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  • Tourisme, la bonne saison estivale 

    Tourisme, la bonne saison estivale 

    La France a connu une bonne saison estivale. De mai à août, selon l’INSEE, les hébergements collectifs de tourisme ont enregistré 249,4 millions de nuitées. La fréquentation a dépassé de 0,2 % le niveau de 2022 et de 3,3 % celui de 2019, dernière saison avant la crise sanitaire. Les premières remontées en provenance des banques en ce qui concerne le chiffre d’affaires des professionnels du tourisme sont bons. Une bonne saison pour les campings. La fréquentation estivale dans les campings (118,9 millions de nuitées en 2023) est plus élevée que dans les hôtels (89,0 millions de nuitées). En 2023, elle augmente de 3,0 % par rapport à la saison estivale 2022 alors que la fréquentation hôtelière diminue (- 1,6 %), creusant l’écart entre les deux modes d’hébergements. Les hôtels sont de plus en plus concurrencés par les locations saisonnières. Le nombre de nuitées dans les autres hébergements collectifs de tourisme (AHCT) qui rassemblent notamment les centres de vacances, a diminué de 3,4 % et représente à peine une nuitée sur six en hébergement collectif de tourisme.

    Le grand retour des Britanniques

    En 2023, la France a bénéficié du retour de la clientèle étrangère. Le nombre de nuitées des non-résidents a progressé de 6,8 % par rapport à la saison précédente. La clientèle résidente représente néanmoins plus des deux tiers des nuitées dans les hébergements collectifs de tourisme entre mai et août. En baisse de 2,4 % par rapport à 2022, en raison du nombre plus importants de Français à avoir fait le choix de passer leurs vacances à l’étranger, les touristes français sont malgré tout plus nombreux qu’avant la crise sanitaire dans les hébergements collectifs de tourisme de France. Cet été, les Britanniques sont revenus nombreux en France. Leurs nuitées ont progressé de près de 27 % par rapport à 2022. À elle seule, la hausse de la fréquentation britannique représente plus de la moitié des 1,7 million de nuitées hôtelières non-résidentes supplémentaires de la saison estivale 2023. La clientèle britannique devient ainsi la clientèle non-résidente la plus présente dans les hôtels avec 4,9 millions de nuitées pour la saison estivale, dépassant celle des États-Unis, quasi stable sur un an (4,1 millions de nuitées, +0,5 %).

    La fréquentation allemande n’a progressé que de 0,5 % en 2023. Les autres clientèles européennes sont en revanche en baisse. La fréquentation en provenance des Pays-Bas chute ainsi de 12,6 %.

    La clientèle extra-européenne, notamment asiatique, commence à revenir dans les hôtels français sans pour autant retrouver le niveau de fréquentation d’avant la crise sanitaire.

    TourismeLe Port de Saint-Tropez.

    Plutôt mer ou montagne ?

    La fréquentation estivale représente 101,7 millions de nuitées sur le littoral français tous hébergements confondus, sensiblement au même niveau que pendant l’été 2022. La fréquentation non-résidente augmente de 7,1 %, soit 1,7 million de nuitées supplémentaires permettant de compenser la baisse de la fréquentation résidente (- 1,9 %). La clientèle domestique reste cependant largement majoritaire sur cet espace touristique où elle représente près de trois nuitées sur quatre. La fréquentation des massifs de montagne (43,1 millions de nuitées) est quasi-stable par rapport à l’été 2022, le dynamisme des campings permettant de compenser les baisses de fréquentations dans les hôtels. Comme sur le littoral, la fréquentation de la clientèle non-résidente augmente (+7,8 %), notamment dans les hôtels (+14,2 %) et les campings (+6,3 %).

    La hausse de la fréquentation durant la saison estivale bénéficie surtout aux zones rurales qui gagnent plus d’un million de nuitées, soit une hausse de +1,0 % par rapport à la saison 2022 grâce à la bonne fréquentation des campings (+3,1 %). La fréquentation estivale diminue légèrement dans l’urbain dense (-0,4 %) en 2023, en raison en particulier de la baisse de la fréquentation hôtelière (-0,5 %).

    Des chiffres d’affaires en hausse

    Sous l’effet combiné de la hausse du nombre de nuitées dans les hôtels et les campings et de la hausse des prix dans ce secteur (+4,5 %), le chiffre d’affaires de l’hébergement augmente de 10,1 % durant les mois d’avril à juillet 2023 par rapport à la même période en 2022. La croissance du chiffre d’affaires est tirée par l’hôtellerie haut de gamme vers laquelle la fréquentation hôtelière continue de se réorienter. L’augmentation du nombre de nuitées dans les hôtels de 4 ou 5 étoiles est de 1,7 % durant l’été 2023 par rapport à l’été 2022, quand la fréquentation diminue dans le reste de l’hôtellerie. L’activité augmente tout comme dans le transport aérien de passagers.

    Tourisme En 2023, la France a bénéficié du retour de la clientèle étrangère.

    L’Union européenne, terre de tourisme

    Sur le plan mondial, l’Union européenne (UE) représente 5,6 % de la population et 3,0 % de la superficie totale, et accueille 45,8 % de toutes les arrivées touristiques internationales.

    Les 10 principaux pays de destination dans le monde comprennent six membres de l’Union (France, Espagne, Italie, Allemagne, Grèce et Autriche). Dans trois pays de l’Union, les touristes internationaux (en provenance de l’UE et de pays extra-UE) représentent plus de 90 % des nuitées touristiques passées : Malte (92 %), Croatie et Chypre (91 % chacune). Pour le Luxembourg et la Grèce, les taux respectifs sont de 86 % et 84 % des nuitées touristiques. En Autriche, en Slovénie, au Portugal et en Espagne, ce taux se situe entre 60 et 70 %. Les voyageurs nationaux de l’UE (voyageant dans leur propre pays de résidence) représentent 57 % de toutes les nuits passées dans les hébergements touristiques de l’UE en 2022.

    En termes absolus, le plus grand nombre de nuitées touristiques internationales a été enregistré en Espagne (270 millions de nuits) et en Italie (201 millions de nuits), représentant ensemble 40 % de toutes les nuitées touristiques internationales passées dans des établissements d’hébergement. La France arrive en troisième position.

    Si une forte attractivité pour les touristes étrangers stimule l’économie d’un pays et contribue à une meilleure compréhension mutuelle de ses habitants et de sa culture, une forte dépendance étrangère peut également rendre une destination plus vulnérable en cas de choc extérieur, comme des catastrophes naturelles ou des pandémies affectant le pays.

  • Nouvelle expatriation : la CFE, toujours, aux côtés des entreprises

    Nouvelle expatriation : la CFE, toujours, aux côtés des entreprises

    Dans un monde en mutation où les visas dédiés aux travailleurs nomades pullulent et où le télétravail devient un outil de management comme les autres, l’expatriation professionnelle a énormément évolué. Si le cadre envoyé en mission par une grande entreprise est depuis 1978 accompagné par la Caisse des Français de l’étranger, celle-ci a depuis 2020 renouvelé sa gamme de produits assurance Santé et Retraite. Le but ? S’adapter aux défis des travailleurs d’aujourd’hui comme de demain. Simplification, transparence et accessibilité furent les maîtres-mots de cette transformation, saluée par tous.

    Symbole de son ouverture au monde, c’est dans ses nouveaux bureaux, aux larges espaces vitrés, nichés à quelques pas de la gare St Lazare à Paris, qu’Eric Pavy, le directeur général de la CFE, a convié des responsables des ressources humaines, d’entreprises, fleurons du marché national, mais pas seulement, à un petit-déjeuner dédié aux solutions d’accompagnement inventées par les professionnels de la Caisse des Français de l’étranger.

    Pendant toute une matinée, des experts comme Mme Françoise Julien-Degaast, représentant la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse,M. Alexis de Saint-Albin pour Malakoff Humanis, Rachida Kaci pour la CFE, ont pu échanger avec les convives. Ils ont évoqué, bien évidemment, le coût de telles protections. Mais à la Caisse des Français de l’étranger, on pense la couverture santé ou retraite dans sa globalité, comme la prise en charge, l’accompagnement, et pour en parler Eric Pavy avait invité Mme Judith Perreira, du pôle RH d’une filiale du groupe Eiffage et Mme Valérie Stephan pour Safran, deux sociétés clientes de la CFE.

    ECOUTER LE PODCAST DE L’EVENEMENT

    La CFE, une sécu comme les autres ?

    La Caisse des Français de l’Etranger est un organisme de Sécurité sociale, de droit privé chargé d’une mission de service public. Placée sous la tutelle des ministères en charge de la Sécurité sociale et du Budget, elle a l’obligation d’équilibrer ses comptes et ne perçoit aucune aide de l’Etat*. Elle tire ses ressources des seules cotisations de ses adhérents et elle est totalement autonome sur le plan financier.

    En 2022, l’équilibre financier est maintenu sur le fil, comme l’a révélé le rapport d’activité, avec 151,6M€ de cotisations pour 150,2M€ de prestations. En plus, la CFE dispose de plus de 174 millions d’euros de réserve, ce qui lui permet de regarder l’avenir sereinement.

    Pour l’avenir, la Caisse des Français de l’étranger s’appuie depuis 2022 sur le plan « Cap 2025 ». Ce projet a pour ambitions, entre autres, d’améliorer les services offerts, optimiser la performance de gestion et développer l’audience de la CFE dans le monde.

    Parmi les autres objectifs, Eric Pavy, le directeur général, veut renforcer le lien avec les entreprises. En effet, premières pourvoyeuses de contrats il y a encore une décennie, les mutations de l’expatriation ont entraîné une baisse de ce type de contrats.

    Écouter Eric Pavy


    CFE

    Des offres adaptées aux entreprises ?

    La CFE assure tous les Français de l’étranger sans questionnaire de santé. Elle protége, donc, l’ensemble des employés expatriés, quel que soit leur pays de résidence. Les droits à la protection sociale de vos employés sont maintenus pendant leur expatriation. Puis, à leur retour en France, ils réintègrent le régime général de la Sécurité sociale. Pour rappel, La CFE est la seule caisse d’assurance qui permet aux salariés de cotiser pour leur retraite comme en France.
    Désormais, il est possible d’offrir de telles prestations pour des Français qui iraient travailler dans une entreprise non-française ou dans une filiale mais sous un contrat de droit local.

    Écouter le témoignage d’un employeur marocain


    La santé mais pas seulement…

    La flexibilité avec toute une palette de formules permettant au bénéficiaire de conserver Carte Vitale et droits en France, la prise en charge complète dans le pays d’expatriation, en France, pour les ayant droits, sans oublier la retraite.

    Que ce soit par mail, par téléphone ou dès janvier 2024 dans les nouveaux locaux basés rue de la pépinière à Paris, il est possible de construire la solution de couverture adaptée à vos besoins.

    CFE

    Prévoir la retraite

    La Caisse des Français de l’étranger est reconnue pour son expertise dans la Santé. Beaucoup oublient qu’elle est aussi le seul acteur qui permet de maintenir sa prévoyance retraite. En effet, à travers la CFE, les entreprises ayant des salariés expatriés ou directement les particuliers résidant hors de France, peuvent continuer à cotiser pour la retraite française, tant en terme de prise en compte de salaires que de trimestres. Une notion bien importante alors que les règles ont changé suite à la réforme mise en place par Emmanuel Macron.
    Françoise Julien-Degaast de la CNAV au micro de Gauthier Seys vous explique en détail les différentes situations que vous pouvez rencontrer dans le cadre du dispositif Retraite.

    Écouter Françoise Julien-Degaast


    Au-delà de la simple couverture Retraite, vous le savez, en France, les entreprises du secteur privé doivent cotiser une complémentaire retraite (les fameuses Agirc Arrco dont le gouvernement voudrait récupérer les larges réserves). Hors de France, cette obligation tombe, même pour une entreprise de droit français, à partir du moment où le salarié/bénéficiaire réside en dehors du territoire nationale. Pourtant, là aussi, la Caisse des Français de l’étranger apporte une solution conforme aux attentes françaises. Pour cela, elle s’appuie sur la référence du secteur, Malakoff Humanis. M. Alexis de Saint-Albin vous explique dans le podcast ci-dessous comment mettre en place cette complémentaire.

    Écouter Alexis de Saint-Albin













    Des experts à l’écoute des entreprises 

    On l’a vu, le panel d’offres proposées par la CFE est important et couvre tous les aléas de la vie comme les problématiques qu’on peut anticiper. En plus, aujourd’hui, grâce à leur refonte tarifaire, la visibilité pour les entreprises est renforcée.
    Mais le mieux pour en parler, c’est d’écouter leurs clients et leurs prospects.

    Écouter Valérie Stephan pour Safran

    Écouter Sophie Orihel de Constellium

    Écouter Claire Bidel de Hutchinson.



    DECOUVRIR LA CFE

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 06.10.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 06.10.23

    Bonjour à tous, nous sommes le vendredi 06 octobre, bienvenu dans le dernier flash quotidien des expatriés de la semaine. Dans vos titres aujourd’hui, le match France – Italie où le suivre dans la botte italienne ? – Air France fête ses 90 ans – Un étudiant fait plier le gouvernement sur les importations de tabac.

    Soutenir le XV de France en Italie 

    Les pubs anglo-saxons sont légion dans la capitale italienne, il sera facile de trouver un lieu où se retrouver entre Français. À notre connaissance, ni les Alliances françaises ni l’Institut Français n’organisent de diffusion alors que ces institutions l’ont fait lors des précédents matchs. De façon informelle, les Français de Rome semblent se donner, via les réseaux sociaux, rendez-vous au Shamrock Irish Pub – Via del Colosseo 1/c. 

    France-Italie
    France-Italie

    Air France a 90 ans 

    Demain, le 7 octobre, Air France aura atteint l’âge vénérable de 90 ans. Depuis sa fondation en 1933, le transporteur national n’a eu de cesse de faire rayonner l’art du voyage à la française à bord de ses avions et ce, à travers le monde. Retrouvez toutes les dates clés de l’épopée Air France sur le site Lesfrancais.press.

    Air France
    Air France

    Ramener 8 cartouches en France depuis l’UE 

    Le tabac n’a plus le vent en poupe et les prix sont à la hausse, en particulier en France, où la moyenne du prix de vente du paquet de cigarette tourne autour de 10 euros. Pourtant certains fument encore. C’est le cas d’un étudiant français. S’appuyant sur la réglementation européenne, ce jeune français, « consommateur de produits de tabac manufacturés », a demandé en janvier à la Première ministre Elisabeth Borne de prendre un décret augmentant le plafond d’importation en France par un particulier « jusqu’à 800 cigarettes; 400 cigarillos; 200 cigares et un kilogramme de tabac à fumer acquis dans un autre Etat membre de l’Union européenne » dès lors que ces produits ont été acquis pour sa propre consommation et non à des fins commerciales. Le conseil d’Etat vient de donner 6 mois au gouvernement pour prendre le décret d’application

    A photo shows cigarettes packs seized at the frontier between France and Andorra in Porta, on April 6, 2018. (Photo by RAYMOND ROIG / AFP)

    C’est sur cette information qu’on se quitte ! Je vous souhaite, comme toute la rédaction, un bon week-end ! Rendez-vous lundi pour un nouveau bulletin des Français de l’étranger.

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Air France, une belle dame de 90 ans 

    Air France, une belle dame de 90 ans 

    Le 7 octobre prochain, Air France aura atteint l’âge vénérable de 90 ans. Depuis sa fondation en 1933, le transporteur national n’a eu de cesse de faire rayonner l’art du voyage à la française à bord de ses avions et ce, à travers le monde.

    « L’histoire d’Air France est étroitement liée à celle du pays, et elle a toujours mis en valeur le meilleur de ce que la France avait à offrir en termes d’élégance, de haute couture, de design, de gastronomie et d’art de vivre », a rappelé Anne-Marie Couderc, présidente d’Air France-KLM.

    1933 : Naissance d’Air France

    Le 7 octobre 1933, plus de deux ans après le scandale de la liquidation de la prestigieuse Aerospostale, Air France voit le jour par la décision du ministre de l’Air Pierre Cot de fusionner quatre compagnies aériennes françaises en difficulté après la crise de 1929. Air Orient en est l’épine dorsale et lui apporte son emblème, l’hippocampe ailé, surnommé au sein d’Air France « la crevette ». Ainsi, quatorze ans après la création des premiers transporteurs français, l’État -maître absolu dans l’attribution des concessions d’exploitation des lignes aériennes-, impose le monopole d’une compagnie unique, certes privée mais dont la vocation est de voler « pour le service et l’honneur de notre pays ». Air France est lancée avec une flotte de 225 avions déployés vers l’Europe, la Méditerranée orientale, l’Amérique du Sud, puis l’Extrême-Orient.

    1948 : Max Hymans, le président de la reconstruction

    Air France sort exsangue de la guerre. La compagnie passe en 1945 sous le contrôle de l’État pendant que l’Aviation civile (DGAC) est nationalisée. Trois ans plus tard, en 1948, Air France devient une compagnie nationale. Max Hymans est nommé président. C’est lui qui va reconstruire la compagnie et la hisser parmi les plus grands transporteurs mondiaux.

    A côté du réseau vers les colonies, il multiplie les ouvertures de lignes prestigieuses : Tokyo, Mexico, Rio de Janeiro, Lima et met l’accent sur l’Amérique du Nord. Dans le prolongement de la ligne Paris-New-York, lancée en 1946, Boston et Montréal suivent rapidement. Au milieu des années 50 Air France se targue de posséder le «réseau le plus étendu du monde».

    Le trafic suit. Entre 1946 à 1963, il bondit de 14 % par an. A la même époque, Max Hymans comprend que le transport aérien est à l’aube d’une véritable révolution : celle de l’ère des avions à réaction qui va ouvrir la voie à la démocratisation du transport aérien. Il commande douze Caravelle et dix Boeing 707 dont les premiers exemplaires font leur entrée dans la flotte d’Air France à la fin des années 50. Le virage du transport moderne est pris.

    1963 : UTA débarque dans le ciel français, Air Inter y fait son trou

    Le soutien financier de l’Etat-actionnaire à Air France (le premier bénéfice ne sera dégagé qu’en 1966), n’a pas découragé l’émergence de nouveaux acteurs privés dans le ciel français. Parmi eux, Air Inter en 1960 et UTA en 1963, sont indissociables de l’histoire d’Air France.

    Deux trublions qui finiront par tomber dans son escarcelle dans les années 90. Née en 1963 de la fusion entre TAI (Transports Aériens Intercontinentaux) et UAT (Union Aéromaritime des Transports), la célèbre UTA (Union des Transports Aériens) ne cessera de monter en puissance grâce à son réseau vers l’Afrique, l’Extrême-Orient et le Pacifique. En 1963 Air Inter, une autre compagnie privée, s’est fait une place dans le ciel tricolore. Trois ans après son vrai démarrage en 1960 (une première tentative a échoué en 1958), la compagnie est en passe de gagner son pari risqué de desservir le territoire national, délaissé par Air France. Avec son service sans fioriture précurseur des low-costs d’aujourd’hui, Air Inter démocratise le voyage aérien français. Le succès commercial est au rendez-vous. Le trafic progresse de 50 % par an. En 1970, Air Inter transporte 2,7 millions de passagers avec 40 appareils.

    19 mai 1968, la victoire des pilotes

    Les pilotes d’Air France, mais aussi d’UTA et Air Inter se mettent en grève pour trois jours. Ils exigent un calcul de rémunération plus large que le seul temps passé en vol. La réponse des directions est excessive. Tous les avions sont cloués sur le tarmac. La grève s’enlise pendant 26 jours. Le gouvernement Chaban-Delmas pousse les trois présidents à renouer le dialogue. Les pilotes obtiennent gain de cause. Et deviennent un puissant contre-pouvoir.

    Air France soufflera bientôt ses 90 bougies.

    1976 : Concorde décolle

    Le 21 janvier 1976, Air France met en service le Concorde sur la ligne Paris-Dakar-Rio de Janeiro, pendant que le même jour la BOAC (la future British Airways) lance le supersonique entre Londres et Bahreïn. Suivront quelques mois après Paris-Caracas et Paris-Washington. Puis un an plus tard entre Paris et New York qui deviendra rapidement pour des raisons économiques la seule et unique ligne de Concorde. Symbole de luxe et d’exception, Concorde a apporté un « plus » à l’image d’Air France, que seule British Airways, l’autre compagnie à exploiter l’appareil, pourra lui disputer. En juillet 2000 le crash de Gonesse près de Roissy faisant 144 victimes scelle le destin du bel oiseau blanc. En novembre 2003, son exploitation déficitaire est arrêtée.

    12 janvier 1990 : rachat d’UTA

    Au cours de la première moitié des années 1980, Air France continue son ascension. En 1984, au moment où Pierre Giraudet quitte la tête de la compagnie après dix ans de présidence, Air France est la quatrième compagnie mondiale en termes de trafic et dégage des bénéfices.

    Le 12 janvier 1990, craignant sûrement de voir UTA passer sous pavillon étranger, notamment sous l’aile de British Airways, Air France débourse la somme 7 milliards de francs (1,06 milliard d’euros) pour prendre le contrôle de ce rival de plus en plus agressif. La transaction revêt un autre caractère stratégique. Elle permet à Air France de récupérer les 35,8 % qu’UTA détenait dans Air Inter et de posséder ainsi plus de 75 % du capital de la compagnie intérieure, avant de l’absorber en 1997.

    Ce coup à plusieurs bandes lui assurera ainsi la maîtrise du réseau intérieur au moment où la compagnie mettra en place sa stratégie de hub. Le tout en écrasant les offensives des nouveaux concurrents AOM ou Air Liberté. Mais l’achat d’UTA est aussi le point de départ d’une descente aux enfers qui a failli mettre Air France au tapis à l’époque. L’acquisition s’est faite sans augmentation de capital, pendant qu’Air France investissait dans le renouvellement de sa flotte, à l’aube d’un violent retournement de cycle du secteur avec la guerre du Golfe en 1991.

    Les plans de baisse de coûts se succèdent. En vain. Les pertes se creusent. La dette s’élève à 36 milliards de francs en 1993. Air France perd des parts de marché. A l’été 1993, Bernard Attali aux commandes d’Air France depuis 1988, lance un énième plan de réductions de coûts. La coupe est pleine pour le personnel qui déclenche une grève dure. Manifestations, affrontements avec les CRS sur les pistes d’Orly et de Roissy, Air France est une poudrière. Le gouvernement Balladur retire le plan le 24 octobre. Bernard Attali démissionne.

    27 juillet 1994, 20 milliards de francs pour une Perestroïka

    Trois jours après la démission de Bernard Attali, Christian Blanc devient le 27 octobre 1994 président d’une entreprise cliniquement morte. Il associe le personnel au sauvetage de la compagnie en leur demandant de proposer des solutions.

    Sur la base de cette consultation, il rédige un projet d’entreprise sans concessions : hausse de productivité de 30 % en trois ans, suppression de 5 000 postes, gel des salaires pendant deux ans…. Le texte est soumis à un référendum en avril 1994. Le «oui» l’emporte.

    Christian Blanc peut lancer la révolution d’Air France. Mais pour l’accompagner, il exige et obtient de l’État-actionnaire une aide financière. Le 27 juillet, Bruxelles donne son feu vert à la recapitalisation d’Air France par l’Etat français à hauteur de vingt milliards de francs (3,05 milliards d’euros).

    2 avril 1996 : le hub de Roissy, l’arme de la reconquête

    Le 2 avril 1996, Air France ouvre son hub de Roissy. Véritable arme stratégique, le hub est un système de correspondances optimisé à outrance. Le programme de vols est en effet organisé de façon à ce qu’une multitude d’avions arrivent quasiment en même temps à l’aéroport pour se connecter, dans un délai très court, à une vague de départs. Un véritable ballet aérien.

    Ainsi, ces « rendez-vous » étalés tout au long de la journée permettent un maximum de correspondances dans un délai très court, généralement entre les vols moyen et long-courriers, les premiers alimentant en passagers les seconds. 

    Dès le programme de l’été 1996, le hub permet à Air France d’augmenter son offre de dessertes en correspondances à Roissy de 145 %. Air France s’est donné les moyens de réussir. Christian Blanc a fait appel à deux orfèvres en la matière. Steven Wolf, ancien PDG de United Airlines qui emmène avec lui l’inventeur du «hub», l’indo-américain Rankesh Gangwal. Celui-ci met le programme de vols en musique. 

    Le credo : uniformisation des horaires, standardisation des appareils sur la même destination, augmentation des fréquences, accroissement du nombre de vols directs, suppression des sauts de puces et fermeture des escales les moins rentables… Une véritable révolution culturelle.

    22 février 1999, l’entrée en Bourse

    Malgré la grève des pilotes en juin 1998 à la veille de la Coupe du Monde de football en France, Air France, dirigé par Jean-Cyril Spinetta depuis l’automne 1997, dégage des résultats positifs. Suffisamment solides pour pousser Bercy à réduire sa participation dans le capital d’Air France. Plus de 24,4 % de sa participation ou celle d’actionnaires publics sont mis sur le marché, tandis que 12 % sont ouverts aux salariés, dont 8 % pour les pilotes dans le cadre d’un échange salaire-action. Au final, la part de l’État est ramenée à 54,4 %.

    20 juin 2000 : Air France pilier de Skyteam

    En prenant les rênes d’Air France, Jean-Cyril Spinetta s’appuie sur les fondamentaux instaurés par Christian Blanc et lance Air France dans une phase de croissance rentable. Isolée sur la scène internationale, Air France convainc en juin 1999 Delta Air Lines de nouer un partenariat commercial fort.

    Cet accord donnera naissance le 20 juin 2000 à l’alliance Skyteam qui regroupe également Aeromexico et Korean Air, puis tour à tour Czech Airlines, Alitalia, KLM, Northwest, Continental (qui la quitte aujourd’hui), Aeroflot et China Southern.

    Aujourd’hui, Skyteam est la deuxième des trois alliances derrière Star Alliance (Lufthansa, United) et devant Oneworld (British Airways, American…).

    3 mai 2004 : acquisition de KLM

    Le 9 avril 2003, la loi rendant possible la privatisation d’Air France paraît au Journal Officiel. Quand les conditions du marché le permettront, l’État réduira sa part dans le capital d’Air France de 54,4 % à « un peu moins de 20 % ». Cet affranchissement de l’État est indispensable pour nouer des alliances capitalistiques avec d’autres compagnies européennes privées, hostiles à l’idée de passer sous le contrôle d’une entreprise publique.

    Cinq mois après, le 16 septembre, Air France et KLM signent un accord de rapprochement. Le 3 mai 2004, à l’issue du succès de l’offre publique d’échanges (OPE) la fusion est effective. La participation de l’Etat est diluée automatiquement dans le nouvel ensemble, pour tomber à 44% (15,9% aujourd’hui). Air France est privatisée et devient avec KLM le premier groupe aérien mondial en chiffre d’affaires. Le coup est parfait. KLM est une pépite. Son prix (800 millions d’euros) est dérisoire pour une compagnie forte de plus de 200 avions, et dont la restructuration a déjà été lancée.

    La fusion débute au moment où le trafic repart fortement à la hausse. Le groupe atteint des niveaux de bénéfices jamais atteints dans l’histoire d’Air France. En 2007-2008, Air France-KLM dégage 1,4 milliard de bénéfices d’exploitation malgré la cherté du prix du baril. Hélas, la crise qui a suivi l’effondrement de Lehman Brothers en septembre 2008 va mettre fin à cette période dorée. En 2008-2009, pour la première fois depuis le rapprochement avec KLM et pour la première fois depuis 13 ans, Air France est en perte. 

    Un an plus tard, elles seront multipliées par 10 à 1,3 milliard d’euros. Air France est en crise. Le traumatisme de l’accident de l’AF 447 au large des côtes brésiliennes le 1er juin 2009, faisant 228 victimes, n’a fait qu’amplifier le doute qui s’est installé dans l’entreprise. Le faux rebond de l’année 2010 et la crise de gouvernance qui s’en est suivie en 2011, retarderont les mesures à prendre pour entamer le redressement.

    1er juin 2009, l’accident de l’AF447

    Le 1er juin 2009, un Airbus A330 d’Air France qui assurait la ligne Rio-Paris s’abîme dans l’Atlantique Sud entre le Brésil et le Sénégal, faisant 228 victimes. Le 10 octobre 2022, après deux ans de recherches pour retrouver l’épave et les enregistreurs de vol (les fameuses boîtes noires) au fond de l’océan, trois ans d’enquête technique et dix ans d’instruction, Air France et Airbus sont jugés pour homicides involontaires. Le 27 avril 2023, dix jours après la relaxe du constructeur et de la compagnie aérienne, le parquet général fait appel de ce jugement.

    Janvier 2012, le plan de sauvetage Transfom 2015

    La situation de la compagnie française est catastrophique. Fin 2011, les fonds propres sont si bas (moins de la moitié du capital social) qu’ils obligeront plus tard dans l’année, comme le Code de Commerce le stipule, de tenir un conseil d’administration pour se prononcer sur le maintien ou la cessation d’activité. Air France a deux ans pour se recapitaliser ou réduire son capital social. Certes symbolique, cela en dit long sur l’état d’Air France.

    Le 12 janvier 2012, Air France-KLM, lance le Plan Tranform 2015 qui vise à réduire la dette de deux milliards d’ici à 2015, à 4,5 milliards d’euros par la génération de deux milliards de cash-flow (hors investissements). Ce plan combine des mesures immédiates de gel des salaires, de réduction d’investissements et d’amélioration de la productivité. Celle-ci passe par la révision des accords collectifs avec toutes les catégories de personnels dans le but d’augmenter de 20% l’efficacité économique d’Air France. Ces mesures engendrent un sureffectif qui sera réglé par un plan de départs volontaires portant sur 3.400 personnes. Insuffisant néanmoins.

    Le 18 septembre 2013, la direction annonce des mesures supplémentaires pour atteindre les objectifs de Transform pour redresser le moyen-courrier et le cargo. Elles passent par une réduction de l’offre et un recours accru à la sous-traitance dans les escales. Un nouveau PDV est annoncé. Il touche cette fois-ci 2.800 personnes. Fin 2014, Air France aura supprimé près de 10.000 personnes depuis 2010.

    Septembre 2014, la levée de boucliers des pilotes

    Début 2014, Alexandre de Juniac espère qu’Air France a mangé son pain noir et entend passer d’une phase de redressement à une phase de développement d’ici la fin de l’année. Le principal axe poussé par le PDG d’Air France-KLM est la croissance accélérée de Transavia, la filiale low cost du groupe composée de deux entités : Transavia Holland créée en 1965 et détenue par KLM et Transavia France lancée fin 2006 par Air France. L’objectif est de mettre en place une Transavia Europe avec des bases réparties sur le Vieux Continent, à l’image d’Easyjet ou de Ryanair, avec un doublement de la flotte pour atteindre 100 appareils dès 2017. Les opérations doivent débuter à l’été 2015, avec des implantations au Portugal et en Allemagne.

    Dans un climat social déjà tendu, les pilotes d’Air France ne l’entendent pas de cette oreille. Sous l’impulsion du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), ultra-majoritaire, une grève est déclenchée le 15 septembre. Ils souhaitent notamment un contrat unique pour les pilotes d’appareils de plus de 110 places – ce qui n’est pas compatible avec les objectifs de maîtrise des coûts de ce projet – ainsi que des garanties sur le périmètre. Le mouvement, dur, se prolonge pendant deux semaines, soit le plus long mouvement social de l’histoire de la compagnie.

    5 octobre 2015, la chemise arrachée

    La grève n’est pas sans conséquence. Elle coûte 500 millions d’euros à Air France, la compagnie enregistre une sixième année de perte consécutive et le projet Transavia Europe est abandonné. L’ambiance est toujours tendue au printemps suivant lorsqu’Alexandre de Juniac lance les négociations sur le nouveau plan stratégique Perform, qui doit succéder à Transform 2015. En septembre, faute d’accord avec les syndicats, la direction lance un « plan B » d’attrition avec l’annonce d’une réduction de 10 % de l’activité long-courrier, l’annulation de commandes d’avions et le départ de 1.000 salariés en 2016 et 1.900 en 2017, avec la menace de départs contraints.

    La nouvelle met le feu aux poudres : des membres de la direction sont agressés par des salariés furieux devant le siège social à Roissy. Les images de deux cadres d’Air France escaladant un grillage pour leur échapper, dont le DRH Xavier Broseta, font le tour du monde. L’exposition est désastreuse pour la compagnie.

    Malgré cet épisode, Air France-KLM comme Air France repassent enfin dans le vert. La direction relance le plan Perform début 2016. Si le départ de 1.000 salariés est acté pour l’année en cours, un scénario de croissance se dessine pour la suite. Dans les grandes lignes, c’est une réplique du plan proposé un an plus tôt, mais avec une nouvelle méthode qui redonne de la place au dialogue social.

    16 août 2018, la nomination de Benjamin Smith

    Le climat ne reste pas apaisé très longtemps. Alexandre de Juniac démissionne en avril 2016 pour prendre la direction générale de l’Association internationale du transport aérien (Iata), visiblement harassé par l’impossibilité de réformer Air France en profondeur. Jean-Marc Janaillac lui succède à la tête d’Air France-KLM. S’il finit par faire accepter son plan Trust together – conduisant au lancement de la compagnie low cost Joon, qui s’achèvera par un fiasco en 2019 – les mouvements sociaux se succèdent. Jean-Marc Janaillac finit par démissionner à son tour en mai 2018, suite au référendum qu’il avait lui-même lancé pour régler un différend salarial avec les syndicats.

    Après trois mois de réflexion, c’est le Canadien Benjamin Smith – que tout le monde surnomme « Ben » à l’époque, voire « Ti Ben » – qui est choisi. Le désormais ex-numéro 2 d’Air Canada est le premier patron étranger à diriger Air France-KLM. Un choix qui reflète l’influence grandissante de Delta Air Lines au sein du groupe. Partenaire au sein d’une coentreprise transatlantique depuis 2009, la compagnie américaine est entrée au capital d’Air France-KLM en 2017 aux côtés de China Eastern Airlines, à hauteur de 10 % chacun. Si l’Etat français, qui pousse traditionnellement à la sélection d’un dirigeant tricolore, accorde son soutien à Ben Smith, les syndicats sont vent debout au nom du patriotisme économique.

    Malgré cette opposition de départ, le nouveau patron règle le conflit salarial en moins d’un mois. Un magicien disent alors certains. Il sort certes le carnet de chèques, mais le poids des augmentations reste raisonnable surtout en comparaison de ce qu’a coûté le dernier mouvement de grève. Dans la foulée, Benjamin Smith obtient des pilotes le développement de Transavia France au-delà du plafond de 40 appareils fixés en 2014. La compagnie a aujourd’hui 70 avions et va recevoir d’ici la fin d’année son premier Airbus A320 NEO.

    L’autre grand chantier de Benjamin Smith est la mise en place d’un groupe plus intégré, avec une gouvernance capable d’imposer sa stratégie à Air France dirigée par Anne Rigail d’un côté, et surtout à KLM menée par l’inflexible Pieter Elbers de l’autre. Ce dernier n’hésite pas à défendre bec et ongles l’autonomie de sa compagnie et à faire passer les intérêts néerlandais avant ceux du groupe. Une situation qui empoisonne la vie d’Air France-KLM depuis de longues années. Et ce avec le soutien de l’Etat néerlandais, qui lance l’acquisition de 13 % du capital du groupe dans le plus grand secret au grand dam des Français. Ben Smith finit néanmoins par remporter la partie avec le départ de Pieter Elbers, révélé par La Tribune en janvier 2022.

    Mars 2020, la pandémie de Covid-19

    2019 est une année record pour le transport aérien et Air France-KLM profite de la croissance, même si la rentabilité reste faible, en particulier chez Air France. Mais en mars 2020, tout s’arrête, l’épidémie de Covid-19 devient une pandémie mondiale. Les compagnies annulent leurs vols en pagaille, les frontières se ferment et le premier confinement se dessine. Le coup est rude pour Air France-KLM. Privé de recettes, le groupe perd 25 millions d’euros par jour et Air France n’a de liquidités que pour tenir jusqu’en juin.

    Ce sont les Etats qui viennent à la rescousse. Paris accorde un prêt d’actionnaire de 3 milliards d’euros doublé d’un prêt garanti par l’Etat (PGE) de 4 milliards d’euros à Air France dès le mois d’avril. La Haye fait de même pour KLM avec un prêt direct de 1 milliard d’euros et 2,4 milliards de garanties bancaires. Porté par les aides, le groupe passe l’écueil et le trafic reprend petit à petit à partir de l’été 2021, malgré les nombreuses résurgences du virus. Grâce au chômage partiel de longue durée, Air France-KLM redémarre même mieux que ses concurrents traditionnels comme Lufthansa.

    Air France-KLM a perdu plus de 10 milliards d’euros en l’espace de deux ans et doit reconstituer ses fonds propres, négatifs de plusieurs milliards d’euros. Une première opération se déroule en avril 2021, à hauteur de 4 milliards d’euros, largement portée par l’Etat français (via la conversion de son prêt en quasi-fonds propres) ainsi que China Eastern Airlines. L’Etat néerlandais et Delta Air Lines sont dilués. Une deuxième opération a lieu en mai 2022 pour 2,3 milliards d’euros. Elle voit l’entrée fracassante de CMA CGM (devenu depuis actionnaire de La Tribune) au capital en s’arrogeant 9 % des actions. Les Etats français et néerlandais maintiennent leurs participations, respectivement à 28,6 et 9,3 %. Delta et China Eastern sont diluées.

    Septembre 2023, Air France lance les festivités de ses 90 ans

    Air France fête ses 90 ans en grande forme sur le plan opérationnel. Après avoir renoué avec les bénéfices en 2022, grâce à un été record, Air France-KLM a débuté en 2023 de façon très solide avec une rentabilité en forte progression. Et, une fois n’est pas coutume, c’est bien la compagnie française qui tire le groupe vers le haut avec l’aide de Transavia France, tandis que KLM éprouve plus de difficultés. Et les résultats financiers à venir devraient être à l’image de la très forte demande de cet été. En tout cas, Benjamin Smith se montre confiant. Preuve de cette confiance, Air France-KLM vient de passer une commande record de 50 Airbus A350 pour renouveler une large partie de sa flotte long-courrier.

    Air France-KLM a néanmoins encore plusieurs défis à relever, à savoir renforcer encore ses fonds propres, toujours largement négatifs, continuer à se désendetter, et bien sûr continuer à accélérer sa décarbonation, véritable défi des années à venir.

    Air France Air France va fêter ses 90 ans.

    Des robes, des uniformes 

    Pour souligner cette aspiration et bien l’incarner, la compagnie aérienne a lancé une collection de cinq robes représentant les différents attributs d’Air France : les avions et la technologie (avec une création comportant des boutons hélice); la gastronomie et les arts de la table (la robe comprend une cloche à plateau avec un homard comme couvre-chef); mais aussi les uniformes et la mode; la tradition d’affichiste valorisant l’immense réseau; ainsi que le design et l’architecture.

    « L’idée, c’était de raconter l’histoire d’Air France et pour cela, j’ai eu envie de vêtements spectaculaires », explique Xavier Ronze, responsable des ateliers costumes pour le ballet à l’opéra national français, et qui a conçu les robes.

    Depuis le 1er et jusqu’au 10 octobre, ces robes inédites sont exposées dans les vitrines des Galeries Lafayette Paris Haussmann. Elles sont entourées de jolies pièces patrimoniales d’Air France et du meilleur de ce que l’entreprise a à offrir aujourd’hui.

    Dans les vitrines et à l’intérieur du célébrissime grand magasin parisien, de splendides affiches de toutes les époques rappellent également l’étendue du réseau d’Air France et son souci d’être l’ambassadeur de la culture française partout dans le monde. « La force d’Air France, c’est d’avoir su mélanger l’histoire du transport aérien et l’histoire de l’art pour créer une communication unique », constate Amélie Gastaut, conservatrice au musée des Arts décoratifs de Paris.

    À l’intérieur des Galeries, des pop-up stores proposent également une gamme d’objets spécialement créés ou réédités pour l’occasion, dont des maquettes d’avions et une collection de trousses, de cartes postales, d’étiquettes à bagages et autres carnets de voyage, tous siglés « 90 ans ». 

    Le transporteur a également réédité des objets mythiques comme son célèbre sac de voyage vintage, des articles qu’on peut également retrouver sur airfranceshopping.com

  • France – Italie : rugby et fiscalité 

    France – Italie : rugby et fiscalité 

    La majorité des expatriés en Italie viennent du Royaume-Uni, des États-Unis, d’Allemagne et de France, tandis que certaines régions d’Italie attirent plus d’acheteurs internationaux que d’autres. Les Français qui vivent en Italie ont tendance à déménager pour le climat, pour profiter de leur retraite ainsi que pour les opportunités d’emploi.

    Plus de 100 000 Français en Italie

    Pays limitrophe mais où finalement peu de Français s’étaient installés. Pourtant, depuis la réforme fiscale sur les revenus des retraités, ils y sont de plus en plus nombreux. Au registre consulaire, ils sont 70 000 inscrits, les experts parlent plutôt d’une communauté de 100 000 personnes, soit plus de double qu’en 2017.

    Les régions telles que la Toscane, la Lombardie et la Ligurie sont connues pour accueillir une forte communauté française. Le réseau associatif des expatriés que ce soit en Italie centrale ou méridionale est très actif (40 associations à Rome, Florence, Pérouse, Naples, Palerme). Les associations peuvent vous aider dans différents secteurs : installation, recherche d’emploi, enseignement du français, activités culturelles, bienfaisance, informations, bons plans….

    France-Italie France-Italie

    Bug fiscal

    Pourtant, tout n’est pas rose au pays de la Dolce Vita, si les Français retraités sont venus en masse, c’est parce que l’Italie leur garantissait d’éviter la double opposition.

    Et pourtant depuis 2021, plusieurs d’entre eux, résidant du Nord au Sud de l’Italie et percevant des pensions françaises versées dans le cadre de régimes obligatoires, font l’objet depuis plusieurs mois de redressements fiscaux inattendus par le fisc italien sur leur retraite française en sus de leur imposition française, le tout assorti de sanctions et d’intérêts sur les cinq dernières années.

    Il existe pourtant bien une convention fiscale bilatérale France-Italie, signée le 5 octobre 1989 et entrée en vigueur le 1er janvier 1992, afin d’éviter la double imposition en matière d’impôts sur le revenu.

    Pour chaque catégorie de revenus, notamment pour les pensions, elle répartit le droit d’imposition de chaque pays et prévoit des mécanismes d’élimination de la double imposition. Et dans celle-ci, il existe un alinéa à l’article 18 de la Convention qui prévoit que les pensions de sécurité sociale, lorsqu’elles sont versées au titre d’un emploi antérieur privé, font l’objet d’une imposition partagée et non exclusive.

    En pratique, cela signifie que lorsqu’un résident d’un État reçoit une pension relevant d’un régime de sécurité sociale de l’autre État où elle est imposable conformément aux dispositions de la convention, l’État de la résidence du bénéficiaire de la pension a, selon les dispositions de la convention, le droit de les imposer en second.

    Cette règle d’imposition partagée et non exclusive n’a été appliquée que depuis récemment. Or l’autorité fiscale italienne l’a également mise en application de façon rétroactive pour les années encore comprises dans le délai de prescription de 6 ans (contre 3 ans en France) et pour lesquelles elle peut encore agir, assortie par ailleurs de lourdes pénalités pour les retraités visés.

    Une situation similaire avait été rencontrée en Grèce et avait entraîné la signature d’une nouvelle convention fiscale. Est-ce que cela sera le cas pour l’Italie ?

    Amitié Franco-italienne

    S’il y a des embûches au pays de la Dolce Vita, il y a aussi de nombreux ponts qui lient nos pays.

    Près de 60 ans après la signature historique du traité franco-allemand, la France a scellé un pacte d’amitié et de coopération avec l’Italie, autre pays fondateur de l’Europe en 2021. Depuis, l’extrême droite est arrivée au pouvoir dans la botte italienne. Si les relations furent tendues les premiers mois, celles-ci se réchauffent, tellement les attentes sont fortes pour les deux pays.

    Frontières, mais aussi industries et commerces sont souvent partagés entre nos deux pays. Et sur le plan culturel, les relations sont encore plus intenses basées sur des siècles d’échanges. Et ces liens, on les retrouve dans les nombreuses associations d’Italiens en France comme de Français en Italie.

    France-Italie France-Italie

    Le match de Rugby France-Italie

    C’est donc deux pays latins et frères qui vont s’affronter ce vendredi 06 octobre à 21h (CET) dans le cadre de la coupe du monde de Rugby.

    Et l’enjeu est de taille : se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe du monde. Si la Nouvelle-Zélande prend le meilleur sur l’Uruguay, la veille, seul le vainqueur de la rencontre décrochera son billet (sauf cas exceptionnels liés aux points bonus).

    Les Italiens semblent plus motivés que jamais à réaliser un exploit et éliminer le pays hôte. « Nous allons analyser » la France, mais « nous savons ce qu’il faut faire », a prévenu devant la presse le deuxième ligne David Sisi. « Nous les avons beaucoup étudiés, nous devons avoir confiance en nous et aborder ce défi du mieux que nous le pouvons », a ajouté son coéquipier Giovanni Pettinelli.

    Pour la Squadra Azzurra, le match de ce vendredi ressemble franchement à celui de la semaine précédente. Face à la Nouvelle-Zélande, les Italiens se trouvaient face à un ogre du rugby mondial, qu’ils pouvaient éliminer en cas de succès. Et ils voulaient y croire : longtemps durant leur préparation, il leur a été murmuré qu’un exploit était possible. Un espoir qui a tourné au cauchemar, puisque les All Blacks se sont imposés… 96-17.

    Pour l’Italie, le réveil a forcément été brutal et la rencontre a démontré le gouffre qui sépare encore les deux sélections. Les Bleus, eux, étaient parvenus à prendre le dessus sur les All Blacks, qu’ils avaient battus début septembre malgré la pression d’un match d’ouverture (27-13).

    Un avantage psychologique ?

    L’avantage, les Bleus l’ont au moins dans l’histoire des confrontations directes. Depuis 2000 et l’arrivée de l’Italie dans le Tournoi des VI Nations, les deux sélections se sont affrontées à 24 reprises dans la compétition. Le bilan ? 22 victoires françaises, pour seulement deux défaites. Mieux, les Bleus n’ont jamais perdu à domicile face à l’Italie dans le Tournoi (12 succès en autant de matchs).

    Depuis que Fabien Galthié a pris les rênes des Tricolores, en 2019, le bilan est tout aussi frappant. Malgré des matchs parfois accrochés, comme celui de février dernier (29-24), la France compte cinq victoires en autant de confrontations. La série va-t-elle se poursuivre ?

    Où supporter les Bleus en Italie ?

    Où voir le match France-Italie ?

    Les pubs anglo-saxons sont légion dans la capitale italienne, il sera facile de trouver un lieu où se retrouver entre Français. A notre connaissance, ni les Alliances françaises ni l’Institut Français n’organisent de diffusion alors que ces institutions l’ont fait lors des précédents matchs. De façon informelle, les Français de Rome semblent se donner, via les réseaux sociaux, rendez-vous au Shamrock Irish Pub – Via del Colosseo 1/c.

  • Énergies renouvelables au crible de la rentabilité 

    Énergies renouvelables au crible de la rentabilité 

    L’électrification à marche forcée de l’économie mondiale n’est pas sans poser des problèmes techniques et financiers. L’électricité demeure une énergie complexe et coûteuse à stocker à la différence des hydrocarbures. Le prix d’un kilowattheure dépend de ce fait de la demande et varie en fonction de son heure de production ce qui n’est pas le cas pour un baril de pétrole. Les énergies renouvelables sont aléatoires dépendant de l’ensoleillement, du vent ou des précipitations.

    Un rendement en amélioration mais insuffisant

    Le rendement des énergies renouvelables est considéré comme faible même s’il augmente. En 2014, le coût actualisé de l’éolien offshore, était, selon l’Agence de l’information de l’énergie américaine (EIA) d’environ 200 dollars par MWh hors subventions. En 2023, ce coût n’est plus que de 127 dollars. Sa rentabilité demeure néanmoins faible face aux autres énergies. Les industriels du secteur éolien demandent une augmentation des aides. Les appels d’offres, en particulier au Royaume-Uni, pour l’installation d’éoliennes offshore peinent à trouver preneurs. Selon l’EIA, les énergies renouvelables n’arrivent pas, pour le moment, à concurrencer les autres énergies. Le coût actualisé de l’énergie nucléaire est de 91 dollars par MWh et celui du gaz naturel de 43 dollars.

    L’éolien en mer nécessite la réalisation d’importantes infrastructures en milieu hostile (eau et sel), infrastructures dont l’utilisation exige des conditions climatiques favorables. Une centrale au gaz ou nucléaire peuvent fonctionner en permanence ou presque. Leurs règles d’amortissement sont relativement simples à calculer quand pour les énergies renouvelables, les inconnues sont nombreuses.

    Energie renouvelable La production d’énergie renouvelable dépend des conditions climatiques.

    Les énergies renouvelables, des énergies inadaptées à la demande ?

    L’objectif de faire des énergies renouvelables le socle de la production d’électricité bute sur des contraintes de coûts et de temporalité. Elles ne produisent pas obligatoirement au bon moment ni au bon endroit. Les besoins en énergie électrique sont permanents et évoluent en fonction des heures de la journée et en fonction de la météorologie. Les centrales nucléaires sont capables de faire face à la demande de fond. Si leurs coûts fixes sont élevés, leurs coûts variables de fonctionnement sont faibles.

    Le caractère aléatoire des énergies renouvelables décarbonées suppose que des centrales thermiques ou nucléaires prennent le relais en cas d’absence de vent ou de soleil. Or, ces dernières n’ont d’intérêt que si elles sont utilisées en permanence. Les centrales au gaz peuvent jouer un rôle d’appoint même si leur coût de construction demeure élevé. En outre, le prix de l’électricité produite à partir du gaz varie en fonction du cours de ce dernier, cours qui est fortement volatil.

    La production d’énergie renouvelables solaire ou éolienne peut intervenir au moment où les besoins sont faibles à l’heure du déjeuner par exemple. Le prix du MWH pourrait ainsi connaître de forte fluctuation du fait de l’abondance des énergies renouvelables à certains moments de la journée. A contrario, en cas de recharge nocturne des véhicules électriques qui ont vocation à remplacer les véhicules à moteur thermique, la demande en énergies renouvelables pourrait excéder l’offre, entraînant des pointes tarifaires.

    Pour contrecarrer le caractère aléatoire de la production des énergies renouvelables, les industriels doivent développer des capacités de stockage (batteries, production d’hydrogène vert, etc.) qui sont coûteuses.

    Une tarification inadaptée mais complexe à réviser

    Le mode de tarification de l’électricité est de plus en plus contesté en Europe comme aux États-Unis. Les prix ne reflètent pas la véritable valeur du temps et du lieu. Au Royaume-Uni, les prix de gros de l’électricité sont fixés par blocs d’une demi-heure mais ces prix ne tiennent pas compte du lieu de la production, ni du temps dans les autres régions. Les éoliennes étant implantées en Écosse, en cas de vent important, une surproduction peut se produire dans cette région provoquant une baisse des prix, même si, dans le même temps, au Pays de Galles, il y a une forte demande provoquant une hausse des prix. La mauvaise interconnexion des réseaux ne permet pas d’acheminer l’électricité.

    Au sein de l’Union européenne, la tarification en fonction de l’offre et de la demande marginale aboutit à une indexation sur le cours du gaz, les centrales au gaz permettant l’ajustement de la production, en cas de pointe de demande. Cette situation génère de la volatilité ne permettant pas une planification des investissements.

    Les énergies renouvelables apparaissent en l’état peu rentables et exigent la réalisation d’infrastructures de production, de stockage et de réseaux. L’interconnexion entre les régions européennes est indispensable pour pallier les variations climatiques. Le problème devrait être traité au niveau européen afin de favoriser une solidarité plus poussée entre les États membres que ce qui se pratique actuellement.

  • Effet domino en Europe centrale : les pays réintroduisent des contrôles aux frontières

    Effet domino en Europe centrale : les pays réintroduisent des contrôles aux frontières

    La République tchèque introduit des contrôles aléatoires à sa frontière avec la Slovaquie. Cependant, ce n’est pas le nombre de migrants qui est à l’origine de cette décision, mais plutôt la décision du gouvernement polonais, qui a déclenché un effet domino dans la région de l’Europe centrale.

    Le gouvernement tchèque a annoncé mardi (3 octobre) l’introduction de contrôles à la frontière avec la Slovaquie, après avoir communiqué avec ses homologues polonais.

    « La Pologne nous a informés lundi […] que des contrôles à la frontière slovaco-polonaise seraient mis en place dans la nuit de mardi à mercredi. Nous devions réagir de manière opérationnelle dans la journée de mardi. Sinon, tous les flux migratoires illégaux se déplaceraient logiquement vers la République tchèque », a déclaré le ministre tchèque de l’Intérieur, Vít Rakušan (STAN, non affilié), à la télévision tchèque.

    Alors que le Premier ministre tchèque Petr Fiala (ODS/CRE) a cité le nombre de migrants comme raison des contrôles, le ministre de l’Intérieur a donné une explication différente.

    Selon M. Rakušan, le nombre actuel d’immigrés clandestins venant de Slovaquie en République tchèque est nettement inférieur à celui de l’année précédente, et il n’est donc pas nécessaire d’adopter une approche plus stricte.

    « Toutefois, dès lors que la Pologne accepte une telle mesure [contrôles frontaliers], nous devons coopérer avec la Pologne et l’Autriche pour maintenir la stabilité dans la région et protéger les citoyens de l’immigration illégale », a expliqué M. Rakušan.

    La décision de l’Autriche d’introduire des contrôles avec la Slovaquie est intervenue peu de temps après celle de la République tchèque.

    Europe centrale La République tchèque applique des contrôles temporaires à la frontière avec la Slovaquie. [EPA-EFE/MARTIN DIVISEK]

    « Nous agissons ainsi parce que nous savons, par expérience, que les passeurs réagissent très rapidement à ces contrôles et changent d’itinéraire », a déclaré Gerhard Karner, ministre autrichien de l’Intérieur, dans un communiqué de presse. « Nous lutterons avec la plus grande véhémence pour que les itinéraires alternatifs passent par l’Autriche », a-t-il ajouté.

    Les mesures seront en place pendant les dix prochains jours et ont été « étroitement coordonnées » avec la Pologne et la République tchèque, a déclaré le ministre autrichien.

    Les trois pays mettront en place de nouveaux contrôles à partir de mercredi (4 octobre), au grand dam du gouvernement slovaque.

    « La migration nécessite une solution européenne pour les frontières extérieures », a déclaré le Premier ministre slovaque Ľudovít Ódor dans un communiqué. « Si un pays commence à surveiller davantage ses frontières, cela entraînera un effet de cascade que nous paierons tous, et le résultat ne sera pas très clair », a-t-il averti.

    Le ministre tchèque de l’Intérieur, également favorable à une solution européenne, a lancé un avertissement similaire.

    « Il s’avère que si nous ne disposons pas d’un cadre migratoire à l’échelle européenne, d’une politique de retour, d’une frontière extérieure protégée, d’une politique d’asile, autant d’éléments que le nouveau pacte migratoire est censé inclure, il est remplacé par une coopération régionale, et nous nous privons du principal privilège de l’UE, l’espace Schengen », a déclaré le ministre tchèque de l’Intérieur, M. Rakušan.

    Le nouveau pacte européen sur les migrations continue d’être discuté au plus haut niveau européen. Le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a annoncé qu’il souhaitait opposer son veto à l’approbation de la nouvelle politique migratoire de l’UE lors du Conseil européen informel de cette semaine.

    Les élections polonaises auront lieu le 15 octobre, et la protection de la Pologne contre l’immigration est l’un des principaux thèmes de la campagne.


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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 05.10.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 05.10.23

    Nous sommes le jeudi 05 octobre vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans vos titres : Premier round pour le budget 2024 des Français de l’étranger – 10 mois pour liquider sa retraite – Plus de référendum et d’autonomie, les réformes constitutionnelles d’Emmanuel Macron 

    2024 : un budget d’investissement ? 

    C’est en tout cas l’avis de la députée Renaissance, Eléonore Caroit. Dans un podcast à écouter sur le site Lesfrancais.press ou sur toutes les plateformes de streaming, l’élue représentant les Français d’Amérique du Sud affirme que le budget présenté indique « clairement une volonté d’investissements sur le long terme « , pourtant elle constate que « cela n’est pas assez et qu’il faudrait encore faire plus pour les Français de l’étranger. »  Il est vrai qu’avec une hausse de moins de 5%, l’inflation est à peine compensée. 

    Eléonore Caroit
    Éléonore Caroit

    Futur retraité ?

    Vous êtes Français de l’étranger, vous avez cotisé en France et vous désirez faire valoir vos droits à la retraite française, soyez patient ! Alors que la Caisse Nationale Assurance Vieilleisse avait déjà accumulé de nombreuses semaines de retard, avec l’introduction rapide de la réforme et l’installation d’un nouveau logiciel, c’est plus de 10 mois de retard qu’affiche le département en charge des non-résidents. Concrètement, pour être sur de toucher votre pension au cours de l’été 2024, il faut s’y mettre dès ce mois-ci. Bon courage 

    retraités à l'étranger
    Retraités à l’étranger

    Macron a présenté ses réformes constitutionnelles 

    La Constitution fêtait ce 4 octobre son 65e anniversaire. À cette occasion, le président de la République a prononcé devant le Conseil constitutionnel un discours dans lequel il a envisagé plusieurs pistes de révision de la Loi fondamentale. Emmanuel Macron veut simplifier la saisie par le peuple d’un référendum, inscrire l’avortement et renforcer la décentralisation avec entre autres l’inscription de la Nouvelle-Calédonie et la Corse dans la Vème République. 

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour le dernier flash de la semaine. 

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

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