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  • L’Europe et la divergence des économies

    L’Europe et la divergence des économies

    L’Union Européenne se caractérise par des différences de coûts salariaux élevées. Entre les États d’Europe de l’Ouest et ceux de l’Est, l’écart est de 1 à 3. Entre la France et la Bulgarie, les deux extrêmes, il est de 1 à 8. Cette différence est plus importante que celle constatée aux États-Unis. Au sein d’un marché unique avec libre circulation des capitaux, les entreprises sont incitées à localiser leur production au sein des pays à faibles coûts, ce dont bénéficient la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie la République tchèque ou la Pologne d’autant plus que la productivité dans ces pays est en hausse et se rapproche de celle des pays d’Europe de l’Ouest. 

    Tout en n’appartenant pas à la zone euro, ces pays ont lié leur monnaie à la monnaie unique pour éviter de perdre en compétitivité. Ils limitent ainsi autant que possible le problème d’augmentation du taux de change. La production industrielle a augmenté de 150 % depuis 1999 en Europe de l’Est quand elle est restée stable en Europe de l’Ouest. Sur cette même période, l’emploi industriel a diminué de 20 % dans la première et de simplement 9 % dans la seconde.

    37 euros en France, 6 en Bulgarie

    Les flux d’investissement dans les pays d’Europe centrale et orientale ont atteint en moyenne plus de 5 % du PIB de 1999 à 2019. Si les salaires augmentent plus vite dans les pays d’Europe centrale que dans les pays d’Europe de l’Ouest, ce biais de compétitivité sera très long à corriger compte tenu de son importance. 

    Le coût horaire du travail est de 37 euros en France et de 10 en Pologne, de 7 en Roumanie ou de 6 en Bulgarie. Même si les salaires augmentaient de 10 % par an dans les pays d’Europe centrale, contre 2 % en France, l’écart ne serait réduit qu’après vingt ans. 

    Cette situation milite en faveur de l’établissement d’un socle commun de Sécurité sociale afin de limiter les distorsions de concurrence liées aux coûts salariaux. Si dans une phase de rattrapage économique après la chute du Mur de Berlin, les États d’Europe de l’Ouest ont pu accepter les délocalisations, cela devient en pleine période de crise plus difficile à gérer. 

    L’Allemagne a fait toutefois exception en prouvant qu’il était possible de maintenir un haut niveau de production industrielle malgré la concurrence des pays d’Europe de l’Est. Elle a fait de cette concurrence un atout. Elle a multiplié les importations de biens intermédiaires en provenance de ces pays tout en maintenant les chaînes d’assemblage sur son sol. Elle importe deux fois plus de biens intermédiaires que la France, ce qui lui permet de réduire ses coûts de production de 15 à 20 % par rapport à la France.

    Une spécialisation croissante en Europe 

    La libre circulation et la stabilité des taux de change du fait de la monnaie unique conduisent à une spécialisation croissante de l’Europe. Au nom des avantages comparatifs, les États européens se spécialisent dans les domaines où ils sont relativement les moins mauvais. Les pays d’Europe du Sud dépendent ainsi de plus en plus du tourisme. Le solde de la balance commerciale du tourisme est excédentaire de 8 points de PIB pour la Grèce, de 4 points pour l’Espagne ou d’un point pour la France, quand elle est déficitaire de 2 point pour l’Allemagne. 

    A contrario, les pays d’Europe du Sud, France comprise, ont enregistré, un fort recul de l’industrie en vingt ans. Le solde commercial industriel de la France est négatif depuis 2003 et a atteint plus de 50 milliards d’euros depuis plusieurs années. Le niveau de gamme entre les pays européens tend également à s’accroître, l’Europe du Nord, l’Allemagne et l’Autriche robotisent plus rapidement leurs usines que les États d’Europe du Sud. 

    En 2002, le stock de robots par rapport à l’emploi manufacturier s’élevait à 3 % en Allemagne, 2 % aux Pays-Bas, contre 1,5 % en France ou 0,7 % au Portugal.

    Les écarts de revenus s’accroissent  

    La spécialisation des économies accroît les écarts de revenus entre les habitants. Les États d’Europe du Sud ayant une économie tertiaire reposant sur le tourisme et les services domestiques se caractérisent par des activités à faible valeur ajoutée donnant lieu au versement de salaires faibles. Cela explique le recul du PIB par habitant depuis les années 2010 en France, en Espagne, au Portugal, en Italie et en Grèce. 

    L’écart de revenus en ces pays avec l’Allemagne augmente fortement, ce qui induit des tensions politiques et sociales qui favorisent la montée d’un sentiment anti-européen. Le recours au fédéralisme constitue un des moyens pour lutter contre ce processus. Le plan de relance en dissociant les montants alloués aux pays à leur poids économique constitue, dans ce domaine, une avancée notable. Les dotations seront en partie accordées en tenant compte de la situation économique des États membres.

    Le besoin de projets structurants 

    L’Union européenne devrait s’engager comme cela se pratique aux États-Unis sur des projets structurants, tels que la réalisation de lignes de transports à grande vitesse, de lignes à haute tension, de centrales électriques non émettrices de gaz à effet de serre. 

    Un effort en faveur de la formation apparaît également nécessaire pour faciliter la montée en gamme des économies d’Europe du Sud. Une action énergique est nécessaire pour se prémunir contre tout risque d’éclatement. L’Europe, au-delà des difficultés, a prouvé sa capacité de répondre à une crise centennale, et se doit de réussir la reprise.

  • Le Partner Visa en Australie : les nouveautés 2022

    Le Partner Visa en Australie : les nouveautés 2022

    Depuis 2020, le département de l’immigration australien a lancé plusieurs chantiers afin de revoir les conditions d’obtention des différents visas. Parmi eux, le Partner Visa en Australie, sésame pour devenir résident permanent, a subit quelques changements. 

    Nous vous expliquons quelles sont les nouveautés et comment les expats vont peuvent devenir des résidents permanents en Australie.  

    Augmentation du nombre de Partner Visa en Australie en 2021

    La première chose importante à noter, c’est l’augmentation considérable du nombre de Partner Visa qui sont délivrés. En effet, lors de la révision d’octobre 2020, le département de l’immigration a choisi d’allouer 77300 places pour les Partner Visa en Australie pour 2020-2021. Il s’agit d’une augmentation de près de 50% par rapport au quota habituel. Cette forte hausse s’explique par des retards dûs à la crise sanitaire de 2020. En effet, il y aurait actuellement plus de 90.000 demandes en attente. 

    Ainsi, Ophélie nous explique qu’elle a fait sa demande de Partner Visa en Australie en août 2018. Elle a reçu assez rapidement sa réponse pour la première étape, mais depuis, elle attend la validation définitive. 

    « Je n’ai pas pu revenir en France depuis le début de la crise sanitaire. Je devais rentrer en mai l’année dernière, mais tout a été annulé. On croise les doigts pour un mariage en France début 2022 ! »

    En effet, n’ayant pas encore son visa permanent, si elle rentre en France, Ophélie risque d’être coincée et de ne pouvoir revenir en Australie. Depuis mars 2020, le pays a fermé ses frontières internationales et entrer dans le pays peut s’avérer très compliqué. Une décision qui a porté ses fruits, mais qui induit des complications, notamment pour les expats. 

    Un bon niveau de langue va être exigé

    La deuxième modification concernant le Partner Visa en Australie est le niveau de langue. En effet, le gouvernement a annoncé de nouvelles exigences pour que les demandeurs de Partner Visa fassent des « efforts raisonnables » pour apprendre l’anglais. Ainsi, les nouveaux demandeurs de visa partenaires et leur conjoint, résident permanent, doivent avoir un anglais fonctionnel ou démontrer qu’ils ont fait des efforts pour apprendre la langue. Il est recommandé de suivre 500 heures de cours d’anglais.

    Cette nouvelle exigence sur le niveau d’anglais doit être remplie au stade de l’approbation permanente du visa. En d’autres termes, les personnes qui sont en attente de validation de leur visa permanent sont désormais affectées par ce changement.

    Les niveaux d’anglais demandés selon les tests

    Afin de valider sa maîtrise de l’anglais fonctionnel, il faut fournir une preuve de résultat à l’un des tests suivants : 

    Test anglaisScore minimum
    IELTS4.5
    TOEFL iBT8
    PTE Academic30
    Cambridge (CAE)147

    Ainsi, pour les expats qui souhaitent obtenir la résidence permanente en Australie, l’année 2021 laissait présager de bonnes nouvelles. Avec l’augmentation du nombre de visas délivrés, certains ont peut-être vu leur rêve se réaliser. Cependant, en 2022, de nouveaux changements sont annoncés.

    Les nouveautés concernant le Partner Visa Australie pour 2022

    En novembre 2021, le gouvernement a annoncé un changement majeur pour le Partner Visa Australie. Pour le moment, les demandes de visa partenaire se font en deux étapes :

    • Demande de visa
    • Demande de parrainage

    Ainsi, à l’heure actuelle, la « demande de parrainage » se fait après l’obtention du visa du demandeur. Il n’était pas nécessaire de faire approuver la demande de parrainage de son conjoint en premier.

    En novembre, le gouvernement a ainsi annoncé que les sponsors devront être approuvés AVANT une demande de visa. Cependant, la nouvelle règle n’est pas encore entrée en vigueur et il semblerait que cela prenne effet incessamment sous peu.

    C’est un changement important, notamment pour les personnes qui sont actuellement en cours de demande de visa. En effet, une validation de parrainage peut prendre plusieurs mois et cela fait courir le risque aux demandeurs de se retrouver illégalement en Australie. Les bureaux d’immigration se retrouvent pris d’assaut par les demandeurs de partner visa.

    Ainsi, l’Australie ouvre ses frontières aux internationaux et augmente son quota de Partner Visa, mais pour autant, reste exigeante sur certains points.

    Pour en savoir plus sur les conditions d’obtention du partner visa en Australie, rendez-vous directement la page du gouvernement.

  • Fonds de relance européen : Le Maire veut accélérer son lancement.

    Fonds de relance européen : Le Maire veut accélérer son lancement.

    Le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire, que nous avions interviewé au début de la crise, a fustigé vendredi (2 avril) la lenteur de certains pays, Allemagne en tête, pour ratifier le fonds de relance européen de 750 milliards d’euros, une étape indispensable aux décaissements des sommes dans l’ensemble de l’Union européenne.

    Les fonds sont ne sont toujours pas versés

    « Je constate que la cavalerie américaine arrive à temps, que l’argent il est là, il est aux Etats-Unis », a déclaré le ministre sur CNews en faisant allusion à la série télévisée Rintintin dans laquelle « la cavalerie arrive toujours à temps ».

    « J’aimerais que la cavalerie européenne arrive aussi à temps », a-t-il ajouté, faisant part de sa « préoccupation » devant le fait que « la mesure sur les ressources propres, celle qui permet de décaisser l’argent européen, n’a toujours pas été ratifiée par les 27 Etats membres de l’Union européenne ».

    Bruno Le Maire a dénoncé « des Etats comme l’Allemagne qui mettent des délais supplémentaires, puisque la Cour constitutionnelle allemande a été saisie pour savoir si oui ou non il fallait décaisser cet argent ».

    « Moi j’ai promis aux Français que l’argent européen arriverait au début de l’été, début juillet. J’aime bien pouvoir tenir mes promesses et j’aimerais que l’Europe comprenne que nous ne pouvons pas attendre pour disposer de cet argent, qu’il faut accélérer les procédures et que l’Histoire ne repasse pas les plats »

    Bruno Le Maire

    Un risque sur la croissance

    « La croissance c’est maintenant, la relance c’est maintenant, en 2022 ou 2023, ce sera trop tard, les Chinois et les Américains nous seront passés déjà devant », a résumé le ministre français.

    Vendredi dernier, la Cour constitutionnelle allemande a suspendu le processus de ratification du fonds de relance en raison d’un recours contre ce mécanisme basé sur une dette commune. Tout est suspendu à ce recours en référé.

    Après la Commission européenne lundi, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Clément Beaune a exprimé mercredi son optimisme sur la possibilité de mettre en œuvre le plan de relance « dès l’été », peut-être dès le mois de mai.

    Âprement négocié l’été dernier par les Vingt-Sept, le fonds de relance est destiné à faire face aux conséquences économiques de la pandémie de Covid-19. Jusqu’ici, 16 pays l’ont ratifié, dont la France, l’Italie ou encore l’Espagne.

  • Élections consulaires au Royaume-Uni : mode d’emploi

    Élections consulaires au Royaume-Uni : mode d’emploi

    Le 30 mai 2021, les Français à l’étranger sont appelés à voter pour leurs conseillers, qui les représenteront auprès de chaque consulat dans le monde. Leur rôle est de répondre à toutes les questions concernant l’enseignement, les aides sociales, l’emploi… etc., et de participer aux élections sénatoriales. Ils se réunissent, aussi, deux fois par an pour l’Assemblée des Français de l’étranger, organe consultatif, qui éclaire le gouvernement sur les sujets liés aux Français hors de France.

    Au Royaume-Uni, cela concerne les circonscriptions consulaires de Londres et d’Édimbourg. Le Consul Général adjoint, Jean-Charles LEDOT a répondu à nos questions.

    Elections, mode d’emploi !

    Le Consulat de France à Londres essaie “d’informer les Français régulièrement et le plus possible” par leurs différents canaux. Ce qui consiste déjà à mettre les informations les plus exhaustives possible sur le site internet. Sur le site, vous retrouverez des informations comme les modalités d’inscriptions, la date des élections et sur les mode de participation au scrutin.

    En plus des informations sur les réseaux sociaux et le site internet, le Consulat propose des visioconférences.

    “Nous organisons des visioconférences avec la communauté française à l’initiative d’associations et des rendez-vous avec la presse française. Ensuite, nous envoyons aussi une lettre d’information numérique à tous les Français inscrits sur le registre consulaire. Il n’est pas forcément le même que le registre électoral. Près 155,000 personnes régulièrement informées par notre lettre d’information, et la dernière lettre mettra l’accent sur l’élection qui aura lieu à la fin du mois de mai pour élire les conseillers des Français de l’étranger.”

    Jean-Charles LEDOT – Consul Général adjoint

    Des bureaux de vote à Londres et en Écosse

    La circonscription de Londres couvre tout le Royaume-Uni sauf l’Écosse qui est prises en charge par le Consulat à Édimbourg.

    “On disposera de 8 bureaux. Un au Consulat général et sept au Lycée Français Charles de Gaulle (dans le quartier de South Kensington et à quelques minutes du Consulat). Un bureau de vote à Édimbourg sera également ouvert puisque la ville a sa propre circonscription électorale. Elle couvre uniquement l’Écosse.” 

    Jean-Charles LEDOT – Consul Général adjoint

    Le vote sur internet

    En raison de la pandémie et du confinement en Angleterre, le Consulat de France à Londres incite les Français à voter en ligne.

    “Il existe trois modalités de vote : le vote à l’urne ; soit en présentiel ou par procuration et le vote internet. Ce qu’on privilégie, c’est le vote par internet pour qu’il y ait le moins de votants physiques le jour de l’élection. L’élection a quand même été maintenue, car à un moment les questions se posaient. Est-ce qu’on maintient cette élection dans le monde entier, compte tenu des conditions sanitaires ?”

    Jean-Charles LEDOT – Consul Général adjoint

    Un rapport du conseil scientifique à la suite duquel il a été décidé de maintenir cette élection aux dates prévues à la fin du mois de mai indique qu’il est impératif de réduire le nombre de bureaux de vote et inciter les électeurs à voter par internet.

    “Chez nous c’est ce qu’on privilégie et c’est là- dessus que nous allons insister.”

    Jean-Charles LEDOT – Consul Général adjoint

    Élections locales et du Maire de Londres

    Les élections du maire de Londres devaient se dérouler en mai 2020 et ont été rapportées le 6 mai 2021. Une vidéo a été publiée, décrivant les mesures prévues pour assurer la sécurité Covid des bureaux de vote à travers la capitale.

    Le film de deux minutes informe les électeurs sur le personnel supplémentaire recruté ainsi que sur la signalisation, des écrans, un désinfectant pour les mains et des crayons individuels fournis à ceux qui n’apportent pas les leurs. Les électeurs seront invités à porter leurs masques et à se désinfecter les mains à l’entrée. Des restrictions sur les numéros autorisés dans les bureaux de vote ou un système en un départ pourraient être utilisés pour assurer la distanciation sociale.

    Les candidats craignent que l’anxiété persistante à propos de la Covid ne contribue à un faible taux de participation.

    Deux élections deux régimes

    Et pourtant en Grande-Bretagne on prépare ces élections ! Les bureaux de vote seront nombreux. On peut se demander alors pourquoi le nombre de bureaux de vote pour les élections consulaires ont été diminués. Londres, une des 3 plus grosses circonscriptions au monde, est bien mal lotie face à Bruxelles. Même si une possible apathie des électeurs en raison des sondages d’opinion toujours importants dont bénéficie le maire travailliste en exercice, Sadiq Khan, qui cherche un deuxième mandat. Le candidat Travailliste, et, Sian Berry des Verts, ont encouragé les Londoniens à s’inscrire pour voter par correspondance.

    Un récent sondage a révélé que 56% des Londoniens déclarent avoir l’intention de voter en présentiel, 36% par correspondance et 8% par procuration lors de ces élections municipales. On peut imaginer que les Français du Grand Londres ont le même désir de voter à l’urne.

    Les services du Consulat et du Lycée français vont donc redoubler d’effort pour rassurer les personnes qui vont venir voter en personne le 30 mai prochain.

  • Election, engagement et indépendance.

    Election, engagement et indépendance.

    Lors de la dernière consultation que nous avons lancée, 58% d’entre vous ont répondu qu’ils voulaient encore plus d’informations sur la politique des Français de l’étranger. Tant mieux : Les élections consulaires approchent, les listes sont déposées, la campagne est engagée. Lesfrancais.press ont maintenant trois ans avec 320.000 abonnés et 450.000 visteurs sur le site, nous sommes la première source d’informations pour les expats. Et puisque vous voulez plus d’informations, vous en aurez ! Un beau programme pour ces prochains mois : Election, engagement et indépendance !

    D’autant plus facilement que vous êtes plus d’un tiers à être prêt à verser votre obole pour garantir l’indépendance de lesfrancais.press. 61% d’entre vous préfèrent conserver l’accès à l’information gratuitement, c’est à dire financée par la publicité. Et bien la magie de la presse numérique, fait que nous donnerons satisfaction à tous.

    In-dé-pen-dants 

    Ceux qui sont prêts à payer 2 euros -par mois- intégreront le club Premium, la lettre quotidienne et ses suppléments, sans publicité. Les autres continueront d’avoir accès aux informations générales, avec la publicité, indispensable à la vie d’un media. 

    C’est la meilleure façon de rester ce que nous sommes : totalement indépendants. 

    Parmi ceux qui écrivent, il y a de tout : gauche, droite, en même temps, comme parmi ceux qui sont interrogés. Exemple : quand nous avons annoncé la candidature de Ségolène Royal, ce n’est pas parce qu’on veut la soutenir (D’ailleurs nous avons interrogé aussitôt ses concurrents), c’est parce que nous sommes les mieux informés-avant l’Afp !-

    Nous ne soutenons personne en particulier, mais tous ceux qui s’engagent. Nous ne dépendons de personne, sinon, comme tout media, des lecteurs. Et ceux qui s’abonnent nous permettent d’être encore plus indépendants.

    Impérial

    La ligne éditoriale Lesfrancais.press est donc naturellement « libérale », au sens plein du terme, qui veut que l’on se batte pour donner la parole à tous, notamment à ceux dont on ne partage pas les idées. 

    Ironiquement, je la dirais aussi bonapartiste, selon le mot de Napoléon III : « L’impératrice est légitimiste, Morny est orléaniste, je suis républicain. Il n’y a qu’un bonapartiste, c’est Persigny, et il est fou. ». Nous ne demandons donc à personne d’être fou, ni d’être d’accord avec tout ce qui s’écrit dans lesfrrancais.press, parce que personne ne l’est. Mais tout ce qui y est écrit est fiable, sérieux, sincère, réfléchi. 

    En trois ans, aucune information n’a jamais été contestée ou démentie. En revanche, beaucoup d’analyses prospectives -en économie, en politique, en diplomatie- ont été confirmées. 

    La démocratie ne vit de ses citoyens.

    Elu local, député, j’ai soutenu ou combattu des gouvernements, j’ai servi comme ambassadeur sous l’autorité de trois présidents et sept ministres, j’aime que l’on défende ses convictions, je sais aussi ce que la politique demande d’engagements, provoque de déceptions, d’ostracisme, de malveillances.  C’est pourquoi je respecte tous ceux qui s’engagent. Tous ceux qui participent, de près ou de loin, lecteurs ou auteurs, à lesfrancais.press ont le droit de se présenter, de s’engager (et certains sur le fond, sur des listes de couleurs différentes, d’ailleurs). Le pluralisme est bien ancré. La démocratie ne vit pas de ses institutions mais de ses citoyens.

    Rares sont les pays où il existe une représentation, une assemblée élue des expatriés. Pour qu’elle soit écoutée, il faut que les expats votent. On entend trop à Paris un certain mépris pour les Français d’ailleurs : des exilés volontaires qui ne s’intéresseraient plus à la France. La preuve  ils ne votent même pas ! Revient l’idée d’un impôt de nationalité, une autre pour supprimer une partie de la représentation des Français établis hors de France, voire de l’assemblée.

    L’attachement à la France grandit avec l’éloignement

    Il faut ne jamais avoir vécu à l’étranger pour ignorer que l’attachement à la France grandit avec l’éloignement. Malheureusement, le soutien aux ambassades, au réseau consulaire, à l’enseignement à l’étranger, aux Alliances, aux associations, si l’on regarde l’évolution des crédits depuis dix ans, diminue, alors que le nombre des Français établis à l’étranger augmente. 

    Curieusement, dans un monde de plus en plus petit, interdépendant, entremêlé, international, l’intérêt des responsables politiques devint de plus en plus hexagonal. Donner une dimension mondiale à la politique française, cela revient concrètement aux Français de l’extérieur et à leurs représentants. Ils apportent en ces moments de révolutions mondiales, l’expérience extraordinaire des ailleurs.

    L’appétit et l’engagement des français de l’étranger pour la politique ne vise donc pas qu’à «défendre leurs intérêts », ou à savoir à quelle sauce ils vont être mangés, mais à apporter une contribution à leurs compatriotes restés au pays. Le monde est un laboratoire, il faut en rendre compte, c’est ce en quoi il est passionnant, en quoi l’échange  est indispensable. C’est tout l’enjeu de l’information. 

    Rester indépendant, rendre compte, comprendre le monde, s’adapter,  anticiper, c’est ce que font tous les jours les Expats. Et, avec eux, lesfrancais.press. Pour deux euros par mois, ou un peu de pub, c’est donné. L’indépendance, çà n’a pas de prix !

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site « lesfrancais.presse »

  • Egypte: spectacle pharaonique et défilé de momies royales

    Egypte: spectacle pharaonique et défilé de momies royales

    22 chars transportant des momies de rois et reines de l’Egypte antique défilent dans les rues du Caire, lors d’un spectacle pharaonique pour aller rejoindre le Musée national de la civilisation égyptienne (NMEC), nouvelle demeure des momies royales.

    Les momies sont-elles un outil de communication pour l’Egypte ?

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • La Birmanie, deux mois après le Coup d’Etat.

    La Birmanie, deux mois après le Coup d’Etat.

    Voilà deux mois aujourd’hui que les militaires birmans ont arrêté Aung San Suu Kyi ainsi que le Président de la République Win Myint. La rue s’est soulevée au nom de la démocratie. Le bilan très provisoire des victimes dépasse déjà les 500 morts. Pour désolant qu’il soit, ce tableau ne devrait pas nous surprendre, tant l’histoire de la Birmanie est émaillée de guerres, de violences, de coups d’Etat, de soulèvements, de répressions et de bains de sang. Qu’on ne se fasse pas d’illusions : en dépit de la douceur apparente des Birmans, nous avons affaire à un peuple de guerriers.

    Un peuple de guerriers

    Sans remonter à Mathusalem, souvenons-nous qu’au XVIIIème siècle le fondateur du troisième empire birman, le roi Alaungpaya, avait envahi le Siam voisin et que son fils, le roi Hsinbyushin, avait détruit la capitale siamoise, Ayuttaya, qui ne fut jamais reconstruite (1767). Puis les Birmans s’étaient tournés vers l’ouest et avaient attaqué l’Assam. Ils ne furent arrêtés que par les Anglais au terme d’une guerre de deux ans (1826). Au Nord, ils arrêtèrent même une tentative d’invasion de l’Empire chinois en 1769, obligeant à composer l’empereur Qian Long qui était pourtant sans doute le souverain le plus puissant de l’époque.

    A l’époque contemporaine, avant même la proclamation de l’indépendance le 4 janvier 1948, le premier héros birman, le général Aung San (père de Aung San Suu Kyi) était assassiné, le 19 juillet 1947. Son successeur le plus célèbre, U Nu, fut renversé en 1962 par le général Ne Win qui resta vingt-six ans au pouvoir. Un autre coup d’Etat, en 1988 aboutit à la tenue d’élections libres en 1990, qui vit la victoire de la Ligue Nationale pour la Démocratie d’Aung San Suu Kyi. Les militaires n’acceptèrent pas ce résultat, annulèrent les élections et placèrent ASSK en résidence surveillée pendant vingt ans. Les troubles qui accompagnèrent ces évènements ont été illustrés par le film Beyond Rangoon de John Boorman en 1995.

    Après la « révolution de safran » 

    De violentes émeutes eurent lieu en 2007 (la « révolution de safran », selon la couleur des robes des moines qui soutenaient ce mouvement) qui firent plusieurs centaines de morts. Enfin Aung San Suu Kyi fut libérée le 13 novembre 2010 et occupa le poste de Ministre du Conseil d’Etat (équivalent de Premier ministre). Mais les militaires restaient très puissants puisqu’ils obtenaient de droit 25% des sièges au Parlement ainsi que les postes de ministre de la Défense et de ministre de l’Intérieur et des affaires frontalières et que deux postes de vice-Présidents.

    On a beaucoup (trop) reproché à Aung San Suu Kyi son absence de réaction lors de la crise des Rohingya, il y a deux ans. Mais que pouvait-elle faire, prise entre des militaires fort peu enclins au compromis et des extrémistes bouddhistes (le bouddhisme n’est pas toujours une religion de tolérance) désireux de débarrasser la Birmanie des musulmans ? La crise des Rohingya, que beaucoup ont découverte en 2017, dure en fait depuis des décennies. Sous le raj britannique, ils étaient administrés avec le Bengale oriental et donc protégés. Pourquoi donc ne pas les avoir inclus, lors de l’indépendance, dans le Pakistan oriental ? Les Anglais ont-ils sous-estimé le problème ou ont-ils voulu sciemment garder un abcès local pouvant servir de prétexte à une éventuelle intervention ? En tout cas, le résultat a été catastrophique, les Rohingya étant maintenant rejetés des deux côtés et étant devenus, aux dires mêmes de l’ONU, la minorité la plus persécutée au monde.

    Les militaires tirent sur les démocrates

    Et ce n’est sûrement pas Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix ou pas, qui pouvait d’un claquement de doigts réparer des décennies d’erreurs et de cynisme politique. D’ailleurs, l’impuissance de la Dame de Rangoun (cf. le film de Luc Besson The Lady) est clairement apparue peu de temps après lors de sa nouvelle assignation à résidence. Comme d’habitude, les partisans de la liberté et de la démocratie sont descendus dans la rue. Comme d’habitude, les militaires ont fait tirer sur eux. Ces gens courageux et déterminés ont-ils plus de chances de réussir que leurs aînés ? On peut en douter.

    Le soutien de la Chine

    Car les militaires birmans, qui occupent des positions très lucratives, ne sont pas prêts à quitter le pouvoir. Ceux qui suggèrent, comme on l’a entendu, de les « acheter » en leur proposant des retraites dorées dans un pays lointain se font bien des illusions. Ils disposent encore d’un fort soutien de la part de l’allié traditionnel de la Birmanie, la Chine. Les intérêts de ces deux pays sont en effet entremêlés. Outre les quelque 3 millions de Chinois de la diaspora qui contrôlent une partie de l’économie birmane, Pékin s’est entendu avec Naypyidaw pour développer le port de Kyaukpyu, au sud-ouest de Rangoun. Il s’agira d’une étape stratégique et économique très importante sur la route maritime de la soie, ce port, proche des champs pétrolifères et gaziers, étant relié par gazoduc, oléoduc et bientôt par chemin de fer à Kunming, capitale de la province chinoise du Yunnan. 

    On peut donc compter sur la Chine pour ne pas condamner ses amis birmans. L’autre grand voisin, l’Inde, reste prudente et se contente, pour le moment, d’analyser la situation, de même que le Bangladesh, directement concerné par le problème des Rohingya. Pour la Russie, la Birmanie reste « un allié fiable et un partenaire stratégique ».

    Sanctions inutiles

    Pour leur part, les pays de l’ASEAN sont jusqu’à présent restés discrets. La Birmanie, entrée dans l’ASEAN en 1997 seulement, a souvent posé un problème aux autres membres de l’Association. Mais dans le cas de figure actuel, on voit mal un pays comme le Vietnam prendre la défense de la démocratie ou un spécialiste des coups d’Etat militaires comme la Thaïlande réclamer le retour des civils au pouvoir.  

    Les Etats-Unis condamnent. Ils savent bien le faire. Mais vont-ils aller jusqu’à faire intervenir leur flotte de guerre dans le golfe du Bengale ? Personne n’y croit. Ils préconisent des sanctions. Mais on a bien vu dans le passé que les sanctions politiques (comme l’interdiction de visites de haut niveau) ont toujours laissé les dirigeants indifférents. Quant aux sanctions économiques, elles sont souvent l’occasion de développer toutes sortes de trafics et font souffrir le peuple, beaucoup plus que ses dirigeants (cf. l’exemple de l’Iran).

    Soutenir les pays voisins

    L’Europe, comme toujours à la remorque des Etats-Unis, condamne, elle aussi, et songe à imposer des sanctions. Avec les mêmes chances de succès (ou plutôt d’insuccès).

    Et la France ? La Birmanie n’a jamais été dans notre champ d’action centré sur l’Indochine française et le Siam. La principale entreprise française, TOTAL, n’a pas fait part de l’intention de cesser ses activités et c’est tant mieux car, là encore, on ne voit pas en quoi la mise à pied de quelques centaines d’ouvriers birmans pourrait encourager la démocratie et décourager les militaires. 

    Que faire, donc ? Le mieux serait sans doute de rester discrets, de ne pas risquer d’envenimer les choses par des prises de position et des rodomontades inutiles, et de soutenir en sous-main les pays voisins, comme l’Indonésie par exemple, leader de l’ASEAN, pour qu’ils engagent de nouveau un dialogue avec les militaires birmans. Cent fois sur le métier remettons notre ouvrage.

    Gérard Chesnel 

    Ancien Ambassadeur de France, membre fondateur de Geopragma.

    (Avec l’aimable autorisation de l’association Geopragma, pour laquelle cet article a été écrit) 

  • La force et la foi

    La force et la foi

    La certitude du déclin, c’est de toujours l’annoncer. Il est frappant de voir combien les Européens ont perdu la foi, au point de tout voir en noir. Les citoyens vraisemblablement les plus gâtés de la planète, les mieux protégés de tous les maux, ne croient manifestement plus en leurs chances. Dès qu’ils évoquent leur pays, c’est pour le critiquer, alors quand il s’agit de l’Europe !

    L’Office européen des brevets vient de publier son index pour 2020. Les Européens ont déposé auprès de lui 65 854 brevets contre 44 293 pour les Américains et 13 432 pour les Chinois. 4 pays européens figurent dans les dix premiers et 11 d’entre eux dans les 20 premiers. Cela n’empêche pas les commentateurs d’expliquer à tous vents combien le vieux continent est en retard pour l’innovation et d’en convaincre les décideurs comme les citoyens, attentant gravement à leur moral en déformant la réalité.

    L’Europe en tête pour les brevets.

    Que dire alors des délires hurlants à propos des vaccins, réputés nous délivrer des confinements ? La somme d’articles, de commentaires « éclairés », d’évidences colportées sur « l’échec de l’Europe » doit être scrupuleusement conservée afin d’être opposée, dans quelques mois, à leurs auteurs qui n’ont pas peur de citer en exemple les Etats-Unis ou le Royaume-Uni, la Chine ou la Russie, qui auraient mieux réussi que l’Union européenne.

    Auront-ils honte d’avoir oublié d’expliquer que les deux premiers affichent le plus grand nombre de décès, que les Britanniques ont décalé l’administration d’une deuxième dose rendant le vaccin effectif, que la Russie n’a pas de quoi vacciner sa population et que les Chinois ont choisi la privation de libertés pour vaincre un virus qui leur a échappé faute de précautions suffisantes, etc. ?

    Les Européens adorent s’autoflageller

    Aucun Etat n’a de leçon à donner, mais les Européens, comme souvent, adorent s’auto-flageller, alors que ce sont eux qui inventent et financent les vaccins dont ils vont devenir dans quelques mois les principaux producteurs mondiaux.

    Vivant sur le continent qui affiche le plus gros PIB en valeur absolue, celui qui a inventé presque tout ce qui se matérialise dans notre entourage, de l’électricité à l’Internet en passant par la machine à vapeur et la fusée, les Européens sont persuadés que d’autres les dépassent. Alors qu’ils ont inventé la démocratie et plus encore le respect de la personne, habitant les terres où la culture fait partie de l’essence humaine au point d’avoir illuminé le monde tant de fois, ils semblent pourtant ne plus croire en leur avenir.

    Une vieille terre fatiguée ? 

    Ou plutôt, face à l’importance des défis qui leur sont lancés et à une vraie concurrence désormais exacerbée par l’émergence de nouvelles puissances, ils donnent le sentiment d’avoir baissé les bras. N’ont-ils vraiment plus envie de se battre, de rivaliser, de conquérir, de découvrir ?

    L’Europe, le continent des confinements, serait-elle devenue une vieille terre fatiguée peuplée de frileux apeurés par leur propre abandon ?

    Nul ne peut sous-estimer les défis qu’elle devra relever face à des concurrents redoutables à la démographie favorable, qui ont accès aux sciences et aux techniques, qui mêlent les savoirs et s’enrichissent de la connaissance accumulée, qui bouleversent les habitudes et les codes les mieux installés ! Mais de là à sous-estimer leurs forces, à s’auto-mutiler, à toujours débiner ce qu’ils ont construit, à ne voir que leurs défauts, il y a un pas que les Européens ont franchi et qu’incarne parfaitement leur attitude dans une crise sanitaire qui pourrait bien n’être qu’un affolement dommageable.

    Les Européens ont encore la force, ont-ils encore la foi ?

    Les Etats européens sont riches et puissants. Leurs sociétés de droit et de liberté sont plus solides que les dictatures et les régimes autoritaires. Leur mode de vie attire, leurs solidarités séduisent et leur culture ébahit. Leur alliance impressionne et dérange. Les Européens ont encore la force, mais ont-ils encore la foi ?

    Jean Dominique Giuliani

    Président de la Fondation Robert Schuman

  • La montée du nationalisme menace la lutte contre la discrimination en Belgique

    La montée du nationalisme menace la lutte contre la discrimination en Belgique

    L’année 2021 marque le 40e anniversaire de l’adoption de la loi contre le racisme et la xénophobie en Belgique. Cependant, malgré les efforts de lutte contre le racisme et la discrimination ethnique, le nombre de signalements liés à des caractéristiques dites raciales a augmenté de presque 50 % en 2020.

    Après les élections législatives de 2019, la montée du Vlaams Belang (VB) tirait la sonnette d’alarme tandis que le parti nationaliste d’extrême droite devenait le deuxième parti en Flandre, derrière la N-VA, parti séparatiste d’extrême droite.

    D’une manière générale, le sérail politique belge s’oppose à toute coopération avec le Vlaams Belang.

    Le parti a appelé à l’expulsion des « étrangers » qui n’adhèrent pas à ce qu’il perçoit comme les normes culturelles flamandes, qualifiant d’« étrangers » tous les binationaux. Les expatriés français ne sont pas épargnés.

    Si le VB et la N-VA restent tenus à l’écart du gouvernement fédéral pour le moment, plusieurs analystes laissent entendre qu’ils pourraient sortir victorieux des élections de 2024.

    « Caractère structurel »

    Selon l’Unia, une institution publique indépendante qui lutte contre la discrimination et défend l’égalité des chances en Belgique, « le nombre de signalements liés à des caractéristiques dites raciales a augmenté de 49,5 % pour atteindre 3 684 l’année dernière ».

    « Tous ces chiffres et exemples de situations individuelles ne sont que l’illustration du caractère structurel des discriminations raciales qui traversent notre société. Nous ne pouvons y voir que des cas isolés », a déclaré Patrick Charlier, directeur d’Unia à l’occasion de la journée mondiale contre le racisme.

    En 2020, suivant l’initiative de l’ancienne Première ministre belge Sophie Wilmès, la Belgique a mis sur pied la conférence interministérielle contre le racisme afin d’améliorer la coordination des actions lancées par les différentes autorités du pays.

    « Il est encourageant de constater que les autorités belges œuvrent enfin à l’élaboration d’un plan d’action national de lutte contre le racisme »a poursuivi M. Charlier, ajoutant que « 2021 a tout pour devenir un tournant positif, du moins si les responsables politiques mettent leur engagement en pratique et transforment les paroles fortes en actions concrètes ».

    « Le point clé au niveau politique est le suivant : il faut admettre le fait que notre société est confrontée à un problème de discrimination structurelle. »

    M. Charlier

    Transition en Flandre

    En 2008, la Flandre a introduit sa propre loi antidiscrimination. Toutefois, d’après De Standaardseuls 14 cas ont été portés à l’attention des juridictions compétentes en la matière.

    « Le cadre juridique flamand transpose les directives européennes sur l’égalité des traitements et va même plus loin », a fait savoir Tom De Bruyne, membre du département de l’égalité des chances, de l’intégration et de l’intégration civique du gouvernement flamand en Belgique.

    En septembre 2019, le nouveau gouvernement flamand a annoncé qu’il arrêterait de coopérer avec l’Unia à partir de 2023 pour créer une institution flamande de lutte contre les discriminations.

    Certains voient dans cette décision des traces du Vlaams Belang, indique De Morgen.

    « L’accord de coalition flamande d’octobre 2019 met un terme à la coopération avec Unia en mars 2023, soit après la fin de l’entente de coopération actuelle »

    M. De Bruyne

    D’après M. Charlier, la décision fait également suite au fait que le gouvernement flamand « refuse » de reconnaître la discrimination structurelle dans le pays, ce qui n’a fait qu’exacerber les tensions au sein de l’organisation.

    « Étant donné que nous mettons en avant la discrimination structurelle et les problèmes afférents, le VB ou la N-VA se montrent réticents à l’idée de prendre part à un processus interfédéral comme Unia et préfèrent qu’une institution flamande soit compétente en la matière »

    M. Charlier

    D’après Unia, la Belgique est à la traîne dans la lutte contre la discrimination sur le marché du travail.

    L’été dernier, les législateurs flamands ont adopté une résolution réclamant un système indépendant et académique qui permette de déterminer s’il y a discrimination ou racisme dans les divers domaines de la société.

    Néanmoins, les partis de gauche dans l’opposition se sont dits « déçus » que la majorité rejette l’instauration de tests de situation sur le marché de l’emploi et celui de la location de logements.

  • Covid-19 : le point sur les frontières dans le monde

    Covid-19 : le point sur les frontières dans le monde

    Tous les États luttent contre la Covid-19. Ils appliquent à des moments différents des restrictions de circulation, voire des fermetures de frontières.

    Après un premier été 2020 de déconfinement en Europe et la reprise pour certains des vols internationaux, la réouverture des frontières dans le monde s’effectue progressivement.  Mais l’arrivée de nouveaux variants du virus au début de l’année 2021 complique la donne. Où peut-on voyager ? Quand effectuer une « quatorzaine » ? Qui exige un passeport vaccinal ?

    Malgré la levée progressive des restrictions nationales prises contre le coronavirus, peu de pays s’aventurent encore à prédire une reprise prochaine des voyages internationaux. Les mesures sont très différentes en fonction de la situation sanitaire de chacun et de la réponse que les gouvernements y donnent. L’arrivée des variants britannique, sud-africain et brésilien, début 2021, et la hausse des contaminations ont poussé certains États à re-instaurer le contrôle aux frontières et exiger des tests et des quarantaines à l’entrée de leur territoire.

    L’Europe referme ses frontières en 2021 en ordre dispersé

    • Union européenne 

    Le 4 septembre 2020, la Commission a adopté une proposition de recommandation du Conseil visant à garantir que toutes les mesures prises par les États membres qui restreignent la libre circulation en raison de la pandémie de coronavirus soient coordonnées et clairement communiquées au niveau de l’UE. La Commission a mis à disposition un site internet censé centraliser ces informations et permettre de savoir quelles sonts les restrictions mises en place par chaque pays membre : Re-open EU.

    Face l’arrivée des nouveaux variants au courant du mois de janvier 2021, de nombreux pays européens ont re-introduit des contrôles aux frontières ce qui a poussé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen à intervenir. Elle a adressé un courrier à l’Allemagne, la Belgique, la Finlande, la Suède, la Hongrie et au Danemark pour leur demander des explications sur les restrictions prises contre le coronavirus.

    • Allemagne 

    Pour les Français de Moselle, il faudra avoir effectué un test PCR ou antigénique, avec un prélèvement effectué depuis moins de 48 heures pour pouvoir pénétrer en Allemagne. Cette mesure, qui concerne au moins 16 000 travailleurs frontaliers, entre en viguer le 2 mars 2021 à minuit.

    Le gouvernement a aussi décidé le 14 février de renforcer la surveillance de ses frontières et filtre les passages avec la République tchèque, la Slovaquie et le Tyrol autrichien. Depuis le 19 février, le Danemark a fermé une partie de sa frontière avec l’Allemagne en raison de la situation épidémique à Flensbourg (nord de l’Allemagne), le gouvernement danois a décidé d’intensifier ses efforts à la frontière dano-allemande, où la police, entre autres, fermera une dizaine de passages frontaliers.

    Depuis le 25 janvier des quarantaines de 14 jours sont exigées pour les personnes revenant de République Tchèque, d’Espagne, du Portugal et d’Egypte ainsi que d’Israël et des Etats-Unis. A cette liste, le gouvernement allemand a rajouté, depuis le 30 janvier le Royaume Uni, l’Irlande et l’Afrique du sud. Ces restrictions sont appliquées jusqu’au 17 février.

    Ces dispositions risquant d’évoluer, le gouvernement allemand conseille aux voyageurs de vérifier les mesures en vigueur en se connectant au site internet du ministère de l’Intérieur.

    La chancellière Merkel a recommandé aux Allemands d’éviter les voyages à l’approche de Pâques, le 4 avril, mais sans fermer les frontières. Ainsi de nombreux Allemands ont pu réserver un vol pour les îles espagnoles des Baléares, alors que les Espagnols eux-mêmes sont interdits de voyage pour éviter une propagation du virus. Les voyageurs sont tenus à se faire tester au départ et au retour. Palma de Majorque a ainsi vu ses réservations hôtelières augmenter de 13% cette dernière semaine de mars.

    Un test PCR négatif  de moins de 48 heures sera demandé aux voyageurs en provenance des frontières terrestres de Pologne, du Danemark et de la France. Le ministre de l’Intérieur allemand a annoncé le 30 mars que des contrôles aléatoires seront effectués par la police dans un rayon de 30 km autour des frontières. A défaut, la personne sera verbalisée, devra payer une amende et observer une quarantaine de 10 jours, moins si le test s’avère négatif.

    • Autriche

    Après le premier confinement du printemps 2020, l’Autriche est accessible à 31 pays sauf la Suède, l’Espagne, le Portugal et la Royaume-Uni à partir du 16 juin 2020. Mais la trêve a été de courte durée.  Au mois d’août 2020, Vienne instaure des contrôles renforcés pour les personnes qui reviennent des Baléares (Espagne) et de Slovénie.
    Selon les autorités, un tiers des vacanciers qui ont été testés positifs depuis un mois, à leur retour en Autriche, venaient de Croatie, une destination au sud de la Slovénie.


    La liste des pays considérés à risque depuis le 31 août 2020, comportait 33 pays.
    Depuis le 30 mars 2021, en dehors des voyageurs en provenance d’Australie, de Finlande, de Grèce, d’Islande, de Nouvelle-Zélande, de Norvège, de Singapour, de Corée du Sud, de la Cité du Vatican, pour lesquels aucune restriction ne s’applique, tous les voyageurs de plus de 6 ans entrant en Autriche doivent respecter une période de quarantaine obligatoire de 10 jours. A partir du 5ème jour, il sera possible de l’interrompre avec un test PCR ou un test antigénique négatif.

    • Belgique

    La Belgique a interdit vendredi 22 janvier 2021 à sa population de voyager hors des frontières pour des voyages non essentiels jusqu’au 18 avril inclus. Cette restriction s’accompagne de la mise en place d’un couvre-feu entre minuit et 5 heures du matin, sauf à Bruxelles où il est de 22 heures à 6 heures du matin.

    La Belgique exige un test des voyageurs en provenance de pays situés en zone « rouge », donc à haut risque, sont obligés de soumettre à une quarantaine de 10 jours. On demande également à toute personne désirant voyager vers la Belgique de remplir un formulaire de localisation du passager. Les travailleurs frontaliers ne sont pas tenus à le remplir.

    • Danemark

    Depuis le premier confinement en mars 2020, les frontières du Danemark se sont rouvertes en juin mais avec l’arrivée des nouveaux variants au début de l’année 2021, le Danemark a refermé ses frontières, notamment avec l’Allemagne en mars. Depuis le 7 février 2021 les voyages non-essentiels sont interdits et le test obligatroire. Les étrangers désirant entrer au Danemark doivent avoir un motif impérieux pour le faire et surtout doivent présenter un test PCR négatif de moins de 24 heures et s’isoler pendant 10 jours.

    • Espagne 

    L’Espagne avait rouvert ses frontières le 21 juin 2020 avec la France, le 1er juillet avec les autres pays de l’UE. Mais après un pic de recontamination, (plus de 26 000 contaminations par jour le 7 septembre), elle se retrouve sur la liste rouge de plusieurs pays qui désormais exigents un test et une quarantaine de tous les voyageurs provenant de la péninsule ibérique. Début 2021, et à l’approche de Pâques, l’Espagne se reconfine. Alors que la Semaine sainte est un évènement culturel et religieux important pour ce pays majoritairement catholique, le gouvernement a interdit tous les déplacements. Cependant des touristes, allemands, italiens et français, ont profité de la levée des restrictions pour venir prendre des vacances dans les îles Baléares.

    • Portugal

    L’épidémie de Covid-19 a battu fin janvier 2021 de nouveaux records de morts et de contagions au Portugal, qui a décidé d’interdire les déplacements non essentiels à l’étranger pendant que ses hôpitaux sont soumis à une pression « gigantesque ».

    Cette nouvelle mesure de restriction doit entrer en vigueur à minuit dans la nuit de samedi 30 à dimanche 31 janvier, de même que le rétablissement des contrôles aux frontières terrestres du pays.
     
    La Commission européenne, soucieuse d’éviter des fermetures de frontières au sein de l’UE, avait recommandé lundi 25 janvier aux Etats membres de mettre en place de nouvelles restrictions de déplacement pour les zones les plus touchées par le virus.

    Le Portugal avait déjà suspendu la semaine dernière ses liaisons aériennes avec le Royaume-Uni. Lisbonne a ensuite annoncé mercredi la suspension de tous les vols avec le Brésil, à partir du 29 janvier.

    Le Portugal avait durci ses règles sanitaires à partir du mardi 15 septembre 2020 : le nombre de personnes pouvant se réunir passera de 20 à 10 dans l’ensemble du pays, comme cela est déjà le cas à Lisbonne et dans sa banlieue depuis fin juin. 

    Comme dans la capitale, la vente de boissons alcoolisées sera interdite partout à partir de 20h00, de même que leur consommation dans les espaces publics.

    Aucune quarantaine n’est requise sauf pour les voyageurs en provenance de zones à risques, comme, en ce qui concerne la France, les territoires d’Outremer. Des dispositions spéciales sont en vigueur pour les Açores et Madère : les visiteurs devant présenter un test négatif au COVID-19 réalisé dans les 72h avant leur débarquement, ou bien l’effectuer à leur arrivée.

    • Finlande

    La Finlande a décidé à partir du 24 août 2020 de remettre des restrictions pour les voyageurs européens venant d’Allemagne, de Chypre, du Danemark, de Grèce, d’Islande, d’Irlande, de Malte, de Norvège et de San Marino. Les restrictions ont été remise en place aussi pour Andorre, l’Autriche, la Belgique, les Pays-Bas, la Slovénie et la Suisse à cause de l’augmentation du nombre des cas.

    Les voyages de loisir sont possibles également depuis la Chine, la Géorgie, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, la Corée du Sud, la Thaïlande, la Tunisie et l’Uruguay. Le confinement individuel n’est pas obligatoire pour les voyageurs de ces pays. Par contre les restrictions sont de nouveau en place pour les voyageurs venant d’Australie, du Japon et d’Algérie à cause du nombre des cas en progression.

    Les voyageurs en provenance des autres pays de l’UE doivent en revanche justifier d’une raison « valable » pour se rendre enFinlande et observer une quarantaine de deux semaines à leur arrivée.

    Et jeudi 10 septembre, la première ministre Sanna Marin, est confinée jusqu’à nouvel ordre : elle va subir un test de dépistage au Covid-19 après avoir été potentiellement exposée au virus identifié par l’application gouvernementale de traçage. Sanna Marin, 34 ans, « est asymptomatique et se sent bien », a précisé son cabinet dans un communiqué.

    La Finlande a lancé son application de traçage du coronavirus le 1er septembre, permettant ainsi aux utilisateurs de smartphones de recevoir une alerte lorsqu’ils ont été en contact étroit avec une personne dont le test de dépistage s’est révélé positif.

    • France 

    Depuis le du 31 janvier 2021, la France ferme ses frontières aux pays extérieurs à l’UE, « sauf motif impérieux », a annoncé le premier ministre Jean Castex. Cette disposition ne concerne plus les expatriés, depuis la décision du Conseil d’Etat.

    À partir du 1er août 2020, la France demande, pour les passagers aériens en provenance de certains pays, de présenter les résultat d’un test PCR, réalisé moins de 72 heures avant le vol. Il s’agit des personnes en provenance d’Afrique du Sud, Algérie, Brésil, Inde, Israël, Koweït, Madagascar, Oman, Pérou, Qatar, Serbie et Turquie.

    De plus, les personnes voyageant à destination de la France, depuis Bahreïn, les Émirats arabes unis, les États-Unis, ou le Panama doivent également fournir ces résultats.

    La France avait rouvert ses frontières avec ses voisins européens, le 15 juin, à l’exception de l’Espagne et du Royaume-Uni, avec un principe de réciprocité.  Pour ces deux voisins, une quarantaine de 14 jours était prévue avant l’entrée sur le territoire, dans un premier temps.

    • Grèce 

    Depuis le 1er juillet 2020, les aéroports grecs accueillent à nouveau tous les vols internationaux. Les voyageurs doivent cependant remplir un formulaire en ligne au moins 48 heures avant le voyage. Des dépistages aléatoires peuvent être effectués à leur arrivée, quelle que soit leur nationalité et le voie d’entrée. Le port du masque est obligatoire pour tous dans tous les espaces publics fermés et dans les transports publics. Certains pays considérés à risque ont des restrictions. Il s’agit, au 1er septembre, de la Belgique, la Bulgarie, l’Espagne, la Roumanie, Malte et la Suède.

    • Hongrie

    La Hongrie a interdit l’accès à son territoire aux non-résidents depuis le 1er septembre 2020 afin de tenter d’enrayer une hausse du nombre des contaminations par le nouveau coronavirus. « À partir du 1er septembre, les citoyens étrangers ne seront plus autorisés à entrer sur le territoire de la Hongrie« , a déclaré le chef du Bureau du Premier ministre Gergely Gulyás. 

    « Les citoyens hongrois qui reviennent de l’étranger doivent être mis en quarantaine pendant 14 jours ou doivent présenter deux tests négatifs« , a-t-il ajouté.

    La Hongrie prévoit des exceptions à l’interdiction d’accès à son territoire notamment pour les citoyens des autres pays du « groupe de Visegrad » (République tchèque, Slovaquie et Pologne) qui peuvent fournir un test négatif au Covid-19 de moins de cinq jours. Le 1er septembre, la Commission européenne a mis en garde la Pologne sur cette mesure qu’elle juge discriminatoire : « Toute mesure qui ne respecterait pas ces principes fondamentaux du droit européen devra bien entendu être immédiatement retirée » a déclaré le commissaire à la Justice Didier Reynders.

    • Italie

    Depuis le 3 juin 2020 les frontières sont ouvertes aux touristes de l’Union européenne. Le gouvernement italien espère ainsi relancer le tourisme dans ce pays très affecté par la pandémie. Mais une hausse des contaminations depuis le 20 août, 1210 nouveaux cas en 24 heures et la courbe ne fait que grimper, a provoqué quelques inquiétudes. Selon Raniero Guerra, directeur adjoint de l’OMS, l’augmentation des sujets positifs s’explique par une « incontestable » augmentation mais aussi par « un usage plus développé des tests ». Un tiers des cas enregistrés dans la région de Rome sont liés à des séjours en Sardaigne (le plus célèbre étant l’ex Premier ministre Silvio Berlusconi, qui a contracté une infection pumonaire due à la Covid-19 et est hospitalisé depuis le 4 septembre). Cependant le ministre de la Santé italien Roberto Speranza a exclu un reconfinement général. 

    • Islande

    Les touristes européens peuvent se rendre en Islande, à condition de faire un test PCR à leur arrivée sur le territoire, ou de se mettre en quarantaine pendant 14 jours. 

    • Malte

    Malte impose désormais des tests de dépistage pour tous les voyageurs en provenance des aéroports de Paris et Marseille, une mesure entrant en vigueur à partir de vendredi 11 septembre 2020 à minuit.
    Les personnes arrivant de ces deux villes, particulièrement touchées par des nouveaux cas de coronavirus, devront présenter un test nasal réalisé moins de 72 heures avant leur arrivée à Malte.
    Paris et Marseille rejoignent ainsi une liste de villes ou pays déjà soumis à cette mesure, comprenant trois communes espagnoles (Madrid, Gérone et Barcelone), ainsi que la République tchèque et la Tunisie.

    • Norvège

    La Norvège a annoncé mercredi 27 janvier 2021 la fermeture de ses frontières à presque tous les non-résidents afin d’éviter la propagation de nouveaux variants, plus contagieux, du coronavirus.

    Le pays nordique, qui n’est pas membre de l’Union européenne mais appartient à l’espace Schengen de libre circulation des personnes, réévaluera cette mesure dans deux semaines.

    • Pologne

    Les frontières terrestres avec la Pologne sont rouvertes depuis le 13 juin 2020. Dès le 16 juin, ça sera au tour des frontières aériennes européennes. Des restrictions concernant l’Espagne, la Roumanie et Malte ont été mises en place le 1er septembre.
    Il n’y a pas de contrôles aux frontières et aucun test ni d’attestation de test négatif au Covid-19 n’est requis pour entrer sur le territoire.

    L’interdiction de vols entre la Pologne et 44 pays, pour la plupart non européens, est en vigueur à partir du 2 septembre jusqu’au 15 septembre; cette date peut être prorogée. La liste exhaustive (en polonaisà de ces États est disponible ici.

    • République Tchèque

    Le gouvernement tchèque a annoncé  le 5 juin 2020 que ses frontières avec l’Autriche et l’Allemagne ouvriraient à midi, soit dix jours plus tôt que prévu. Le pays avait décidé de fermer ses frontières tant aux étrangers voulant entrer dans le pays qu’aux Tchèques voulant partir à l’étranger depuis le lundi 16 mars.

    Lundi dernier, le gouvernement avait annoncé qu’il rouvrirait le 15 juin ses frontières avec les pays « sûrs », ses voisins mais aussi la Suisse, la Finlande et les pays baltes.

    A partir de cette date, les Tchèques seront également autorisés à voyager, y compris vers des pays beaucoup plus touchés par le virus, mais où celui-ci est en nette régression, comme notamment la Belgique, la France, l’Italie, l’Espagne.

    En revanche, les personnes venant de ces pays devront avoir un certificat de test négatif au virus. Les Tchèques revenant de Grande-Bretagne ou de Suède, où le virus ne semble pas encore sous contrôle, devront également fournir un certificat de non-contamination.

    A partir du 1er juillet, les voyageurs en provenance de Grande-Bretagne et de Pologne seront à nouveau les bienvenus en République Tchèque. « La région de Silésie en Pologne est passée en zone verte donc les voyageurs n’auront pas besoin de présenter des tests négatifs ou de subir une quarantaine » a déclaré le 29 juin le ministre de la Santé.

    Cependant la ville de Prague est sur la liste rouge de nombreux pays qui exigent des tests des personnes qui y ont séjourné.

    • Royaume-Uni

    Le Royaume-Uni a annoncé le 28 janvier 2021 fermer ses frontières aux non-résidents arrivant des Emirats Arabes Unis, dont Dubaï, très prisé des touristes, afin d’éviter l’importation d’un variant du coronavirus apparu en Afrique du Sud.  

    L’interdiction, qui vise également le Rwanda et le Burundi, est entré en vigueur dès vendredi 29 janvier 2021.  Elle ne s’applique pas aux ressortissants britanniques et irlandais, ni aux personnes résidant au Royaume-Uni, qui doivent toutefois se soumettre à leur retour au Royaume-Uni à une quarantaine de dix jours.

    Depuis le 10 septembre 2020 le Royaume-Uni impose une quarantaine aux voyageurs arrivant du Portugal. C’était le cas déjà depuis le 15 août pour toutes les personnes revenant de France, de Monaco, de Malte et des Pays-Bas.

    Une quarantaine a également été imposée, depuis le 8 août 2020, aux visiteurs venant de Belgique, d’Andorre ou des Bahamas, et la ville de Preston, dans le nord-ouest, verra son confinement durci. Des interdictions similaires sont maintenues dans certaines régions du nord-ouest, de l’ouest du Yorkshire et à Leicester.

    Deux semaines après avoir exempté l’Espagne des mesures de quarantaine prises pour éviter l’importation de cas de nouveau coronavirus, le gouvernement britannique a réintroduit brusquement le 26 juillet 2020 une quatorzaine d’isolement pour les passagers en revenant. Il a invoqué le nombre d’infections qui a triplé en deux semaines dans le pays en particulier dans la région touristique de Catalogne.

    Face à l’arrivée de variants, le Premier ministre Boris Johnson impose une nouvelle fois une quarantaine à partir du 15 février 2021.

    • Slovaquie

    La Slovaquie a ouvert ses frontières à 19 pays, depuis le 10 juin 2020. Pour les Français, il est nécessaire de présenter le résultat d’un test PCR datant de moins de 96 heures avant de pouvoir rentrer sur le territoire. 

    • Slovénie

    La Slovénie, qui avait annoncé  la « fermeture » de ses frontières à tous les pays étrangers, exceptés les Polonais a précisé qu’elle mettrait en œuvre un filtrage similaire à celui de l’Autriche, sur la foi d’un certificat médical. Ces contrôles seront effectués au niveau des six points de passage qui resteront ouverts. Une liste de pays considérés comme à risque, et qui évolue en fonction du nombre de contamination, est disponible sur le site du Ministère de l’Intérieur. 

    • Suisse

     Le pays impose une quarantaine aux voyageurs revenant d’Espagne (sauf Baléares et Canaries). Comme beaucoup d’autres pays, la Suisse a rouvert le 15 juin 2020 ses frontières avec l’Allemagne, la France l’Autriche, l’Italie et tous les pays de l’UE le Royaume-Uni, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein.

    La Confédération a rendu obligatoire la quarantaine pour un certain nombre de pays considérés comme à risque dont la liste se trouve ici. La Croatie et les Emirats arabes unis, la Guyane, le Liban, la Libye, le Paraguay, la Polynésie française, Saint Marin, Trinité et Tobago et l’Ukraine ont rejoint cette liste depuis le 7 septembre.

    • Ukraine 

    Le 26 septembre 2020, le Premier ministre ukrainien, Denys Chmygal, a annoncé la fermeture des frontières du pays, à compter du vendredi 28 août, pour une durée de 30 jours, à la plupart des ressortissants étrangers.

    Auparavant, après quasiment trois mois d’arrêt à cause de la pandémie de coronavirus, l’Ukraine avait annoncé, mercredi 3 juin, la reprise des vols domestiques et celle des vols internationaux à partir du 15 juin. 

    • Pays baltes

    L’Estonie et la Lettonie n’autorisent plus de vols directs avec la France depuis le 14 août 2020.

    En Lituanie, un auto-confinement pendant 14 jours (quatorzaine) est obligatoire (en provenance des pays de plus de 16 cas Covid-19 pour 100 000, dont la France). Le ministère de la Santé lituanien met à jour chaque semaine la liste de ces pays que l’on peut trouver en anglais ici. Les voyageurs qui rentrent en Lituanie doivent tous s’inscrire au Centre national de la Santé publique. Depuis le 11 août, les voyageurs en provenance de Chypre, l’Islande, les Pays-Bas et la Pologne sont mis en quatorzaine.

    Les deux semaines d’isolement auxquelles devaient se soumettre les voyageurs venant de l’étranger en raison de la pandémie de nouveau coronavirus ne seront plus imposées aux visiteurs en provenance de pays « à faible risque ».

    Les frontières avec la Russie voisine et le Belarus resteront fermées aux voyageurs, mais ouvertes pour le transport de marchandises.

    • Pays-Bas 

    Le gouvernement néerlandais a assoupli à partir du 15 juin 2020 les mises en garde sur les voyages touristiques pour plusieurs pays d’Europe. Pour le reste du monde, la liste est mise à jour très régulièrement, les pays déconseillés sont marqués en orange, ceux où voyager est possible sont en jaunes. De nombreuses régions en France, dont Paris et l’île de France sont depuis le 8 septembre marquées comme orange soit « fortement déconseillées », ainsi que la Bulgarie, la Croatie, l’Espagne, Malte, Monaco et les îles Grecques.

    En Chine, reprise des vols internationaux

    Après presque quatre mois de fermeture de ses frontières pour contrer la propagation de l’épidéme de coronavirus, la Chine a annoncé la reouverture de ses frontières le 10 août 2020. Le 27 août, la Chine a repris ses vols avec 36 pays européens et 13 pays asiatiques. Le 3 septembre, elle a repris ses vols directs et quotidiens avec le Cambodge, le Canada, le Danemark, la Grèce, le Pakistan, la Suède et la Thaïlande. 

    Avec la diminution des cas de contamination, afin de rétablir le commerce international, la Chine négocie au cas par cas avec certains pays afin d’établir ce qu’elle appelle des « voies rapides« . Des accords ont été signés par le ministère des Relations étrangères chinois avec l’Allemagne, la France, le Royaume Uni, le Japon, la Corée du Sud et Singapour. C’est ainsi qu’un premier charter a été affrêté pour des hommes d’affaires allemands au départ de Francfort pour Shanghai le 25 mai.

    En août, le traffic aérien entre la Chine et le Japon est passé de 12 vols par semaines à 15. C’est également le cas pour les vols avec la Corée du Sud qui sont passés de 9 à 15 dont huit opérés par des compagnies chinoises et 7 par des compagnies surd-coréennes.

    Par ailleurs, les vols internationaux ne peuvent plus atterrir à Pekin mais sont redirigés vers d’autres aéroports désormais appelés « premier point d’entrée » duquel les voyageurs pourront se diriger vers Pekin une fois avoir passé une quarantaine de 14 jours et des tests prouvant qu’ils ne sont pas porteurs du virus de la Covid-19.

    Suie à une nouvelle recrudescence de cas en août à Hong Kong, des tests sont à nouveau obligatoires pour passer la frontière depuis le Guangdong qui exige désormais des voyageurs de se faire dépister.

    Cuba espère s’ouvrir aux touristes

    À Cuba, la vie reprend doucement mais l’île n’est toujours pas accessible aux voyageurs de l’étranger.

    De mars à fin juillet 2020, Cuba a tenu en échec le nouveau coronavirus, le taux d’infection stagnant à 0,6 pour 100.000 habitants, sur une île de 11,2 millions d’habitants. 
    La stratégie cubaine, consistant à isoler préventivement les contacts des personnes infectées et à envoyer des étudiants en médecine faire du porte-à-porte pour rechercher les cas possibles, faisait jusqu’ici ses preuves. 

    Cuba a même envoyé ses médecins donner un coup de main à l’Italie au plus fort de sa crise sanitaires en mars et fin juin en Martinique.

    La Havane et ses 2,2 millions d’habitants sont le principal foyer d’infection de l’île. Dans les provinces, la contagion a été contenue et les écoles ont même rouvert.  Le 2 septembre, la capitale est soumise à un couvre-feu imposé pour deux semaines pour tenter de contenir un reborn de l’épidémie de Covid-19. L’île veut contrôler ce rebond afin de relancer au plus vite le tourisme, un secteur vital pour son économie.

    Depuis le 13 septembre, les matchs de baseball ont repris mais sans public. 

    La Russie rouvre progressivement ses frontières

    Les vols internationaux n’ont repris que depuis le 1er août 2020.  Mais certains pays n’ont pas encore rouvert leurs frontières comme la Finlande qui n’admet pas de voyageurs en provenance de Russie et la France. Des vols de rapatriement vers la France sont organisés régulièrement et il faut consulter régulièrement le site de l’ambassade de France en Russie pour en être informé.

    La réouverture des frontières entre l’Union européenne et certains pays tiers ne concerne à ce stade que les pays suivants figurant dans la liste mise à jour par le Conseil européen le 31 juillet (11 pays) : Australie, Canada, Géorgie, Japon, Maroc, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Corée du Sud, Thaïlande, Tunisie, Uruguay. 

    La Jordanie reprend ses vols avec 22 pays 

    Après quatre mois d’arrêt des vols commerciaux, la Jordanie a entamé, mercredi 5 août 2020, la reprise des liaisons aériennes avec 22 pays classés « verts ». Les vols ont repris vers et en provenance des territoires où la situation épidémiologique est jugée à faible risque.
    Le Quai d’Orsay confirme que la liste n’intègre pas la France. La Belgique n’y figure pas non plus, à l’inverse du Canada et de la Suisse. S’y trouvent par ailleurs la Chine, Chypre, le Danemark, l’Estonie, la Géorgie, l’Allemagne, le Groenland, l’Islande, l’Irlande, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, la Malaisie, Malte, Monaco, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, Taïwan et la Thaïlande. 

    A noter que tous les passagers devront avoir effectué un test PCR au préalable tandis qu’une prise de température sera effectuée à leur arrivée à l’aéroport en plus d’un nouveau test. 

    Depuis le 8 septembre, l’aéroport international Reine Allia d’Amman accepte à nouveaux tous les vols internationaux.

    Les pays africains s’ajustent à la progression de la pandémie

    • Afrique du Sud

    Tous les voyageurs africains peuvent de nouveau se rendre en Afrique du Sud, ainsi que ceux venant de pays jugés à risque « faible ou moyen » en termes d’infections, depuis jeudi 1er octobre 2020. 

    Par ailleurs, les vols internationaux peuvent de nouveau atterrir en Afrique du Sud, marquant ainsi la réouverture officielle des frontières du pays après plus de six mois de fermeture pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Les autorités ont célébré cette reprise: des canons à eau sont entrés en action pour créer un arc de cercle entourant le premier appareil à se poser dans la matinée au Cap, un avion d’Emirates venu de Dubaï.

    Le président Cyril Ramaphosa avait déclaré l’état de catastrophe nationale et engagé une série de mesures, parmi lesquelles l’interdiction des voyages à destination et en provenance de pays comme l’Italie, l’Allemagne, la Chine et les Etats-Unis jusqu’au 31 mai. « Tous les ressortissants étrangers ayant visité des pays à haut risque au cours des vingt derniers jours se verront refuser un visa », a-t-il ajouté, précisant que les citoyens sud-africains rentrant au pays seraient dépistés et placés en isolement.

    • Algérie

    Les frontières vont rester fermées en Algérie jusqu’à la fin de la pandémie de Covid-19. C’est ce qu’a annoncé le président algérien, Adelmadjid Tebboune face à une recrudescence des contaminations le 24 juillet 2020.

    L’Algérie -troisième pays du continent africain le plus touché en termes de décès derrière l’Egypte et l’Afrique du Sud – est confrontée depuis plusieurs semaines à une flambée de foyers de contamination. Elle a enregistré le 24 juillet un record quotidien d’infections (675 cas). Près de 48.254 contaminations ont été recensées dans le pays depuis le 11 septembre, dont 1.612 décès, et le nombre de cas a baissé.

    Le Comité scientifique doit se prononcer mi-septembre sur la question de l’ouverture des frontières comme l’explique le site spécialisé Visa Voyages Algérie.

    • Angola

    L’état d’urgence a été déclaré le 25 mars 2020. Des mesures de restriction de la circulation des personnes et de l’ouverture des commerces sont entrées en vigueur le 27 mars. Les frontières terrestres du pays sont également fermées.

    Les autorités angolaises ont suspendu depuis le 18 mars 2020 tous les vols internationaux en provenance et à destination de l’Angola jusqu’à nouvel ordre. Les frontières nationales angolaises demeurent fermées sauf exceptions définies par les autorités angolaises. La reprise de vols réguliers non commerciaux est annoncée à partir du 14 septembre pour les vols intérieurs et du 21 septembre pour les vols internationaux.

    • Botswana

    Depuis le 28 mars 2020, tous les vols commerciaux au départ ou à l’arrivée du Botswana sont suspendus pour une durée indéterminée.

    • Burkina Faso

    Le Burkina Faso a rouvert le 1er août ses frontières aériennes, fermées depuis trois mois pour cause de coronavirus. Le pays avait enregistré, mercredi 18 mars 2020, le premier décès lié au coronavirus en Afrique subsaharienne. Dans une déclaration télévisée, le président Roch Marc Christian Kaboré avait annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes à partir du 21 mars.

    • Burundi

    Le gouvernement a ordonné la fermeture des frontières depuis la découverte d’un premier cas de coronavirus le 30 mars 2020. Seule celle avec la Tanzanie reste ouverte aux poids lourds. Depuis, le commerce transfrontalier est paralysé et les hôtels et restaurants de Bujumbura sinistrés. 

    En Afrique de l’Est, les routiers sont souvent stigmatisés et accusés de convoyer le coronavirus. Cette situation porte préjudice aux pays de la région enclavés, comme le Rwanda ou le Burundi.

    • Cameroun

    Le président camerounais, Paul Biya, a donné des instructions mardi 17 mars 2020, pour la fermeture des frontières avec les pays voisins jusqu’au 17 avril, face à la pandémie de coronavirus. Cette fermeture a pris effet mercredi 18 mars. Les frontières sont toujours fermées à ce jour.

    • Cap-Vert

    L’état d’urgence a été décrété le 27 mars 2020 et le pays respecte un strict confinement. Les frontières extérieures, comme intérieures, aériennes et maritimes sont fermées.

    • République démocratique du Congo

    Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a officialisé mardi 21 juillet 2020 la levée de l’état d’urgence sanitaire, avec une reprise des activités en trois étapes. Les frontières ont rouvert le 15 août. 

    • Congo-Brazzaville

    Depuis le 24 août 2020, le Congo-Brazzaville a rouvert ses frontières aériennes, fermées depuis mars comme l’ensemble des frontières du pays pour lutter contre la propagation du coronavirus.  

    • Côte d’Ivoire

    « Après évaluation de la pandémie » et pour lutter « contre la propagation de la maladie« , le gouvernement a décidé, vendredi 20 mars 2020, de la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes à tout trafic de personnes.

    • Egypte

    L’Égypte a annoncé le 14 juin 2020 la réouverture à partir du 1er juillet de ses aéroports, fermés depuis mars pour cause de nouveau coronavirus, ainsi que de plusieurs stations balnéaires. Les vols reprendront « entre l’Égypte et les pays qui rouvrent leurs espaces aériens », a assuré le ministre de l’Aviation, Mohamed Manar, lors d’une conférence de presse le même jour au Caire. Avant de préciser : « Nous souhaitons que le business reprenne ».

    Mais tout le pays ne sera pas encore accessible. Si les vols internationaux reprennent vers l’Égypte, seuls trois gouvernorats, connus pour leur stations balnéaires, seront en effet autorisés à accueillir les touristes : la Mer rouge, le Sud-Sinaï, dans l’est du pays, et Marsa Matrouh dans le nord. « Nous avons choisi ces trois gouvernorats car ils sont côtiers, loin des grandes agglomérations et ont enregistré les plus faibles nombres de contaminations au virus », a indiqué de son côté le ministre du Tourisme et des Antiquités, Khaled El-Enani. 

    Depuis le 15 août 2020, il est obligatoire de présenter un test PCR négatif pour pouvoir entrer sur le territoire égyptien.

    • Ethiopie

    Le 23 mars 2020, les autorités éthiopiennes ont décidé de la fermeture des frontières terrestres du pays, à l’exception des importations de marchandises qui sont toujours autorisées. L’état d’urgence a été déclaré depuis le 8 avril. Les voyageurs sont soumis à un test de dépistage et à une quatorzaine avant de pouvoir pénétrer sur le territoire.
     

    • Gabon

    A partir du 1er juillet 2020, les autorités gabonaises ont décidé de renforcer leur plan de lutte contre la propagation du Covid-19 par de nouvelles mesures et notamment la suspension de la délivrance des visas touristiques pour toute personne en provenance des « pays à risque » (Union européenne, Chine, Corée du Sud et États-Unis). En conséquence, les touristes en provenance de ces pays ne sont plus autorisés. Les restrictions n’ont pas encore été levées.

    • Gambie 

    Le président Barrow a prolongé le 20 mai 2020 l’état d’urgence dans le pays. Les frontières sont toujours fermées.

    • Ghana

    L’aéroport international Kokota a réouvert le 1er septembre 2020 accueillant à nouveau des passagers de l’étranger. « Tout passager arrivant au Ghana devra être muni d’un test Covid-19 négatif, réalisé dans son pays d’origine » moins de 72h avant son départ a déclaré le chef de l’état.

    • Guinée-Bissau

    Le ministre bissau-guinéen de l’Intérieur, Botche Candé, a indiqué mardi 29 septembre 2020 à la presse avoir « reçu des informations des agents à la frontière indiquant que la frontière avait été unilatéralement fermée par la Guinée (Conakry) depuis dimanche ».

    Le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo entretient des relations notoirement tendues avec son homologue guinéen Alpha Condé, fortement impliqué dans les efforts diplomatiques pour tenter de résoudre les crises politiques à répétitions en Guinée-Bissau.

    Le pays avait interrompu les liaisons aériennes et renforcer les contrôles sanitaires à ses frontières terrestres, avec le Sénégal et la Guinée, touchés par le coronavirus.

    • Guinée Conakry

    La Guinée, en pleine campagne pour l’élection présidentielle, a fermé ses frontières terrestres avec la Guinée-Bissau et le Sénégal, a-t-on appris mardi 29 septembre 2020 de sources concordantes.

    Le ministre guinéen de la Sécurité, Albert Damantang Camara, n’a pu être joint par l’AFP pour expliquer cette décision, mais un responsable gouvernemental a affirmé sous le couvert de l’anonymat que les frontières avec ces deux pays avaient été fermées pour des raisons de sécurité, sans autre précision.

    Le président avait rouvert les frontières aériennes progressivement à partir du 17 juillet 2020, « en fonction de la mise en place des dispositions et procédures sanitaires retenues et conformément au principe de réciprocité entre les pays d’origine et de destination », a dit Alpha Condé.

    Le 26 mars, le gouvernement avait annoncé l’instauration de l’état d’urgence, la fermeture des frontières hors trafic de marchandises, la fermeture des écoles et des lieux de culte et l’interdiction des rassemblements de plus de 20 personnes.

    • Kenya 

    Le Kenya a repris ses vols internationaux et nationaux le 1er août 2020 dans le cadre d’une levée progressive des mesures de lutte contre la pandémie de coronavirus, pourtant en phase de progression dans la première économie d’Afrique de l’Est. 

    Le 16 mars, le président Uhuru Kenyatta avait annoncé que son gouvernement suspendait tous les déplacements en provenance des pays où au moins un cas de contamination au Covid-19 avait été confirmé. Début juillet, M. Kenyatta avait levé l’interdiction de quitter ou de se rendre à Nairobi et Mombasa, les deux plus grandes villes du pays et principaux foyers de l’épidémie.  

    Il avait précisé que les citoyens kenyans et les ressortissants étrangers disposant d’un titre de résidence permanente étaient autorisés à revenir sur le territoire à condition qu’ils puissent se placer en quarantaine.

    • Madagascar

    Madagascar a annoncé mardi 17 mars 2020 la suspension de toutes les liaisons aériennes avec le reste du monde, et non plus seulement l’Europe. 

    Air Madagascar a prolongé jusqu’à la fin juillet au plus tôt la suspension de tous ses vols internationaux pour se conformer à la prolongation de l’état de l’urgence sanitaire à Madagascar.

    Le gouvernement malgache maintient l’interdiction d’opérer des vols réguliers entrants et sortants de l’île, et continue d’imposer des restrictions de voyage toujours en vigueur dans les pays desservis par la compagnie.

    Le gouvernement a annoncé le 5 septembre la prolongation pour 15 jours de l’état d’urgence.

    • Malawi

    Les vols commerciaux vers le Malawi sont à nouveau possibles depuis le 1er septembre 2020. Les voyageurs arrivant au Malawi doivent être en possession d’un certificat attestant d’un résultat négatif au test COVID-19. Ce test doit avoir été effectué dans les 10 jours précédant l’arrivée au Malawi. Tous les passagers entrants doivent remplir un «Travel Surveillance Form» (présenté sur le vol ou à l’aéroport à l’arrivée) et sont soumis à une auto-quarantaine de 14 jours.

    • Mali

    Le Mali a rouvert ses frontières aériennes le 25 juillet 2020 et ses frontières terrestres le 31 juillet. Brièvement fermées au moment du coup d’état par la junte militaire, les frontières ont été rouvertes le 21 août à minuit.
    Bamako avait suspendu les vols commerciaux en provenance des pays touchés par le coronavirus, avait annoncé mardi 17 mars le président Ibrahim Boubacar Keita.

    • Maroc

    Depuis le 15 août 2020, le Maroc est de nouveau sur la liste des pays à risques établie par l’Union Européenne et donc imposant à ses ressortissants des tests de dépistage et une quarantaine dans le cas qu’ils aient effectué un séjour dans le royaume. Le Royaume a fermé ses frontières avec l’Espagne et la France.

    • Mozambique

    Les autorités ont prolongé l’état d’urgence jusqu’au 31 juillet 2020. L’espace aérien est donc toujours fermé pour les vols commerciaux. L’entrée des personnes par les frontières terrestres et portuaires sont limitées : frontières terrestres avec l’Afrique du Sud fermées sauf Ressano Garcia pour les marchandises), et celles avec le Royaume d’Eswatini (sauf pour les résidents et les nationaux swazis).

    • Namibie

    Les touristes internationaux sont à nouveaux les bienvenus à partir du 11 septembre 2020.
     

    • Niger

    Les autorités ont imposé un couvre-feu dans la capitale Niamey, épicentre de l’épidémie, également placée en « isolement sanitaire ». Les frontières sont fermées, ainsi que les écoles et les lieux de culte.

    • Nigeria

    Le président Muhammadu Buhari a ordonné mercredi 16 décembre 2020 la réouverture des frontières terrestres avec ses voisins du Bénin et du Niger, fermées depuis août 2019 officiellement pour stopper la contrebande et encourager la production locale.

    « Le président Buhari a ordonné l’ouverture immédiate des postes frontières », a annoncé sur Twitter la présidence nigériane.

    Le Nigeria a interdit mercredi 18 mars 2020 l’entrée sur son territoire aux voyageurs arrivant de 13 pays à risque (Chine, Italie, Iran, Corée du Sud, Espagne, Japon, France, Allemagne, Etats-Unis, Norvège, Royaume-Uni, Suisse, Pays-Bas) pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus dans le pays le plus peuplé d’Afrique.

    L’espace aérien et les aéroports du pays avaient été fermés aux opérations aériennes en mars 2020 pour freiner la propagation du COVID-19. Le gouvernement fédéral a autorisé le redémarrage des vols intérieurs dans la phase précédente, et approuvé l’ouverture des aéroports pour les vols internationaux à partir du 5 Septembre 2020. Seul deux aéroports, Abuja et Lagos sont autorisés.

    En ce moment, le Nigeria a interdit un certain nombre de compagnies aériennes d’atterrir sur son espace aérien. Dix compagnies aériennes n’ont pas été autorisées à opérer dont Air France, KLM Royal Dutch, Lufthansa (depuis les Pays Bas) et Etihad Airways des Émirats arabes unis…, car, les Nigérians avec des visas touristiques ne sont pas autorisés à entrer dans ces pays.

    • Ouganda

    Le pays a fermé ses frontières depuis le 23 mars 2020. Il a autorisé à nouveau l’accès à ses sites touristiques et parcs nationaux depuis le 25 juillet mais seulement pour les personnes se trouvant en Ouganda.

    • République centrafricaine

     L’aéroport de Bangui a rouvert depuis le 10 juillet 2020. Les vols sont pour l’instant limités à un vol par semaine par compagnie.
     Tous les voyageurs arrivant à l’aéroport de Bangui M’Poko doivent se soumettre à un contrôle sanitaire (prise de la température) et remplir une fiche de renseignements.
     Toute personne entrant sur le territoire centrafricain depuis des zones à transmission locale du Covid-19 ou ayant séjourné dans de telles zones doit rester confinée pendant 21 jours. Toute sortie est interdite, sauf décision médicale.

    • Rwanda

    L’aéroport de Kigali est rouvert depuis le 1er août 2020. Cependant les personnes entrant au Rwanda doivent disposer d’un test PCR négatif à la COVID-19 fait dans les 120 heures avant leur départ. A l’arrivée à Kigali, les personnes entrant au Rwanda doivent observer une quarantaine obligatoire de 24 heures dans des hôtels habilités pour.

    • Sao Tomé-et-Principe

    Avec seulement quatre lits en réanimation pour une population de 200 000 personnes, le pays a décidé de fermer ses frontières, malgré l’importance du tourisme pour l’économie locale.

    • Sénégal

    Le Sénégal a rouvert ses frontières aériennes depuis le 15 juillet 2020, et les vols internationaux ont repris selon un protocole sanitaire défini.

    Les frontières terrestres et maritimes restent fermées jusqu’à nouvel ordre.

    Les autorités sénégalaises n’autorisent l’entrée sur leur territoire qu’aux seuls ressortissants étrangers titulaires d’une carte de séjour d’étranger ainsi qu’aux personnes de nationalité sénégalaise.

    L’île de Gorée, symbole de la traite atlantique et destination prisée des touristes au large de Dakar, a elle aussi rouvert samedi 10 octobre aux visiteurs après sept mois d’une fermeture.
     

    • Sierra Leone

    Avant même le tout premier cas de Covid-19, le gouvernement avait fait boucler les frontières terrestres, supprimer les vols internationaux et fermer les écoles. Le Président de la république Julius Maada Bio a décrété l’état d’urgence pour une durée de 12 mois.

    • Somalie

    Le gouvernement somalien a autorisé la reprise des vols nationaux, puis internationaux depuis le 3 août 2020, mais maintient des mesures de restriction des mouvements afin de limiter la transmission de la COVID-19. Les voyageurs entrant en Somalie doivent être en mesure de présenter un certificat de moins de 72 heures indiquant qu’ils ont été testés négatifs à la COVID-19.

    Par ailleurs le couvre-feu est toujours en vigueur à Mogadiscio entre 20 heures et 5 heures du matin.

    • Soudan

    Depuis le 24 mars 2020, les autorités locales ont instauré un couvre-feu de 18 heures à 6 heures. Les trajets en bus et les déplacements de particuliers en voiture dans l’ensemble du pays sont interdits. La frontière terrestre avec l’Égypte a également été fermée.

    Les vols sont temporairement suspendus ains que la délivrance de visas d’entrée sur le territoire et de manière générale les entrées de passagers en provenance de la France, l’Italie, l’Espagne, la Chine, la Corée, le Japon et l’Egypte.

    • Tanzanie

    Les liaisons aériennes n’ont pas repris un rythme régulier et fiable malgré la levée des restrictions par la Tanzanie le 7 juin 2020. Plusieurs pays de transit restent fermés ou imposent leurs propres mesures sanitaires, de plus l’espace Schengen maintient des restrictions à l’entrée des citoyens tanzaniens. Depuis le 1er août, les vols Kenya Airways entre Nairobi et la Tanzanie (Dar Es Salam / Kilimandjaro / Zanzibar) sont suspendus. La frontière terrestes est toujours fermée entre le Kenya et la Tanzanie.

    Du fait de ces difficultés, l’activité touristique en Tanzanie reste réduite et n’est pas recommandée. Les achats via les sites internet sont actuellement à proscrire. Seules les réservations via des agences de voyages permettent d’avoir une garantie de prestations pour chaque étape du périple (hôtels, safari, guides, etc).

    • Togo

    Les autorités ont renforcé les mesures de protection le 21 mars 2020 en fermant toutes les frontières terrestres. Depuis le 1er août, l’espace aérien togolais est de nouveau ouvert aux vols commerciaux domestiques et internationaux. Les voyageurs doivent se soumettre à un dépistage et télécharger l’application Togo Safe, pour permettre la géolocalisation des voyageurs après leur admission sur le territoire togolais.

    • Tunisie

    Depuis samedi 27 juin 2020, les frontières aériennes, terrestres et maritimes sont rouvertes. Les premiers vols commerciaux ont commencé à atterrir ce jour-là.

    Seuls les voyageurs en provenance de pays considérés comme sûrs, classés dans une liste verte -dont l’Allemagne, la Chine ou l’Italie- peuvent arriver en Tunisie sans aucune condition. Ceux venant de pays classés orange, dont la France, le Maroc et l’Espagne, devront présenter un test PCR négatif fait moins de 72 heures avant le départ, a indiqué le ministère tunisien de la Santé.

    La saison touristique semble néanmoins compromise par les restrictions de déplacement visant à limiter un retour du nouveau coronavirus.

    Les frontières de la Tunisie ont été fermées plus de trois mois, entre le 18 mars et le 27 juin 2020. 

    • Ouganda

    Le président ougandais Yoweri Museveni a décrété un arrêt immédiat de toute circulation de véhicules et un couvre-feu nocturne pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus.

    Depuis le 23 mars 2020, ce pays d’Afrique de l’Est a fermé ses frontières terrestres, maritimes et aériennes – exception faite des vols cargo et d’urgence – et interrompu les transports publics.

    • Zimbabwe

    Le 30 mars 2020, les autorités du Zimbabwe ont décrété un confinement général de 21 jours, ainsi que la suspension des liaisons aériennes commerciales internationales.

    Le Pakistan fermé à l’Iran et à l’Afghanistan

    Le Pakistan a fermé ses frontières avec l’Iran et l’Afghanistan lundi 16 mars 2020 « pour une période initiale de deux semaines (..) dans l’intérêt des trois pays frères », a précisé le ministère.

    Les vols internationaux à destination du Pakistan ne devraient toutefois pas être affectés pour le moment, ont déclaré des responsables.

    • Canada

    Le premier ministre Justin Trudeau restreint au maximum les possibilités de voyages vers ou depuis le Canada afin de mieux protéger le pays contre les variants du virus.

    Les quatre principales compagnies aériennes canadiennes annulent tous leurs vols pour les destinations soleil dans les Caraïbes et au Mexique,depuis le 31 janvier et jusqu’au 30 avril 2021. Cela concerne quinze destinations au total. Dans le cas de la compagnie Air Transat, elle annule tous ses vols jusqu’au 30 avril 2021.

    Depuis la mi-mars 2020, les frontières du Canada sont fermées aux étrangers, sauf en cas de voyages jugés essentiels. La frontière terrestre avec les États-Unis est également fermée depuis le 18 mars, sauf pour le transport des marchandises et en cas de voyages qualifiés d’essentiels, et elle va le rester au moins jusqu’au 21 février. Cette fermeture se renouvelle de mois en mois et on ne s’attend pas à ce que la frontière rouvre avant le printemps. 

    Le Canada a annoncé mercredi 20 janvier 2021 une nouvelle prolongation d’un mois, jusqu’au 21 février, de la fermeture de ses frontières aux étrangers dont la présence n’est pas jugée essentielle.

    Depuis mars dernier 2020, les voyageurs arrivant au Canada, qu’ils soient Canadiens ou non, sont soumis à une quarantaine obligatoire de 14 jours afin d’éviter la propagation du coronavirus. Depuis début janvier, ils doivent en plus présenter un test négatif au Covid-19 datant de moins de trois jours pour pouvoir s’envoler pour le Canada.

    « Avec certaines des restrictions de voyage les plus strictes au monde, nous avons pris des mesures énergiques à nos frontières pour lutter contre la Covid-19 », a commenté le ministre de la Sécurité publique Bill Blair dans un tweet annonçant la prolongation.

    Et depuis début juin 2020, les ressortissants étrangers peuvent rejoindre leur famille vivant au Canada, s’ils sont des conjoints, des enfants, des parents ou des tuteurs légaux de citoyens canadiens. Sinon, seules les personnes dont la présence sur le sol canadien est jugée essentielle, comme certains salariés, sont admises.

    La frontière entre le Canada et les Etats-Unis fermée

    La frontière du Canada avec les Etats-Unis reste fermée également jusqu’au 21 février 2021, dans le cadre d’un accord bilatéral séparé avec Washington. Seuls sont autorisés le commerce des biens et marchandises et les voyages considérés comme essentiels.

    Cette fermeture de la plus longue frontière terrestre au monde a été décidée en mars 2020, et elle est depuis renouvelée chaque mois.

    Le 11 mars 2020, le président américain avait annoncé la suspension, pour trente jours, de l’entrée aux États-Unis des voyageurs ayant récemment séjourné en Europe, à l’exception des citoyens américains.

    L’Égypte et Israël ferment leurs frontières

    En Égypte et en Israël, même son de cloche. Le Caire a annoncé mercredi 3 mars 2020 l’interdiction du territoire égyptien à tous les ressortissants qataris. Une décision qui fait écho à l’annonce de Doha, dimanche dernier, d’imposer « une restriction d’entrée temporaire »  à toutes les personnes provenant d’Egypte.

    L’accès au sol israélien se voit lui aussi restreint. Le ministère de l’Intérieur a annoncé que « les touristes en provenance de France, Espagne, Autriche, Allemagne et Suisse ne pourront plus entrer en Israël à partir de vendredi (ndlr 6 mars) à 8 heures du matin ». Les résidents israéliens ne sont pas concernés par cette restriction. Aujourd’hui, près de 150 000 Français vivent dans le pays.

    Mais depuis février 2021, Israël qui a commencé à massivement vacciner sa population, songer à relancer le tourisme. Le gouverment a mis en place un « passeport vert », c’est à dire un passeport vaccinal. Le pays a signé des accords avec Chypre et la Grèce autorisant les voyages pour les personnes vaccinées.

    Le ministère de la Santé irakien a annoncé avoir recensé un 35ème cas de contamination, des Irakiens pour la plupart revenu d’Iran, l’un des plus importants foyers de coronavirus après la Chine. Si l’Irak n’a pour l’heure pas fermé ses frontières, elle suspend tout commerce avec l’Iran.

    Le Liban coupé du monde 

    Depuis mercredi 18 mars et jusqu’au 12 avril 2020, l’aéroport international de Beyrouth, les ports et les frontières terrestres seront fermés au Liban.
     

    En Cisjordanie, les séjours touristiques interdits

    Après un premier cas suspecté du nouveau coronavirus en Cisjordanie, l’Autorité palestinienne a annoncé interdire pendant deux semaines les séjours touristiques en Cisjordanie.

    La basilique de la Nativité à Bethléem, lieu de naissance de Jésus selon la tradition chrétienne, sera quant à elle fermée jusqu’au 20 mars. D’autres églises et mosquées sont également appelées à ne pas accueillir de fidèles et ainsi éviter la contagion du virus. 

    Visas annulés et bateaux interdits en Inde

    Les voyageurs en provenance de France ne sont plus admis en Inde. Le pays vient de suspendre l’attribution de tous les visas de tourisme, et d’interdire à tout bateau de croisière d’accoster dans ses ports. Les visas précédemment accordés pour les visiteurs venant de Chine, d’Italie, d’Iran, de Corée du Sud et du Japon sont annulés.

    Le Sikkim et l’Arunachal Pradesh, deux États frontaliers avec la Chine, interdisent désormais l’entrée aux étrangers. A noter que l’une des premières contagions du pays est arrivée par un Indien qui revenait d’Italie.

    L’Amérique Latine isolée face au coronavirus

    • Argentine

    Le président argentin Alberto Fernández a averti que tout non-respect de mise en quarantaine préventive serait considéré « comme un délit, car cela met en danger la santé publique ».

    Le gouvernement argentin suspend totalement l’entrée sur son territoire aux personnes venant d’Italie, où la propagation du virus a explosé. Par ailleurs, il suspend pour 30 jours les vols en provenance des pays les plus touchés.

    •  Brésil

    Le Brésil a fermé jeudi 19 mars 2020 par un décret ministériel pour 15 jours toutes ses frontièresterrestres, à l’exception de celle avec l’Uruguay, afin de tenter d’endiguer l’expansion du coronavirus.

    • Colombie

    La Colombie va aussi isoler les personnes arrivant de Chine, d’Espagne, de France et d’Italie pour tenter de freiner la propagation du Covid-19 sur son territoire.

    « Compte tenu de ce qu’impliquent les mesures de quarantaine mises en place par la Chine, l’Italie, l’Espagne et la France, le gouvernement a opté pour l’isolement préventif des personnes en provenance desdits pays afin de protéger la santé publique », a expliqué le chef de l’Etat colombien Iván Duque sur Twitter.

    • Chili

    Le président chilien, Sebastian Piñera, a annoncé, lundi 16 mars 2020, la fermeture des frontières sauf pour les Chiliens et les personnes ayant la résidence permanente dans le pays. Cette mesure est entrée en vigueur mercredi 19 mars.

    « Cela ne concerne pas l’entrée et la sortie de marchandises« , a déclaré le chef de l’État.

    • Pérou

    Le Pérou a rouvert, ce lundi 5 octobre, son espace aérien international après environ trois mois d’interruption, en reprenant les liaisons avec sept pays latino-américains : 

    la Colombie, l’Equateur, le Panama, le Paraguay, l’Uruguay, la Bolivie et le Chili.

    Il s’agira de « sept pays et onze destinations, car dans certains pays les vols internationaux iront dans plus d’une ville« , a précisé le président Martin Vizcarra. 

    • Salvador et Guatemala

    Au Salvador, les autorités ont pris une décision radicale : aucune entrée d’étrangers sur son territoire pendant 21 jours, sauf les résidents et diplomates, qui seront soumis à une quarantaine de 30 jours.

    Son voisin, le Guatemala, a fermé ses portes aux personnes en provenance des zones touchées.

    • Venezuela, Bolivie, Pérou

    Le Venezuela et la Bolivie ont choisi de suspendre pendant un mois tous les vols européens. Le Paraguay les supprime jusqu’à nouvel ordre, tout comme le Pérou.

    Lima a d’ailleurs annoncé qu’elle placera systématiquement à l’isolement à leur arrivée les voyageurs venus de Chine, Italie, Espagne ou de France.

    • Equateur

    Face à l’épidémie, le gouvernement équatorien a déclaré l’état d’urgence sanitaire, et a ordonné la fermeture des écoles, le confinement, la limitation du trafic automobile et la fermeture des frontières. Les autorisations de sortie sont quant à elles fortement réduites dans la région de Guayas (sud-ouest), la plus touchée.

    Les mesures de quarantaines se multiplient

    • Japon

    Le pays autorise une réouverture des frontières pour le retour des résidents étrangers, sous conditions. Le gouvernement japonais, accusé de lenteur à l’arrivée du virus, a lui aussi mis en place de nouvelles mesures. Depuis le 9 mars 2020, tous les passagers en provenance de Chine et de Corée du Sud seront placés en quarantaine pendant deux semaines. « Nous leur demanderons de rester deux semaines dans des endroits désignés et de ne pas utiliser les transports en commun dans le pays », a annoncé le Premier ministre Shinzo Abe.

    Haïti restreint ses vols pour les passagers « à risque »

    Haïti a demandé aux compagnies aériennes de ne pas transporter de passagers en provenance de six pays touchés par l’épidémie de coronavirus, dont la France, à moins qu’ils n’aient passé 14 jours dans une zone « sans risque ».

    Six pays figurent sur la liste haïtienne des zones  à « haut risque de transmission du Covid-19 »: Allemagne, Chine, Corée du Sud, France, Iran et Italie.

    Le ministère haïtien de l’Intérieur et des Collectivités territoriales exhorte les « lignes aériennes fonctionnant sur (son) territoire national » à « prendre les dispositions nécessaires en vue d’interdire l’embarquement de tout passager provenant des zones rouges ». Aucun cas de coronavirus n’a encore été officiellement déclaré en Haïti.

    Alors que les gouvernements tentent de se prémunir face à la propagation du coronavirus, le transport aérien lui, fait grise mine. Avec les restrictions qui ne cessent de se multiplier, les compagnies pourraient enregistrer jusqu’à 113 milliards de dollars de perte en 2020, si la propagation continue.

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