Le buste d’Antoine de Lamothe-Cadillac dans le centre de Détroit
Peu le savent mais « Motown », la capitale mondiale de l’automobile commença comme un modeste fort fondé par un aventurier français. Détroit, principale ville du Michigan sur les bords des lacs St Clair et Erie, fut en effet fondée par Antoine de Lamothe-Cadillac.
Etonnant destin que celui de ce visionnaire, faux aristocrate qui se forgea une nouvelle identité lors de son arrivée dans le nouveau monde à 25 ans en 1673. Après avoir arpenté ces nouveaux territoires qui comptaient des colonies anglaises, hollandaises, françaises, avoir été gouverneur dans le Maine et commandant dans l’Ohio, fonda le fort Pontchartrain du Détroit en 1701. Près de 60 ans durant et avant sa prise par les Anglais, Détroit se développa bon an mal an.
Une ville dont le dévelopement est depuis toujours en dents de scie
Visionnaire, Antoine de Lamothe-Cadillac prophétisa que Détroit, en raison de son emplacement stratégique dans la région des grands lacs, se développerait. Pour autant, en 1740, seul 100 familles s’étaient installées dans la colonie. Les hivers rudes de cette région au climat continental et les tensions entre les puissances coloniales expliquent en partie cela.
Le siège de General Motors à Détroit
Le 19ème et le 20ème siècle virent Détroit bénéficier d’une croissance exponentielle. Henry Ford y construisit sa première usine en 1896. De nos jours toujours, Ford, General Motors et Chrysler y ont leur siège et d’importantes usines. La marque Cadillac y fut crée en hommage au fondateur de la ville.
Détroit subit cependant de plein fouet dans la seconde partie le déclin du secteur automobile, la concurrence japonaise, la délocalisation. La population aisée, souvent blanche, fuit en banlieue laissant dans un centre ghettoisé une population noire, pauvre, livrée à elle même. Le nombre d’habitants tomba à moins de 700 000 habitants et le taux de criminalité explosa.
Faillite en 2013, renaissance partielle depuis
L’ancienne gare de Détroit à l’abandon
La pire période fut atteinte en 2013 quand, incapable d’assumer 18 milliards de $ de dette, fut déclarée en faillite. Des pans entiers de la ville, désertés, donnèrent lieu à des images spectaculaires d’une ville fantôme. Une horde d’artistes bohèmes, attirés par les prix plus qu’abordables et une ambiance décalée. Depuis lors, Détroit semble renaitre, notamment grâce au renouveau des 3 grands de l’automobile et la rénovation du centre-ville. Antoine de Lamotte-Cadillac ne reconnaitrait sans doute pas la ville qu’il fondant il y a plus de 3 siècles.
Deuxième compagnie aérienne régulière française en nombre de passagers, Aigle Azur a pourtant été placée en redressement judiciaire début septembre après s’être déclarée en cessation de paiement.
Tous les vols sont annulés à partir d’aujourd’hui vendredi 06 septembre. Les repreneurs potentiels de la compagnie aérienne ont jusqu’au 9 septembre pour déposer leur offre.
Vous avez déjà acheté vos billets d’avion et ne savez pas si votre vol sera maintenu suite à la faillite d’Aigle Azur ?
A ce sujet, la directrice marketing d’Air Indemnité a expliqué à Capital que « Pour se faire rembourser, le passager doit s’inscrire au registre des créanciers de la compagnie, une fois que le nom du liquidateur judiciaire a été communiqué ». Cependant, les remboursements pour les passagers ne sont pas garantis puisque la compagnie aérienne est en redressement judiciaire.
Si vous avez réservé votre vol dans le cadre d’un forfait avec au moins une autre prestation (hébergement, location de véhicule, excursion…), l’agence de voyages qui s’est occupée de la réservation est tenue de vous proposer un autre transporteur ou un voyage de substitution. Si vous refusez cette proposition, vous aurez alors droit au remboursement de la totalité des sommes versées.
La compagnie aérienne Aigle Azur aurait trouvé un accord, en aout, pour vendre à la low cost Vueling ses activités entre Paris-Orly et Faro, Funchal et Porto. Cependant une expertise qui a été demandée par les représentants du personnel a ralentit le processus.. Désormais l’avenir de ces lignes est dans les mains d’un tribunal du commerce français.
La compagnie dispose en effet de 10.000 créneaux horaires de décollage et d’atterrissage sur l’aéroport français. Des « slots » qui ne peuvent pas être revendus mais qui peuvent être récupérés par l’entreprise qui rachètera la compagnie. Malgré cet avantage, nombreux sont ceux qui craignent un arrêt pur et simple de tous les vols d’Aigle Azur dès la semaine prochaine. Les couacs se sont d’ailleurs multipliés ces derniers jours. Un premier vol Paris Orly – Bamako (Mali) a été annulé ce mercredi. Par ailleurs, plus de 200 passagers sont bloqués depuis le 3 septembre à l’aéroport d’Alger (Algérie), explique France 3 Occitanie. Leur vol retour, via Aigle Azur, initialement prévu mardi a été retardé puis annulé. Jeudi soir, les passagers n’avaient toujours aucune nouvelle d’une possible reprogrammation de leur voyage.
L’entreprise a en outre prévenu ses clients devant effectuer un vol retour au-delà de vendredi qu’ils seraient « contraints d’acquérir un autre billet retour. La situation financière de la société ne permet pas de garantir un dédommagement », autrement que par l’inscription aléatoire au registre du liquidateur comme nous l’avons évoqué plus haut.
Dans une lettre adressée aux salariés, la compagnie assure que « la recherche de repreneurs se poursuit activement. Elle continue durant l’arrêt des vols. »
« La vente à la découpe qui s’annonce dans le cadre d’une liquidation qui s’approche, nous la refusons clairement », a déclaré Martin Surzur à l’AFP jeudi soir. « Beaucoup d’acteurs du transport aérien attendent cette liquidation pour faire leur marché au moindre coût, avec un effacement du passif et des dettes. »
« Le SNPL a demandé au ministre des Transports un rendez-vous urgent avec le Premier ministre à Matignon en présence des acteurs incontournables d’une reprise, Lionel Guérin et Air France », a rapporté Martin Surzur.
Il a ajouté qu’avec « l’ensemble des salariés, nous avons décidé de manifester dès samedi à Orly autant de jours que nécessaires jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée ».
Des anciens dirigeants d’AirFrance comme repreneurs potentiels
Plusieurs repreneurs potentiels ont fait part de leur intérêt, sans que l’on sache s’ils vont déposer une offre. Parmi eux se trouvent Lionel Guérin et Philippe Micouleau, anciens dirigeants du groupe Air France, selon des sources syndicales. Le nom du groupe Dubreuil, propriétaire d’Air Caraïbes, a également été évoqué.
Gérard Houa, un actionnaire minoritaire qui avait tenté un coup de force pour prendre le contrôle de la compagnie fin août, a de son côté dénoncé dans un communiqué « une liquidation dangereuse et illégale » contre laquelle il a « engagé plusieurs actions devant les juridictions compétentes ».
Aigle Azur compte 1 150 employés, dont 350 en Algérie. La compagnie dispose d’une flotte de 11 avions et a transporté 1,88 million de passagers en 2018, année pendant laquelle elle a réalisé un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros.
A la traditionnelle Conférence des Ambassadeurs, Emmanuel Macron a dénoncé « l’Etat profond » qui se mettrait en travers d’une « nouvelle politique avec la Russie ».
« L’Etat profond » est une expression qui vient de Turquie. Elle signifie qu’au delà des apparences, il y a, au sein de l’Etat, des responsables de connivence, sans légitimité, qui dirigent effectivement l’Etat. A l’époque, cela désignait l’armée turque. La formule a été utilisée par Erdogan pour justifier les milliers d’arrestations et de purges suite à la tentative de coup d’état de 2016. Drôle de référence.
Dans les régimes démocratiques, « l’Etat profond » correspondrait plutôt à « l’establishment ». Quel que soit le gouvernement, une coalition d’intérêts occulte, avec ses relais dans l’administration, dirigerait tout. Aux Etats-Unis, les candidats populistes s’en servent pour fustiger « Washington ». L’Etat profond, ce serait à la fois, les agences fédérales, les lobbies, le FBI, la CIA, la bureaucratie, etc…
Appliqué à la France, le concept d’ « Etat profond », lancé comme un avertissement aux ambassadeurs, signifierait que « le Quai » mènerait sa propre politique. A propos de la Russie, le Président appelle à « une politique nouvelle », plus conciliante, et met en garde cet « Etat profond » qui s’y opposerait.
Vous pensiez que le Président nommait les Ambassadeurs ? Visiblement, pas vraiment. Une sorte de Nomenklatura lui dicte les noms. Vous pensiez qu’il dirige la politique étrangère du pays ? Que nenni : le Quai ne répond que lorsque le Président va dans son sens. Vous pensiez qu’il y avait un lobby russe en France, comme en Allemagne et aux Etats-Unis, de Le Pen à Chevènement, de Trump à Berlusconi, avec ses relais au Sénat, à l’Assemblée, ses hommes d’affaires et ses medias ? C’est l’inverse. Vous croyiez que la Russie de Poutine mettait des opposants en prison, en assassinait en Angleterre, influençait des élections comme le Brexit ou la Présidentielle par des fakes news, trolls et cybers attaques, violait le droit international, annexait la Crimée, entretenait un Etat fantoche en Transnistrie, fournissait en armes les milices en Ukraine comme en Syrie, fermait les yeux sur l’usage des gaz mortels … Naïfs ! Ce sont des lubies du lobby de l’Etat profond. La Russie est calomniée. Les démocraties n’ont pas été gentilles avec elle. Poutine est un incompris.
Soit, le Président n’a pas tort : l’avenir de la Russie est dans un partenariat avec l’Europe. Sauf que Poutine n’en veut pas. Il parie toujours, comme Trump, sur l’éclatement de l’Europe. Poutine et son « Etat profond » – oligarques et vieux potes du KGB- veulent garder le contrôle de la rente pétrolière.
Aimer la Russie, oser l’alliance russe, tout cela est bel et bon. Poutine méprise l’Europe, comme la France de Macron, et Macron lui-même. Il ne respecte que la force, moyennant quoi il est en train de faire de la puissante Russie une puissance subalterne, bientôt tenue en laisse par Pékin. Un « valet de la Chine », dit Macron, qui là, a raison.
Quant à « l’Etat profond », s’il existe au Quai, il existe aussi à Bercy (Finances), Balard (défense), Grenelle (éducation), Beauvau (police). Il existe une administration, avec ses hiérarchies, traditions, corporatismes, syndicats, fraternités, copinages, avantages et lâchetés. Si elle s’impose aux dirigeants, ce qu’elle fait parfois, c’est que les dirigeants sont faibles. C’est le cas quand on choisit des courtisans plutôt que des hommes politiques. Sinon l’administration obéit. Ne serait-ce que parce qu’Ambassadeurs, Préfets, directeurs peuvent être virés du jour au lendemain.
Aussi est-il curieux qu’un Président, dont on pourrait dire qu’il incarne « l’élite » par son parcours personnel, par son arrivée au pouvoir au sein d’une d’aristocratie cooptée, qui a composé un gouvernement parmi les plus « technos » de la République, qui s’occupe jusque dans le détail de l’organisation du G7, se plaigne d’un « Etat profond », comme un vulgaire Erdogan. Un discours de gilet jaune en costume trois pièces.
La France n’est pas la Turquie. Macron a viré le Général de Villiers en 48 heures. C’était son droit. Comme il a le droit de faire un virage pro-russe (ce que souhaite de Villiers, le frère du général) et d’engager des discussions, y compris de coopération militaire, qui pourraient être utiles, donnant-donnant. Mais il faut tenir le lobby russe à distance. Qu’il demande à trump !
Il n’y a pas d’Etat profond en France. Ou bien Macron en est le Chef. La nomination de Sylvie Goulard pourrait en témoigner. Il est surtout le Chef de l’Etat. S’il croit ce qu’il dit, qu’il fasse le ménage. Sinon, qu’il ne donne pas de prétexte à l’impuissance. Ni d’arguments à ceux qui croit que l’Etat est prisonnier de forces obscures.
Il n’y a pas d’Etat profond, un manque de profondeur peut-être.
Le Mercredi 4 septembre Carrie Lam, Cheffe de l’éxecutif hongkongais a annoncé lors d’une allocution télévisée que le projet de loi permettant l’extradition vers la Chine était abandonné. Cette décision sera ensuite officiellement portée devant le parlement local, le LegCo, a assuré Carrie Lam. Suite à la question de savoir si les membres du LegCo pro-gouvernement pourraient bloquer l’abandon de ce projet de loi, Carrie Lam a précisé que ce serait le Secrétaire en charge de la sécurité, en sa qualité de membre du gouvernement, qui informera le LegCo de l’abandon du projet, sans qu’il n’y ai de débat ou de vote. Toujours selon la Cheffe de l’éxecutif, l’abandon du projet de loi devrait permettre de lancer une base de dialogue avec la population.
Une évolution annoncée du dialogue avec les citoyens
Carrie Lam
En plus de l’abandon du projet de loi controversé, la Cheffe de l’executif a également profité de cette allocution enrégistrée pour annoncer que deux nouveaux membres rejoindront la commission indépendante pour examiner les plaintes contre la Police (Independent Police Complaints Commission/IPCC), et qu’elle engagera un dialogue plus proche avec les citoyens, prenant, si nécessaire, le conseil auprès de leaders charismatiques, de dirigeants économiques et aussi d’universitaires.
“trop faible, trop tard” pour l’opposition
Très rapidement les leaders de l’organisation “Human civil right front” ont réagi via un communiqué de presse indiquant que cette déclaration était “trop faible, trop tard”.
Les manifestants ont également annoncé dans la foulée, que l’ancienne colonie britannique allait vivre plus de manifestations dans les jours à venir.
5 revendications des manifestants
La Cheffe de l’executif a répondu concrètement qu’à une seule des cinq revendications formulées par les manifestants qui demandent toujours des réponses à l’ensemble de leurs demandes.
Les revendications :
Withdrawal of the extradition bill / Abandon du projet de loi permettant l’extradition vers la Chine.
Retraction of “riot”characterization / Ne plus caractériser ces événement d’émeutes mais de manifestations.
Release & exoneration of arrested protesters / Libérer et disculper les manifestants arretés.
Independent inquiry / Mise en place d’une enquête indépendante sur le violences pilicières.
Universal suffrage / Mise en place d’un suffrage universel direct pour les élections.
Les manifestants ont à plusieurs reprises bloqué l’aéroport
On voit aparaitre sur les réseaux sociaux ce slogan “The five key slogans, we won’t accept anything less.” “Les 5 demandes, nous n’accepterons rien de moins”
La révolution ukrainienne comme référence pour certains manifestants
“Si nous acceptons les conditions du gouvernement, nos amis qui sont morts ne nous pardonneront pas”
Ou encore, plus symbolique, un slogan reprenant une phrase du documentaire diffusé sur la révolution en Ukraine en 2014 où, il aura fallut 93 jours pour qu’une manifestation au départ pacifique des étudiants se transforme en une véritable révolution pour la défense des droits civiques. Le slogan repris par les “pro-democratie” est : “Si nous acceptons les conditions du gouvernement, nos amis qui sont morts ne nous pardonneront pas”.
Rappelons que les décès liés aux événements sont au nombre de cinq, et ne sont que des suicides.
L’arrivée du 1er octobre, date de fête nationale, qui marquera les 70 ans de la République Populaire de Chine semble être une étape clé pour les dirigeants qui ne souhaitent pas d’incidents majeurs. De son côté, le mouvement reste mobilisé voire se radicalise avec des interventions de plus en plus violentes. Reste à voir si les manifestations reprendront avec toujours autant de mobilisation le week-end prochain.
Après la défaite cuisante de sa stratégie sur le Brexit le 3 septembre au soir, Boris Johnson va tenter de convoquer de force des élections anticipées.
Les députés britanniques ont voté à 328 voix pour, et 301 contre afin de prendre le contrôle de l’agenda parlementaire, normalement détenu par le gouvernement. Ils sont par ailleurs sur le point d’adopter une loi multipartite le 4 septembre qui obligerait le Premier ministre à demander aux dirigeants européens de repousser le Brexit au 31 janvier, à moins que les députés approuvent un accord d’ici au 19 octobre.
Au total, 21 députés conservateurs ont voté contre leur gouvernement, y compris l’ancien chancelier de l’Échiquier Philip Hammond et l’ancien candidat à la direction du parti, Rory Steward. Ils ont immédiatement été expulsés du parti.
Boris Johnson a réagi en qualifiant le report de « délai inutile » et a ajouté que « le parlement est sur le point de démolir tout accord que nous pourrions conclure avec Bruxelles ».
« Nous allons devoir faire un choix. Si la Chambre des communes vote cette loi demain, la population devra choisir qui négociera avec Bruxelles », a-t-il déclaré.
Plus tôt, les ministres avaient décrit le projet de loi multipartite de « loi de capitulation ».
Le gouvernement devrait maintenant déposer sa propre motion pour organiser une élection le 15 octobre, soit deux jours avant le prochain sommet européen, et soutient que si aucun accord n’est trouvé, il ne sert à rien de continuer à négocier avec l’UE.
Convoquer des élections nécessite le soutien de deux tiers des députés en vertu de la loi du parlement britannique (Fixed-term Parliament Act). Or, les partis d’opposition, menés par le travailliste Jeremy Corbyn, s’opposeront à une élection jusqu’à ce que le projet de loi soit adopté et qu’un Brexit sans accord aura été exclus.
« Cette Chambre ne consent en aucune façon à quitter l’UE sans accord, il n’y a pas de majorité pour un Brexit dur dans ce pays », a-t-il affirmé. « Adoptons d’abord cette loi pour exclure un Brexit sans accord. »
Le gouvernement Johnson pourrait aussi chercher à amender le Fixed-Term Parliament Act pour forcer une élection, ce qui ne nécessiterait qu’une majorité simple.
Les chiffres ne sont toutefois plus du côté du Premier ministre, puisqu’en plus de 21 conservateurs rebelles, le député Tory Philip Lee a rejoint les libéraux démocrates plus tôt le 3 septembre, faisant ainsi perdre 22 sièges à Boris Johnson et donc la majorité.
Tandis que Boris Johnson répète à l’envi que son projet et « d’aller chercher un accord et de l’obtenir », les responsables du groupe de travail sur le Brexit ont affirmé qu’aucune proposition n’avait été reçue. Un porte-parole de la Commission européenne a confirmé que même si les responsables européens participaient à des réunions techniques avec le sherpa du gouvernement britannique, David Frost, aucun progrès réel n’avait été réalisé sur la révision du filet de sécurité irlandais.
La promesse de trouver un accord n’a pas non plus convaincu les conservateurs rebelles. Lors de réunions avec le Premier ministre le 3 septembre, plusieurs députés conservateurs ont souligné l’absence de preuves de progrès concrets dans les négociations avec l’UE à 27.
Nichée au cœur d’un parc de 9 hectares dans la très chic commune d’Uccle, la nouvelle école française de Bruxelles, l’EFI (pour Ecole Française Internationale) impressionne dès le premier contact.
Le campus de Bruxelles
L’établissement, qui partage ses locaux dans le domaine Latour de Freins avec la Bogaerts International School et l’école de codage de Xavier Niel, est effectivement particulièrement bien doté en termes d’infrastructures. Outre le parc, protégé par de hautes grilles et des caméras de sécurité, le bâtiment principal, un ancien hospice parfaitement rénové, offre les conditions idéales pour l’enseignement de nos têtes blondes.
Le nouvel établissement d’un réseau aux ambitions internationales
L’EFI fait partie du réseau Odyssey qui compte également des établissements à Bucarest et Casablanca et a des ambitions internationales.
Soutenue par l’Ambassade de France et ayant fait à l’occasion de cette ouverture sa demande d’homologation, l’EFI compte, dès la maternelle, un enseignement bilingue français-anglais, strictement de 50% pour chaque langue en maternelle. Une enseignante venue de Londres participe à ce cursus.
L’enseignement est bilingue dès la maternelle
L’école, qui vient tout juste d’ouvrir à l’occasion de cette rentrée 2019 est pour l’instant de taille modeste avec 40 élèves en maternelle et 15 élèves en primaire. Les ambitions sont cependant grandes : aller jusqu’au baccalauréat option internationale. L’exemple de l’établissement de Casablanca, 1000 élèves, et le soutien à long terme des investisseurs, dont la famille Mulliez, vont dans ce sens.
Un enseignement qui complète le réseau AEFE, et qui a un coût
Bruxelles compte déjà un établissement français, de l’AEFE, de grande importance, le Lycée Monnet. L’EFI vise à compléter cette offre en accentuant particulièrement l’aspect bilingue du projet.
Les uniformes, la langue anglaise très présente et l’aspect majestueux du bâtiment dans son parc donnent d’ailleurs à l’ensemble un aspect très Etonien. L’EFI se prépare par ailleurs à une coopération avec l’école E19 de codage.
Jérôme Gercet, chef de l’établissement de Bruxelles
Concernant les aspects pratiques, l’école organise un service de navettes, dispose d’une cuisine vapeur végétarien / viande avec prochainement les fruits du verger et d’excellentes installations sportives. Tout ceci a naturellement un coût : 8750€ par an en maternelle, 9500€ en primaire.
Les parents qui seraient intéressés pour leurs enfants pourront obtenir plus de renseignements lors des journées portes ouvertes le 20 novembre de 17h à 20h et le 7 décembre à partir de 14h.
Le gouvernement s’est étoffé ce mardi de deux nouveaux membres. Jean-Paul Delevoye fait son entrée au gouvernement en tant que Haut-Commissaire aux retraites et Jean-Baptiste Djebbari a été nommé pour sa part secrétaire d’Etat aux Transports, a annoncé mardi l’Elysée dans un communiqué.
Le Haut-Commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye continuera à suivre ce dossier au gouvernement. Issu de la droite, cet ancien ministre sous Chirac participera au séminaire gouvernemental ce mercredi avant de recevoir les partenaires sociaux dès vendredi.
Autre entrée au gouvernement : celle du jeune député de la Haute-Vienne Jean-Baptiste Djebbari qui sera rattaché au ministre des Transports, comme secrétaire d’Etat. Il vient ainsi pallier le départ du ministre de la Transition écologique François de Rugy, poussé à la démission après des révélations sur son train de vie alors qu’il était président de l’Assemblée nationale et sur l’utilisation de son indemnité de frais de mandat lorsqu’il était député. Cela faisait ainsi près de deux mois qu’Elisabeth Borne cumulait les casquettes de l’écologie et des transports.
Avec ces deux entrées, le gouvernement compte ainsi 38 membres, avec 18 femmes pour 20 hommes.
L’idée d’une relance de la dépense publique par l’engagement d’un programme d’investissement public revient régulièrement au cœur du débat. La baisse des taux d’intérêt justifierait une telle opération. Cette dernière ne pourrait se justifier que s’il y avait une panne de la demande et en particulier de l’investissement privé ou si la réalisation d’investissements publics augmentait la croissance potentielle des économies. Les dépenses publiques en faveur des industries du futur, de la transition énergétique, de l’éducation ou de la formation pourraient entrer dans ce champ.
L’engagement d’un programme de dépenses publiques est rendu d’autant plus possible que les taux d’intérêt réels à 10 ans n’ont jamais été aussi bas. Ils sont désormais inférieurs à un point quand ils dépassaient quatre points en 2009. La solvabilité des États est améliorée par la baisse des taux malgré un endettement public plus élevé grâce à la baisse des taux d’intérêt. Depuis une vingtaine d’années, l’investissement public baisse mais de manière faible. Pour la zone euro, il est passé de 3,5 à 2,8% du PIB de 1999 à 2018. Le déficit public de la zone euro est désormais inférieur à 1% du PIB après avoir dépassé 6% entre 2008 et 2010. La dette publique reste en revanche vingt points au-dessus de son niveau d’avant crise (85% du PIB contre 65%) quand dans le même temps, le poids des intérêts liés à la dette publique est passé de 5,5 à 2,5% du PIB de 1999 à 2018.
Le recours à l’emprunt public peut se justifier en cas de défaillance de l’investissement privé et son absence de rentabilité. Il se justifie également en cas de possibilités d’externalités importantes. Au sein de la zone euro, l’investissement privé est plutôt en hausse, aidé en cela par la baisse des taux. Il n’y a donc pas de réel déficit en la matière. Le ratio des profits après taxes et avant intérêts et dividendes par rapport à la valeur du capital qui permet de mesurer la rentabilité de ce dernier, est stable sur longue période. Il est de 5,8% pour l’ensemble de la zone euro. Le choix des investissements publics apparaît justifié dans la mesure où leurs externalités (gains que ces investissements procurent à l’ensemble de l’économie) peuvent être élevées. Il en est ainsi pour ceux concernant l’énergie et notamment la limitation des émissions de CO2 (investissements dans les énergies renouvelables, isolation de l’habitat ancien).
La formation constitue l’autre domaine à fortes externalités. Les mutations liées au digital et aux modes de transports imposent d’importantes reconversions professionnelles. en outre, des efforts doivent être entrepris pour garantir le niveau des élèves compte tenu de l’élévation du niveau moyen des connaissances et des compétences à l’échelle internationale. Selon Eurostat, les emplois industriels au sein de la zone euro ont diminué de 12% depuis 1999 quand ceux des services ont progressé de 22%.
Pour le moment, les réponses des États européens restent assez modestes. Malgré les menaces de récession, d’importants excédents budgétaires (45 milliards d’euros en 2019) et une dette publique ramenée à 60% du PIB, l’Allemagne hésite à s’engager dans un programme de relance. Pour le moment, il n’y a pas, outre-Rhin, de réel consensus sur le sujet. Le budget pour 2020 prévoit déjà une majoration de 1% du PIB des dépenses publiques. La Chancelière Angela Merkel a indiqué qu’il n’y avait pas lieu d’aller au-delà. Aux Pays-Bas, le Gouvernement a prévu d’emprunter 50 milliards d’euros pour réaliser des dépenses d’investissement en infrastructures ou en formation.
La France a du fait de la crise des « gilets jaunes » consacré 17 milliards d’euros à des dépenses de nature sociale. Les contraintes budgétaires ont également conduit les collectivités territoriales – qui assurent l’essentiel de l’investissement public en France – à limiter leurs dépenses d’investissement. L’Italie est aujourd’hui dans l’incapacité financière et politique d’assurer un plan de relance. Au niveau communautaire, l’idée d’Emmanuel Macron d’un budget de la zone euro pourrait voir le jour en 2021 mais son montant sera limité, moins de 20 milliards d’euros sur sept ans.
Le Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Europe et des affaires étrangères Jean-Baptiste Lemoyne rappelle dans l’avant propos du rapport du Quai d’Orsay que les Français établis hors de France sont 1,8 millions à être inscrits sur les listes consulaires et que la réalité du nombre d’expatriés est sans doute plus proche de 2,5 millions.
Le Quai d’Orsay
M. Lemoyne rappelle une ambition du gouvernement: » permettre à moyen terme à nos compatriotes de pouvoir bénéficier en tout temps et en tous lieux d’un accès à un guichet consulaire numérique, facile d’utilisation et complet, qui leur permettra d’effectuer en ligne un maximum de démarches tout en leur évitant le plus possible de devoir se déplacer, parfois en venant de très loin, vers leur consulat de rattachement »
Le Secrétaire d’Etat souhaite plus précisément » la réalisation d’une plateforme consulaire mondiale de réponse téléphonique et courrier accessible 24h/24 et 7j/7″ étude de faisabilité a été commandée. M. Lemoyne rappelle par ailleurs que 1200 de nos compatriotes ont bénéficié de la protection consulaire (avocats, accès aux soins) en 2018.
« La réalisation d’une plateforme consulaire mondiale de réponse téléphonique et courrier accessible 24h/24 et 7j/7 » Jean-Baptiste Lemoyne – Secrétaire d’Etat en charge des Français de l’Etranger
L’évolution de la population française à l’étranger
Premier enseignement, la population française à l’étranger fut en baisse en 2018. « Au 31 décembre 2018, 1802 382 de nos compatriotes étaient inscrits au registre mondial desFrançais établis hors de France, soit une baisse de 1,05% par rapport à l’année précédente. Cette baisse est la première enregistrée depuis celle de 2007 (le nombre d’inscrits avait alors baissé de 3,5%), et reste inférieure à la tendance moyenne d’accroissement de la communauté française à l’étranger au cours des dix dernières années, à savoir une croissance annuelle moyenne de de 2,9%. »
La Suisse, première destination des Français hors de France
Avec, en moyenne, une telle croissance, la population française à l’étranger a cependant augmenté de 81% au cours des 10 dernières années. La constitution d’une véritable diaspora est en cours. C’est sans surprise au sein de l’UE que la population est la plus importante, 661 346 personnes en 2018. Par ailleurs, 188 691 Français résident en Suisse, record mondial devant les Etats-Unis (164 542 ) et le Royaume-Uni (146 213 ). 42% des Français de l’étranger sont bi-nationaux.
L’enseignement français à l’étranger
Sur l’enseignement français à l’étranger, le rapport rappelle l’étendue du réseau: 496 établissements homologués dans 137 pays. Ils scolarisent 355 000 élèves dont 125 000 Français. L’objectif est de doubler ce premier chiffre d’ici 2030. L’AEFE a notamment mis en place un mécanisme d’apprentissage des langues étrangères dès le premier degré.
Le système des bourses concerne pour sa part plus de 15 000 familles. Il s’agit de près de 100 millions d’Euros d’aide.
La protection et l’action sociale
L’aide sociale française à l’étranger, qui a un budget de plus de 16 millions d’Euros par an, comprend notamment les centres médicaux-sociaux (CMS) qui permettent de renforcer la sécurité sanitaire des Français résidant dans les pays à forte communauté française où les structures médicales locales n’assurent pas dans des conditions satisfaisantes les services tels que diagnostics médicaux, soins de la vie quotidienne, hospitalisations, préparation des évacuations sanitaires, etc.
Ouagadougou au Burkina Faso
Cela concerne notamment Ouagadougou, Niamey et Brazzaville.
Autre département de l’aide sociale, les rapatriements. Ils furent de 177 en 2018 (77 pour motif sanitaire, 100 pour indigence).
La sécurité des Français hors de France
La protection des Français hors de France est une mission prioritaire du Ministère. Elle est opérée par le Centre de crise et de soutien (CDCS). 4 missions: la veille et l’alerte; l’information et la prévention; la préparation et la réponse aux crises consulaires; le traitement des affaires individuelles les plus sensibles (morts violentes, disparitions inquiétantes et prises d’otages à l’étranger).
Le CDCS développe notamment les conseils aux voyageurs, gère les morts violentes à l’étranger, les disparitions inquiétantes, les prises d’otages…
Le soutien aux entreprises françaises
Autre champ d’action, le soutien aux entreprises françaises. Celles-ci s’exportent bien. Plusieurs exemples:
– au cours de l’année 2018, le secteur aéronautique a enregistré 55,7 Mds€ de ventes à l’étranger, soit 12% de nos exportations.
-l’année 2018 a permis à Airbus Defence & Space de signer en un contrat de fourniture d’un satellite optique d’observation de la Terre très haute résolution (évalué à 200 M$) avec la Thaïlande.
-le contrat pour l’exploitation et la maintenance de deux lignes de métro à Ryad a été remporté par la RATP et son partenaire saoudien SAPTCO. Il est évalué à 2 Mds € sur 12 ans
Les conventions fiscales
Deux conventions fiscales ont été signées en 2018/2019:
–Signature d’un accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la principauté de Monaco relatif au régime fiscal des dons et legs faits aux personnes publiques et aux organismes à but désintéressé, le 25 février 2019
Plusieurs textes sont en négociations / renégociations, notamment avec la Belgique, l’Irlande et le Maroc.
L’administration des Français hors de France
L’inscription au registre des Français hors de France peut désormais se faire de trois manières: sur place au guichet du consulat, par correspondance ou via le portail du service public.
Le Consulat de France à Londres
501 agences consulaires sont réparties dans 98 pays. L’un des réseaux les plus étendus au monde. Concernant les élections européennes de 2019, elles furent organisées avec 565 bureaux de vote sur 403 sites. La participation fut de 18, 3%. La liste Renaissance, menée par Nathalie Loiseau, a largement dominé avec 36.8% devant EELV avec 20.5% et LR avec 8.3%.
L’analyse est ainsi vaste, chiffrée, et donne une photographie précise de la situation des Français hors de France. Peut-être contribuera-t-‘elle à faire que les expats ne se sentent pas comme des citoyens de seconde zone.
Maduro tient bon. Juan Gaido, qui a été proclamé Président du Venezuela par l’Assemblée, n’y peut rien. Il a beau avoir été reconnu par cinquante Etats dans le Monde, dont la grande majorité des Etats d’Amérique latine, les Etats-Unis, l’Europe : il n’a pas le pouvoir. Il a beau être soutenu par la majorité de la population, qui a voté pour une nouvelle majorité il ya déjà longtemps, sui a voté avec ses pieds en quittant le pays – l’ONU estime à plus de trois millions le nombre des exilés-, il n’a pas réussi à mettre l’armée de son coté. Or le pouvoir, c’est l’armée. Et Maduro la tient. Avec elle, les ressources du pétrole -ce qu’il en reste- et le contrôle des frontières, si rentables parce qu’essentielles pour les Narcos.
Vraies et fausses négociations
Depuis le début du bras de fer, malgré les négociations menées sous l’égide de la Norvège, et auxquelles il faut une bonne dose de naïveté ou d’hypocrisie pour croire, malgré les menaces d’intervention militaires, les appels à Trump, les messages de Poutine, les inquiétudes chinoises, l’inflation incalculable, la disparition de toute monnaie (la nouvelle monnaie a été officiellement dévaluée de 99.8% en un an), les coupures d’électricité, malgré les négociations officieuses menées entre les envoyés de Maduro et les Américains, les négociations parallèles aux négocitions officieuses menées par les Américains et de hauts dignitaires pour diviser le camp Maduro, rien n’y fait. Tout simplement parce que la solution doit forcément passer par la Colombie. Et qu’en Colombie, rien n’a jamais été simple ni facile.
La faille colombienne
Conscient de cette faille qui commence à s’élargir, Maduro a contre attaqué. Avant que les Colombiens ne réussissent à déstabiliser l’armée dont les chefs se nourrissent des trafics frontaliers, maduro a choisi de déstabiliser le Président colombien.
La manœuvre : réanimer les Farcs, les Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes. Le numéro 2 des Farcs, Ivan Marquez, a ainsi annoncé la reprise des combats, depuis le … Venezuela.
Le parti issu des Farcs depuis les négociations de paix, représenté à l’Assemblée colombienne et au Sénat, a qualifié la décision de « délirante ». Toute la classe politique colombienne a condamné ce revirement. Tous les gouvernements d’Amérique latine. La surprise est d’autant plus grande qu’Ivan Marquez a été le principal négociateur des accords de paix de 2016. Ceux-ci avaient été signés par le Président Juan Manuel Santos, mais très critiqués par son prédécesseur, Alvaro Uribe. A tel point que les Accords de paix avaient été rejetées par referendum une première fois, et qu’il avait fallu une seconde mouture et une adoption par le Parlement pour les valider. L’actuel Président, Ivan Duque, proche d’Uribe, élu en 2018 avec 54% des voix, a aussitôt dénoncé Ivan Marquez comme le chef d’une « bande narcoterroriste » et promis de créer « une unité spéciale » pour le traquer, lui et ceux qui seraient tentés de la rejoindre. Est-ce si simple ?
Les Néo Farcs, une carte de Maduro
Depuis 2016, les Farcs ont vraiment rendu les armes. Leur intégration « civile » dans la vie politique colombienne s’est plutôt bien passée. Après 52 ans de guérillas et des milliers de morts, les Farcs avaient été acculés à ces négociations parce qu’ils avaient essuyé revers sur revers, notamment de groupes paramilitaires et de groupes de narcotrafiquants dont ils étaient les concurrents. C’est parce qu’ils étaient à bout de souffle que beaucoup de Colombiens jugeaient trop cléments les Accords de paix. On imagine difficilement une résurgence des Farcs, mais le traumatisme est tel que l’annonce est un choc. Sans l’aide de groupes narcotrafiquants et le soutien du Venezuela, cette reprise des armes n’a aucun sens. Mais avec leur soutien, toute est possible.
C’est une pression évidente sur la Colombie, un contre feu, du point de vue de Maduro.
Ce faisant, il prend un nouveau risque, car les Colombiens peuvent décider de répondre aux Farcs et à lui-même. Mais a-t-il le choix ? Les Américains sont peut-être en train de réussir leur opération de division au sein des hiérarques. Les nouvelles sanctions américaines, qui ont gelé tout les avoirs et interdit toute transaction, ont porté un coup au régime et à ceux qui en profitent. Mais aussi à la population.
Après l’annonce des néo-Farcs, les Colombiens qui n’envisageaient pas jusque là d’intervention directe pour installer Juan Gaido au Palais de Miraflores, pourraient considérer qu’il s’agit d’une déclaration de guerre de Maduro, et qu’ils n’ont d’autre solution que d’intervenir.
La réapparition de l’Eldorado
Pendant ce temps, les négociations sont censés reprendre, les officielles, et les officieuses. Donald Trump a annoncé que Maduro pouvait quitter le pouvoir sans être poursuivi. Un message qui n’est pas destiné à Maduro, mais à ceux qui l’accompagnent : « lâchez-le, et vous serez tranquilles, vous et vos dollars ». Le jeu, pour les Etats-Unis, en vaut la chandelle. Le chavisme a été le mouvement anti-gringo par excellence, ce qui fit sa popularité. Au delà de ce qui serait une victoire politique et de prestige, la chute de Maduro serait la réapparition de l’Eldorado. De quoi changer la vie de millions de Vénézuéliens, mais aussi la carte de l’économie du pétrole dans le monde. On sous-estime l’importance d’un tel changement de régime.
Si l’annonce de Marquez apparait comme un effroyable retour en arrière, on peut aussi penser qu’il est une des dernières cartouches de Maduro. En ce sens, il annonce peut-être la résurrection du Venezuela. Peut-être l’événement de l’année.