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  • N’ayez pas peur de l’intelligence artificielle 

    N’ayez pas peur de l’intelligence artificielle 

    Avec l’essor de l’intelligence artificielle (IA), les scénarii dystopiques se multiplient. Elle est accusée d’être une source de destruction d’emplois, de surveillance généralisée des populations, de discriminations, etc.

    Certains experts soulignent en revanche que l’IA permettrait de résoudre rapidement de nombreux problèmes que ce soit en matière de santé ou de lutte contre le réchauffement climatique. En permettant des gains de temps, elle accéléra le rythme des découvertes scientifiques. Elle ouvre la possibilité de mettre un terme à l’érosion des gains de productivité et de la croissance.

    Microscopes et télescopes

    Dans le passé, de nombreuses découvertes ont donné lieu à des espoirs qui n’ont pas été toujours concrétisés. Dans les années 1990, des experts affirmaient qu’Internet réduirait les inégalités, éradiquerait le nationalisme et augmenterait durablement la productivité. L’IA mérite néanmoins un examen approfondi. Elle peut être assimilée aux découvertes du microscope ou des télescopes au XVIIe siècle qui ont profondément changé la science et la recherche. Avec ces outils, les chercheurs ont privilégié les données tangibles. Leurs observations ont étayé leurs analyses. La science n’était plus la simple déclinaison des idées transmises de génération en génération depuis l’Antiquité. Ces découvertes ont permis de s’affranchir des interdits religieux. La conséquence fut de nombreux progrès en astronomie, en physique comme l’horloge à pendule ou la machine à vapeur, qui amorça la première révolution industrielle.

    Les avancées technologiques au cours des XIXe et XXe siècles ont été possibles par l’industrialisation des processus de recherche et de production. Les engrais artificiels, les produits pharmaceutiques et le transistors ont été rendus possibles par un traitement d’un nombre croissant de données.

    IA L’IA pourrait accélérer le rythme des découvertes scientifiques.

    Simulations et modélisations

    Les innovations donnent lieu désormais à des simulations et à des modélisations que ce soit en matière militaire, d’aviation, de météorologie ou de santé. Le développement de l’informatique ainsi que des technologies de l’information et de la communication entraîne une augmentation exponentielle des données qui pour être utiles doivent être traitées et analysées. Or, les capacités humaines sont de plus en plus insuffisantes pour effectuer ce travail.

    Le recours à l’IA est nécessaire pour accélérer le traitement des informations ou pour réaliser des simulations et des modélisations. Les outils et techniques d’IA sont désormais utilisés dans presque tous les domaines scientifiques.

    En 2022, 7,2 % des articles de physique et d’astronomie publiés mentionnaient le recours à l’IA. Cette proportion est moindre dans les sciences vétérinaires (1,4 %) mais elle est en augmentation.

    Formuler de nouvelles hypothèses, fondées sur l’analyse des données 

    L’IA offre la possibilité de mixer des données en temps réel et de mener de front plusieurs études qui interagissent. A la différence des systèmes de gestion informatique passés, l’IA est en capacité d’analyser des textes littéraires pour rechercher de nouvelles hypothèses, connexions ou idées que les chercheurs auraient négligées ou oubliées. Elle favorise le travail interdisciplinaire et l’émergence d’innovations aux frontières de plusieurs domaines. La création de robots scientifiques offre également des gains de temps appréciables. Les systèmes robotiques de recherche utilisent l’IA pour formuler de nouvelles hypothèses, fondées sur l’analyse des données et de la littérature existantes, puis testent ces hypothèses en réalisant des centaines ou des milliers d’expériences, dans des domaines tels que la biologie des systèmes et la science des matériaux.

    Les robots n’ont pas de préjugés

    Contrairement aux scientifiques, les robots sont moins attachés aux résultats antérieurs et n’ont pas de préjugés. Le principal frein à l’essor de l’IA provient des blocages sociologiques et du manque de formation des chercheurs. Certains d’entre eux refusent les nouveaux outils de recherche par crainte de perdre leur emploi ou par refus de l’innovation…

    L’IA n’est en soi pas la garantie d’une nouvelle révolution industrielle mais elle peut y contribuer sous réserve évidemment qu’un nouveau luddisme ne prenne pas forme. Il ne faut pas en avoir peur. Elle ouvre à la science de nouveaux espaces et peut réduire le coût des innovations. Pour cela, il faut éviter que l’IA ne devienne un enjeu de souverainisme économique en ces temps de retour du protectionnisme. L’IA n’a de valeur que si elle permet d’échanger et d’interpréter le plus grand nombre de données possibles en provenance de tous les continents.

  • Les ministres européens proposent des mesures controversées sur le contrôle des frontières

    Les ministres européens proposent des mesures controversées sur le contrôle des frontières

    Dans le cadre des débats sur le Pacte migrations et asile, les ministres européens se disent prêts à introduire de nouvelles règles permettant de fermer les frontières et empêcher le dépôt de demandes d’asiles dans les cas d’« instrumentalisation » par un pays tiers, selon les informations d’une source diplomatique.

    La pratique selon laquelle les gouvernements de pays tiers ouvrent leurs frontières ou encouragent les migrants à entrer dans l’UE, connue sous le nom d’« instrumentalisation », a été utilisée par des pays comme la Russie, la Biélorussie et le Maroc ces dernières années comme un moyen d’augmenter la pression géopolitique.

    « Il semble maintenant que l’instrumentalisation ne sera pas un texte séparé mais devrait être couverte par le règlement [général] sur la gestion des crises », a déclaré une source diplomatique à Euractiv.

    Le règlement sur la gestion des crises, qui vise à traiter les situations dans lesquelles un grand nombre de ressortissants de pays tiers traversent les frontières européennes dans un court laps de temps, est actuellement en débat dans le cadre du pacte migration et asile.

    Le Pacte, présenté par la Commission européenne en septembre 2020, est composé de dix propositions législatives qui visent à réviser et à mettre à jour la politique migratoire de l’Union.

    Selon la position du Parlement européen sur le règlement relatif à la gestion des crises, adoptée en avril, la Commission serait chargée de déterminer ce qui constitue une situation de « crise » dans un pays. Cela déclencherait alors une clause de solidarité pour les autres Etats membres qui pourraient décider comment aider, par exemple, en fournissant de l’argent, de l’équipement ou en offrant leur territoire pour la relocalisation des migrants.

    Dans le contexte des mesures de crise, les ministres européens font maintenant pression pour introduire une « exemption » au traitement normal des demandes d’asile pour les cas d’ «  instrumentalisation », selon cette même source.

    Cela s’appliquerait lorsque, par exemple, des pays comme la Biélorussie, la Russie ou le Maroc encouragent et/ou facilitent l’arrivée dans l’UE de ressortissants de pays tiers d’Afrique ou du Moyen-Orient via leurs pays.

    La révision prévue de la loi permettrait aux États membres de donner aux gardes-frontières le pouvoir de décider qui peut demander l’asile et qui ne le peut pas.

    On ne sait pas encore comment et selon quelle autorité les cas seraient classés comme des « instrumentalisations ».

    Début 2022, le président biélorusse Alexandre Loukachenko a ouvert les frontières du pays à un grand nombre de ressortissants de pays tiers originaires du Moyen-Orient et a facilité leur transport jusqu’aux frontières de l’UE, une décision qui a suscité une attention internationale considérable.

    En juin 2022, les autorités marocaines ont ouvert la frontière avec l’Espagne, permettant à un grand nombre de personnes de franchir la frontière, afin d’exercer une pression politique sur le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez sur une question de politique étrangère distincte.

    La proposition d’instrumentalisation a été critiquée par des groupes de la société civile car, selon le droit international, tout ressortissant d’un pays tiers peut demander une protection internationale lorsqu’il tente d’entrer sur le territoire européen. Toute expulsion sans évaluation de la demande individuelle est considérée comme un refoulement illégal.

    Différentes organisations et médias européens ont montré que les refoulements de ressortissants de pays tiers sont devenus de plus en plus fréquents dans l’UE ces dernières années.

    Contrôle des frontières Selon la position du Parlement européen sur le règlement relatif à la gestion des crises, adoptée en avril, la Commission serait chargée de déterminer ce qui constitue une situation de « crise » dans un pays. [Alexandros Michailidis/Shutterstock]

    Manque de temps

    Les tensions sur les négociations se sont accrues la semaine dernière lorsque le groupe de travail sur les migrations du Parlement européen a décidé de suspendre les discussions en trilogue sur deux dossiers clés du pacte — le système européen de comparaison des empreintes digitales (Eurocdac) et le système de filtrage — jusqu’à ce que les ministres de l’UE adoptent une position commune sur le règlement relatif à la gestion de la crise.

    Le rapporteur du Parlement sur le dossier de la gestion de crise, Juan Fernando López Aguilar, a déclaré lundi (25 septembre) que le Parlement pourrait bloquer l’ensemble du pacte si les ministres de l’UE continuaient à le « découper en morceaux ».

    Une fois que les ministres de l’UE ont adopté leur position sur le dossier, ils doivent trouver une position commune avec le Parlement européen dans ce que l’on appelle le trilogue, avec lequel les désaccords sont de plus en plus marqués.

    Cependant, les ministres de l’UE ont généralement plus de poids lorsqu’ils négocient dans les trilogues avec le Parlement européen, car en matière d’immigration, la plupart des pouvoirs et des compétences se situent au niveau national.

    Selon la feuille de route adoptée par les institutions européennes à l’automne 2022, les dossiers du pacte sur les migrations doivent être approuvés avant la mi-février 2024.

    Si l’UE ne parvient pas à approuver le pacte avant la fin du mandat, ce serait la deuxième fois que les institutions ne parviennent pas à approuver un cadre européen sur les migrations.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 28.09.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 28.09.23

    Bonjour à tous, nous sommes déjà le jeudi 28 septembre et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Les titres de cette édition : LFI Berlin a fait sa rentrée – Le guide des jeunes expatriés – Cours d’empathie pour lutter contre le harcèlement 

    La rentrée de LFI à Berlin 

    Les membres ou sympathisants d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), de LFI, de Génération.s ainsi que des syndicats allemands Ver.Di et IG Metall se sont retrouvés pour débattre ce lundi 25 septembre. Ersilia Soudais, députée LFI et membre de l’Assemblée parlementaire franco-allemande (APFA) était l’invitée de cette soirée. Réunis autour de buffets solidaires, où chacun participe selon ses envies et possibilités, les Français furent nombreux en ce début de semaine. Des formules dînatoires qui servent à organiser aussi d’autres événements. Ces repas ont déjà « permis de financer une partie du grand meeting NUPES de la 7e circonscription des Français et Françaises de l’étranger qui se tiendra les 10, 11 et 12 novembre prochains à Berlin » selon l’organisatrice Asma Rharmaoui-Claquin. 

    LFI Berlin
    LFI Berlin

    S’expatrier quand on est jeune 

    C’est souvent un rêve pour les Français fraîchement sortis de l’école. Pourtant les écueils peuvent être nombreux. Afin de s’en préserver, le ministère des Affaires étrangères a publié en cette rentrée un guide à leur attention. Démarches pour les visas, couverture sociale, impact fiscal mais aussi astuces et conseils pour bien réussir son projet et préparer son retour en France.

    Jeunes expatriés
    Jeunes expatriés

    Des cours d’empathie en France 

    Gabriel Attal a annoncé l’inscription dans le cursus scolaire « de cours d’empathie » comme au Danemark. Une école pilote sera lancée dans chaque département dès la rentrée 2024. On ne sait pas si le dispositif sera élargi à l’AEFE.

    Gabriel Attal
    Gabriel Attal

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour le dernier bulletin de la semaine. 

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • LFI Berlin : « Cultiver ce bien commun » qu’est la Nupes 

    LFI Berlin : « Cultiver ce bien commun » qu’est la Nupes 

    A peine la page des élections sénatoriales tournée, les membres de LFI en Allemagne se projettent déjà vers les Européennes de 2024. 

    C’est sous la bannière de la Nupes que les militants se sont réunis à Berlin en début de semaine. Si dans les états-majors parisiens la coalition créée en 2022 semble battre de l’aile, les Français de gauche vivant à l’étranger souhaitent qu’elle perdure. « Nous souhaitons cultiver ce bien commun » nous a confié Asma Rharmaoui-Claquin, représentante LFI pour l’Europe centrale et initiatrice de cette rencontre. « On vit localement la Nupes, impossible d’aller chacun de notre côté », poursuit-elle.  La séquence des élections européennes qui s’ouvre sera un révélateur de cette union. Asma nous l’assure, « On espère une liste Nupes aux Européennes. On fera tout pour. » 

    LFI Berlin Ersilia Soudais et Asma Rharmaoui-Claquin

    « Casser le mythe du couple franco-allemand de droite, celui des privilégiés »

    C’est dans cet esprit que membres ou sympathisants d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), de LFI, de Génération.s ainsi que des syndicats allemands Ver.Di et IG Metall se sont retrouvés pour débattre ce lundi 25 septembre. Ersilia Soudais, députée LFI et membre de l’Assemblée parlementaire franco-allemande (APFA) était l’invitée de cette soirée.

    Evoquant le couple franco-allemand, du côté de la salle ou des oratrices, une même vision s’impose : « il faut casser le mythe du couple franco-allemand de droite, celui des privilégiés ». Les participants rejoignent Ersilia Soudais et Asma Rharmaoui-Claquin lorsqu’elles partagent une vision commune. « On parle de grandes valeurs. Nous, nous souhaitons du concret. Des exemples nous en avons que ce soit dans la mobilité verte, l’éducation, les retraites…». 

    LFI Berlin Buffet participatif-LFI Berlin

    Des buffets solidaires pour financer les prochains événements 

    Le débat s’est poursuivi autour d’un verre et d’une assiette. L’organisatrice de cette rencontre à Berlin sait que « la nourriture réunit les gens ». C’est aussi un acte politique. Ces buffets solidaires, où chacun participe selon ses envies et possibilités, servent à organiser d’autres événements. Ces repas ont déjà « permis de financer une partie du grand meeting NUPES de la 7e circonscription des Français et Françaises de l’étranger qui se tiendra les 10, 11 et 12 novembre prochains à Berlin ». Pour les militants LFI, « le financier ne doit pas être un frein » à la participation. Toutes les actions proposées, en plus des débats, ont donc pour objectif d’aider les gens à venir et à payer l’organisation. « La Nupes n’est pas un parti politique, elle ne perçoit donc pas de cotisations ». Les moyens à disposition sont donc ceux que les militants, sympathisants, trouvent. 

    La mise en péril des budgets

    Les moyens et le financement sont aussi au cœur des revendications LFI pour les Français de l’étranger. Dans la continuité de cette réunion à Berlin, les élus de la France insoumise à l’étranger viennent de publier un communiqué dans lequel ils dénoncent un manque au budget de l’Etat. « Nous observons avec un immense désarroi la mise en péril des budgets alloués à nos consulats, à nos bourses scolaires, à nos aides sociales, orchestrée par le gouvernement d’Emmanuel Macron et d’Élisabeth Borne. » 

    Dans ce même communiqué, Mélanie Montinard et Jean-François Deluchey, les responsables du Pôle des élus des Français de l’étranger pour le parti de Jean-Luc Mélenchon ajoutent ; « Nos droits sont également menacés par certaines démarches administratives injustifiées (demandes abusives de certificats de nationalité, lois anti-immigration, etc.). » 

    Si la France insoumise n’a pas fait son entrée dimanche dernier au Sénat, aucun élu ne la représente au sein de la chambre haute, elle reste mobilisée sur le terrain. 

    Regardez le communiqué

    https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=8KRbhEysWAI

  • Faire reconnaître son mariage en France : mode d’emploi 

    Faire reconnaître son mariage en France : mode d’emploi 

    Que l’on se marie entre Français de l’étranger ou avec un ressortissant de son pays de résidence, vous pouvez célébrer votre mariage dans un autre pays. Mais pour que l’union soit reconnue par les autorités françaises, il est nécessaire d’en demander la transcription. Suivez le guide !

    La transcription ?

    Première chose à savoir, la transcription d’un mariage est une procédure permettant la reconnaissance, par les autorités françaises, d’un mariage célébré à l’étranger.

    Autrement dit, il s’agit tout simplement de rendre officiel en France, un mariage réalisé dans un autre pays. Ainsi en l’absence de transcription du mariage, celui-ci est inexistant en France. En conséquence, les époux ne pourront ainsi pas profiter des avantages liés au mariage.

    Comme par exemple, le droit à un titre de séjour pour l’époux(se) ou les avantages fiscaux accordés à un couple marié. Une fois la transcription réalisée, les époux pourront donc y prétendre et obtiendront également un acte de mariage comme un livret de famille.

    mariagePour que votre union à l’étranger soit reconnue, il est nécessaire d’en demander la transcription.

    Des démarches à anticiper

    Avant même de célébrer votre union, plusieurs démarches préalables sont nécessaires.

    Pour commencer, un certificat de capacité de mariage doit être demandé auprès de l’ambassade ou du consulat de votre lieu de mariage. Cette étape est obligatoire pour tous les Français et ce, quelle que soit votre situation y compris pour le mariage de deux Français à l’étranger, pour les binationaux, etc.

    Plusieurs documents sont à fournir pour obtenir ce certificat de capacité comme un justificatif de nationalité française, une copie de l’acte de naissance de chacun des époux datant de moins de trois mois ou encore un justificatif de domicile ou de résidence. La liste complète est à retrouver ici. « D’autres justificatifs peuvent vous être demandés selon votre situation », précise l’administration française.

    Le droit français doit aussi être pris en compte ainsi pour que la demande soit acceptée, « la publication des bans pendant 10 jours est obligatoire ». Enfin, les deux époux sont auditionnés par l’ambassade ou le consulat.

    Une fois toutes ces formalités validées, le certificat de capacité est remis par les autorités.

  • Jeunes expatriés ? Téléchargez le guide 

    Jeunes expatriés ? Téléchargez le guide 

    Vous êtes Français résidant en France et vous souhaitez partir vers de nouveaux horizons pour étudier, tenter un volontariat international à l’étranger (VIE) ou encore entreprendre, ou vous êtes Français de l’étranger et vous voulez connaître toutes les opportunités ? Alors, il faut télécharger le guide édité par le ministère des Affaires étrangères pour les jeunes expatriés. 

    Un document qui vous permettra de bien préparer son départ tout en anticipant un retour en France.

    Ce guide vise à donner les clefs pour accompagner la réflexion des jeunes concernés. Pour cela vous trouverez des conseils pratiques organisés autour de cinq thématiques : 

    – Choisir son projet

    – Préparer son départ

    – Vivre à l’étranger

    Préparer son retour en France

    La check-list de l’expatriation

    Identifier son projet 

    Afin d’aider le jeune dans la construction de son projet de vie, l’administration française propose un large tour d’horizon des organismes qui peuvent accompagner le futur étudiant ou travailleur. 

    Évidemment, dans cette liste, on retrouve l’agence Erasmus + France. Cette dernière assure, pour la France, la promotion et la gestion de programmes européens ayant pour principaux objectifs de permettre au citoyen d’acquérir des compétences utiles pour un métier, de contribuer au multilinguisme et à la citoyenneté européenne. 

    Moins connu, il existe aussi le Portail Européen de la Jeunesse, lancé par la Commission européenne. Celui-ci présente toutes les informations européennes concernant l’emploi et les stages dans les pays de l’UE. 

    Enfin, vous pourrez aussi y découvrir la place de l’apprentissage et des stages qui propose des offres de stages en France et à l’étranger, publiées par les employeurs de la fonction publique. 

    L’expérience professionnelle au cœur du dispositif 

    Si pour les études, les parcours sont relativement bien balisés et les informations connues de tous, il n’en est pas de même pour les filières courtes. Ainsi dans le guide, on va pouvoir découvrir toutes les opportunités offertes aux jeunes expatriés. 

    Le ministère revient aussi en détails sur les multiples dispositions prises pour accompagner les futurs jeunes diplômés comme le célèbre VIE/A (Volontariat International en Entreprise ou en Administration), mais aussi ses « petits frères » moins célèbres comme le VSI (Volontariat de solidarité internationale) ou le CES (Corps européen de solidarité). 

    Dans le guide, il est aussi possible de s’informer sur les conditions d’obtention des visas travail/études pour ceux qui désirent se rendre hors de l’Union européenne. 

    Jeunes expatriés Le Ministère des Affaires étrangères a édité un guide pour les jeunes expatriés. 

    Pense-bête 

    Si le jeune pense avoir fait le plus « gros du travail » en ayant identifié son parcours à l’étranger, vous le savez, il se trompe… Car il ne faut pas oublier toute la paperasse !

    Sur ce point, on peut bien sûr compter sur l’administration consulaire. Dans le guide, cette dernière a compilé tout son savoir en quelques pages pour permettre aux futurs jeunes expatriés de jalonner son temps de préparation. 

    Pour cela, le guide commence par les problématiques de visas, de droit au travail, de fiscalité, sans oublier la santé. On vous indiquera aussi les démarches à réaliser sur place comme l’inscription au registre consulaire et auprès des autorités locales.

    En suivant les étapes, c’est une bonne méthodologie pour ne rien oublier et s’assurer d’être en règle tant en France que dans son nouveau pays de résidence. 

    Penser l’avenir 

    Voilà donc le jeune expatrié prêt à embarquer et à s’enrichir de nouvelles expériences. Mais, qu’il soit né hors de France ou en métropole, le jeune Français peut avoir l’ambition de rentrer au pays. 

    Pour éviter les mauvaises surprises, le guide vous donne des points clefs à vérifier. 

    Est-ce que votre expérience professionnelle ou votre diplôme seront reconnus à votre retour en France ? Comment fonctionnent les équivalences ? Si le guide ne donne pas toutes les réponses, il vous informe sur les législations et conventions qu’il faut vérifier avant de s’embarquer dans un cursus ou un travail hors de France. 

    C’est donc un guide complet, bien fait, que l’administration met à la disposition des futurs jeunes expatriés. Cependant, on peut regretter qu’il soit souvent conçu uniquement pour les Français de métropole ou d’outre-mer qui veulent tenter l’aventure hors de France. Il est dommage qu’un chapitre dédié aux Français résidant déjà hors de France ne soit pas inclus. Peut-être dans la prochaine édition ? On croise les doigts !


    Télechargez le guide

  • Attention vous risquez de perdre votre compte de sauvegarde Gmail 

    Attention vous risquez de perdre votre compte de sauvegarde Gmail 

    C’est à travers un communiqué de presse que Google a confirmé son annonce de mai. Ainsi, la firme américaine va bien procéder à un lourd ménage sur ses serveurs. Les comptes Gmail non utilisés sont particulièrement visés.

    Des comptes éphémères

    Depuis l’avènement de son service de messagerie, Gmail est rapidement devenu le client email le plus utilisé au monde. Mais de nombreuses personnes ne les créent que le temps d’une utilisation. Après qu’elles ont servi, ces adresses sont abandonnées. Pour d’autres, dès que le mot de passe du compte est perdu, ils n’hésitent pas à en créer un autre. Tous ces comptes laissés sans activité depuis seront bientôt supprimés.

    Google annonce la suppression prochaine de nombreux comptes Gmail inactifs.

    Quels sont les comptes Gmail qui seront supprimés ?

    Depuis sa création, Gmail a été massivement adopté par les utilisateurs. Avec le développement d’Android et la nécessité d’avoir un compte Google, ce sont des millions d’adresses qui voient le jour.

    La société détient ainsi une part importante dans les plus de 300 milliards de mails envoyés chaque jour. Cependant, ce n’est pas par manque d’espace que le géant du web souhaite faire le ménage dans ses serveurs. C’est plutôt au nom de la sécurité.

    Le communiqué publié en mai affirme  : « Si un compte n’a pas été utilisé pendant une longue période, il est plus susceptible d’être compromis. En effet, les comptes oubliés ou non surveillés peuvent avoir été compromis ».

    Or, dès qu’un compte est compromis, il peut être utilisé à des fins d’usurpation d’identité. C’est notamment ce qui permet aux activités de phishing de prospérer.

    Deux ans d’inactivité.

    En plus de la sécurité, la suppression des comptes Google non utilisés va permettre à la compagnie de rendre plusieurs identifiants disponibles pour la création de nouvelles adresses.

    « À partir de cette année, si un compte Google n’a pas été utilisé ou connecté depuis au moins deux ans, nous pourrons supprimer le compte et son contenu, y compris le contenu de Workspace (Gmail, Docs, Drive, Meet, Calendar), de YouTube et de Google Photos ».

    Communiqué Google

    Comprenez donc que Google vise en premier les comptes qui n’ont pas été utilisés depuis deux ans. D’ici la fin de l’année, tous ceux-là seront supprimés ainsi que tout le contenu qu’ils ont contribué à créer. Les autres comptes sans activité seront supprimés progressivement.

    Comment préserver votre compte Google ?

    Après les comptes laissés sans activité, il est clair que Google va s’attaquer aux comptes qui sont peu ou pas du tout utilisés. Ceux-ci ne concernent pas les comptes principaux utilisés pour vos smartphones Android. Il s’agit le plus souvent des comptes secondaires. Pour vous assurer qu’ils restent actifs et échappent à la suppression, voici les règles à suivre :

    • Envoyer des mails depuis le compte ou lire les mails que vous y recevez ;
    • Visionner des vidéos YouTube avec le compte ;
    • Télécharger des applications depuis PlayStore avec le compte ;
    • Utiliser Google Drive, Google Docs ou encore Google Photos avec le compte ;
    • Utiliser le compte pour vous connecter aux services tiers qui utilisent Connexion avec   Google ;
    • Utiliser le moteur de recherche Google avec le compte.

    Si vous respectez ces consignes, il est évident que votre compte ne sera pas supprimé.

  • En 2050, qui seront les plus forts ? 

    En 2050, qui seront les plus forts ? 

    Le Président Xi Jinping a annoncé à moult reprises que la Chine sera la première puissance économique en 2049 pour le centenaire de la République populaire. Ces dernières années, nombreux étaient ceux qui croyaient à cette prédiction. Depuis quelques mois, une autre musique se fait entendre en vertu de laquelle les États-Unis pourraient bien conserver leur première place sur le podium plus longtemps que prévu.

    La tendance des gains de productivité

    Les prévisions en matière de gains de productivité sur plusieurs décennies sont difficiles à réaliser. Depuis trente ans, ces gains ont tendance à s’éroder au sein de toutes les grandes zones économiques. Certains estiment que cette tendance est amenée à se poursuivre (stagnation séculaire) quand d’autres considèrent que l’intelligence artificielle conduira à un redressement des gains de productivité.

    De 2010 à 2022, la productivité par tête a progressé de 10 % en zone euro, de 18 % aux États-Unis, de 70 % en Chine et de 80 % en Inde. En Afrique, sur la même période, la hausse est de 20 %. Elle est de 10 % en Amérique latine.

    Pour les pays émergents hors Chine, la progression des gains de productivité depuis 2010 a été de 30 %, contre 5 % pour le Japon. Depuis 2017, la productivité a tendance à stagner au Japon comme au sein de l’Union européenne quand les États-Unis et la Chine enregistrent des hausses assez proches.

    La tendance de la population en âge de travailler

    L’augmentation de la population active est un gage de croissance économique. Elle signifie que l’économie peut compter sur un nombre de travailleurs plus important. En la matière, les États-Unis, l’Inde et les pays africains sont les mieux placés. A contrario, le Japon et les États de l’Union européenne seront confrontés à des problèmes croissants de main-d’œuvre.

    2050 Quelle sera la première puissance économique en 2050?

    L’évolution du taux d’emploi

    Les taux d’emploi (le ratio de l’emploi à la population en âge de travailler) ont fortement progressé au sein des pays de l’OCDE depuis 2017. Le taux d’emploi est ainsi de 71 % aux États-Unis en 2022, contre 67 % en 2010. Les chiffres respectifs pour l’Union européenne sont de 70 et 63 % et au Japon de 79 et 70 %. En Chine, le taux d’emploi est stable autour de 78 % depuis une dizaine d’années. En Inde, il est stable mais à un faible niveau (50 %) permettant d’envisager une forte progression dans les prochaines années. En Afrique comme en Amérique latine, les taux d’emploi sont faibles (respectivement 62 et 58 %).

    L’amélioration du taux d’emploi devrait favoriser la croissance de l’Europe d’ici 2050, de l’Inde et des États-Unis.

    Au vu de l’évolution de la population en emploi et des gains de productivité, les croissances potentielles les plus élevées pour le quart de siècle à venir se situent en Afrique, en Inde et aux États-Unis. A contrario, l’Union européenne et le Japon devraient être à la traîne.

    De 2022 à 2050, la croissance cumulée du PIB devrait atteindre plus de 170 % en Afrique, 130 % en Inde et 90 % aux États-Unis. Le PIB japonais devrait diminuer quand celui de l’Union européenne devrait faiblement augmenter. Les États-Unis devraient conforter leur rang de première puissance économique mondiale.

    L’écart avec la Chine devrait s’accroître

    En 2050, grâce à la vitalité de leur population active et à la capacité à dégager des gains de productivité, les États-Unis devraient rester la puissance dominante en termes économiques. Le poids relatif de l’Union européenne et de la Chine diminuerait légèrement au profit de l’Inde et de l’Afrique. Le poids de ces deux entités resterait néanmoins faible.

  • Berlin vise l’élargissement de l’UE en 2030, la Pologne s’y oppose toujours

    Berlin vise l’élargissement de l’UE en 2030, la Pologne s’y oppose toujours

    Le gouvernement allemand s’est prononcé en faveur des recommandations des experts sur l’élargissement de l’UE, tout comme à Paris. Néanmoins, la Pologne pourrait bien s’opposer à une telle politique.

    Une commission d’experts, présidée par les ministres européens de l’Allemagne et de la France, a publié la semaine dernière un rapport affirmant que l’élargissement d’ici 2030 était essentiel, tout en suggérant une série de réformes européennes de grande envergure qui devraient être menées à bien pour s’y préparer.

    Les législateurs allemands ont accueilli favorablement ces propositions, tout en soulignant le danger d’un retard.

    « 2030 pourrait être une année d’élargissement, si toutes les parties mettent en œuvre les réformes nécessaires», a déclaré à Euractiv Christian Petry, député et porte-parole du Parti social-démocrate (SPD) sur les affaires européennes.

    « Le statu quo n’est pas stable», a-t-il averti, faisant écho à une première réaction des Verts, un partenaire dans la coalition à trois de l’Allemagne.

    « L’adhésion de nouveaux membres est dans l’intérêt de l’UE et la rendra plus forte, plus stable et plus sûre», a affirmé Chantal Kopf, porte-parole des Verts pour les affaires européennes, la semaine dernière. Elle a rappelé que, selon elle, les institutions européennes et démocratiques sont plus que jamais attaquées.

    Ces avertissements sont en accord avec un nouveau rapport qui sera publié mardi (26 septembre) par le Centre for European Politics (CEP), un groupe de réflexion indépendant, dont Euractiv a pu prendre connaissance.

    Pour repousser « une influence extérieure dangereuse et un jeu de pouvoir dans la région, » l’UE devrait admettre d’urgence les quatre États des Balkans occidentaux qui sont coincés dans la salle d’attente de l’UE depuis une dizaine d’années, écrit Eleonora Poli, chercheuse au CEP à Rome.

    « À une époque où les centres de pouvoir se forment autour des régions, l’UE signalerait qu’elle n’est pas assez forte pour agir en tant que puissance régionale cohésive si elle retardait l’intégration de certaines parties de sa propre région géographique », a-t-elle déclaré à Euractiv, notant que la Chine, la Russie et l’Arabie Saoudite cherchaient déjà à renforcer leur influence dans les Balkans.

    élargissement UE Olaf Scholz, lors du conseil européen du 30 juin 2023. [Union européenne]

    La Pologne : plus grand obstacle

    Cependant, certains craignent que ce calendrier ambitieux soit retardé par l’opposition aux réformes que le rapport franco-allemand considère comme une condition préalable essentielle pour les membres de l’UE.

    « Le principal obstacle est le manque de volonté politique de certains États membres, en particulier de ceux qui prônent une adhésion rapide de l’Ukraine », a déclaré M. Petry.

    Le gouvernement polonais a été un fervent défenseur de l’adhésion de l’Ukraine à l’UE, mais il reste opposé à des mesures telles que la réduction de la règle de l’unanimité dans la prise de décision entre les gouvernements de l’UE.

    « En raison du manque de volonté politique, l’échéance de 2030 ne semble pas réaliste pour le moment», a déclaré Mme Poli à Euractiv.

    Manque d’élan après les élections ?

    Toutefois, le processus pourrait également être freiné par un manque de cohésion sur les questions européennes au sein de la coalition allemande, qui comprend également le parti libéral-démocrate (FDP). Cela s’est déjà vu à plusieurs reprises par le passé.

    Si le FDP a aussi salué les « propositions de grande envergure » de la commission franco-allemande, il a déjà précisé qu’il ne soutiendrait pas le fait que les politiques fiscales soient régies par un vote à la majorité plutôt qu’à l’unanimité, comme le demandent les experts franco-allemands.

    Il s’agirait là d’une « fausse piste », a déclaré à Euractiv Michael Link, le porte-parole du FDP pour les affaires européennes.

    Le rôle de l’Allemagne dans le processus d’élargissement et de réforme pourrait également changer à mi-parcours, car les élections générales de 2025 sont en passe d’entraîner un changement de gouvernement vers la droite. Dans les sondages, le SPD de centre gauche est actuellement talonné par l’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU) de centre droit et l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) d’extrême droite, en troisième position.

    Alors que la CDU réfléchit encore à sa réponse au rapport, elle a déjà fait savoir qu’elle freinait sur la question de l’élargissement.

    « Ce n’est pas une date qui détermine l’adhésion, mais plutôt si un pays répond à toutes les exigences, en particulier en ce qui concerne l’État de droit », a déclaré à Euractiv Gunther Krichbaum, un député de la CDU et porte-parole sur les affaires européennes.

    « Les négociations d’adhésion pourraient prendre plusieurs années, voire des décennies, et les régressions ne sont pas rares », a averti M. Krichbaum, estimant qu’il était erroné de fixer une date butoir.

    Néanmoins, M. Petry a déclaré que les chances d’élargissement « n’avaient jamais été aussi grandes depuis des années. » Les prochaines étapes concernant les propositions franco-allemandes seront probablement débattues par les gouvernements de l’UE lors du prochain sommet informel du Conseil européen sur les affaires générales qui débutera mercredi (27 septembre).

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