Bonjour à tous, nous sommes le lundi 08 janvier 2024 et vous écoutez le premier flash quotidien des expatriés de l’année. Toute la rédaction, les équipes techniques se joignent à moi pour vous souhaiter une merveilleuse nouvelle année. Dans nos titres aujourd’hui : Olivier Becht conte l’Alsace aux petits expatriés – Bilan des fêtes pour les Français de l’étranger – Une année qui devrait commencer avec un nouveau gouvernement en France
Un podcast pour les jeunes francophones hors de France
On commence l’année avec une petite douceur de Noël. En effet, le ministre des Français de l’étranger et la société fondée par deux mamans journalistes Minimo ont livré la veille de Noël une ballade en compagnie d’Olivier Becht dans son Alsace natale. Un programme qui s’inscrit dans une série dédiée aux tout-petits, une manière ludique de faire découvrir notre pays et notre langue aux plus jeunes. Toutes les informations et les liens sur le site Lesfrancais.press
La pandémie est désormais bien loin. L’année 2023 fut vraiment celle du retour à la normale. Et les vacances de fin d’année n’y ont pas dérogé puisque les Français de l’étranger ont été très nombreux à revenir en France pour ces fêtes de fin d’année ! Pour voir la famille, faire le plein de produits et de plus en plus aussi pour s’équiper en bien électroniques en profitant de la détaxe désormais bien plus accessible grâce aux applications de détaxe. On note aussi que vous avez été nombreux à activer votre carte Vitale via la CFE afin de procéder à des actes médicaux en France.
Alors qu’un remaniement gouvernemental est attendu dans les prochains jours, le président Emmanuel Macron a choisi de prendre son temps. L’incertitude demeure sur le maintien ou non d’Élisabeth Borne, alors que l’hypothèse Richard Ferrand est exclue pour la remplacer. La situation semble aussi se compliquer pour le ministre de la Défense Sébastien Lecornu alors que François Bayrou qui dirige le seul allié de poids de Renaissance, le Moden, a annoncé ce dimanche son hostilité. Du côté du Ministère des Affaires étrangères, deux options soit un simple remaniement avec Elisabeth Borne ce qui permettrait à Catherine Colonna ou Olivier Becht de tenter de sauver leur siège, soit un changement de premier ministre ce qui devrait annoncer un changement de têtes au Quai d’Orsay. La réponse aujourd’hui, demain, seul Emmanuel Macron, toujours maître des horloges, a la réponse.
C’est tout pour ce premier bulletin des Français de l’étranger de l’année ! Prenez soin de vous où que vous soyez !
Les rois mages ont déposé leur cadeau. Un jeu formidable, à jouer seul ou à plusieurs. Petits et grands adorent. Le jeu : abattre trois monstres, avec une arme : un gouvernement.
Premier monstre : facile à voir parce qu’il se montre, sûr de sa force. Terrifiant, multiforme, impitoyable, il est partout, cercle de feu qui enserre la terre : on l’appelait autrefois poliment « relations internationales » ou, quand il prenait la couleur de l’argent, la « contrainte extérieure ». Là, des bombes. Des villes rasées, des attentats, de la haine, de la sauvagerie, partout des menaces, franches, sournoises. Maintenant les calamités viennent du ciel, avec la menace climatique.
Ces derniers jours, le monstre extérieur a gloussé deux ricanements, passés inaperçus.
Le monde est dangereux. Il l’a toujours été. Chaque gouvernement veut s’en protéger. Impossible, il faut l’affronter. Ceux qui croient échapper au monde extérieur chutent. Le repli, c’est la retraite en panique. Chaque année, une ou deux crises mondiales balancent un clou rouillé dans la marmite du foyer. Chaque année ? Chaque semaine. Ces derniers jours, le monstre extérieur a gloussé deux ricanements, passés inaperçus.
En Chine, Zhongzhi a fait faillite. Qui connaît les zigzags de Zhongzhi ? Ce géant de l’ombre de la finance chinoise a sombré avec la crise immobilière : 64 milliards de dollars de dettes irremboursables. Les ventes immobilières en Chine ont chuté de 35%. La note de la Chine a été revue à la baisse par Moody’s, l’agence de notation. Que se passerait-il en 2024 si la Chine piquait sa crise ? De l’ultra dumping ? Une tempête financière ? Une petite guerre à Taïwan pour redorer le blason du génial Xi Jinping ?
En Turquie, la nouvelle présidente de la banque centrale, Hafize Gaye Erkan, habite chez ses parents. Elle n’a pas trouvé à se loger: trop cher. L’inflation ne se calcule plus, elle s’évalue entre 60 et … 120%. En cinq ans, la livre turque a dévissé de 500% par rapport à l’Euro. Plus le Grand turc s’enfonce, plus Erdogan éructe. Lui qui nie le génocide arménien, remplit les prisons, bombarde les Kurdes, comparant Netanyahou à Hitler, a osé : « Ils disaient du mal d’Hitler. Quelle différence avez vous avec Hitler ? Ils vont nous faire regretter Hitler. Ce que fait ce Netanyahou est-il inférieur à ce qu’a fait Hitler ? Ce n’est pas le cas. Il est plus riche qu’Hitler et bénéficie du soutien de l’Occident».
Banalité du mal. Tout dirigeant, pour se divertir d’une crise, attise une autre crise.
Qu’y a-t-il de mal, puisque, à la question : « Appeler au génocide des juifs viole-t-il le règlement sur le harcèlement à Harvard ? » la Présidente de la prestigieuse université américaine, répondait : « Cela peut, en fonction du contexte ». Elle a finalement démissionné. Erdogan non.
Banalité du mal. Tout dirigeant, pour se divertir d’une crise, attise une autre crise. Les despotes iraniens multiplient les attaques pour mater la révolution des femmes. Kim Jung Un lance-missiles et obus pour garder son armée en ordre de bataille.
Ce qui se passe dehors est aussi à l’intérieur, non seulement par ses conséquences, mais aussi parce qu’il se trouve toujours des imbéciles pour justifier les monstres.
Sans alliances, pas d’indépendance.
Comment lutter avec votre petit gouvernement, votre seule arme ? Tout dépend du gouvernement bien sûr. Mais aussi des alliances. Seul, chacun est faible. L’Ukraine le montre. L’Entente cordiale entre la France et le Royaume-Uni a été signée en 1904 : 120 ans d’alliance. Le monument le plus important de Paris est au quai d’Orsay, bien discret : deux salles de bains art déco construites pour le voyage du roi Georges VI et de la reine Elizabeth en 1938. Sans alliances, pas d’indépendance. Les monstres sont géants. Ils ont les couleurs de l’argent, de l’acier, du mensonge, de la haine, et à la fin, du sang. Il faut être à la hauteur de ses alliances ; d’où l’importance de la loi de programmation militaire, et de finances saines…
Deuxième monstre à abattre : l’impuissance de l’Etat et la méfiance de tous.
Le deuxième monstre à abattre ne se voit pas. Il est en France : l’impuissance de l’Etat et la méfiance de tous. Aux défis du XXIème siècle faut-il les armes du XXl ème ? Comment changer l’Etat, comment casser la bureaucratie, cancer réglementaire qui prolifère dans tout le corps social ? En vingt ans, en France : + 65% de lois, +46% de règlements, + 127% de mots dans les textes normatifs. En tout, un stock de 320.000 articles en vigueur. Nul citoyen n’est censé ignorer la loi. Chaque citoyen est un délinquant, forcément. Mais chaque préfet, fonctionnaire, aussi : aucun ne peut connaître la loi. Et la justice est encombrée, lente. Le monstre est là. L’injustice prolifère avec l’abaissement des lois.
Cela n’est que le poids du passé. Comment rendre l’Etat agile, efficace ? Personne ne sortira de son chapeau les bonnes réformes de l’Etat. Expérimenter, regarder ce qui se passe ailleurs, comment font les autres, faire confiance : laisser faire ceux qui sont à la tâche : laissez-les faire, dans la santé, l’école, l’université, la construction, la production, l’énergie.
Ce qui vient d’en haut tombera, ce qui naît d’en bas grandira. L’État moderne sera multiforme, lui aussi. Il prendra le visage d’un pouvoir local, ou d’un contre-pouvoir au pouvoir local; la forme d’agences, de contrôles a posteriori, et de tribunaux. Un Etat qui fixe les objectifs, encadre, contrôle et juge. Plutôt qu’un Etat qui fait tout, ne réussit rien. Car sans justice, pas de légitimité pour l’Etat. Or l’injustice ronge le corps social. Monstres en chacun de nous, l’envie et le découragement. Simplification, éducation, justice : ardentes obligations.
Le troisième monstre a la forme d’une espérance, il l’est. S’il tombe, il mène aux enfers. C’est l’Europe.
Le troisième monstre n’est ni tout à fait externe, ni tout à fait interne. Il a la forme d’une espérance, il l’est. Comme Lucifer, s’il tombe, il mène aux enfers. C’est l’Europe. Sans l’Europe, chaque pays européen, même l’Allemagne, serait dans la dépendance absolue des Etats-Unis et d’autres. Chacun serait rival. Sans l’Euro, la dette, les dépenses publiques françaises seraient impossibles. La politique sociale, comme la politique de défense, réduites.
Pourtant, l’Europe, malgré les leçons du Brexit, malgré les menaces de Trump, malgré l’agression russe, n’a pas poursuivi sa mue. Les faiblesses de l’Union Européenne sont criantes : pas d’industrie de la défense, et donc de stratégie de sécurité commune, qui se traduit par un évident manque de solidarité diplomatique. Absence de coopération industrielle, chacun y va de sa subvention. Errements de la politique énergétique, avec les divergences entre la France et l’Allemagne. Fragmentation des marchés financiers, ce qui pénalise l’euro. Écarts entre les systèmes de protection sociale. Grands écarts des politiques budgétaires entre les Etats.
Illumination de l’Arc de Triomphe lors du lancement de la Présidence Française du Conseil de l’Union européenne en janvier 2022.
Les impuissances ne sont pas dues à « l’Europe ». Ce sont les Etats qui décident, il faut être à la hauteur.
Cela ne doit pas désespérer des progrès, puisqu’il y en eut : sur l’Ukraine, sur la transition énergétique, sur le Green deal européen, sur le fonds pour la défense, sur l’immigration, avec un accord enfin obtenu le mois dernier. Ce que révèlent ces manques, ce sont les divergences sur le fond. La Hongrie d’Orban, ou les faux-fuyants sur la question de l’élargissement, n’en sont que les signes les plus clairs. La réalité est plus simple : la France, l’Allemagne, l’Italie, pour ne parler que d’eux, veulent-ils encore de l’Europe ?
Car les impuissances ne sont pas dues à « l’Europe ». Ce sont les Etats qui décident, il faut être à la hauteur. La France a des idées. Est-elle assez forte, notamment son économie, son système administratif, social, éducatif pour convaincre ?
S’annoncerait une victoire des Eurosceptiques aux élections européennes. L’euroscepticisme peut-il faire gagner l’Europe ? Elle peut la tuer. Au bénéfice de qui ?
La capacité des gouvernements à mobiliser les citoyens sur la réalité de ces enjeux.
L’avantage de l’Europe est qu’elle permet de répondre aux monstres : créer un Etat moderne, activer une solidarité financière, commerciale, militaire. Elle peut offrir les outils pour lutter contre le monstre externe et le monstre interne, sauf si elle s’enlise, sauf si elle s’arrête, sauf elle se superpose aux états en une sorte de super-état bureaucratique. Alors, elle rejoindra le cimetière des espérances. Jusqu’à présent, elle a su répondre aux crises. La Grèce est la championne de l’année, selon The Economist. Sans l’Europe, elle serait un état failli, avec la Turquie en embuscade, les migrants sur les plages, les néonazis et l’extrême gauche dans les rues.
Trois monstres à abattre. Réponses en 2024. Un grand jeu avec des vrais enjeux, et des vraies gens. Une seule arme, les gouvernements ? Plutôt la capacité des gouvernements à mobiliser les citoyens sur la réalité de ces enjeux. Parce qu’à la fin, ce sont eux qui paient la tournée. Ce sont aussi eux qui décident, par les mouvements de l’opinion, par les élections, aussi. En juin prochain par exemple.
Laurent Dominati
Laurent Dominati
a. Ambassadeur de France
a. Député de Paris
Président directeur général de la société éditrice du site Lesfrancais.press
La pandémie est désormais bien loin. L’année 2023 fut vraiment celle du retour à la normale. Et les vacances de fin d’année n’y ont pas dérogé puisque les Français de l’étranger ont été très nombreux à revenir en France pour ces fêtes de fin d’année ! S’il est évident que retrouver sa famille pour les vacances de Noël est une priorité, on le verra, d’autres motivations poussent aussi les expatriés à revenir en France !
La médecine
Faire tous ses check-up médicaux en expliquant aux médecins pourquoi vous n’avez pas de médecin traitant, ni de carte Vitale… C’est souvent le parcours du combattant pour les expatriés mais ils sont nombreux à tenter le coup. Même si cela a été longtemps possible, aujourd’hui, le corps médical comme la sécurité sociale sont beaucoup plus attentifs aux modalités de couverture. Il ne suffit plus d’avoir la nationalité.
Si vous avez travaillé 15 ans en France, pas de souci, vous gardez vos droits, sinon il faudra faire appel à la Caisse des Français de l’étranger qui propose des formules à partir de 20€ pour conserver droits et carte vitale en France.
On ne compte plus les Français de l’étranger qui arrivent en France avec valise vide. Et à juste titre car c’est l’occasion pour nous de faire le plein de bons produits. Parmi les produits favoris, on retrouve les saucissons (et autres salaisons), de la crème de marrons, du vrai chocolat, du café, des fromages, des vins, des maroquineries et autres variations selon le pays d’expatriation, reste que ce sont rarement des brocolis.
Aussi avec les nouvelles applications de détaxe comme Skiptax, un nouveau phénomène vient s’ajouter, l’achat de produits électroniques. 20% de moins sur le dernier MAC, ils sont peu à laisser passer l’occasion.
Une autre raison, plus personnelle, peut aussi se glisser, le prestige d’être Français et d’aller en France. On le sait, la France est le pays le plus visité au monde. Partout dans le monde « visiter la France » reste un « must ».
Alors pourquoi s’en priver ? Les expatriés, en tout cas, ne se le refusent pas et souvent pour le plus grand plaisir des amis dans le pays de résidence qui ne manquent pas de glisser leur petite liste de cadeaux à ramener de France !
L’année 2024 va offrir aux passionnés de sport sur canapé, aux champions du cocktail bière chips qui arrondit le ventre, de véritables occasions de se réjouir. L’euro de football et son concentré de talents donnera des frémissements à ceux qui, comme moi, se découvrent une âme de footballeur une fois tous les quatre ans devant leur télévision. Pour les Françaises et les Français de l’étranger supporters intransigeants de notre équipe (les meilleurs, les plus beaux et les plus forts du monde et d’Europe évidemment), ce sera l’occasion de se réunir pour festoyer, s’enthousiasmer et partager des moments heureux derrière la bande à Deschamps et son capitaine supersonique Kylian Mbappé.
L’euro, les JO, les marathons, il va y avoir du sport!
La compétition se déroulera dans 6 stades différents avec un match d’ouverture Allemagne-Écosse le 14 juin 2024 et une entrée en matière de nos fiers coqs gaulois contre l’Autriche le 17 juin. Nous sommes sûrs que les Français de Bruxelles donneront d’ailleurs de la voix pendant le mois que durera la compétition très suivie dans et en dehors de l’hexagone.
Vous les attendez également, les fameux JO de Paris que tous les détracteurs d’Anne Hidalgo voudraient voir comme une catastrophe annoncée mais qui pourraient bien se révéler positivement surprenants si la capitale et les autres villes qui accueilleront les jeux se mettent à la hauteur de l’événement. On attend une cérémonie d’ouverture le 26 juillet totalement époustouflante sur la Seine et le dimanche 11 août nous espérons tous souffler en constatant que les Jeux se seront bien déroulés, sans attentat sournois, invasion massive de rats ou empoisonnement collectif à la bière olympique frelatée.
Français sportifs de l’étranger, préparez-vous pour le marathon de Tokyo organisé le 3 mars 2024 ainsi que pour le marathon de New York prévu le 3 novembre 2024.
Connaissez-vous la culture lituanienne ? Non, pas encore ?
Pour celles et ceux qui n’en ont cure du sport et qui préfèrent des plaisirs plus raffinés, la saison culturelle de la Lituanie en France vous donnera l’occasion de replacer ce charmant pays de pas tout à fait 3 millions d’habitants sur la carte de l’Europe pour éviter de la confondre avec l’Estonie ou la Lettonie voisines (et je vous assure, moi, j’ai toujours du mal pour distinguer ces pays Baltes-là !). Ce sera du 12 septembre au 12 décembre avec de nombreuses institutions culturelles impliquées dont l’institut français de Paris et le centre Georges Pompidou.
Godard, roi du Texas
Plus près de nous dans le calendrier, l’hommage à un très grand cinéaste, récemment disparu. On l’aimait ou on le détestait mais tout le monde s’accordait à penser que Jean-Luc Godard incarnait une certaine idée du cinéma, théorique, exigeante et moderne, et ce pendant plus de 50 ans de carrière. L’hommage se déroulera les 13 et 14 janvier à l’Alliance Française de Dallas, avec la projection du documentaire « Godard, seul le cinéma » sur l’œuvre et la vie du célèbre suisse et un trailer de son dernier film.
Les Kangourous aiment le cinéma français
Cinéma toujours, mais au pays des Kangourous, cette-fois-ci avec un festival de cinéma français qui fêtera sa trente-cinquième édition. Cela se passera à partir du 5 mars dans la magnifique ville de Sydney mais aussi à Melbourne, Brisbane, Canberra, Perth et Adélaïde avec l’« Alliance Française French Film Festival » qui confirme sa longévité et son importance comme un des principaux événements cinématographique d’Australie. A noter aussi, le Philo Bistro, rendez-vous culturel des francophones à Sydney, honoré tous les mois à partir du jeudi 15 février ainsi que le Bastille Day de l’Alliance Française de Sydney à l’Argyle, prévu pour le deuxième ou troisième jeudi de juillet. Le Beaujolais Nouveau sera aussi célébré à l’Alliance Française de Sydney en Novembre.
Francis Cabrel Trobador Tour
Dans ma cabane au fond du Jardin j’ai trouvé un Cabrel
Lui ne fait pas son cinéma et joue de sa véritable authenticité : C’est l’un des chanteurs français les plus populaires qui, il y a déjà 50 ans, enregistrait son premier succès avec « Petite Marie ». Francis Cabrel, dans le cadre de son « Trobador Tour » se produira le 6 juin 2024 au théâtre Fox d’Oakland aux États-Unis. Cette tournée débutée il y a trois ans lui a permis d’enregistrer un album live de plus de trente titres autour des thèmes du voyage et des troubadours auxquels il rend hommage sur scène.
Humour, dégustation et culture aux Etats-Unis
L’Alliance Française de Los Angeles dévoile un agenda varié pour ce nouveau millésime, en commençant par une exposition de photographies sous-marines, le 11 janvier, suivie d’une dégustation de vins le 25 janvier 2024. Une visite au Getty Center autour du peintre Quentin La Tour est aussi programmée pour le 18 février.
L’humour sera aussi au rendez-vous avec le comédien Français Redouane Bougheraba qui se produira le 10 janvier à Miami et le 12 janvier à New York. Ne manquez pas non plus la représentation d’Arnaud Demanche le 12 février à Menlo Park puis le 13 février à San Francisco.
A Francfort on fête le livre et pas que les saucisses
La France continue à rayonner à travers le monde grâce à ses écrivains. Même si vous n’aimez pas le style « blanc » d’Annie Ernaux notre dernier prix Nobel de littérature et que Michel Houellebecq, l’auteur français le plus traduit dans le monde, vous file des ulcères, nous vous incitons néanmoins à venir partager d’autres plaisirs littéraires à la célèbre foire du livre de Francfort (qui n’est donc pas connue que pour ses saucisses). Cela se passera du 16 au 20 octobre 2024 et la France ouvrira son pavillon à de nombreux auteurs hexagonaux à l’occasion de cette fête de la littérature qui permet à 7000 exposants de faire connaître la littérature de tous les continents chaque année.
Logo de l’Année Franco-chinoise du tourisme culturel 2024
Chinois mon ami, 60 ans que tu me souris !
À l’occasion de sa venue en Chine, la ministre française de l’Europe et des Affaires étrangères, Mme Catherine Colonna, a dévoilé en novembre dernier le logo de l’Année Franco-chinoise du tourisme culturel 2024 (ATC) et ses nombreux temps forts à venir. Le logo associe l’image de notre Dame de Paris et le Temple du ciel de Pekin pour valoriser le patrimoine exceptionnel de deux nations millénaires. Cet événement fait écho au 60ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays.
Les Français résidant en Chine pourront aussi découvrir la comédie musicale Gaby Deslys, en représentation à Hong Kong les 13 et 14 juin 2024, puis à Shengzen les 15 et 17 juin suivants.
Nous clôturerons cet agenda culturel en évoquant les premiers mois de fonctionnement de l’institut ukrainien en France.
L’Institut Ukrainien s’installe en France
Soutenons la culture Ukrainienne !
Cet institut qui fonctionne également à travers une antenne allemande à Berlin a débuté ses activités en novembre par un concert à la Gaîté Lyrique de la chanteuse Jamala, lauréate de l’Eurovision en 2016 et grande figure populaire de son pays. L’institut ukrainien fera de la valorisation de la langue et de la culture son étendard pour faire connaître l’Ukraine au-delà de l’image de nation en guerre contre l’agresseur russe.
Nous vous souhaitons donc une année pleine de livres, de musique et de cinéma et pour ceux qui ne seraient pas rassasiés par ces nourritures de l’esprit, nous vous autoriserons à titre exceptionnel de vous mettre sous la dent quelques chips bien croquantes arrosées de bière bien fraîche !
Olivier Becht, le ministre des Français de l’étranger, pour ces fêtes de fin d’année, a décidé de se pencher sur le berceau des jeunes Français de l’étranger. Il y a déposé en cadeau un podcast : une balade audio enchantée en Alsace. Une initiative portée par Minimo. Cette entreprise fondée par deux Françaises amoureuses du monde !
Des podcasts inventés par des mamans journalistes
Tout est parti d’un constat : comment fait vivre aux enfants à l’étranger leur double culture ? Car si l’expatriation en famille est une belle aventure, elle entraîne aussi un grand défi : cultiver la langue et la culture française, même à 1000 lieues de l’Hexagone !
La réponse a été créée par journalistes françaises, qui connaissent bien l’expatriation par leur parcours, elle tient en 6 lettres MINIMO ! Derrière cette innovation, on retrouve Charlène Pelé et Emilie Cochaud-Kaminski. La première a grandi en France, aux Etats-Unis et en Italie. Elle est diplômée de SciencesPo Paris et de Tufts University. Journaliste, elle travaille pour de grands médias internationaux : la BBC, France 24, AP, l’AFP. Elle est maman de deux enfants qui parlent italien, français, anglais… et suédois. Tandis qu’Emilie Cochaud-Kaminski est diplômée de SciencesPo Paris et de l’université de Cambridge. Elle aussi est journaliste pour la BBC et France 24, avant d’être correspondante en Suède pour Libération. Elle enseigne le français à des enfants franco-suédois… et leur transmet sa passion des Pim’s framboise, de la poésie et des films de Jacques Demy.
Sur ce site, créé par ses deux femmes aux parcours imprégnés d’une vision internationale, on peut découvrir des podcasts pensés spécialement pour les enfants plurilingues de 3 à 9 ans, qu’ils soient expatriés ou binationaux. Une immersion sonore qui peut aussi s’accompagner d’un cahier d’activités. Plusieurs formules sont disponibles, dès 12,97 €. Actuellement, vous pouvez bénéficier d’un pack gratuit « Le cadeau de Noël » qui vous permettra de découvrir et de faire découvrir ces œuvres originales.
Dans cet épisode 100% magie de Noël, Emilie et Charlène ont la chance de flâner aux côtés d’un véritable ministre ! Et pas n’importe lequel : Le Ministre des Français de l’étranger, Olivier Becht, qui s’est gentiment prêté au jeu pour une balade enchantée en Alsace.
Écouter ou télécharger le podcast avec Olivier Becht
Alors que 2022 avait été une année de fortes incertitudes, 2023 fut celle des inégalités. Après la pandémie de COVID-19 et des pertes dévastatrices, l’économie mondiale peine globalement à reprendre de la vigueur, plombée par les effets conjugués de multiples crises : changement climatique, conflits, insécurité alimentaire, pour n’en citer que quelques-unes.
Comme souvent, cependant, ce sont les pays les plus pauvres du monde qui sont les plus durement touchés. Beaucoup d’entre eux, déjà surendettés, se trouvent toujours plus à court de ressources financières. Sur le front de l’emploi, les plateformes numériques occupent désormais une place essentielle sur les marchés du travail du monde entier, mais seuls ceux qui sont en mesure d’y accéder peuvent tirer parti de cette nouvelle source de revenus. À tous ces défis vient s’ajouter la crise des réfugiés et avec elle le besoin impératif d’améliorer les politiques migratoires afin de non seulement trouver des solutions, mais aussi stimuler la croissance économique et la prospérité.
Pauvreté
L’extrême pauvreté a certes baissé dans les pays à revenu intermédiaire, mais elle s’est aggravée dans les pays les plus pauvres et ceux en situation de fragilité, conflit et violence. La persistance de la pauvreté dans ces pays complique d’autant plus la réalisation d’autres grands objectifs de développement mondiaux.
Dette
La dette extérieure n’a cessé d’augmenter depuis dix ans dans toutes les régions du monde.
L’édition 2022 avait révélé des risques croissants pour l’ensemble des économies en développement (qu’elles soient à revenu faible ou intermédiaire), tout en soulignant des tensions de plus en plus aiguës dans les pays les plus pauvres du monde, accablés par le fardeau croissant du service de la dette.
Une tendance qui s’est poursuivie cette année : selon le rapport publié en décembre 2023, les pays en développement ont dépensé en 2022 un montant record de 443,5 milliards de dollars pour assurer le service de leur dette publique extérieure et des dettes garanties par l’État. Dans les pays les plus pauvres admis à emprunter auprès de l’Association internationale de développement (IDA), le coût total du service de la dette a atteint le niveau sans précédent de 88,9 milliards de dollars, soit une hausse de 4,8 % par rapport à 2021. La hausse des coûts d’emprunt fait courir un risque de crise de la dette aux pays les plus pauvres, où elle détourne le peu de ressources disponibles au détriment de secteurs critiques comme la santé, l’éducation et l’environnement.
Selon l’édition de décembre 2023 des Perspectives économiques mondiales, la croissance marque fortement le pas sous l’effet de l’inflation, de la hausse des taux d’intérêt, de la diminution des investissements et des perturbations causées par l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Les prévisions de la Banque mondiale tablent sur une croissance de l’économie mondiale de 1,7 % en 2023 et 2,7 % en 2024, avec un ralentissement marqué et généralisé. Elles ont été revues à la baisse pour 95 % des économies avancées et près de 70 % des économies de marché émergentes et en développement.
Les perspectives économiques des pays en développement se sont assombries en 2023. Les quatre premières années de la décennie 2020 ont affiché des taux de croissance parmi les plus faibles depuis trente ans.
Climat
Le changement climatique n’épargne personne ni aucune économie. D’ici à 2050, les dérèglements du climat risquent de contraindre 216 millions de personnes à migrer à l’intérieur de leur pays. Le stress hydrique va s’aggraver et les rendements agricoles diminuer, en particulier dans les régions du monde qui souffrent déjà d’une insécurité alimentaire. Par ailleurs, les systèmes agroalimentaires sont responsables d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre. Pour lutter contre le changement climatique et permettre en même temps aux populations, écoles, hôpitaux et entreprises d’avoir accès à l’électricité, il faut produire des énergies propres. Cela passe par le développement des énergies renouvelables et l’amélioration de l’efficacité énergétique, et par des investissements dans l’électrification à grande échelle, tout en évitant la construction de nouvelles centrales au charbon et la mise hors service des anciennes installations (…).
Il est possible de réduire les émissions et d’accroître la résilience, mais cela suppose des évolutions sociales, économiques et technologiques majeures.
Dans un monde où les crises et les chocs frappent plus durement les populations les plus pauvres, le changement climatique n’échappe pas à la règle. Et la lutte contre le changement climatique revêt une importance capitale pour relever le défi du développement et bâtir une planète vivable.
Perspectives des marchés des produits de base
Une escalade du conflit en cours au Moyen-Orient, qui vient s’ajouter aux bouleversements causés par l’invasion russe de l’Ukraine, risque d’entraîner les marchés mondiaux des matières premières en terrain inconnu, a alerté le dernier rapport Commodity Markets Outlook.
Les prix mondiaux des produits de base ont chuté de près de 25 % en 2023 par rapport à 2022, la plus forte baisse depuis la pandémie. Le déclenchement du conflit au Moyen-Orient au début du mois d’octobre a entraîné une remontée initiale des cours, mais l’impact a été globalement limité jusqu’ici. Pour la plupart des produits de base, les prix restent supérieurs à leur niveau moyen sur la période 2015-2019.
Les Femmes, l’Entreprise et le Droit
Près de 2,4 milliards de femmes en âge de travailler dans le monde ne bénéficient toujours pas des mêmes droits que les hommes. Le rapport sur Les Femmes, l’Entreprise et le Droit (WBL) analyse l’évolution des lois et réglementations ayant des répercussions sur les opportunités économiques qui s’offrent aux femmes dans 190 pays. L’objectif est de mettre en évidence les obstacles qui entravent la participation des femmes à la vie économique et la manière dont on peut réformer des législations discriminatoires.
Le rythme des réformes en faveur des droits des femmes chute à son niveau le plus bas depuis 20 ans.
Rapport sur le développement dans le monde – Migrations
La question migratoire est l’un des défis du développement les plus urgents. Environ 184 millions de personnes — soit 2,3 % de la population mondiale — vivent actuellement en dehors de leur pays de nationalité, la majeure partie se trouvant dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. La manière dont on aborde les flux migratoires et les moyens mis en œuvre pour protéger ceux qui quittent leur pays d’origine joue un rôle essentiel dans le développement économique et la réussite des migrants et des communautés d’accueil.
Travailler sans frontières
Le nomadisme digital représente déjà 12 % du marché de l’emploi mondial. Il constitue une source croissante de revenus pour des millions de personnes, qui y voient comme principaux avantages la flexibilité et la possibilité d’un revenu supplémentaire. La demande de main-d’œuvre sur le marché du nomadisme digital augmente plus rapidement dans les pays en développement que dans les pays industrialisés.
Mais si les plateformes numériques locales jouent un rôle essentiel, elles ont du mal à établir un modèle économique viable.
Une réforme voulue par le Premier ministre Benjamin Netanyahou a entraîné d’importantes dissensions au sein de la société israélienne. Une révision du système judiciaire retoquée par la Cour suprême ce lundi 1er janvier.
La mesure invalidée prévoyait d’ôter au pouvoir judiciaire le droit de se prononcer sur « le caractère raisonnable » des décisions du gouvernement ou de la Knesset, le Parlement israélien.
Huit des 15 juges de la Cour suprême ont voté pour l’invalidation de cette mesure, a indiqué le ministère israélien de la Justice dans un communiqué. Le ministre israélien de la Justice, Yariv Levin, a accusé la Cour de « s’arroger tous les pouvoirs ».
Le parti Likoud de Benjamin Netanyahou a lui fustigé le calendrier de cette décision, affirmant qu’il était « regrettable que la Cour suprême ait décidé de publier son verdict au cœur d’un débat social en Israël pendant que les soldats de droite et de gauche se battent et risquent leurs vies dans la campagne ».
Manifestation contre Benyamin Nétanyahou et la réforme de la justice, à Tel-Aviv, le 11 février 2023. AMIR COHEN / REUTERS
Projet hautement contesté
Depuis l’annonce de la réforme judiciaire en janvier, le projet est contesté dans la rue. Il a été à l’origine d’un des plus importants mouvements de mobilisation populaire de l’histoire d’Israël.
Selon le gouvernement de coalition alliant des partis de droite, d’extrême droite et des formations juives ultra-orthodoxes, cette réforme vise à corriger un déséquilibre, en renforçant le pouvoir des élus sur celui des magistrats.
Israël n’a pas de Constitution, ni l’équivalent d’une chambre haute du Parlement, et la doctrine sur le « caractère raisonnable » a précisément été utilisée pour permettre aux juges de déterminer si un gouvernement outrepasse ses prérogatives.
En janvier 2023, la Cour suprême a invalidé la nomination d’Arié Deri, un proche de Benjamin Netanyahou, comme ministre de l’Intérieur, arguant qu’il avait été reconnu coupable de fraude fiscale et n’était donc pas « raisonnable » qu’il siège au gouvernement.
Les détracteurs de la réforme accusent Benjamin Netanyahou, jugé pour corruption, de vouloir utiliser cette réforme pour adoucir un éventuel jugement à son encontre, ce qu’il nie.
La Cour suprême a par ailleurs décidé qu’elle avait l’autorité d’invalider une loi fondamentale « dans les cas rares et exceptionnels dans laquelle le Parlement outrepasse son autorité ».