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  • Team France Bay Area : le calendrier des évènements économiques à ne pas manquer dans les 6 prochains mois

    Team France Bay Area : le calendrier des évènements économiques à ne pas manquer dans les 6 prochains mois

    La Chambre de Commerce Franco-Américaine de San Francisco, La French Tech San Francisco, les Conseillers du Commerce Extérieur, le Consulat Général de France à San Francisco et Business France travaillent ensemble au sein du Conseil Economique, qui a lieu au moins deux fois dans l’année pour partager et planifier les évènements économiques, techniques et scientifiques, destinés aux acteurs du pôle de la Bay Area. Suite à Dreamforce et Google Next, le calendrier continue d’être bien rempli sur le reste de 2023 et pour le début 2024…

    Évènements phares à venir

    Quelques évènements phares à venir : le sommet des CEOs de l’APEC (Asia Pacific Economic Cooperation) aura lieu du 14 au 16 novembre à San Francisco. AWS re:Invent 2023, se déroulera à Las Vegas, juste après Thanksgiving, du 27 novembre au 1er décembre 2023.

    Pour une cure d’innovation dès la rentrée 2024, sur le volet Healthcare et Investissements dans la Santé, la conférence JP Morgan Healthcare se tiendra comme d’habitude en début d’année, du 8 au 11 janvier 2024. A combiner avec le CES à Las Vegas, du 9 au 12 janvier 2024. La French Tech organisera d’ailleurs un événement dans le sillage du CES.

    Du côté de Business France – Pavillon France, c’est la présence aux conférences business qui prime, avec des représentations à SPIE Photonics West (du 27 janvier au 1er février 2024) dans le domaine de l’optique, la Game Developer Conference (du 18 au 22 mars 2024), RSA pour les pros de la cybersécurité (du 6 au 9 mai 2024). Toutes ont lieu en plein cœur de San Francisco, au Moscone Center. Il y aura également un événement en cours de planification avec le Commissariat à l’Energie Atomique dans la foulée de Photonics West.

    Les Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF), ainsi que les acteurs économiques clés se réuniront pour l’Amérique du Nord dans son ensemble du 11 au 13 octobre 2023 lors du Forum Economique à Washington.
    Au programme : des points d’étape et états des lieux, du networking, des groupes de travail pour renforcer la coopération et les synergies, des ateliers sectoriels, pour une collaboration accrue et des actions communes pour soutenir l’attractivité de la France, l’export et l’installation des entreprises françaises sur le territoire américain.

    Team France Bay Area
    Découvrez les évènements phares à venir à destination des acteurs du pôle de la Bay Area

    La Chambre de Commerce Franco-Américaine de San Francisco (FACCSF) qui a déjà organisé des évènements sur septembre (Welcome Back Cocktail à La Résidence de France avec le Consulat Général, Carbon Farming Techniques chez Capgemini, Fall European Networking en co-organisation avec les Chambres Européennes chez SAP et Scaling Electric Vehicles chez Osborne Clark) ne sera pas en reste sur le dernier trimestre 2023, fidèle aux habitudes de son équipe dynamique !

    Le 7 novembre 2023, l’événement « Women leading change in Life Sciences and Healthcare » est co-organisé par, non pas un, mais deux des comités FACCSF : Women Leadership Circle et Healthcare and Life Sciences de la Chambre. Cet événement fera le point sur le thème des innovations grâce à des femmes leaders dans la recherche dans les domaines de la virologie et de l’immunologie.

     A ne pas rater, le diner des membres Ambassadeurs, le 26 octobre 2023, sur invitation seulement. Le 30 novembre 2023, c’est La Soirée, le gala annuel de la FACCSF, ouvert à tous ses membres, aux acteurs du tissu socio-économique et au grand public. Plus de 300 invités devraient s’y rendre ! Au programme : networking, cocktail dînatoire, et même expérience VIP ! Et pour la rentrée, dans le cadre de la stratégie d’ouverture et de coopération souhaitée par les deux co-présidents de la Chambre, la traditionnelle Galette des rois de la rentrée sera « déroulée » avec la French Tech et d’autres Chambres Européennes. 

    Pour tout savoir sur le calendrier de la FACCSF, car quelques autres évènements supplémentaires sont en cours de finalisation (Fundraiser avec L’institut Pasteur et UCSF et événement du comité Sustainability), c’est par ici !


    Le calendrier de la FACCSF

    Évènements côté French Tech

    Côté French Tech, sur les traces de septembre (Private Equity & VC Conference chez Hanson Bridgett Law Firm et «How to make supply chain more sustainable?»  with Ecovadis and Insead) auront lieu les évènements suivants : présentation par Jean-Louis Gassée le 16 octobre 2023 à l’occasion de la publication de son livre « Grateful Geek: 50 Years of Apple and Other Tech Adventures ». French Tech organise également des diners privés chez Goldman Sachs et JP Morgan, les 24 octobre et 28 novembre 2023 respectivement, ainsi qu’une fête de fin d’année 2023 en cours de planification.

    Le Service pour la Science et la Technologie (SST) de l’Ambassade de France avec sa mission locale à San Francisco a également organisé de très beaux événements en septembre sur le thème de l’IA et des impacts sur le monde du travail, en partenariat avec Berkeley et la NASA Ames Research Center. Dans le cadre des French Innovation Days, auront lieu deux rencontres à l’Université de Californie San Francisco (UCSF) : un Symposium Institut Curie-UCSF (5 et 6 décembre 2023) et un événement Health AI les 6 et 7 décembre 2023, dans les locaux de l’UCSF également.

    Pour finir sur une bonne cause, la French American Foundation for Medical Research and Education (FFMRE), organise son diner de gala annuel, le 7 novembre 2023, au centre culturel basque de San Francisco, évènement au cours duquel seront remises des bourses d’aide aux étudiantes et étudiants en médecine prometteurs de Stanford et UCSF (5 lauréats sélectionnés sur plus de 100 dossiers).

  • Européennes : le Parti socialiste enterre la possibilité d’une liste unique à gauche

    Européennes : le Parti socialiste enterre la possibilité d’une liste unique à gauche

    À une très large majorité, les militants socialistes ont entériné jeudi soir (5 octobre) la décision de présenter une liste autonome aux prochaines élections européennes, rejoignant ainsi le PCF et EELV, douchant les derniers espoirs des insoumis.

    La décision était attendue, elle est désormais officielle : le Parti socialiste (PS) ira, lui aussi, seul aux élections européennes de 2024.

    Il y a un mois, le bureau national — qui regroupe les cadres du PS — avait validé cette orientation à l’unanimité. Les résultats définitifs du vote des militants de jeudi ne sont pas connus à l’heure de la publication de cet article, mais dans plusieurs sections locales ils avoisinent les 90 %, indique-t-on à Euractiv.

    Jeudi soir, le PS communiquait à l’AFP des chiffres similaires, « sur plus de 60 % des bulletins dépouillés ».

    Ces résultats montrent également une forme d’unité au sein du parti, alors que plusieurs courants coexistent et se sont frontalement opposés depuis le congrès de janvier 2023. L’essentiel des divisions se concentre sur le rapport à la NUPES, alliance qui a acté un rapprochement avec La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale.

    Le Premier secrétaire du parti, Olivier Faure, catalogué comme pro-NUPES, a défendu vendredi matin la décision de ses militants.

    Sur Sud radio, il a assuré que « nous avons besoin d’une Europe qui prend conscience de sa force et de ses responsabilités » et qui « assure sa propre souveraineté ».

    Alors que les socialistes sont la seule formation de gauche à participer à la majorité parlementaire d’Ursula von der Leyen, il en a vanté le bilan : l’UE « a suspendu le pacte de stabilité, produit une dette commune, le Green Deal ».

    « L’Europe change peut-être de logiciel », espère-t-il, au moment où « la droite, l’extrême droite font tout pour revenir en arrière : concurrence, libre-échange incontrôlé et austérité ».

    Interrogé sur le soutien à l’Ukraine, il a assuré que son parti n’avait aucune ambiguïté et que les livraisons d’armes devaient être poursuivies. Cela est nécessaire non seulement pour les Ukrainiens, mais « aussi pour l’Europe » et sa sécurité, a estimé M. Faure.

    Quant au nucléaire, ligne de fracture importante avec les écologistes et les insoumis, il appelle à « accepter l’idée » que l’énergie nucléaire, « décarbonée » est nécessaire à la transition. Il a par exemple fustigé « l’erreur colossale » de l’Allemagne, qui a décidé de rouvrir les centrales à charbon. L’objectif reste de tenter une sortie du nucléaire lorsque les énergies renouvelables seront arrivées « à maturité ». Dans l’immédiat, le nucléaire sert à décarboner l’économie.

    Part socialiste
    Au PS, plusieurs courants coexistent et se sont frontalement opposés depuis le congrès de janvier 2023. L’essentiel des divisions se concentre sur le rapport à la NUPES, alliance qui a acté un rapprochement avec La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. [EPA-EFE/GUILLAUME HORCAJUELO]

    Quelle tête de liste ?

    Les Verts et les communistes avaient déjà validé le principe d’une liste autonome et choisi leurs têtes de liste. Les insoumis, toujours à la recherche d’un compromis pour une liste unique, avaient désigné Manon Aubry comme « coordinatrice » de la campagne et l’avaient chargée de poursuivre les efforts pour rechercher l’union des gauches.

    Le PS n’a, quant à lui, pas encore choisi sa tête de liste. Il pourrait s’agir de l’eurodéputé sortant Raphaël Glucksmann (du parti Place publique), qui avait déjà conduit la liste socialiste en 2019. En annonçant sa propre candidature, il avait déjà rejeté l’idée d’une liste incluant les Insoumis et les communistes, en raison de divergences de fond.

    Les différents partis de gauche doivent se retrouver le 19 octobre prochain, à l’initiative de la candidate écologiste Marie Toussaint. Dans un récent entretien accordé à Euractiv, elle assurait vouloir conclure « un pacte de non-agression » entre les formations de gauche : « Nous sommes séparés, mais pas divisés », assure l’élue européenne, qui refuse de « [céder] à la guerre des gauches ».


    Consulter la publication originale

  • Tremblez punaises ! Et les buveurs de sang ?

    Tremblez punaises ! Et les buveurs de sang ?

    Les punaises de lit sont un fléau de l’humanité. Ce, depuis l’âge des cavernes, comme rats, morpions et autres commensaux. Le débat politique s’en est emparé. Des députés ont demandé la création d’un service public. Le réflexe : l’État. 70% des Français seraient favorables à une intervention étatique. Le Pouvoir avec un grand P, a remplacé Dieu dans la toute-puissance sans empêcher l’omniprésence du mal. Punaise !

    La mairie de Paris, qui laisse pourtant proliférer les rats pour amuser les touristes, a saisi le gouvernement. Celui-ci répond aussitôt, – on ne le prendra pas au dépourvu – qu’un plan d’urgence est en cours d’élaboration. Depuis 2015. Avant, quand il y avait un problème, on créait une commission. Comme il y en a déjà trop, on fait des plans, toujours d’urgence. Et des lois, toujours urgentes elles aussi. Et des taxes, pour financer les plans. Ainsi le code de l’écologie est-il passé de 10. 000 articles à plus d’un million : La planète est sauvée.

    Contrairement à ce que sous-entendent certains obsédés, les punaises ne voyagent pas du fait de l’immigration, mais plutôt des vacances. Elles ne sont l’apanage ni des pauvres, raison pour laquelle il faudrait faire appel à la solidarité nationale, ni des immigrés, raison supplémentaire pour fermer les frontières. Elles s’installent, comme les imbéciles et les voyous, autant dans les palaces que les campings.

    Face à ce fléau, ne point attendre l’État, ni l’ONU ou l’OMS, mais suivre les quelques conseils donnés sur internet. Lavez, chauffez, vaporiser, congelez, mais agissez vous-mêmes. L’affaire devient internationale : L’Algérie annonce des mesures préventives contre une propagation depuis la France. On croit revivre la panique du Covid.

    D’autres suceurs de sang s’activent impunément : La guerre, la maladie, la misère et la mort.

    Pendant que l’Assemblée nationale et le gouvernement font assaut d’imagination contre les punaises, d’autres suceurs de sang s’activent impunément : La guerre, la maladie, la misère et la mort.

    En Ukraine, l’hécatombe continue. Selon le New York Times 70 000 soldats ukrainiens auraient été tués, 120 000 côté russe. Les prisons se vident pour alimenter les troupes, et se remplissent de prisonniers politiques.

    Une femme ukrainienne pleurant la mort de son mari, tué sur la ligne de front à Khakhiv en février. (Vadim Ghirda/AP)

    Occupée en Ukraine, la Russie a abandonné l’Arménie. Presque en représailles, l’Arménie a décidé d’adhérer à la Cour Pénale Internationale, manière de s’affranchir de Poutine, et d’espérer qu’un jour, les Aliev, comme lui, seront arrêtés, leur fortune saisie. Espérance d’un progrès du droit ? Le nettoyage ethnique au Haut Karabakh s’est fait en une semaine. Des diplomates de l’Union européenne, de la Russie et des États-Unis se sont rencontrés en catimini pour convenir d’une protection humanitaire. Puissances démissionnaires.

    Turquie, Syriens, Kurdes se bombardent. Le gendarme russe n’a plus les moyens de les calmer. Et Erdogan, dopée par la victoire de l’Azerbaïdjan, sapé par une inflation démoniaque, insulte l’Europe et se croit surpuissant. Tandis qu’Israël arme l’Azerbaïdjan, bombarde des sites iraniens et syriens pour couper l’approvisionnement du Hezbollah, le Hamas lance une attaque de 5000 roquettes, infiltre des pick-up dans les villes et tire sur les civils, prend des otages. Le terrorisme trouve des défenseurs, même en France.

    Au Niger, un convoi humanitaire du PAM (ONU) est bloqué à la frontière. Les putschistes n’en veulent pas : Suspect ? Ils veulent leur dîme. Au Mali, la guerre a repris de plus belle dans le Nord.. Engrenage de guerres.

    Aucun pays ne peut rien sans alliance. Les nôtres sont à la fois fortes et faibles. 

    Que peut faire la France ? Seule, a priori rien. Aucun pays ne peut rien sans alliance. Les nôtres sont à la fois fortes et faibles.

    La première alliance française, c’est l’Union européenne. Or L’Europe ne croit pas en elle-même. Slovaquie, Pologne, Hongrie et quelques autres, ne partagent pas cet esprit européen qui se veut universel et solidaire. L’Allemagne hésite. Sa propre coalition gouvernementale reste divisée sur la Chine, la Russie, les États-Unis, même la France.

    En Ukraine, les États-Unis donnent le ton. Ce ne sont pourtant pas eux qui fournissent la principale aide, contrairement à ce que l’on croit. Le cumul des aides européennes dépasse le leur. La France n’est pas en queue de peloton : elle contribue pour 18% de ces aides, ce qui en fait un des premiers soutiens de l’Ukraine.

    Apparaissent indécemment les punaises américaines : un accord politicien sur le budget, comme chaque année, suspend l’aide à l’Ukraine. Voilà la faiblesse de l’alliance américaine : celle de la débâcle afghane, celle du retrait de Syrie. La France et les Européens ont pu mesurer d’Obama à Trump que l’allié américain était incertain. L’attitude ambiguë au Niger, l’affaire des sous-marins l’ont confirmé. Mais peut-on agir sans eux? Ce serait stupide. Il faut se renforcer.

    Y a-t-il des Européens pour défendre l’Europe ? 

    Pourtant, ceux qui en Europe ne jurent que par l’alliance américaine devraient y songer. Les budgets militaires européens additionnés sont parmi les élevés du monde. L’Europe serait capable d’assurer sa défense seule. Mais y a-t-il des Européens pour défendre l’Europe ? Ils achètent américains, notamment le très cher et très fragile F35. Une façon de payer tribut.

    La Communauté Politique Européenne s’est réunie à Madrid. L’élargissement de l’UE aux Balkans et à l’Ukraine était au menu. Ce serait la fin de l’Europe. S’il y a une communauté politique, c’est celle de l’Europe des Européens, celle des démocraties libérales et non illibérales. Pas celles des États où l’état de droit est flageolant, où la corruption – et les gangs criminels plus ou moins associés aux dirigeants — règne, y compris sur les trafics d’arme, de drogue, d’êtres humains.

    Photo de famille de la troisième réunion de la Communauté politique européenne, le 5 octobre 2023 à Grenade en Espagne – Crédits : Javier Etxezarreta / Conseil européen

    Soutenir l’Ukraine, très bien : en faire notre allié, lui envoyer plus d’armes et plus de chars et d’avions : non seulement il ne faut pas que la Russie gagne, mais il faut que Poutine perde. Que la guerre s’arrête au plus vite. C’est la condition minimale pour que se restaurent de nouveaux liens avec une nouvelle Russie. Mais on ne peut raisonnablement faire entrer l’Ukraine et les Balkans dans l’UE, tuer toute politique commune. L’Europe à 28 est sans colonne vertébrale. Il faut au moins deux Europe : Une alliance plus intégrée et une alliance plus souple. Ce devrait être la thèse française. Il faut resserrer l’Europe, pas l’élargir.

    Un autre pays est un peu dans le même cas que la France. C’est le Royaume-Uni. Le roi Charles a rappelé la nécessité d’une convergence, d’une alliance de fait. Il faut répondre, vite.

    La troisième faiblesse pour lutter contre la guerre, la misère et la maladie, c’est l’état de l’État.

    Personne n’écoute un pays fragile sans force, notamment financière.

    Pendant que l’Assemblée cherche les punaises, la dette française bat des records. Les taux d’intérêt sont passés de 0 à 5% en quelques mois. Le premier budget de la France ne sera plus l’éducation, ni la défense, mais le remboursement de la dette. Personne ne peut l’ignorer. Personne n’écoute un pays fragile sans force, notamment financière.

    Difficile de se passer du gaz de l’Azerbaïdjan, du Qatar, de l’Arabie Saoudite, des commandes égyptiennes et indiennes quand on emprunte autant. L’indépendance financière est la première indépendance.

    S’écharper à l’Assemblée nationale sur les punaises de lit, c’est une façon de remplir le vide politique, masquer l’absence de conscience économique, ignorer les menaces qui pèsent sur un modèle de vie, qu’on appelle la démocratie.

    Une guerre d’intelligences 

    Pendant ce temps, une femme iranienne emprisonnée reçoit le prix Nobel. Vingt ans après celui de Shirin Ebadi, autre militante iranienne, un an après la mort en garde à vue de Mahsa Amini. Une adolescente qui ne portait pas le voile, est morte cette semaine. « Entendez-vous, en Iran, le bruit sourd du mur de la peur qui se fissure ? Bientôt, nous entendrons celui de son écroulement grâce à la volonté implacable, la puissance et la détermination sans faille des Iraniens. » écrit-elle de la prison.

    A la tribune de l’ONU, le chef d’une minable junte explique que « le modèle occidental est fini ». Qui a raison ? Le monde a besoin de héros. Les héros ne sont pas en occident, ils sont dans les pays « antioccidentaux ». Ils se battent pour la liberté. Quel autre modèle ? On n’a pas besoin de démocratie contre les punaises. Ne dormez pas bonnes gens : On a besoin d’aider ceux qui se battent, en Ukraine, en Iran, en Russie, oser la confrontation. C’est l’impunité qui permet la guerre. C’est le manque de courage qui fait la démagogie, le manque de foi dans la démocratie qui fait la joie des tyranneaux. Aucun d’entre eux ne doit se sentir tranquille. Ni au Niger, ni à Moscou, ni à Téhéran. C’est une guerre d’intelligences.

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Attaque du Hamas : avec les Français d’Israël

    Attaque du Hamas : avec les Français d’Israël

    Les sirènes d’alerte ont retenti à l’aube. Des roquettes ont été tirées vers Israël et des hommes armés se sont infiltrés dans des localités israéliennes. Les services de secours israéliens ont annoncé au moins 700 morts et 2.150 blessés depuis le début de l’offensive du Hamas, samedi 7 octobre. Du côté palestinien, d’après un nouveau bilan publié par le ministère de la Santé palestinien, 680 personnes sont mortes et 2.500 ont été blessées.

    Mise à jour le lundi 09 octobre 2023 à 07h35

    L’UE dénonce la « prise en otage de civils »

    Le Hamas a publié sur les réseaux sociaux une vidéo montrant trois hommes présentés comme des Israéliens capturés samedi matin. Une autre vidéo montre d’autres soldats de l’armée israélienne aux mains d’hommes armés, puis l’un d’eux mort. L’armée israélienne n’a pas, pour le moment, communiqué de bilan sur le nombre de ses soldats blessés, tués ou enlevés. Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a dénoncé la prise en otage de civils et a réclamé leur libération. « Les nouvelles de civils pris en otage chez eux ou à Gaza sont effroyables. Cela va à l’encontre du droit international. Les otages doivent être libérés immédiatement », a-t-il déclaré. Lundi matin, plus de 150 otages sont revendiqués par le Hamas.

    Des habitants de Gaza fuient leurs maisons. 

    « Nous avons décidé de mettre un terme à tous les crimes de l’occupation » et « plus de 5 000 roquettes » ont été tirées depuis samedi matin, a déclaré Mohammad Deif, commandant des Brigades Ezzedine al-Qassam, dans un enregistrement audio diffusé par Al-Aqsa TV, chaîne de télévision du Hamas, mouvement islamiste au pouvoir à Gaza. Sans doute par crainte d’une réplique, des centaines d’habitants du nord-est de la bande de Gaza ont fui leurs maisons pour se diriger plus vers l’intérieur du territoire, a constaté une journaliste de l’AFP.

    Des Palestiniens brandissent leur drapeau national et célèbrent la destruction d’un char israélien à la barrière de la bande de Gaza, à l’est de Khan Younis, dans le sud du pays, le samedi 7 octobre 2023.

    Des frappes aériennes israéliennes en représailles

    Le Hamas « paiera un prix sans précédent » pour sa « guerre« , a déclaré le Premier ministre Benyamin Nétanyahou. Un peu plus tôt, le ministre de la Défense israélien, Yoav Gallant, avait aussi qualifié l’attaque du mouvement islamiste palestinien de « guerre contre l’Etat d’Israël« . En représailles, l’armée israélienne a annoncé que plusieurs « dizaines (de ses) avions de combat (étaient) actuellement en train de frapper un certain nombre de cibles » du Hamas sur dans la bande de Gaza. 

    L’Iran « soutient la légitime défense de la nation palestinienne », déclare le président Raïssi

    « L’Iran soutient la légitime défense de la nation palestinienne », a déclaré aujourd’hui dimanche 08 octobre, le président iranien Ebrahim Raïssi, ajoutant qu’Israël devait « être tenu pour responsable » de la situation, au lendemain de l’attaque lancée par le Hamas.

    Décès d’une Française et 7 disparus

    Dès le matin, l’ambassade de France a envoyé un message aux 53 317 inscrits au registre consulaire. Le mot est passé de téléphone en téléphone pour avertir les 50 000 Français qui ne sont pas inscrits au registre consulaire.

    Pourtant, l’État français a fait confiance à Israël pour reprendre le contrôle et assurer la sécurité de tous et n’a pas déclenché, le plan « îlotiers » et le message a d’ailleurs été retiré ce dimanche matin. Bien sûr, l’autorité consulaire invite nos compatriotes à « suivre les consignes des autorités locales ». Sur son site, l’ambassade indiquait qu’« il convient de rester chez vous si vous vous trouvez dans le sud et la région limitrophe de Gaza. Dans la région centre, y compris Tel Aviv, nous recommandons d’éviter ce samedi soir tout déplacement non impératif».

    Alors qu’hier, samedi 07 octobre, on espérait aucun Français n’était à déplorer parmi les victimes ou au sein des groupes de civils enlevés. On a appris via le député des Français de la VIIIème circonscription, Meyer Habib, que 3 Franco-israléiens étaient portés disparus, 1 jeune fille (avec un bras dans le plâtre) et 2 jeunes hommes. Au fil de la journée, ce chiffre est monté à 7 auxquels, il a fallu ajouter une personne décédée. En effet, en fin de journée dimanche, le Quai d’Orsay a annoncé le décès d’une de nos compatriotes « dans le contexte des attaques terroristes« .

    « Nous avons appris avec tristesse le décès tragique d’une compatriote en Israël dans le contexte des attaques terroristes ».

    Écrit la diplomatie française dans un communiqué, adressant ses « condoléances à ses proches ».

    Une cellule de crise est ouverte depuis le début des événements pour assister la communauté française et les Français de passage. Les équipes du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, de l’ambassade à Tel Aviv comme des consulats généraux à Tel Aviv et Jérusalem, sont pleinement mobilisées pour chercher à clarifier la situation de plusieurs ressortissants qui n’ont pu être localisés pour cela ils sont en contact permanent avec leurs familles et en lien avec les autorités israéliennes.

    Aussi, les élus de l’Assemblée des Français ont émis un message de solidarité et de consternation ce dimanche 08 octobre en toute fin de journée. Vous pouvez le télécharger ICI.

    « Nous exigeons une libération des otages, hommes, femmes, enfants et personnes âgées sans délais. Nous nous félicitons des messages sans ambiguïté du Président Macron et de son gouvernement.« 

    Communiqué des conseillers et délégués élus des FDE face à la situation sécuritaire en Israël

    Enfin, notons que certaines mairies, comme celle de Netanya, où les Français sont nombreux, ont même diffusé des messages indiquant l’ouverture des abris publics en français.

    Les Français mobilisés

    Sur les réseaux sociaux, c’est la colère et l’inquiétude qui priment. Pour certains, c’est la faute des mouvements de gauche, rappelons que c’est la droite qui gouverne actuellement.

    Pour d’autres, c’est le gouvernement de Benjamin Netanyahu qui a sa réforme de la justice a fait craindre, comme aux Israéliens, aux Palestiniens qu’ils n’auront plus aucun droit ! De part et d’autre, c’est l’incertitude du lendemain qui exergue les tensions avec ces deux peuples coincés sur la même bande de terre entre la mer Méditerranée et le désert.


    Meyer Habib

    « Israel, seule démocratie qui défend nos valeurs judéo-chrétiennes, est en première ligne contre le terrorisme et l’islamisme mondial!! Nous avons affaire à des terroristes djihadistes qui ne veulent pas un état à côté d’Israël mais à la place d’Israël! Ils ont massacré des femmes, des enfants, des bébés à bout portant ! Les images ont terribles. Deux cent mille de nos compatriotes vivent en Israël. Beaucoup habitent dans le sud. Beaucoup sont sous les bombes actuellement !! J’ai parlé avec le premier ministre israélien la sécurité sera rétabli, mais pour l’instant, c’est la guerre et Israël va gagner cette guerre ! Hélas, en France, on déroule le tapis rouge à des terroristes islamistes à l’université de Lyon jeudi dernier et ailleurs !! Une partie de l’extrême gauche antisémite soutient ces terroristes ! C’est une cinquième colonne en France !! »

    Meyer Habib, Député des Français de la VIIIème circonscription des Français de l’étranger

    Mais si certains profitent de la situation pour polémiquer, c’est avant tout la solidarité le maître mot des Français d’Israël ! D’ailleurs, les appels aux dons du sang se multiplient.

    De Patrick Bruel à Jamie Lee Curtis, les célébrités adressent leur soutien aux victimes israéliennes

    Au lendemain de l’attaque du Hamas sur Israël, de nombreuses célébrités internationales prennent, aussi, la parole pour témoigner leur émotion.

    Des deux côtés de l’Atlantique, elles adressent leurs soutiens aux civils israéliens et témoignent de leur effroi devant ce samedi noir.

    « Horrifié par ces images de terreur et de haine aveugle », écrit Patrick Bruel en story sur Instagram. « Soutien aux civils israéliens confrontés à la violence terroriste. »

    Les cours du pétrole s’envolent en raison de l’offensive du Hamas contre Israël

    Les cours du pétrole se sont envolés de plus de 4% lundi après l’offensive surprise ce week-end du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël qui suscite des inquiétudes quant à ses conséquences en matière d’approvisionnement dans la région riche en or noir.

    Le Brent a bondi de 4,7% à 86,65 dollars et le West Texas Intermediate était en hausse de 4,5% à 88,39 dollars au début des échanges sur les places asiatiques.

    Nous mettrons cet article à jour au fil des évènements

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 09.10.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 09.10.23

    Bonjour à tous bienvenus dans le flash quotidien des expatriés du lundi 09 octobre. Dans les titres : 3 Franco-israéliens portés disparus – Ukraine, Arménie, le point avec le ministre des Armées – Attal en route pour l’Élysée ? 

    Attaque en Israël 

    Alors que ce samedi 07 octobre a été marqué par une montée en puissance de la révolte des Gazaouis, le député des Français à l’étranger dont la circonscription comprend Israël, Meyer Habib, a annoncé ce dimanche 8 octobre 2023 que trois Franco-Israéliens étaient portés disparus au Proche-Orient. Alors que Jérusalem riposte à l’attaque de combattants du groupe islamiste Hamas, des centaines de civils sont introuvables. Tous les détails sur Lesfrancais.press

    Interview exclusive du ministre des Armées

    Pour la première fois, un ministre de la Défense s’adresse directement aux Français de l’étranger dans une interview exclusive à retrouver sur le site Lesfrancais.press. Ukraine, Arménie, Sahel on fait le point avec Sébastien Lecornu sur la situation géopolitique et sur la sécurité de nos compatriotes aux quatre coins du monde. 

    Sébastien Lecornu
    Sébastien Lecornu

    Premier sondage pour la présidentielle

    À plus de trois ans de l’élection, c’est déjà l’heure des sondages. Exit Édouard Philippe, c’est désormais Gabriel Attal le favori. L’actuel ministre de l’Éducation nationale arrive en tête d’un sondage commandé par Le Journal du Dimanche sur les potentiels successeurs, au sein de la majorité, à Emmanuel Macron pour la présidentielle de 2027. Avec 57% des suffrages, le plus jeune ministre de l’Éducation de la cinquième République s’impose ainsi comme le candidat qui incarnerait le mieux dans quatre ans l’actuelle majorité. Il devance de peu l’ex-héritier « chouchou » Édouard Philippe qui obtient lui 55% des voix.

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour une nouvelle édition du bulletin des Français de l’étranger. 

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger. 

  • Sébastien Lecornu, ministre de la Défense : « Le temps crée une banalisation de la guerre. »

    Sébastien Lecornu, ministre de la Défense : « Le temps crée une banalisation de la guerre. »

    De retour de Kiev, où il a rencontré à nouveau le président Zelensky ainsi que son homologue Rustem Umerov, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu fait un point sur les défis de l’heure, -en Ukraine, au Sahel- et sur ceux de demain.

    « Une stratégie industrielle qui donne des garanties de sécurité pour l’Ukraine et pour l’Europe »

    Laurent Dominati : « Quelle est la situation en Ukraine ? »

    Sébastien Lecornu : « Nous parlons d’un front de 1 200 kilomètres. La Russie a échoué dans son offensive. Maintenant, tout le monde guette la contre-offensive ukrainienne ; c’est forcément long et difficile. La guerre va durer. La question clé, c’est l’endurance. Les Ukrainiens ne doutent pas de la victoire. Cette endurance, elle passe aussi par les industries de défense françaises pour fournir des équipements à l’Ukraine. La Russie a mis énormément de moyens pour figer la ligne de front. Désormais, c’est à l’Ukraine que revient l’effort pour percer. La Russie ne peut, ni ne doit gagner. L’Ukraine est en situation de légitime défense. Les systèmes de défense sol air, entre autres par exemple, que nous leur donnons, préservent des vies.»

    Laurent Dominati : « Que fait la France ? Que peut-elle faire de plus ? »

    Sébastien Lecornu : « Nous allons continuer notre aide directe, comme nous l’avons fait depuis le début de la guerre. Le Président Zelensky et tous les militaires ukrainiens nous ont chaleureusement remercié ; nous ne détaillons pas précisément toutes les aides, pour des raisons de sécurité militaire, mais les Ukrainiens savent et nous en sont reconnaissants. Nous continuerons cette aide, aussi longtemps que nécessaire. Pour la formation, comme pour les équipements. Nous avons donné du matériel ancien en bon état de fonctionnement à l’Ukraine, qui sera remplacé – grâce à la nouvelle loi de programmation militaire – par du matériel neuf. Mais les stocks dans lesquels nous puisons, les cessions de matériels ont nécessairement des limites. Nous devons donc trouver des solutions durables. Pour cette raison, je me suis rendu à Kiev, accompagné d’une vingtaine d’industriels français, en amont du Forum des industries de défense, pour inscrire notre soutien à l’Ukraine dans la durée. Nous avons une industrie de défense qui peut assurer des livraisons d’armes, d’équipements et de munitions dans la durée. Des industries locales sont capables de devenir, dans la chaîne de production, des sous-traitants. Les industriels peuvent trouver des partenaires locaux. A nous de défendre le savoir-faire français. Pour le déminage par exemple, la France a une expertise particulière. Un industriel français produit des drones terrestres, des robots capables d’avancer sur le champ de bataille et de déminer en protégeant le démineur.

    Cette stratégie industrielle participe aux garanties de sécurité de l’Ukraine comme de l’Europe. Si la guerre devait s’arrêter vite, ce que je souhaite, l’armée ukrainienne aura besoin de se reconstruire, aura besoin de se défendre pour l’avenir. Il y aura, pour cela, des fonds français, des fonds européens, et, des fonds souverains ukrainiens. »

    Sebastien Lecornu
    Guerre en Ukraine : ce qu’il faut retenir de la visite de Sébastien Lecornu à Kiev.

    « En droit international, le fait d’aider un pays en guerre, ce n’est pas être cobelligérant »

    Laurent Dominati : « Ne sommes-nous pas entraînés, de plus en plus, dans une cobelligérance ? comme le disent les Russes et certains commentateurs ? »

    Sébastien Lecornu : « Ce qui est vrai c’est que des voix, y compris au sein de la classe politique française, veulent faire croire qu’aider un pays en guerre participe à l’escalade. Cela fait partie du narratif russe. Non ! En droit international, le fait d’aider un pays en guerre, y compris avec notre industrie de défense, ce n’est pas être co-belligérant. Il faut redire cette vérité ; rappeler, comme je l’ai déjà dit, que l’Ukraine est un pays en état de légitime défense.»

    Laurent Dominati : « La guerre d’Ukraine en a provoqué une seconde : avec la défection russe, l’Azerbaïdjan a repris la Haut Karabakh. Que peut faire la France ? »

    Sébastien Lecornu : «Le Président de la République suit ce dossier, lui-même, de très près.  La France défend l’intégrité, la souveraineté, la population arménienne. Nous avons saisi le conseil de sécurité, développé une aide humanitaire immédiate pour les réfugiés. Les Arméniens le savent. Personnellement, j’ai vu de nombreuses fois le ministre de la Défense arménien. Je pense d’ailleurs être le premier ministre des Armées à avoir autant de contacts avec le partenaire arménien. Nous avons ouvert une mission de défense cet été en Arménie, qui permet de dialoguer au quotidien avec l’armée arménienne, notamment pour étudier leurs besoins, en matière de défense et de protection. »

    »

    Sébastien Lecornu
    En visite à Kiev, le Ministre Français des Armées Sébastien Lecornu promet d’aider encore l’Ukraine.

    « Au Sahel, Le djihadisme ne continue pas, il reprend ! Y a-t-il un endroit où l’armée française a été défaite ? Non. »

    Laurent Dominati : « La France quitte le Sahel. Burkina, Mali, Niger, ressentez-vous cela comme une défaite ? »

    Sébastien Lecornu : « Y a-t-il un endroit où l’armée française a été défaite ? Non. La plupart des cellules djihadistes ont été neutralisées, des milliers de civils ont été mis en sécurité. Il a suffi qu’on nous invite à partir pour que le terrorisme reprenne… Au Burkina Faso, depuis le coup d’État de septembre 2022, il y a eu 2 500 morts liés au terrorisme, en majorité de civils. Le Mali est au bord de la partition, la région de Bamako est encerclée par les djihadistes. Le Niger poursuivra malheureusement la même direction. Le Sahel risque de s’effondrer sur lui-même. Certains ont préféré les luttes de clans plutôt que la lutte contre le terrorisme. Les juntes issues des coups d’État ne souhaitent plus lutter contre le terrorisme, nous n’avons donc plus rien militairement à y faire.»

    Laurent Dominati : « Le Tchad est-il lui aussi sur la sellette ? »

    Sébastien Lecornu : « Nous sommes partis et revenus quatre fois au Tchad, depuis l’indépendance. Le Sahel est immense. Il existe un risque terroriste islamiste majeur, qui a conduit les pouvoirs locaux en place à nous appeler au secours. Il y a dix ans, les pays du Sahel nous ont demandé de l’aide. Ils nous ont appelés à l’aide, au sens strict du terme, parce que Bamako allait tomber. Tant qu’il y avait une volonté de combattre le terrorisme, nous étions là. Nous y avons eu, là comme ailleurs, un engagement militaire pour lutter contre ce terrorisme.  Il y a eu une centaine de coups d’État en Afrique depuis 1950. C’est ce qui s’est passé au Niger. 

    La France a été une solution pour la sécurité du Sahel. Nous avons perdu 59 soldats. Ils ne sont pas morts pour rien : Ils ont protégé des populations qui demandaient notre aide. Ils nous ont protégés du terrorisme pendant dix ans. »

    « Des militaires d’active et de réserve seront sollicités pour des missions de formation » 

    Laurent Dominati : « Maintenant que l’armée française quitte le Sahel, que faut-il faire ? »

    Sébastien Lecornu : « Rester fidèles aux nombreux États qui sont toujours engagés dans la lutte contre le terrorisme, comme le Bénin, la Côte d’Ivoire ou le Sénégal. La France les a accompagnés pour la formation, avec des forces prépositionnées, et par des dons de matériels. Nos bases, au Gabon, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, vont être transformées en académies pour offrir un catalogue nouveau de formations sur des besoins très différents : nouvelles technologies, cyber, drones, sécurité en mer, etc. 

    Des militaires d’active et de réserve depuis l’Hexagone seront sollicités pour des missions de formation de courte durée. A Saint-Cyr et d’autres écoles, des places seront réservées à un certain nombre de pays africains francophones ciblés, pour refaire ces formations. Depuis vingt ans, on avait radicalement réduit notre accueil dans les écoles d’officiers et de sous-officiers en France. C’était une erreur.  

    Et puis nos industriels ont un peu délaissé l’Afrique, sous prétexte que les contrats n’étaient pas assez importants. D’autres pays, comme la Turquie, ou Israël, ont fait des offres adaptées, sur les drones par exemple. Nous devons faire des offres sur mesure. Les armées africaines doivent mieux s’équiper pour combattre le terrorisme. »

    Sébastien Lecornu
    Sébastien Lecornu en visite à Kiev (© Sergei SUPINSKY / POOL / AFP)

    « La guerre demande de la patience, nos sociétés modernes peuvent l’oublier »

    Laurent Dominati: «Comment prévoyez-vous le retrait de nos forces du Niger?»

    Sébastien Lecornu : « L’Etat major y travaille. Cela prendra jusqu’à Noël. »

    Laurent Dominati : « Peut-on penser que des changements politiques au Sahel- une junte peut en cacher une autre, les alliances changent- puissent amener la France à réintervenir, y compris avec un retour de nos soldats ? »

    Sébastien Lecornu : « C’est vrai. La France est souvent partie, puis revenue, parce qu’on l’a rappelée pour protéger les populations menacées et prises en otages. Mais à l’avenir, il faudra que nos alliés s’engagent davantage. La France est le dernier pays à prendre des risques majeurs, qui vont jusqu’à la mort de soldats pour lutter contre le terrorisme. Il y a le Sahel, il y a l’Algérie, la Méditerranée et ensuite nous. Cela ne doit pas être que l’affaire des seuls français. L’opération Takuba a été un premier essai.
    Et puis l’opération militaire, sécuritaire, ne suffit pas. Il faudra la doubler d’un volet vraiment politique : économique, social, culturel. Un agenda complet, qui doit être assumé par le pays en question, par la France et ses alliés, notamment européens. »

    Laurent Dominati : « Est-ce qu’on s’habitue à la guerre ? »

    Sébastien Lecornu : « Jamais. Mais le temps crée une banalisation de la guerre. La guerre demande de la patience et nos sociétés modernes peuvent vite l’oublier… »

  • France-Arménie : rencontre avec le groupe d’amitié au Sénat

    France-Arménie : rencontre avec le groupe d’amitié au Sénat

    Alors que l’Arménie vit quelques-unes des pires heures de son histoire, nous recevons, Olivier Cadic, sénateur représentant les Français établis hors de France, Vice-Président du groupe d’amitié France-Arménie du Sénat. Ensemble, nous parlerons du conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, conflit qui, depuis deux semaines, refait la Une avec, notamment, avec la prise par l’Azerbaïdjan de l’enclave au sein du territoire azerbaïdjanais : le Haut-Karabakh, entraînant l’exode de milliers d’Arméniens.

    Faisons le point sur la situation et sur les mesures prises en direction des Français installés dans ces zones de guerre.

    Ecouter le podcast avec Olivier Cadic

    Soutien diplomatique de la France ?

    Alors que la ministre française de l’Europe et des Affaires étrangères, Catherine Colonna, s’exprimant sur la situation au Haut-Karabakh, a réaffirmé son soutien à l’Arménie, n’hésitant à parler « crime » et « tragédie », on interroge Olivier Cadic sur le rôle des élus des Français de l’étranger pour déployer les mesures de soutien annoncées par notre pays.

    L’occasion pour nous d’évoquer l’évolution des dispositifs mis en place par le Ministère des Affaires étrangères. Face à une situation géopolitique mondiale complexe et la multiplication des risques de conflits ailleurs dans le monde, la France est-elle toujours prête à assurer la sécurité des expatriés ? Est-ce que l’administration est réellement en mesure d’apporter toute l’aide nécessaire aux Français sur place ?

    La situation des Français dans les pays de guerre

    Qu’en est-il des populations françaises installées sur place ? Quelles sont les mesures prises par les autorités françaises pour leur venir en aide ? (système s’alerte, retour d’urgence, …). La plateforme « France Horizon », est-elle encore efficace ou faut-il l’améliorer ? Des questions qu’on pose au sénateur Olivier Cadic pour bien comprendre l’ampleur des mécanismes existants.

    « Très peu de familles sont présentes au Haut-Karabakh. Elles sont gérées par le centre de crise (…) Concernant France Horizon, les effectifs ont doublé depuis 2016. (..). Les associations de Français de l’étranger fonctionnent de façon collégiale à travers France Horizon. »

    Olivier Cadic

    Concernant le suivi des retours en France, comme ceux qui sont rentrés d’Ukraine ou du Niger, le sénateur admet qu’il faudrait mettre en place une audition pour connaître le réel suivi de nos compatriotes. Une « enquête » qu’il proposera à la commission des affaires étrangères du Sénat.

    Le sénateur Olivier Cadic en profite pour saluer le travail du centre de crise, une cellule née d’une initiative de l’Assemblée de l’étranger, et qui est certifiée ISO.

    « Le ministère a fait le job »

    Olivier Cadic
  • “La culture par temps de guerre”

    “La culture par temps de guerre”

    Un rapide panorama des activités culturelles françaises en Europe centrale et orientale. 

    Cette chronique propose un aperçu des activités culturelles françaises dans les pays voisins ou proches de l’Ukraine. Preuve s’il en est que la culture continue à cheminer même en temps de guerre. La France possède avec ses instituts et Alliances l’un des tout premiers réseaux de coopération culturelle au monde. Et cet outil d’influence demeure un instrument diplomatique utile, discret et concret, pour que les amoureux du français se retrouvent autour d’événements artistiques, rassembleurs, même s’ils appartiennent parfois à des nations officiellement adversaires.

    À Kiev, la culture et la langue entre les bombes

    L’Institut Français de Kiev maintient courageusement un service minimum malgré la guerre. Cela permet aux cours de français d’être assurés depuis septembre 2022 dans des conditions parfois périlleuses. Comme le signale Olivier Jacquot, le conseiller culturel et directeur de l’institut, « L’IFU est actuellement le seul institut culturel étranger accueillant du public en Ukraine. C’est aussi une manière pour nous de soutenir ce pays dans sa résistance à l’agression ». 

    S’il n’est pas question pour l’heure de reprogrammer le printemps français qui chaque année voyait en avril des manifestations de haut niveau se tenir dans la capitale et au-delà, il convient de rendre hommage au personnel de l’établissement qui assure cette présence symboliquement forte au plan linguistique et intellectuel. A Kiev et en région avec des annexes et alliances françaises qui couvrent une bonne partie du territoire (Dnipro, Kharkiv, Lviv, Odessa, Rivné et Zaporijjia), la culture se défie donc des bombes et des massacres. Et la résistance est aussi linguistique quand elle ne se fait pas les armes à la main.

    Olivier Jacquot
    Olivier Jacquot, conseiller culturel et directeur de l’Institut Français de Kiev.

    Dans les pays baltes, la menace russe n’empêche pas les activités

    Les pays baltes sont souvent présentés comme des cibles potentielles de la Russie. Un petit pays européen de 3,5 millions d’habitants y montre une véritable vitalité dans son lien avec la France. C’est un de ces trois pays baltes que les Français ont parfois tendance à confondre. La culture donne immanquablement l’occasion de vaincre l’ignorance et de réduire les distances : Pendant une année, la Lituanie sera à l’honneur en France et inversement. L’automne 2024 mettra en valeur les relations entre nos deux pays conformément à l’engagement pris par les deux présidents de faire de l’année qui vient une année de célébration qui valorisera nos liens historiques et culturels.

    Virginija Vitkienè
    Virginija Vitkienè.

    La Lituanie à l’honneur en France en 2024

    L’esprit de cet événement est résumé par la commissaire lituanienne Virginija Vitkienè, une autrice et responsable artistique de haut niveau, qui s’est vue confier la coordination générale de cette saison : « Cet événement de diplomatie culturelle en France permettra une compréhension plus profonde (et dans certains cas nouvelle) de la culture lituanienne, des enjeux sous-jacents de notre vision du monde et de notre créativité. Avec un programme culturel fondé sur les principes de la co-création, nous chercherons à mettre en valeur les contextes culturels, géopolitiques et historiques uniques de la Lituanie, sans oublier de démontrer nos valeurs et notre unité avec la France et l’Europe face à la guerre, au changement climatique et au nouvel « exode des peuples ».

    Cette saison 2024 qui se déclinera en une grande variété de concerts, d’expositions contemporaines et d’événements artistiques est très attendue après une année 2023 qui a vu l’institut français et le ministère de la Culture renoncer à l’organisation d’une saison consacrée aux relations bilatérales avec un pays. Si cette tradition des saisons croisées existe depuis plus de 20 ans, elle reste soumise aux aléas de programmation et aux contingences liées à l’épidémie mondiale de Covid et à la guerre en Ukraine qui ont provoqué trop d’incertitudes pour la saison 2023 et ont condamné sa mise en place. La reprise des saisons culturelles en 2024 est donc heureuse malgré un contexte de crise qui demeure.

    Le 39ème festival du film français à Varsovie

    Plus proche de nous dans le calendrier c’est en Pologne, ce pays qui a accueilli plusieurs millions de réfugiés depuis le déclenchement de la guerre, que se déroulera le traditionnel festival du film de varsovie  qui fêtera sa 39ème édition. L’institut  français de Varsovie est partenaire média de ce moment culturel qui se déroule dans trois  des cinémas les plus en vue de la capitale. L’occasion de valoriser quelques films français et de rappeler  les liens entre nos deux nations fascinées par le 7ème art. La Pologne dispose avec l’école de cinéma de Lodz d’une profonde tradition cinématographique qui remonte à la période communiste et qui a vu de très grands réalisateurs souvent produits en France comme le regretté Andrzej Wajda émerger après guerre pour remporter honneurs et prix sur toutes les scènes internationales. Le festival du film français aura d’ailleurs lieu en mai ou juin 2024 avec le soutien de l’Institut. Au programme de la 39e édition du festival du film de Varsovie  (6-15 octobre 2023, cinémas Multikino Zlote Tarasy et Atlantic) figurent plusieurs productions et coproductions françaises. Deux d’entre elles ont été sélectionnées dans la section « Compétition internationale » : « Les Derniers Hommes » de David Oelhoffen avec l’acteur polonais Andrzej Chyra dans l’un des rôles principaux et le film franco-allemand « Not a word » de Hanna Slak.

    Suivez ce lien pour en savoir plus sur le 39e festival du film Français de Varsovie.

    En Roumanie des célébrations et anniversaires multiples :

    L’institut français de Roumanie n’en finit plus de célébrer des anniversaires de premier plan. Et la guerre voisine ne semble pas affecter sa programmation très riche.

    Dans le cadre des 30 ans de l’adhésion de la Roumanie à l’Organisation internationale de la Francophonie, l’année 2023 a été marquée par des événements culturels renforcés par des manifestations à Timișoara qui est cette année capitale européenne de la culture. La passerelle avec la France est constituée plus que jamais par la langue française qui sera célébrée en 2024 au 19ème Sommet de la Francophonie dans la toute nouvelle Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts, ville symbolique pour les Français puisque chère à François 1er et à l’ordonnance qui a fait du français en 1539 notre langue officielle à la place du latin.

    Comme l’indique le directeur Julien Chiappone-Lucchesi « Cette programmation connaîtra pour nous son point d’orgue à partir de mai prochain, période à laquelle nous célébrerons les 100 ans de notre Institut et des relations culturelles, universitaires, intellectuelles franco-roumaines. Ce sera aussi les 50 ans de notre cinéma Elvira Popesco, première salle d’art et d’essai du pays ».

    Un institut centenaire qui malgré son âge vénérable garde une authentique vitalité incarnée par une programmation témoignant des liens étroits avec cette nation francophile à la langue latine.

    Equipe de l’Institut Français de l’Ukraine.

    À Moscou ou à Saint-Pétersbourg entre danse et cinéma en ligne

    A l’institut français de Russie, les activités sont linguistiques, numériques et patrimoniales. On continue à y apprendre le français malgré le contexte plombé. Le site officiel de l’institut se fait discret sur la guerre qui n’est pas évoquée, mais met en lumière une intéressante programmation en ligne. C’est l’astuce qu’ont trouvée les responsables de l’institut pour poursuivre des activités culturelles malgré ce qu’on imagine être les pesanteurs politiques locales ou la suspicion des autorités. Les Russes, qu’ils soient francophones ou non, se voient donc proposer une grande variété d’œuvres françaises qui, du cinéma de la nouvelle vague aux spectacles de danse contemporaine permettent une récréation de l’esprit malgré les tumultes du temps.

    http://www.francedanse.institutfrancais.ru

    Événement moins virtuel, les Journées Européennes du Patrimoine ont vu à la mi-septembre l’ouverture de sites historiques russes au public comme le musée Sobraniye tout en proposant la visite de la médiathèque de l’institut. Une action réduite dans son ampleur, mais qui témoigne de la volonté de l’Ambassade de maintenir une coopération linguistique et culturelle malgré les sanctions européennes et occidentales.

    Franck Ferrari

    Question à Franck Ferrari, enseignant à l’école française et conseiller des Français de Russie :

    Boris Faure : « L’Institut Français de Russie fait-il le service minimum à cause de la guerre ? »

    Franck Ferrari : « Je ne dirais pas en service minimum mais plutôt qu’ils gèrent leurs activités différemment et ont dû se réinventer.

    La culture française reste présente. La fréquentation des cours puis la présentation aux examens DEFL et DALF en est aussi une preuve avec toujours une forte demande.

    Je continue de fréquenter l’IFR pour deux raisons… l’emprunt de livres pour mes enfants et pour assister aux projections de films avec ma classe de CE2 en tant qu’enseignant. »

    La culture trait d’union malgré la guerre

    La culture reste un trait d’union entre les peuples. Si aucune exposition ou œuvre d’art n’a jamais arrêté une guerre, l’art permet cependant aux hommes de garder un lien avec les plus belles productions de l’esprit et de dépasser le cadre étroit des frontières nationales ou sociales même quand les canons tonnent. Si la culture peut être instrumentalisée parfois par des régimes autoritaires qui en font leur vitrine officielle ou l’utilisent au service d’idéologies de haine, elle demeure en démocratie un lien salutaire entre des peuples qui peuvent se détourner ainsi du nationalisme belliqueux.

    Outil d’influence diplomatique pour la France, les instituts culturels présents dans le voisinage de l’Ukraine demeurent plus que jamais des lieux de liberté où le français devient une langue de paix.

  • La Fête de la Science 2023 sur TV5MONDEplus

    La Fête de la Science 2023 sur TV5MONDEplus

    La 32ème fête de la Science se déroule du 6 au 16 octobre 2023 en métropole, et du 10 au 27 novembre 2023 en outre-mer et à l’international sur le thème Sport & Science. Pour cette nouvelle édition de la Fête de la science, alors que la Coupe du monde de rugby battra son plein et en prélude des Jeux Olympiques et Paralympiques qui se tiendront à Paris l’été prochain, le sport et la pratique sportive sont logiquement à l’honneur. Il sera en particulier question du développement des connaissances relatives à la pharmacologie et à la médecine, aux neurosciences, à la psychologie, ou encore aux matériaux qui peuvent profiter aux sportifs et à leurs performances.

    Ce festival national propose des milliers d’événements gratuits ouverts à tous, y compris aux écoliers, collégiens et lycéens. Pour les Français de l’étranger, de nombreux établissements AEFE proposeront des activités aux enfants et pour tous. On vous donne rendez-vous sur la plateforme mondiale d’AVOD francophone, TV5MONDEplus. En fin d’article, Lesfrancais.press met à votre disposition en téléchargement 2 jeux à faire en famille. 

    3 documentaires et 3 web-créations 

    En octobre, TV5MONDE célèbre la Fête de la science 2023 dont elle est partenaire avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. A cette occasion, la plateforme TV5MONDEplus met en avant de nombreux programmes, documentaires, séries et web-créations dédiés à la thématique 2023, Sport & Science.

    Le meilleur des web-créations 

    La webserie est un format court, fictionnel et original sur plusieurs épisodes dans l’air des réseaux sociaux et des vidéos consommées par de nombreux internautes, notamment auprès des jeunes. Votre plateforme francophone mondiale, TV5MONDEplus est allée chiner les perles du net pour vous. 

    Condensé de sciences

    2022 – 1 saison – Canada 

    Synopsis

    Le théorème de Pythagore, le nombre Pi, le tableau périodique des éléments… Avouons-le, avec le temps, nous avons oublié plusieurs concepts relevant pourtant de la culture scientifique de base. Voilà l’occasion de vous rafraîchir la mémoire avec ce programme qui nous vient du Québec.

    TV5 Monde 

     http://youtube.com/watch?v=HLIRK4s1Dd4

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Les sentinelles bleues

    2022 – 1 saison – 6 épisodes – France

    Synopsis

    La série, réalisée par Victor Bocquillon, met en lumière des femmes et des hommes qui ont fait de la protection des océans leur quotidien. Qui sont-ils ? Qu’est-ce qui les anime ? Quelles initiatives proposent-ils ?

    Héloïse Martin, comédienne et écologiste convaincue, part à la rencontre de ceux qui se mobilisent pour la préservation des océans. Pollution plastique, montée du niveau des océans, disparition de la faune aquatique, les océans souffrent. Si on ne réagit pas, ils pourraient cesser de jouer leur rôle de régulateurs du climat. Pour éviter cela, scientifiques, entrepreneurs, artistes ou simples citoyens ne manquent pas d’initiatives !

    TV5 Monde


    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Futurologie

    2020 – 1 saison – 8 épisodes – France

    Synopsis

    Il y a 1 000 futurs possibles. « Futurologie » décrypte notre quotidien pour imaginer un demain écologique et responsable.

    TV5 Monde 


    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Les documentaires pour aller plus loin 

    La science a fait de nombreux miracles… TV5MONDEplus vous invite à explorer les technologies de rupture qui façonnent notre monde. 

    Cybathlon 2020 

    2020 – 53 minutes – Suisse

    Synopsis

    On connaissait les compétitions paralympiques, voici le Cybathlon. Lancé par le professeur Robert Riener, ce concours sportif de haute technologie qui a rassemblé soixante équipes internationales à Zurich en novembre 2020, associe athlètes handicapés et systèmes bioniques sophistiqués. L’occasion pour Christian Bachmann de suivre chercheurs et sportifs dans leur préparation.

    TV5 Monde 

    https://www.youtube.com/watch?v=wKrafHfbewg

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    L’Africain qui voulait voler

    2016 – 72 minutes – Réalisé par Samantha Biffot 

    Synopsis

    Ayant intégré dès l’âge de 15 ans le mythique temple Shaolin, le Gabonais Luc Bendza est le premier Africain à être passé maître dans l’art du kung-fu. Une véritable passion qui le mène aujourd’hui sur les plateaux de cinéma, notamment aux côtés des frères Chan.

    TV5 Monde

    https://www.youtube.com/watch?v=NzW-_MREs1Y

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    L’IA et moi 

    2021 – 1 Saison – 6 épisodes – Canada

    Synopsis

    L’intelligence artificielle, ou IA, est invisible et impalpable, mais déjà présente dans notre quotidien. L’animateur et enseignant Philippe Desrosiers se demande quelle différence l’IA fera réellement dans sa vie sur différents plans : alimentation, santé physique, santé mentale, efficacité, écologie et plaisir.

    TV5 Monde

    https://www.youtube.com/watch?v=dC5FdEuThv8

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Des jeux pour fêter la Science

    L’organisation de la Fête de la Science met à disposition plusieurs jeux. Nous vous en mettons deux à télécharger gratuitement pour jouer en famille ! 

    Panique dans la bibliothèque

    Conçu à l’occasion de la Fête de la science 2018, “Panique dans la bibliothèque” est un escape game pédagogique à mettre en place dans les bibliothèques, médiathèques, CDI et BU. Cette animation accompagne la diffusion du livre sur les idées reçues édité pour la Fête de la science.

    Mêlant sciences et investigation, cette enquête grandeur nature invite tous les curieux et curieuses, petits et grands, à vivre une expérience originale et ludique. Leur mission ? S’appuyer sur leur sens de l’observation, le travail d’équipe et un esprit critique pour déconstruire une vague d’idées reçues diffusées par un groupe se faisant appeler « Les Obscurantes ». Mais attention, l’horloge tourne… Il leur faudra aller vite pour achever ce défi


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    Recherche à risque

    Les joueurs incarnent un groupe de survivants, qui se sont reclus dans votre bibliothèque suite à la contamination de l’air extérieur. Là, ils découvrent les travaux d’une scientifique qui semblait être sur le point de trouver un remède. Les joueurs devront comprendre sa démarche et résoudre les nombreuses énigmes pour récupérer son travail. Mais ils n’ont qu’une heure avant l’arrivée des secours pour évacuer en urgence de la ville… Cet escape game, basé sur la démarche scientifique, invite à découvrir le livre « Sciences en bulles » de la Fête de la science 2019.


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