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  • Retraité français hors d’Europe :  l’accès aux soins médicaux finalement préservé

    Retraité français hors d’Europe : l’accès aux soins médicaux finalement préservé

    Les Français de l’étranger avait raison de s’inquiéter. Ce nouveau mécanisme, adopté en décembre 2018 sans réelle consultation des élus des français de l’étranger au parlement et sans information aux élus consulaires devait modifier en effet le régime de cotisations pour pouvoir bénéficier de soins lors du retour en France. Ainsi et concernant les courts séjours (jusqu’à 90 jours) en France pour se faire soigner, les Français de l’étranger ne disposaient plus de leur couverture d’expatrié, et devaientt justifier de 15 ans de cotisations à la sécurité sociale française pour pouvoir bénéficier du remboursement des soins.

    Un passage de 3 mois à 15 ans, et un trou d’air pour les personnes qui sont en urgence médicale et qui ont quitté la France il y a de nombreuses années.

    Cette modification s’est faite lors d’une transcription d’une directive européenne qui n’imposait pas ce changement.
    Une fois de plus, le gouvernement voulait faire payer les français de l’étranger.

    Mais finalement, marche arrière,  la circulaire parue le 16 juillet 2019 permet, aux retraités établis hors d’Europe qui ont cotisé plus de 10 ans à une Caisse de retraite française, de garder l’accès au droit de bénéficier de l’assurance médicale lors de leurs courts séjours en France et « ceux dont la durée de cotisation serait de 5 ans minimum se verront accorder une extension de trois ans leur permettant de prendre leurs dispositions quant à la modification de leurs droits ».

    Le gouvernement a donc reculé  il serait anormal que les séniors, de retour en France, soient dans l’obligation de rendre leur carte vitale : ce serait un retour sur un droit social acquis et mettrait dans une situation dramatique nos retraités les plus démunis.

     

  • Disparition de la jeune française de l’étranger  : Les autorités mobilisées, les inquiétudes augmentent

    Disparition de la jeune française de l’étranger : Les autorités mobilisées, les inquiétudes augmentent

    Où se trouve Nora Quoirin ? La jeune franco-irlandaise de 15 ans a mystérieusement disparu de sa chambre, sans laisser le moindre indice. La famille installée à Londres (Circonscription Europe du Nord) venait d’arriver en Malaisie pour des vacances. À Seremban, plus précisément, dans un hôtel au milieu de la jungle. Dimanche matin, Nora Quoirin n’est plus dans le bungalow qu’elle occupait avec son frère et sa sœur. La fenêtre a été ouverte de l’intérieur.

    Une fugue ou un enlèvement ?

    La famille, terriblement inquiète, soupçonne un enlèvement. Pour son grand-père français, l’adolescente qui souffre d’un léger handicap n’aurait jamais fugué. « C’est une adolescente qui est timide, craintive, un petit peu réservée. Donc très fragile en fait. Très, très fragile. Les conditions de disparition sont curieuses. Elles sont incompréhensibles. C’est difficile pour Sébastien et son épouse de vivre cet enfer quotidien« , témoigne Sylvain Quoirin.

    Nora Quoirin est une adolescente, née à Londres en 2004. Elle a la double nationalité franco-irlandaise. Son père, commercial dans l’informatique, est français. Sa mère, d’origine nord-irlandaise, a obtenu la nationalité française. Le couple vit à Londres depuis vingt ans, d’après la BBC, avec ses trois enfants (les deux autres sont âgés 9 et 12 ans).

    D’après plusieurs médias qui citent les parents de la jeune fille, elle a « des difficultés d’apprentissage ». « Elle a l’air plus jeune, elle n’est pas capable de prendre soin d’elle-même et elle ne comprendra pas ce qui se passe », ont-ils déclaré à la BBC.

    C’est ce qui fait dire à sa famille que Nora n’a pas fugué mais a été enlevée. « La fugue paraît impensable. (…) Nora est une enfant qui a un léger handicap. Elle est très timide. Ce n’est pas une aventurière, elle n’est pas du genre à faire des escapades », a déclaré son grand-père, Sylvain Quoirin, maire d’une petite commune de l’Yonne, Venizy, au journal L’Yonne Républicaine. C’est une ado « introvertie, très fragile ».

    Où en est la police dans ses investigations ?

    La police a pour l’instant peu d’informations. Les experts ont trouvé des empreintes digitales relevées sur le cadre d’une fenêtre de l’hôtel, mais ils n’ont pas indiqué à qui elles appartenaient, a précisé mercredi Che Zakaria Othman, directeur adjoint de la police dans l’Etat de Negeri Sembilan (sud) – où est situé l’hôtel.

    Contrairement à ce que voudraient les parents, qui pensent à un enlèvement, la police enquête toujours sur une disparition, une fugue. Et tient mordicus à cette thèse, estimant qu’aucune information n’indique que Nora a quitté la zone. « Ce que d’autres disent n’est pas important car la police sait mieux que quiconque », a déclaré le ministre malaisien de l’Intérieur Muhyiddin Yassin. « Tous ceux qui viennent dans notre pays sont en sécurité et ne rencontrent aucun problème ».

    Cela n’empêche pas le déploiement de moyens de recherches importants. « Nous ferons de notre mieux et ne perdrons pas espoir, a dit le chef de la police, Mohamad Mat Yusop. Nous pensons qu’elle n’est pas allée bien loin. » Un hélicoptère, deux drones, des chiens pisteurs et 214 personnes de diverses administrations ont été mobilisés. Des plongeurs ont même sondé mercredi un cours d’eau proche de Dusun Resort, d’après l’AFP. Des locaux, qui ont parlé à la BBC, sont peu optimistes : Bali Anak Akau, un villageois qui participe aux recherches explique que les étrangers « ne savent pas comment naviguer » dans les environs. « Natifs comme moi, nous sommes habitués à cette jungle », a-t-il déclaré, inquiet.

    Quelles sont les actions solidaires lancées ?

    Une cagnotte en ligne a été mise en place par une tante de Nora, Aisling Agnew, depuis Belfast, pour des « membres de sa famille, basés en France et en Irlande, souhaitant se rendre sur place pour participer aux efforts de recherche et soutenir les parents de Nora ». Par ailleurs, l’église londonienne où la famille de Nora a ses habitudes, St. Bede, à Clapham Park, a appelé à « prier pour sa sécurité et pour sa famille en détresse », d’après la BBC. Le député local, Chuka Ummuna, ancien ténor du Parti travailliste, en rupture de ban, a fait part de sa solidarité à la famille. De son côté, le consul français s’est rendu sur place pour coordonner une partie des opérations.

    Enfin, la Lucie Blackman Trust, une organisation caritative britannique qui soutient les familles de disparus à l’étranger et qui est aux côtés de la famille Quoirin, a mis à disposition une ligne d’assistance téléphonique et une adresse électronique : +44 80 009 884 85 ou [email protected]. Les témoins peuvent rester anonymes s’ils ou elles le souhaitent.

    Nous contactons actuellement les élus régionaux et les consulats concernés pour connaître en détail la mobilisation de la France pour aider cette famille.

  • Trois choses à savoir sur le futur de intelligence artificielle, par le Français Yann LeCun, son responsable chez Facebook

    Trois choses à savoir sur le futur de intelligence artificielle, par le Français Yann LeCun, son responsable chez Facebook

    Ces dernières années, les entreprises tech les plus influentes au monde — de Google à Facebook en passant par Microsoft — se sont focalisées sur l’intelligence artificielle et comment celle-ci pourrait être intégrée à presque tous leurs produits. Google a rebaptisé sa division recherche en « Google AI » avant sa conférence de développeurs cette année, où l’IA avait une place centrale. Mark Zuckerberg a lui détaillé, lors de la conférence F8 en mai, comment Facebook utilise l’IA dans le but de réprimer les discours de haine sur sa plateforme.

    Le marché de l’IA est en pleine expansion, tandis que les grandes entreprises continuent d’investir dans des dispositifs logiciels cognitifs. Selon l’IDC (International Data Corporation), les dépenses globales sur les systèmes d’intelligence artificielle devraient atteindre les 77,6 milliards de dollars en 2022, soit plus de trois fois les 24 milliards de dollars prévus en 2018. Mais l’industrie a encore un long chemin à parcourir, et une grande partie de son évolution pourrait dépendre de la capacité des acteurs du secteur industriel et académique à trouver le moyen de doter les algorithmes informatiques de capacités d’apprentissage semblables à celles d’un humain.

    Les systèmes utilisés par l’intelligence artificielle, si l’on se réfère aux algorithmes utilisés par Facebook afin de détecter du contenu inapproprié, ou encore aux assistants virtuels Google ou Amazon qui alimentent vos enceintes connectées, ne peuvent toujours pas appréhender un contexte de la même manière que les humains peuvent le faire.
    Une telle avancée pourrait être essentielle pour Facebook, qui intensifie ses efforts pour détecter le harcèlement en ligne et identifier le contenu lié au terrorisme sur ses plateformes.

    « Il y a des cas très évidents où l’IA peut être utilisée pour filtrer du contenu, ou au moins pour permettre aux modérateurs de décider quel contenu filtrer », a déclaré Yann LeCun, responsable de l’IA pour Facebook AI Research, dans un récent entretien avec Business Insider. « Il y a un grand nombre de cas où l’on fait face à un discours haineux, mais il n’y a pas de moyen facile de le détecter à moins d’avoir un contexte plus large… Pour ce problème, la technologie actuelle de l’IA est encore assez limitée. »

    Il faudra s’assurer, pour l’avancée de l’intelligence artificielle et particulièrement du deep learning, que le matériel informatique est capable de la supporter. C’est le grand thème que Yann LeCun a abordé à la conférence internationale Solid-State Circuits ce lundi, où il a également annoncé un nouveau travail de recherche mettant en exergue les tendances clés qui seront importantes pour les fournisseurs de puces et les chercheurs au cours des dix prochaines années. « Tout ce qu’ils construiront va influencer l’avenir de l’IA sur les dix prochaines années » a-t-il déclaré.

    En amont de la conférence, Yann LeCun avait discuté avec Business Insider des perspectives pour l’IA, ce qu’elle pourrait apporter à nos appareils du quotidien, son état actuel et les plus gros défis auxquels elle doit faire face. Voici quelques points importants à retenir de notre conversation:

    Les machines doivent mieux gérer leur consommation d’énergie afin que l’IA s’améliore

    Imaginez un aspirateur qui serait non seulement assez intelligent pour nettoyer votre salon en faisant en sorte de ne pas nettoyer deux fois au même endroit mais également capable d’éviter les obstacles pour ne pas s’y heurter. Ou encore une tondeuse qui pourrait éviter les parterres de fleurs et les branches de manière intelligente lorsqu’elle tond votre pelouse.

    Pour que des gadgets de cette sorte fonctionnent et deviennent monnaie courante, il faudrait en plus des technologies dans lesquelles les géants tels que Facebook et Alphabet investissent, comme la réalité augmentée ou les voitures autonomes, un matériel informatique à faible consommation d’énergie, selon Yann LeCun.

    Une telle amélioration est non seulement nécessaire au développement de ces technologies mais également pour améliorer la façon dont les entreprises comme Facebook identifient le contenu de photos et vidéos en temps réel. Comprendre ce qui se passe dans une vidéo, transcrire cette activité en texte et traduire ce texte dans une autre langue afin que l’on puisse la comprendre partout dans le monde, cela requiert une « énorme » quantité d’énergie informatique, affirme Yann LeCun.

    Nous continuerons à voir les avancées de l’IA dans les smartphones à moyen terme avant que les améliorations ne soient visibles partout

    Yann LeCun a déclaré qu’au cours des trois prochaines années, la plupart des smartphones seront doté d’une IA directement implantée dans les pièces à l’intérieur de l’appareil, via un processeur dédié à cet effet, ce qui rendra des options telles que la traduction vocale instantanée beaucoup plus prévalantes dans les smartphones.

    Ce n’est probablement pas une surprise pour les personnes qui ont observé l’industrie du smartphone ces dernières années, puisque des sociétés telles qu’Apple, Google et Huawei ont incorporé l’IA de manière régulière dans leurs appareils mobiles, ce qui va permettre l’apparition de « toutes sortes de nouvelles applications », selon Yann LeCun.

    Donner du « bon sens » aux machines sera le principal focus de la recherche IA au cours de la prochaine décennie

    Alors que l’apprentissage du monde se fait pour les humains via des observations générales, les ordinateurs sont eux entrainés à effectuer une tâche bien précise. Si vous voulez concevoir un algorithme qui sait détecter un chat sur une photo, vous allez devoir l’aider à comprendre à quoi ressemble un chat en l’exposant à une base de données importante, qui inclurait des milliers de photos estampillées comme contenant des chats. Mais le Saint-Graal de cette prochaine décennie qui permettra de faire avancer l’IA sera de perfectionner la technique dite du self-supervised learning (auto-apprentissage), selon Yann LeCun. En d’autres termes, permettre aux machines de mieux comprendre le fonctionnement du monde à l’aide de données plutôt que leur apprendre simplement à résoudre un problème en particulier — comme identifier des chats.

    « Si nous entraînons réellement [les algorithmes] à faire cela, la capacité des machines à saisir un contexte et à prendre des décisions plus complexes va considérablement progresser », a déclaré Yann LeCun, qui a ajouté que cette technique ne fonctionne actuellement que de manière fiable pour le texte, mais pas pour des vidéos ni des images. Une telle innovation pourrait être ce dont des sociétés telles que Facebook ont besoin afin d’améliorer leur système de modération de contenu sur les plateformes, même si l’on ne sait pas encore quand cette solution va survenir, dit Yann LeCun : « Ce n’est pas quelque chose qui va arriver du jour au lendemain ».

    Yann Le Cun

    Il a publié plus de 130 documents et articles sur la vision artificielle, les réseaux de neurones artificiels et la reconnaissance d’images en particulier, domaine dans lequel il est considéré comme un des pionniers

  • Les livres qui ont été lus cet été en France – Compilation des critiques

    Les livres qui ont été lus cet été en France – Compilation des critiques

    En juillet, vous les avez vu sur les plages ou à la montagne, au bord de la piscine ou dans un sac à dos. Ces romans sont parus il y a quelques mois, mais ils ont fait l’été en haut de  la liste des meilleures ventes, car de nombreux Français attendent les vacances pour pouvoir enfin les lire.

    Ces dix livres représentent plus d’un million d’exemplaires vendus. Il faut comprendre, aussi, que certains sont calibrés pour séduire le grand public: une belle histoire facile et digeste avec de multiples rebondissements et qui se termine bien, le plus souvent. De la littérature de divertissement. Roman, policier, comédie sentimentale, ouvrage de méditation… Il y en a pour tous les goûts. Avantage ils sont tous disponibles dans les librairies en ligne.

    ● Marc Levy, La dernière des Stanfield (Robert Laffont/Versilio)

    Eleanor Rigby est journaliste à Londres et George Harrison est ébéniste au Québec. Ils ne se connaissent pas. Chacun reçoit une lettre similaire d’un corbeau qui accuse de crimes leurs mères respectives. Ils se rencontrent dans un bar de Baltimore où ils découvrent une photographie réunissant leurs mères à trente ans. Cette femme, bien sous tous rapports, aurait commis quelque chose «d’inavouable». Une plongée en apnée dans les secrets de famille selon Libé.

    ● Jean-Christophe Rufin, Le Tour du monde du roi Zibeline (Gallimard)

    L’histoire de la vie d’Auguste Benjowsky, un aristocrate né en 1746 en Slovaquie. Tour à tour officier, bagnard, évadé, explorateur puis roi de Madagascar, il vécut une histoire d’amour intense avec Aphanasie, la fille d’un gouverneur de Sibérie. Le récit alterne les voix des deux amants. Enthousiasmant et jubilatoire selon Le Figaro

    De la littérature de divertissement. Roman, policier, comédie sentimentale, ouvrage de méditation... Il y en a pour tous les goûts cet été.

    ● Guillaume Musso, Un appartement à Paris (XO)

    À Paris, Madeline, jeune flic londonienne, loue un atelier d’artiste ayant appartenu au peintre Sean Lorenz qui, anéanti par l’assassinat de son fils, est décédé un an plus tôt. Suite à une erreur, Gaspard, écrivain américain débarque dans le même atelier. Tous deux vont devoir cohabiter le temps de leur séjour. Ils découvrent que trois tableaux de Lorenz ont disparu et décident de les retrouver. L’art du suspense selon Nouvel Obs

    ● Didier van Cauwelaert, Le retour de Jules (Albin Michel)

    La suite de la délicieuse comédie sentimentale Jules dont le héros est un chien guide d’aveugle. Problème, si l’on ose dire: sa maîtresse a recouvré la vue. Le chien se retrouve embarqué dans une sale histoire. Didier van Cauwelaert à son meilleur selon Le Figaro

    ● Fred Vargas, Quand sort la recluse (Flammarion)

    Trois hommes sont récemment morts des morsures de la recluse brune, une araignée venimeuse. Le commissaire Adamsberg suspecte un meurtre. Fiez-vous à son intuition, mais l’enquête ne s’avérera pas des plus simples selon Libé

    ● Anna Gavalda, Fendre l’armure (Le Dilettante)

    Un recueil de sept nouvelles qui commencent toutes à la première personne du singulier et qui traitent de personnes comme Ludmila, Paul, Jean et d’autres. Ils se dévoilent et se confient autour d’un sujet dominant: la solitude de leur vie. Pour Le Figaro, Anna Gavalda revient à la nouvelle, avec bonheur et sa manière unique de raconter, après son immense succès, Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part.

    ● Grégoire Delacourt, Danser au bord de l’abîme (JC Lattès)

    Sur un coup de tête, Emma, 40 ans, mariée et mère de trois enfants, quitte sa famille pour s’enfuir avec un homme qu’elle connaît à peine. Un suspense psychologique et la formidable autopsie d’un coup de foudre selon Le Figaro

    ● Olivier Bourdeaut, En attendant Bojangles (Folio)

    Le roman phénomène de l’année 2016 est en poche. Cette histoire d’un petit garçon contemplant l’amour fou de ses parents, un couple fantasque. Un récit excentrique à souhait, qui fait souffler un salutaire vent de fraîcheur selon Nouvel Obs

    ● Christophe André, 3 minutes à méditer (L’Iconoclaste)

    Une introduction simple et joyeuse à la méditation présentée sous forme de pastille. Chacune propose des informations culturelles ou théoriques sur la méditation, des exercices, des conseils, des exemples concrets et des applications au quotidien. Avec un CD contenant quarante méditations lues par l’auteur. Apaisant selon La Croix

    ● Elena Ferrante, L’amie prodigieuse, Celle qui fuit et celle qui reste (Gallimard, traduit de l’italien par Elsa Damien)

    À la fin des années 1960, alors que les événements de 1968 s’annoncent et que les mouvements féministes et protestataires s’organisent, Elena, jeune diplômée de l’École normale de Pise, est toujours aussi proche de son amie Lila. Leur relation est faite d’amour et de haine, comme celle de deux sœurs qui se ressemblent trop. Un roman puissant et plein de nuances selon Le Figaro

  • L’Europe et la France au piège de l’Iran

    L’Europe et la France au piège de l’Iran

    Européens et Américains ont mis des années à négocier un traité qui limitait les Iraniens dans leurs investissements pour créer « la bombe islamique ». Le traité fut signé, malgré les réticences de la France, sur l’insistance du Président Obama.

    Les entreprises européennes gagnèrent la course vers le nouveau marché iranien, laissant les américaines loin derrière. Puis Trump, en 2018, se retira du traité, obligeant les entreprises à choisir. Entre commercer avec l’Iran ou avec les Etats-Unis, le choix est rapide. Depuis, les Européens s’évertuent à sauver l’accord tandis que les Iraniens renforcent leur arsenal balistique. Ce qui obligea malgré tout la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, en avril dernier, ont dénoncé à l’ONU le développement du programme balistique iranien, contraire, selon eux, à la résolution 2231 du Conseil de sécurité. Un coup en avant, un coup en arrière.

    Désormais les Iraniens menacent de ne plus rien respecter du tout. Ils ont décidé de fabriquer et stocker plus d’uranium enrichi que ce qu’autorise le traité. A la saisie d’un pétrolier accusé de violer l’embargo sur la Syrie, ils saisissent à leur tour un pétrolier britannique. Aux velléités de patrouilles européennes dans le détroit, ils annoncent des patrouilles avec les Russes.

    En Syrie, l’Iran installe des bases militaires, visées régulièrement par l’aviation israélienne. Au Liban, l’Iran soutient activement le Hezbollah, pilier du gouvernement mais toujours considéré comme terroriste. Au Yémen, l’Iran soutient les rebelles Houthis.

    La Justice argentine a récemment désigné le Hezbollah responsable de l’attentat contre le centre communautaire juif de Buenos Aires qui avait fait 85 morts et vise un ministre iranien par un mandat international. Il y a un an, un diplomate iranien a été arrêté en Allemagne pour avoir remis des explosifs à des hommes de main pour organiser un attentat contre les Moudjahidins du peuple iranien en France.

    Le réalisateur Mohammad Rasoulof, primé à Cannes pour son film « Un homme intègre » a été condamné à un an de prison ferme. L’anthropologue franco-iranienne Fariba Adelkha a été incarcérée le 16 juillet. Nazanin Zaghari Ratcliffe, une irano-britannique emprisonnée depuis 2016, a été transférée dans un hôpital psychiatrique. Selon Amnesty international, la répression sur les femmes, militantes ou non, s’endurcit.

    Bref, ce n’est parce que Trump agit comme un écervelé qu’il a forcément tort.

    L’Iran, depuis la révolution islamique, vit de la confrontation. En cela, Trump lui convient bien. Le pari de Trump est de mettre à bas l’économie iranienne : 200.000 barils aujourd’hui contre 1.2 millions auparavant. Mais les dirigeants iraniens sont prêts à sacrifier l’économie iranienne pour rester au pouvoir. Les régimes dictatoriaux tiennent jusqu’au dernier cran de la ceinture des pauvres, et au-delà.

    Il n’est donc pas sûr qu’un changement de régime se produise en Iran. Mais il est certain que le régime ira plus loin dans son raidissement. Appuyé par ses alliés officiels (Syrie, Hezbollah, Houthis) – et officieux (Chine et Russie), il risque de s’en prendre à l’Europe, considérée comme le maillon faible de l’Occident.

    Que peuvent alors faire les Européens ? Faire comme si de rien n’était ? Ne pas voir les violations iraniennes ? Se poser en arbitre, entre les Américains et les Iraniens ? A la fin, les Européens seront avec les Américains, et les Iraniens le savent.

    Les Etats-Unis veulent créer une coalition de 20 pays pour garantir la liberté de navigation. Israël bombarde les rampes de lancement de missiles en Syrie et en Irak. L’Iran fait savoir que ses missiles peuvent détruire la Cinquième flotte. Les Britanniques souhaitent une force européenne pour sécuriser le détroit d’Ormuz.

    La France s’est placée en première ligne. Elle appelle l’Iran à respecter ses engagements, qui lui répond que c’est trop tard. Mais Il ne s’agit pas que du Traité : il s’agit de l’action de l’Iran au niveau international, au Moyen-Orient, en Europe, dans le monde.

    L’idée de la France est de convaincre les Iraniens d’accepter des engagements supplémentaires sur le programme balistique et d’arriver à une trêve prolongée au Yemen. Alors les Européens pourraient convaincre Trump de revenir dans l’accord. Mais personne n’y croit. Surtout, personne n’en veut. Avoir l’Iran comme ennemi est une bénédiction pour Trump, aussi bien en interne pour sa campagne électorale, qu’en politique étrangère, pour maintenir sa coalition sous contrôle.

    C’est une chance aussi pour les mollahs et les Gardiens de la révolution. Le Grand Satan est la justification de leur existence, de leurs abus et de leurs rapines. La proximité des Saoudiens avec les mécréants renforce leur légitimité dans leur course à la primauté religieuse.

    La France -et l’Europe- ont donc peu de chance de réussir. La seule raison d’être de ces efforts est de préparer une neutralité en cas de conflit, ce qu’a bien compris -et dénoncé- Israël. De fait, peut-on vraiment être neutre entre l’Iran et les Etats-Unis ? Les Iraniens nous placent tous dans le même camp. Mais souhaite-on être impliqué dans une guerre ? Non plus.

    La France vend des armes à l’Arabie saoudite : 11 milliards en 9 ans. Cependant l’Arabie saoudite n’est que le 28èmeclient de la France. Pas de quoi vendre son âme.

    Sommes-nous immoraux en vendant des armes aux Saoudiens, lâches en ignorant les visées iraniennes, naïfs en jouant les faiseurs de paix, impuissants face à l’unilatéralisme américain, hypocrites face aux uns et aux autres ?

    Notre principal défaut est ailleurs : la vérité oblige à dire que nous ne savons pas définir nos intérêts.

    L’ensemble des pays du Proche et du Moyen-Orient représente pour le commerce extérieur français, pétrole et armes compris, moins que la Suisse. Ce n’est pas l’intérêt qui nous guide. Alors quoi ?

    Le fait de ne pas être la Suisse. L’idée que l’Europe -et la France- pèse sur les affaires du monde. Soit. Encore faut-il savoir dans quel sens. Trump a affiché son but : faire tomber le régime des mollahs. Et nous, quel est notre but? Sauver le Liban ? Réunir Chypre ? Réconcilier les Palestiniens  et Israël ? Consolider le Qatar ? Reconstruire la Syrie ? Réintégrer l’Iran dans le concert des Nations ? (on le fit si bien en Lybie avant de l’anéantir).

    Si l’Iran construit sa bombe, nous serons obligés de choisir.

    La politique française au Moyen-Orient ne manque ni de moyens, ni de talents, ni d’efforts : elle manque d’objectifs. Il n’est pas de bon vent pour celui qui ne sait où il veut aller.

  • Français d’Afrique : une grande diversité de situations

    Français d’Afrique : une grande diversité de situations

    La présence française en Afrique est un sujet permanent de polémiques. La « françafrique », objet de tous les fantasmes, masque une réalité qui est celle d’une très grande variété de situations. Retraités, ingénieurs, baroudeurs, enseignants et bi-nationaux, les Français d’Afrique sont à l’image du continent : d’une riche diversité.

    Les Français d’Afrique dépendants du contexte politique local

    De nombreux Français ont fui la Côte d’Ivoire pendant la guerre civile

    La situation des expatriés dépend largement du contexte socio-économique et politique dans les pays de résidence. Ainsi, la communauté française de Côte d’Ivoire, autrefois poumon économique du pays, a largement déserté lors des troubles de la guerre civile entre 2002 et 2011. Si la situation est depuis pacifiée et la croissance retrouvée, de nombreux Français n’ont pas pris le chemin du retour, et ceux qui sont restés ou revenus sont discrets. Le  contexte est particulier une partie de la population et des élites politiques considèrent encore l’opération Licorne menée à l’époque par la France comme une ingérence post-coloniale. Les «Grands quelqu’un qui a gros l’argent», comme sont surnommés ceux qui affichent sans complexe leur fortune, sont de moins en moins présents. Il n’y avait plus que 16 429 Français inscrits en 2015, avec 60% de bi-naitonaux mais aussi des chiffres en hausse constante depuis la fin du conflit.

    De la même manière, la présence française dans le Maghreb a fortement été impactée par le printemps arabe et les attentats à Tunis notamment. Les troubles en Algérie ont donné des sueurs froides au Quai d’Orsay quant aux 250 000 franco-algériens présents dans le pays.

    « Les vieux blancs » de Libreville dans des situations parfois précaires

    Le Gabon fait face à un contexte économique complexe

    Au Gabon, le nombre de Français expatriés est passé de 40 000 dans les années 80 à moins de 10 000 en 2017 selon le Consulat, prenant en compte que certains ne s’y inscrivent pas. La cause ? Un Etat Gabonais largement défaillant qui rechigne de plus en plus à payer les entreprises, y compris françaises, qui y font des affaires. Beaucoup de ceux qui sont sur place travaillent dans l’industrie pétrolière, qui reste, et de loin, la principale source de revenus du pays.

    Il y existe cependant, et comme dans d’autres pays d’Afrique francophone, un autre phénomène particulier. Celui des « vieux blancs ». Ce sont des expatriés qui ne sont ni issus des vieilles familles de l’époque coloniale restées, comme par exemple la diaspora libanaise en Côte d’Ivoire et au Sénégal, et qui ne sont pas non plus des ingénieurs détachés pour une période limitée. Les vieux blancs ont un profil plus baroudeur, souvent dans le pays depuis plusieurs décennies, parfois anciens militaires, devenus traceurs de pistes, gérants de bars, au service de sociétés de sécurité. Leur situation, l’âge avançant, devient souvent précaire. Les « vieux blancs », pour la grande majorité d’entre eux, n’ont jamais cotisé auprès d’un régime de retraite et n’ont pas d’assurance maladie.

    Les Français moins présents en Afrique anglophone

    L’île Maurice, pays le plus riche d’Afrique

    Dans les anciennes colonies britanniques, de l’Egypte à l’Afrique du Sud, la présence française se fait plus rare. Pour autant, le Président Macron, comme ses prédécesseurs, a décidé de mettre l’accent sur les deux locomotives du continent : le Nigéria et l’Afrique du Sud. L’Egypte, allié de la France et acheteur du Rafale, est également un pays prioritaire. Il est estimé que seulement 1,1% des 2 à 2,5 millions de Français de l’étranger résident dans l’Afrique noire non francophone contre 6,5% en Afrique du nord et 7,3% en Afrique noire francophone.

    Notons enfin une dernière catégorie d’expatriés, les retraités et les personnes fortunées souhaitant vivre au soleil. Le Maroc ( 51 000 ressortissants en 2015, à la 10ème place) et l’Ile Maurice(10 000 ressortissants), y ont majoritairement leur préférence. Pays largement francophones, avec un environnement politique stable et des infrastructures efficaces, Maurice est le pays le plus riche du continent avec 25 000 $ de revenus moyens par an par habitant, ils séduisent quand d’autres sont des repoussoirs.

  • Les salaires de la République à l’étranger

    Les salaires de la République à l’étranger

    [Erratum: notre précédente version de ce texte parlait de la rémunération des élus consulaires par trimestre alors qu’il s’agit d’une rémunération par semestre NDLR 7/08/2019]

    A l’heure de la transparence maximale, alors que M.de Rugy a dû démissionner dans des conditions liées à l’utilisation des biens de l’Assemblée Nationale et de son indemnité parlementaire, la question se pose des rémunérations des fonctionnaires français à l’étranger et des élus.

    L’Ambassade de France en Irak

    Le corps diplomatique, qui est amené constamment à déménager à travers le monde, bénéficie d’une indemnité de résidence. Leur rémunération dépend également naturellement du prestige du poste, avec l’Ambassade de France à Washington, parmi les endroits les plus emblématiques. Celles et ceux qui sont localisés dans des zones à risque comme Bagdad et Kaboul, bénéficient également de primes liées à la sécurité, elle sont regroupées dans la rémunération indiciaire. En tant que fonctionnaire, le salaire du diplomate varie selon son grade et son échelon.  L’ambassadeur, fonctionnaire diplomatique le plus reconnu, reçoit un salaire pouvant évoluer entre 3 500 et 6 500 euros nets. De plus, ces salaires évoluent avec l’ancienneté du diplomate. A cela s’ajoutent les indemnités indiciaires et des primes selon son lieu d’exercice ou encore la taille de sa famille. En effet, l’ensemble des membres du personnel diplomatique sont aussi éligibles aux aides sociales existantes en France, comme les allocations familiales.

    Près de 200 Consuls à travers le monde

    Consul de France à Los Angeles, un poste particulièrement recherché

    Notons également l’immense réseau consulaire français, l’un des tous premiers à travers le monde. Ici aussi une variété de situations, avec certains Consulats privilégiés pour le confort du poste, comme celui, envié, de Los Angeles. Sa rémunération exacte, prime de résidence incluse, est secrète mais oscillerait entre 12 et 18 000 € par mois.  Cela pourrait cependant changer, l’ambition de Bercy est de diminuer la masse salariale du Quai d’Orsay de 110 millions d’Euros.

    Les Politiques

    Les Conseillers Consulaires, qui jouent le rôle de relais entre l’administration et les expatriés, sont eux des bénévoles, ils touchent une indemnité de fonctionnement qui s’élève selon la circonscription de 1600 à 2100 euros par semestre. Ils participent à l’Assemblée des Français de l’Etranger dont le fonctionnement  s’inscrit dans le budget global que la nation dédie aux Français de l’Etranger soit 369 millions pour l’année 2019

    Les Députés et Sénateurs des Français de l’étranger sont alignés sur ceux de l’Hexagone, un peu plus de 7000€ bruts par mois. Il faut y ajouter les frais de mandat et de secrétariat, soit environ 15 000€. Ils bénéficient d’une bonification pour les frais de transports, certains dépensent plus de 50 000 euros par an du fait de la taille de leur circonscription.

    Autre variété de rémunérations, celles du personnel des école, collèges et Lycées français. Elles sont largement liées aux différences de statuts des établissements, dont de nombreux sont gérés par des fondations privées. Ceux, officiant dans les réseaux liés à l’Education nationale française, bénéficient d’une rémunération qui se compose du traitement indiciaire et d’indemnités pour service à l’étranger :

    Le Lycée français de Tokyo

    Le traitement indiciaire correspond à l’indice hiérarchique détenu dans le corps d’origine. Pour les directeurs d’école et chefs d’établissement, s’ajoute une bonification indiciaire, soumise à retenue pour pension civile.

    Les indemnités pour enseigner à l’étranger

    Pour l’agent expatrié :

    • indemnité d’expatriation versée dès la prise effective de fonctions de l’agent. Dans le cas contraire, il est considéré en instance d’affectation et perçoit l’indemnité de résidence taux Paris (3% du traitement indiciaire brut),

    Son montant est fixé, pour chaque pays et par groupe, et varie en fonction de la durée des services continus dans une même localité d’affectation.

    • majorations familiales (montant variable selon le pays) pour enfant(s) à charge effective et permanente.

    Pour l’agent résident :

    • indemnité spécifique liée aux conditions de vie locale (ISVL dont le montant est variable selon le pays),
    • avantage familial (au moins égal aux montants des frais de scolarité d’un établissement du réseau).

    Avec la volonté de contrôler le budget, de nombreux travailleurs sont désormais engagés sous le régime local. Les recrutés en contrat de droit local peuvent être de nationalité française ou étrangère, titulaires ou non titulaires, et occupent des postes divers : enseignants, emplois administratifs, postes de personnels ouvriers et de services. L’établissement définit le profil de chaque emploi à pourvoir ainsi que les exigences et les compétences requises pour cet emploi. Pour exercer dans ce cadre, un titulaire de la fonction publique doit préalablement avoir demandé à son administration d’origine une mise en disponibilité. Dans le cas où il est recruté dans un établissement partenaire du réseau publique (ni EGD, ni conventionné avec l’AEFE) ou dans un établissement conventionné implanté aux États-Unis, il peut bénéficier d’un détachement direct du ministère de l’Éducation nationale, si celui-ci le lui accorde, ce qui lui garantit la poursuite de sa carrière de fonctionnaire.

    Cependant au sein du réseau de l’Alliance française, la règle pour la très grande majorité des enseignants est le régime d’indépendants, avec le taux d’imposition souvent très élevé qui va avec, alors que le personnel administratif est engagé comme salariés locaux, tandis que certains directeurs, eux, bénéficient d’un contrat de droit français.

    Les fonctionnaires internationaux bien lôtis

    Les institutions européennes comptent plusieurs milliers de fonctionnaires européens français

    Si ils n’y représentent pas la France, les fonctionnaires internationaux français sont en tout cas présents en nombre, à Bruxelles auprès des Institutions européennes et de l’OTAN, à Genève et New-York auprès de l’ONU, et partout dans le monde auprès de nombreuses institutions internationales.

    Les rémunérations dans les organisations internationales comportent différents éléments, qui varient d’un régime à l’autre. Certains paramètres de base sont cependant communs, à commencer évidemment par le traitement (ou salaire), certaines indemnités (éducation des enfants) ou la protection sociale (cotisation d’assurance maladie et vieillesse).

    D’autres prestations ou prélèvements sont institués de façon moins systématique, comme l’impôt interne ou l’indemnité d’expatriation ou de logement, des indemnités pour conditions de vie difficile, etc.

    Une rémunération « universelle », c’est-à-dire regroupant l’ensemble des prestations et prélèvements afférents aux rémunérations des organisations internationales intergouvernementales, comporterait les éléments suivants :

    • Un traitement brut
      Rémunération de base avant prélèvement de l’impôt interne.
    • Un impôt interne
      Prélèvement opéré dans certaines organisations comme l’ONU, l’OMC, ou l’Union européenne, dont le but est d’harmoniser la fiscalité des fonctionnaires internationaux.
    • Un traitement net
      Rémunération après prélèvement de l’impôt interne.
    • Une indemnité d’ajustement de poste ou coefficient correcteur
      Ces éléments compensent les disparités du coût de la vie d’une affectation à l’autre, afin qu’en valeur relative (ou en pouvoir d’achat) les agents reçoivent partout la même rémunération. La forme peut être un montant à ajouter au traitement net ou un indice directement appliqué pour augmenter ou réduire celui-ci.
    • Une indemnité d’expatriation
      Elle est servie notamment dans les régimes de l’Union européenne et des organisations coordonnées. Elle rémunère les efforts qu’une personne consent lorsqu’elle travaille dans un pays étranger.
    • Une indemnité de foyer
      Elle permet d’accorder un supplément de revenus aux agents dont le conjoint ne travaille pas ou qui a un membre de sa famille à charge (Union européenne et organisations coordonnées). Dans certains régimes (ONU), la différence de situation familiale est prévue directement dans la grille des traitements.
    • Une indemnité pour conditions spéciales
      Elle compense les sujétions rencontrées lorsque l’affectation confronte le fonctionnaire à un environnement particulièrement difficile (guerres, climats, hygiène de vie,etc.).

    Les salaires de la République à l’étranger y sont, donc, souvent généreux. Un haut fonctionnaire européen peut gagner  jusque 16 000€, le tout avec un régime d’imposition très limité mais qui inclue notamment un « régime de solidarité » qui y oscille entre 6 et 7%.Le salaire des fonctionnaires qui débutent y est de 2400€ bruts. En Afrique, les professeurs liés à la fonction publique peuvent toucher jusqu’à 5000 euros/net (A/R métropole inclus), des membres du corps consulaire peuvent aussi être rémunérés jusqu’à 4 fois leur salaire dans une administration en métropole, cela génère souvent au niveau des « locaux » des polémiques et des frustrations…

  • La disruption monétaire est-elle pour demain ?

    La disruption monétaire est-elle pour demain ?

    L’éventuelle création par Facebook d’une cryptomonnaie, le Libra, a créé un choc au sein de la communauté monétaire.

    Ce risque avait été pourtant soulevé par la CIA il y a plus de cinq ans dans le cadre de son rapport annuel sur les risques à moyen et long terme. La conclusion était alors sans appel : l’interdiction. En 2019, les gouvernements et les banques centrales ont décidé de ralentir autant que possible l’émergence de cette cryptomonnaie et d’instituer d’éventuels garde-fous. L’objectif est qu’elle soit non pas une monnaie mais un actif financier sans pouvoir monétaire.

    La monnaie est un des instruments clef de la légitimité du pouvoir des Etats. L’expression « battre monnaie » traduit bien cet aspect régalien. Il est la suite logique de l’exercice du monopole de la force légitime. Jusqu’à maintenant, la création monétaire est de la responsabilité des banques centrales (droits d’émission, droit d’acheter de la dette) et des banques commerciales (à travers la production de crédits). Cette création est très encadrée et surveillée.

    le Libra casserait le caractère national de la monnaie

    Ces dernières années, la base monétaire a été multipliée par trois avec en parallèle l’achat de titres de dette publique par les banques centrales. Il s’agit d’un seigneuriage public.

    La seconde localisation de la création monétaire est celle générée par les banques, en échange de la distribution de crédit. L’encours des crédits représente plus de 160 % du PIB. L’intrusion des GAFA pourrait remettre en cause le lien entre monnaie et territoire. Une monnaie a un cours légal au sein d’un territoire donné : les États-Unis pour le dollar, les États membres de la zone euro pour la monnaie européenne, etc.

    La monnaie traduit peu ou prou la puissance de l’État ou des États qui en sont responsables. Elle est un instrument de politique économique et cela d’autant plus depuis la crise de 2008. En s’arrogeant un pouvoir monétaire, les GAFA priveraient les États d’une partie du seigneuriage. Ils concurrenceraient les banques sans être régulés. En outre, en se diffusant à leurs membres au-delà de toute frontière physique, le Libra casserait le caractère national de la monnaie.

    Les États et les Banques Centrales s’opposent à ce que de nouveaux opérateurs privés (les GAFA) créent leur propre monnaie et bénéficient du seigneuriage, qui les priveraient donc d’une partie de leurs prérogatives, si ces opérateurs ne sont pas au moins autant régulés que les banques. Si certains imaginent que dans l’avenir il apparaîtra de nombreuses monnaies privées, offertes par exemple par les GAFA, il faut rappeler que le seigneuriage public est un des moyens dont disposent les États pour rester solvables.

    Le modèle suisse pour le libra ?

    Sous sa forme actuelle, Le Libra n’est pas une monnaie. Il constitue pour le moment un simple moyen de paiement. Tant que la totalité des sommes versées pour acheter des libra est mise en réserve, l’entité qui émet le Libra ne peut pas faire de prêts, et il n’y a pas création monétaire. Ceci rappelle la proposition «100 % monnaie»  faite en Suisse : si les banques avaient un taux de réserves obligatoires de 100 %, elles ne pourraient pas faire de crédit, donc créer de monnaie, puisque la totalité des dépôts devrait être mise en réserve.

  • Zapata : le français qui vole – Vidéo de la traversée de la manche

    Zapata : le français qui vole – Vidéo de la traversée de la manche

    10 jours après une première tentative ratée, l’inventeur casse-cou Franky Zapata a finalement réussi son pari, celui de traverser la Manche avec sa planche volante futuriste. Ce dimanche, il a décollé de la plage de Sangatte pour atterrir à Douvres en Angleterre, 22 minutes plus tard.

    Ravitaillement sans encombres

    À l’arrivée, le pilote a déclaré qu’il avait « vraiment apprécié les cinq à six derniers kilomètres ». La précédente tentative avait échoué tout près du but, au niveau de la plateforme de ravitaillement où il devait faire le plein de carburant pour achever son périple (son réservoir, porté sur le dos, est bon pour 10 minutes de vol environ).

    Le ravitaillement du jour s’est cette fois déroulé sans encombres, ce qui lui a permis de terminer sa course avec des pointes à 170 km/h. Pour l’occasion, Franky Zapata était suivi par trois hélicoptères.

    C’est donc une superbe victoire pour Franky Zapata, qui a inventé le Flyboard il y a trois ans. En 2011, il mettait déjà au point une planche volante mais propulsée à l’eau. Cette fois, il va pouvoir se concentrer sur son nouveau projet : une voiture volante !

  • Disparition d’une adolescente – française de Londres en Malaisie

    Disparition d’une adolescente – française de Londres en Malaisie

    Une jeune fille franco-irlandaise de 15 ans, originaire de Londres, a disparu dimanche 4 août au matin alors qu’elle était en vacances avec ses parents dans une station balnéaire de Kuala Lumpur en Malaisie, rapporte le Guardian (article en anglais). Lorsque ses parents sont venus la réveiller à 8 heures, Nora Quoirin n’était plus dans sa chambre et sa fenêtre était ouverte, indique le quotidien.

    La Lucie Blackman Trust, une organisation caritative travaillant avec des ressortissants britanniques confrontés à des crises étrangères, a déclaré lundi dans un article publié sur Facebook que la police traitait cette affaire comme un cas d’enlèvement et de disparition. L’organisation souligne que la jeune fille présente des « difficultés d’apprentissage et de développement qui la rendent particulièrement vulnérable ».

    URGENT APPEAL! Nora, 15, is #missing #hilang from her hotel in #Seremban#Malaysia Pls RT pic.twitter.com/4DUUbuII5j

    — Lucie Blackman Trust (@MissingAbroad) August 4, 2019

    Bien que sa famille réside au Royaume-Uni depuis au moins vingt ans, elle aurait voyagé avec un passeport irlandais, indique la BBC (article en anglais). La tante de Nora a déclaré que ses parents étaient « bouleversés par sa disparition » et craignent pour sa sécurité.

    Le quai d’Orsay « pleinement mobilisé »

    « Le centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des affaires étrangères ainsi que l’ambassade et le consulat français à Kuala Lumpur sont immédiatement intervenus pour venir en aide à sa famille, qui était présente sur place » a indiqué le ministère des Affaires étrangères français dans un communiqué. « Nous demeurons pleinement mobilisés pour que tout soit mis en œuvre afin que notre compatriote soit retrouvée » est-il précisé.

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