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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 21.12.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 21.12.23

    Bonjour à tous et à toute bienvenue dans l’avant dernier flash quotidien des expatriés de l’année 2023. Dans nos titres ce 21 décembre : La loi immigration divise la majorité jusqu’aux députés des Français de l’étranger et Trump inéligible ?

    Une loi adoptée mais à quel prix ? 

    L’issue du vote était incertaine et pourtant ce mardi 19 décembre, l’Assemblée nationale a voté en faveur du projet de loi sur l’immigration. Ce texte, d’abord porté par Gérald Darmanin, a fortement été durci à l’issue d’une commission mixte paritaire (CMP) où un compromis sans ambiguïté a été trouvé avec les Républicains. Ce ne fut pas sans réaction plus de cinquante députés de la « majorité présidentielle » se sont abstenus ou votés contre, un ministre à même démissioné. Chez les expatriés, ils furent 3 à s’abstenir Eléonore Caroit élue en Amérique du Sud, Christophe Weisseberg pour l’Amérique du Nord et Frédéric Petit (Modem) pour l’Europe centrale. Retrouvez l’interview croisée d’Eleonore Caroit et de Stéphane Vojetta, député des Français de la péninsule ibérique pour Renaissance et qui a voté pour sur Lesfrancais.press

    Loi immigration
    Eléonore Caroit et Stéphane Vojetta

    Division jusqu’au conseil des Ministres 

    Lors du conseil des ministres ce mercredi 20 décembre, le président de la République a fustigé sans les nommer les membres de l’aile gauche du gouvernement. »Ceux qui doutent et n’ont jamais vraiment mené de combat n’ont pas de leçon à donner », a ainsi déclaré Emmanuel Macron hier matin. Il a également défendu le projet de loi. « Il y a des choses que je n’aime pas moi-même mais ce n’est pas un texte qui nous déshonore », s’est défendu le locataire de l’Élysée. Une défense qu’il a reprise lors d’une émission spéciale sur les médias nationaux français hier soir. 

    Loi immigration
    Gérald Darmanin après le vote de la loi sur le banc des ministres à l’Assemblée nationale

    Trump inéligible 

    On finit ce flash par l’actualité internaitone, une fois n’est pas coutume. La Cour suprême du Colorado a déclaré mardi 19 décembre Donald Trump inéligible à la présidence en raison de ses agissements lors de l’assaut du Capitole, provoquant une onde de choc dont la portée est encore difficile à évaluer dans la tumultueuse campagne présidentielle américaine. L’ancien Président fait appel désormais à la Cour suprême américaine. Instance où la majorité est pro républicaine. 

    Vladimir Poutine
    Donald Trump et Vladimir Poutine, le 11 novembre 2017, à Danang au Vietnam. | MIKHAIL KLIMENTYEV / AFP / SPUTNIK

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour un nouveau bulletin des Français de l’étranger. Beau jeudi à tous où que vous soyez !

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Les règles pour immigrer dans les grandes démocraties ?

    Les règles pour immigrer dans les grandes démocraties ?

    Le débat sur l’immigration, en France, a toujours été empreint d’idéologie, de philosophie voire de bons sentiments. Pays des droits de l’homme, terre d’asile des opprimés, la France n’a jamais pu dépassionner le débat sur les flux migratoires. Aujourd’hui, le pays s’entredéchire sur une loi que certains décrivent comme une dérive inquiétante marquée par les valeurs de l’extrême droite. Pour les Français de l’étranger qui ont dû surmonter, en dehors de l’Union européenne, les filtres légaux à l’immigration dans leur pays de résidence, ce débat étonne. 

    Surtout que l’hexagone est loin de compter le plus de personnes étrangères nées à l’étranger dans sa population. Dans les statistiques officielles de l’OCDE, le taux en France de citoyens nés en dehors du pays reste inférieur à la plupart des pays de l’organisation. Ainsi, en 2022, 12,8 % de la population française est née à l’étranger (hors étudiants). La France se place donc derrière l’Allemagne (16,8 %), l’Espagne (15,6 %), ou encore la Belgique 18,4 %, mais devant l’Italie (10,4 %).

    On a donc décidé de faire un petit tour d’horizon des règles mises en place dans les autres grandes démocraties du monde.

    Les pays scandinaves ont mis fin à leur politique d’accueil généreuse

    Le Danemark est cité en exemple par les partis de droite et d’extrême droite en France. Le pays a la politique migratoire la plus dure de l’UE. Une fois arrivés sur le territoire, les biens des migrants sont confisqués, l’accès aux allocations restreint. Le marché du travail leur est aussi très fermé : il existe une liste de métiers autorisés pour les travailleurs étrangers. Conséquence : l’immigration s’est considérablement réduite, même si la pénurie de main-d’œuvre se fait cruellement ressentir. 

    Début novembre, la Suède a durci à son tour sa législation migratoire. Il faut désormais gagner au moins 2 400 euros par mois pour prétendre à un permis de résidence, alors que la plupart des étrangers ont des métiers précaires, avec un salaire bas. Le parti d’extrême-droite SD (Démocrates de Suède) est le principal allié du Premier ministre Ulf Kristersson et il impose sa feuille de route.

    En Finlande, les besoins d’un étranger en termes d’intégration sont évalués à son arrivée. Un programme individuel de trois ans est proposé, mais il est obligatoire pour toute personne au chômage, recevant une aide de l’État, ou pour les mineurs sans tuteur légal dans le pays. Le programme comprend des cours de finnois ou de suédois (objectif B1), l’acquisition de connaissances sociales et culturelles, et l’accès à la formation et à la vie professionnelle. La décision d’accorder une aide financière pour la durée du programme est du ressort de la municipalité.

    règles pour immigrer
    ©Stockadobe

    Des programmes d’intégration obligatoires

    Aux Pays-bas, un programme d’intégration est désormais obligatoire. Il faut passer un test à l’arrivée dans le pays. Le résultat détermine l’orientation vers l’une des trois voies d’apprentissage. L’« itinéraire B1 » vise l’accès à un niveau satisfaisant de néerlandais en trois ans, tout en ayant la possibilité de travailler. La « voie éducative » est destinée à apprendre le néerlandais (niveau B1) aux jeunes étudiants étrangers. Enfin, les arrivants qui n’ont pas les compétences pour accéder aux modules précédents suivent l’« itinéraire de l’autonomie » et reçoivent des cours de langue d’un niveau inférieur (A1). Si les tests ne sont pas réussis, l’étranger a trois ans pour les repasser, sous peine d’amende. 

    En Italie, il faut obtenir 30 crédits (une mesure qui permet de valider un cours) pour obtenir un certificat d’intégration. L’étranger se voit attribuer 16 crédits d’office, puis il doit suivre une formation civique de dix heures sous peine de perdre 15 crédits. Il a ensuite deux ans pour obtenir les 14 crédits manquants, en suivant des cours d’italien (niveau A2), de culture civique, une formation professionnelle, etc. Des crédits peuvent être perdus en cas de violations de la loi. Au bout de deux ans, si le nombre de crédits est égal ou supérieur à 30, la personne reçoit un certificat ; si plus de 40 crédits sont validés, elle peut bénéficier de prix spéciaux (activités culturelles, formations…) ; si le nombre de crédits est nul, l’étranger perd son permis de séjour. Enfin, entre 1 et 29 crédits, le contrat peut être prolongé d’un an, à charge pour l’étranger d’atteindre 30 crédits, sauf à perdre son permis de séjour. 

    règles pour immigrer
    © POOL / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP

    Royaume-Uni : les conséquences du Brexit

    L’immigration de citoyens des pays les plus pauvres de l’UE avait été l’un des grands thèmes de la campagne du référendum de 2016 sur l’appartenance au bloc. Il s’était soldé par la victoire de ceux qui souhaitaient redonner au Royaume-Uni le contrôle de ses frontières grâce au Brexit.

    Désormais, pour immigrer au pays du Roi Charles III, il faudra en effet gagner au moins 25.600 livres par an (28.600 euros), soit moins que le salaire médian national, mais plus que beaucoup de salariés du secteur de la santé et du social ou de la restauration. 

    Australie : fin de l’Eldorado

    L’Australie a dévoilé lundi 11 décembre un plan de réduction du nombre de migrants arrivant dans le pays, dans l’espoir de ralentir une hausse de l’immigration postérieure à la pandémie et d’apaiser la colère suscitée par l’augmentation du coût de la vie.

    Environ un demi-million de migrants temporaires sont entrés en Australie l’an dernier, soit une augmentation substantielle après des années de fermeture des frontières. Le gouvernement estime que ses réformes, ainsi que les tendances à court terme, permettront de diviser par deux ce nombre de migrants en 2024-2025. «Nous allons faire en sorte de reprendre le contrôle de ces chiffres», a déclaré la ministre de l’Intérieur, Clare O’Neil, en esquissant certaines parties d’une stratégie de 100 pages consultée par l’AFP.

    Malgré des taux d’emploi quasi-record, les Australiens sont de plus en plus frustrés par la flambée des prix et du marché immobilier. Ainsi, dimanche, le gouvernement a annoncé qu’il imposerait une augmentation spectaculaire des frais pour les étrangers qui achètent des maisons et les laissent vides. Les prix des loyers dans certaines zones de Sydney et de Melbourne ont augmenté d’environ 25% l’an dernier.

    Au Québec, des règles renforcées

    Les réformes de 2022 en matière d’immigration au Québec visaient à renforcer la place de la langue française et à encourager l’installation des immigrants en région. Parmi les principales mesures annoncées, on retrouve l’obligation de maîtriser le français pour les immigrants économiques, des incitatifs pour les diplômés francophones, la priorisation de la régionalisation et une possible révision des seuils d’immigration permanente. 

    Les travailleurs temporaires pourraient également être concernés par des changements à venir, bien que des discussions soient encore nécessaires avec les instances fédérales et le milieu des affaires.

    règles pour immigrer
    ©Stockadobe

    Aux USA, un long parcours

    Pour de nombreux Français, les USA sont une destination de choix pour immigrer. Si le pays de l’Oncle Sam est réputé pour sa stabilité économique, ses opportunités d’affaires et son marché d’emploi florissant, y résider de manière permanente n’est pas toujours simple.

    On l’a vu ces dernières semaines avec le combat du député des Français d’Amérique du Nord, Christophe Weissberg, pour rétablir une égalité de traitement sur le visa investisseur. Dans tous les cas, Le gouvernement américain demande des papiers, des justificatifs et d’autres documents importants. La nature et le nombre de ces documents varient selon le visa demandé. Et notons-le, aucun accompagnement n’est proposé comme aucune aide. 

    règles pour immigrer
    ©Stockadobe

    Au Japon, la porte verrouillée

    Une des différences majeures entre le système d’immigration du Japon et celui des autres pays industrialisés est qu’il n’existe aucune limite légale au nombre de personnes pour lesquelles la résidence permanente peut être accordée ou de permis de travail qui peut être délivré. 

    Pour obtenir un visa de travail au Japon, un employé potentiel doit obtenir un emploi auprès d’un parrain dans le pays qui lui fait une offre d’emploi. Le demandeur demande au Bureau régional d’immigration un certificat d’admissibilité. De plus, le demandeur ou le parrain doit fournir des pièces justificatives prouvant que l’immigrant a l’intention d’entrer dans le pays à des fins approuvées et avec une lettre de garantie.

    Pour obtenir un visa professionnel, le demandeur doit également fournir un formulaire de calcul de points avec la demande. Le travailleur doit avoir un score minimum de 70 points pour être considéré comme un travailleur hautement qualifié. Il faut aussi avoir un « sponsor ». Celui-ci préparera également un certain nombre de documents pour la demande de visa, y compris des informations détaillées sur l’entreprise, un itinéraire au Japon et une lettre d’invitation. Ces documents sont soumis à l’ambassade ou au consulat local, qui décide de délivrer ou non un visa.

    Brésil : avoir un emploi

    Pour s’installer au Brésil, il faut obtenir un visa de travail. Il est bien souvent impératif de trouver un emploi depuis son pays de résidence. Attention, Il est pratiquement impossible d’obtenir au Brésil une autorisation de résidence et de travail au cours d’un séjour touristique. En arrivant dans le pays, il faudra vous présenter à la police fédérale muni de votre passeport avec visa de long séjour pour y faire votre demande de carte de résident. Aucune aide ou dispositif d’accompagnement ne sont prévus. 

  • Loi immigration : la position des élus des Français de l’étranger

    Loi immigration : la position des élus des Français de l’étranger

    Après 18 mois d’un long et pénible parcours législatif, une marque de fabrique de cette mandature, le projet de loi immigration a été adopté par les deux chambres ce mardi dans la soirée. Si la loi portée par Gérald Darmanin fut votée à l’Assemblée nationale, c’est grâce au soutien du groupe Les Républicains et celui du Rassemblement national. En effet, certains élus du Palais Bourbon de la « coalition présidentielle » n’ont pas suivi la consigne de l’exécutif. Ils étaient 59 parmi ces derniers à ne pas voter pour la loi, 4 sont des députés des Français de l’étranger. En tout 10 parlementaires des Français de l’étranger n’ont pas soutenu le projet du ministre de l’Intérieur. 

    Un vote sous tension

    L’issue du vote était incertaine et pourtant ce mardi 19 décembre, l’Assemblée nationale a voté en faveur du projet de loi sur l’immigration. Ce texte, d’abord porté par Gérald Darmanin, a fortement été durci à l’issue d’une commission mixte paritaire (CMP) où un compromis sans ambiguïté a été trouvé avec les Républicains.

    Dans la foulée de cet accord, Marine Le Pen s’était réjouie à l’Assemblée nationale « d’une avancée idéologique, d’une victoire même idéologique du Rassemblement national« , annonçant que son groupe parlementaire allait voter en faveur du texte dans la soirée.

    Aux alentours de 20 heures, le Sénat a d’abord voté, à une très large majorité, pour ce projet de loi immigration. La majorité a, elle, frôlé l’implosion, poussant Emmanuel Macron à envisager pendant quelques heures une cartouche constitutionnelle, via l’article 10 de la Constitution, utilisée à seulement trois reprises depuis 65 ans.

    Pour autant, depuis, l’idée a été abandonnée. La Première ministre martèle ainsi que la loi sur l’immigration « a été votée sans les voix du Rassemblement national. », éloignant donc le spectre d’une représentation du texte à l’Assemblée nationale. 

    « On voulait faire voter un texte sur des mesures utiles (…) Il a été voté sans les voix du Rassemblement national. Nous ne voulons pas de ces voix »

    Elisabeth Borne

    Les élus des Français de l’étranger

    Du côté des élus des Français de l’étranger, 3 députés se sont abstenus, 2 ont voté contre, les 6 autres ont approuvé le texte. Au Sénat, les 4 sénateurs classés à gauche ont voté contre, 2 élus centristes se sont abstenus comme un sénateur ASFE, les autres issus des rangs des Républicains et assimilés ont voté logiquement pour. 

    Loi immigration

    Pour certains, comme Eléonore Caroit, députée des Français d’Amérique centrale, du Sud et des Caraïbes, des lignes rouges ont été franchies. 

    « J’ai pris acte du projet de loi pour contrôler l’immigration et améliorer l’intégration tel qu’il a été adopté cet après-midi en commission mixte paritaire (CMP). Je ne voterai pas ce texte qui contient plusieurs mesures auxquelles je suis opposée, parmi lesquelles le délit de séjour irrégulier ou encore les mesures relatives aux étudiants étrangers. »

    Eleonore Caroit, députée des Français d’Amérique centrale, du Sud et des Caraïbes

    Un avis qu’on retrouve surtout à gauche comme les nombreuses publications sur les réseaux sociaux en témoignent. Ainsi pour la sénatrice PS, Hélène Conway-Mouret, ce texte est « est une honte à notre histoire et nos valeurs ».

    Ce que nous réserve la #CMP sur le #PJLimmigation est une honte à notre histoire et nos valeurs. Un texte de défiance vis-à-vis des étrangers, et en tout premier lieu des étudiants. Notre pays sortira profondément divisé de cette séquence politique déplorable. @senateursPS

    — Hélène Conway-Mouret (@HConwayMouret) December 19, 2023

    Un avis que partage son collègue Yan Chantrel (PS) ou Mathilde Ollivier qui appelaient tous deux les députés à faire barrage au texte.

    Loi immigration

    Le parti socialiste était particulièrement actif sur cette loi, revenant ainsi à ses racines historiques. Cécilia Gondard, élue à Bruxelles, mais aussi Secrétaire générale de la fédération des Français de l’étranger du Ps, n’a pas manqué d’interpeller le député Renaissance de la IVe circonscription des Français de l’étranger sur son vote.

    Mr le deputé @PA_Anglade vous êtes devant un choix important : allez-vous voter cette loi négociée avec l’extrême droite, qui fait honte à vos électeurs? Il est temps de faire le choix de la #dignité #LoiImmigration pic.twitter.com/mFwjC4kasR

    — Cécilia GONDARD (@ceciliagondard) December 19, 2023

    Du côté de ceux qui ont voté pour, le discours est bien évidemment différent

    Ainsi, Anne Genetet, députée Renaissance des Français du grand Est européen, d’Asie et d’Océanie souligne que « l’adoption de ce texte résulte d’abord et avant tout d’une alliance avec la majorité des Français qui la réclamaient parce qu’elle doute de notre modèle d’intégration depuis les crises économique et migratoire. Les Français considèrent majoritairement que la France n’aurait plus les moyens de bien accueillir de nombreux nouveaux arrivants et que les pouvoirs publics ne lutteraient pas efficacement contre l’immigration clandestine ».

    Pour Stéphane Vojetta, député assimilé Renaissance des Français de la Péninsule ibérique et de Monaco, la gauche oublie que les Français de l’étranger sont eux soumis à plus de contraintes lors de leur retour en France, comme une carence au droit à la solidarité nationale, que les étrangers non-européens à leur arrivée sur le territoire national. 

    Chère @Melanie_Vogel_, si vous intéressiez un tant soit peu aux Français de l'étranger que vous êtes sensée représenter, le fait de soumettre le bénéfice de certaines aides sociales et allocations à une durée de séjour de 3 mois vous rappellerait … la période de carence de 3… https://t.co/LKQcvejRAi

    — Stéphane Vojetta (@StephaneVojetta) December 20, 2023

    Pour le député Pieyre-Alexandre Anglade, élu au Bénélux mais aussi en charge de la campagne européenne pour le parti présidentiel, s’exprimant sur Radio J, il serait urgent de tourner la page pour se lancer dans la campagne électorale des Européennes. Pour lui, le RN démontre par son attitude sa volonté de réaliser un Frexit. Une interprétation qui tombe un peu comme un cheveu dans la soupe. 

    "Le projet du #RN est un #Frexit caché."@PA_Anglade ,Président de la commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale, au micro de @C_Barbier pic.twitter.com/oNKWNd7TeH

    — RADIO J (@RadioJFrance) December 19, 2023

    Les conseillers des Français de l’étranger

    En dehors des parlementaires, les élus consulaires se sont aussi exprimés ! A l’instar de Daphna Poznanski-Benhamou, Conseillère des Français d’Israël et territoires palestiniens (LR) qui nous déclare : “je suis (…) pour un durcissement de la loi sur l’immigration car la France a abandonné depuis les années Chirac les moyens de l’intégration avec la fin du service militaire obligatoire (…). Il faut savoir que nos Français résidant à l’étranger sont bien moins traités que les migrants. Nos Français résidant à l’étranger doivent attendre trois mois pour obtenir une couverture médicale en France contre un jour jusqu’ici pour des migrants.

    Un avis que partage partiellement, un conseiller élu sous l’étiquette de la majorité présidentielle en Europe « Ce texte aurait dû être adopté il y a une dizaine d’années. Le spectacle est bien triste. Se laisser ainsi enfermer par le RN est une aberration politique. Défendons nos convictions, et si les oppositions nous suivent c’est que le chemin est juste pour notre pays ». 

    Pour autant, certains pointent les ambiguïtés de ce texte qui éloigne, peut-être, la France de ses idéaux, comme l’a publié David Franck, Conseiller des Français d’Ukraine.

    « La majorité présidentielle doit réussir à répondre aux attentes des Français, sans tomber dans l’extrémisme. L’immigration doit se régler au niveau européen, se réguler au niveau des pays qui surveillent les frontières extérieures de l’union. Ce texte corrige certaines lacunes, et remet l’église au milieu du village. Il existe un seul pays des droits de l’homme, un seul qui a écrit la DUDH : la France ! Nous avons une responsabilité et un devoir d’exemple à montrer. Et surtout, il ne faut pas confondre immigration et insécurité. C’est la ligne rouge à ne pas dépasser pour continuer à combattre les extrêmes. »

    David Franck, Conseiller des Français d’Ukraine

    Un texte révisé par le Conseil constitutionnel ?

    On le voit, ce texte déchaîne les passions dans la sphère politique comme dans les foyers. Désormais voté, il sera encore pendant de longues semaines au cœur de l’actualité.  Les opposants vont désormais tenter de faire retoquer les dispositions les plus décriées par les autorités judiciaires. 

    Comme Gérald Darmanin l’a, d’ailleurs, affirmé, dès ce mardi 19 décembre à la tribune du Sénat, lors de l’examen définitif de son projet de loi immigration. Pour le ministre de l’intérieur, le texte qu’il défend contient « des mesures sont manifestement et clairement contraires à la Constitution ».

    « Le travail du Conseil constitutionnel fera son office, mais la politique ce n’est pas être juriste avant les juristes. La politique est d’élaborer des normes et de constater si elles sont ou pas d’après nous conforme »

    Gérald Darmanin

  • Le travail en France est-il encore une valeur ? 

    Le travail en France est-il encore une valeur ? 

    La France manquerait-elle d’ardeur au travail ? Certaines données peuvent le laisser penser. La durée annuelle de travail par salarié et le taux d’emploi y sont inférieurs à la moyenne constatée au sein de l’Union européenne. 

    Pendant des années, le pays s’enorgueillissait de la forte productivité des actifs. Or, depuis 2019, celle-ci est orientée à la baisse, ne permettant plus de compenser la diminution du nombre d’heures de travail. 

    Si les Français entretiennent des rapports plutôt positifs avec leur entreprise, ils sont néanmoins plus nombreux que dans les autres pays européens à estimer la trop forte intensité du travail et sa perte de sens. La crise sanitaire aurait contribué à altérer un peu plus le rapport au travail des Français. Les arrêts maladie seraient en hausse ; les emplois pénibles, à horaire décalé et à faible rémunération trouvent de moins en moins preneurs. Plusieurs secteurs économiques comme la restauration, l’hébergement, la rénovation de bâtiments souffrent de pénuries de main-d’œuvre. Celles-ci permettent aux salariés à la recherche d’un emploi d’être désormais plus exigeants.

    Il n’y a pas de réel divorce entre les Français et le travail

    L’idée d’un rejet du travail semble, en France, de plus en plus admise. Or, celle-ci est une antienne qui se transmet de génération en génération, les plus anciennes accusant toujours les nouvelles de la brader. Pour une large majorité de Français, le travail reste indispensable comme outil tant de socialisation que de rémunération. Il n’y a pas de réel divorce entre les Français et le travail. À ce titre, le service statistique du Ministère de la Santé a récemment souligné que près de 30 % des nouveaux retraités en 2021 regrettaient leur vie professionnelle. 

    Même si la France ne fait pas la course en tête sur le plan européen, son taux d’emploi remonte depuis plusieurs années et atteint même des niveaux records. Après 2020, le pays n’a pas connu une grande démission à l’Américaine mais plutôt une grande rotation, les salariés choisissant des emplois qui correspondent mieux à leurs besoins et leurs attentes.

    Travail en France
    ©Stockadobe Larosoire

    Si la France avait le volume de travail des pays d’Europe du Nord, son PIB serait plus élevé de 10 %

    Il n’en demeure pas moins que si la France avait un volume de travail comparable à celui des pays d’Europe du Nord ou de l’Allemagne, son PIB serait plus élevé d’au moins 10 points et ses finances publiques seraient à l’équilibre, toute chose étant égale par ailleurs. 

    Comment expliquer que la France a fait le choix d’un système de travail réduit et intensif ? La réduction du temps de travail en France, à la différence, par exemple, de l’Allemagne, n’est pas le fruit de négociations sociales ou d’une prise en compte de l’évolution des gains de productivité par les acteurs économiques; elle est le produit de promesses électorales. Le Front Populaire, en 1936, a mis en œuvre la semaine de 40 heures, François Mitterrand, en 1983, la semaine de 39 heures et Lionel Jospin celle des 35 heures en 1998. Ces réductions réalisées sans perte de salaire visaient à lutter contre le chômage. Si elles ont échoué, en partie, sur ce terrain, elles ont, en revanche, contribué à l’essor de la société des loisirs qui fait de la France la première destination touristique mondiale. 

    Déconnectées de l’évolution de la productivité, les différentes réductions du temps de travail ont certainement pénalisé la compétitivité des entreprises et en premier lieu des PME. Instituées rapidement, elles ont désorganisé certaines activités, notamment le secteur de la santé. Elles sont néanmoins considérées comme de véritables conquêtes sociales qu’aucun gouvernement n’a souhaité profondément remettre en cause après leur adoption. 

    Pour compenser cette faible durée et le coût élevé de l’emploi, les entreprises ont opté pour une taylorisation poussée, facilitée par l’essor de l’informatique. Cette rationalisation a contribué à exclure du marché de l’emploi un certain nombre de salariés n’ayant pas les capacités physiques ou intellectuelles suffisantes.

    La question des compétences, un gâchis social

    Il convient d’être plus circonspects sur le problème souvent avancé du coût du travail qui n’est guère différent de celui constaté en Allemagne ou dans les pays d’Europe du Nord qui ont réussi à conserver des industries puissantes sur leur territoire. Au-delà du volume de travail, la question des compétences semble tout aussi importante. La dernière enquête PISA réalisée par l’OCDE sur le niveau des élèves confirme le mauvais classement de la France, en particulier, pour les mathématiques. Or, sans ingénieurs, sans techniciens, il ne peut y avoir d’industrie. Une des faiblesses de la France provient du nombre élevé de jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en formation. Cette situation représente un véritable gâchis social et économique. 

    Le travail reste une valeur cardinale de la société française. Les jeunes générations qui n’ont connu que l’univers digital et les 35 heures ont évidemment un rapport au travail différent de celui de leurs aînés. Par formation, par culture, leurs représentants sont plus sensibles aux questions d’égalité, d’environnement. Elles ont une approche différente de la mobilité et de la liberté. Internet a supprimé de nombreuses barrières. Il apparaît plus facile de changer de secteur d’activité, de statuts professionnels voire de pays que dans le passé. Pour certains actifs, le travail peut se faire à distance, sans bureau. Tout l’enjeu est de maintenir l’esprit d’entreprise gage de créativité qui demeure même et surtout au temps de l’intelligence artificielle, l’apanage des travailleurs. 

  • Vladimir Poutine attend Donald Trump pour négocier l’avenir de l’Ukraine sans l’UE, selon le président tchèque

    Vladimir Poutine attend Donald Trump pour négocier l’avenir de l’Ukraine sans l’UE, selon le président tchèque

    Le président russe Vladimir Poutine attend les élections américaines de 2024 dans l’espoir de négocier l’avenir de la guerre en Ukraine avec Donald Trump, et ce, sans l’implication d’aucun pays européen, a déclaré le président tchèque Petr Pavel.

    En parallèle, la Finlande, dont l’adhésion à l’OTAN a été fortement critiquée par Moscou, a accordé à l’armée américaine un accès illimité aux installations militaires proches de la frontière finno-russe.

    « Le président Poutine a clairement fait savoir qu’il ne pouvait être question de pourparlers de paix avant le résultat des élections aux États-Unis. Il a donc clairement indiqué que pour lui, le partenaire pour d’éventuelles négociations n’est autre que les États-Unis et aucun des grands pays européens », a déclaré Petr Pavel au site d’information Seznam Zprávy lors d’une interview.

    M. Pavel a averti que si Donald Trump remportait les élections présidentielles américaines, M. Poutine pourrait tenter de négocier avec lui « indépendamment de ce que pensent l’Ukraine ou le reste de l’Europe ».

    Selon le président tchèque, de telles négociations entre M. Poutine et M. Trump pourraient conduire à « une sorte de compromis qui ramènerait théoriquement la Russie au statut d’acteur clé et les autres devront d’une manière ou d’une autre s’en accommoder ».

    M. Pavel, qui a exercé de 2015 à 2018 le poste de président du Comité militaire de l’OTAN avant de devenir président de la République tchèque en janvier 2023, soutient fermement l’Ukraine, mais semble assez sceptique quant à l’évolution de la guerre que mène actuellement la Russie dans le pays, affirmant que le monde devra bientôt faire face à « une nouvelle situation ».

    « Nous avons beaucoup à faire, car l’évolution du conflit en Ukraine montre qu’il est très probable que nous assistions à des développements significatifs l’année prochaine. Et tout indique pour l’instant que ce ne sera pas dans le meilleur sens du terme, comme nous le souhaiterions », a déclaré le président tchèque lors de l’entretien.

    Les remarques de M. Pavel font écho à une déclaration faite au début du mois par le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, qui s’attendait à de « mauvaises nouvelles » sur le front ukrainien.

    De son côté, Donald Trump a affirmé que s’il était réélu, il résoudrait la guerre en Ukraine dans les 24 heures.

    Les analystes à Bruxelles estiment qu’une victoire de Donald Trump affaiblira très probablement la position de l’Ukraine et devrait être perçue comme un signal d’alarme pour l’Europe pour renforcer son autonomie stratégique en matière de défense.

    Sur le plan politique, à l’exception des partis d’extrême droite, les acteurs politiques européens ne disposent pas d’un canal de communication ouvert avec M. Trump.

    Traditionnellement, les démocrates américains s’alignent sur les libéraux et le centre gauche de l’UE et les républicains américains sur le centre droit de l’UE (Parti Populaire Européen/PPE).

    Cependant, avec M. Trump à la barre, les républicains américains n’ont plus leurs alliés du PPE à bord. Sous la direction actuelle du PPE, toutes les relations avec les républicains ont été gelées.

    Cet isolement inclut l’Union démocrate internationale (IDU), qui promeut les politiques conservatrices à travers le monde et soutient Donald Trump, a récemment déclaré à Euractiv une source haut placée du PPE.

    Vladimir Poutine
    Le président russe Vladimir Poutine attend les élections américaines de 2024 dans l’espoir de négocier l’avenir de la guerre en Ukraine avec Donald Trump. [ALEXANDER KAZAKOV / SPUTNIK / KREMLIN POOL]

    La Finlande autorise les soldats américains à se rapprocher de la frontière russe

    En parallèle, la Finlande et les États-Unis ont signé lundi un accord de défense permettant à l’armée américaine d’accéder sans restriction aux installations militaires situées à proximité de la frontière finno-russe.

    Le gouvernement russe a critiqué à plusieurs reprises l’adhésion de la Finlande à l’OTAN, mettant en garde contre le risque d’une nouvelle escalade du conflit.

    Bien que Vladimir Poutine ait souligné qu’il n’était pas dans l’intérêt de Moscou d’être en conflit avec l’OTAN, il a déclaré dans une interview accordée à la télévision publique russe que l’adhésion de la Finlande à l’OTAN créait des problèmes.

    « L’Occident a pris la Finlande et l’a traînée dans l’OTAN. Pourquoi ? Tous les problèmes que nous avions avec la Finlande ont été résolus il y a longtemps. Il n’y avait pas de problèmes, mais maintenant il y en aura », a déclaré M. Poutine.

    L’accord comprend 15 installations et zones auxquelles l’armée américaine aura un accès illimité et qu’elle pourra utiliser pour stocker du matériel militaire et des munitions. Parmi elles, quatre bases aériennes finlandaises, un port militaire et un accès ferroviaire au nord de la Finlande, où l’armée américaine pourra utiliser une zone de stockage.

    « L’accord rendra la coopération et les opérations plus faciles et plus rapides à organiser en temps de paix. Il sera également vital en temps de crise », a déclaré la semaine dernière la ministre finlandaise des Affaires étrangères, Elina Valtonen, lors de l’annonce de l’accord.

    Certains des sites auxquels les États-Unis auront accès se trouvent à quelques heures de route de la frontière avec la Russie, qui est actuellement fermée en raison de l’envoi présumé par la Russie de demandeurs d’asile à la frontière dans le cadre de ce que les autorités finlandaises ont qualifié d’« attaques hybrides russes ».

    La Finlande n’est pas la seule à avoir signé un tel accord avec les États-Unis, puisque la Suède a signé un accord similaire le 6 décembre. L’accord conclu avec Stockholm permet aux forces américaines d’accéder à 17 sites et installations, dont quatre bases aériennes, un port et cinq camps militaires.

    Toutefois, contrairement à la Finlande, la Suède attend toujours le feu vert de tous les États membres de l’OTAN pour devenir membre de l’organisation.

    Les États-Unis ont également conclu des accords similaires avec la Norvège, la Bulgarie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Slovaquie, la République tchèque, la Hongrie et l’Estonie, et le gouvernement danois est également en train de négocier une coopération similaire avec les États-Unis.

    La présence américaine en Finlande pourrait devenir permanente, mais aucune mesure n’est actuellement prévue à cet effet, selon le gouvernement finlandais.

    Toutefois, l’accord stipule que la Finlande n’autorisera pas le stockage ou le transport d’armes nucléaires, d’armes biologiques ou de mines antipersonnel sur son territoire.


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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 20.12.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 20.12.23

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le mercredi 20 décembre, vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans nos titres : Le commerce mondial tousse – Pauline Carmona mobile les troupes pour 2024 – La loi immigration finalement adoptée 

    Panne du commerce mondial 

    L’Organisation Mondiale du Commerce est affaiblie depuis le désengagement américain décidé par Donald Trump. Le Commerce international est mis à mal par la multiplication des crises géopolitiques. La guerre en Ukraine a abouti à réduire les échanges entre la Russie et les pays de l’OCDE. Taïwan qui produit près des deux tiers des semi-conducteurs mondiaux est sous la menace permanente d’un conflit avec la Chine. L’Inde a imposé ses propres interdictions d’importation. Les échanges mondiaux d’énergie sont toujours sous le risque d’une déflagration au Proche-Orient. 2024 s’annonce comme une année charnière. Plus de détail dans l’article de l’économie Phillipe Crevel sur Lesfrancais.press.

    commerce international
    ©Stockadobe

    Réunion au sommet de l’administration consulaire 

    La Directrice des Français à l’étranger et de l’administration consulaire, Pauline Carmona, a reçu le 14 décembre, les 26 consules générales et consuls généraux pour un petit-déjeuner de travail. Cela a été l’occasion de présenter l’action du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères en faveur de ses ressortissants à l’étranger et notamment les grands chantiers de  menés par la DFAE soit le vote par internet, le service France consulaire en cours de déploiement ou encore la création du registre électronique de l’état civil. 

    Photo de groupe du petit-déjeuner de travail organisé par Pauline Carmona ©France Consulaire

    Loi immigration : ça passe avec le RN 

    Les députés du Rassemblement national (RN) voteront pour le projet de loi immigration « tel qu’il ressort de la commission mixte paritaire », a annoncé ce mardi 19 décembre leur présidente Marine Le Pen, en saluant « une loi de durcissement des conditions de l’immigration ». Peu avant, un accord était trouvé en commission mixte paritaire sur le projet de loi immigration du gouvernement, annonçait le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Un accord qui a ouvert la voie à un vote sur le texte par les deux chambres du Parlement hier soir.

    loi immigration
    Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, au cours des questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale, mardi 19 décembre 2023. ©JULIEN MUGUET

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour l’avant-dernier bulletin des Français de l’étranger de l’année 2023. Belle journée où que vous soyez !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • La détaxe, c’est facile avec Skiptax

    La détaxe, c’est facile avec Skiptax

    Quand il s’agit de leurs vacances, les Français ne sont pas à un paradoxe près. Plus tôt en décembre, une étude Ifop réalisée pour le courtier immobilier Ymanci révélait que six Français sur dix comptent réduire leurs dépenses liées aux festivités de cette fin d’année, qu’il s’agisse des repas familiaux, des sorties et des cadeaux. Si cette restriction du budget est plus marquée au sein des catégories socio-professionnelles pauvres et modestes, elle n’épargne pas les ménages financièrement plus confortables : 79% des Français de la classe moyenne se disent également dans cette situation cette année, mais aussi plus de la moitié (56%) des personnes considérées comme aisées (plus de 2 500 euros nets de revenus mensuels). Pour les Français de l’étranger, qui résident en dehors de l’Union européenne, un petit coup de pouce, désormais simple à mettre en place, existe, c’est bien sur la détaxe ! Un dispositif qui vous permet de vous faire rembourser la TVA sur les objets que vous avez achetés en France et que vous ramenez à la maison! 

    On fait le point avec quelques témoins ! Mais avant tout, c’est quoi la détaxe avec Skiptax ? 

    Skiptax

    Skiptax, la détaxe facile

    Concrètement, comment fonctionne l’application Skiptax ? Certifiée par les Douanes françaises en 2020, l’application centralise les achats détaxés. Le système repose sur un système de QR code qui permet d’obtenir un seul bordereau digital pour tout type d’achat dans tous les magasins en France. Après avoir téléchargé (gratuitement) l’application, le voyageur étranger scanne sa facture à chaque achat. 

    À la fin du séjour, un clic suffit pour produire en quelques minutes son bordereau officiel de détaxe digitalisé, assure l’entreprise. Le visiteur le scanne ensuite sur l’une des bornes officielles Pablo disponibles dans les aéroports et gares françaises. Cette opération déclenche automatiquement la demande de remboursement, qui est versé sur le compte bancaire dans les 72 heures suivant la validation de la déclaration, contre 3 mois en moyenne aujourd’hui, indique skipTax. 

    SkipTax se rémunère en prélevant 20% du montant de la TVA remboursée.  Le bénéficiaire récupère ainsi une détaxe de 80 % contre 40 à 60 % seulement lorsqu’il s’adresse aux opérateurs historiques. 

    Regarder la vidéo pour tout comprendre

    4,6 sur 5 chez Trustpilot

    On connait tous Truspilot, un outil qui permet à tous les clients de partager leur retour d’expérience que ce soit sur un restaurant, un service de livraison, un médecin et bien sûr les applications de détaxe n’y échappent pas ! 

    Et c’est l’une des raisons qui fait qu’on a choisi de vous parler de Skiptax. L’application française (la seule) est la mieux notée avec une note de 4,6 alors que ses concurrents oscillent entre 3,2 et 4,1. 

    Rapidité du remboursement

    Ce qui compte vraiment et on commence par ça, c’est la vitesse à laquelle les procédures sont réalisées ! Le traitement conditionne évidemment le remboursement. Et sur ce point, Skiptax affiche des performances bluffantes. Comme nous le raconte une compatriote installée en Turquie, en effet, pour elle tout s’est joué en 24h

    « Je suis remboursée très vite; juste après le dernier jour. L’enregistrement des factures était très facile. »

    Kaan Gürsal – Turquie

    Ce point fort est célébré par tous les utilisateurs comme notre compatriote installée au Sénégal.

    « J’ai utilisé SkipTax en tant qu’expatriée au Sénégal. Très bonne application, remboursement rapide et à un très bon taux. Je recommande. »

    Catherine Munoz

    Autre écueil possible, l’ergonomie de l’application. En vacances, on a rarement envie de lire 20 pages de mode d’emploi pour réaliser une opération via une application dont la promesse est la simplification. Un message bien entendu par Skiptax, comme nous le confirme Michael Farakdjian, Français installé en Israël. 

    « L’application est très claire et très facile d’utilisation. Les étapes à valider pour bénéficier de la détaxe sont claires l’expérience utilisateur très bonne. De plus l’IA de reconnaissance d’image fonctionne très bien pour importer les factures et autres documents. Bravo Skiptax. Excellent travail autant en UI/UX qu’en résultats obtenus. »

    Michael Farakdjian – Israël

    La détaxe c’est pour qui ?

    La détaxe est réservée à tous ceux qui vivent en dehors de l’espace douanier européen. Mais cela n’implique pas forcément de vivre à l’autre bout du monde. Ceux qui résident au Royaume-Uni, à Gibraltar ou en Suisse peuvent en bénéficier. 

    Un détail qu’on oublie souvent et que nous rappelle Henri, Français installé en Suisse. 

    « Super pour détaxer les produits achetés en France (j’habite en Suisse). Application bien faite et constamment en évolution. Les frais sont raisonnables (moins élevés que les gros acteurs historiques). La détaxe se fait super rapidement ainsi que le remboursement ! »

    Henri

    LFPS23

    Séduit(e) ? Alors profitez de votre séjour pour vous faire plaisir sans oublier tous vos amis qui raffolent des produits français, avec l’application Skiptax. Pour nos lecteurs, un code promotion est disponible LFPS23 pour obtenir lors de votre première détaxe, un taux de remboursement jusqu’à 100% ! 


    DECOUVRIR SKIPTAX

  • Loi immigration : accord sur le fil et avec le RN

    Loi immigration : accord sur le fil et avec le RN

    Depuis quelques jours, le microcosme politique est en ébullition, changement de gouvernement, dissolution, voire démission du Président, étaient dans la bouche de tous les experts. La cause, le rejet de la loi Immigration portée par Gérald Darmanin, le ministre de l’intérieur. Mais la constitution est pleine de ressort et c’est donc via une commission mixte paritaire (CMP) que le texte retrouve vigueur. Ainsi Députés et sénateurs réunis sont parvenus, ce mardi 19 décembre, à un accord après de longues et difficiles heures de tractations.

    La CMP, c’est quoi ?

    Cette instance est composée de sept sénateurs et sept députés. Elle avait commencé ses travaux à 17 heures, lundi 18 décembre, puis les avait repris à 10h30 après une nuit chaotique, en raison notamment de désaccords de dernière minute sur la question des prestations sociales. 

    Pour chaque texte pour lequel la commission mixte paritaire est convoquée, ses membres sont nommés par le président du Sénat et par le président de l’Assemblée nationale. Traditionnellement, dans chaque chambre, le président de la commission saisie au fond et le rapporteur du texte en font partie ; les autres membres sont désignés sur proposition des groupes politiques pour refléter la composition politique de la chambre.

    Le texte élaboré par la commission est soumis par le gouvernement pour approbation aux deux chambres. Si la commission ne parvient pas à l’adoption d’un texte commun ou si ce texte n’est pas adopté par les chambres, le gouvernement peut, après une nouvelle lecture par l’Assemblée nationale et par le Sénat, demander à l’Assemblée nationale de statuer définitivement.

    loi immigration
    Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, s’adresse aux journalistes après qu’un groupe de législateurs français a conclu un accord provisoire sur le projet de loi sur l’immigration, à la suite de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale à Paris, le 19 décembre 2023. ©JULIEN MUGUET

    Les enjeux de la loi Immigration

    La question brûlante d’une durée de résidence minimale en France pour que les étrangers non-européens en situation régulière puissent toucher des prestations sociales avait failli faire capoter les tractations finales.

    La droite voulait instaurer un minimum de cinq ans pour ouvrir le droit aux allocations familiales, aux aides au logement (APL) ou encore à la prestation de compensation du handicap (PCH).

    Selon des sources parlementaires, le compromis scellé mardi au forceps est notamment basé sur une distinction entre les étrangers non communautaires selon qu’ils sont ou non « en situation d’emploi ». Pour les allocations familiales, le droit opposable au logement ou encore l’allocation personnalisée d’autonomie, un délai de cinq ans est ainsi prévu pour ceux qui ne travaillent pas. Il est de trente mois pour ceux qui sont en situation d’emploi. 

    Pour l’accès aux APL, qui a été le principal point d’achoppement, une condition de résidence est fixée à cinq ans pour ceux qui ne travaillent pas et de trois mois pour les autres. Les nouvelles restrictions ne s’appliquent pas aux étudiants étrangers. Sont par ailleurs exclus de toutes ces mesures les réfugiés ou encore les titulaires de d’une carte de résident.

    Pour rappel, les Européens sont bien évidemment aussi exclus de ces dispositions car comme le savent les Français de l’étranger, qui en bénéficient, chaque citoyen de tout État de l’Union européenne a les mêmes droits qu’un national issu de l’État où le dit Européen réside. 

    LR et RN soutiennent le texte

    Alors que les travaux de la Commission mixte paritaire s’achevaient en vue d’un accord sur le projet de loi immigration, la porte-parole des LR à l’Assemblée nationale Anne-Laure Blin a assuré que « les Républicains ont imprégné leur marque » .

    « Nous avons un certain nombre de marqueurs auxquels nous ne sommes pas prêts à renoncer (…) Nous voulons simplement que ce texte serve aux Français donc nous avons imposé un certain nombre de nos propositions de manière à ce que ce texte soit utile »

    Anne-Laure Blin

    Pour le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, dans un message publié sur X (anciennement Twitter), l’accord trouvé par la CMP sur le texte de loi immigration est « une bonne chose ».

    Enfin, Après avoir annoncé le vote des députés RN du texte, Marine Le Pen s’est réjouie à l’Assemblée nationale « d’une avancée idéologique, d’une victoire même idéologique du Rassemblement national ».

    « Il est inscrit maintenant dans cette loi la priorité nationale, c’est-à-dire l’avantage donné aux Français par rapport aux étrangers présents sur notre territoire dans l’accès à un certain nombre de prestations sociales »

    Marine Le Pen

    Après avoir annoncé le vote des députés, Marine Le Pen s’est réjouie à l’Assemblée nationale « d’une avancée idéologique, d’une victoire même idéologique du Rassemblement national ».

    « Il est inscrit maintenant dans cette loi la priorité nationale, c’est-à-dire l’avantage donné aux Français par rapport aux étrangers présents sur notre territoire dans l’accès à un certain nombre de prestations sociales », s’est-elle félicitée.

    Désormais, il reste à ce texte à franchir l’étape du vote dans les deux chambres, prévu dans la soirée de ce mardi. Une simple formalité, Renaissance et ses alliés, comme les LR et le RN voteront pour. 

  • A Noël, allez à la rencontre des autres sur TV5MONDEplus 

    A Noël, allez à la rencontre des autres sur TV5MONDEplus 

    Sur TV5MONDEplus, la plateforme francophone AVOD, accessible dans le monde entier, on célèbre les fêtes de fin d’année en allant à la rencontre de destins d’exception. Que ce soit des individus ou des Nations, l’être humain est plein de talents. 

    Ensemble, on ira sur les traces des empires qui ont jalonné l’histoire africaine avant d’aller sur la piste de la francophonie. Aussi, on découvrira le destin du fameux « castrat » Farinelli avant de se pencher sur les travaux de la glaciologue Heïdi Sevestre. 

    Enfin, on reviendra sur le conflit ukrainien et ses vies brisées. 

    Allez à la rencontre, inspirez-vous avec TV5MONDEplus ! 

    « La baguette magique »

    Documentaire (RTS) – 2013 – 58 minutes – Suisse

    Synopsis

    C’est la réalisation d’un rêve impossible : réunir les voix ukrainiennes des chœurs Kalena, dirigés par Gregory Letchenko, et les chevaux en liberté du dresseur Jean-François Pignon. Il en résulte un spectacle équestre démesuré qui rassemble quatre-vingts chanteurs et musiciens sous les voûtes du Grand Palais à Paris. 

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    Farinelli, Il Castrato

    Cinéma- 1994 – 106 minutes 

    Synopsis

    Farinelli est un être tourmenté à la beauté androgyne. Castré en bas âge, il devient un chanteur extraordinaire, admiré pour la clarté de son timbre, l’agilité de ses ornements et la maîtrise de son souffle. Véritable légende vivante, il attise bientôt les rivalités et les jalousies…

    Casting : Stefano Dionisi, Elsa Zylberstein, Enrico Lo Verso, Caroline Cellier

    Réalisation : Gérard Corbiau

    Palmarès : Meilleur son, Meilleurs décors (César 1995), Meilleur film international (Oscars 1995), Meilleur film en langue étrangère (Golden Globes 1995)

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    Heidi’s Ice

    Série documentaire – 2023 – 1 saison – 4 x 13 minutes
    Réalisation : Pierre Dugowson

    Synopsis

    En quatre parties, mise en lumière des travaux de la glaciologue Heïdi Sevestre sur le Svalbard, archipel norvégien situé dans l’océan Arctique – Coproduction LCP – France 2023

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    La piste de la Francophonie pour la planète

    Magazine – 2023 – 1 Saison – 19 épisodes x 90 minutes  

    Synopsis

    Un condensé en 90 minutes de l’émission exceptionnelle de 19h00 de direct à travers 17 villes du monde de Yaoundé à Athènes en passant par Genève, Dakar, Cotonou, Bruxelles, Saint-Pierre et Miquelon, Tahiti, Rabat, Fort-de-France, Bâton-Rouge. Son objectif : alerter sur les conséquences du réchauffement climatique mais aussi mettre en lumière la mobilisation et l’engagement du monde francophone

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    African Empires

    Série documentaire – 2023 – 1 saison – 4 x 45 minutes
    Réalisation : Chris Macari

    Synopsis

    Afrique du Sud, Mali, Burkina Faso, Soudan : « African Empires » part à la découverte des plus grands royaumes et empires d’Afrique avant la colonisation. Une mise en lumière historique des héritages laissés au monde actuel.

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    Elles

    Série documentaire – 2022- 1 Saison 12×47 minutes – TV5 QUEBEC CANADA
    Réalisation : Sabrina Hammoum

    Synopsis

    Rappeuse engagée, Sarahmée voyage aux quatre coins du monde pour aller à la rencontre de collectifs de femmes courageuses et déterminées, qui ont choisi de bousculer l’ordre établi.

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  • Que se passe-t-il avec le commerce mondial ? 

    Que se passe-t-il avec le commerce mondial ? 

    La guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis est plus sourde qu’aux temps de Donald Trump mais elle persiste sur fond de droits de douane et de mesures non tarifaires. L’Union européenne estime que les États-Unis avec l’Inflation Reduction Act (IRA) mènent une politique industrielle contraire aux intérêts de ses membres. Elle autorise de ce fait les subventions à l’installation d’usines sur leur sol, au risque que cette bataille des implantations se retourne contre certains États membres qui n’auront pas les moyens de financer les aides.

    Le commerce international mis à mal par la multiplication des crises géopolitiques

    L’Organisation Mondiale du Commerce est affaiblie depuis le désengagement américain décidé par Donald Trump. Le Commerce international est mis à mal par la multiplication des crises géopolitiques. La guerre en Ukraine a abouti à réduire les échanges entre la Russie et les pays de l’OCDE. Elle entrave également les exportations de l’Ukraine, un des principaux exportateurs céréaliers, causant des ravages dans l’approvisionnement et le transport des céréales.

    Taïwan qui produit près des deux tiers des semi-conducteurs mondiaux est sous la menace permanente d’un conflit avec la Chine. L’Inde a imposé ses propres interdictions d’importation. Les échanges mondiaux d’énergie sont toujours sous le risque d’une déflagration au Proche-Orient.

    Les prédictions sur la mort du commerce se sont multipliées. L’essor de l’intelligence artificielle ne s’accompagne pas d’une compréhension accrue entre les peuples. Les utilisations militaires potentielles de cette nouvelle technologie induisent des mesures de protection de la part des États qui la maîtrisent.

    commerce mondial
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    Bataille pour les métaux rares et les nouvelles énergies

    La bataille concernant l’approvisionnement des métaux rares, indispensables pour l’informatique et les nouvelles énergies renouvelables, contribue à accroître les tensions entre les États producteurs et consommateurs. En 2023, l’Indonésie a interdit l’exportation de bauxite, nécessaire à la fabrication de l’aluminium, après une interdiction similaire en 2020 sur le nickel, un composant crucial des batteries vertes.

    La Chine entend privilégier son industrie en augmentant le prix de vente des métaux rares destinés à l’exportation. Les pays occidentaux, pour limiter l’influence de cette dernière, tentent de l’exclure des chaînes de valeurs. La Chine répond en cherchant des alliés parmi les États émergents et en développement afin, le cas échéant, de bâtir un nouveau système commercial parallèle.

    Pour contrecarrer les sanctions occidentales, les entreprises chinoises recourent, par ailleurs, à des pays comme le Vietnam ou le Cambodge pour exporter ses produits en Occident.

    Les États-Unis, en contradiction avec les règles de l’OMC, conditionnent le montant des droits de douane à des accords de libre-échange. En ce qui concerne les technologies vertes, les États doivent passer sous les fourches caudines du Ministère du Commerce pour pouvoir exporter aux États-Unis avec des droits de douane réduits. En juin, les décideurs politiques de Washington ont exclu les minéraux verts du régime tarifaire de l’IRA, réservant le dispositif aux pays exportateurs ayant conclu un accord de libre-échange avec l’Amérique.

    Un plus grand nombre de pays en développement pourraient commencer à négocier des accords similaires. Si le ralentissement économique de la Chine continue de freiner sa demande de matières premières vertes, l’Occident pourrait bénéficier de la baisse des prix mondiaux (même si les producteurs pauvres comme le Turkménistan et la Zambie, qui dépendent fortement de leurs exportations vers la Chine, pourraient en souffrir).

    L’air du temps est au protectionnisme

    Le nombre de mesures prises depuis 2017 est en forte augmentation. Les mesures protectionnistes s’amplifient mais l’Europe et les États-Unis n’en continuent pas moins d’importer des biens électroménagers, des biens informatiques et des véhicules électriques à la Chine. Des années seront nécessaires avant que les pays de l’OCDE puissent produire en masse des éoliennes, des panneaux solaires, des batteries et des véhicules électriques.

    Avec une demande interne en fort ralentissement, la part du commerce extérieur au sein du PIB chinois s’est accrue en 2023. L’Empire du Milieu, loin des discours nationalistes de ses dirigeants, dépend des exportations réalisées à l’Ouest. La démondialisation n’est pas encore d’actualité. En incluant les biens intermédiaires, les importations chinoises, par rapport au PIB des États-Unis, sont, en 2023, équivalentes à leur niveau de leurs cinq dernières années. La réorientation du commerce extérieur de la Chine au profit de la Russie reste avant tout politique. Ce dernier pays arrive bien loin derrière les États-Unis ou la zone euro au niveau des ventes. La Chine a besoin des États-Unis et de l’Europe pour maintenir un minimum de croissance et ces derniers ont besoin de la Chine pour de nombreux biens.

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