépendant du gouvernement et de l’Académie française a publié ce mois-ci une dizaine de mots qui rejoignent notre vocabulaire officiel afin de lutter contre la généralisation de certains anglicismes. Un autre exemple, pour replay il faudra donc dire service de rattrapage, plus étonnant pour « suspense » avec un S, il faudra dire coup d’effroi. Belle initiative mais sera-t-elle demain suivie par tout un chacun ?

    Langue française
    Langue française

    Les dates du Bac dévoilées 

    Après l’échec cuisant de la réforme appliquée en 2023 faisant passer 80% des examens en mars, entraînant de fait la désertion des classes par les élèves dès le mois d’avril, le gouvernement a annoncé un retour à la normale si on peut dire. Les dates communiquées sont le 14 juin pour l’épreuve écrite de français, le 18 juin pour l’épreuve de philosophie, les 19, 20 et 21 juin pour les épreuves de spécialités tandis que du 24 juin au 3 juillet se dérouleront le grand oral et celui de français. 

    C’est tout pour cette semaine, on se retrouve lundi pour une nouvelle semaine. Bon week-end à tous où que vous soyez !

  • Sur Réflexe-s.com, les ministres annoncent une évolution de l’homologation AEFE

    Sur Réflexe-s.com, les ministres annoncent une évolution de l’homologation AEFE

    Jeudi 21 septembre, la plateforme participative dédiée à l’Enseignement français à l’étranger (EFE), a organisé son webinaire de rentrée. L’organisation fondée par la sénatrice Samantha Cazebonne (Renaissance), elle-même ancienne proviseure de Lycée hors de France, recevait deux invités exceptionnels, Gabriel Attal (ministre de l’Education Nationale) et Olivier Becht (ministre des Français de l’étranger). Ensemble, ils ont annoncé une évolution de la procédure d’homologation d’un établissement au réseau de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE).

    Comment un établissement peut-il rejoindre le réseau AEFE ?

    Pour être reconnus comme établissements d’enseignement français à l’étranger, les établissements scolaires situés hors de France font l’objet d’une procédure d’homologation par le ministère chargé de l’Education Nationale en lien avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) attestant de leur conformité aux principes, aux programmes et à l’organisation pédagogique du système éducatif français.
    Cette homologation est assujettie à un dispositif de suivi et à une procédure de renouvellement tous les cinq ans.

    Depuis 2019, la procédure d’homologation comporte 6 points sur lesquels les établissements vont être contrôlés.

    En premier lieu, évidemment, c’est la place de la langue française  et sa maîtrise par le corps enseignant. Mais pas seulement. Le français doit aussi être la principale langue dans les couloirs comme dans la cour de récréation.

    Cependant, l’établissement ne peut être coupé de son environnement. Ainsi, une politique linguistique plurilingue est demandée. L’établissement homologué doit proposer des parcours adaptés selon les profils et un enseignement en langues étrangères équilibré avec celui du français.

    AEFE Le critère « Principes, programmes et valeurs du système éducatif français » est le 6ème pilier des conditions d’homologation.

    L’humain est donc bien au coeur des valeurs de l’AEFE. Logiquement, l’agence exige que les personnels soient qualifiés (une évidence) mais aussi régulièrement formés. Dans les faits, l’établissement doit s’engager dans une politique de formation régulière, de certification.

    Autre point pédagogique majeur, la participation des établissements et de leurs élèves aux  évaluations et examens français. Vous le savez, dans le réseau AEFE, on peut passer les épreuves du Brevet et du Baccalauréat.

    Enfin, l’AEFE procède aussi au contrôle des locaux et équipements mis à disposition des élèves et du corps professoral.  Ainsi, Le respect des règles de sécurité, de sûreté et des exercices de prévention sur la base des normes françaises sont contrôlés pour l’homologation.

    Pour finir, il existe un sixième critère intitulé « Principes, programmes et valeurs du système éducatif français ». De nombreux établissements ont d’ailleurs mis en place des dispositifs spécifiques. Grâce à la carte interactive ci-dessous, vous pourrez prendre connaissance des initiatives mises en place par ces derniers.

    Fait avec Padlet

    C’est ce critère qui nous intéresse aujourd’hui car il est au coeur des annonces des ministres faites le 21 septembre lors du webinaire.

    Bien-vivre sa scolarité

    Cela ne vous a pas échappé si vous suivez l’actualité en France ou tout simplement votre site dédié aux Français de l’étranger, Lesfrancais.press, que le « vivre-ensemble » à l’école est au coeur des priorité de nos compatriotes. Les faits divers de ces derniers mois ont ainsi poussé le gouvernement à réagir. Si on s’interrogeait sur les conséquences pour le réseau AEFE, nous avons eu un début de réponse jeudi 21 septembre dans le webinaire de Reflexe-S.

    Dans le sixième critère, “Principes, programmes et valeurs du système éducatif français”, qui est le plus récent dans le cahier d’homologation de l’agence, la notion de bien-être à l’école est la plus récente et fait partie du critère d’homologation.
    A l’origine, elle fut énoncée ainsi  : « L’établissement crée les conditions du vivre-ensemble et veille au bien-être des élèves et des personnels. L’établissement prend les mesures appropriées visant à lutter contre le harcèlement ». Concrètement, le projet de l’établissement doit pouvoir justifier, à l’aide d’indicateurs « des actions menées pour assurer le bien-être des élèves et des personnels [entre autres son équilibre d’emploi du temps], prévenir les situations de harcèlement, créer les conditions d’un climat scolaire serein et mener une politique inclusive ».
    Depuis mars 2022, elle a été renforcée suite à la création du délit de harcèlement dans le code de l’Education. Une notion martelée par la nouvelle directrice de l’AEFE, Claudia Scherer-Effosse, qui a déclaré lors du webinaire que « la priorité de la rentrée 2023 de lagence sera de partager un protocole pour lutter contre le harcèlement ».

    Si aucune statistique n’existe pour les jeunes Français de l’étranger, on sait qu’en France, 2,6 % d’élèves de CM1-CM2, 5,6% d’élèves au collège et 1,3% d’élèves au lycée déclarent subir du harcèlement. C’est donc naturellement que les ministres chargés de ce dossier ont décidé de revoir les procédures d’homologation afin d’accentuer la prise en charge de ces problématiques. De la sixième position, le critère “Principes, programmes et valeurs du système éducatif français” est devenu la notion prioritaire pour les prochaines homologations (nouvel établissement ou création).

  • Avez-vous été victime d’une fantomisation ? La langue française s’enrichit ! 

    Avez-vous été victime d’une fantomisation ? La langue française s’enrichit ! 

    Au travail, sur les réseaux sociaux, entre amis… Les anglicismes font partie intégrante du quotidien d’un grand nombre de Français. Dans les coulisses, une instance s’évertue à conserver la langue de Molière en l’adaptant au monde qui l’entoure: la Commission d’enrichissement de la langue française. Fin août, elle a publié son rapport que vous pouvez télécharger en fin d’article.

    Et pour ce faire, elle passe par le législatif. Ce jeudi 31 août 2023, la CELF a publié au Journal officiel une liste d’anglicismes pour lesquels elle propose une adaptation en français.

    400 spécialistes

    Créée en 1996 et composée de 19 membres, elle a pour mission « de favoriser l’enrichissement de la langue française, de développer son utilisation, notamment dans la vie économique, les travaux scientifiques et les activités techniques et juridiques, d’améliorer sa diffusion en proposant des termes et expressions nouveaux pouvant servir de référence, de contribuer au rayonnement de la francophonie et de promouvoir le plurilinguisme ».

    En s’appuyant sur un travail de plus de 400 spécialistes, des bénévoles pour la plupart, elle a donc publié une liste de nouveaux mots.

    Langue française La Commission d’enrichissement de la langue française a pour mission de préserver la langue française.

    Replay, suspense…

    Une dizaine d’anglicismes étaient dans le viseur de la Commission d’enrichissement de la langue française cette fois-ci. Parmi eux, certains sont particulièrement courants.

    C’est le cas du « replay » qui, a l’ère du visionnage de moins en moins linéaire de la télévision, a pris toute sa place dans notre quotidien.

    Or, ce mot ne plaît pas à la CLEF. À la place, elle conseille de dire « service de rattrapage » .

    Prenons un cas pratique. Il n’est pas encouragé de dire : « On regarde en replay le dernier épisode de L’amour est dans le pré ? ». Préférez : « On visionne l’épisode sur le service de rattrapage ? »

    Un autre mot bien ancré dans notre vie de tous les jours a fait les frais de la Commission d’enrichissement : le « suspense ».

    Idéal pour décrire une œuvre audiovisuelle ou tout type de situation incertaine, le mot ne ferait pas honneur à la langue de Molière. Parler d’un « coup d’effroi » est plus approprié.

    La liste complète de la Commission…

    Voici la liste complète des anglicismes et de leurs équivalents en français :

    • motion designer : animateur graphique
    • motion design : animation graphique
    • light art : art de la lumière
    • light artist : artiste de la lumière
    • co-authoring : coécriture
    • suspense : coup d’effroi
    • ghosting : fantomisation
    • fan fiction : fiction de fan
    • infodemic : infodémie
    • cosy crime : roman policier léger
    • replay : vidéo ou service de rattrapage

    Prêts à tous les adopter pour valoriser notre langue française ? 


    Téléchargez le rapport

  • Parfums d’Orient à l’Institut du Monde Arabe

    Parfums d’Orient à l’Institut du Monde Arabe

    De passage à Paris ? Partez à la découverte des parfums d’Orient dans une exposition qui fait vibrer tous nos sens, à admirer à l’Institut du Monde Arabe jusqu’au 11 février 2024.

    Un parfum de lavande nous transporte dans le Sud, l’odeur du gâteau au chocolat nous ramène en enfance… Les parfums ont un pouvoir extraordinaire, qui nous permet de traverser les frontières et les époques. L’Institut du Monde Arabe, lui, nous propose un autre voyage, sur les traces des parfums d’Orient. Cette exposition à la fois historique et culturelle est à découvrir du 26 septembre 2023 au 11 février 2024. 

    1000 m2 d’exposition

    Rencontrez ces Parfums d’Orient et découvrez leur histoire : sur plus de 1 000 m² d’exposition, passé et présent se mêlent dans un parcours qui fait fonctionner à la fois nos yeux… Et notre nez ! L’IMA a réuni près de 200 œuvres, sous forme de manuscrits, de peintures, de photographies, de textiles, de dispositifs odorants, de vidéos, de miniatures, d’installations… Ces pièces nous racontent l’origine des parfums, le rôle des huiles, des fragrances, l’histoire des baumes ou des fumigations. À travers ce parcours, c’est une myriade de pratiques culturelles et sociales du monde arabe qui se révèle.   

    Parfum Découvrez l’histoire des parfums d’Orient.

    Rencontrez les artistes du parfum

    Encens, myrrhe, ambre gris, rose, safran, jasmin, musc, bois de oud : chaque senteur représente un peuple, une époque, une pratique. Entre le Proche-Orient, l’Arabie, ou l’Inde, les usages ne sont pas les mêmes, les plantes diffèrent. Les parfums sont donc de véritables cartes d’identité pour les différentes cultures de l’Orient. Des effluves différents sont le signe de l’inconnu, du mystère… Et les marchands ont bien saisi tout l’attrait de ces essences originales.

    Le parfum est d’ailleurs un business important : distilleries, vendeurs, nez, cultivateurs de plantes, esthéticiens… De la plante à la peau, les étapes sont nombreuses, les professionnels aussi. 

    Agnès Carayon est la co-commissaire de cette exposition « Parfums d’Orient », TV5MONDE l’a reçue.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

● Radio en direct
En pause