Bonjour à tous vous écoutez le flash quotidien des expatriés, ce mercredi 11 octobre dans vos titres : 4 Français morts et 12 disparus dont un enfant de 12 ans en Israël / Les derniers jours du RNH au Portugal / La réclusion criminelle demandée contre l’auteur de l’attentat contre les deux policiers à Magnanville
16 victimes françaises en Israël
Le visage souriant d’Eitan, le jeune franco israélien qui a disparu samedi dernier, s’affiche sur les réseaux sociaux de ses proches. Des photos accompagnées d’appels à témoins pour tenter de retrouver ce garçon franco-israélien de 12 ans. Sa famille en est persuadée : il est désormais aux mains du Hamas. En tout quatre ressortissants Français sont morts depuis l’attaque sanglante, selon le Quai d’Orsay. Le Ministère des Affaires Étrangères Français a également annoncé être toujours « sans nouvelles » de 14 ressortissants.
Le jeune franco-israélien enlevé par le Hamas
Fin de l’eldorado portugais ?
Le statut de résident non habituel a été inventé par le Portugal en 2009 et a fait la joie de nombreux retraités venus de toute l’Europe, mais aussi, plus récemment, de télétravailleurs. Mais dès le premier janvier 2024, les nouveaux arrivants ne pourront plus solliciter cette disposition fiscale. On revient pour les Français de l’étranger sur l’histoire du RNH. Ceux qui en ont bénéficié conserve ce statut pour une période de 10 ans. Le décompte commence à partir du moment où le bénéficiaire est arrivé pour la première fois au Portugal.
Lisbonne
Procès du meurtre des deux policiers de Magnanville
Mohamed Lamine Aberouz est le seul à être jugé dans ce dossier, le tueur LarossiAbballa ayant été neutralisé par les policiers du RAID lors de l’assaut pour libérer l’enfant du couple de policier qui était retenu en otage dans les Yvelines le 13 juin 2016. La perpétuité, assortie d’une peine de sûreté de 22 ans, a été requise ce mardi midi contre ce dernier.
Le couple de policiers assassinés en 2016
C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour un nouveau bulletin des Français de l’étranger.
Quatre ressortissants Français sont morts depuis l’attaque sanglante menée par le Hamas en Israël, selon le Quai d’Orsay. Le Ministère des Affaires Etrangères Français a également annoncé lundi soir être « sans nouvelles » de 14 ressortissants, dont un enfant de 12 ans, qui se trouvaient en Israël.
Quatre ressortissants Français morts
Mardi, le Quai d’Orsay a révélé un nouveau bilan faisant état de quatre ressortissants Français décédés en Israël. « Nous adressons nos condoléances à leurs proches et nous sommes en contact avec les familles et les autorités israéliennes pour leur apporter tout notre soutien dans cette épreuve », indique le communiqué du Quai d’Orsay. « Nous sommes sans nouvelles de treize compatriotes dont la situation est considérée comme très inquiétante, dont certains ont très probablement été enlevés ».
Avidan et Benjamin
Le député Myer Habib a annoncé mardi la mort d’Avidan. Il était l’un des organisateurs du festival « Tribe of Nova », la rave-party qui a viré au cauchemar, près du kibboutz Réïm, situé à moins de six kilomètres de la frontière de Gaza. Ce jeune homme était originaire de Bordeaux. Il est parti très jeune en Israël. Il sera enterré mardi après-midi en Israël, indiquent le consistoire israélite de Bordeaux et le rabbin de la synagogue de Bordeaux à France Bleu Gironde.
France Inter s’est également fait confirmer la mort de Benjamin, la vingtaine, tué dans des circonstances inconnues. Le jeune homme était originaire de l’Essonne. Il avait quitté la France il y a quelques années. Il était le petit-fils d’un rabbin de Draveil.
Eitan, 12 ans, a été enlevé à moto
Eitan, 12 ans, enlevé à moto
Le visage souriant d’Eitan s’affiche sur les réseaux sociaux de ses proches. Des photos accompagnées d’appels à témoins pour tenter de retrouver ce garçon franco-isralien de 12 ans. Sa famille en est persuadée : il est désormais aux mains du Hamas. Sa tante, raconte son enlèvement, samedi : Eitan est chez lui avec sa famille, à Nir Oz, dans le sud d’Israel, à moins de cinq kilomètrs de la bande de Gaza. Le garçon est emmené de force à moto, contrairement à sa mère et ses soeurs qui, elles, ont pu s’échapper, selon le récit de la tante d’Eitan. Elle est depuis sans nouvelles.
Contactée par Le Parisien, Ayala Yahalomi affirme qu’Eitan a bien « la citoyenneté française », comme sa mère Batsheva et ses sœurs. Ces dernières ont par ailleurs réussi à prendre la fuite durant l’assaut des hommes armés du Hamas à leur domicile familial samedi dernier, nous assure Ayala Yahalomi. Seuls Eitan et son père manquent à l’appel.
Céline, jeune maman, portée disparue
Parmi les Françaises disparues, il y a une jeune mère de famille, « Céline ». Elle participait également à la rave-party visée par le Hamas. Son portable ne borne plus et ses proches sont sans nouvelle. Cette responsable d’un cabinet d’avocat, mariée, mère d’un bébé de six mois, est arrivée en Israël à l’âge de 13 ans, raconte l’une de ses amies à France Inter.
Ses proches lancent des appels à témoins sur les réseaux sociaux. « J’espère qu’elle est cachée quelque part, en sécurité, mais ça ne colle pas », ajoute-t-elle. Ses amis partagent également la vidéo d’une voiture présentée comme celle dans laquelle se trouvait Céline, des impacts de balles sur la portière droite.
Pour l’instant, les identités des autres ressortissants Français portés disparus n’ont pas été communiquées.
Le RNH ? Soit le statut de résident non habituel a été inventé par le Portugal en 2009 et a fait la joie de nombreux retraités venus de toute l’Europe, mais aussi, plus récemment, de télétravailleurs. Mais dès le premier janvier 2024, les nouveaux arrivants ne pourront plus solliciter cette disposition fiscale. On revient pour les Français de l’étranger sur l’histoire du RNH.
Le RNH, qu’est-ce que c’est ? Pour qui ?
Le Portugal avait introduit en 2009, en pleine crise économique et financière, le régime fiscal des résidents non habituels (« régime RNH ») pour relancer son économie par la consommation et l’investissement. Ce régime prévoyait des avantages spécifiques auxquels s’ajoutent d’autres aspects favorables du droit fiscal portugais de droit commun.
Pour être éligible à ce régime, le contribuable doit remplir cumulativement trois critères, à savoir :
– Devenir résident fiscal portugais ;
– Ne pas avoir été résident fiscal au Portugal au cours des cinq ans précédents ;
– Soumettre une demande électronique aux autorités fiscales portugaises, au plus tard le 31 mars de l’exercice suivant celui durant lequel le contribuable est devenu résident fiscal portugais.
Le régime RNH permet au contribuable en question de bénéficier d’une quasi-absence d’imposition sur ses revenus pendant un maximum de dix années consécutives, pour autant qu’il reste résident fiscal portugais chaque année.
Ainsi, en vertu de la plupart des conventions fiscales, les pensions sont généralement imposables seulement dans le pays de résidence du bénéficiaire (c’est-à-dire le Portugal) à l’exception des pensions versées aux anciens fonctionnaires (retraites dites « publiques ») qui restent généralement imposables dans le pays de source du revenu. Cela a eu pour conséquence d’aboutir à une double exonération d’impôt sur les retraites dites « privées », ce qui a posé de nombreux problèmes légaux amenant à une première modification en 2019. Suite à une action d’Etats, comme la France, devant la Cour européenne, un premier prélèvement de 10% avait été mis en place par le Portugal.
Pour les revenus passifs de source étrangère, ils sont aussi exonérés d’impôt au Portugal s’ils peuvent être imposés dans le pays d’origine en vertu d’une convention fiscale applicable. En pratique, cela signifie que les dividendes, intérêts et revenus locatifs de source étrangère étaient exonérés d’impôt au Portugal en vertu de la plupart des conventions fiscales.
Au final, cette mesure a profité à quelque 50.000 personnes, en majorité des retraités français, 30 000, qui se sont établis surtout dans la région de Lisbonne ou dans les stations balnéaires de l’Algarve (sud) et qui ont de ce fait largement contribué à la relance du marché immobilier.
Dès le 1er janvier 2024, le Portugal mettra fin au statut de résident non habituel
Pourquoi mettre fin au RNH ?
Comme les « Golden Visas » accordés à de riches investisseurs de pays en dehors de l’Union européenne ou le régime fiscal visant à attirer des « nomades numériques », le dispositif était régulièrement cité parmi les facteurs expliquant la flambée des prix de l’immobilier. Entre 2012 et 2021, le coût du logement a progressé de 78% au Portugal, contre 35% dans l’ensemble de l’Union Européenne, selon une étude de la Fondation portugaise Francisco Manuel dos Santos.
Au deuxième trimestre 2023, le loyer médian a encore bondi de 11% en glissement annuel, d’après des données officielles publiées la semaine dernière.
Dans ce contexte, des milliers de Portugais sont descendus samedi 30 septembre dans les rues de Lisbonne et d’une vingtaine d’autres villes du pays, pour réclamer une action plus ferme de la part du gouvernement.
C’est donc pour tenter de limiter la flambée des prix immobiliers, mais aussi des services que le Portugal met fin à cet avantage fiscal. Un état de fait que ne contestent pas les Français sur place.
Entre 2012 et 2021, le coût du logement a progressé de 78% au Portugal
Que vont faire les Français ?
Sur les groupes de Français installés au Portugal, on affirme sa volonté de rester. Car comme nous l’indique un retraité sur place, « même en étant imposés au Portugal, une chose est sûre, c’est que la vie est beaucoup moins chère et beaucoup plus agréable ».
Ce qui est sûr, c’est que comme toute loi, elle n’a pas d’effet rétroactif, donc tous ceux installés avant le premier janvier 2024 et ayant déposé leur dossier complet avant le 31 décembre pourront bénéficier du statut pendant 10 ans. Pour ceux qui ont déjà ce statut, ils continueront à en bénéficier jusqu’à extinction du délai de 10 ans. Après, comme c’est déjà le cas pour les premiers arrivants, c’est l’imposition classique du Portugal qui deviendra la règle. Et comme nous l’indiquait notre témoin, la plupart, qui ont dépassé les 10 années sur place, restent au Portugal, séduits par le cadre de vie, la sécurité et la culture portugaise, sans oublier que le coût de la vie est bien inférieur à celui de l’hexagone.
Au final, c’est le flux d’arrivées qui risque de se tarir, mais la communauté installée sur place compte bien rester dans son paradis du bout de l’Europe.
En France, Octobre rose existe depuis 1994. Cette campagne annuelle est conduite par l’association Ruban rose. Les membres mènent depuis des décennies le combat de la sensibilisation du grand public au dépistage du cancer du sein, la première cause de mortalité par cancer chez les femmes. Aussi, elle cherche à récolter des fonds pour la recherche médicale et scientifique. Son symbole, le ruban rose est connu de tous. Les Françaises de l’étranger sont bien évidemment aussi invitées à se dépister. Pour elles, il existe plusieurs possibilités pour accéder au dépistage. Nous en parlerons.
Rose, encore du rose ?
Si la couleur rose a été choisie, c’est que dans l’imaginaire collectif, cette couleur est « féminine, douce, joyeuse » tout en évoquant « la bonne santé, tout ce que le cancer n’est pas ». À l’occasion de cette campagne, de nombreuses actions sont entreprises (conférences, expositions, challenges, dépistage, collecte de fonds…), un peu partout dans le monde.
L’américaine Penney Laingen a été la première femme à utiliser le ruban comme un symbole en 1979 : elle accrochait des rubans jaunes aux arbres pour demander la libération de son mari, retenu en otage en Iran. Au début des années 90, le ruban rouge, couleur de la passion et du sang, symbolise la lutte contre le virus du Sida. En 1992, Alexandra Penney, rédactrice en chef du magazine Self, imagine un ruban rose pour désigner le combat contre le cancer du sein et demande à l’entreprise Estée Lauder de le distribuer dans ses magasins de New York. Evelyn Lauder, vice-présidente de la société de cosmétiques, surenchérit en promettant de mettre des rubans sur tous les comptoirs Estée Lauder, ainsi que les magasins de cosmétiques du pays.
Octobre rose
Des évènements partout dans le monde
En France, pour ses 20 ans, l’association Ruban Rose a lancé pour la première fois sa campagne de sensibilisation Octobre Rose autour d’un événement sur les Champs-Élysées le dimanche 1er octobre 2023 en compagnie de la chanteuse Jenifer, de 99 femmes et 1 homme atteints et guéris du cancer du sein et 100 blouses blanches (chercheurs, médecins, soignants) et les marraines de l’association.
A l’étranger, aussi, on se mobilise comme l’ambassade de France au Danemark. Des lumières roses sont allumées chaque soir aux fenêtres de l’ambassade et une guirlande de soutien-gorge a été réalisée avec l’aide de la communauté française à Copenhague.
Dans le reste du monde, les évènements sont aussi nombreux. Vous pourrez soutenir la campagne de sensibilisation en participant au festival Pink Caravane à Dubaï tout au long du mois tandis qu’à Hong-Kong c’est un « Pink Wall » qui servira de point de rendez-vous le 15 octobre. Toujours en Asie, Singapour lance un « mammobus » qui circulera tout le mois, une initiative qu’on retrouve en Europe, comme dans la capitale italienne ou à Berlin. Une simple recherche sur Google vous permettra de découvrir les évènements organisés près de chez vous.
Evénement sur les Champs-Elysées à l’occasion d’Octobre Rose
Dix projets de recherche dotés en 2023
Le paradoxe est que malgré tous les progrès des dernières années, on n’a toujours pas trouvé comment réduire le nombre de femmes touchées (et d’hommes, qui représentent 1% des personnes affectées par le cancer du sein). L’allongement de la durée de vie et la progression des facteurs aggravants dans la population féminine (consommation d’alcool, tabac) concourent à la stabilité du nombre de femmes atteintes par la maladie : 8 femmes sur 10 risquent de développer un cancer du sein au cours de leur vie. Cette maladie, qui reste le cancer le plus fréquent chez les femmes, touche 61.000 personnes chaque année en France.
Pas question, donc, de relâcher l’effort. Le nombre d’entreprises mécènes de cette cause fédératrice – Caisses d’Epargne, Etam, Cora…- continue d’augmenter mais les particuliers aussi sont sollicités. « En 20 ans, 8 millions d’euros ont été reversés à 98 projets de recherche sur le cancer du sein », souligne Sandrine Planchon.
Octobre Rose sur les Champs-Elysées
Soutenir en ligne l’association française
La diminution du taux de mortalité par cancer du sein peut baisser grâce aux avancées de la recherche. Pour soutenir la recherche, on peut faire un don simplement en ligne sur la plateforme officielle de dons de l’association Ruban Rose.
Au cours du dernier demi-siècle, l’Asie est devenue l’usine du monde. Dans le sillage du Japon, de la Corée du Sud, de Taïwan et, plus récemment, de la Chine, du Vietnam ou des Philippines, l’Asie du Sud-Est est devenue le premier centre mondial de production de biens manufacturés exportés en particulier vers l’Occident aisé. Des millions d’Asiatiques ont ainsi échappé à la pauvreté et ont pu intégrer les classes moyennes.
Aujourd’hui, sur fond de tensions commerciales, de transition énergétique et de tertiarisation des économies, le modèle économique de la région est amené à changer. Le long boom manufacturier asiatique a favorisé une vague d’intégration commerciale. En 1990, 46 % du commerce asiatique s’effectuait à l’intérieur de la région. En 2021, ce chiffre était passé à 58 %, ce qui en faisait le continent le plus intégré après l’Europe.
À mesure que l’Asie devient plus riche et ses entreprises plus musclées, les flux d’investissement deviennent également plus régionaux.
La régionalisation du commerce international
Des années 1990 à 2010, l’essor industriel de l’Asie a provoqué un développement des échanges entre les différents continents. Les chaînes de valeurs ont été éclatées à l’extrême. L’Asie travaillait essentiellement pour les États-Unis et l’Europe. En 1990, seulement 46 % du commerce asiatique s’effectuait à l’intérieur du continent. Depuis quelques années, une inflexion est à l’œuvre. En 2021, le commerce intra asiatique représente 58 % de l’ensemble des échanges de la zone.
La régionalisation du commerce concerne également l’Europe. De 2000 à 2010, la part des échanges entre pays européens avait décliné passant de 74 % à 69 % du total des échanges. Ce ratio s’est récemment stabilisé et a même tendance à remonter depuis la fin de la crise covid.
Une dépendance aux États-Unis et à l’Europe en fort recul
Autrefois dépendants des États-Unis ou des États de l’Union européenne que ce soit en matière de haute technologie ou de capitaux, les pays d’Asie optent de plus en plus pour la carte locale. Les investisseurs asiatiques détiennent désormais 59 % du stock d’investissements directs étrangers dans leur propre région, à l’exclusion des centres financiers de Hong Kong et de Singapour, contre 48 % en 2010.
En Inde, en Indonésie, au Japon, en Malaisie et en Corée du Sud, la part des investissements directs provenant de l’Asie a augmenté de plus de 10 points de pourcentage en une dizaine d’années.
Les opérations bancaires transfrontalières sont également devenues plus asiatiques. Avant la crise financière de 2007/2009, les banques locales représentaient environ un tiers des prêts à l’étranger. Ils en représentent désormais plus de la moitié. Ils ont profité du retrait des financiers occidentaux. Les prêts à l’étranger accordés par la Banque industrielle et commerciale de Chine ont plus que doublé de 2012 à 2022, pour atteindre 203 milliards de dollars. Les banques japonaises se sont également étendues, afin d’échapper aux marges étroites auxquelles elles sont confrontées sur leur territoire.
Singapour et Hong Kong sont devenus des centres financiers traitant un nombre croissant d’opérations intra-asiatiques. Les programmes de la Route de la Soie ont également contribué à renforcer les financements asiatiques des infrastructures.
L’image économique et financière de l’Occident s’est écornée.
Depuis une dizaine d’années, l’image économique et financière de l’Occident s’est écornée. Selon une récente enquête menée par l’institut Iseas-Yusof Ishak à Singapour auprès de chercheurs, d’hommes d’affaires et de décideurs politiques d’Asie du Sud-est, 32 % des personnes interrogées ont déclaré que les États-Unis restaient la puissance politique la plus influente de la région mais seulement 11 % estiment qu’elle est la puissance économique dominante. Les tensions commerciales entre les États-Unis, l’Europe et l’Asie incitent les entreprises à réorienter leurs exportations. L’abandon par les États-Unis de l’accord commercial du Partenariat transpacifique en 2017 a marqué une rupture. Cette décision de Donald Trump est le symbole du repli des États-Unis et de l’émergence d’un cycle protectionniste.
Les entreprises asiatiques sont contraintes de disposer de nouvelles chaînes de production et d’approvisionnement pour déjouer les sanctions et droits de douane imposés à la Chine. Cela conduit à la réalisation de nouvelles infrastructures dans des pays comme le Vietnam ou l’Indonésie qui sont financées essentiellement par des capitaux asiatiques. Ces projets de construction s’accompagnent du développement du crédit privé dans de nombreux pays.
Les pays les plus riches de la zone, la Chine, Hong Kong, le Japon, Singapour, la Corée du Sud et Taïwan interviennent de plus en plus en tant que financeurs de projets et de moins en moins comme acteurs directs. Ils suivent en cela les États-Unis et les États européens. Entre 2015 et 2021, la Chine a engagé en moyenne 5,5 milliards de dollars par an dans la région, contre 4 milliards de dollars pour le Japon et 2,9 milliards de dollars pour la Corée du Sud.
Une grande partie de cela s’accompagne d’un transfert d’expertise technique. En 2011, les pays asiatiques les plus riches disposaient d’environ 329 milliards de dollars d’investissements directs dans les économies émergentes et plus pauvres comme le Bangladesh, le Cambodge, l’Inde, l’Indonésie, la Malaisie, les Philippines ou la Thaïlande. En 2022, ce montant s’élève à près de 700 milliards de dollars.
Quand les Asiatiques deviennent des consommateurs
Espace de production, l’Asie devient au fil des années également un gigantesque centre de consommation. Sur les 113 millions de personnes qui intègrent chaque année les classes moyennes, 91 millions proviennent de ce continent selon le cabinet World Data Lab. Même si la croissance des revenus ralentit en Chine après des décennies d’expansion, elle augmente dans les autres pays. Les cinq plus grandes économies du bloc régional de l’ASEAN – à savoir l’Indonésie, la Malaisie, les Philippines, Singapour et la Thaïlande – devraient enregistrer une hausse de leurs importations de 5,7 % par an entre 2023 et 2028, soit le rythme le plus rapide au sein de l’économie mondiale. Actuellement, les produits importés représentent 44 % de la consommation de biens sur ce continent. Au fur et à mesure de la régionalisation du commerce et de l’augmentation du pouvoir d’achat, ce taux devrait augmenter dans l’Asie du Sud-Est.
En l’état actuel, l’intégration politique est impossible en Asie.
Une convergence des revenus des ménages
Les disparités de revenus en Asie sont considérables, le PIB par personne étant, en 2022 de 8 000 dollars en Inde contre 49 000 dollars au Japon, en tenant compte du pouvoir d’achat. Comme ce fut le cas dans l’Union européenne, une convergence des revenus des ménages est à l’œuvre en Asie.
L’épargne des pays asiatiques les plus riches et les plus âgés s’oriente vers les pays plus pauvres et plus jeunes à fort potentiel de croissance. L’augmentation des échanges commerciaux devrait réduire les prix pour les consommateurs et générer des emplois à forte valeur ajoutée.
La conséquence de cette intégration économique plus forte est une interdépendance de plus en plus marquée. Jusque dans les années 2010, la croissance sur le continent asiatique dépendait avant tout de l’évolution de la conjoncture aux États-Unis ou en Europe. Désormais, le ralentissement en Chine se propage rapidement aux autres États de la région d’Asie du Sud-Est.
Une intégration économique mais pas politique
A la différence de celle de l’Europe, l’intégration économique de l’Asie du Sud-Est ne repose pas sur un projet politique. La construction européenne visait au début des années 1950 à éviter une réédition d’une guerre continentale et de protéger la partie occidentale du Vieux continent de l’influence soviétique. En l’état actuel, l’intégration politique est impossible en Asie. Les systèmes politiques sont variés allant de la démocratie libérale à la dictature. Les États asiatiques sont extrêmement jaloux de leur indépendance. Les États-Unis jouent, par ailleurs, le rôle de garant militaire, en Corée du Sud, au Japon ou à Taïwan par exemple face à l’hégémonisme éventuel de la Chine ou de la Corée du Nord.
L’Inde qui est devenue la première puissance démographique mondiale entretient des relations conflictuelles avec la Chine. Le Vietnam entend jouer sur plusieurs tableaux pour combiner croissance et indépendance. Ce pays d’obédience socialiste s’est ainsi rapproché des États-Unis. Les États-Unis ont depuis le passage au pouvoir de Donald Trump perdu en lustre et en influence en Asie. Pour de nombreux pays d’Asie du Sud-Est, ils demeurent néanmoins un protecteur et un contrepoids à l’influence grandissante de la Chine. Le développement de cette dernière et la montée en puissance de l’Inde modifient néanmoins les relations économiques au sein des pays en créant des solidarités économiques nouvelles.
Alors que le parti au pouvoir Droit et Justice (PiS) est confronté à sa campagne électorale la plus serrée depuis 2015, et pourrait perdre le pouvoir, une délégation du Conseil de l’Europe a exprimé ses préoccupations quant à l’équité du processus électoral polonais.
Une délégation composée de parlementaires de France, d’Allemagne, d’Autriche, de Roumanie et du Royaume-Uni s’est rendue en Pologne dans le cadre du mandat du Conseil de l’Europe, organisation de défense des droits de l’homme basée à Strasbourg. À la suite de cette visite, ils ont publié un rapport le 28 septembre, faisant état d’un « climat de campagne tendu et marqué par des antagonismes ».
« J’ai été stupéfaite par le niveau d’invectives entre les différents partis. Le niveau d’antagonisme est très fort. Certains politiques se traitent d’agents de l’étranger, soit vis-à-vis de l’Allemagne, soit vis-à-vis de la Russie », a déclaré Mireille Clapot, députée française et cheffe de la délégation, à Euractiv.
En effet, le candidat pro-UE à la tête du parti Plateforme civique (KO) et ancien Premier ministre polonais Donald Tusk a publié une vidéo le 20 septembre sur X, se moquant des lapsus du Premier ministre polonais actuel Mateusz Morawiecki.
Le 11 septembre, le parti au pouvoir, a publié un court-métrage sur YouTube suggérant que Tusk était un agent allemand qui souhaitait augmenter l’âge de départ à la retraite des Polonais, tout en présentant le vice-premier ministre et dirigeant de facto du PiS, Jarosław Kaczyński, comme un défenseur du peuple polonais et soumettrait la question au peuple polonais lors d’un référendum.
Référendums simultanés
En ce qui concerne les référendums, le parti Droit et Justice a décidé de poser quatre questions simultanées aux Polonais lors des élections législatives du 15 octobre.
En plus d’être critiqués pour leur rédaction trompeuse ou viseraient « à permettre de contourner les règles de financement applicables à la campagne électorale », comme l’écrit la délégation du Conseil de l’Europe.
De plus, les référendums eux-mêmes peuvent constituer une menace pour la démocratie.
En effet, les résultats aux référendums ne seront valides que si 50 % de l’électorat polonais y répond. Par conséquent, de nombreux Polonais opposés au parti Droit et Justice pourraient être tentés de ne pas y répondre.
Or, « les électeurs [polonais] doivent refuser explicitement de prendre les bulletins aux membres de la Commission du bureau de vote, ce qui nuit au secret du vote », a expliqué Mme Clapot à Euractiv.
En effet, ceux qui sont enclins à refuser de répondre aux référendums sont plus probablement des opposants au PiS et pourraient faire face à des intimidations dans le bureau de vote.
« J’ai été stupéfaite par le niveau d’invectives entre les différents partis. Le niveau d’antagonisme est très fort. Certains politiques se traitent d’agents de l’étranger, soit vis-à-vis de l’Allemagne, soit vis-à-vis de la Russie », a déclaré Mireille Clapot, députée française et cheffe de la délégation, à Euractiv. [EPA-EFE/Pawel Supernak]
Comptabilisation du vote des Polonais vivant à l’étranger
Le « processus de vote applicable aux citoyen·ne·s polonais·e·s résidant à l’étranger a également été soulevé » par la délégation.
En effet, la municipalité de Varsovie est la seule municipalité à recevoir les votes des Polonais vivant à l’étranger et dispose d’exactement 24 heures pour soumettre les résultats à la Commission électorale nationale.
« Aucun vote des bureaux dépassant ce délai ne sera comptabilisé, ce qui pose un problème quant à l’équité du vote », a déclaré la cheffe de la délégation, Mme Clapot.
Ce délai a été critiqué en Pologne par le commissaire aux droits de l’homme, Marcin Wiącek, qui a qualifié la nouvelle règle de décompte des voix de manquement aux droits des Polonais de l’étranger et d’infraction à la Constitution polonaise.
Certains craignent que cette nouvelle règle ne soit une tentative de ne pas comptabiliser les votes des Polonais de l’étranger, qui ont tendance à favoriser l’opposition plutôt que le parti au pouvoir, le PiS, comme le montrent les résultats des dernières élections présidentielles de 2020.
Indépendance des médias
La délégation du Conseil de l’Europe a également noté un « déséquilibre de la couverture médiatique assurée par les organes de presse publics ».
En effet, certains dénoncent que le PiS, utilise depuis plusieurs années les chaînes de radio et de télévision nationales (Polskie Radio et TVP) pour diffuser son programme conservateur.
En outre, depuis décembre 2020, la compagnie pétrolière publique PKN Orlen possède la holding de médias Polska Press, qui regroupe des dizaines de journaux polonais locaux. La Fondation Helsinki pour les droits de l’homme a signalé à ce propos que cette acquisition avait porté atteinte à la liberté journalistique en Pologne.
Radio Maryja, une station de radio polonaise, religieuse et conservatrice très influente auprès des personnes âgées, principalement des femmes, a par ailleurs reçu d’importantes subventions de l’État.
La station invite souvent des personnalités politiques du PiS qui soutiennent la radio, qui en retour présente la politique du PiS comme la seule qui soit la bonne.
Indépendance de la Cour suprême
La validation des référendums sera déterminée par la Cour suprême polonaise.
Or, certains des juges de cette institution ont été nommés par le PiS, et leur indépendance a de ce fait été mise en question. Notamment, la Cour européenne des droits de l’homme ne reconnaît plus cette institution comme un tribunal légalement établi.
« En cas de litiges, les décisions pourraient voir leur impartialité et donc leur légitimité mises en doute », a expliqué Mme Clapot.
Une note positive
Sur une note plus positive, Mme Clapot a expliqué que la liberté de se porter candidat n’a pas été entravée en Pologne.
Euractiv a contacté le porte-parole du parti Droit et Justice, mais aucune réponse n’a été reçue au moment de la publication.
Bonjour à tous, nous sommes le mardi 10 octobre et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Aujourd’hui, on zoome sur le passage de l’athlète français au Lycée français de Bruxelles avant de passer à Montréal pour parler de l’Accueil des Français. On finira avec l’angoisse des familles en France sans nouvelles de leurs proches en Israël.
Décathlon au Lycée français de Bruxelles Jean Molière
À l’invitation du lycée Français Jean Monnet à Bruxelles, Kevin Mayer, double champion du monde du décathlon, a pu échanger avec les élèves de l’établissement lors d’une conférence en amont d’un week-end sportif sous le signe du décathlon, la discipline phare de l’athlète. Kevin Mayer a délivré aux élèves son secret et son conseil de vie: « Faites ce qu’il vous plaît. C’est le plaisir qui fait que l’on devient le meilleur. ». Un conseil qui vaut pour tous !
Kevin Mayer
À Montréal, les Français sont bien accueillis
Au fil des décennies, Montréal Accueil s’est taillé une place de choix dans le vibrant paysage associatif du Québec. Le fil d’Ariane de l’association est de faciliter l’intégration des Français et francophones arrivant à Montréal ou dans la proche région. La dynamique et l’offre d’activité reposent sur une équipe engagée et active de plus de cinquante bénévoles. Chacun offre son expertise (professionnelle, sociale, artistique, sportive…) au service du groupe. Cela permet d’aborder les différentes sphères de vie des nouveaux arrivants au Québec et de répondre à des besoins parfois variés.
Montreal Accueil
7 familles dans l’attente, dans l’espoir
Alors que la frontière entre Gaza et Israël est cernée, entraînant de fait un blocus de l’enclave palestinienne contrôlée par le Hamas, les familles des 7 Français, qui ont disparu suite à l’assaut des terroristes, crient leur désespoir sur les médias nationaux. Sur BFM, le frère d’une des disparus raconte que son beau-frère a retrouvé la voiture de la jeune française « complètement mitraillée, avec des bombes à côté de la voiture, la moto du Hamas derrière, du sang du conducteur, mais aucune nouvelle de Céline ». D’autres partagent leur « boule au ventre« , leur nuit d’angoisse dans l’attente de nouvelles. Mais selon les autorités israéliennes, il faudra des semaines voir des mois pour avoir des nouvelles des disparus.
C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour une nouvelle édition.
A l’invitation du lycée Français Jean Monnet à Bruxelles, Kevin Mayer, double champion du monde du décathlon, a pu échanger avec les élèves de l’établissement. Au cours de cette conférence, l’athlète leur a délivré son secret et son conseil de vie: « Faites ce qu’il vous plaît. C’est le plaisir qui fait que l’on devient le meilleur. »
« Un baccalauréat c’est comme réussir un décathlon »
Présentant son sport qui compte dix disciplines, Kevin Mayer a fait le parallèle avec le bac : « un baccalauréat c’est comme réussir un décathlon. Il y a une fierté de pratiquer les différentes épreuves, et pas d’impasse possible. »
Les Jeux Olympiques se sont aussi invités dans l’échange. Le double médaillé d’argent dans cette compétition sait qu’il est attendu par le public français : « C’est ma capacité à gérer le moment présent qui déterminera mon résultat. »
Kevin Mayer en conférence devant les éléves et les parents du Lycée Français Jean Monnet à Bruxelles
« Ce qui m’intéresse c’est de vibrer »
Démystifiant l’absolutisme de victoire, Kevin Mayer a délivré aux élèves une de ses méthodes : « le meilleur moyen d’assumer la pression, c’est d’être en accord avec soi-même. Avant de penser à la médaille, ce qui m’intéresse c’est de vibrer. De profiter de chaque entrainement. Et de penser à ce stade de France, aux 80.000 spectateurs qui seront là. »
Devant un parterre de plus en plus conquis au fil de la discussion, le décathlonien français a partagé un autre de ses secrets d’entrainement : « c’est quand on pense d’abord à faire du sport que l’on fait bien du sport, ce n’est pas en pensant à la médaille. »
Kevin Mayer devant l’atomium à Bruxelles avec les participants de la « Mayer Expérience »
La « Mayer expérience » : permettre à tous de réaliser un décathlon en une journée
A l’écouter, pratiquer le décathlon paraît également si simple : « oui, c’est accessible à tout le monde » affirme-t-il. Il en a pour preuve la « Mayer Expérience » qui, au lendemain de cette conférence au lycée français, s’est organisée au pied de l’Atomium à Bruxelles. Soutenue pas l’Ambassade de France en Belgique et la ville de Bruxelles, cette première « Mayer Expérience » en dehors des frontières françaises (les précédentes éditions ont eu lieu à Cannes et Saint-Jean de Monts), a réuni plus de deux cents personnes. Cet événement a pour objectif de permettre aux participants de réaliser un décathlon en une journée. Parmi ceux-ci, une moitié de Français résident en Belgique. Nous en avons suivi quelques-uns.
La « Mayer Expérience » a pour objectif de permettre aux participants de réaliser un décathlon en une journée
« Les billets pour les JO sont impayables »
Margot et Thomas vivent en Belgique depuis neuf ans. Ils se sont rendus fin août à Budapest pour assister au championnat du monde d’athlétisme et soutenir Kevin Mayer. Pas de chance, le français s’est blessé et n’a pas pu concourir complétement. « Les billets pour les JO sont impayables. C’est une chance pour nous de le voir comme ça à Bruxelles. » Au fur et à mesure de la journée, ils ont découvert de nouveaux sports, comme le saut à la perche. Se prenant au jeu des épreuves, Margot trouve « cette expérience géniale. » Elle confie même « J’adore le sprint, cela me donne envie d’en faire. »
Consultant pour un grand groupe international, Corentin vit à Bruxelles depuis huit ans. Il trouve « dommage que le sport en général et l’athlétisme en particulier ne soient pas assez développés à l’école. » Il suit la carrière de Kevin Mayer depuis plusieurs années. « C’est un athlète inspirant. »
Alors, quand il a su que la Mayer expérience passait par Bruxelles il « n’a pas hésité à s’inscrire. »
Charles, bénévole lors de la « Mayer Expérience »
« L’idéal : se coucher à 21h30 »
Des bénévoles ont également permis l’organisation de cette journée. C’est ainsi que Charles, un Français originaire de la région rouennaise et résidant en Belgique depuis quatre ans, prodigue ses conseils au saut en hauteur. Etudiant en kiné, le décathlonien amateur a les yeux qui brillent quand il parle de Kevin Mayer « C’est un véritable acharné. Pour nous qui pratiquons ce sport, ses explications sur son rapport au corps sont une source de progression. » La veille, le double champion du monde avait d’ailleurs expliqué aux élèves que pour bien reposer son corps, l’idéal était de se coucher vers 21h30. Et d’arrêter les écrans à 19h. Retiendront-ils ce message ? Peut-être que celui-ci sera relayé par la communauté éducative ?
Aline, institutrice en CM2 au lycée français Jean Monnet a participé aux dix épreuves de la Mayer Expérience. Petit clin d’œil : « la prof elle se prépare pour les JO », a-t-elle entendu sur le parcours. Elle retient aussi le discours du recordman du décathlon devant ses élèves. « Je vais me servir de ce que nous a dit Kevin Mayer pour poursuivre cette discussion avec ma classe. J’ai apprécié le lien avec le dépassement de soi, dans le sport, le travail. C’est une très belle opportunité d’avoir eu cet échange. »
« Pour Kevin, jusqu’au bout ! »
Par sa présence et son message, l’athlète semble avoir beaucoup apporté à la communauté française à Bruxelles et également au-delà. Que ces deux journées en Belgique soient aussi porteuses pour le champion français. Aline, Margot, Thomas, Corentin et plusieurs autres participants de la « Mayer Expérience » ont créé un cri de ralliement pour s’encourager à franchir chaque épreuve de la journée : « pour Kevin, jusqu’au bout ! »
C’est bien tout ce que l’on souhaite au champion français. D’aller jusqu’au bout… de la ligne droite du 1500 mètres de cette ultime épreuve du décathlon. Nous avons bien compris que la victoire, Kevin Mayer, n’était pas votre ultime obsession. Beaucoup espèrent que vous emporterez de votre passage en Belgique cette formidable énergie soufflée par les Français de Bruxelles pour vous emmener « jusqu’au bout ». Et décrocher celle qui manque encore à votre incroyable palmarès, cette médaille d’or olympique.
Vous rendre la vie plus belle à Montréal, voici la devise de l’association Montréal Accueil qui aide les nouveaux arrivants francophones, expatriés et immigrants, à vivre pleinement leur intégration.
De par sa réalité francophone, Montréal est un centre névralgique pour les nouveaux arrivants, qu’ils soient venus de France ou du reste de la francophonie. On évoque officieusement plus de 140 000 Français au Québec dont une majorité à Montréal. Arriver sur un nouveau territoire, même si on en partage la même langue est toujours un défi pour les familles comme pour les individus.
La force d’une communauté d’accueil est primordiale pour initier l’aventure locale. Montréal Accueil offre un espace chaleureux pour vous aider, tant au niveau professionnel que social.
Un ancrage local pour une vision globale
Montréal Accueil est une association à but non lucratif, rattachée à la Fédération Internationale des Accueils Français et Francophones d’Expatriés (FIAFE). Ceux qui ont déjà vécu une expatriation auront peut-être déjà connu un des Accueils dans le monde ! La FIAFE est une fédération qui anime un réseau international rassemblant 10 000 bénévoles et 100 000 membres, dans90 pays.
Au fil des décennies, Montréal Accueil s’est taillé une place de choix dans le vibrant paysage associatif du Québec. Le fil d’Ariane de l’association est de faciliter l’intégration des Français et francophones arrivant à Montréal ou dans la proche région. La dynamique et l’offre d’activité reposent sur une équipe engagée et active de plus de cinquante bénévoles. Chacun offre son expertise (professionnelle, sociale, artistique, sportive…) au service du groupe. Cela permet d’aborder les différentes sphères de vie des nouveaux arrivants au Québec et de répondre à des besoins parfois variés.
Les activités autour du marché de l’emploi
Si certains sont arrivés au Québec avec un contrat d’expatrié, ce n’est pas le cas de tout le monde, pensons aux conjoints, aux immigrants… Et avoir déjà un contrat de travail ne signifie pas que l’on soit agile au niveau des codes culturels. Montréal accueil offre une palette très riche pour soutenir les activités professionnelles. Il y en a pour tous les goûts et besoins, selon que vous soyez arrivé la semaine dernière, il y a un mois ou une année : les ateliers de recherche d’emploi, conseils en développement de carrière, approche du marché québécois si spécifique, codes culturels, réalité interculturelle complexe… Les ateliers sont offerts par des professionnels ayant une expertise métier, mais aussi la connaissance du territoire, ce qui permet de gagner en confiance et efficacité. Bref, c’est une manière d’accélérer en douceur et fluidité le parcours professionnel des nouveaux arrivants dans un contexte structuré et bienveillant.
Anne-Lise Pic-Thoorens
Interview d’Anne-Lise Pic-Thoorens, responsable au Conseil pour l’intégration professionnelle
La rencontre grâce aux loisirs
« Montréal Accueil ne se limite pas au volet professionnel, loin de là. L’aspect loisirs et activités est très riche. Que vous soyez sportif, amateur de culture ou fin gastronome, de nombreuses sorties et rencontres sont offertes. Chacun peut trouver une activité qui correspond à ses préférences : de l’Apéro Philo au Café des nouveaux arrivants, des sorties culturelles aux ateliers créatifs, des activités sportives à l’atelier écologique. Et n’oublions pas le lien émotionnel aux traditions, comme le lunch de Noël, la Galette des rois ou la Cabane à sucre. Mais toutes ces activités sont avant tout l’opportunité de connecter avec d’autres membres de la communauté et de tisser des liens qui sont des ancrages positifs pour une intégration réussie. Les autres membres auront vécu la même expérience du déracinement et de l’arrivée à Montréal que vous, bref un terrain de jeu inspirant. »
Une passerelle vers une intégration réussie
« Si votre expérience de l’arrivée au Québec est unique, Montréal Accueil est une occasion de vous soutenir dans votre intégration. Rejoindre cette communauté bienveillante et dynamique vous permet de bénéficier du soutien inestimable d’un réseau fort et diversifié. Il y a même certaines activités qui sont spécifiques selon les quartiers. Que ce soit sur le plan professionnel ou social, les activités vous permettront de trouver vos marques, d’échanger, de faire votre place de manière chaleureuse et effective pour votre aventure québécoise. Et de membre à votre arrivée, vous pourriez devenir bénévole à votre tour pour partager votre expertise, votre expérience pour aider la communauté ! N’hésitez pas à contacter l’association. »
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