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  • Un 1er octobre chaotique à Hong Kong

    Un 1er octobre chaotique à Hong Kong

    Journée placée sous haute sécurité, ce mardi 1er octobre à Hong Kong, fête nationale célébrant les 70 ans de la création de la République populaire de Chine, a été une fois de plus le terrain de violence avec une dizaine de milliers de manifestants « pro démocratie » qui ont défilé dans les rues de l’ancienne colonie britannique. Regain de tension avec une détermination affirmée des manifestants et une forte tension du côté des forces de l’ordre.

    Par Catya Martin du magazine

    180 arrestations, le réseau de transport partiellement fermé

    Des manifestations géantes ont régulièrement lieu dans l’ancienne colonie

    Plus de 180 arrestations (chiffre le plus important en une journée depuis le début du mouvement) risquant chacun jusqu’à 10 ans de prison. Un grand nombre de blessés du côté des manifestants, dont deux dans un état critique et deux autres dans un état grave (un jeune homme de 18 ans, ayant été blessé par balle) et 25 policiers blessés. Un porte-parole de l’Autorité hospitalière a affirmé à l’Agence France Presse que 15 personnes avaient été hospitalisées dans la foulée de ces manifestations. La moitié du réseau de transport a été fermé tout comme un grand nombre de boutiques.

    L’appel à la loi décrétant l’état d’urgence

     » Nous exhortons fortement l’administrateur général à activer l’Ordonnance sur l’état d’urgence et à légiférer sur une loi anti-masque « 

    Face à cette violence, plusieurs syndicats ont appelé à une loi décrétant l’état d’urgence « pour rétablir l’ordre à Hong Kong ». Le bureau de deux fédérations syndicales a été vandalisé. « Nous exhortons exhortons fortement l’administrateur général à activer l’Ordonnance sur l’état d’urgence et à légiférer sur une loi anti-masque », ont-ils déclaré dans un communiqué.

     

    Certains n’hésitant pas à « exhorter » la cheffe de l’exécutif, Carrie Lam, à « prendre des mesures rapides pour rétablir la loi et donc la paix à Hong Kong ».

    L’union européenne appelle à une désescalade

    L’Union européenne (UE) a, de son côté, appelé à une « désescalade » de cette violence et « une retenue ». « Alors que des mesures positives sont initiées pour engager un dialogue avec la population et divers secteurs de la société, des efforts supplémentaires sont nécessaires afin de rétablir la confiance », a déclaré la porte-parole de l’UE, Maja Kocijancic.

    « des efforts supplémentaires sont nécessaires afin de rétablir la confiance « 

    « Plus de trois mois après le début des manifestations, le droit de réunion et le droit de manifester pacifiquement doivent continuer d’être respectés conformément à la loi fondamentale et aux engagements internationaux », poursuit la porte-parole de la Commission européenne.

    Des tirs à balles réelles pour la première fois

    Mercredi 2 octobre, lendemain de ce jour chaotique, des centaines de personnes étaient de nouveau dans les rues de Hong Kong pour s’élever contre la police qui, pour la première fois, a tiré à balle réelle sur un manifestant pro démocratie. Les manifestants ont défilé avec comme slogan « La police de Hong Kong commet intentionnellement un meurtre » ou encore « démanteler la police dès maintenant. ».

  • Ursula von der Leyen contrainte par les eurodéputés de remanier son équipe

    Ursula von der Leyen contrainte par les eurodéputés de remanier son équipe

    La future présidente de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen, a été contrainte lundi de remanier son équipe, les eurodéputés la forçant à réclamer à la Roumanie et à la Hongrie deux nouveaux candidats aux postes de Commissaires.

    Avant même leur oral de confirmation, la sociale-démocrate roumaine Rovana Plumb (Transports) et le Hongrois Laszlo Trocsanyi (PPE, droite, Voisinage et Elargissement) ont été jugés « inaptes » par les eurodéputés en raison de conflits d’intérêts présumés.

    Après ce revers, la conservatrice allemande von der Leyen a prié les deux capitales de lui présenter des solutions alternatives. Elle a déjà dû affronter une vive polémique à propos de l’intitulé d’un portefeuille de commissaire associant migrations et « mode de vie européen », qu’elle a pour l’instant refusé de modifier.

    Après le rejet de son candidat initial, le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a proposé un nouveau nom, celui de l’ambassadeur hongrois à Bruxelles, Oliver Varhelyi.  M. Orban a expliqué avoir volontairement choisi cette fois-ci « un technocrate », et non « un politique ». « Son CV fait bonne impression », a commenté le porte-parole de Mme von der Leyen.

    Avec les Roumains, « nous sommes encore en discussion », a-t-il ajouté. Le président roumain Klaus Iohannis (centre droit) a convoqué sa Première ministre sociale démocrate Viorica Dancila pour discuter mercredi du nom d’un nouveau prétendant à la Commission.

    Le rejet de futurs commissaires est une première pour la commission des Affaires juridiques (JURI), chargée de valider leurs déclarations d’intérêt.

    La Roumaine est dans le viseur du Parlement pour deux prêts litigieux. Et M. Trocsanyi a été interrogé sur ses liens avec le cabinet d’avocats qu’il a fondé en 1991, avant de devenir ministre de la Justice de Viktor Orban.

    Faible marge de manœuvre

    Il s’agissait d’une étape préliminaire avant une série d’auditions des candidats par les eurodéputés, qui ont débuté lundi et s’achèveront le 8 octobre.

    Le feu vert du Parlement européen est obligatoire pour l’entrée en fonction des 26 commissaires.

    Dans le passé, il n’a pas hésité à recaler, en 2014, une candidate slovène. Quant au socialiste français Pierre Moscovici et au conservateur espagnol Miguel Arias Canete, ils n’avaient été approuvés qu’à la faveur d’un arrangement entre les deux principales forces politiques du parlement.

    Petite éclaircie dans le ciel nuageux au-dessus de l’équipe von der Leyen, l’office antifraude européen, l’Olaf, a clôturé vendredi soir l’enquête concernant le Polonais Janusz Wojciechowski. Il a recommandé le remboursement de frais de voyage datant de son mandat de député européen, à hauteur de 11 250 euros, mais a écarté des poursuites administratives ou judiciaires. Ce recouvrement a déjà été effectué.

    L’Olaf mène une deuxième enquête sur un commissaire candidat, la Française Sylvie Goulard, elle aussi ancienne eurodéputée. Le dossier est toujours ouvert, mais elle a d’ores et déjà remboursé 45 000 euros correspondant à plusieurs mois de salaires de son ancien assistant parlementaire, dans l’affaire des emplois fictifs des eurodéputés du MoDem.

    Mme Goulard (Marché intérieur) a reçu le feu vert de la Commission des Affaires juridiques, mais ne devrait pas échapper à la curiosité des eurodéputés en charge de son audition, tout comme une poignée d’autres collègues dont les cas seront scrutés attentivement.

    « Tous les candidats auront une chance équitable, mais les candidats doivent nous convaincre qu’ils sont qualifiés pour le poste et que leur intégrité est sans reproche », résument les députés issus du groupe PPE à l’approche des auditions.

    Face aux critiques du Parlement, la marge de manœuvre de Mme von der Leyen est très étroite puisqu’elle a été confirmée par les députés avec une majorité de seulement 9 voix. Elle doit entrer en fonction avec ses commissaires le 1er novembre.

  • Rencontre avec Marc Villard, Président de l’Assemblée des Français de l’étranger

    Rencontre avec Marc Villard, Président de l’Assemblée des Français de l’étranger

    A l’occasion du 70ème anniversaire de la représentation française à l’étranger, lesfrancais.press ont rencontré le Président de l’AFE, Marc Villard. Fiscalité, enseignement français, réforme des institutions, M. Villard fait le point pour nous.

    Que vous inspire cet anniversaire de la représentation française à l’étranger ?

    C’est une institution importante et il est normal de la célébrer. Elle a été créée au sortir de la deuxième guerre mondiale mais en réalité les prémices de la mise en place de la représentation officielle remonte à 1927 pour remercier les compatriotes de l’étranger tombés pendant la grande guerre [Avec entre autres la création de l’UFE NDLR].

    Jusqu’en 1982, les représentants étaient élus au suffrage indirect avec des représentants cooptées ou désignées.

    Je ne suis pas pour une réforme de fond de ce qui a été mis en place en 2014 mais plus pour une amélioration ce qui a été mis en place, avec 443 conseillers consulaires, ce qui est un progrès!

    Il s’agit notamment d’assister nos compatriotes et les administrations dans leurs interactions. Le centre des impôts, par exemple, affirme qu’il est enrichissant pour eux d’avoir des élus qui peuvent répondre à certaines questions techniques.

    Et que pensez-vous de la structure de la représentation française à l’étranger ?

    Il faut améliorer l’organisation des conseillers consulaires, ils n’ont pas d’organisation de corps, ce n’est pas un corps constitué, pas d’appui administratif.

    Là où les conseillers AFE ont essayé d’organiser des rencontres avec les conseillers consulaires, cela fonctionne assez bien. Il faut créer dans les circonscriptions des liens. Je n’ai pas la recette mais, j’ai demandé, par exemple, que les conseillers AFE puissent être invités à se rendre aux réunions des conseillers consulaires. Nous pourrions peut-être aussi organiser des réunions trimestrielles, des visio-conférences…

    Dans la circonscription Asie Océanie de très grande taille [celle de M. Villard NDLR], c’est compliqué mais toutes les circonscriptions n’ont pas cette taille.

    Quels sont les rapports avec les parlementaires ?

    Marc Villard Président de l’Assemblée des Français de l’étranger

    Le ministre parle de la désafection des parlementaires. Les Sénateurs ne sont plus membres de droit de l’AFE certains ont pu peut-être mal le vivre.

    Les liens avec les élus AFE commencent à se renouer. Chacun doit rester dans son domaine de compétences, un Sénateur ou un député ne pourra jamais avoir de nos communautés une connaissance aussi fine qu’un conseiller consulaire qui les côtoit au quotidien.

    Et que pensez-vous de la réforme envisagée de la représentation parlementaire, avec une réduction du nombre de députés des Français de l’étranger (11 actuellement) et qui seraient regroupés, à la proportionnelle, dans une circonscription unique monde ?

    Cette réforme des députés ne va pas dans le bon sens. Il fait sens d’avoir deux représentations différentes : une « généraliste » les sénateurs, et le député avec sa circonscription. Si on réduit le nombre de parlementaires en France  il est normal aussi de le réduire chez les Français de l’étranger. Cependant déjà lors des dernières élections législatives, la barre était à 1 député pour 100 000 inscrits sur la liste consulaire. Nous payons un peu le fait de ne pas voter en masse.

    Comment augmenter le taux de participation ?

    Pour augmenter le vote, je ne suis pas certain que le mode de vote, et l’introduction du vote électronique, soit le moyen d’améliorer la participation. Le vote électronique facilite la participation pour ceux qui sont loin, mais il faut d’abord réconcilier l’électeur avec le politique. Les statistiques sur l’évolution de l’abstention montrent le désintérêt des Français pour la chose politique. Pour les conseillers consulaires, il faut que les compatriotes comprennent à quoi ils servent et ce qu’ils peuvent leur apporter.

    Quels sont les problématiques principales des Français de l’étranger ?

    Parmi les principaux problèmes, il y a la fiscalité, avec notamment les débats récents, le budget avec l’annonce de baisse de celui du ministère, l’éducation, et la protection sociale.

    Au Vietnam, par exemple, il n’y a pas de problème de sécurité, et de manière générale il y a les mêmes problèmes que partout ailleurs, tel le coût de la scolarité, la protection sociale des compatriotes, personnes âgées qui n’ont jamais cotisé aussi par exemple. C’est une vrai préoccupation, tout comme au Japon, en Thaïlande, au Cambodge…

    Sur l’éducation, les bourses scolaires avec les nouveaux barèmes laissent une part trop importante du coût aux familles. Les Français de l’étranger partagent tous les mêmes préoccupations.

  • Le système éducatif français n’est ni le meilleur, ni le pire  du monde.

    Le système éducatif français n’est ni le meilleur, ni le pire du monde.

    L’OCDE a réalisé son étude 2019 « Regards sur l’éducation », sur l’état des systèmes éducatifs parmi les États membres. Si la France a tendance à reculer dans les classements concernant le niveau des élèves du secondaire et des étudiants, son système éducatif compte néanmoins parmi les meilleurs au sein des pays occidentaux.

    Des dépenses importantes mais en stagnation

    La France consacre 155 milliards d’euros à l’éducation de ses enfants, soit 6,7 % du PIB (source Ministère de l’Éducation nationale – 2017). Entre 2010 et 2016, les dépenses publiques d’éducation en France ont augmenté moins rapidement que les dépenses publiques totales (+1% contre +6% sur la période). La tendance est similaire dans les pays de l’OCDE (+4% des dépenses publiques d’éducation, comparée à une croissance de 6% des dépenses publiques totales). L’État finance 57,5% des dépenses d’éducation, les collectivités locales 23%, les entreprises 8,5% et les ménages 8%. Les salaires et les charges représentent 75% des dépenses. L’investissement est à l’origine de 7% des dépenses. Le premier degré absorbe 29% des dépenses, le second degré39 %, le supérieur 20% et la formation continue 10%.

    En 2016, les dépenses annuelles par élève dans l’enseignement primaire sont de 7 600 dollars en France contre 8 500 dollars en moyenne au sein de l’OCDE Pour l’enseignement secondaire, la France est légèrement au-dessus de la moyenne avec 10 600 dollars contre 9 900.

    Pour l’enseignement supérieur, la France consacre par élève 14 100 dollars contre une moyenne de 10 400 dollars. Cette situation s’explique par l’importance des établissements publics dans l’enseignement supérieur. En raison de la forte augmentation du nombre d’étudiants en France (+11% entre 2010 et 2016), la dépense par élève a baissé lors de ces cinq dernières années dans l’enseignement supérieur (-5% sur la même période).

    Au sein de l’OCDE, les dépenses continuent à augmenter mais avec des progressions moins fortes du nombre d’étudiants. En France, comme dans de nombreux pays européens, les frais de scolarité dans les établissements publics sont peu élevés : 240 dollars par an en master 1 et 500 dollars pour un programme de doctorat.

    Des rémunérations  plus élevées que dans la moyenne de l’OCDE

    En France, 58% des dépenses courantes d’établissements publics d’enseignement primaire et secondaire sont affectées à la rémunération des enseignants. Ce chiffre est inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE et de l’Union européenne (63%). Une part plus importante des dépenses est allouée au personnel non enseignant en France (22% en France contre 15% en moyenne). Les salaires réels des enseignants français sont supérieurs à la moyenne de l’OCDE à tous les niveaux de l’enseignement sauf pour le primaire. Au collège, la moyenne dans l’Hexagone est à 45 212 dollars contre 42 394 dollars dans l’OCDE. Au lycée, elle atteint 50 820 dollars contre 45 639 dollars. Dans l’élémentaire, en revanche, elle se situe à 39 270 dollars contre 40 370 dollars.

    L’organisation internationale souligne également que les enseignants débutent en France avec un salaire 7 % inférieur à la moyenne constatée dans les États membres. Les rémunérations les plus importantes pour le corps professoral sont constatées aux Pays-Bas, en Autriche, en Australie, au Danemark et aux États-Unis. En revanche, les rémunérations des professeurs sont nettement inférieures à la moyenne en Italie et en Grèce.

    Contrairement à certaines affirmations, le temps de travail des enseignants est plus élevé en France, 900 heures par an pour les professeurs des écoles, par exemple, contre une moyenne OCDE de 783 heures. En France, selon l’étude TALIS, la plupart (85%) des enseignants du premier cycle de l’enseignement secondaire étaient satisfaits de leur emploi, et 74% ont déclaré qu’ils deviendraient encore enseignants s’ils pouvaient choisir à nouveau. Ces chiffres sont proches des moyennes de l’OCDE (90% et 76% respectivement). Cependant, cette satisfaction est à relativiser car 45% des enseignants de ce niveau estiment que les avantages de leur profession ne l’emportent pas sur ses inconvénients (24% dans les pays de l’OCDE). 7% seulement des enseignants dans le secondaire inférieur estiment que leur profession est correctement valorisée par la société. Au sein de l’OCDE ce taux est de 26%.

    En France, les enseignants sont en moyenne plus jeunes que dans les autres pays de l’OCDE, en particulier ceux du primaire. La part des enseignants âgés de plus de 50 ans est significativement plus faible en France (22% contre 33% en moyenne au sein de l’OCDE) Dans l’enseignement secondaire, les enseignants sont les plus âgés : 31% d’entre eux avaient plus de 50 ans en 2017.

    La France en pointe pour la scolarisation des jeunes enfants

    En France, presque tous les enfants de 3 ans sont inscrits dans l’enseignement préprimaire en 2017, la moyenne des pays de l’OCDE étant de 77%. Notre pays se caractérise par l’importance de l’école publique qui scolarise 87% des enfants en préprimaire contre une moyenne de 73% au sein de l’Union européenne. Dans les écoles primaires et secondaires, le taux de scolarisation dans le public est de 80%. Il est en légère baisse depuis une dizaine d’années. (Source : INSEE)

    Des classes un peu plus surchargées dans le pré-primaire

    Dans le pré-primaire, le nombre d’enfants de 3 à 5 ans par enseignant est de 23 (7 enfants de plus que la moyenne de l’OCDE). En prenant en compte les appuis dont bénéficient les enseignants, le ratio tombe à 16 contre 12 en moyenne au sein de l’OCDE. Depuis la rentrée 2010/2011, les enseignants pré-primaires doivent être titulaires d’une maîtrise en France. La France est un des pays les plus exigeants en la matière. Dans les autres pays, la règle est d’avoir simplement un niveau de fin d’études secondaires. La taille des classes est en moyenne légèrement supérieure en France par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE pour le primaire et le secondaire (24 et 25 comparé à 21 et 23 en moyenne dans les pays de l’OCDE). Depuis la rentrée 2017, la France a progressivement mis en place des mesures visant à réduire de moitié l’effectif des classes au cours de la première et de la deuxième année du primaire (CP et CE1) dans les établissements implantés en zones défavorisées.

    La France, un pays d’accueil des étudiants étrangers

    Les étudiants en mobilité internationale inscrits dans l’enseignement supérieur français représentaient, en 2017, 10% des effectifs. Ils étaient au-dessus de la moyenne des pays de l’Union européenne (9%) et de l’OCDE (6%). Les doctorants étrangers représentent 40% des effectifs. (26 500 sur les 66 900 inscrits). Ce taux est également supérieur à la moyenne de l’OCDE et de l’Union européenne (22%). Parmi les étudiants internationaux en France, 31% viennent d’Afrique et 32% d’Asie.

  • Ouverture de la semaine des Français de l’étranger au Quai d’Orsay

    Ouverture de la semaine des Français de l’étranger au Quai d’Orsay

    C’est au Quai d’Orsay, pour une réception donnée en honneur des 70 ans de l’Assemblée des Français de l’Etranger, que s’est achevée la première journée de la session plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger.

    Institution créée en 1948, sous la plume de Robert Schuman, elle compte aujourd’hui 90 élus, conseillers consulaires AFE, son rôle est consultatif tout en étant déterminante pour sonder les 2,5 millions de Français vivant hors de France.

    Ces élus, portant la voix au niveau national de tous nos compatriotes hors de France, donnent des avis, des conseils, des opinions, concernant les sujets des Français de l’étranger comme l’enseignement français à l’étranger, la fiscalité, les réformes institutionnelles par exemple.

    Outre les nombreux élus consulaires présents, le Ministre Lemoyne, et de nombreux Sénateurs et Députés des Français de l’étranger comme les sénatrices Claudine Lepage, Jackie Deromédi, Joëlle Garriaud Maylam, les Sénateurs Olivier Cadic, Ronan Le Gleut et Christophe Frassa, et les députés Pyiere-Alexandre Anglade, M’jid El Guerrad entre autres, furent présents. Toute la communauté institutionnelle des Français de l’Etranger ont souhaité célébrer les 70 ans de la présence institutionnelle française dans le monde.

    « la seule institution où sont abordés de façon transversale tous les sujets des expatriés » Marc Villard 

    Une réforme de l’institution au cœur des échanges

    Le Président de l’AFE, Marc Villard, a tenu tout d’abord remercié Laurent Fabius et Hélène Conway pour la réforme qui permis qu’enfin l’assemblée soit présidée par un élu et non plus par le ministre en charge.

    Pour le Président, l’AFE est la seule institution où sont abordés de façon transversale tous les sujets des expatriés. Il s’agit selon lui d’une « formidable boîte à idée pour la réflexion consulaire ». Il souligna cependant certains problèmes : « la dématérialisation laisse beaucoup de compatriotes désemparés, cela ne se traduit pas comme promis par une plus grande disponibilité, pour pallier la déshumanisation il faut des moyens pour les élus consulaires ».

    Le Président Villard rappela enfin les mots du Président Chirac sur les élus des Français de l’étranger : « les rencontrer c’est saisir de l’intérieur la réalité d’un pays », une définition qui s’applique sans doute aux Français de l’étranger en général.

    Le Ministre Lemoyne, pour sa part, a souligné les « liens solides entre l’AFE les expatriés et le Ministère ».  Le Ministre a évoqué, lui,  le Président Macron qui évoque, à propos de nos compatriotes hors de France, des « histoires particulières, individuelles, parfois professionnelles, un bout de France à travers le monde ».

    Changement « partiel » de présidence pour les conseils consulaires ? 

    Le Ministre a également évoqué les futures réformes possibles des élus de l’étranger, notamment il a indiqué souhaiter que les conseillers consulaires soient reconnus dans la loi et insistera pour que certaines réunions puissent, à l avenir, être présidées par les élus et non pas par l’administration.

    Autre nouveauté, la possibilité que le Parlement entende une fois par trimestre les opinions des Français de l’étranger représentées par l’AFE. Le processus n’est pour l’instant pas encore défini.

    La soirée s’est terminée avec la remise du nouveau prix du développement durable de l’instance à une personnalité franco-palestinienne, Hossam Elaqra, qui a développé une nouvelle technologie permettant de maitriser la fabrication de briques tout en réduisant le cout énergétique et en eau. Ce prix veut stimuler la création d’idée d’entrepreneuriat durable, inciter les porteurs de projets ayant une idée entrepreneuriale durable à les concrétiser et enfin faire connaître et mettre en exergue les projets les plus innovants en matière de développement durable. 

    L’Assemblée des Français de l’étranger continue à se réunir toute cette semaine à travers de nombreuses commissions où sont traités par les élus de proximité  les questions de fiscalité, de sécurité, d’enseignement et d’affaires sociales.

     

  • Jacques Chirac : L’hommage de toute une nation – Revivez la journée de deuil national – Videos

    Cela fait quatre jours que le France porte le deuil. Décédé jeudi 26 septembre à l’âge de 86 ans, l’ancien président de la République Jacques Chirac a marqué cinquante ans de vie politique en France, au point de marquer pratiquement toutes les générations.

    Après les dernières salutations de ceux qui l’ont connu, puis le recueillement populaire durant tout le weekend, notamment aux Invalides où des milliers de Français sont venus témoigner une dernière fois leur respect à l’ancien Premier ministre et maire de Paris, forçant les autorités à laisser le bâtiment ouvert toute la nuit.

    Ce lundi 30 septembre -jour de deuil national- fût le jour des hommages officiels rendus à Jacques Chirac.

    Messe familiale, honneurs militaires, procession dans Paris puis service solennel en l’église Saint-Sulpice, minute de silence…

    REVIVRE LA CEREMONIE A SAINT SULPICE

    Durant son homélie, l’archevêque de Paris a fait de nombreuses références aux actes politiques de l’ancien président de la République. “Le président Jacques Chirac avait axé sa campagne de 1995 sur le thème de la fracture sociale, portant ainsi son regard sur ceux qui restent sur le bord de la route”, a-t-il déclaré, saluant un “homme chaleureux” éprouvant un “véritable amour des gens”.

    “Gouverner c’est prévoir.′ Cette célèbre citation d’Émile de Girardin, le président Jacques Chirac l’a illustré à plusieurs reprises”, a également déclaré Mgr Michel Aupetit, citant notamment le discours de Jacques Chirac à Johannesburg ou encore le non à l’intervention en Irak. L’archevêque de Paris a également félicité un président qui “lorsqu’il était maire de Paris, n’hésitait pas à faire des maraudes pour rencontrer les gens qui étaient à la rue”.

    La famille Hariri est très proche de la famille Chirac, au point que le Liban observe également une journée de deuil national ce lundi. Présent aux obsèques, Saad Hariri, fils du président Rafic Hariri et actuel premier ministre, n’a pas caché son émotion durant la cérémonie.

    Enfin à 13h30, le cercueil de Jacques Chirac a quitté l’église Saint-Sulpice porté par huit des officiers de sécurité qui avaient assuré la protection du président de la République.

    La suite des obsèques fût privée. Il a été inhumé au cimetière du Montparnasse lors d’une cérémonie organisée dans l’intimité familiale. L’inhumation de Jacques Chirac a pris fin aux alentours de 14h40. Mais la Nation n’en a pas encore fini avec les cérémonies. Une minute de silence doit être observée à 15 heures, y compris par l’Assemblée nationale.

    Quant aux dirigeants étrangers, plus de 60, qui sont venus à Paris, ils ont déjeuné  à l’Élysée avec Emmanuel Macron, François Hollande et Nicolas Sarkozy.

    Pour finir, les media ont été nombreux à réaliser des hommages ,nous avons décicé de partager avec vous celui des Guignols qui ont « peut-être » fait beaucoup pour lui et c’est surtout une dernière occasion pour nous tous de « manger des pommes ».

    HOMMAGE DES GUIGNOLS DE CANAL +

    https://www.youtube.com/watch?v=PVdPRpgbhHI

  • La viticulture française au pied du mur face à l’enjeu des pesticides

    Fierté nationale, le vin représente un gros enjeu d’exportation pour la France. Mais la viticulture consomme énormément de pesticides, notamment en raison du recours aux fongicides, et peine à faire sa mue.

    Il est 5h30, le soleil pointe ses rayons de l’autre côté de la vallée de la Saône en cette fin de mois d’août. La France entière est en vacances, mais Bernard, viticulteur dans le Beaujolais, est déjà sur son tracteur : il n’y a pas de vent, c’est l’heure idéale pour « sulfater » comme disent les anciens. Il  s’agit en fait de traiter le vignoble avec divers produits phytosanitaires.

    C’est l’un des 20 passages que le viticulteur fait chaque année sur chaque parcelle : entre les fongicides, qui représentent le plus grand nombre d’épandages, mais aussi les insecticides et les herbicides, la vigne, représente le premier marché des produits phytosanitaires de l’agriculture en France

    Le Champagne remporte la palme, avec 25,6 épandages par an en 2016, devant les Bourgogne, les vins du Gers et le Beaujolais. Une addiction liée à la fragilité exceptionnelle de la plante, sensible au développement de champignons, de pucerons ou de bactéries.

    Si la viticulture représente à peine 3 % des surfaces agricoles en France, elle concentre 20 % des fongicides répandus dans la nature.

    Mais aussi 15 % de la production agricole française en valeur, notamment en raison des prix de certains crus : Bordeaux, Champagne et Bourgogne principalement.

    Les résidus de pesticides se retrouvent peu dans le vin : selon une étude de l’institut Rhodanien, les pesticides retrouvés sont nettement inférieurs aux limites maximales autorisées, calculées pour le raisin. Le principal résidu chimique retrouvé dans le vin, le sulfite ou dioxyde de soufre, accusé d’être à l’origine de migraines, est ajouté par la suite après la vendange, pour limiter la prolifération de certains micro-organismes et l’oxydation.

    Mais les molécules sont en revanche répandues dans  la nature : elles se répercutent sur la faune et la flore, contribuent à détruire les insectes dont les abeilles, et ont aussi des conséquences sur l’être humain : perturbateurs endocriniens, cancers.

    Un enjeu croissant pour les collectivités locales, qui s’inquiètent des conséquences pour la santé des habitants, et réclament dans certaines zones des surfaces minimales de non-épandage, près des habitations. Souvent étalées autour de villages d’habitation voire touristiques, les zones de vignes sont particulièrement concernées par cette préoccupation.

    Suivant la directive pour une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable, la filière viticole s’est engagée à réduire de 50 % l’usage de produits phytosanitaires, notamment en modifiant ses modes de pulvérisation. Un label « haute valeur environnementale» (HVE) a aussi été mis en place : il devrait théoriquement concerner la moitié des exploitations françaises en 2025.

    Mais le label crée par l’Etat est encore peu connu, des consommateurs comme des distributeurs voire des producteurs. Les contraintes sont nettement moins draconiennes que celles du bio, mais présentent un réel intérêt pour réduire les intrants : l’enherbage des vignes notamment permet de réduire l’épandage de désherbant.

    « La certification Terra Vitis va inclure la démarche HVE à partir de 2020, ce qui ajoutera un certain nombre d’exploitations. Le problème, c’est que ces certifications demandent des analyses et coûtent cher, elles ne sont pas adaptées aux petites exploitations » explique Irène Tolleret, viticultrice en Pic Saint Loup élue eurodéputée sur la liste Renaissance. L’objectif  d’inclure la moitié des 840.000 hectares de vignes françaises dans le label d’ici 6 ans semble donc ambitieux : pour l’heure, le bio ne représente que 61000 hectares, et la certification Terra Vitis 11.000, soit moins de 10 % du vignoble français.

    Au-delà du bio, de nouvelles démarches environnementales font leur apparition notamment dans les plus grand vignobles, dans le Bordelais et en Champagne, notamment à l’aune du changement climatique qui nécessite d’adapter les cépages et la gestion de l’eau à la hausse des températures.

  • Interview de la députée LREM Samantha Cazebonne, en déplacement au Portugal

    Interview de la députée LREM Samantha Cazebonne, en déplacement au Portugal

    Ancienne proviseure du lycée français de Palma de Majorque, où elle vit toujours avec sa famille, Samantha Cazebonne a été élue en juin 2017 députée La République en marche de la cinquième circonscription des Français de l’étranger, qui comprend l’Espagne, Monaco, Andorre et donc le Portugal, où elle se trouve actuellement. L’occasion pour nos partenaires de la French Radio de la rencontrer à Lisbonne et d’abord avec elle différents sujets : l’enseignement des Français à l’étranger (Samantha Cazebonne a remis un rapport sur le sujet au gouvernement en mars dernier), mais aussi la réforme de la fiscalité des Français de l’étranger, les élections consulaires de mai 2020 et la possibilité d’ouvrir un jour un consulat français de plein exercice à Porto.

    Bonjour Mme Cazebonne, nous vous recevons pour les 70 ans de l’Assemblée des Français de l’étranger dont la session plénière ouvre aujourd’hui, vous connaissez bien cette institution puisque vous êtes députée LREM de la Vème circonscription des Français de l’étranger. Vous qui avez travaillé dans l’éducation nationale, j’imagine que vous avez suivi les récentes annonces de Jean-Yves Le Drian pour renforcer l’enseignement français à l’étranger, en l’occurrence 25 millions d’Euros supplémentaires dès 2020 et 1000 professeurs de plus. Etes-vous satisfaite de ces annonces et sur combien de temps vont-elles être mises en place ?

    Merci de m’accueillir et de me donner la parole, je suis partie prenante dans ces mesures qui ont été évoquées par le Ministre Le Drian, certaines s’inspirent de mon rapport. Je suis favorable à ces mesures, vous parlez des postes, oui c’est une demande que nous avons formulé car le rapport est aussi un ensemble de recommandations auprès d’un certain nombre de personnes interrogées dans le monde à travers notre réseau d’enseignement français à l’étranger.

    Je suis d’autant plus fière que nous ayant été entendus mais au-delà, 1000 postes de détachés est un véritable effort de l’éducation nationale, gage de qualité.

    Quand vont-ils intégrer les lycées français ?

    Les 1000 ne seront pas mis à disposition demain, un très grand nombre sont des détachés directs, l’établissement demande un professeur certifié qui a obtenu le concours et à partir de là il le recrute, cela se fera au fil du développement ou pour aussi ceux qui augmentent leurs effectifs, le tout sur les années et au rythme du développement.

    Une tribune au Portugal, signée par des professeurs des Lycées de Lisbonne et de Porto indique « la langue française est de retour ». C’est aussi votre combat et vous avez remis un rapport à cet égard au gouvernement. Y-a-t-il une demande particulière au Portugal concernant les élèves qui souhaitent poursuivre leur cursus en français ?

    Le lycée français de Lisbonne

    Nous avons abordé ce sujet avec Mme l’ambassadrice, je suis très attachée à l’enseignement du français dans le monde et notamment au Portugal avec la prise en compte aussi du portugais dans le baccalauréat et nous devons réciproquement développer notre coopération linguistique. Notre attaché de coopération travaille à animer cet enseignement du français pour que nos concitoyens puissent aussi avoir d’avantage accès à l’enseignement dans le public, tout comme la coopération entre les enseignants. Tout ceci est en chantier, je l’encourage et j’y coopère à mon niveau. Tout le monde n’a pas les moyens ou la place pour scolariser ses enfants au lycée français.

    Autre question, la fiscalité des Français de l’étranger, dans le cadre de la loi de finances 2019-2020, l’alignement de la fiscalité des Français de l’étranger avec ceux qui vivent en France se met en place, ils ont l’impression que l’égalité face au barème a été rétablie immédiatement, mais pas celle face aux réductions de charges. Cela suscite des inquiétudes, que proposez-vous pour y répondre ? Un moratoire, ou des amendements ?

    Cela reste, je ne le cache pas, une faiblesse, nous devons y remédier énergiquement et nous travaillons dessus avec mes collègues de la majorité suite au rapport d’Anne Genetet, il faut aujourd’hui des décotes et une prise en compte des charges, nous ne nous arrêtons pas là. Plusieurs avancées comme les pensions alimentaires, aussi la victoire concernant la CSG et y travaillons hors UE. Nous sommes sensibles aux demandes et je déposerai des amendements dans ce sens et aussi sur l’application plus rigoureuse du taux moyen auquel nos citoyens ne sont pas forcément informés.

    Un mot sur les élections consulaires, elles auront lieu en mai 2020, quelles sont les ambitions de LREM au Portugal ou le RN et LR ont obtenus de beaux scores ? Qui sera la tête de liste ?

    Les Elus de l’AFE avec le Président de la République

    Avoir des élus locaux est indispensable pour LREM, nous avons des marcheurs dynamiques mais ce ne sont pas des représentants institutionnels. Nous en avons besoin car c’est un travail à différents niveaux que nous menons.

    Je rends toujours hommage au travail et notamment celui des conseillers consulaires, notamment aussi de l’AFE. Nous avons besoin au sein de LREM de ce maillon. Nous avons des ambitions, allons nous investir, maintenant je souhaite que cela se passe dans un esprit apaisé qui montre que chacun est respectueux de l’autre. C’est un travail à temps plein, tout cela doit se faire avec une prise de conscience que nous avons besoin pour être cohérents d’un nombre conséquent de conseillers consulaires tout en travaillant avec ceux d’autres bords politiques.

    La répartition des Français au Portugal est aujourd’hui mieux équilibrée avec Porto et pourtant toujours pas, là-bas, de consulat de plein exercice. Quelle solution peut on espérer ?

    Florence Mangin, ambassadrice de France au Portugal

    Nous sommes modérément optimistes sur la possibilité, que nous allons pousser, à sensibiliser sur ce problème. Il faut aussi comprendre qu’une section consulaire sont des moyens humains. Allez-vous inscrire. Si nous n’avons pas les chiffres démontrant que vous êtes nombreux, nous ne pouvons pas défendre l’idée d’ouvrir une section consulaire. Démontrons que nous faisons des actes consulaires qui permettent de revendiquer une station mobile ou une section consulaire.

     

     

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  • Assemblée des Français de l’étranger: dossier pour les 70 ans

    Créée en 2004 mais après avoir succédé au Conseil supérieur des Français de l’étranger initié pour sa part en 1948, l’Assemblée des Français de l’Etranger fête ainsi ces prochains jours les 70 ans la représentation française hors de France. La représentativité française à l’étranger est cependant bien plus ancienne, avec notamment les assemblées provinciales créées dans les colonies en 1787, le conseil consultatif de l’Algérie et des colonies sous le Second-Empire, la Quatrième République avec, déjà, 3 sièges pour des Sénateurs des Français d’Europe, d’Amérique et d’Asie-Océanie…

    Emmanuel Macron et les élus AFE

    90 conseillers composent cette assemblée consultative, ils sont élus parmi par tous les conseillers consulaires par ces derniers et le vote des délégués consulaires. Parmi eux, à l’origine, 29 sont membres du groupe Français du monde, écologie et solidarité (gauche), 10 du conseil indépendants et libres, 33 de l’alliance de la droite, du centre et des indépendants, et 18 sont non-inscrits. Désormais à l’approche des élections consulaires de mai 2020, le groupe affilié au PS se retrouve amputé de nombreux membres au profit de celui des non-inscrits. Certains élus préférant prendre leur distance avec le mouvement qui semble en difficulté à la vue des mauvais résultats des listes aux dernières élections partielles.

    1 semaine de réunions pour les élus

    Les élus AFE se réunissent à partir du 30 septembre pour 5 jours de réunions, pleinières et en commission pour évoquer notamment les questions sociales et celles relatives à la fiscalité. Lesfrancais.press vont couvrir l’ensemble de l’évenement avec une série d’articles.

    L’enseignement français à l’étranger sera au coeur des débats

    Si l’AFE n’a qu’un rôle consultatif, elle peut cependant également émettre des avis et études. Parmi les sujets au coeur des problématiques des Français hors de France, citons par exemple:

    -le réseau d’enseignement français  l’étranger, tentaculaire, souvent d’excellence mais qui suscite aussi des critiques

    -la fiscalité qui est au coeur des débats depuis notamment la récente publication du rapport Genetet

    -la réforme des institutions: moins d’élus des Français de l’étranger demain? Une circonscription monde avec proportionnelle intégrale?

    Tous ces points, et de nombreux autres, seront débattus lors des sessions et bien sûr aussi en dehors. L’occasion aussi de rencontrer les membres du gouvernement. Jean-Michel Blanquer, Jean-Yves Le Drian et Jean-Sébastien Lemoyne sont par exemple attendus pour une conférence dès plus attendue par cette assemblée représentative des Français de l’Etranger en proie à de nombreuses questions face aux réformes en cours et celles annoncées. A la veille des élections consulaires et sénatoriales, c’est l’assemblée de la dernière chance pour obtenir un bon bilan pour certains élus de 2014 .

  • Chirac : L’hommage des citoyens

    Photo by Philippe LOPEZ / AFP

    Des milliers de personnes étaient attendues dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides, à Paris. La cérémonie a débuté peu après 14h par un hommage inter-religieux, en présence des proches de l’ex-président. Bernadette Chirac n’était pas présente.

    C’est ce dimanche 29 septembre que les Français peuvent rendre hommage à Jacques Chirac, décédé ce jeudi à 86 ans: peu avant 13h, le cercueil de l’ancien président a quitté la rue de Tournon, où se situe le domicile des époux Chirac. Le cortège funéraire de la maison Henri de Borniol s’est ensuite dirigé vers les Invalides. C’est là, à la veille de la journée de deuil national, que ceux qui le souhaitent peuvent dire adieu à leur ex-président, comme l’a souhaité la famille. Un hommage lié à «la relation forte que Jacques Chirac entretenait avec les Français», avait indiqué à l’AFP son gendre Frédéric Salat-Baroux.

    La cérémonie a démarré peu après 14h par un hommage inter-religieux, demandé par la famille, auquel ont assisté Martin Rey-Chirac, Frédéric Salat-Baroux, et Claude Chirac. Cette dernière faisait sa première apparition depuis le décès de son père. Bernadette Chirac n’était pas présente. Le grand rabbin Haïm Korsia, compagnon des dernières heures de l’ancien président, était aux côtés de l’évêque de Guadeloupe Jean-Yves Riocreux, ou encore de Dalil Boubakeur, recteur de la grande mosquée de Paris.

    Photo by Philippe LOPEZ / AFP

    Dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides, le cercueil, installé par les anciens officiers de sécurité de l’Élysée, était recouvert du drapeau français et entouré par des gardes. Ceux venus rendre hommage à l’ancien président s’inclinent devant le cercueil, ou se prennent en selfie.

    Un livret d’une dizaine de pages intitulé «Jacques Chirac par ses mots», préparé par la famille, a été distribué à l’assistance. «Vous l’aimiez, le respectiez. Il a fait partie de votre jeunesse, de l’idée que vous vous faites de la France. Il était le grand frère, le père, l’ami imaginaire. Essayons de le retrouver à travers ses mots», est-il écrit en préambule.

    Dès ce dimanche matin, quelques dizaines de personnes faisaient la queue sous la pluie. Isabelle Enjuanes, secrétaire de direction de 58 ans est venue spécialement de Bordeaux. «J’ai failli aller à la mairie de Bordeaux mais c’est mieux de pouvoir se déplacer pour lui rendre un dernier hommage», a-t-elle dit à l’AFP. Virginie Ferrera, 48 ans, qui travaille à Air France, est venue en pensant à son père qui était dans l’aviation. «C’étaient tous les deux de vrais guerriers, Chirac a empêché la guerre. Je l’aimais bien ce monsieur», a-t-elle confié, émue.

    Devant les Invalides, un militant écologiste brandissait quant à lui une pancarte sur laquelle étaient retranscrits les porpos de l’ancien président sur le climat.

    Plus de 5000 Français ont déjà signé les registres de condoléances, installés à l’Élysée jusqu’à ce samedi soir, avant d’être déplacés aux Invalides. Rue de Tournon, fleurs, bières, ou encore pommes avaient également été déposées au niveau du domicile du couple en cette fin de semaine.