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  • Alerte à la peste porcine en Chine

    Alerte à la peste porcine en Chine

    C’est pourtant l’année du cochon. Un bon signe, de prospérité. Mauvaise année : le virus de la de la Peste Porcine Africaine PPA, a fait sa réapparition, après une alerte l’an dernier. Il serait apparu au Viet Nam en février. Depuis plus d’un million de porcs chinois ont été abattus. Le gouvernement chinois prévoit que l’abattage concernera au moins 200 millions de porcs, soit la moitié du cheptel. Déjà on compte une baisse de 15% du nombre de porcs.

    Il n’existe aucun traitement au virus, mortel à quasiment 100% pour les porcs et les sangliers. Même s’il n’est pas transmissible à l’homme, les autorités sanitaires chinoises ont développé un contrôle qui se veut strict pour rassurer les consommateurs. La production a chuté de 30%.

    Le cheptel chinois est le plus important du monde. Il a déjà baissé de 25%. Le prix du porc a flambé de 40%. Les importations ont essayé de compenser les manques. Celles en provenance de l’Union Européenne ont augmenté de 37%.

    La maladie touche également le Viet-Nam, cinquième producteur de porc mondial et la Corée du Nord. L’effet sur les petits exploitants chinois est catastrophique.

    Il n’y a pas d’autre moyen de lutte contre le virus que l’abattage systématique.

     

  • La Méditerranée détient le record de déchets marins en Europe

    La Méditerranée détient le record de déchets marins en Europe

    Mare nostrum est la mer la plus polluée d’Europe par des déchets, selon une étude menée par l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) sur 20 ans. Un article de notre partenaire Euractiv .

    Dans les fonds méditerranéens, la densité des déchets a plus que doublé en trente ans. «Elle tournait autour de 100 déchets par kilomètre carré dans les années 1990. En 2012, elle avait grimpé autour de 200, et en 2015 elle a atteint son maximum avec près de 300 déchets/km2», explique Olivia Gérigny, chercheuse à l’Ifremer et auteure principale de l’étude publiée dans la revue Marine Pollution Bulletin.

    La tendance s’explique par la hausse de la production de plastiques mais aussi par la détection plus systématique des déchets marins dans le cadre de la Stratégie européenne sur le milieu marin. En comparaison, la mer du Nord connaît une densité de déchets d’environ 50/km2 : : soit près de 6 fois moins que la Grande Bleue. Cette aggravation de la pollution ne doit pas surprendre. Une précédente étude, publiée en avril dans Nature Communication et qui remontait jusqu’à 1957, avait déjà souligné l’accélération de l’accumulation des macro-plastiques dans les océans dans les 1990.

    Sacs, bouteilles, canettes, emballages,  cordes, filets de pêche, vêtements… 60% des déchets tapis dans les fonds sont en plastique, confirment les travaux de l’Ifremer, qui s’étalent entre 1994 et 2017.  Avec des sources multiples: navigation commerciale ou de plaisance, pêche, aquaculture, décharges, zones industrielles ou urbaines.

    Tous les canyons sont par ailleurs touchés, avec des concentrations plus fortes près des côtes qu’au large. Deux zones de forte accumulation ont par ailleurs été observées au large de Marseille et au nord-est de la Corse.

    Plus de 800 espèces marines et côtières touchées

    Chaque année, 8 millions de tonnes de plastiques sont déversées dans les océans, dont 200.000 t en Méditerranée. Ce phénomène touche de plein fouet la faune marine. Au niveau mondial, au moins 800 espèces marines et côtières sont touchées, dont 17% sont menacées ou en danger critique d’extinction selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Elles sont exposées aux captures, ingestions, contaminations par des polluants et contacts avec des espèces exotiques transportées par les particules en plastique. Les matériels de pêche s’avèrent les plus dangereux. 65% des animaux pris au piège en Méditerranée sont enchevêtrés dans les lignes de pêche.

  • Passons l’été avec d’épatants expats #4 Rimbaud, l’aventurier

    Passons l’été avec d’épatants expats #4 Rimbaud, l’aventurier

    Rimbaud à 17 ans

    “Si stupide que soit son existence, l’homme s’y rattache toujours » disait Arthur Rimbaud. Le légendaire poète français, n’eut qu’une existence brève, qui s’acheva à 37 ans à Marseille. Sa carrière littéraire fut plus courte encore, 5 ans entre ses 15 et 20 ans. Elle fut cependant spectaculaire, tout comme sa vie, marquée fortement par le temps passé à l’étranger, à Bruxelles dans des circonstances tragiques et en Afrique dans des conditions qui restent encore aujourd’hui largement mystérieuses.

    Une jeunesse en France

    Né à Charleville-Mézières dans l’Est de la France, fils d’un militaire et d’une paysanne, le jeune Arthur subit une éducation rigide, à l’image de son temps et de son milieu social. Cela ne brida pas sa créativité et dès le collège il écrivit ses premiers poèmes, y compris en latin, langue dans laquelle il excellait.

    Déjà à l’époque récipiendaire de plusieurs prix prestigieux malgré son jeune âge, Arthur Rimbaud, trouvant l’atmosphère de sa ville de naissance étouffante, fugua et rejoint la capitale, alors que le Second Empire était sur le point de s’effondrer lors de la bataille de Sedan de 1870.

    Brièvement emprisonné, rentré à Charleville, devenu militariste avec la défaite de la France, Rimbaud commença à lier des liens avec des auteurs comme le poète Paul Demeny. Ce fut l’occasion rapidement, en 1871, de rencontrer celui qui allait marquer son existence, Paul Verlaine.

    Une liaison tumultueuse et scandaleuse pour l’époque

    Paul Verlaine

    Les excès du jeune Rimbaud dans la capitale ne l’empêcheront pas de faire découvrir à de nombreux auteurs ses premiers chef-d ’œuvres et notamment « le bateau ivre ». Les désormais amants finirent par fuir Paris et le scandale. D’abord à Londres, puis à Bruxelles où Verlaine, ivre et fou de colère, finit par tirer sur son amant, provoquant un scandale international et le début de la légende.

    Le « drame de Bruxelles » signa la fin de la relation entre les deux hommes. Rimbaud retourna en Angleterre. S’en suivit un interminable tour du monde et un abandon de la littérature.

    Rimbaud le voyageur

    Le reste de la vie de Rimbaud sera digne des meilleurs romans d’aventure. Exit la poésie. Après des séjours en Allemagne et Italie, il s’engagea pour un séjour à Batavia, l’actuelle Jakarta, dans les Indes néerlandaises. Après plusieurs retours en Europe et en Egypte et à Chypre, c’est surtout dans la corne de l’Afrique que commença sa vie romanesque.

    Arthur Rimbaud mourant, dessiné par sa soeur Isabelle

    A Aden, au Harar, et au Choa, Arthur Rimbaud vécu mille vies, fut accusé d’être un trafiquant d’armes, se convertit, selon certaines sources, à l’Islam, tenta de cartographier ces territoires largement méconnus à l’époque, s’engagea dans des affaires qui le ruinèrent.

    Il revint, malade, victime notamment d’inflammations qui lui vaudront l’amputation d’une jambe et d’un cancer. Il mourra à Marseille, accompagné par sa sœur le 10 novembre 1891. Il avait 37 ans. Pour tous ses admirateurs, il en a, encore aujourd’hui, toujours 17.

  • La claque brésilienne était prévisible

    La claque brésilienne était prévisible

    A force de donner des leçons, on finit par en prendre. Depuis l’élection de Bolsonaro, parce que celui-ci ne correspond vraiment pas à nos modèles politiques, la France le snobe. Depuis les rencontres Chirac-Lula, le Brésil est censé être un partenaire stratégique. On lui vend des sous-marins Scorpène, mais on n’envoie aucun ministre à l’inauguration de crainte d’y croiser l’infréquentable Bolsonaro.

    Les Saoudiens sont fréquentables. Les Chinois sont fréquentables. Les Cubains sont fréquentables, pas les Brésiliens. Poutine est reçu à Brégançon, il le faut. Le Brésil, 200 millions d’habitants, ne menace personne, n’annexe ni n’occupe aucun pays, n’a pas de police politique, son économie est plus forte que celle de la Russie : Personne n’aurait songé à recevoir  Bolsonaro. Maintenant c’est trop tard.

    A force de le snober, il a snobé le Ministre français des Affaires étrangères, enfin venu par réalisme, pour lui préférer une visite chez … le coiffeur.

    Bernard Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères, m’avait dit, à propos des discussions avec les FARC, « Dans la diplomatie, il faut savoir parler avec le diable. ». Je ne sais pas si Bolsonaro est le diable. Même s’il l’était, il faudrait parler avec lui comme on parle avec Poutine.

    Avant de venir, la France avait rappelé ses réticences au nouveau traité du Mercosur et ses exigences en matière environnementale. Soit, nous voulons sauver l’Amazonie. Sauver la terre. Commençons par sauver la Méditerranée, la mer la plus polluée du monde. Ou, pour l’Amazonie, par la Guyane. Avec le Brésil, justement. Balayer devant sa porte avant de donner des leçons aux autres : La France est le cinquième exportateur de déchets plastiques au monde.

    J’ai vécu et travaillé au Brésil, à l’Université. Je me souviens des discussions avec l’archevêque de Recife, Dom Helder Camara, l’archevêque des pauvres. C’était encore un régime militaire. Travailler avec le Brésil ne signifiait pas aider les militaires mais les Brésiliens. Maintenant, les Brésiliens votent. Ils ont choisi Bolsonaro. Va-t-on leur dire qu’ils ont mal voté et que la démocratie n’est pas faite pour eux ?  Va-t-on leur expliquer ce qu’est une dictature ? On a le droit de ne pas être d’accord avec leur politique. Ils ont le droit de faire leurs propres choix. La France est d’autant plus écoutée qu’elle est respectueuse.

    Vexé par la France, Bolsonaro a donc préféré son coiffeur à Le Drian. Ce dernier a encaissé le coup. Fair play, il annoncé que le Brésil et la France ont mis en place « un groupe de travail informel pour traiter des questions liées à l’environnement ». Ajouté qu’ « une Commission de dix experts travaillera en France sur le traité ». Comme si au gouvernement, depuis 25 ans qu’ils tricotent cet accord avec le Mercosur, il n’y avait pas de compétence. La Commission se voudra tellement indépendante du gouvernement qui l’aura nommée qu’elle fera tout pour faire semblant de l’être. Vous gouvernez ? Décidez !

    Feignant d’ignorer qu’on l’avait humilié, Jean Yves Le Drian a rappelé « les trois points qui suscitent notre vigilance » : « l’accord de Paris, le respect des normes environnementales et sanitaires, la question des filières agricoles sensibles ». Bref, un message de politique interne pour rassurer agriculteurs et écolos, qui brûlent les permanences de députés LREM. Comme si cela pouvait les rassurer. Mais quelle est le message au Brésil ? Et à son Président ?

    Peut-on oser dire que la politique étrangère de la France ne se résume pas à l’urgence climatique ? Doit-on constater que si vraiment le Président et son gouvernement croyaient ce qu’ils disaient, alors ils devraient en effet démissionné comme Hulot ?

    La visite de Le Drian était la première visite d’un ministre français depuis l’élection de Bolsonaro. Il y a au Brésil plus de 1000 entreprises françaises. 30 milliards d’investissements. Sixième excédent commercial pour la France dans le monde. Premier client de la France en Amérique latine, plus d’un tiers de nos exportations dans ce continent. La coopération universitaire est ancienne et intense. Nous devons intensifier les accords culturels. Trois lycées français. 2000 élèves, dont 1500 Français. 35.000 élèves dans les Alliances françaises. Le Brésil est notre  plus grande frontière, le long de la Guyane : 700 km, ce qui nécessite une coopération transfrontalière qui doit être exceptionnelle. Cette visite est donc un échec. Il n’y a même pas eu de réponse à la gifle.

    En Amérique latine, au Brésil en particulier, la France n’a pas la place qui pourrait être la sienne, notamment par rapport à l’Allemagne ou l’Italie. Le Brésil devrait être le partenaire privilégié, économique et politique, de la France, comme en avaient décidé Jacques Chirac puis Nicolas Sarkozy avec Lula. Soit, Jaïr Bolsonaro, élu avec 57% des voix, admire Trump. Faut-il l’y abandonner?

    Et maintenant faut-il se laisser insulter ? Le Drian devait-il faire comme si de rien n’était ? Erreur au départ, erreur à l’arrivée. Ni mépriser, ni se laisser mépriser. Il faut tout reconstruire dans la relation entre la France et le Brésil, et dans l’image de la France en Amérique latine. Une claque, ça devrait permettre de se réveiller et de sortir de son sommeil dogmatique.

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Premier aout : Convertir son auto française : des changements, allocations ce qui change au retour, Energie…

    Premier aout : Convertir son auto française : des changements, allocations ce qui change au retour, Energie…

    Des nouvelles conditions qui excluent de fait les Français de l’Etranger de la prime à la casse, des prix de l’énergie qui évoluent, à la hausse ou à la baisse… Tour d’horizon des changements qui entrent en vigueur ce jeudi 1er août 2019 en France.

    Automobile : une prime à la conversion moins avantageuse

    La ruée dans les concessions automobiles, ces dernières semaines, était un signe annonciateur. Ce 1er août 2019, les conditions d’attribution de la prime à la conversion de véhicules (ou prime à la casse) évoluent.

    Remplacer son vieux diesel français ou sa vieille voiture à essence par un véhicule neuf devient moins avantageux.

    Pour en bénéficier, il faut désormais acheter un véhicule émettant moins de 117 grammes de CO2/km, contre 122 auparavant.

    Le montant de la prime est désormais défini en fonction du revenu fiscal de référence par part, ce qui exclue ceux qui ne paient pas d’impôts en France.

    SI vous payez encore des impôts en France, attention aux véhicules dont le prix d’acquisition est supérieur à 60 000 euros, ils ne sont plus éligibles à cette prime à la conversion, dont le montant varie entre 1 500 euros et 2 500 euros, selon les cas, et peut être doublé pour les ménages les plus modestes.

    Gaz : les tarifs réglementés en légère baisse

    Bonne nouvelle pour les 4,5 millions de foyers (maison secondaire incluse) qui profitent des tarifs réglementés de vente du gaz, appliqués par Engie. Les prix, qui avaient fortement chuté en juin et juillet, baissent de 0,5 % au 1er août.

    La décrue des prix du gaz dépend du type de consommation. Au 1er août 2019, elle est de – 0,1 % pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de – 0,3 % pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de – 0,6 % pour les foyers qui se chauffent au gaz.

    Électricité : les prix poursuivent leur hausse

    Le prix du gaz recule mais celui de l’électricité continue d’augmenter. Après un bond de 5,9 % en juin, les tarifs réglementés de l’électricité prennent 1,23 % au 1er août, compte tenu de l’évolution du tarif d’utilisation des réseaux publics.

    Ces tarifs, proposés par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), concernent 25 millions de foyers en France. La hausse est de 1,26 % pour les tarifs bleus résidentiels et de 1,10 % TTC pour les tarifs bleus professionnels.

    Pour ceux dont les enfants sont scolarisés en France, l’allocation de rentrée scolaire commence à être versée

    Elle est destinée, sous conditions de ressources, aux familles ayant au moins un enfant scolarisé et âgé de 6 à 18 ans (né entre le 16 septembre 2001 et le 31 décembre 2013 inclus). L’allocation de rentrée scolaire (ARS) est versée dès le 1er août à La Réunion et à Mayotte, fin août dans les autres départements.

    Pour la rentrée 2019, la Caisse d’allocations familiales se base sur les ressources de 2017. Avec un enfant à charge, il faut avoir touché moins de 24 697 € pour bénéficier de l’allocation de rentrée scolaire (30 396 € avec deux enfants, 36 095 € avec trois).

    Le montant de l’ARS dépend de l’âge de l’enfant : 368,84 € de 6 à 10 ans, 389,19 € de 11 à 14 ans et 402,67 € de 15 à 18 ans.

  • Opérations extérieures : soldats et marins comme ambassadeurs.

    Opérations extérieures : soldats et marins comme ambassadeurs.

    La France est un des pays du monde qui a le plus de soldats engagés à l’extérieur de ses frontières. Plus de dix mille hommes, sans compter les forces navales, environ 4500 marins.

    Les Opérations extérieures proprement dites sont les missions Barkhane au Sahel, qui mobilise à elle seule 4500 soldats, et Chamal, en Syrie et en Irak.

    Barkhane au Sahel, 18 soldats tués.

    La force Barkhane agit dans l’ensemble du Sahel et fait suite à l’opération Serval, décidée par François Hollande. Elle intervient contre les groupes terroristes, en partenariat avec la Mauritanie, le Mali, le Burkina-Faso, le Niger et le Tchad, qui se sont engagés à créer « la force conjointe G5 Sahel », qui tarde à gagner en efficacité.

    Le bilan actuel de l’opération est de 600 terroristes abattus, selon le Ministère de la Défense, et de 18 soldats français tués. Des engagements ont lieu régulièrement, appuyés par des forces aériennes pour le transport, l’attaque ou le ravitaillement. Près de cent sorties aériennes sont effectuées chaque semaine. Le 22 juillet, une attaque suicide a été maitrisé au Camp de Gao, partagé avec la Minusma et les forces armées tchadiennes.

    Le Général Lecointre, Chef d’Etat-major des Armées, disait à l’Assemblée nationale en février dernier : «  Je ne pense pas qu’il soit possible de régler le problème du Mali en moins de dix à quinze ans. La situation au Mali n’est guère satisfaisante. »

    Les populations du nord et du sud sahéliens sont en conflit depuis des siècles, quelles que soient les religions. La popularité de la présence française fluctue d’ailleurs en fonction de la lecture que se font les uns et les autres de l’appui ou du frein à leurs ambitions que constitue la France.

    Chammal en Syrie et en Irak contre  Daech

    L’opération Chammal est engagée depuis 2014 contre Daech. Elle appuie les Forces Démocratiques Syriennes, et, en Irak les Forces de sécurité irakiennes. L’essentiel de l’activité en Syrie consiste désormais en des opérations aériennes. En Irak, ce sont des actions de formation de l’armée irakienne (Blindés, artillerie, actions en zones urbaines) Depuis janvier 2019 les avions de chasse français ont réalisé plus de 450 sorties aériennes et 1000 ravitaillement en vol.

    Cependant les critiques se sont exprimées au sein de l’armée : le colonel Legrier, commandant de l’artillerie, a été sanctionné par le gouvernement, pour un article critiquant « une victoire poussive à un prix exorbitant et au prix de nombreuses destructions ». Ce serait pourtant plus utile de répondre que de sanctionner.

    D’autres forces militaires sont déployées de façon permanente au Gabon (350 hommes), en Côte d’Ivoire (900), au Sénégal (350), sur les bases françaises de Djibouti (1450) et des Emirats Arabes Unis (650).

    D’autres soldats français sont engagés dans le cadre de missions de l’ONU, comme au Liban.

    Forces navales

    Quant aux forces navales, le groupe Jeanne d’Arc a réalisé au cours de son parcours de plusieurs mois des exercices militaires conjoints avec des pays amis ou alliés comme l’Egypte, l’Afrique du Sud, le Brésil, le Mexique ou les Etats-Unis.

    Le Groupe Aéronaval du Charles de Gaulle, avec 3000 marins, a réalisé au cours d’une mission de cinq mois des opérations conjointes avec l’Australie, les Etats-Unis, l’Inde,  l’Indonésie, le Japon, la Malaisie et l’Egypte.

    « Un navire de guerre est le meilleur des Ambassadeurs » disait Cromwell, repris par Hervé Coutau-Begarie dans son livre sur la stratégie navale. Chaque passage d’un navire est l’occasion non seulement de montrer l’excellence française, mais aussi de développer des relations de travail et de confiance. Mais un ambassadeur, comme un navire, comme des troupes, ne sont là que pour des buts politiques. Il faut se méfier des guerres sans fin, elles signifient simplement que ce sont des guerres auxquelles on a oublié de fixer des objectifs politiques.

  • La justice européenne encadre l’utilisation par les sites du bouton « J’aime » de Facebook

    Les sites qui intègrent sur leurs pages le bouton « J’aime » de Facebook doivent avertir les internautes de la transmission de leurs données personnelles au réseau social américain et obtenir leur consentement, conformément aux lois sur la protection des de l’Union européenne, a considéré lundi la Cour européenne de justice (CEJ).

    Le bouton « J’aime » permet aux sites commerciaux de promouvoir leurs produits mais certains redoutent que cette transmission de données aille à l’encontre de la loi en matière de respect de la vie privée.

    L’institution, basée à Luxembourg, avait été saisie par un tribunal allemand amené à se prononcer sur une plainte déposée par une association de consommateurs. Cette dernière accusait le site de vente de vêtements Fashion ID de transmettre des données à Facebook via l’utilisation de ce bouton « J’aime », sans l’autorisation des internautes.

    Données à caractère personnel

    La justice allemande avait donc demandé à la CEJ d’interpréter plusieurs dispositions de l’ancienne directive de 1995 sur la protection des données, remplacée depuis par le RGPD (règlement européen sur la protection des données), entré en vigueur en mai 2018.

    Dans un communiqué publié lundi, la CEJ estime que « le gestionnaire d’un site internet équipé du bouton ‘J’aime’ de Facebook peut être conjointement responsable avec Facebook de la collecte et de la transmission à Facebook des données à caractère personnel des visiteurs de son site ».

    Elle ajoute toutefois qu’il n’est, en principe, pas responsable du traitement ultérieur de ces données par le réseau.

    « Nous examinons attentivement la décision de la cour et travaillerons en étroite collaboration avec nos partenaires pour nous assurer qu’ils peuvent continuer à bénéficier de nos plugins sociaux et autres outils commerciaux en pleine conformité avec la loi », a déclaré Jack Gilbert, un des avocats de Facebook, dans un communiqué.

    De son côté, la Verbraucherzentrale NRW, l’association de consommateurs qui a poursuivi Fashion ID en justice, s’est félicitée de cette décision. « Les entreprises qui tirent profit des données des utilisateurs doivent désormais assumer leurs responsabilités », a commenté son directeur Wolfgang Schuldzinski.

  • Affaire : Steve Maia Caniço – En France mourir à 24 ans un 21 juin

    Il aura fallu 37 jours pour retrouver sa trace. Le corps de Steve Maia Caniço a été retrouvé lundi, dans la Loire. L’animateur périscolaire de 24 ans n’avait plus donné de signe de vie depuis le soir de la Fête de la musique, alors qu’il assistait à un concert à Nantes, en bord de Loire avec des amis.

    Son corps, « en état de décomposition avancée », a été repéré à environ un kilomètre du quai Wilson, dernier endroit où il a été aperçu. Ce quai, haut de plusieurs mètres par rapport au niveau de l’eau et dépourvu de parapet, est situé à l’extrémité de l’île de Nantes, dans une zone éloignée du centre-ville. Mais pourquoi a-t-il fallu plus d’un mois pour retrouver le corps du jeune homme?

    • Quand un individu meurt dans l’eau, ses poumons se remplissent et il coule

    Dans la nuit du 21 au 22 juin, la soirée techno organisée sur le quai Wilson, à l’extrémité de l’île de Nantes, s’est achevée dans la confusion. Vers 4h00 du matin, la police est intervenue pour mettre fin au concert mais des échauffourées ont éclaté entre les forces de l’ordre et les fêtards. De nombreux participants affirment avoir été aveuglés par un nuage de gaz lacrymogène: paniqués, ils ont chuté dans le fleuve.

    Quatorze personnes ont ainsi été repêchées par les secours durant la nuit. Ils martèlent qu’ils sont « tombés dans la Loire et non qu’ils ont sauté délibérément », précise à l’AFP Me Marianne Rostan qui a déposé le 3 juillet une plainte collective de 89 participants pour « mise en danger de la vie d’autrui et violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique », confiée à l’IGPN. Steve Maia Caniço pourrait faire partie des jeunes qui ont chuté dans l’eau à ce moment-là, ses proches ont précisé qu’il ne savait pas nager.

    Quand un individu tombe à l’eau, s’il se noie et meurt « ses poumons se remplissent d’eau. Son corps devient plus lourd et il coule. En moyenne, un corps remonte au bout de sept jours à dix jours en eau douce », explique à Ouest-France Thierry Brédillot, un sauveteur plongeur.

    Le cadavre peut également être maintenu au fond de l’eau par des rochers, des branchages ou encore des déchets. De quoi compliquer la recherche du corps.

    • La Loire: un fleuve opaque soumis aux marées

    Autre difficulté: « La Loire est un fleuve qui subit des marées », précise le sauveteur plongeur. Impossible donc de savoir vers quelle direction pourrait dériver un corps dans ces eaux. Par ailleurs, les marées du fleuve remuent la vase qui remonte ainsi à la surface, donnant une couleur un peu marron au fleuve. Cela complique les recherches dans cette eau trouble.

    Après avoir établi un périmètre, les plongeurs du service départemental d’incendie et de secours et de la gendarmerie « fouillent chaque partie au toucher, puisque l’on ne voit souvent rien », ajoute Thierry Brédillot.

    Tous ces éléments combinés compliquent les recherches qui ont pourtant été « intensives » dès le premier jour, assure le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès. Outre les plongeurs du service départemental d’incendie et de secours et de la gendarmerie qui ont sillonné le fleuve « sur plusieurs kilomètres », des drones, un hélicoptère et un avion Cessna de la Police aux frontières ont également tenté de repérer le corps depuis les airs.

    • Des recherches tardives?

    Le procureur de la République de Nantes a ajouté à ces dispositifs le savoir-faire de la brigade fluviale de la préfecture de police de Paris avec un zodiac équipé d’un sonar, à partir du 24 juillet. Certains reprochent à l’enquête d’avoir mis trop de temps à progresser.

    « C’est vrai qu’il a fallu attendre un mois pour que ça commence à faire du bruit, pour qu’on commence à en parler, que certains commencent à s’indigner et que les procédures judiciaires puissent avancer », déplore à l’AFP Me Marianne Rostan.

    Pourtant, « à la suite de la disparition de Steve Maia Caniço, signalée le 23 juin 2019, des investigations judiciaires ont été menées, d’abord sous la direction du parquet de Nantes, puis, à partir du 27 juin 2019, dans le cadre d’une information judiciaire en recherche des causes de cette disparition », a rappelé le procureur de Nantes.

    • Des fausses pistes ont fait perdre un temps précieux aux enquêteurs

    Ces recherches infructueuses ont parfois suscité parfois de faux espoirs. Le 23 juillet, l’avion du Cessna a repéré « une masse » à la surface du fleuve. Un hélicoptère de la gendarmerie nationale et des patrouilles fluviales ont été dépêchées sur les lieux, selon France Info, pour se rendre compte qu’il s’agissait d’une fausse alerte.

    Le 25 juillet, des promeneurs ont aperçu un corps dans la Loire mais celui-ci s’est avéré être le cadavre d’un chien enveloppé dans un linge. Des fausses pistes qui ont coûté de précieuses heures aux enquêteurs.

    L’avocate de la famille de Steve Maia Caniço a estimé que la mort du jeune homme était devenue « une affaire d’État », ce mardi, après la prise de parole d’Édouard Philippe. Dans la journée, le Premier ministre avait déclaré que le déroulement de la soirée du 21 juin dernier était encore « confus » et qu’une nouvelle enquête serait diligentée.

  • « Couvrez ce CETA que je ne saurais voir ! »

    Le traité de ratification de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Canada a été adopté par l’Assemblée nationale le mardi 23 juillet 2019.

    Cette ratification a donné lieu à un important débat public. Parmi les arguments soulevés contre cet accord figurent son impact sur l’environnement, ses effets sur les revenus des agriculteurs et le manque de transparence des procédures d’arbitrage en cas de conflits. L’accord économique et commercial global (AECG) ou Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA) est le traité établi entre le Canada et l’Union européenne. Les négociations ont été conclues le 18 octobre 2013 et il a été signé par les représentants des parties prenantes le 30 octobre 2016.

    L’application provisoire de l’accord, concernant plus de 90 % de ses dispositions, est intervenue le 21 septembre 2017. Une clause prévoit qu’en cas de rejet par l’un des Parlements des États membres, l’accord s’applique provisoirement durant trois années.

    La peur que suscite le Canada est inversement proportionnelle à son poids démographique. En effet, ce pays est peuplé de 37 millions d’habitants contre 70 millions pour la France et plus de 500 millions pour l’Union européenne. Le Canada est la dixième puissance économique mondiale avec un PIB par habitant comparable de celui de la France. L’accord commercial est appliqué de manière temporaire depuis le 21 septembre 2017 sans que cela ait généré d’importantes perturbations sur les marchés agricoles européens.

    Le CETA permet aux parties prenantes d’aller plus loin en termes de baisses des barrières commerciales que le cadre prévu par l’Organisation Mondiale du Commerce. Il supprime les droits de douane pour presque tous les produits, soit près de 98 % des droits de douanes entre les deux régions, dès la mise en œuvre de l’accord. Les droits de douane sont déjà très faibles entre les deux zones économiques. Ils passent en moyenne de 1,2 à 0%. Certes, certains secteurs étaient soumis à des tarifs plus importants comme ceux en vigueur sur les produits chimiques et plastique (en moyenne de 4,9 % avec un maximum de 6,5 %). Pour les produits manufacturés, les taux de 1,8 et 3,3 % disparaissent. Il est à noter que certains produits industriels pouvaient être soumis à des taux de 22 %.

    Sont également supprimés les droits de douanes sur les produits miniers et métalliques comme ceux sur l’aluminium et ses dérivés qui étaient de 6,3 %, sur le nickel et ses dérivés qui étaient de 3,3 % ou encore sur le cuivre, le zinc, le plomb et l’étain et leurs dérivés qui étaient de 3,1 % en moyenne.

    Pour certains produits l’élimination des droits de douanes est progressive sur 3, 5 ou 7 ans. Cela concerne notamment le secteur automobile, certains produits de la mer et quelques produits agricoles. Cependant, même dans ces catégories, une large majorité des produits voient leurs droits de douane supprimés immédiatement avec, par exemple, des droits de douanes sur les produits de la mer qui pouvaient aller jusqu’à 20 %, ou encore pour les produits agricoles des droits de douanes européens de 12% sur les cerises, de 9% sur les pommes, ou encore de 17,3% sur le miel.

    Certains produits agricoles voient la suppression de droits de douanes variables comme le blé dur qui avait des droits de douanes compris entre 190 dollars/tonne et zéro selon la situation de marché, ou le blé commun avec des droits de douane maximum de 122 dollars/tonne, l’avoine avec des droits de douane fixes de 89 euros/tonne, l’orge et le seigle avec des droits de douane fixes de 93 euros/tonne.

    En revanche, contrairement à ce qui a pu être affirmé par certains, les viandes de volailles et les œufs sont exclus de l’accord dans les deux sens, et les viandes bovines et porcines dans le sens allant du Canada vers l’Union. Des contingents d’accès exemptés de droits sont toutefois introduits de manière progressive sur 3, 5 ou 7 ans. Les quotas de viandes bovines passeront de 4 162 à 45 840 tonnes par an quand ceux des quotas de viandes porcines passeront de 5 549 à 75 000 tonnes par an.

    Par ailleurs, les produits laitiers au départ de l’Union européenne sont exclus. Un contingent tarifaire est toutefois introduit et s‘ajoute à celui qui existe déjà. Le traité oblige le Canada à reconnaître 145 appellations d’origines contrôlées européennes non viticoles sur les 1 500 que compte l’Union européenne.

    Il faut également souligner que les produits agricoles ou alimentaires non conformes aux règles de l’Union tels que le bœuf aux hormones ou le poulet au chlore sont exclus de l’accord, de même que les OGM qui ne sont pas approuvés par l’Union.

    L’accord prévoit également l’ouverture des marchés publics. Pour le Canada, le taux d’ouverture passera de 10 à 30% des marchés publics. Les marchés publics européens ne devraient pas être plus ouverts aux entreprises canadiennes car 90% des marchés publics le sont déjà ouverts. Comme dans une grande majorité des accords commerciaux, une procédure d’arbitrage des conflits spécifique existe. Ce recours à l’arbitrage permet de résoudre rapidement les problèmes commerciaux sans passer par la voie judiciaire classique.

    Le traité comporte également un volet sur le développement durable, l’environnement et le droit du travail. Des reconnaissances de qualifications et de diplômes sont également incluses et rationalisées dans le traité.

    Depuis la mise en place temporaire du traité, les exportations européennes vers le Canada ont augmenté de 7% en valeur (en euros), par rapport à la même période l’année précédente, alors que les exportations du Canada vers l’Union européenne sur cette même période ont diminué de 3%. Selon les données de la Commission européenne, sur la période d’octobre 2017 à juin 2018, l’augmentation des exportations vers le Canada par rapport à l’année précédente concerne des produits comme les machines, appareils et engins mécaniques (+8%), les produits pharmaceutiques (+10%), les produits cosmétiques (+11%), les vêtements (+11%), les fruits (+29%), le chocolat (+34%) ou encore les vins pétillants (+11%).

    Pour les seuls échanges agroalimentaires bilatéraux France-Canada, dans les 12 mois suivant la mise en application provisoire de l’accord, les importations canadiennes de produits français se sont élevées à 1 174 millions de dollars canadiens, par rapport à 1 036 millions de dollars canadiens pour la période de 12 mois immédiatement antérieure, soit une progression de 13,3%. Parallèlement, les importations françaises de produits agroalimentaires canadiens se sont élevées à 314 millions d’euros, par rapport à 431 millions d’euros pour la période de 12 mois immédiatement antérieure, soit une diminution de 27,2%. Le solde commercial bilatéral de la France pour les produits agro-alimentaires, déjà très excédentaire, s’est encore accru depuis la mise en application provisoire du CETA notamment pour le fromage et dans une moindre mesure pour le vin.

    Le protectionnisme est une tradition française. Le libre échange est toujours perçu contre nature, imposé par des élites déconnectées du terrain. Ainsi, Napoléon III fut critiqué quand il imposa le traité franco-britannique en 1860. De même, le Traité de Rome créant le marché commun, entraîna une forte contestation de la part des agriculteurs. Depuis une trentaine d’années, qu’ils soient négociés dans le cadre de l’OMC ou de manière bilatérale, les accords de commerce donnent lieu à une cristallisation des oppositions de nature agricole, écologique ou anticapitaliste.

    Les réactions au CETA sont d’autant plus étonnantes qu’il a été prouvé que les échanges entre pays ayant des états de développement voisins engendrent des flux fructueux et moins déstabilisants pour les économies respectives. Les coûts de production sont proches tout comme les besoins de consommation de la population. Les accords permettent de faire jouer les avantages comparatifs avec des transferts faibles d’activités.

    Initialement, il était imaginé de créer un grand espace commercial entre l’ensemble de l’Amérique du Nord et l’Union européenne. L’objectif était de réunir les deux plus grands marchés de consommation et de faire contrepoids à l’Asie du Sud Est. La dégradation des relations avec les États-Unis et la crainte qu’un tel accord permette au Royaume-Uni de profiter du marché commun européen a entraîné l’arrêt des négociations.

    Dans l’histoire économique, il n’y a pas un exemple où des États ayant mis en œuvre des politiques protectionnistes en soient ressortis gagnants, de la Chine du XVIe siècle dont les Empereurs refusaient le commerce avec les barbares, à l’URSS en passant par les États fraichement décolonisés d’Afrique.

  • Pollution : les villes du monde qui nous empoisonnent – La carte mondiale en temps réel de la pollution

    L’été 2019 est l’occasion de constater des records de chaleur partout dans le monde. Notamment dans le sous-continent indien et la ville de Delhi. Cette dernière, classée ville la plus polluée du monde, suffoque littéralement sous un nuage permanent et toxique.

    Les expatriés, notamment Français, qui bénéficient de conditions de vie bien plus confortables que la majorité de la population locale, se sont adaptés : masques anti-pollution, filtreurs d’air dans les logements et le moins de temps possible passé à l’extérieur. Le Lycée français de Delhi compte non moins de 65 purificateurs  installés dans toutes les parties de l’établissement.

    Plus de difficultés que par le passé pour recruter des expatriés

    La place Tian’Anmen sous la pollution

    Malgré toutes ces mesures, les entreprises internationales ont plus de mal que par le passé à recruter parmi les expatriés, en particulier quand ils ont des familles. Parmi les 20 villes considérées comme les plus polluées au monde, outre Paris à la 17ème place, il y a de nombreuses villes qui attirent traditionnellement les expatriés comme Tokyo, Pékin, Séoul, Rio et New York.

    Les expatriés se voient ainsi proposer de meilleurs salaires mais de nombreux cadres et ingénieurs qualifiés refusent. Les chasseurs de tête ont tendance à privilégier des personnes jeunes sans famille.

    Une menace pour le tourisme aussi

    La pollution et le changement climatique, au-delà des conditions de vie des personnes résidant dans ces métropoles, a aussi un effet sur le tourisme. Les images de plus en plus fréquentes des inondations à Bangkok, par ailleurs classée 13ème ville la plus polluée du monde, ont tendance à avoir une influence, négative, sur sa capacité à attirer des touristes.

    La Nouvelle-Orléans sous les eaux pendant l’épisode Katrina

    Pékin subit également les images fréquentes de la Place Tian’anmen sous une purée de pois. Au point que les autorités du régime ferment les usines pour les grandes manifestations du régime. Séoul aussi cherche à présenter une image verte et positive, et à se placer parmi les leaders de l’économie verte, avec les batteries, et la recherche dans les énergies renouvelables.

    La pollution, en particulier dans les centres urbains, est outre un problème en termes de santé, un problème pour l’attractivité des métropoles. Leur image, leur capacité d’attirer les talents, d’évoluer, dépend aussi de ces questions. Parmi les villes les plus sujettes à la montée des eaux, trois métropoles, et non des moindres, des Etats-Unis, New-York, Miami et la Nouvelle Orléans. De quoi, peut-être, faire réfléchir Donald Trump …

    La carte en temps réel de la pollution (cliquez sur l’image)

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