Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a bloqué l’aide financière de 50 milliards d’euros de l’UE pour l’Ukraine ce vendredi (15 décembre), remettant en question le soutien de l’Union au pays en guerre. Cette décision intervient après que les dirigeants européens ont ignoré l’opposition manifeste du chef de file du Fidesz — qui n’a toutefois pas usé de son droit de veto — et accepté d’ouvrir les négociations d’adhésion avec Kiev.
Les dirigeants européens, qui ont négocié le programme d’aide jusqu’à vendredi matin, ont mis fin aux discussions après une journée de tractations, Viktor Orbán ayant refusé de donner son feu vert à un financement destiné à soutenir le gouvernement ukrainien au cours des quatre prochaines années.
Les tentatives visant à convaincre le dirigeant hongrois d’accepter le paquet financier, y compris un ultime effort conjoint des dirigeants de l’Allemagne, de la France, de l’Italie, de l’Espagne et des Pays-Bas, ont échoué.
Les chefs d’État et de gouvernement devraient à présent revenir sur la décision début 2024 lors d’une réunion extraordinaire qui aura lieu en janvier, a annoncé le président du Conseil européen, Charles Michel, aux journalistes à la fin de la première journée du sommet européen.
Bruxelles avait prévu d’accorder à Kiev une aide de 50 milliards d’euros, avec 33 milliards de prêts et 17 milliards d’euros de dons, sur une période de quatre ans à partir de l’année prochaine.
La dernière proposition de compromis budgétaire a été « fermement soutenue » par les dirigeants des 26 autres États membres, a déclaré M. Michel, ce qui a été confirmé par des responsables de l’UE. Selon ces derniers, tous les États membres, à l’exception de la Hongrie, étaient satisfaits du document révisé.
« Nous avons encore un peu de temps, l’Ukraine ne sera pas à court d’argent dans les prochaines semaines », a affirmé le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, à la sortie des négociations.
« Je suis assez confiant dans le fait que nous pourrons parvenir à un accord au début de l’année prochaine, nous pensons à la fin janvier », a-t-il ajouté.
Le blocage de Budapest a toutefois porté un coup l’unité de l’UE et à Kiev, ainsi qu’à ses plus fervents alliés, quelques heures seulement après l’étape symbolique franchie lorsque les dirigeants européens ont accepté d’entamer les négociations d’adhésion avec le pays.
Kiev s’efforce pour sa part de rassurer sa population face aux rumeurs selon lesquelles le soutien de ses alliés occidentaux s’amenuise, dans un contexte où des doutes planent également sur l’aide financière et militaire des États-Unis.
Les dirigeants européens, qui ont négocié le programme d’aide jusqu’à vendredi matin, ont mis fin aux discussions après une journée de débats, Viktor Orbán ayant refusé de donner son feu vert à un financement destiné à soutenir le gouvernement ukrainien au cours des quatre prochaines années. [Council newsroom]
Une contrepartie pour Viktor Orbán ?
Dans un premier temps, M. Orbán était opposé aux deux décisions (aide et négociations d’adhésion), mais à la suggestion du chancelier allemand Olaf Scholz, il a accepté de quitter la salle de négociation pour permettre aux autres dirigeants de l’UE de prendre une décision sur l’adhésion sans lui.
Dans une vidéo publiée ultérieurement sur la plateforme Facebook, le dirigeant hongrois a expliqué son choix de quitter de la salle, indiquant que la Hongrie ne souhaitait pas « partager la responsabilité » de cette décision « insensée » des 26 autres États membres, raison pour laquelle il s’est « abstenu » lors du vote.
La décision d’ouvrir les négociations d’adhésion avec Kiev a finalement été prise à 26, mais les dirigeants européens et les diplomates ont assuré ne pas avoir accordé de contrepartie pour qu’il quitte la pièce à ce moment-là.
Les 26 autres membres « ont avancé un argument décisif : la Hongrie n’avait rien à perdre, étant donné que le mot final revient aux parlements nationaux », a expliqué le nationaliste hongrois.
« Et d’ici là, c’est un long, très long processus, avec au moins 75 autres occasions pour stopper le processus », a-t-il ajouté, réitérant qu’il s’agissait à ses yeux d’une « mauvaise décision que la Hongrie ne voulait pas avoir sur la conscience ».
Le président Ukrainien Volodymyr Zelensky a salué la décision des dirigeants européens, la qualifiant de « victoire pour l’Ukraine, pour toute l’Europe », tandis que la Maison-Blanche saluait une « décision historique ».
Toutefois, selon plusieurs diplomates de l’UE, le dirigeant hongrois n’aurait pas accepté deux concessions d’un coup — puisqu’une décision aurait également pu être prise à 26 sur l’aide financière à l’Ukraine.
Après la rupture des négociations, M. Orbán s’est réjoui de sa victoire sur les réseaux sociaux.
« Résumé de la nuit de travail : veto pour les fonds supplémentaires destinés à l’Ukraine », a écrit M. Orbán, précisant qu’il avait mis son veto à l’injection de nouveaux fonds dans le budget septennal de l’UE, mis à rude épreuve en grande partie par la pandémie de Covid-19 et la guerre russe en Ukraine.
Viktor Orban a été accusé de prendre en otage Kiev pour forcer Bruxelles à débloquer des milliards de fonds européens gelés à la suite d’un différend sur l’État de droit.
Dans ce que certains considèrent comme une concession de dernière minute visant à faciliter les négociations, la Commission européenne, l’organe exécutif de l’UE, avait accepté mercredi (13 décembre) de débloquer 10 milliards d’euros de ces fonds.
21 milliards d’euros de fonds pour la Hongrie sont toujours gelés en raison d’inquiétudes concernant l’État de droit dans le pays, mais Viktor Orbán a nié tout lien entre les fonds et la position de la Hongrie à l’égard de l’Ukraine. « Ce n’est pas notre style », a-t-il insisté.
Pourtant, lors d’un entretien pour une radio hongroise vendredi, le dirigeant hongrois a déclaré avoir « toujours dit que si on procédait à un amendement du budget de l’UE […] la Hongrie saisirait l’occasion pour revendiquer clairement ce qu’elle mérite. Pas la moitié, pas un quart, mais la totalité ».
Plusieurs dirigeants européens ont insisté sur la nécessité de faire preuve d’unité et d’envoyer un signal fort de soutien à l’Ukraine, qui a déjà vu le soutien de Washington ébranlé par les tentatives de blocage des républicains d’un programme d’aide de 60 milliards de dollars lors des discussions au Congrés américain.
Cette incertitude fait craindre un affaiblissement de la détermination de l’Occident à soutenir le pays dans sa guerre contre l’envahisseur russe.
Prallèlement à cela, les dirigeants de l’UE ont déclaré que l’Union s’était mise d’accord sur un douzième paquet de sanctions à l’encontre de Moscou, ciblant les exportations lucratives de diamants russes et visant à renforcer le plafonnement des prix du pétrole.
Bonjour à toutes et tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés, nous sommes le mardi 19 décembre. Dans nos titres aujourd’hui : Fin du géoblocage audiovisuel en Europe ? – 2024 : les dates du bac – Depardieu sorti de Grévin
Géoblocage : Non mais oui
Le texte voté le 13 décembre par le Parlement européen se veut un règlement sur le géoblocage qui supprimera les barrières injustifiées pour les consommateurs et les entreprises opérant au sein du marché unique. Cependant, point d’emballement, si à la première lecture, on peut en conclure qu’il sera désormais possible de regarder toutes chaînes ou plateformes diffusées au sein de l’Union européenne sans contrainte et ce quels que soit le pays européen où l’on soit, il n’en est rien. Un amendement surprise voté en catimini a complètement inversé la formulation s’appliquant au secteur audiovisuel, notamment pour les films diffusés sur les plateformes de streaming. Finalement, la Commission examinera les conclusions qui en ont été tirées dans le cadre du prochain bilan du règlement sur le géoblocage. Wait and see !
En 2018, le Parlement européen a décidé d’interdire le géoblocage, c’est-à-dire le fait de bloquer l’accès à un réseau sur base de la localisation d’une personne. Les systèmes de géoblocage bloquent ou autorisent donc l’accès à des contenus en fonction d’où se trouve l’utilisateur. [Ivan Marc/Shutterstock]
Retour en juin pour le bac
Après l’échec de la réforme de l’année dernière, c’est un retour à l’ancien modèle. Ainsi les épreuves écrites anticipées de français, qu’elles soient passées au titre de la session 2024 ou par anticipation au titre de la session 2025, auront lieu le lundi 3 juin 2024. Les épreuves de philosophie sont fixées le mardi 4 juin 2024. Les épreuves écrites de spécialité sont fixées du mercredi 5 juin au vendredi 7 juin 2024. Le candidat sera convoqué sur 2 journées pour les épreuves de spécialité à raison d’un enseignement de spécialité par jour.
La statue de l’acteur Gérard Depardieu a été retirée lundi du parcours de visite du musée Grévin à Paris, a appris l’AFP auprès de la direction du « Panthéon de cire des célébrités ». La décision de retrait a été prise « devant les réactions négatives des visiteurs (en passant devant le personnage de cire de l’acteur, NDLR), ainsi que sur nos réseaux sociaux », a précisé cette source.
C’est tout pour ce mardi, à demain pour un nouveau bulletin des Français de l’étranger !
Aujourd’hui, nous recevons Evelyne Renaud-Garabedian, Présidente de l’ASFE, l’Alliance Solidaire des Français de l’Etranger. Sénatrice représentant les Français établis hors de France depuis 2017, celle-ci a été renouvelée en 2023. A ce titre, elle nous en dit plus sur l’ASFE et son action auprès des expatriés français. Elle aborde aussi avec nous des sujets d’actualité tels que la loi immigration ou le vote du budget 2024.
Ecouter le podcast avec Evelyne Renaud-Garabedian
L’ASFE constitue le premier parti des Français de l’Etranger
Avec 3 sénateurs dans ses rangs, soit le quart des 12 actuellement en exercice, pour Évelyne Renaud-Garabedian, force est de constater que l’ASFE constitue « le premier parti des Français de l’Etranger ». L’adhésion des élus consulaires rencontrée par celui-ci lors des dernières élections Sénatoriales est d’ailleurs révélatrice. Pour la Présidente, l’ASFE qui œuvre pour les Français de l’étranger depuis bientôt 10 ans a su cristalliser la confiance des conseillers des Français de l’étranger. Elle indique que ceux-ci « connaissent l’accompagnement qui leur est proposé de manière journalière sur tous les sujets qu’ils peuvent adresser et sur lesquels il leur est répondu ». Cette dernière rajoute qu’« ils connaissent la rapidité, la compétence et la teneur du travail qui est accompli au sein de cette structure qui n’a de cesse de s’améliorer régulièrement sur les thèmes sur lesquels l’ASFE travaille ». Le groupe comprend aussi Jean-Luc Ruelle, Conseiller des Français de l’Etranger en Côte d’Ivoire qui est donc aussi représentant de la circonscription de l’Afrique de l’Ouest à l’AFE. La Sénatrice rappelle que « l’ASFE n’étant pas un parti national, celui-ci n’a pas pour objet de s’impliquer dans la politique ». Les intentions de votes lors des élections restent par conséquent hors de ses considérations. La richesse de l’Alliance est d’ailleurs « la présence de conseillers de tous bords politiques, ce qui lui permet d’avoir des perspectives variées sur divers sujets et de pouvoir fournir un travail constant et de qualité ».
Evelyne Renaud-Garabedian
L’ASFE et Les Républicains
Parallèlement, Evelyne Renaud-Garabedian juge utile de préciser pourquoi elle-même, Jean-Luc Ruelle et Jean-Pierre Bansard, tous trois sénateurs de l’ASFE siègent ensemble chez les LR. Pour eux, ce choix d’engagement résulte uniquement du fait qu’il s’agit du parti majoritaire au Sénat. D’ailleurs, ces derniers n’étant qu’attachés administratifs, cela leur confère une certaine liberté quant à leurs initiatives de vote. De cette situation résulte qu’ils n’ont « aucune obligation de suivre les votes ». Cela leur permet aussi « d’avoir des temps de parole très importants et de pouvoir présenter des propositions de lois beaucoup plus facilement que s’ils étaient non-inscrits ». Ils peuvent ainsi « participer à des groupes de travail » et ont « beaucoup plus de visibilité en étant rattachés à un groupe majoritaire ». En conséquence, ils peuvent « beaucoup plus intervenir pour l’aide des Français de l’étranger ». L’élue rappelle encore une fois qu’« ils ne font pas de politique et qu’ils ne participent pas aux réunions politiques chez les LR ».
Entreprises, Femmes, Résidence de repli, etc.
La Présidente de l’ASFE évoque par ailleurs les dossiers pour les Français de l’étranger qui lui semblent à l’heure actuelle les plus importants. Tout d’abord le sujet des entrepreneurs Français à l’étranger est pour elle « un sujet très important pour beaucoup de Français qui vivent à l’étranger qui est aussi essentiel pour notre commerce extérieur ». Celle-ci indique « arriver peu à peu à faire accepter par le gouvernement l’importance que représente l’outil fabuleux des Français qui vivent à l’étranger pour le commerce extérieur ». Ceux-ci connaissent en effet « le tissu local et les entreprises puis sont aussi présents sur place ».
Les autres sujets qui lui semblent essentiels sont « le réseau d’entraide professionnelle des femmes, les mandats et la protection des élus, ainsi que le point important de la résidence principale, résidence de repli, résidence d’attache avec le vote qu’il y a eu sur un amendement qui a été présenté par le gouvernement ». Celui-ci concerne « la résidence de repli pour les français qui vivent dans des zones à catastrophes naturelles ou à problèmes politiques, qui sont obligés de rentrer pour des raisons précises en France qui bénéficieront de la résidence de repli, c’est-à-dire de ne pas payer la taxe d’habitation l’année spécifique de leur retour en France ». Pour l’élue, « ce n’est pas encore suffisant, mais c’est déjà d’importance vitale ». Cela permet d’ores et déjà « d’avoir un texte ». Elle rajoute qu’elle et son groupe vont « continuer à travailler dessus pour l’améliorer ». Le gouvernement est « d’ailleurs d’accord ».
De plus, cet amendement est exactement le même que cette dernière avait déposé au Sénat. S’il y a un sujet pour lequel la Présidente de l’ASFE souhaite poursuivre son travail, c’est « le retour en France parce qu’on a pu remarquer qu’il y a beaucoup de gens qui veulent rentrer en France ». Se pose également « le problème du programme des jeunes pour l’immersion de la jeunesse ainsi que celui de la Francophonie qui est un sujet traité par Jean-Luc Ruelle. En même temps qu’il travaille sur la partie Afrique, celui-ci œuvre également beaucoup pour la Francophonie ».
Evelyne Renaud-Garabedian nous rappelle ensuite son combat régulier contre les violences conjugales. Elle précise que la semaine dernière, elle a « dans le PLF déposé un amendement pour une aide pour les femmes Françaises vivant à l’étranger victimes de violences conjugales qui ont des difficultés pour rentrer en France ». Celle-ci a « eu une discussion avec la Ministre des Affaires étrangères » à laquelle elle a exprimé le « besoin d’un budget pour rapatrier ces femmes parce qu’il y a une aide universelle qui a été mise en place par le gouvernement mais seulement pour les femmes en France ».
La Présidente de l’ASFE a « demandé à la Ministre s’il pouvait y avoir un transfert de cette aide universelle pour permettre de rapatrier les femmes Françaises victimes de violences conjugales de l’étranger en France ». Malheureusement, sa requête a été rejetée.
Du fait de ses fonctions, la Sénatrice est également en rapport régulier avec d’autres Sénateurs des Français de l’étranger ainsi que d’autres Sénateurs élus en France. Celle-ci a régulièrement des discussions « avec certains sénateurs qui sont socialistes, d’autres centristes et puis également avec certains députés des Français de l’étranger ». Elle rappelle qu’il y a « 12 sénateurs des Français de l’étranger et 11 députés des Français de l’étranger », tout en précisant qu’« il n’y a pas une osmose extraordinaire entre eux ».
Elle trouve toutefois nécessaire de sensibiliser les Sénateurs sur la situation des Français de l’étranger. Ceux-ci commencent d’ailleurs à la questionner sur ce point, ce qui lui donne un ressenti positif sur le travail qu’elle a accompli.
“ Il ne faut pas critiquer tout le travail effectué par le gouvernement ”
Au-delà de ces sujets, Evelyne Renaud-Garabedian indique qu’elle et les deux autres Sénateurs de l’ASFE ont voté pour la loi immigration, projet qui a longuement été rediscuté et controversé. L’élue considère que « la majorité sénatoriale avait réussi à forger un texte qui était commun avec le gouvernement sur des mesures telles que l’examen au cas par cas de la régularisation des travailleurs sans papiers dans les secteurs en tension, ou encore l’instauration de quotas migratoires sur l’ensemble des titres de séjour ».
Pour elle, « ce dernier point va d’ailleurs dans le sens du rapport Hermelin ». Pour rappel, Paul Hermelin, Président de Capgemini, s’est vu confier par les Ministres Catherine Colonna et Gerald Darmanin une mission d’évaluation pour une amélioration de la délivrance des visas. La Présidente de l’ASFE rajoute que « ce rapport a été commenté par Pauline Carmona, la nouvelle directrice des Français de l’étranger » dont elle salue « la compétence et qui est très proche des Français de l’étranger ». Ensemble, elles ont d’ailleurs « pu discuter de ce rapport » qu’elle « soumet à la lecture de beaucoup de personnes parce qu’il est particulièrement intéressant, notamment pour améliorer la politique et le dispositif de délivrance des visas qui représente une grosse difficulté ». A ce titre, elle indique que « Pauline Carmona et le gouvernement sont en train de mettre en place un visa d’attractivité de la France ». Il s’agirait d’un « visa pour des métiers attractifs, pour des artistes, pour des professions particulières ». Évelyne Renaud-Garabedian, Jean-Luc Ruelle et Jean-Pierre Bansard travaillent d’ailleurs actuellement sur ce projet avec Pauline Carmona.
Pour poursuivre sur la loi immigration, concernant la Commission paritaire, la Présidente de l’ASFE rajoute qu’« après l’adoption de la motion de rejet qui a été décidée à l’Assemblée nationale, le gouvernement a annoncé qu’il était d’accord pour voter le texte du Sénat hormis les dispositions qui concernent l’AMU ». De plus, « le Président de la République a annoncé que si la CMP n’était pas conclusive il procèderait au retrait du texte ». La Sénatrice espère donc qu’il y aura un accord. Pour elle, un texte serait nécessaire.
Budget 2024
L’élue livre ensuite son analyse sur les hausses annoncées par le gouvernement pour le budget 2024 à propos des programmes 151 et 185 liés aux Français de l’étranger. Tout d’abord, « le programme 151 des Français de l’étranger pour les affaires consulaires a augmenté de 24 millions d’euros. Certains postes de dépenses ont donc vu leurs crédits augmenter. L’Assemblée des Français de l’étranger voit d’ailleurs ses indemnités augmenter ». De son point de vue, « le travail qui a été fait par Olivier Becht, jusqu’à maintenant n’avait pas été fait dans ces conditions-là ». Toutefois, même s’il a « réussi à augmenter un peu les rémunérations », elle tient à rappeler qu’il s’agit « des seuls élus de la république qui n’ont pas une indemnité propre à leur activité ». De plus, « on a également en sus de la modernisation de l’administration consulaire pour le déploiement de la France consulaire et la poursuite de la dématérialisation de l’état civil qui est vitale pour les Français de l’étranger, l’aide à la scolarité avec une augmentation qui est significative, des crédits qui sont alloués aux bourses scolaires de près de 15 millions d’euros ».
Pour la Sénatrice, « on ne sait pas du tout si cela va être suffisant pour couvrir l’augmentation des écolages qui sont dus à l’inflation ». Elle exprime néanmoins sa déception quant à certains points. Celle-ci aurait en effet espéré « avoir un peu de moyens humains additionnels qui auraient pu être alloués aux réseaux consulaires ».
Ensuite, concernant le programme 185, l’élue relève que celui-ci « a quand même augmenté de 50 millions, ce qui représente tout de même une augmentation de 5,7% ». Pour cette dernière, « le budget 2024 consolide les moyens de la diplomatie d’influence. Il permet de renforcer l’attractivité de la France dans des domaines culturels, scientifiques et universitaires ». La Présidente de l’ASFE note qu’il y a eu « plus cette année que les autres années ». De son point de vue, il ne faut donc « pas critiquer tout le travail effectué par le gouvernement ».
Evelyne Renaud-Garabedian se réjouit du fait qu’« il y a des choses qui sont positives ». Elle garde espoir qu’à force de persévérance, la situation des Français de l’étranger va s’améliorer progressivement. Même s’il ne faut pas s’attendre à une révolution immédiate, elle pense qu’« il faut essayer de se mettre tous ensemble » pour assembler « petit à petit des pièces complémentaires pour améliorer leur situation à l’étranger ».
TV5MONDE va fêter ses 40 ans le 2 janvier prochain. Toute l’équipe parisienne avait donné rendez-vous le mercredi 13 décembre au gotha du PAF (paysage audiovisuel français) sous le pont Alexandre III dans le célèbre établissement “Le Bridge”. Sur place, les convives ont pu y croiser, Michel Drucker, la direction du journal Le Figaro et bien d’autres, comme Joël Wirsztel, directeur de la publication de Satellifacts. Tous ont ainsi célébré le succès du conglomérat francophone qui a su au fil des années s’imposer comme un acteur incontournable tout en sachant se moderniser avec des projets aboutis comme TV5MONDE, sous l’impulsion du directeur actuel Yves Bigot.
Satellifacts : la bible de l’audiovisuel
C’est donc tout naturellement que Satellifacts, la bible de l’audiovisuel français a décidé d’honorer la vénérable dame au sein d’un numéro exceptionnel que vous pouvez télécharger à la fin de cet article.
Créé en octobre 1995 sous le nom Satellifax, utilisé jusqu’au 22 octobre 2021, Satellifacts, premier quotidien de l’audiovisuelet ducinéma,est depuis plus de 25 ans un titre de presse indépendantsur abonnement. Il couvre l’actualité nationale et internationale de ses secteurs.
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Le baccalauréat constitue le sésame indispensable pour accéder aux études supérieures en France. Il est aussi reconnu internationalement comme un socle de connaissances solide. En 2024, à la demande générale, les épreuves de spécialités du bac général auront lieu en juin, et non plus en mars.
Mais le « Bac » c’est quoi ? Ça fonctionne comment ? Quelles sont les dates pour les centres à l’Étranger !
Les différents bacs
Instauré en 1808, le baccalauréat constitue, en France, le premier grade universitaire. Plus communément appelé « bac », ce diplôme national présente la particularité de valider la fin des études secondaires, tout en donnant accès à l’enseignement supérieur. L’obtention du bac est en effet obligatoire pour s’inscrire dans la quasi-totalité des formations françaises supérieures.
Il existe trois différents baccalauréats :
-Le bac général,
-Le bac technologique,
-Le bac professionnel ou bac pro.
Il n’y a pas d’âge limite, ni minimum pour le passer. Pour décrocher le bac, il faut obtenir une moyenne générale d’au moins 10/20. Il n’existe pas de note éliminatoire, ni de note plancher. Selon les données de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), un organisme dépendant du ministère de l’Éducation nationale, 672.400 jeunes ont obtenu leur bac en 2023. Un taux de réussite de 90,9%, légèrement inférieur à celui de 2022 (91,1%) et surtout de 2021 (93,8%) et de 2020 (95,7%). Le pourcentage particulièrement élevé de 2020 s’explique par l’annulation des épreuves écrites et orales à cause du Covid-19. Seule la moyenne des notes de l’année ont été prises en compte pour l’obtention du bac cette année-là.
Toujours d’après la DEPP, 739.500 candidats ont passé le baccalauréat en 2023, contre 732.100 en 2022. Le taux de réussite s’est élevé à 95,7% pour le bac général, 89,8% pour le bac technologique et 82,7% pour le bac professionnel.
Si on parle couramment de « bac de français », il n’existe pas, en réalité, de baccalauréat spécifique à la langue de Molière. Il s’agit, en fait, d’une épreuve anticipée de français (EAF) à l’issue de la classe de première, qui comprend un examen à l’écrit et un examen à l’oral dont les notes sont prises en compte dans la moyenne générale du baccalauréat.
L’objectif de l’EAF est d’alléger le programme des lycéens en réduisant le nombre de matières à passer en fin de terminale. L’épreuve anticipée est réservée aux filières générales et technologiques. Il n’y a pas d’EAF dans le cadre du bac professionnel.
Par ailleurs, il faut savoir qu’outre le français, il existe d’autres épreuves anticipées comme les travaux personnels encadrés (TPE) présentés à l’oral. Une épreuve orale anticipée d’histoire-géographie est aussi proposée pour les classes de première des séries technologiques STD2A, STI2D et STL (idem). Tout comme un oral en activités intermédiaires (AID) en série technologique ST2S ou en économie-gestion (EG) en série technologie STMG (idem).
Le bac général
Le baccalauréat général se compose exclusivement de matières d’enseignement général et conduit en priorité à des études supérieures longues (université, écoles de commerce, écoles d’ingénieurs…). Depuis 1995, il comportait les trois séries suivantes :
-Economique et sociale (ES) avec une dominante dans les sciences économiques et sociales (SES) ainsi que dans l’histoire, la géographie et les mathématiques,
-Littéraire (L) avec une dominante en français et littérature ainsi que dans les langues vivantes (LV), les arts et la philosophie,
-Scientifique (S) avec une dominante dans les mathématiques ainsi qu’en physique, chimie, sciences de la vie et de la terre (SVT).
-Les séries ES, L, et S ont été supprimées à compter de l’année scolaire 2020-2021 dans le cadre de la réforme du baccalauréat. Cette réforme prévoit que 60% de la moyenne sont désormais issus d’épreuves écrites et orales et 40% du contrôle continu.
Les candidats passent un écrit et un oral de français en fin de classe de première. Une épreuve écrite de philosophie est obligatoire pour tous les élèves de terminale rebaptisée « classe de maturité ». Les candidats doivent choisir, à partir de la première, deux disciplines dites « de spécialité » parmi les matières suivantes :
-Mathématiques,
-Physique-chimie,
-Sciences de la vie et de la terre (SVT),
-Langues et littératures étrangères,
-Sciences économiques et sociales (SES),
-Sciences de l’ingénieur,
-Histoire-géographie,
-Géopolitique et sciences politiques,
-Humanités,
-Littérature et philosophie,
-Arts,
-Numérique et sciences informatiques.
Les deux spécialités choisies donnent lieu, chacune, à une épreuve écrite. Comme avant la réforme, les candidats ont la possibilité d’opter pour une ou deux épreuves facultatives, également appelées « options ».
Les lycéens de terminale passent dorénavant un grand oral de 20 minutes devant un jury composé de trois personnes. Cette épreuve se déroule en deux parties : la présentation du projet (adossé à une ou deux disciplines de spécialité choisies par l’élève) de 5 minutes et un « échange » de 15 minutes avec le jury à partir de ce projet.
Le contrôle continu devait être composé à 90% par les notes des évaluations communes (EC) passées en première et terminale (avec copies anonymisées et correction par d’autres professeurs) et 10% par les notes du bulletin scolaire. Ce sont uniquement les moyennes trimestrielles de première et de terminale qui sont prises en compte. Une nouvelle matière, l’éducation morale et civique (EMC), s’ajoute aux disciplines de contrôle continu.
Le nouveau bac général a été mis en place à partir de 2021, c’est-à-dire pour les élèves entrés en classe de seconde à compter de la rentrée 2018-2019.
Le baccalauréat technologique associe enseignement général et technologie. Il se prépare après la classe de seconde générale, hormis pour les bacs sciences et technologies de l’hôtellerie et de la restauration (STHR) et techniques de la musique et de la danse (TMD) accessibles uniquement à partir d’une seconde spécifique. Il existe huit séries de « bac techno » :
-Sciences et technologies du management et de la gestion (STMG) avec quatre spécialités : gestion et finance, Mercatique (marketing), Ressources humaines et communication, systèmes d’information et de gestion,
-Sciences et technologies du design et des arts appliqués (STD2A) avec une dominante culture générale et artistique ainsi que le développement de la créativité personnelle, la connaissance et la maîtrise de techniques d’expression et d’outils technologiques,
-Sciences et technologies de l’industrie et du développement durable (STI2D) avec quatre spécialités : Architecture et construction (AC), Energies et environnement (EE), Innovation technologique et éco-conception (ITEC), Systèmes d’information et numérique (SIN),
-Sciences et technologies de laboratoire (STL) avec deux spécialités : Biotechnologies, sciences physiques et chimiques en laboratoire,
-Sciences et technologies de la santé et du social (ST2S) avec des dominantes sur la biologie humaine, la connaissance psychologique des individus et des groupes, l’étude des faits sociaux et des problèmes de santé, les institutions sanitaires et sociales,
-Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant (STAV) avec quatre spécialités: Agronomie, Alimentation, Environnement, Territoires,
-Technique de la musique et de la danse (TMD) avec deux options : instrument ou danse,
-Sciences et technologies de l’hôtellerie et de la restauration (STHR) avec des dominantes sur les sciences et technologies des services (STS) et les sciences et technologies culinaires (STC).
Le bac professionnel
Le baccalauréat professionnel se prépare en trois ans, dès la classe de seconde. Ce diplôme national peut s’obtenir par la voie scolaire « classique » (enseignement en lycée professionnel), par l’apprentissage (une partie de la formation effectuée en entreprise), par la formation continue professionnelle (pour les salariés, les demandeurs d’emploi et les personnes en reconversion), en candidat individuel (à condition de justifier d’au moins trois ans d’expériences professionnelles).
Au lieu de passer l’examen, il est possible d’être diplômé via la validation des acquis de l’expérience (VAE). Pour accéder à une VAE, le candidat doit avoir occupé pendant au moins un an un poste d’employé ou d’ouvrier qualifié dans un domaine professionnel en rapport avec la spécialité visée. On dénombre plus de 90 spécialités en « bac pro ».
Inscription bac 2024
Les dates d’inscription au baccalauréat sont fixées par chaque rectorat. Elles ont lieu généralement à l’automne (d’octobre à mi-décembre 2023 pour le bac 2024). Les lycéens n’ont aucune démarche à effectuer. C’est leur établissement qui se charge de les inscrire. Il leur est juste demandé le moment voulu de fournir :
-Une copie de l’attestation ou du récépissé de recensement délivré par leur mairie ou une copie du certificat de participation à la journée défense et citoyenneté (JEC).
Dates d’inscription au bac 2024 pour les candidats libres
Les candidats libres doivent s’inscrire directement auprès de la division des examens et concours (DEC) du rectorat de leur académie ou, s’ils habitent en Ile-de-France, auprès du Service interacadémique des examens et concours (SIEC) d’Arcueil. Il leur est conseillé d’entamer leurs démarches dès la rentrée (septembre 2023 pour le bac 2024).
Demande d’aménagement
Pour bénéficier d’un aménagement spécifique des conditions d’examen (tiers-temps supplémentaire, équipement informatique, assistance d’une personne tierce…), les candidats souffrant d’un handicap doivent adresser leur demande à l’un des médecins désignés par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). La requête doit être réalisée au plus tard deux mois avant la première épreuve via un formulaire de demande d’aménagement d’épreuves aux examens.
Les dates pour les centres d’examen à l’étranger
Pour rappel, les textes qui régissent l’organisation des baccalauréats général et technologique en France sont applicables aux centres ouverts à l’étranger. La liste des langues dont les épreuves peuvent être subies à l’étranger est fixée, chaque année, par les recteurs des académies de rattachement. Les différents pays sont répartis en 2 groupes, eux-mêmes subdivisés en d’autres groupes. Le groupe 2 réunissant ceux de l’hémisphère sud (Australie, Nouvelle-Zelande) où ces derniers ont passé le baccalauréat au cours du mois de novembre.
Le groupe 1
Les centres d’examen des pays du groupe 1 sont répartis de la façon suivante :
-Groupe 1 (B) : Algérie, Angola, Bénin, Cameroun, Congo, Gabon, Irlande, Niger, Nigéria, Portugal, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Royaume-Uni, Tchad et Tunisie. Les candidats du Maroc composeront, aussi, sur calendrier.
-Groupe 1 (C) : Afrique du Sud, Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Égypte, Espagne, Guinée équatoriale, Hongrie, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Pologne, République tchèque, Serbie, Slovaquie, Suède et Suisse.
-Groupe 1 (E) : Arménie, Émirats arabes unis, Géorgie, Iran, République de Maurice.
Les épreuves écrites anticipées de français, qu’elles soient passées au titre de la session 2024 ou par anticipation au titre de la session 2025, auront lieu le lundi 3 juin 2024.
Les épreuves de philosophie sont fixées le mardi 4 juin 2024.
Les épreuves écrites de spécialité sont fixées du mercredi 5 juin au vendredi 7 juin 2024. Le candidat est convoqué sur 2 journées pour les épreuves de spécialité, un enseignement de spécialité par jour.
Les évaluations ponctuelles écrites de langues vivantes A et B (amharique, arménien, bulgare, cambodgien, coréen, danois, finnois, grec moderne, norvégien, persan, serbe, suédois, tamoul, tchèque, turc, vietnamien) se dérouleront :
-Le mardi 11 juin 2024 de 14 h 00 à 15 h 30 pour la classe de terminale (heure de Paris) ;
-Le mardi 11 juin 2024 de 14 h 30 à 16 h 00 pour la fin du cycle terminal (heure de Paris) ;
-Le vendredi 14 juin 2024 de 14 h 30 à 16 h 00 pour la classe de première (heure de Paris).
Enfin, les épreuves écrites de remplacement sont fixées du mardi 10 au vendredi 13 septembre 2024 pour les baccalauréats général et technologique.
Les épreuves écrites anticipées, qu’elles soient passées au titre de la session 2024 ou par anticipation au titre de la session 2025, sont fixées le vendredi 13 septembre 2024.
Les candidats doivent impérativement être convoqués une demi-heure avant le début de chacune des épreuves. En outre, les candidats des pays du groupe 1 (A, B, C, D et E) doivent rester dans la salle d’examen durant l’intégralité des épreuves.
Le Parlement européen a adopté mercredi (13 décembre) un texte de révision du règlement sur le géoblocage des contenus numériques au sein du marché unique. Le secteur audiovisuel a été exclu dans un amendement ajouté à la dernière minute.
En 2018, le Parlement européen a décidé d’interdire le géoblocage, c’est-à-dire de discriminer l’accès à des contenus suivant la localisation d’une personne. Les systèmes de géoblocage bloquent ou autorisent l’accès à des contenus en fonction du territoire où se trouve l’utilisateur.
Mercredi (13 décembre), à la suite d’une évaluation du règlement par la Commission remontant à 2020, les eurodéputés ont plaidé en faveur d’une réévaluation des règles de l’UE en matière de géoblocage, compte tenu de l’augmentation des achats en ligne depuis plusieurs années.
L’eurodéputée polonaise Beata Mazurek du groupe de droite souverainiste des Conservateurs et réformistes européens (CRE), rapporteure du dossier, a déclaré avant le vote dans son discours que « le règlement sur le géoblocage supprimera les barrières injustifiées pour les consommateurs et les entreprises opérant au sein du marché unique ».
« Nous devons faire quelque chose en ce qui concerne les paiements en ligne et mettre fin à la discrimination fondée sur la nationalité ou le lieu de résidence. Lorsque des achats sont effectués sur internet, les barrières doivent être supprimées. Nous devons avoir le droit absolu d’accéder à une meilleure sélection de biens et de services en Europe », a-t-elle déclaré.
Bien que le texte original du règlement interdisait le blocage géographique, notamment pour des raisons de discrimination, comme présenté par Mme Mazurek, un nouvel amendement va à l’encontre de cette interdiction, affirmant que la fin du géoblocage entraînerait au contraire une perte de revenus et des prix plus élevés pour les consommateurs.
En 2018, le Parlement européen a décidé d’interdire le géoblocage, c’est-à-dire le fait de bloquer l’accès à un réseau sur base de la localisation d’une personne. Les systèmes de géoblocage bloquent ou autorisent donc l’accès à des contenus en fonction d’où se trouve l’utilisateur. [Ivan Marc/Shutterstock]
Contenu audiovisuel
Selon Mme Mazurek, lutter contre la discrimination par les prix nécessite de faciliter les diffusions transfrontalières et de faciliter l’accès aux films, aux séries et aux événements sportifs dans la langue maternelle de l’utilisateur. « La Commission devrait évaluer attentivement les possibilités de mise à jour des règles actuelles et apporter le soutien nécessaire aux besoins du secteur audiovisuel », a-t-elle ajouté.
Toutefois, dans un amendement de dernière minute adopté lors du vote en plénière, l’eurodéputée Sabine Verheyen, membre influente de la Commission de la culture et de l’éducation (CULT) au Parlement, a complètement inversé la formulation s’appliquant au secteur audiovisuel, notamment pour les films diffusés sur les plateformes de streaming.
Selon l’eurodéputée, la suppression du géoblocage dans ce domaine « entraînerait une perte significative en termes de revenus, mettant en péril l’investissement dans de nouveaux contenus, tout en érodant la liberté contractuelle et réduisant la diversité culturelle au niveau de la production, de la distribution, de la promotion et de l’exploitation des contenus ».
Elle souligne également que l’inclusion du secteur audiovisuel dans la réforme du règlement se traduirait par « moins de canaux de distribution » et qu’en fin de compte, les consommateurs se mettraient à payer plus cher.
Mme Mazurek a déclaré avant le vote que, bien que le rapport aborde le matériel audiovisuel, elle « souhaiterait que cela se fasse de manière progressive, en gardant à l’esprit les circonstances particulières relatives au secteur créatif ».
« Nous voulons examiner la position des parties concernées sans menacer le mode de financement des projets culturels. Cela peut être considéré comme une approche révolutionnaire, mais nous devons tenir compte des progrès technologiques et du fait que les besoins des consommateurs ont changé au cours des dernières années », a expliqué l’eurodéputée.
Cependant, le vote de mercredi (13 décembre) sur l’amendement de Mme Verheyen stipule le contraire de ce qu’y était initialement proposé, les eurodéputés étant désormais opposés à l’interdiction du géoblocage pour les contenus audiovisuels.
Grégoire Polad, directeur général de l’Association des Télévisions Commerciales et des Services de Vidéo à la demande en Europe (ACT), a souligné que le Parlement européen et le Conseil de l’UE « ont maintenant clairement indiqué qu’il n’y a aucun soutien politique pour une quelconque inclusion présente ou future du secteur audiovisuel dans le champ d’application du règlement sur le géoblocage ».
Cependant, le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) s’est opposé à l’exclusion du secteur audiovisuel et créatif du règlement régulant le géoblocage, appelant les responsables politiques à rendre le contenu audiovisuel disponible de manière transfrontalière.
Un porte-parole de la Commission a déclaré à Euractiv qu’ils étaient conscients du «débat en cours » et qu’ils « analyseraient soigneusement son contenu, y compris les propositions liées au contenu audiovisuel », une fois le texte adopté.
« La Commission s’est engagée dans un dialogue avec le secteur audiovisuel dans le but d’identifier des solutions menées par l’industrie pour améliorer la disponibilité et l’accès transfrontalier au contenu audiovisuel à travers l’UE », a expliqué le porte-parole.
Ce dialogue avec des acteurs s’est achevé en décembre 2022, et la Commission examinera les conclusions qui en ont été tirées dans le cadre du prochain bilan du règlement sur le géoblocage.
Ils se sont félicités, applaudis, quelques tabloïds complaisants ont salué une victoire historique. Le communiqué final de la Cop 28 propose « pour la première fois », une « transition hors des énergies fossiles dans les systèmes énergétiques ». Alléluia !
100.000 congressistes dans le désert climatisé de Dubaï ont, pendant dix jours, discutaillé, les yeux cernés par les nuits blanches, cet accord sous l’égide de Sultan Al-Jaber, patron de la septième compagnie pétrolière mondiale. Pendant ce temps, le vrai monde continue. Jaber aussi, il va investir 150 milliards de dollars dans le pétrole d’ici sept ans.
Qui, s’il a une mine d’or, en interdirait le commerce ?
L’an dernier, 82% de l’énergie consommée dans le monde était d’origine fossile. La transition énergétique, pour lutter contre le changement climatique, suppose des émissions zéro carbone d’ici 2050. À l’évidence impossible. Beaucoup de pays ne le souhaitent pas, malgré les déclarations, le « Consensus de Dubaï » ou les « Accords de Paris », qui ont autant d’effets sur le climat que les girouettes sur le vent. Jusqu’à présent, seule l’Europe a diminué sa production d’émissions de CO². Tous les pays du sud ont augmenté la leur : Logique du développement.
Qui, s’il a une mine d’or, en interdirait le commerce ? Qui, s’il a soif, bannira l’eau? D’où vient, alors, ce miracle, que l’on cause, que l’on débat, que l’on s’étripe, sur les bons et les méchants qui veulent sauver ou détruire la planète ?
Tout d’abord, de la réalité du réchauffement climatique. Du plagiste au GIEC, tous le constatent. Depuis le temps que les gouvernements, l’ONU, Miss Monde, Chirac et Greta sonnent l’alarme, qui n’entend pas ne le veut pas. Les citoyens attendent que les gouvernements qui leur annoncent la catastrophe l’empêchent. Et les gouvernements, surtout ceux qui ont des électeurs, entendent montrer qu’ils ont à la pointe de leurs attentes.
Il y a juste un petit problème : L’Agence internationale de l’énergie (AIE), estime les besoins entre 2 200 milliards à 2 800 milliards de dollars par an à l’horizon 2030. La Commission américaine de la transition énergétique, elle , à 3.500 milliards par an. Deloitte, à 7.300 milliards. Mc Kinsey à 10.200 milliards, soit 2.6 le PIB mondial. Pour avoir une petite chance de financer la transition énergétique et respecter les « Accords de Paris », (+1.5 degrés d’augmentation de la température) , il faudrait une hypercroissance folle. Grâce au pétrole pas cher ou au charbon à bas coût ? Avec des taux d’intérêt négatifs si possible, car le capital est redevenu cher.
Les positions s’expliquent dès que l’on met, paradoxalement, la question du climat de côté.
Pourquoi ce cirque de menteurs ? Agitation, populisme vert, greenwashing ? Les positions s’expliquent dès que l’on met, paradoxalement, la question du climat de côté.
Si vous n’avez pas d’énergie fossile, que faire, sinon payer ceux qui en ont, ou en inventer d’autres ? C’est le cas de l’Europe. La facture énergétique européenne plombe les comptes. Comme ceux de la ménagère. La route du gaz russe a fait rêver, elle est coupée. L’Europe est le continent qui cherche une transition énergétique. D’où le recours au nucléaire, bêtement interrompue en France, stupidement dénoncé en Allemagne. Microsoft a déclaré cette semaine que la nouvelle économie dépendrait de l’Intelligence Artificielle et du nucléaire.
Les Européens osent, par la réglementation, imposer une transition énergétique par l’électrique. D’où l’interdiction des moteurs thermiques, le plan Repower Europe, de 300 milliards d’euros. Le but : prendre la tête de la révolution énergétique. La promesse : réduire les émissions de 55 % d’ici à 2030. L’intérêt : rendre l’Europe indépendante en énergie, développer une industrie énergétique alternative. Avec quelques risques : détruire son industrie automobile, laisser la place aux Chinois, créer de nouvelles dépendances avec un coût social élevé.
La principale nouvelle de la Cop 28 est l’accord de 22 pays, pour tripler la production nucléaire.
Les promesses irréalisables, comme toute démagogie, écologique ou pas, se paient. L’Union européenne émet moins de 8% des émissions mondiales de CO. La suppression totale des émissions de l’Union européenne, aurait un impact inférieur à 1/10 de degré d’ici la fin du présent siècle. La logique est ailleurs : celle de l’autonomie énergétique.
Que fait-on si l’on s’appelle la Chine avec l’Europe pour premier client? Le client étant roi, on donne raison à l’Europe. Sauvons la planète et nos parts de marché. On investit les premiers dans les nouvelles énergies dont aura besoin l’Europe : batteries, voitures électriques, lithium, terres rares, de façon qu’ils passent d’une dépendance à l’autre. Pour cela, financer ces développements avec du charbon.
La Chine construit l’équivalent de deux centrales à charbon par semaine. Elle représente 31 % des gaz mondiaux à effet de serre. Elle s’oppose, comme l’Inde, à une taxe carbone aux frontières. Si elle ne donne pas un Yuan et ne s’engage à rien, elle soutient le pauvre « Sud » qui souffre de la destruction du climat due aux Occidentaux (La Chine et l’Inde dépassent désormais en Co² le total des émissions européennes depuis 1850). Elle représente 2/3 des émissions mondiales de CO². L’Inde réaffirme sa volonté d’ouvrir des mines de charbon et de se doter de centaines de centrales.
La Chine construit l’équivalent de deux centrales à charbon par semaine.
Pour le pétrole, la Chine signe avec l’Iran et la Russie des accords à long terme. Pour assurer sa diversification, elle investit aussi dans le nucléaire. Comme le recours aux énergies renouvelables suppose de doubler leurs capacités par une autre production énergétique, moins chère, facilement disponible, elle investit dans le charbon plus encore que dans le solaire ou l’éolien, où elle a cassé les prix du marché mondial. L’énergie, c’est la vie, la clé de la compétition mondiale : faire feu de tout bois, charbon, batterie, nucléaire, hydraulique, pétrole, gaz.
Les États-Unis ne sont pas en reste. Pas question pour la première puissance mondiale de se laisser distancer. Biden a orienté 370 milliards pour les investissements dans les nouvelles énergies dans l’Inflation Réduction Act. Les États-Unis sont le premier producteur de pétrole, redevenus exportateurs. Ils exploitent le gaz de schiste (qu’achètent les Européens qui se refusent, eux, de l’exploiter. Les hydrocarbures puisés en Europe polluent, pas ceux qu’elle importe. La démagogie est toujours stupide).
Pourquoi les producteurs de pétrole ne se font-ils pas hara-kiri pour sauver la planète ? Qui sont-ils ? États-Unis (18.9% du total mondial), Arabie saoudite (12,9%), Russie (11.9), Canada (5.6) ; Irak (4.5), Chine (4.1), Emirats (4), Iran (3.8), puis Brésil, Koweït, Nigeria, Mexique, Qatar, Kazakhstan, Algérie, Libye, Venezuela, Indonésie, Azerbaïdjan, Angola, Gabon et bientôt Namibie et Guyana. D’où l’appétit de Maduro pour l’annexer.
Pourquoi les producteurs de pétrole ne se font-ils pas hara-kiri pour sauver la planète ?
Que faites-vous si vous êtes un pays producteur de pétrole ? Double stratégie. Un : faire monter les prix en restreignant l’offre. Ce que fait l’OPEP. Deux : éviter que les investissements en recherche de pétrole prolifèrent hors de votre périmètre et de vos réserves. C’est la règle des oligopoles. Donc, accepter l’idée de sortir « progressivement » du pétrole. D’où la déclaration « historique » salué par Sultan Al-Jaber.
Deux : devenir un producteur d’énergie « globale » : investir aussi dans le nucléaire et les renouvelables. Ne pas laisser le client se débrouiller seul. Ne pas devenir dépendant des autres, avoir un pied chez vos clients, chez vos concurrents. Investir avec eux. Liés un jour, liés toujours. C’est la stratégie de l’Arabie, du Qatar. De toute façon, vous savez qu’on boira jusqu’à la dernière goutte de votre pétrole qui jaillit à deux dollars.
Qu’est-ce que vous faites si vous êtes un pays pauvre sans hydrocarbure ? Vous demandez que l’on compense les effets néfastes du réchauffement climatique, vous plaidez pour des subventions. D’où la création d’un fonds d’aide à la transition énergétique. Cela a déjà été promis. Criez plus fort. Vendez cher votre soutien. On n’a pas parlé que d’énergie à Dubaï. Il y aussi l’Ukraine, le Hamas, les banqueroutes, mille détails mortels et financiers de la vie quotidienne. Surtout dans un contexte de bloc.
Plus je taxe, plus je donne, plus je contrôle, plus j’ai de pouvoir.
Qu’est-ce que vous faites si vous êtes un gouvernement? Subventions et aides légitiment taxes et prébendes. Plus je taxe, plus je donne, plus je contrôle, plus j’ai de pouvoir. Tous les gouvernements justifient les subventions à l’énergie, et les taxes sur l’énergie. La France en est un exemple : 40 milliards l’an dernier pour subventionner l’essence devenue trop chère. Tous font pareil. Taxer l’énergie, subventionner l’énergie, cela justifie lobbies et gouvernants.
Et vous obtenez le résultat « historique » de la Cop 28: Abandon « progressif » des énergies fossiles. Création d’un Fonds pour les pertes et les préjudices pour les pays en développement hébergé par la banque mondiale, avec une mise de départ de 792 millions de dollars. Le prix d’M’Bappé et Neymar.
Un moyen simple : un marché mondial du CO². Le principe pollueur payeur.
Si l’on voulait limiter les émissions de CO², un moyen simple qui mettrait hors-jeu subventions et gouvernements, serait un marché mondial du CO². Une tarification du carbone réduirait les émissions. Cela revient au principe du pollueur-payeur, à payer les externalités de production. Mais pays émergents et en développement n’en veulent pas. Ils paieraient. Le mécanisme existe. Le prix actuel est inférieur à cinq dollars la tonne. Pour maintenir l’augmentation de la température mondiale à 2 °C, il faudrait que le prix actuel du carbone soit d’environ 200 dollars la tonne.
Belle ville de la Caspienne où flotte un parfum de pétrole, de gaz et de corruption. La Serbie vient d’inaugurer un gazoduc pour importer du gaz en provenance de Bakou pour alimenter l’Union européenne. L’UE a signé un accord avec cet Azerbaïdjan qui vient de faire la guerre à l’Arménie ; raison pour laquelle la famille Aliev mène quelques opérations contre la France qui soutient l’Arménie. Total Energies et ENI ont signé avec le Qatar des contrats de 27 ans. La Cop 28 n’a-telle pas considéré le gaz (art 29) comme une énergie de « transition » ? Celui qui pense que c’est un hydrocarbure n’a pas compris la nature parachimique d’une Cop.
Bakou saura recevoir. Il y aura des cadeaux pour tout le monde. Réservez vos places. Ce sera une belle comédie. Et si vous vous demandez pourquoi les menteurs mentent, dites-vous que c’est pour votre bien ou celui de la planète. Platon disait que seuls les dirigeants auraient droit au mensonge. Il disait aussi : « Ne t’emporte pas contre nos politiques; car ce sont les gens les plus propres à nous divertir avec leurs règlements ».
Laurent Dominati
Laurent Dominati
a. Ambassadeur de France
a. Député de Paris
Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press
Bonjour à tous, nous sommes le lundi 18 décembre, vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans nos titres : Mort d’un otage franco-isralien et d’un agent du Quai d’Orsay à Gaza – Le baromètre des expatriés 2023 – Miss France 2024
La France pleure deux nouveaux morts dans le conflit israélo-palestinien
Enlevé par le Hamas le 7 octobre au festival « Tribe of Nova », organisé à Re’im, à quelques kilomètres de la bande de Gaza, Eliya Toledano a été retrouvé mort ce vendredi 15 décembre. Le jeune Franco-israélien y avait accompagné notre compatriote Mia Schem, qui a pour sa part été libérée par le Hamas au dernier jour de la trêve humanitaire à Gaza il y a deux semaines. En parallèle, suite à un bombardement israélien, un agent local du ministère des Affaires étrangères est décédé suite à l’effondrement d’une bâtisse. Sa famille avait, elle, été mise en sécurité en France.
Expatrié(e), avez-vous le moral ?
Oui selon le baromètre publié par Expat communication en partenariat avec la CFE, la Banque de France et d’autres. Dans un article publié sur le site Lesfrancais.press, retrouvez en détail les chiffres clés du baromètre. On y parle moral, mais aussi inclusion, retour, famille, enfants, et bien d’autres thèmes qui font la richesse de cette analyse annuelle.
Une « T’chi » comme Miss France 2024
Si la coupe à la garçonne de la Miss Nord-Pas-de-Calais a fait réagir après sa victoire, Eve Gilles préfère prévenir: « je n’ai pas envie d’être connue comme la Miss aux cheveux courts. » « Je ne suis pas unique que par mes cheveux, je suis unique parce que je suis Eve », assure la nouvelle Miss France. Avec ce choix capillaire, la jeune femme de 20 ans souhaite toutefois montrer que la « représentation de la femme est diverse » mais surtout casser les codes des standards de beauté attendus dans les concours. Originaire de Quaëdypre, un village proche de Dunkerque, Eve Gilles est la quatrième Miss Nord-Pas-de-Calais à être sacrée Miss France en moins de dix ans, après Camille Cerf en 2015, Iris Mittenaere en 2016, Maëva Coucke en 2018. Un succès qui s’explique, selon elle par la capacité qu’ont les Miss du Nord « à aller chercher les gens chez eux ».
Le podcast dédié à la sphère football des français à l’étranger.
Chaque épisode s’ouvre sur les dernières actualités puis vous propose une interview d’un joueur professionnel qui joue dans un championnat étranger. Nous donnons également la parole aux responsables des clubs de supporter installés pour nous expliquer comment ils arrivent à faire vivre leur passion loin de la France.
Animé par Caroline Ettori et Jérémy Michel.
1ère mi-temps avec Damien Marcq : «Atteindre mes 500 matchs professionnels»
Le FC Expat, c’est le football vécu par nos compatriotes Français à l’étranger. Dans ce numéro, Damien Marcq nous accueille en Belgique. Il joue au Sporting de Charleroi en Jupiler League. (Équivalent de la Ligue 1 en France). Il connaît bien le plat pays. Il y évolue depuis plus de 10 ans. Il a notamment porté les maillots de La Gantoise, de Zulte Waregem et de l’Union Saint-Gilloise avant de rejoindre son club actuel. Formation qu’il avait déjà connue de 2013 à 2017.
« C’est intéressant de venir à l’étranger et jouer le haut du tableau »
Dans ce podcast, le natif du Nord va nous dire s’il se sent davantage Belge que Français. Il a en effet effectué plus de la moitié de sa carrière Outre-quiévrain. Il nous confie également la raison de sa venue en Belgique. « C’est intéressant de venir à l’étranger et jouer le haut du tableau ». Damien a vécu dans la partie néerlandophone et aussi dans celle francophone de ce pays. Il nous fait part de ses différentes expériences. Le Ch’ti semble s’être bien acclimaté à la Wallonie. « Mon adaptation à Charleroi s’est bien passée » nous confie-t-il. Sa femme est d’ailleurs originaire de cette ville.
« Le championnat belge est un championnat de transit »
Il y a de nombreux étrangers qui jouent en première division belge. Aussi « tout le monde parle anglais » dans les vestiaires « même à Charleroi » constate Damien Marcq. La raison est que « Le championnat belge est un championnat de transit. Il y a beaucoup de passages de joueurs qui vont ensuite dans de plus grands championnats » explique-t-il dans l’interview qu’il nous a accordée.
« J’arrive parfois à l’entraînement avec ce petit air supérieur »
La rivalité entre la France et la Belgique reste présente. Le défenseur des Zèbres rappelle parfois que sur le maillot des bleus figurent deux étoiles. « J’arrive parfois à l’entraînement avec ce petit air supérieur » s’amuse-t-il avec nous. Dans ce FC Expat, Damien aborde aussi son objectif de carrière : atteindre les 500 matchs professionnels.
2ème mi-temps avec l’OL : « Lyonnais un jour, Lyonnais toujours »
C’est l’Olympique Lyonnais qui est notre coéquipier de la deuxième mi-temps. Boris Foiselle, expatrié Français, habite à Singapour. Il anime le fan-club local de l’OL appelé les Singagones. Si le son club de cœur n’affiche pas les résultats souhaités, Boris reste fidèle à ses couleurs. « Lyonnais un jour, Lyonnais toujours » affirme-t-il dès le début de l’échange.
En Asie, avec le décalage horaire, les supporters regardent les matchs la nuit. Le groupe des Singagones est principalement constitué « des expatriés Français » nous explique Boris qui lui-même vit à Singapour depuis 20 ans. « Il y a aussi des Singapouriens qui ont travaillé à Lyon ».
L’OL gagne le championnat… à Singapour
On ne fait pas que regarder la télévision, on chausse aussi les crampons. Ce groupe de supporters organise ainsi des tournois de football avec d’autres représentants d’autres fan-clubs de Ligue 1 et de Premier League. Le derby Saint-Etienne Lyon est ainsi joué sur les terrains de Singapour. « L’état d’esprit est bon » nous rassure Boris. Si l’Olympique Lyonnais a du mal à remporter ses matchs au Groupama Stadium, l’OL fan-club a remporté son championnat l’an dernier.
Le Fan-Club de l’Olympique Lyonnais à Singapour
Les Gones World, communauté de fans de l’OL dans le monde
Le club est directement en contact avec ce fan-club asiatique. Des maillots officiels sont ainsi fournis pour jouer les tournois. Les Singagones font partie des « Gones World », groupe développé par la direction lyonnaise. L’objectif est de créer une communauté de fans de l’OL dans le monde. L’équipe féminine est bien entendu également soutenue depuis Singapour.
Jean-Michel Aulas, responsable de la situation actuelle ?
En conclusion, Boris révise ses classiques et il nous confie le nom du joueur qui l’a le plus marqué. Il nous dévoile aussi le match pour lequel il a éprouvé le plus d’émotions. Enfin, dans ce podcast, le responsable du fan-club de l’OL à Singapour nous parle de Jean-Michel Aulas. Est-il le responsable de la situation actuelle ?