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  • Vaines tentations protectionnistes

    Le conflit commercial entre les États-Unis et la Chine a remis au goût du jour les droits de douanes. Après la Seconde Guerre mondiale, l’objectif a été de les démanteler afin de favoriser l’expansion du commerce international. Cet objectif a été obtenu dans le cadre de grands accords commerciaux (GATT) faisant suite à des négociations multilatérales. L’abaissement des tarifs douaniers s’est accompagné d’un effort pour limiter les mesures protectionnistes reposant sur les normes ou sur les conditions d’entrée des produits importés.

    Avec la crise de 2008, la tendance s’est inversée. Les dispositions protectionnistes se sont accrues de la part de tous les grands acteurs économiques. L’obtention d’un nouvel accord commercial global est devenue mission impossible. Les accords régionaux comme celui concernant le Canada et l’Union européenne ou le Mercosur sont de plus en plus difficiles à faire adopter. Le recours à des politiques sciemment protectionnistes se développe. Les majorations des droits de douane américains sur les importations chinoises doivent déboucher sur un accord bilatéral visant à réduire le déficit commercial des États-Unis. La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne même si elle obéit à des considérations multiples en relation notamment avec la question migratoire, pose également le problème de la politique économique à venir qui sera de nature nationaliste.

    Les droits de douanes compensés par le taux de change

    Pour le moment, les politiques nationalistes voire protectionnistes n’ont pas obtenu les résultats espérés dans un système de change flexible. Ainsi, les droits de douanes imposés par les États-Unis pour réduire leur déficit extérieur aboutissent à dépréciation de la monnaie chinoise, du fait du marché et de la politique des taux de la banque centrale. Les craintes d’un ralentissement de l’économie chinoise pèsent sur le taux de change. Les autorités chinoises en mettant en œuvre une politique monétaire accommodante favorisent également la dépréciation de leur devise. Les droits de douane sont ainsi compensés par la baisse de la valeur de la monnaie. Dans ces conditions, le déficit commercial américain persiste voire s’accroît. Les importateurs ont en outre tendance à accélérer leurs achats de peur de l’application de nouvelles majorations des droits de douane. L’impact sur la production nationale américaine est nul ou quasi nul d’autant plus que le pays est en situation de sous-emploi. La substitution de la production américaine à la production chinoise suppose une progression de l’investissement avec des gains de productivité non négligeable.

    Les droits de douane en l’état actuel ne sont pas suffisants pour réellement changer les approvisionnements des Américains. Par ailleurs, les entreprises chinoises délocalisent leurs centres de production au sein d’États ne subissant pas les majorations de droits de douane.

    Au Royaume-Uni, récession en vue.

    Certains partisans du Brexit estiment que le Royaume-Uni ne sera pas pénalisé par la sortie de l’Union européenne. L’application des droits de douane sera compensée par la baisse des prix générée par la dépréciation de la livre sterling. À la différence de la Chine, le Royaume-Uni connaît un fort déficit commercial. La baisse du taux de change aboutira de ce fait à une diminution du pouvoir d’achat des Britanniques. L’effet récessif devrait être plus important que l’effet gains de compétitivité à l’exportation. En outre, l’économie britannique est imbriquée dans celle de l’Union européenne. La production industrielle incorpore de nombreuses pièces issues des États membres. Ces dernières seront logiquement soumises, à compter du 1er novembre prochain, à des droits de douane.

  • Cinéma : les sorties du moment et celles à venir

    Ces jours-ci un peu partout dans le monde sortent deux films très différents : Ad Astra, blockbuster américain dans l’espace et avec Brad Pitt, et Downtown Abbey, film tiré de la série culte britannique qui retrace la vie et les drames d’une famille de l’aristocratie et de leur personnel. Deux films, deux revues, ainsi que celles de productions très attendues en octobre.

    Ad Astra

    Faire un film d’astronaute introspectif est à la mode. Après « First Man » de Damian Chazelle, James Gray se lance le défi de faire encore mieux avec Brad Pitt (aussi producteur) dans « Ad Astra ».

    Un ingénieur autiste part à la recherche de son père, perdu dans l’espace vingt ans après son départ pour Neptune.

    James Gray (« Two Lovers », « The Lost City of Z”, “The Immigrant”) est un réalisateur indépendant à la mode. Les acteurs de qualité adorent travailler avec lui, mais Gray est surtout connu pour ses petits films introspectifs. Dans « Ad Astra » il tente de faire de même mais avec plus d’ambition et un budget de grande production.

    L’atmosphère et l’image sont magnifiques, ce qui n’est pas une surprise sachant que le décorateur n’est d’autre que c’est Hoyte Van Hoytema qui avait fait de même pour « Interstellar » et « Dunkerque ». Mais comme souvent voilà où se trouve le problème : bien qu’il soit très beau, le film est un peu prévisible et immobile. Il y a de très beaux moments de cinéma car l’utilisation du silence de l’espace durant les scènes les plus intenses apporte une nouveauté agréable. La relation père-fils qu’il idéalise est centrale. A la recherche du premier, le deuxième repense à sa propre place dans la société et envers les autres mais ce « pitch » n’est pas nouveau ni original. Ici le thème fonctionne plutôt bien. Mais « Ad Astra » n’arrive pas à sortir du lot, « First Man » était plus fort dans le même genre.

    Brad Pitt donne à son personnage une vraie présence et une intensité. Il fait ressentir la dualité du fils qui idéalise son père et l’astronaute avec ses propres problèmes. Les autres acteurs : Liv Tyler, Tommy Lee Jones, Ruth Negga et Donald Sutherland ne font que de brèves apparitions.

    Ad Astra – Science-fiction – Etats-Unis – 124 minutes

    Downton Abbey

    La famille Crawley est de retour, mais cette fois-ci sur grand écran ! Après 6 saisons à succès dans le monde entier, la plus British des séries s’adapte pour un film très attendu par les fans.

    L’action se déroule en 1927, après la fin de la série avec les personnages là ou nous les avons laissé. Julian Fellowes, également créateur de Gosford Park, nous montre ici un monde qui n’existe plus que dans les palais de la Reine, une Angleterre à des années lumières du Brexit et des tabloïds, une Angleterre arrogante qui contrôlait encore un empire et n’avait encore subit ni le krach de 29, ni les affres de la deuxième guerre mondiale.

    Highclere Castle – Lieu d’action de Downton Abbey

    Tourné dans le spectaculaire château de Highclere, propriété de la famille Carnarvon (dont l’illustre ancêtre finança les fouilles de la tombe de Toutankhamon et fut lui-même victime de la malédiction du pharaon), le film est l’occasion de retrouver la légendaire Maggie Smith, deux Oscars, trois Golden Globes, six BAFTA, trois Emmy Awards et un Tony Award, dans le rôle de la comtesse douairière intraitable, irascible et irrésistible.

    Le pitch, une visite royale à Downton Abbey, rien que cela ! La famille, Lord et Lady Crawley en tête, sont sur le pied de guerre, tout comme le personnel, M. Barrow, qui vivra par ailleurs des problèmes liés à sa vie privée, Mme Patmore et sa souffre-douleur préférée Daisy, et même M. Carson qui reprend du service à l’occasion.

    Les fans de la série, de la monarchie britannique et les anglophiles et autres nostalgiques ne pourront que se délecter de ce spectacle honnête, parfois drôle,  qui certes ne réinvente pas le cinéma mais à le mérite d’apporter de l’originalité dans un cinéma souvent très monocolore.

    Downton Abbey – drame historique – Royaume-Uni – 122 minutes

     

    Quelques sorties d’octobre

    Parmi les futures sorties, citons notamment « Joker », avec Joaquin Phoenix. Le film, centré sur l’antagoniste de Batman, très sombre et magistralement interprété, a récemment triomphé à la Mostra de Venise. Joaquin Phoenix arrivera t’il à éclipser ses illustres prédécesseurs Jack Nicholson et Heath Ledger ?

    Autre sortie attendue, « Terminator : dark fate », énième épisode d’une franchise qui a eu tendance ces dernières années à s’essouffler. Arnold Schwarzenegger et  Linda « Sarah Connor » Hamilton reprennent du service. Reste à voir si cela sera suffisant.

    Suite également, preuve qu’Hollywood ne fait plus vraiment preuve d’originalité, « Maléfique : le pouvoir du mal », dernier né de Disney avec Angelina Jolie et Michelle Pfeiffer, un film qui saura certainement faire plaisir aux enfants et à ceux qui ont gardé l’esprit jeune.

    Article écrit avec notre partenaire

  • Faillite de Thomas Cook, la garantie européenne à l’épreuve

    La faillite de Thomas Cook met à l’épreuve la nouvelle réglementation européenne. Si elle permet le rapatriement des clients en vacances, les remboursements des vacances déjà réglées n’est pas prévu.

    C’est une opération de rapatriement de grande ampleur qui s’annonce. La faillite tour-opérateur indépendant Thomas Cook laisse 600 000 voyageurs sur le carreau.

    Le voyagiste a échoué durant le week-end à trouver les fonds supplémentaires nécessaires à sa survie. Menacé ces dernières années par la concurrence des sites de voyage low cost mais aussi par la morosité des voyageurs britanniques inquiets du Brexit, Thomas Cook a jeté l’éponge, faute d’investisseurs.

    « Malgré des efforts considérables, les discussions entre les différentes parties prenantes du groupe et de nouvelles sources de financement possibles n’ont pas débouché sur un accord », a expliqué dans un communiqué le patron de Thomas Cook, Peter Fankhauser.

    Pour les 600 000 clients de Thomas Cook en vacances — dont environ 10 000 français —  une garantie prévue par le droit européen s’applique — mais comment fonctionne-t-elle ?

    Que prévoit la garantie ?

    En application de la directive européenne du 11 décembre 2015, les voyagistes sont tenus depuis le 1er juillet 2018 d’assurer le retour de leurs clients et rembourser les acomptes versés avant le départ en cas de faillite.

    Une obligation qui vise à réduire les préjudices financiers subis par les consommateurs européens dans le domaine des prestations de voyage, estimé à environ 430 millions d’euros par an.

    En France, cette obligation est mise en œuvre au travers d’une caisse de garantie, l’Association professionnelle de solidarité du tourisme (APST). Alimentée par les cotisations des agences de voyages françaises dont Thomas Cook fait partie, cette caisse dispose d’environ 20 millions d’euros et a pour mission d’assurer les frais de rapatriement des voyageurs, mais aussi les frais découlant d’un éventuel retard (hébergement supplémentaire, repas, etc.)

    Quels clients sont concernés ?

    Pour l’heure, aucun, car seule la maison-mère britannique de Thomas Cook s’est mise en faillite, la filiale française ne l’est pas encore. « Mais on imagine que probablement dans les prochaines heures où jours les choses vont se répercuter sur Thomas Cook France » explique Alexandra Cohen-Jonathan, associée chez Auguste-Debouzy et spécialiste du droit des assurances.

    Une fois la faillite de la branche française déclarée, les clients français de Thomas Cook pourront bénéficier de la garantie rapatriement. « Mais cette garantie de rapatriement n’est valable que pour les clients qui ont acheté un forfait, c’est-à-dire hôtel et vol. Les clients qui auraient acheté seulement un vol sec auprès de Thomas Cook ne sont pas couverts » explique l’avocate.

    Pour les clients ayant déjà payé un voyage à venir, la situation risque d’être plus compliquée. « La garantie ne couvre pas le remboursement des séjours. Pour ceux qui ont réservé un voyage, le risque de l’insolvabilité existe » explique l’avocate.

    Concrètement, si l’APST doit couvrir les acomptes versés avant le départ, elle ne prévoit pas de remboursement pour les voyages déjà réglés. Les clients ayant déjà réglé pourraient donc en être de leur poche.

    Quels sont les recours ?

    « Lors d’une faillite, un liquidateur est désigné. Les clients doivent déclarer leur créance au liquidateur, qui l’inscrit pour effectuer des remboursements. Mais au regard des chiffres qui circulent [sur la situation d’endettement de thomas Cook], les clients lésés ont peu de chance d’être remboursés » détaille Alexandra Cohen-Jonathan.

    Les autres assurances éventuellement souscrites au moment de l’achat du voyage ne couvrent pas non plus ce cas de figure, puisqu’elles s’attachent davantage à protéger la personne du voyageur en cas de maladie, de décès d’un proche, de changement de situation familiale, etc.

  • Brexit : la Cour suprême inflige un coup ravageur à Boris Johnson

    Le Premier ministre britannique Boris Johnson s’est engagé à contrecœur à respecter la décision de la Cour suprême, qui lui a infligé un coup ravageur le 24 septembre en jugeant illégale sa décision de suspendre le parlement à l’approche du Brexit, déclenchant de nombreux appels à la démission.

    « Je dois dire que je ne suis pas du tout d’accord avec ce que les juges ont établi. Je ne pense pas que ce soit juste, mais nous irons de l’avant et bien sûr le parlement va revenir », a déclaré Boris Johnson aux médias britanniques à New York, où il assiste l’assemblée générale de l’ONU.

    Sitôt connue la décision de la Cour, le président de la Chambre basse du Parlement, John Bercow, a annoncé que les députés reprendraient leurs travaux ce mercredi 25 septembre à 11 h 30 (10 h 30 GMT). La Chambre des Lords se réunira à partir de 15 h (14 h GMT).

    Les onze juges de la plus haute juridiction britannique ont jugé à l’unanimité « illégal, nul et non avenu » l’avis de Boris Johnson demandant à la reine Elizabeth II de suspendre le parlement pendant cinq semaines, jusqu’au 14 octobre, à deux semaines du Brexit.

    Ils ont suivi l’argumentaire des adversaires du chef de gouvernement, qui l’accusaient d’avoir suspendu le parlement pour museler l’opposition et sortir le Royaume-Uni de l’UE le 31 octobre, même sans accord de divorce.

    Lui n’a eu de cesse de répéter que la suspension du parlement était justifiée afin de préparer et présenter ses priorités politiques nationales après son arrivée au pouvoir fin juillet.

    « Empêcher » le Brexit

    « Les députés doivent être courageux et demander des comptes à ce gouvernement sans scrupule », a réagi Gina Miller, une militante anti-Brexit à l’origine d’un des recours examinés par la Cour suprême. Elle avait déjà gagné en 2017 une importante bataille judiciaire pour forcer l’exécutif à consulter le parlement sur le processus de retrait de l’UE.

    Cette décision de la Cour suprême constitue une défaite majeure pour Boris Johnson qui, depuis son arrivée au pouvoir, a essuyé échec sur échec concernant sa stratégie de sortie du Royaume-Uni de l’UE à tout prix le 31 octobre.

    Il a répété mardi avoir bon espoir de pouvoir conclure un accord de divorce avec Bruxelles, même si les dirigeants européens ne partagent pas son optimisme.

    Mais il a de nouveau exclu de reporter le Brexit de trois mois si aucun compromis n’est trouvé, à l’encontre d’une loi votée dans l’urgence avant la suspension du parlement, dans la nuit du 9 au 10 septembre, afin d’éviter des conséquences potentiellement chaotiques pour l’économie britannique.

    « Il y a beaucoup de gens qui veulent empêcher ce pays de sortir de l’UE », a affirmé le dirigeant.

    Les appels à sa démission se sont multipliés dans les rangs de l’opposition, à l’instar du chef des travaillistes qui a souhaité que le dirigeant conservateur devienne « le Premier ministre le plus éphémère de tous les temps ».

    Plusieurs députés ont aussi appelé à voter une motion de censure du gouvernement, qui ne dispose plus d’une majorité. John Bercow a indiqué que, le cas échéant, il donnerait aux députés le temps d’en débattre.

    Une chute du gouvernement pourrait in fine mener à des élections générales anticipées. Des sondages d’opinion font état d’un regain de popularité des conservateurs depuis le bras de fer entre Boris Johnson et les parlementaires.

    « Jour merveilleux »

    Devant la Cour, une cinquantaine de manifestants criaient « Johnson dehors ! ». Maureen O’Hara, 67 ans, une fonctionnaire à la retraite, a estimé « super de voir que même le gouvernement doive rendre des comptes ». Pour Naomi Smith : « C’est un jour merveilleux pour la démocratie britannique ».

    Il n’est pas inhabituel pour un dirigeant au Royaume-Uni d’ajourner la session parlementaire pour pouvoir présenter son programme de politique nationale. En outre, le parlement ne siège traditionnellement pas pendant quelques semaines en septembre, au moment des congrès annuels des partis.

    Mais cette suspension, en raison notamment de sa longueur, avait suscité une vague d’indignation dans le pays du parlementarisme, déclenchant des manifestations ainsi qu’une offensive judiciaire.

    La Cour suprême avait été saisie après deux décisions divergentes : l’une, rendue par la haute cour de Londres, avait considéré qu’elle n’avait pas à trancher sur une décision politique, l’autre, rendue par la justice écossaise, avait jugé « illégale » la suspension.

  • Rugby : les Français du Japon aussi à la fête

    La fête de l’ovalie bat son plein ! Pour la première fois en Asie, à travers tout le Japon, la Coupe du monde 2019 enthousiaste locaux et visiteurs étrangers. Au point que les professionnels du tourisme nippon craignaient une pénurie … de bières.

    La France, qualifiée pour cette phase finale qui regroupe 20 équipes dont les redoutables All Blacks de Nouvelle-Zélande, les Wallabies australiens et les Springboks d’Afrique du sud, espère aller le plus loin possible dans la compétition, malgré des résultats ces dernières années mitigés.qui 

    Cette compétition est aussi l’occasion d’organiser la coupe du monde des parlementaires, des universités et des militaires qui ont permis à la France d’avoir une honorable troisième place.

    Les Français du Japon mobilisés pour l’événement

    Parmi la communauté française au Japon, 15 000 inscrits dans les consulats et 25 000 estimés sur place, l’événement est une occasion unique. Ils sont nombreux à être présents dans les stades, et les instituts français se mobilisent autour des matchs de l’équipe de France.

    Cette mobilisation puise ses racines dans les relations franco-japonaises qui remontent au XVIIème siècle et malgré des remous, notamment récents comme avec l’affaire toujours en cours autour de Carlos Ghosn , ils demeurent solides, comme en témoigna la visite du prince héritier, devenu depuis Empereur , en France et en particulier à Lyon, et au Japon celui récent du Président de la République

    Une population expatriée hétérogène

    Le Lycée français international de Tokyo

    Les Français du Japon ont, selon le conseiller consulaire  – AFE Thierry Consigny que nous avons contacté, tendance à s’expatrier sur la durée, contrairement à certains pays riverains. Beaucoup de jeunes expatriés, souvent franco-japonais, animent la communauté de leur esprit d’entreprise, dans le commerce, la distribution, les écoles de langue … Ce dynamisme est constaté aussi dans la démographie avec un lycée français international de Tokyo  qui compte jusque 5 classes par niveaux.

    Une des principales problématiques pour les Français du Japon est de pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Il arrive fréquemment dans l’archipel de cumuler plusieurs emplois et très souvent, cette société patriarcale pousse l’épouse, une fois la famille agrandie, à quitter son emploi. Le choc culturel est cependant, selon M. Consigny, amoindri par la bienveillance de la population japonaise et l’intérêt, toujours fortement présent, pour la culture française.

    « la loi de la famille date de 130 ans, et le système judiciaire a parfois tendance à donner une interprétation littérale de la loi »  Thierry Consigny

    Plusieurs priorités pour les Français du Japon

    Thierry Consigny, conseiller Consulaire, et Conseiller AFE, Président de la Commission des Affaires Sociales

    Les précédentes élections consulaires, de 2014 et législatives de 2017, ont vu, sans surprise, un taux de participation extrêmement faible, légèrement au-dessus de 25%, et ce alors que la participation aux présidentielles a dépassé les 50%. Le vote électronique pourra en partie, espèrent les élus sur place, mobiliser l’électorat mais celui-ci est déjà majoritairement à moins de 30 kms des consulats de Tokyo et de Kyoto.

    Plusieurs priorités sont régulièrement mises en avant :

    le coût des frais de scolarité des Lycées et ce alors que le système des bourses est de plus en plus contraignant

    la difficulté pour les entrepreneurs qui ne maitrisent pas toujours la langue d’avoir accès à des financements, qu’ils viennent de banques ou de business angels.

    les séniors malades qui n’ont pas toujours pris les précautions nécessaires pour avoir accès à une protection adéquate

    la question, très délicate, des séparations entre les parents. Thierry Consigny, Président de la Commission des affaires sociales et des anciens combattants à l’AFE, nous rappelle à cet égard que « la loi de la famille date de 130 ans, et le système judiciaire a parfois tendance à donner une interprétation littérale de la loi ».

    https://twitter.com/i/status/1175634067649257472

    Plusieurs dizaines de pères français seraient ainsi coupés de leurs enfants suite à leur séparation d’avec la mère de ces derniers, causant drames familiaux et désarroi. la mobilisation est forte et touche tous les communautés d’expatriés comme en témoigne la manifestation du dimanche 22 septembre 2019 (vidéo ci-dessus)

    On est loin, très loin, de l’ambiance festive des stades…

  • Greta Thunberg à New York pour le sommet sur le climat – VIDEO BBC

    Dans un discours virulent à l’ONU, la jeune Suédoise Greta Thunberg a blâmé les dirigeants de la planète pour leur inaction contre le changement climatique, au début d’un sommet consacré à ce sujet à New York.

    « Je ne devrais pas être là, je devrais être à l’école, de l’autre côté de l’océan  Comment osez-vous ? Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles creuses. e fais pourtant partie de ceux qui ont de la chance. Les gens souffrent, ils meurent. Des écosystèmes entiers s’effondrent, nous sommes au début d’une extinction de masse, et tout ce dont vous parlez, c’est d’argent, et des contes de fées de croissance économique éternelle ? Comment osez-vous ! »

    Elle a, comme à chacune de ses interventions, répété les faits scientifiques confirmant le réchauffement accéléré de la planète, puis s’en est prise aux chefs d’Etats et de gouvernements présents au même sommet, auquel le secrétaire général de l’ONU l’avait invitée.

    « Vous nous avez laissés tomber. Mais les jeunes commencent à comprendre votre trahison », a dit Greta Thunberg. « Si vous décidez de nous laisser tomber, je vous le dis : nous ne vous pardonnerons jamais. Nous ne vous laisserons pas vous en sortir comme ça ».

    « Le monde se réveille, et le changement arrive, que cela vous plaise ou non. Merci », a-t-elle conclu, très applaudie dans la grande salle de l’Assemblée générale.

  • Mini-sommet à Malte pour sortir les sauvetages en mer de l’impasse

    Les ministres de l’Intérieur de cinq pays de l’UE se sont réunis lundi à Malte pour s’entendre sur un mécanisme de répartition automatique des migrants, un dispositif visant à mettre fin aux négociations au cas par cas à chaque sauvetage opéré en Méditerranée.

    Réunis pour une journée, les ministres de l’Intérieur allemand, français, italien, finlandais (en tant que président tournant de l’UE) et maltais ont élaboré un système qui permettra aux pays européens volontaires de se répartir de façon systématique les personnes secourues en mer, en particulier par les ONG.

    Le commissaire européen en charge des migrations, Dimitris Avramopoulos, a pris part aux travaux qui doivent déboucher sur un accord lors d’un Conseil « Affaires intérieures » début octobre à Luxembourg.

    Ardemment réclamé par l’Italie, qui accuse ses partenaires de ne pas l’avoir soutenue face à la crise migratoire, le mécanisme de répartition se veut temporaire dans l’attente de la renégociation du règlement de Dublin, qui confie le traitement des demandes d’asile au pays d’arrivée.

    Cette règle est jugée injuste parce qu’elle fait reposer, pour de simples raisons géographiques, le fardeau de l’accueil sur l’Italie, la Grèce, l’Espagne ou Malte, principales portes d’entrée des migrants.

    Soutenu par plusieurs pays, à commencer par la France et l’Allemagne, et coordonné par la Commission européenne, le nouveau système doit « garantir à l’Italie ou à Malte que leurs partenaires puissent rapidement prendre en charge les personnes débarquées et avoir une organisation plus solidaire et efficace », a déclaré mercredi le président français Emmanuel Macron, lors d’un déplacement à Rome.

    Paris et Rome, qui ont affirmé à cette occasion leur unité après des années de dissensions sur cet épineux dossier, défendront désormais au sein de l’UE « une position commune pour que tous les pays participent d’une façon ou d’une autre » à l’accueil « ou bien soient pénalisés financièrement », a expliqué M. Macron.

    Avec l’arrivée du nouveau gouvernement formé par le Parti démocrate (gauche) et le Mouvement 5 Etoiles (antisystème), l’Italie a assoupli sa politique migratoire après la série de mesures anti-migrants prises par l’ancien ministre de l’Intérieur, le souverainiste Matteo Salvini.

    Rome a ainsi rouvert ses ports que M. Salvini avait fermés aux navires de sauvetage en mer.

    Tourner la page

    « Nous devons faire sortir le thème de l’immigration de la propagande anti-europénne », a affirmé mercredi le Premier ministre italien Giuseppe Conte.

    Lors d’une réunion informelle en juin à Paris des ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur, une quinzaine de pays avaient donné leur accord à la création d’un « mécanisme de solidarité européen », dont huit (France, Allemagne, Portugal, Luxembourg, Finlande, Lituanie, Croatie Irlande) s’étaient dits prêts à y prendre part « de manière active ».

    Selon des informations de presse, la France et l’Allemagne accepteraient d’accueillir chacune 25 % des migrants secourus tandis que l’Italie en accueillerait 10 %.

    Si l’on sait déjà que seuls les pays volontaires intégreront le nouveau système, et qu’il ne concernera que les migrants arrivant par la mer, plusieurs interrogations subsistent.

    Il faudra savoir si la sélection entre les personnes éligibles au droit d’asile et les migrants dits « économiques », qui n’ont pas vocation à rester en Europe, sera effectuée dès l’arrivée à terre (comme le souhaite la France) ou dans le pays de destination.

    Un autre point à éclaircir est la notion de port sûr « le plus proche », prévue par le droit maritime international. L’Italie plaide pour une « rotation » des ports d’accueil (qui inclurait Marseille par exemple) pour soulager les pays du sud de l’Europe, mais la France se montre réticente à cette solution.

    Selon Matteo Villa, chercheur à l’Institut pour les études de politique internationale de Milan (ISPI), un accord qui ne concernerait que les migrants secourus en Méditerranée centrale « serait perçu comme inéquitable » par les pays d’arrivée se trouvant sur les deux autres routes, de Méditerranée occidentale (Espagne) et orientale (Grèce).

    « D’autant que contrairement à ce qui s’est passé depuis 2011, en 2019 c’est la route de Méditerranée centrale qui a été la moins concernée par les arrivées irrégulières », explique l’expert.

  • Les 4 chiffres clés du projet de budget 2020

    Cure d’amincissement de la fonction publique d’État, montant de la baisse d’impôt sur le revenu pour les ménages promise fin avril, niveau de croissance attendu pour 2020, prévision du déficit public : voici les chiffres clés du projet de loi de finances 2020 qui sera examiné vendredi 27 septembre en Conseil des ministres.

    Croissance ralentie, prévision de déficit, baisse d’impôt sur le revenu…  Voici les chiffres-clés du projet de loi de finances 2020 qui sera examiné vendredi en Conseil des ministres.

    1,3 %

    C’est le niveau de croissance que le gouvernement prévoit pour l’an prochain. C’est un peu moins que la progression de 1,4 % qu’il avait annoncée à Bruxelles au printemps, dans la lignée de celle attendue cette année.

    Le ministère de l’Économie et des Finances a notamment intégré le ralentissement qui touche déjà l’économie mondiale et européenne et les risques liés aux tensions commerciales.

    La croissance française devrait toutefois mieux résister que celle de nos voisins, Allemagne en tête, grâce à une demande intérieure soutenue par la consommation des ménages, les investissements des entreprises et la baisse du chômage.

    2,2 %

    Il s’agit du déficit public qui devrait être atteint l’an prochain. Après avoir franchi en 2019 le seuil des 3 % (3,1 %) exigé par les traités européens à cause de la transformation du crédit d’impôt compétitivité emploi en baisse de cotisations sociales, le gouvernement table sur une forte baisse l’an prochain.

    Il a toutefois dû revoir ses ambitions après les annonces du président de la République en réponse au mouvement des « gilets jaunes ». L’exécutif visait initialement 2 %.

    « C’est vrai que nous avions dit que nous le baisserions plus vite mais nous conduisons notre politique avec les réalités, pas avec de la comptabilité », a défendu le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin la semaine dernière dans un entretien au Parisien.

    La dette publique devrait à peine baisser en pourcentage du PIB, à 98,7 % l’an prochain, contre un bond à 98,8 % cette année.

    5 milliards

    C’est le montant de la baisse d’impôt sur le revenu pour les ménages promise fin avril par Emmanuel Macron à l’issue du « grand débat national » censé répondre à la crise des « gilets jaunes ».

    Cette baisse d’impôt permettra d’adoucir l’entrée dans l’impôt pour les nouveaux contribuables, avec une baisse de 3 points du taux d’imposition de la première tranche, qui concerne 12 millions de foyers, sur les 16,8 millions qui payent l’impôt sur le revenu.

    2 593

    La cure d’amincissement de la fonction publique d’État marquera le pas, avec 2 593 suppressions de postes prévues l’an prochain, contre 4 100 cette année (et 1 600 en 2018). En proportion de leurs effectifs, les ministères de la Santé et de la Transition écologique seront les plus mis à contribution.

    Le gouvernement entérine donc le fait qu’il n’atteindra pas l’engagement présidentiel d’Emmanuel Macron de supprimer 120 000 postes dans la fonction publique durant le quinquennat, dont 50 000 sur le périmètre de l’État (le reste concernant la fonction publique territoriale). Cet été, M. Darmanin évoquait le chiffre de 15 000 dans la fonction publique d’État.

  • Les salons de l’emploi francophone en Espagne arrivent – Un modèle à exporter?

    Le salon de Barcelone en est à sa 8ème édition

    Pour la 8ème fois se tiendra, le 30 octobre prochain, le salon de l’emploi francophone de Barcelone. Il sera précédé dans toute l’Espagne par 5 autres salons : à Saragosse le 26 septembre, Madrid le 9 octobre, Palma de Majorque le 14 octobre, Valence le 17 octobre et Malaga le 21 octobre.

    L’occasion, pour les chercheurs d’emploi francophones, d’être mis en relation avec des employeurs potentiels recherchant un profil qui inclue la maitrise de notre langue.

    Initié à l’origine par l’UFE, association proche politiquement des partis de droite, les salons résultent de la multitude de CV que l’association recevait au cours des ans. L’objectif est d’avoir un maximum de candidats et de partenaires via les salons et le site internet.

    8 000 candidats sont inscrits et 400 offres d’emploi sont présentes.

    Trois objectifs clairement définis

    Pierre-Olivier Bousquet, organisateur des salons en Espagne

    Pierre-Olivier Bousquet, conseiller consulaire à l’origine de ce projet que nous avons contacté, nous a indiqué les 3 objectifs de cette initiative :

    -Aider les francophones à trouver un emploi naturellement

    -Améliorer la mobilité transfrontalière, et à cet égard sont reçus des CV de nombreux endroits : d’autres territoires en Espagne, mais aussi d’Afrique, de Belgique et de France (Perpignan, Toulouse, Paris)

    -Augmenter l’apprentissage du français comme langue étrangère

    Un futur réseau européen de l’emploi francophone ?

    Les organisateurs ont une relation privilégiée avec l’Institut français de Barcelone et avec l’Alliance française. Leur structure, qu’ils visent à faire pleinement indépendante et reconnue d’utilité publique, ambitionne de créer un réseau européen.

    Bientôt un réseau international de l’emploi francophone?

    Plusieurs initiatives existent à cet égard dans d’autres pays : citons la plateforme emploi-Allemagne outre-Rhin, des initiatives en Italie , à Londres , aux Pays-Bas , et outre-Atlantique au Canada et aux Etats-Unis

    Un profil plutôt jeune, éduqué, et souvent avec déjà un emploi

    Le profil des candidats dans les salons espagnols est plutôt jeune, 50% ont entre 25 et 45 ans, éduqué, près d’un tiers avec bac +5, et 50% ayant déjà un emploi. 7 sur 10 sont prêts à déménager ou ont déjà déménagé pour un emploi.

    Une photographie de l’emploi du XXIème siècle : mobile, international, polyglotte. Si vous cherchez à travailler en Espagne, n’hésitez pas à participer à ces salons!

    Les salons en Espagne:

    SARAGOSSE > jeudi 26 septembre > 9h – 14h > La Azucarera, Calle Mas de las Matas, 20

    MADRID > mercredi 9 octobre > 10h – 18h > Saint Louis des Français, Padilla 9, métro Nuñez de Balboa

    PALMA DE MAJORQUE > lundi 14 octobre > 9h – 14h > Escola d’Hoteleria de les Illes Balears, Edificio Arxiduc Lluís Salvador, Ctra. Valldemossa, km 7,5

    VALENCE > jeudi 17 octobre > 10h – 18h > Lieu à confirmer

    MALAGA > lundi 21 octobre > 10h -18h > NH Málaga – Calle San Jacinto, 2

    BARCELONE > mercredi 30 octobre > 10h – 18h > L’Idem Barcelona, Ciutat de Granada 53-57, métro Llacuna

    inscriptions: ici

  • Courrier des lecteurs : « DES CONSÉQUENCES GRAVES NON ANTICIPÉES PAR NOS ÉLUS »

    DES CONSÉQUENCES GRAVES NON ANTICIPÉES PAR NOS ÉLUS

    La nouvelle loi de finances supprime à partir du 1/1/2020 l’aspect libératoire de la retenue à  la source appliquée aux non-résidents recevant un salaire ou une retraite de France, en conséquence leur taux d’imposition sera de 20% à partir du premier Euro de retraite au lieu de s’appliquer à 12% à partir de 14.605 Euros et 20% après 42.370 Euros comme maintenant.

    IL EN RÉSULTE QUE LES RETRAITES INFERIEURES À 16.220 EUROS/AN/FOYER FISCAL QUI ACTUELLEMENT NE SONT PAS IMPOSABLES LE SERONT ALORS À  20% ET, SUR 16.220 EUROS L’ÉTAT SUBITEMENT CONFISQUERA 3.000 EUROS.

    POUR UNE RETRAITE DE 24.000 EUROS/AN/FOYER FISCAL L’IMPOSITION SERA MULTIPLIÉE PAR 5,  SOIT UNE AUGMENTATION ASTRONOMIQUE DE 400%.

    La plupart des 1.5 millions de ces retraités sont peu fortunés et ils reçoivent une petite retraite car ils n’ont pas eu une carrière complète en France et des montants de retraite de base plus complémentaires de l’ordre de CES VALEURS SONT EXTRÊMEMENT REPANDUES.

    Ce calcul qui applique un taux minimum de 20% puis 30% sur les revenus de source française est fait par défaut par l’administration, mais le contribuable peut demander par option le  calcul du taux moyen mondial dans lequel les revenus de source étrangère sont pris en compte pour le calcul du taux appliqué ensuite sur les revenus de source française.

    Ce taux abusif par défaut fera que le taux moyen mondial qui est actuellement  demandé par exception par des retraités NR (non-residents) bien au courant des mécanismes d’imposition, devra être demandé en masse par les 1.5 millions de retraités, sans exception.

    Or, pour la plupart, cette demande est PRATIQUEMENT IMPOSSIBLE car Ils ne déclarent pas d’impôt dans leur pays de résidence puisque pour la plupart des pays les retraites ne sont imposables que là où elles sont versées et ces retraités âgées n’ont pas de revenus du pays de résidence.

    De ce fait, ils ne peuvent produire de pièces justificatives car ils sont complètement inconnus des services fiscaux.

    Par exemple aux Etats-Unis, qui est un des pays les mieux administrés du monde, si vous êtes dans ce cas, vous devez faire une demande écrite à l’administration fédérale en remplissant des formes compliquées avec souvent des allez, retour, mais pour l’administration de l’État de résidence il est impossible d’obtenir quoi que ce soit car vous êtes inconnus et n’avez pas de compte.

    Alors, qu’est ce que ca doit être dans les pays moins ben administrés ? Mme la députée Genetet qui est l’instigatrice de cette nouvelle loi le dit elle-même dans son rapport page 70 : « pour les contribuables ne bénéficiant d’aucun revenu à l’étranger, démontrer une absence de revenus à l’étranger est parfois particulièrement délicat, voire impossible ».

    Pour ceux qui déclarent des impôts dans le pays de résidence,ces retraités étant  par définition des personnes âgées qui ont l’habitude de la déclaration simple offerte par le prérempli seront hésitantes à faire cette demande plus compliquée, et s’ils là font, ne connaissant rien ou peu des accords bilatéraux, ils risquent de DÉCLARER DES REVENUS QUI NE DEVRAIENT PAS Y ÊTRE  comme les intérêts de compte épargne, des ventes d’actions du pays de résidence,  des pensions vieillesse ou d’invalidité versées par les caisses de sécurité sociale ou équivalent du pays de résidence.

    Si toutefois la demande du taux moyen peut être faite, et faite correctement malgré toutes ces tracasseries insurmontables, L’AUGMENTATION SERA ENCORE ÉNORME ET POURRA ALLER JUSQU’À 230% pour un retraité veuf touchant 24.000 € de retraite française,plus 12.000 €  de revenu du pays de résidence.

    DES FAITS PROVENANT DE HUIT DE NOS ÉLUS ET DU GOUVERNEMENT

    Cet énorme impact aété non-décrit, non-documenté, complètement ignoré, par Mme la députée Genetet, dans son rapport qui recommande la suppression de la retenue à  la source pour des raisons de simplification, ainsi que dans son amendement, qui a été le premier à demander cette suppression, et qui a été signé par les sept autres députés NR LERM.

    Par contre, dès le lendemain de la remise de ce rapport au 1erministre le 11 Septembre 2018Mme Genetet a écrit sur sa page Facebook :un article intitulé : « Retraités à l’étranger : rétablir la vérité! » dans lequel on peut lire : « Le rapport Genetet  ne propose PAS d’augmenter les impôts des retraités.

    Il est aussi écrit : « Le barème d’imposition de leurs pensions est incohérent et est défavorable aux petits revenus et favorise les hauts revenus ».

    Or ce barème permet d’éviter le taux minimum de 20% pour les revenus inferieurs à 42.370 € et il applique au-delà un taux minimum de 20 % puis 30 % sur le taux progressif a 5 tranches qui peut atteindre 45% pour les hauts revenus.

    Puis, au début des sessions à l’Assemblée Le journal les ÉCHOS ÉCRIT :« remplacer ce dispositif complexe par une retenue à la source non libératoire, c’est un système plus juste qui ne pénalise plus les revenus les plus faibles » en citant Mme Genetet et Mr. le député Holroyd (membre de  la commission des finances de l’Assemblée).

    De son coté, le Gouvernement a laissé publier un communiqué de l’AFP dans le FIGARO et LE REVENU qui écrivent : « le mécanisme de retenue à la source libératoire avec un taux d’imposition minimum de 20% appliqué sur les revenus de source française a été supprimé……Ces mesures sont prises « au bénéfice des Français de l’étranger », selon le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin ».

    Le gouvernement a publié sur son site gouvernement.fr : « Le  Remplacement du mécanisme de la retenue à la source libératoire par le prélèvement à la sourcefait parti des mesures plus équitables, qui viennent rééquilibrer une inégalité devant l’impôt ». 

    Mr. Le Ministre Darmanin lui-même a dit dans l’hémicycle que : «l’amendement déposé par le gouvernement qui supprime la retenue à  la source libératoire est une  législation favorable aux non-résidents qui bénéficieront d’un dispositif de justice fiscale ».

    Tous ces FAITS, dont certains sont des infractions à l’article 4 du code de déontologie de l‘Assemblée, n’ont pas permis  à aucun de nos élus de comprendre que cette nouvelle loi pouvait impacter de la sorte  lesnon-résidents recevant une retraite de France, CETTE LOI A DONC ÉTÉ VOTÉE  PAR DES DÉPUTÉS QUI N’AVAIENT AUCUNE IDÉE DE CE SUR QUOI ILS VOTAIENT.

    Après que la loi aie été votée, en réponse à des non-résidents qui commencent à réagir, le 6 Juillet, dans une vidéoconférence public sur Facebook, Mme la députée Genetet déclare :

     « Les 1.5 millions de NR qui touchent une retraite française ont un fort déséquilibre très important entre le montant que payent les faibles revenus et les plus haut revenus  avec le système du PLAFONNEMENT à 20 % ce qui fait qu’avec les très hauts  et les hauts revenus ils payent très  peu d’impôt, alors que les faibles revenus EN PAYENT ÉNORMÉMENT ».

    Alors que, comme déjà décrit, les faibles revenus sont protèges jusqu’à 42.370 € du taux minimum  de 20%, et qu’Il n’existe pas de PLAFONNEMENT à 20% mais un MINIMUM de 20%, et que les hauts revenus sont dans la dernière tranche a 45%.

    Puis, dans un article dans «les francais.press » du 16 Septembre, Mme la députée Genetet écrit :« Il ne s’agit donc pas de défavoriserles contribuables non-résidents, c’est simplement qu’ils sont à l’heure actuelle PARTICULIÈREMENT FAVORISÉS, dans un SYSTÈME EXTRÊMEMENT AVANTAGEUX ».

    Alors que, Mme Genetet se repend partout depuis un an pour dire : LES FAIBLES REVENUS PAYENT ÉNORMÉMENT ».

    UN OBJECTIF POUR LEQUEL IL FAUT, CETTE FOIS, QUE NOS ÉLUS ANTICIPENT LES CONSÉQUENCES.

    L’objectif pour la prochaine loi de finances de Mme la députée Genetet suivie par tous les autres députés NR LERM  est le  RAPPROCHEMENT avec le régime d’imposition des résidents afin, dit elle, de rétablir de l’équité et de la justice fiscale.

    En premier lieu on peut observer que, jusqu’à présent, le résultat des actions de ces députés  est plutôt un ÉNORME ÉLOIGNEMENT avec des taux d’augmentation ASTRONOMIQUES.

    les retraites NR  n’ont pas accès aux services  et aides de l’État  offerts aux résidents tels que, la couverture maladie de la sécurité sociale, les nombreuses aides, locales, départementales, gouvernementales, de la Sécurité Sociale, des caisses de retraites, pour les personnes âgées avec ou non des conditions de dépendance ou d’handicap etc….. Ils n’ont pas accès non plus aux  crédits, déductions, réductions d’impôts pour aide d’un salarié à domicile, résidence en établissement d’hébergement, adaptation du logement etc…, qui malgré la soit disant convergence leurs seront toujours refusés car invérifiable de manière simple par la DINR.

    Par exemplele cout de la couverture médicale pour un retraité de 75 ans aux Etats-Unis peut atteindre 12.000 Euros /an et, est en moyenne  de 7.000 Euros/an  dans beaucoup d’autres pays.

    Un autre exemple, le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile, peut aller jusqu’à 7.500 Euros pour un couple de retraités résidents, alors qu’un couple de non-résidentsn’y a pas droit.

    Au total cette différence de situation entre les retraités NR et les résidents  peut représenter des montants qui se chiffrent en dizaines de milliers d’Euros suivant les conditions personnelles de santé ou de dépendance et suivant le pays de résidence. Il n’est  pas possible de compenser cette différence par  des abattements, crédits, déductions d’impôt, car invérifiable par la DINR, elle est uniquement implémentable sous forme d’un montant global appliqué équitablement en fonction des revenus, c’est exactement ce qui était offert avec le barème spécifique libératoire associé à la retenue à la source. CECI MONTRE DONC, QUE POUR LES RETRAITÉS NR, CE CALCUL D’IMPOSITION N’ÉTAIT PAS INÉGALITAIRE ET QU’AU CONTRAIRE, ÉTAIT JUSTE ET ÉQUITABLE PUISQU’IL TENAIT COMPTE DE CES DIFFÉRENCES.

    Pour cette différence il est souvent répondu par ces élus que le payement d’un impôt n’engendre aucun droit en retour, et donc des prestations offertes ou non par l’État ne donnent pas le droit de demander un ajustement de l’impôt.

    Mais l’utilisation ou non d’un service n’est pas la bonne façon d’analyser le problème. Il faut l’analyser au niveau des FRAIS engendrés dans cette situation par rapport aux FRAIS dans la situation d’un résident, et il y a aujourd’hui de nombreux cas de règles impositions différentes correspondant à des situations ou les contribuables ont des FRAISdifférents. Tels que pour les :

    FRAIS PROFESSIONNELS POUR DES RÉSIDENTS DE MÉTROPOLE, pour les salariés, retraités, députés, sénateurs, fonctionnaires internationaux, journalistes, agriculteurs, sportifs, écrivains,  etc….

    FRAIS DE VIE POUR DES RÉSIDENTS HORS  MÉTROPOLE, réduction de 40% sur le montant de l’impôt à payer accordé aux résidents des DOM/TOM de Guadeloupe.

    FRAIS DE VIE POUR DES REVENUS PROVENANT DES DOM/TOM :réduction pour les non-résidents du taux minimum de 20% puis 30% sur les revenus de source métropolitaine  qui sont ramenés respectivement à 14,4 % et 20 % pour les revenus de source des départements d’outre-mer.

    FRAIS PROFESSIONNEL POUR DES NON-RÉSIDENTS, le gouvernement  a conservé la retenue à la source LIBÉRATOIRE pour les Artistes non résidents

    le gouvernement en regard de la constitution et du principe de non-discrimination mis en œuvre par les juridictions européennes. applique donc des règles d’imposition différentes pour des situations différentes, de FRAIS PROFESSIONNELS OU DE VIE pour des résident de MÉTROPOLE DES DOM/TOM OU DES  NON-RÉSIDENTS, Il se doit alors aussi de le faire pour des situations différentes pour des frais de SANTÉ POUR DES NON-RÉSIDENTS.

    C’est un problème pour lequel les Députes  et Sénateurs connaissent très bien la solution, puisque ils profitent  de régimes d’impositions très différents par rapport aux autres citoyens au regard de leur situation de FRAIS professionnels différents et qui, de ce fait, devrait être facilement résolu.

    Jean Calvignac, non-résident retraité, établi aux Etats-Unis. Lecteur Lesfrancais.press