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  • Expat Communication révèle les résultats de son baromètre 2023

    Expat Communication révèle les résultats de son baromètre 2023

    Ce mercredi 13 décembre, le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères accueillait la présentation du baromètre de l’expatriation, réalisé par Expat Communication, et intitulé « Excellence et vulnérabilité ». De quoi en savoir plus sur les « visages de l’expatriation » en 2023.

    En introduction, François Penguilly, chef du service des Français à l’étranger évoque les « près de 2,5 millions de visages » de l’expatriation, et la diversité de leurs parcours. Tout en rappelant la bonne connaissance dont le Ministère dispose déjà sur le sujet, grâce à ses 209 postes consulaires, mais aussi grâce aux élus, conseillers des Français de l’étranger, élus de l’Assemblée des Français de l’étranger et parlementaires.

    Parmi les membres du board, coopérant activement au Baromètre, on trouve l’assureur April International, Carrefour, la Banque de France, BNP Paribas, le dispositif Choose Paris Region, et enfin, la Caisse des Français de l’Etranger. Et cette année, un nouveau partenaire, Globeducate, réseau d’établissements scolaires internationaux, a rejoint ce groupe d’acteurs engagés. Autant de partenaires avec qui Expat Communication échange, pour nourrir ses réflexions et développer ses mesures, au fil des années. Le baromètre était cette année fondé sur quatre enquêtes, qui ont agrégé 12 000 réponses, et ont été complétées par 20 000 verbatims. 

    Quatre thèmes ont ainsi permis de brasser large, sur le vécu des expatriés : « pourquoi partir en expatriation ? », « l’impact sur la carrière et l’organisation du travail », « l’impact sur la famille, les conjoints et les enfants« , et enfin, « l’identité, l’interculturel et l’écologie« . Pour affiner sa photographie de l’expatriation, et pour la première fois cette année, le baromètre a construit différents profils, ou plutôt « personas », pour reprendre la terminologie employée. Ainsi, les répondants, Français pour 80% d’entre eux, se répartissent entre « expatriés mutés » (11%), « aventuriers » (13%), « conjoints » (14%), « retraités » (22%), « self initiative » (soit les personnes qui trouvent du travail sur place, avec un contrat local) (29%), et « autres » (14%). 

    Une évolution intéressante, pour un outil ayant vu le jour en 2014, en lien avec le livre « Chéri on s’expatrie« , publié par la directrice d’Expat Communication, Alix Carnot. En s’appuyant sur son expérience personnelle, elle y proposait un « guide de survie à l’usage des couples aventuriers« . Alors qu’elle présente le baromètre, elle évoque la grande hétérogénéité de la notion d’expatrié : renvoyant souvent implicitement à celle de « Français de l’étranger », elle est souvent plus large pour les entreprises, incluant par exemple les « third country nationals », personnes demandant un visa dans un pays qui n’est pas leur pays d’origine, pour aller dans un pays tiers. Mais aussi, les différents types de contrats, « expatriés » ou locaux.

    Expat Communication
    Expat Communication

    Au centre de l’attention, le moral des expatriés…

    Directeur commercial d’APRIL International, société spécialisée en assurance international, Henri Baltia se félicite de l’intérêt que le baromètre porte envers le moral des expatriés. Prenant un peu de recul sur le temps long, il souligne le changement de paradigme que l’évolution du baromètre traduit : « quand j’ai démarré ma carrière il y a une trentaine d’années, on n’aurait jamais entendu parler de santé mentale. Les assureurs cherchaient surtout à couvrir des jambes cassées, des accouchements. Ce sont des choses importantes que nous continuons d’assurer. Mais le moral des expatriés, c’est un concept auquel on ne s’attachait pas. Et voir que cette mesure est aujourd’hui effectuée, et suivie par des entreprises privées comme publiques, ça fait chaud au coeur. »

    Aussi, il évoque le développement de la prise en charge de consultations psychologiques depuis la crise du Covid, et salue le fait que de nombreux assureurs reprennent cette couverture dans leurs programmes d’assurances complémentaires, permettant de mieux accompagner des personnes se sentant parfois déracinées et en manque de repères. 

    A ce titre, Youmna SAIKALI, chef de projet du baromètre, évoque la focale portée sur l’évolution de ce moral. Aussi, elle note que pour la première fois depuis deux ans, en octobre 2023, on peut observer une divergence entre le moral des hommes, à la hausse, et celui des femmes, à la baisse. Autre sujet associé qui a été sondé, la charge mentale a été mesurée assez lourde, la catégorie la plus touchée étant celle des mutés.

    Expat Communication
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    Et celui de leurs familles

    Les sujets de préoccupation semblent ainsi s’ouvrir davantage sur la santé mentale et la réalisation personnelle, ce que l’on peut aussi entrevoir dans les réponses à une question sur la raison du départ. Ainsi, les deux premières raisons mentionnées sont d’ordre personnel, l’aventure humaine et familiale (48% des réponses) et la qualité de vie (41%), devant des motifs d’ordre professionnel, tels que l’expérience interculturelle, la progression de la carrière, l’attrait économique et l’acquisition de nouvelles compétences. 

    Parmi les intervenants à la tribune, il y a aussi Morgane Vasserot, qui représente la Banque de France, ou encore Rachida Kaci, pour la Caisse des Français de l’étranger. Cette dernière confirme l’intérêt qu’il y a à établir une catégorisation par « personas » : « l’intérêt de ce baromètre pour nous, c’est de mieux comprendre qui sont les personnes que la CFE couvre partout dans le monde. Aujourd’hui, nous sommes arrivés à cette définition des personas. Cela traduit une évolution du monde de l’expatriation : nous sommes passés de personnes qui travaillaient à l’étranger, à des personnes qui vont vivre une aventure, en famille ou seuls, à l’étranger. En lien avec notre transformation stratégique et digitale, c’était important pour nous de comprendre à qui nous nous adressions, et les besoins auxquels nous devions répondre. »

    Une dynamique corroborée par la représentante de la Banque de France, qui explique que le baromètre permet de « nourrir le dialogue » et de « rester en lien » avec les quelques 370 agents expatriés. Responsable de la mobilité des agents, elle évoque également la délicate phase du retour, qui nécessite selon elle, d’être préparée « bien en amont ». Pour cela, son service a mis en place une « feuille de route« , pour renforcer le lien avec les agents, et favoriser des « retours impactants à l’issue de la mission, pour les agents comme la banque « .

    Parmi les autres thématiques explorées trimestriellement par Expat Communication, il y a aussi le télétravail, plébiscité par une grande partie des expatriés. Ou encore la préoccupation pour l’environnement, qui est importante pour plus de la moitié de chacune des générations, même si elle décroît avec l’âge. En vidéo, quelques témoignages d’expatriés viendront donner un peu plus d’éléments concrets, et donner une idée de l’ensemble des sujets pouvant être approfondis à l’avenir, afin d’appuyer au mieux les expatriés et leurs familles. Des résultats pleins de données intéressantes pour qui s’intéresse à l’expatriation, et que vous pourrez retrouver dans le livre blanc « Les visages de l’expatriation », sur le site d’Expat Communication.

  • Skier pas cher en Europe ! 

    Skier pas cher en Europe ! 

    Comme de nombreux Français de l’étranger, vous prenez la direction de l’Europe ou tout simplement de la France pour ces vacances de fin d’année. Et comme beaucoup de nos compatriotes, vous êtes frappé(e) de plein fouet par l’inflation et malgré les dernières chutes de neige, vous vous êtes fait une raison, vous ne skierez pas pour ces vacances. Lesfrancais.press ont pensé à vous et vous ont déniché quelques stations où il fait bon de skier pas cher en Europe ! 

    Roublion-Les Buisses

    À la première place, on retrouve Roublion-Les Buisses dans les Alpes-Maritimes. Le forfait journalier coûte 20 euros. En outre, il faut compter 26 euros en moyenne par personne pour dormir sur place. Concrètement, il faut donc dépenser 42 euros pour profiter d’un séjour d’une journée. C’est un euro de moins que pour les deux autres stations présentes sur le podium, à savoir Réallon, dans les Hautes-Alpes, et Lans-en-Vercors, en Isère. Suivent Artouste-Laruns, Seyne-Le Grand Puy et Le Collet d’Allevard, avec une note de 44 euros par jour et par personne.

    La Grèce et le Monténégro dans le classement

    Le domaine skiable Kolašin 1450 au Monténégro est l’une des seules stations étrangères à l’Hexagone à figurer dans le classement. Au tarif moyen par personne et par jour (47 euros), il faudra également ajouter le prix du trajet. Le domaine de Vasilitsa, en Grèce arrive quant à lui en 7e position du classement. La station abrite la plus longue piste pour débutant du pays (3,9 kilomètres).

    skier
    ©Stockadobe

    Vogel, Slovenia

    C’est l’endroit idéal pour les couples ou les familles. Surplombant le lac Bohinj, le domaine skiable de Vogel fait partie du parc national de Triglav. Le décor est absolument magnifique, promesse de souvenirs inoubliables. Pour accéder à la montagne, départ du lac en téléphérique. Quelques minutes suffisent aux skieurs pour se retrouver au cœur d’immenses étendues, en grande partie dépourvues d’arbres. Le terrain de jeu parfait pour des explorations hors-piste. Si la vie nocturne y reste discrète, il est possible de gagner la capitale Ljubljana pour plus d’ambiance. Située à un peu plus d’une heure de route, on peut facilement y aller sur une journée.

    Coût moyen d’une boisson : 2€ pour une bière, et 5€ pour une bouteille de vin si vous l’achetez au supermarché. Coût moyen d’un forfait de ski : Un forfait de ski quotidien coûte 42 €, un forfait de six jours coûte 197 €.

    Cauterets, Pyrénées françaises

    Si les Alpes attirent de nombreux skieurs, les stations du sud-ouest ne manquent pas d’attrait. L’ambiance dans les Pyrénées est totalement différente de celle des Alpes. Plus familiale, plus abordable, avec une culture du ski très authentique. On y skie entre amis ou en famille au milieu des locaux. Cauterets compte 23 pistes au total, dont deux expertes, huit avancées et neuf intermédiaires. Il y a également plusieurs écoles de ski, idéales pour les familles et les groupes qui font leurs premiers pas sur la neige. Prix moyen d’une boisson : 3-6€ pour une bière, le vin est généralement moins cher. Coût moyen d’un forfait de ski : 42 € pour une journée, 234 € pour six jours.

    Le classement des stations de ski les plus abordables d’Europe

    1- Roubion les Buisses, France

    2- Réallon, France

    3- Lans en Vercors, France

    4- Artouste – Laruns, France

    5- Seyne – Le Grand Puy, France

    6- Le Collet d’Allevard, France

    7- Vasilitsa, Grèce

    8- Hautacam – Argelès-Gazost, France

    9- Saint-Léger-les-Mélèzes, France

    10- Kolašin 1450 – Kolašin 1600, Monténégro

  • Un otage Franco-israélien retrouvé mort à Gaza

    Un otage Franco-israélien retrouvé mort à Gaza

    Enlevé par le Hamas le 7 octobre au festival « Tribe of Nova », organisé à Re’im, à quelques kilomètres de la bande de Gaza, Eliya Toledano a été retrouvé mort ce vendredi 15 décembre. Le jeune Franco-israélien y avait accompagné notre compatriote Mia Schem, qui a pour sa part été libérée par le Hamas au dernier jour de la trêve humanitaire à Gaza il y a deux semaines.

    « Notre compatriote Eliya Toledano a été enlevé le 7 octobre par le Hamas. Profonde tristesse ce matin en apprenant son décès à Gaza. Je partage le choc et la peine de sa famille »

    Emmanuel Macron sur X, anciennement Twitter

    « Au cours de l’opération à Gaza, le corps de l’otage Eliya Toledano (28 ans) a été récupéré par les forces spéciales de l’armée et rapatrié en Israël », a indiqué l’armée israélienne dans un communiqué, précisant que les médecins légistes avaient bien identifié la dépouille.

    Deux soldats de 19 ans retrouvés, eux-aussi, morts

    Les forces spéciales israéliennes ont récupéré avec le corps de l’otage franco-israélien Eliya Toledano ceux de deux soldats israéliens qui étaient détenus par le Hamas. Plus de 130 otages se trouvent encore à Gaza, sur les 240 qui avaient été enlevés le 7 octobre. Certains ont été déclarés morts par contumace par les autorités israéliennes.

    Otage franco-israélien mort
    Eliya Toledano ©AFP

    Encore 3 otages Français

    Il reste encore trois Français disparus ou retenus en otage par le groupe terroriste. On fait le point.

    Orion Hernandez Radoux, 30 ans

    Cet otage trentenaire a également disparu alors qu’il participait au festival « Tribe of Nova » près de la bande de Gaza, tout comme Eliya Toledano, retrouvé mort, et Mia Schem, finalement libérée le 30 novembre.

    Franco-mexicain, il était ami avec Shani Louk, cette jeune femme suppliciée par les terroristes palestiniens. Au cours de l’attaque, il a pu s’échapper, avec un ami, à bord d’une voiture. Sa mère a indiqué qu’il avait ensuite été séparé de son compagnon d’infortune, retrouvé mort et emmené à Gaza.

    Ohad Yahalomi, 49 ans

    Ohad Yahalomi est le père du jeune Eitan, libéré le 27 novembre. Habitant du kibboutz de Nir Oz, il est éducateur de profession. Le 7 octobre, la famille Yahalomi avait trouvé refuge dans une pièce sécurisée de sa maison. Ne parvenant pas à verrouiller la pièce complètement, Ohad avait décidé d’attendre les terroristes sur le palier, avec une arme de poing.

    C’est là qu’ils lui auraient tiré dessus, avant de le capturer aux côtés de sa femme Batsheva et de ses trois enfants. Embarquée sur deux mobylettes, la famille Yahalomi est alors séparée: la mère et ses deux filles parviendront à s’échapper. Eitan lui, est capturé. Il passera une cinquantaine de jours avec le Hamas, avant d’être libéré. Le père de famille est toujours porté disparu.

    Ofer Kalderon, 53 ans

    A la libération d’Erez et Sahar, les enfants de la famille, les Kalderon avaient fait part de leur « joie immense » mais « incomplète ». En effet, le père de la fratrie, Ofer, demeure otage du Hamas. Capturé lui aussi dans le kibboutz de Nir Oz, l’homme est menuisier et passionné de VTT. Son ex-compagne, Hadas, le décrit comme un « bon père, aimant et proche de ses enfants. Il leur transmet de belles valeurs humaines ».

    Le 7 octobre dernier, Ofer Kalderon a envoyé un message à son ex-compagne durant l’attaque. Ce dernier disait : « On est cachés dans un buisson, on a sauté par la fenêtre » en précisant qu’il était avec ses deux enfants, Erez et Sahar. Deux autres membres de cette famille ont été tués. Depuis ce jour-là, la famille Kalderon n’a plus de nouvelles. La famille d’une ancienne otage, Yocheved Lifshitz, a assuré que cette dernière était détenue par le Hamas aux côtés d’Ofer Kalderon. L’ex-otage de 85 ans est en effet certaine d’avoir croisé l’homme lors de sa captivité.

  • Le temps des combats : Nicolas Sarkozy à Marrakech

    Le temps des combats : Nicolas Sarkozy à Marrakech

    « Il arrive…Il arrive… » Il est 11 h 07 lorsque le véhicule transportant Nicolas Sarkozy apparaît devant l’entrée d’un célèbre café situé en plein cœur du centre-ville de Marrakech. 

    Sa venue en ce jeudi hivernal était à la fois prévue et en même temps très attendue. Aussi bien par les Marrakchis que par Nicolas Sarkozy himself au vu du large sourire qu’il arborait. 

    Monsieur Le Président

    Des dizaines de personnes ont tenu à être présentes pour saluer « Monsieur le Président », le tout dans une ambiance chaleureuse, qui s’apparente, disent certains à celle des « campagnes électorales de Nicolas ». « Ca fait vraiment plaisir de le voir ici, malgré le fait d’être enrhumée, je ne pouvais pas manquer ça », lâche Florence, installée à Marrakech depuis une dizaine d’années. 

    Il aura fallu dix bonnes minutes avant que Nicolas Sarkozy arrive à se frayer un chemin au milieu de la foule et des photographes et prenne place à l’intérieur de l’établissement pour donner le coup d’envoi de la séance de dédicace de son dernier livre « Le temps des combats »

    Nicolas Sarkozy à Marrakech
    Nicolas Sarkozy à Marrakech

    Dédicaces

    1 heure 30 durant, l’ancien locataire de l’Elysée a échangé des mots, des sourires, parfois des blagues avec les lecteurs venus à sa rencontre. Sans oublier les séances dédicacées, elles aussi, de photos et autres selfies. « C’est la première fois que je le vois en vrai, j’en reviens pas…Nicolas Sarkozy, j’ai pris une photo avec lui, que tous les deux », nous dit Amina, franco marocaine, encore sous le coup de l’émotion. « Un moment immortel, je vous assure » ajoute-t-elle avant de rejoindre sa petite famille. 

    Tout à tour, des femmes et des hommes de différentes générations se sont présentés devant Nicolas Sarkozy qui enchaînait les dédicaces et les « chouquettes » (pour lesquelles il semble avoir un faible) pour le plus grand bonheur des personnes présentes dont de nombreux membres de la communauté française installée à Marrakech. 

    Nicolas Sarkozy à Marrakech
    Nicolas Sarkozy en dédicace à Marrakech

    Engouement

    Dans un coin de la grande salle du café, on entend un petit bruit de fond : « Vite…vite…Il faut récupérer des livres, il va en manquer ». En effet, les organisateurs avaient prévu un peu plus de 200 livres de l’auteur, un nombre qui au fil des minutes allait s’avérer insuffisant. Une situation qui n’est pas sans déplaire à un membre du staff de Nicolas Sarkozy. 

    « Franchement, on ne s’y attendait pas, c’est vraiment une belle et bonne surprise. Ça fait vraiment plaisir de voir cet engouement pour Nicolas Sarkozy ». Ce dernier, toujours aussi souriant, nous lâche : « J’aime Marrakech et les Marrakchis, y a un parfum, une couleur, qui sont propres à cette ville. L’occasion m’a été donnée de rencontrer mes lecteurs, cette occasion a été saisie et c’est un grand succès »

    Un succès qui laisse à penser que Nicolas Sarkozy pourrait revenir très prochainement dans la cité ocre. « Possible dans les prochains jours mais cette fois-ci pour se reposer en famille ».

    Peut-être comme un certain mois de décembre 2019, et plus précisément lors des fêtes de fin d’année, date à laquelle il avait répondu à l’invitation du Roi Mohammed VI. « Un séjour bref mais enchanteur » comme mentionné dans son livre ou de larges passages sont consacrés au Maroc, à son Roi et à…Marrakech. 

  • Olivier Becht aux Etats-Unis

    Olivier Becht aux Etats-Unis

    Ce voyage ministériel sur la Côte Est des Etats-Unis, du 10 au 15 décembre, ambitionnait notamment de consolider le lien avec les entreprises américaines susceptibles d’investir en France.

    Cette semaine, Olivier Becht a traversé l’océan. Le ministre français du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger, est venu sur la Côte Est des Etats-Unis, pour saluer ses compatriotes expatriés et vanter l’industrie bleu-blanc-rouge auprès des Américains. L’Alsacien de naissance et de scrutin (il a été élu député de la cinquième circonscription du Haut-Rhin à deux reprises) aura eu l’occasion de pratiquer son anglais de Boston à Houston, en passant par Washington, Austin, et New York. Objectifs affichés : renforcer les liens commerciaux avec les Etats-Unis et promouvoir les échanges de biens et de personnes entre nos deux pays. 

    Le Lycée français : « Faire circuler les idées »

    De passage au Lycée français de New York le mercredi 13 décembre, Olivier Becht a dialogué avec plusieurs élèves. « C’est très bien d’avoir des cerveaux [comme les vôtres] qui vivent hors de France, a félicité le Ministre. Les produits ne doivent pas être les seuls à circuler, mais aussi les hommes, et avec eux leurs idées ». Répété la veille à Washington, ce mot d’ordre de M. Becht s’accompagne d’une analyse : « Il y a parfois, aux Etats-Unis, une tentation de repli. Or il n’y a que par le multilatéralisme que l’on réglera nos problèmes », croit le Ministre.

    Olivier Becht aux Etats-Unis
    ©Lycée français de NYC

    Choose France

    Ce même multilatéralisme, le politicien en visite chez l’Oncle Sam compte le défendre à chaque étape de son voyage. Il s’agit en effet de poser certains jalons en amont de la prochaine réunion de l’Organisation Mondiale du Commerce, prévue en février 2024, où il faudra « sauver le multilatéralisme », notamment en concluant certains accords plus engageants sur l’acier ou l’aluminium, dixit Olivier Becht. Pour y parvenir, le Ministre se donne la mission d’un pêcheur : il espère hameçonner les entreprises américaines susceptibles d’investir en France. Le voyage du Ministre Becht s’inscrit donc dans un projet plus long-termiste : ferrer les patrons de la Côte Est et les convaincre qu’ils sont attendus à Versailles en mai 2024, au sommet Choose France. Ce rendez-vous dédié à l’attractivité de la France se veut un nouvel incontournable, où les investissements américains sont attendus. Ainsi, après avoir parlementé avec Don Graves et Katherine Tai, respectivement secrétaire adjoint au Commerce des Etats-Unis et représentante du pays au Commerce extérieur, M. Becht est allé tendre la main aux entrepreneurs de la tech à Austin, avec une délégation française souhaitant obtenir des marchés.

    « C’est une bonne chose que le Ministre fasse le déplacement avec ses deux casquettes, celle du commerce extérieur, et celle des Français à l’étranger », approuve Patrick Pagni, conseiller des Français de l’étranger pour la circonscription de New York. Le passage d’Olivier Becht à New York coïncide justement avec la réunion des conseillers du commerce extérieur, à laquelle celui-ci a participé. Un arrêt au Consulat, sur la Cinquième Avenue, a été l’occasion de rencontrer la communauté française, ces concitoyens « qui habitent dans un pays symbole de la liberté », et entretiennent le lien entre nos deux pays, selon le Ministre.

    Olivier Becht aux Etats-Unis
    ©Lycée français de NYC

    70 000 Français à New-York

    Les conseillers des Français de l’étranger qui ont eu une entrevue avec Olivier Becht lui ont remonté leurs doléances. Patrick Pagni souhaitait mettre en avant les questions liées à l’éducation des enfants de la communauté française. « Il devient de plus en plus difficile pour le gouvernement de suivre la montée du coût de la scolarité aux Etats-Unis » alors que celui-ci continue d’augmenter à New York, relève le conseiller.

    Outre le grand nombre d’expatriés résidant dans la ville aux cinq boroughs – entre 60 000 et 70 000 personnes en 2023 selon les chiffres du Consulat, l’escale d’Olivier Becht ici est opportune : la communauté économique française y est bien ancrée, avec les sièges américains des banques de l’Hexagone et une foule de cadres made in France travaillant dans des compagnies new-yorkaises. Soit autant d’ambassadeurs, d’entremetteurs naturels.

    Olivier Becht l’a affirmé devant les élèves du Lycée français : « ll faut que les entreprises françaises s’internationalisent et exportent ». Ne pas mettre tous les œufs dans le même panier, prendre des risques en s’ouvrant à de nouveaux marchés… le Ministre y voit là une solution prometteuse à l’aune des impacts et chocs économiques présents et à venir, qu’ils soient sanitaires, militaires, environnementaux. Et l’envoyé du gouvernement de conclure : « Penser qu’on va se protéger des chocs en construisant des murailles autour de nos pays, c’est penser comme à un autre siècle ».

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 15.12.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 15.12.23

    Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du vendredi 15 décembre, aujourd’hui, dans nos titres : Retour sur le voyage d’Olivier Becht aux USA – Primes de fin d’année françaises et non-résidents – Une crèche de confession juive attaquée en France 

    Chose France

    C’était le message porté par Olivier Becht cette semaine aux USA. Sur place, pour préparer le sommet de l’OMC qui se déroulera en février, le ministre du Commerce extérieur et des Français de l’étranger est allé au contact de la communauté française. Les Conseillers des Français de New-York en ont profité pour alerter le gouvernement sur le dérapage du coût de l’Education française aux USA. Une problématique qui suit Olivier Bech de pays en pays.. 

    Fonctionnaires ou salariés du privé français 

    Vous travaillez pour l’Etat, une collectivité territoriale ou une entreprise privée, et vous vous interrogez sur l’accès aux primes de fin d’année mises en place par le gouvernement d’Emmanuel Macron pour lutter contre l’inflation. Les réponses sont aussi diverses que les situations, pour simplifier si votre employeur est l’Etat ou un hôpital, les non-résidents ne sont pas éligibles au dispositif, si vous travaillez pour une collectivité territoriale, et si celle-ci met en place cette prime, alors sachez que vous y êtes éligible et cela en franchise d’impôts français. Pour ceux qui travaillent pour le secteur privé, si votre entreprise peut faire ce geste, alors vous pourrez en bénéficier aux mêmes conditions que vos collègues en France. À condition bien sûr d’y payer vos impôts, sinon l’Etat de résidence devrait imposer sa grille fiscale sur ce complément de revenus. 

    prime de fin d'année
    ©Stockadobe/LFP

    Agression antisémite dans une crèche du Val de Marne 

    Un homme s’est introduit mardi dans une crèche et a menacé avec un couteau la directrice de l’établissement situé dans le Val-de-Marne, l’agonissant d’injures antisémites. L’agression s’est déroulée en milieu d’après-midi mardi, vers 15h30. L’homme, armé d’une lame d’environ 15 centimètres « a pénétré dans la crèche ‘Les mini Kids’ située à Champigny-sur-Marne », s’est introduit dans le bureau de la directrice avant de la menacer verbalement, brandissant l’arme dans sa direction, a indiqué mercredi le parquet de Créteil à l’AFP.

    Crèche René Rousseau

    C’est tout pour cette semaine, on se retrouve lundi pour la dernière semaine de bulletins dédiés aux Français de l’étranger de l’année 2023. Bon week-end où que vous soyez !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Primes de fin d’année en France et non-résidents 

    Primes de fin d’année en France et non-résidents 

    Comme chaque année, et encore plus en 2023 où tout un chacun a été frappé par l’inflation, se pose la question épineuse de l’éligibilité des non-résidents aux primes de fin d’année exceptionnelles que ce soit dans le public ou le privé.  On fait le point pour les Français de l’étranger ! 

    Prime de pouvoir d’achat exceptionnelle de l’État et de la fonction publique

    On commence par la mauvaise nouvelle, car malheureusement les non-résidents ne seront pas éligibles à cette prime même s’ils travaillent en France. 

    En effet, le décret n° 2023-702 du 31 juillet 2023, portant création d’une prime de pouvoir d’achat exceptionnelle pour certains agents publics civils de la fonction publique de l’Etat et de la fonction publique hospitalière ainsi que pour les militaires qui a été publié au Journal officiel du 1er août 2023, n’est pas favorable aux frontaliers et plus généralement aux non-résidents. 

    Ce texte met en œuvre l’une des mesures de lutte contre l’inflation annoncées par le ministre de la transformation et de la fonction publique lors de la conférence salariale du 12 juin dernier et il précise que ne peuvent pas bénéficier de la prime de pouvoir d’achat exceptionnelle les personnels dans les situations suivantes : 

    – Les personnes affectées à l’étranger ;
    – Les agents frontaliers qui travaillent en France mais résident à l’étranger ;

    prime de fin d'année
    ©Stockadobe/LFP

    Prime de pouvoir d’achat exceptionnelle fonction publique territoriale

    Ce 31 octobre a été publié le décret concernant les fonctionnaires des collectivités territoriales. Et surprise, dans ce dernier, les conditions d’obtention ne prennent pas en compte le lieu de résidence, à la différence de celui concernant les fonctionnaires d’État, mais uniquement les employeurs et le niveau de revenu. Une bonne nouvelle qui a enflammé les réseaux sociaux des frontaliers dès le jeudi 2 novembre. 

    Pour être éligibles à la prime, les agents devront avoir perçu une rémunération brute ne dépassant pas 39.000 euros sur la période du 1er juillet 2022 au 30 juin 2023 (soit 3.250 euros par mois). En sachant que la garantie individuelle de pouvoir d’achat (Gipa) et la rémunération issue des heures supplémentaires défiscalisées ne sont pas à prendre en compte. À noter aussi : si leur collectivité-employeur décide de verser la prime, les assistants maternels et assistants familiaux remplissant les conditions (notamment de revenus), la percevront. Attention, les collectivités territoriales ne sont pas contraintes de verser cette prime et si elles le décident, elles peuvent l’étaler dans le temps. 

    Prime de partage de la valeur

    La prime Macron (également connue sous le nom de « prime de partage de la valeur ») a été créée par la loi n°2022-1158 du 16 août 2022 portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat. Un dispositif similaire avait été instauré en 2019. Il s’agissait de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat.

    La prime Macron a remplacé cet ancien dispositif qui aura été applicable jusqu’en 2021. En pratique, la prime Macron est un outil de rémunération à la disposition des entreprises leur permettant de verser un montant forfaitaire à leurs salariés dans le cadre d’un régime fiscal et social avantageux. Bien qu’intéressante pour récompenser les salariés, cette prime n’est toutefois pas obligatoire au niveau de l’entreprise.

    Du côté des salariés, peuvent bénéficier de la prime Macron tous ceux qui sont titulaires d’un contrat de travail au moment de son paiement, ou au moment de la signature de la décision unilatérale de l’employeur, ou du dépôt de l’accord d’entreprise ou de groupe. Les employés concernés peuvent être liés à l’entreprise concernée par un CDI, par un CDD, et travailler à temps plein ou à temps partiel et résider n’importe où ! 

    La prime Macron est exonérée de charges sociales, au niveau du salarié et de l’employeur, que celles-ci soient d’origine légale ou conventionnelle, dans la limite de 3.000 euros par bénéficiaire et par année civile. Le seuil passe de 3.000 euros à 6.000 euros pour les entreprises ayant mis en place un dispositif d’intéressement ou de participation.

    Du côté des salariés bénéficiaires, la prime Macron est exonérée d’impôt sur le revenu, de CSG, de CRDS (ou de l’impôt de solidarité pour les résidents dans l’UE).) et de taxe sur les salaires, dans les mêmes limites qu’en matière sociale (3.000 euros par bénéficiaire et par année civile ; 6.000 euros en présence d’un dispositif d’intéressement ou de participation au sein de l’entreprise).

    Cette exonération d’impôt concerne les salariés, ayant perçu au cours des 12 mois précédant le versement de la prime, une rémunération inférieure à 3 fois la valeur annuelle du SMIC. L’exonération s’applique pour les primes versées entre le 1er juillet 2022 et le 31 décembre 2023. Pour les salariés gagnant plus de 3 fois la valeur annuelle du SMIC, la prime est exonérée des charges sociales (à l’exception de la CSG et la CRDS ou l’impôt de solidarité pour les résidents dans l’UE). Toutefois, ces salariés ne bénéficient pas de l’exonération d’impôt sur le revenu.

  • Alerte à la Covid-19 en France

    Alerte à la Covid-19 en France

    À l’approche de Noël, alors que les Français de l’étranger s’apprêtent à reprendre le chemin de l’hexagone, on apprend que l’épidémie de Covid est sur une pente ascendante en France. En effet, sur place progresse une nouvelle version très transmissible du virus, relançant les appels à la vigilance avant les fêtes ! 

    4 ans après toujours là !

    Près de quatre ans après le démarrage de la pandémie de Covid-19, « on n’a pas autant d’indicateurs qu’à d’autres périodes mais des faisceaux d’indications convergent :  la circulation du virus est très intense », a déclaré Étienne Simon-Lorière, responsable du Centre national de référence (CNR) des virus des infections respiratoires à l’Institut Pasteur à l’AFP. En médecine de ville comme à l’hôpital, l’activité liée au Covid a encore marqué une « légère augmentation », notamment pour les seniors, selon le dernier bulletin de Santé publique France, il y a une semaine.

    Rien qu’aux urgences, plus de 4 350 passages hebdomadaires pour suspicion de Covid ont alors été recensés, et plus de 1 820 hospitalisations ont suivi. Si, depuis début mai, l’Organisation mondiale de la santé ne considère plus la pandémie comme une urgence sanitaire mondiale, elle a réaffirmé en novembre que le Covid-19 reste une menace. « Avec le Covid, on est dans une phase intermédiaire, pas encore endémique comme la grippe saisonnière », a exposé l’infectiologue Xavier Lescure, membre du Covars à l’AFP.

    Covid-19
    ©AFP

    Variant très contagieux

    « Depuis le début de la pandémie, les vagues se produisent environ tous les quatre mois, essentiellement sous l’effet d’une baisse d’immunité populationnelle », à laquelle s’ajoute « la recrudescence hivernale prévisible, avec la baisse des températures extérieures et plus de temps passé en intérieur, où les transmissions virales sont facilitées », a-t-il noté. Possibles porteurs de rebonds, plusieurs variants du virus (XBB.1.5, XXB.1.16, EG.5, BA.2.86) sont sous surveillance renforcée dans le monde. Un sous-lignage de BA.2.86, appelé JN.1, est spécialement scruté.

    « Apparu brusquement et beaucoup plus transmissible que ses prédécesseurs, JN.1 a un échappement immunitaire quasiment aussi important que ses cousins de la famille XBB […] mais dû à une combinaison de mutations génétiques complètement différente », a précisé Étienne Simon-Lorière. En France, début décembre, 30 % des cas de Covid recensés en laboratoire relevaient de JN.1. Jusqu’alors, rien ne suggère une sévérité accrue par rapport aux autres lignées.

    « Si on a été infecté par le virus il y a moins de six mois ou, mieux, vacciné il y a moins de six mois, les chances de se retrouver à l’hôpital à cause de JN.1 sont très réduites, malgré toutes ses nouvelles mutations. Grâce au boost d’anticorps mais aussi aux réponses cellulaires de l’organisme – peu affectées par l’évolution du virus -, il va être éliminé avant de provoquer une forme sévère de la maladie dans la grande majorité des cas, mais peut a priori être transmis », selon Étienne Simon Lorière.

    Une campagne de vaccination à la traîne

    Moins d’un quart des Français de 65 ans et plus a reçu un rappel depuis le démarrage, début octobre, de la nouvelle campagne. Le masque reste recommandé « en cas de symptômes, dans les lieux fréquentés et en présence de personnes fragiles », selon Santé publique France. Dans certains hôpitaux, comme à Chambéry et Aix-les-Bains depuis ce mercredi, il est redevenu obligatoire. Des collectifs de patients et de soignants ont réclamé fin novembre une obligation « dans tous les établissements de soins ».

    Partout en Europe

    Ailleurs en Europe, le constat est similaire. «Nous observons la même tendance à la hausse de circulation du virus dans les eaux usées en Belgique. On peut considérer que le virus est devenu endémique en Europe et qu’il est désormais inscrit au registre des virus “classiques”», souligne Leslie Ogorzaly, coordinatrice du projet Coronastep à l’institut des Sciences et Technologies du Luxembourg, chargé de pister le virus dans les eaux usées. «Il n’y a cependant rien d’étonnant car, comme les autres infections respiratoires, nous sommes dans la période favorable au virus.»

    Un constat partagé (en partie) par le Professeur Enouf: «Les muqueuses sont plus susceptibles aux infections en hiver et le risque est d’autant plus important qu’il existe un relâchement sur les gestes barrières. En revanche, difficile à ce stade de dire qu’il est bien devenu un virus hivernal, donc saisonnier, car on constate qu’il n’a jamais vraiment disparu».

  • Quel sens pour l’histoire ? 

    Quel sens pour l’histoire ? 

    Le déclin de l’Occident est une antienne qui en permanence se régénère dans l’histoire. En ce début de XXIe siècle, il est à nouveau évoqué par maints commentateurs. Plusieurs facteurs semblent leur donner raison.

    Au niveau démographique, les pays du G7 ne représentent plus que 10 % de la population mondiale quand les BRICS (le Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) rassemblent plus de 40 % de la population mondiale. Au 1er janvier prochain, ils seront rejoints par six nouveaux pays (Emirats Arabes Unis, Arabie Saoudite, Argentine, Éthiopie, Iran, Egypte) qui renforceront le poids de ce club de pays émergents.

    Le poids relatif de l’Occident au niveau de la création de richesses diminue

    La croissance démographique de l’Afrique marquera les prochaines années, sa population passant de 1,2 milliard de personnes à 2,5 milliards de 2022 à 2050. Le poids relatif de l’Occident au niveau de la création de richesses diminue également d’année en année. Il en est de même pour le PIB. En 1975, lors de la création du G5 par Valéry Giscard d’Estaing, devenu rapidement G7, les principales puissances occidentales représentaient 75 % du PIB. En 2022, elles n’en représentent plus que 45 %. Les BRICS se rapprochent du G7 avec plus de 30 % du PIB mondial.

    La Chine est devenue en quelques années la deuxième puissance économique et le premier exportateur mondial. L’image de l’Occident est sortie abimée de la crise financière de 2007/2009, crise qui a failli conduire à l’implosion totale du système financier à l’échelle mondiale.

    Les gouvernements des pays émergents et en développement sont de plus en plus nombreux à considérer que les États occidentaux maintiennent un système néocolonialiste en imposant leurs normes et leurs modes de pensée. L’interventionnisme des années 2000 et 2010 s’est soldé par de nombreux échecs pour les États-Unis et leurs alliés, les interventions militaires ne débouchant pas sur l’instauration d’institutions réellement démocratiques viables. Par ailleurs, les motifs de ces interventions ne sont pas apparus d’une évidente clarté aux yeux du plus grand nombre.

    Le déclin des pays développés n’est pas nouveau. Après la Première guerre mondiale avec ses dix millions de morts et ses vingt et un millions de blessés, l’idée que les pays européens s’étaient fourvoyés fut communément admise. Le livre d’Oswald Spengler, « Le déclin de l’Occident » en est une des expressions publiques.

    Les années Trente et la Seconde Guerre mondiale ne feront que confirmer aux yeux de nombreux observateurs que l’Occident rime avec destructions et malheurs.

    L’affirmation des États-Unis comme première puissance économique et militaire mondiale a occulté cette question, d’autant plus que la seconde partie du XXe siècle a été marquée par une forte croissance.

    histoire
    @stockadobe – Charlie Chaplin – Le temps du travail

    Le déclin occidental mis en exergue par les dirigeants des pays émergents concerne à la fois l’économie, les mœurs et la culture

    Le déclin occidental mis en exergue par les dirigeants des pays émergents et en développement est protéiforme. Il concerne tout à la fois l’économie, les mœurs et la culture. La baisse du niveau scolaire, la diminution de l’espérance de vie aux États-Unis, la moindre créativité, que ce soit au niveau des sciences ou sur le plan culturel semble leur donner raison.

    Pour autant, bien souvent, les pays émergents et en développement sont en proie à des problèmes similaires. Ces pays sont traversés par des lignes de fractures parfois plus marquées qu’en Occident et que les régimes autoritaires tentent de masquer. L’Iran en est un triste exemple. La chute de la croissance, de la productivité et de l’innovation ne connaît pas de frontières.

    L’histoire n’a de sens que celui que nous lui donnons. Depuis la première révolution industrielle, le progrès a servi de guide.

    Une crise de confiance sur la marche du monde

    Valeur occidentale, il s’est diffusé à toute la planète ou presque en créant néanmoins des tensions quand il rencontrait des systèmes de valeurs contraires. Aujourd’hui, le progrès n’impose plus sa magie aux peuples. Il apparaît inopérant face aux défis à relever. Nul n’ose plus affirmer que la science garantit des jours meilleurs. Il y a une véritable crise de confiance sur la marche du monde. Cette crise de confiance s’exprime vis-à-vis des pays avancés et au sein même de ces pays. La situation économique et géopolitique des prochaines années dépendra sans nul doute de la capacité des dirigeants à redonner du sens à l’action humaine et au progrès.

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