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  • Réactions à la confirmation de l’acquittement de Laurent Gbagbo

    Réactions à la confirmation de l’acquittement de Laurent Gbagbo

    La confirmation de l’acquittement de Laurent Gbagbo par la CPI a un goût amer pour les associations de victimes de la crise électorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire, tandis que l’opposition politique salue la nouvelle.

    Regardez le reportage de Christelle Pire depuis Abidjan pour TV5MONDE

  • Croissance et épidémie, la course de vitesse est engagée

    Croissance et épidémie, la course de vitesse est engagée

    Le gouvernement français a été contraint de durcir les restrictions sanitaires dans 16 départements le jeudi 18 mars dernier, puis dans 3 autres supplémentaires ce jeudi 25 mars et enfin dans tout le pays à partir du 3 avril. En Europe, les pays appliquant de fortes mesures d’endiguement de l’épidémie se multiplient. De nombreux pays européens reconfinent face à la nouvelle progression du nombre de cas. Ces mesures sont-elles susceptibles de remettre en cause la reprise espérée de l’économie ? Quelles menaces pèsent sur la croissance dans les prochains mois ? 

    Le nouveau confinement, un coût limité pour la France ? 

    Le confinement strict du printemps 2020 avait fait chuter le PIB mensuel français de 30 % (de la mi-mars à la mi-mai). Celui de l’automne dernier avait été moins exhaustif et avait entrainé un recul plus limité de 8 % du PIB mensuel. Ce moindre recul du PIB est à mettre au compte du maintien des écoles et de l’adaptation des entreprises à poursuivre l’activité en mode dégradé. Le bâtiment a enregistré une baisse de son activité de 7 % en novembre dernier quand elle atteignait 70 % en avril 2020. 

    Dans l’hôtellerie-restauration, l’activité avait chuté de 90 % en avril 2020 (contre -50 % environ en novembre). De nombreux hôtels qui avaient fermé au printemps dernier, sont restés ouverts cet automne. Des restaurants se sont lancés dans la vente de repas à distance. Dans les entreprises de services, le télétravail a été plus efficace à l’automne qu’au printemps. Les mesures annoncées le 18 mars dernier concernent 16 départements, ceux de l’Île de-France, ceux des Hauts-de-France ainsi que les Alpes-Maritimes, l’Eure et la Seine Maritime, complétés, depuis, par le Rhône, l’Aube et la Nièvre. Ils représentent un tiers de la population française et environ 40 % du PIB du pays. 

    Les fermetures de commerces sont moindres qu’en novembre. De ce fait, ces restrictions sanitaires amputeront le PIB de moins de 4 points par mois. Sur l’ensemble de l’année, la perte serait inférieure à 0,4 point. Le ministère de l’Économie espère même que le manque à gagner soit inférieur à 0,2 point de PIB sur l’année, les acteurs économiques s’adaptant de mieux en mieux aux restrictions.

    7,2 milliards d’euros par mois 

    Au niveau des finances publiques, le nouveau confinement pourrait coûter 1,2 milliard d’euros par mois s’ajoutant aux dépenses déjà prévues. Le total pourrait atteindre 7,2 milliards d’euros par mois. Tous les commerces non essentiels bénéficient des dispositifs d’urgence (chômage partiel, fonds de solidarité avec une aide pouvant aller jusqu’à 20 % du chiffre d’affaires, couverture des frais fixes pour les plus grandes structures etc.).

    L’espoir de la vaccination et des plans de relance en Israël et aux États-Unis semblent prouver l’effet des campagnes de vaccination sur le nombre de nouveaux cas de Covid-19. À l’échelle mondiale, le nombre de nouvelles contaminations est passé de près de 800 000 par jour en début de l’année à 400 000 à la fin du mois de mars. 

    une croissance élevée est attendue

    Les responsables américains estiment qu’à compter du début du mois de juillet, la quasi-totalité des restrictions sanitaires pourront être levées permettant à la croissance de s’épanouir. Compte tenu de l’ampleur des plans de relance annoncés, une croissance élevée est attendue au cours du second semestre. 

    La croissance aux États-Unis pourrait atteindre plus de 6 % en 2021 et plus de 4 % en 2022. Pour la zone euro, elle serait plus faible en raison du retard pris dans la vaccination et de la moindre ampleur des plans de relance. Elle pourrait néanmoins dépasser 4 % cette année et l’année prochaine. L’économie mondiale après avoir connu un repli de 3,4 % en 2020 devrait connaître une expansion de 5,6 et 4 % en 2021 et 2022. 

    Les freins possibles à la croissance

    Le scénario d’une reprise forte est actuellement privilégié par les investisseurs et les économistes. Quels sont les obstacles à sa réalisation? La persistance de l’épidémie ou de foyers épidémiques constitue la principale menace qui pourrait entraver le retour de la croissance. Il n’est pas impossible que le virus de la Covid ne disparaisse pas complètement et réapparaisse périodiquement dans certains pays, du fait d’une couverture vaccinale incomplète ou de l’apparition de mutants pour lesquels les vaccins seraient inopérants. 

    Le maintien de restrictions sanitaires au niveau des transports internationaux devrait perdurer plusieurs années, ce qui limitera l’activité du secteur du tourisme et des transports. Par ailleurs, des confinements périodiques pourraient être instaurés afin d’éviter la diffusion du virus, ce qui freinerait également l’activité. L’apparition de mutants pourrait contraindre à la mise en place de vaccination annuelle de la population générant un coût important avec la mobilisation permanente du personnel de santé. 

    La reprise économique pourrait être atténuée par le maintien d’un effort d’épargne de la part des ménages. Depuis le début de la crise, que ce soit aux États-Unis ou au sein de la zone euro, le taux d’épargne avoisine les 20 % du revenu disponible brut. Au niveau de l’OCDE, plus de 3 000 milliards d’euros ont été mis de côté. Leur retour dans les circuits de la consommation est censé accélérer la croissance. Après avoir connu une légère baisse durant la période estivale en 2020, le taux d’épargne est reparti à la hausse à l’automne avec l’application de nouvelles restrictions sanitaires. Les ménages échaudés par la succession de crises et de mauvaises nouvelles pourraient décider de ne pas puiser dans leurs économies. 

    La succession rapide des crises incite à une épargne de précaution

    En Asie du Sud-Est, malgré le retour à la normale, le taux d’épargne reste plus élevé qu’avant la crise, la hausse des ventes au détail ne compensant pas la perte enregistrée durant le début de l’année 2020. La normalisation de la consommation n’a pas été totale. Les ménages conservent une part d’épargne de précaution plus importante qu’auparavant par crainte de nouvelles vagues épidémiques. La succession rapide des crises, ces vingt dernières années, les incite aussi à la prudence. La précarité accrue des situations professionnelles conduit également les ménages à conserver un volant plus important de liquidités. 

    La reprise pourrait être entravée si les entreprises n’augmentaient pas leurs dépenses d’équipements. Face à la hausse de leur endettement, elles pourraient réduire ou différer leurs investissements. S’ils doutent de la vigueur de la reprise ou s’ils croient à l’arrivée de nouvelles crises, les chefs d’entreprises pourraient conserver un montant important de liquidités. Ces dernières atteignent des niveaux records (4 000 milliards de dollars aux États-Unis et 3 500 milliards d’euros pour la zone euro). Sur ce sujet de l’investissement, la zone euro est la plus fragile. En effet, ces vingt dernières années, les investissements de l’entreprise ont peu progressé : +20 % contre +80 % pour les États-Unis. Sans un effort important des entreprises, la croissance pourrait rapidement faiblir en Europe. 

    Le poids du chômage

    La Chine qui est sortie de la crise sanitaire marque le pas en matière d’investissement dont la croissance s’affaiblit depuis maintenant une dizaine d’années. 

    Une des grandes inconnues de la sortie de la crise est le taux d’emploi. Si les secteurs du tourisme et des transports sont toujours handicapés durant plusieurs années par la situation sanitaire, des destructions d’emploi sont inévitables avec la question du reclassement du personnel concerné. L’emploi dans les secteurs de l’hébergement, de la restauration et des loisirs avait augmenté de 2002 à 2020 de 60 % au sein de la zone euro et de 40 % aux États-Unis. Une remise en cause de ces activités abaisserait le taux d’emploi et pèserait sur la croissance. La nécessité de réorienter une partie de la population active vers d’autres activités se pose d’autant plus que la transition énergétique impose une refonte complète de plusieurs filières industrielles comme celle de l’automobile.

    Les tensions commerciales 

    L’évolution des relations commerciales entre les grandes zones économiques peut également influer sur la croissance. Si l’élection de Joe Biden a détendue les relations internationales, les conflits entre les États-Unis et la Chine restent latents et peuvent s’ouvrir à nouveau. Si la situation économique et sociale ne s’améliore pas rapidement, les tensions protectionnistes pourraient se faire jour à nouveau. 

    La probabilité d’une forte croissance en 2021 et 2022 est le scénario le plus probable mais plusieurs menaces pourraient soit en affaiblir la portée, soit en diminuer la durée. Une coopération internationale tant sur les vaccins que sur le plan économique sera un gage de pérennité de l’expansion de l’activité.

  • Fond de relance européen : premiers décaissements « dès l’été »

    Fond de relance européen : premiers décaissements « dès l’été »

    La Cour constitutionnelle allemande devrait statuer « rapidement » sur le Fond de relance européen destiné à faire face à l’impact de la pandémie et les premiers versements aux États-membres intervenir « dès l’été », a estimé mercredi (31 mars) le secrétaire d’État français aux Affaires européennes, Clément Beaune.

    « Nous sommes optimistes sur une décision rapide et positive qui nous permettra d’avancer et de tenir l’objectif que nous fixons, c’est-à-dire d’avoir des décaissements, des préfinancements européens dès l’été prochain »

    Clément Beaune devant le Sénat français.

    Une action devant la justice allemande

    Mardi (30 mars), devant la Commission des Affaires européennes de l’Assemblée nationale, Clément Beaune a même estimé à « cinq à six semaines » le délai pour que la Cour de Karlsruhe rende sa décision.

    Les premiers décaissements du plan de relance européen, doté de 750 milliards d’euros, pourraient alors intervenir dès « le mois de mai », avait-il ajouté, tout en concédant qu’il s’agit là d’une « option ambitieuse et pas certaine ».

    La Cour constitutionnelle allemande a suspendu vendredi le processus de ratification du Fonds de relance européen en raison d’un recours contre ce mécanisme basé sur une dette commune.

    Les deux chambres du Parlement allemand venaient alors tout juste d’approuver le texte de loi, dont la ratification est donc suspendue à ce recours en référé.

    Les craintes sont grandes que ce référé ralentisse encore la mise en place du Fonds, au moment où la pandémie de Covid-19 se prolonge en Europe et continue à affecter durement des pans entiers de l’économie.

    16 sur 27 membres ont déjà adopté le plan

    A cette heure, 16 États membres – dont l’Allemagne jusqu’à la saisine de la Cour constitutionnelle – sur 27 sont allés au bout du processus de ratification, a rappelé Clément Beaune.

    « J’espère qu’il pourra être achevé dans les 27 États-membres d’ici le mois de mai »

    selon le secrétaire d’État français.

    Âprement négocié l’été dernier par les Vingt-Sept, ce mécanisme de l’UE est destiné à faire face aux conséquences économiques de la pandémie.

    Source : Touteleurope.eu

    Il repose sur un mécanisme sans précédent de dette commune à tous les États-membres et une partie de l’argent sera versée sous forme de subventions (312,5 milliards d’euros), notamment aux pays ayant subi le plus lourd impact.

    C’est précisément cette mise en commun inédite des dettes des pays européens que contestent les initiateurs du recours devant la Cour constitutionnelle allemande.

  • Montmartre au temps de la Covid-19 ! Un reportage à ne pas louper

    Montmartre au temps de la Covid-19 ! Un reportage à ne pas louper

    TV5MONDEplus propose un nouveau numéro inédit de son magazine de grands reportages mensuel « Collection Reportages » : « Montmartre, au temps d’un virus ». Un document exclusif disponible sur la plateforme gratuite TV5MONDEplus.

    Immersion dans un Montmartre confiné

    L’histoire de « Montmartre, au temps d’un virus » est l’histoire d’une sidération collective.
    Elle est portée par des femmes et des hommes qui durant 55 jours en France, ont dû affronter cette menace invisible, celle d’un virus dévastateur, la Covid-19, qui frappe aujourd’hui encore à l’échelle de la planète.
    Ils travaillent dans le 18ème arrondissement de Paris. Nuit et jour, entre le 17 mars et le 11 mai 2020, ils ont dû surmonter leurs peurs, leurs angoisses et répondre à leurs obligations. Affronter la vie, ses hauts et ses bas.
     
    55 jours de silence, de rues désertes, de vies confisquées, d’activités à l’arrêt, de fraternité au balcon, de coups de gueule, de solidarité.
    Le 17 mars 2020, la France, comme nombre de pays dans le monde, s’est figée. 
    Dans cet arrondissement de Paris, de Montmartre à la Goutte d’Or, arrondissement-planète aux cultures multiples, une forme de résistance s’est organisée pour continuer à nourrir, à nettoyer, à contrôler, à surveiller, à soigner, à consoler, à faire rêver, à s’évader.

    Des vies entre parenthèses ?

    Emmanuelle la Commissaire divisionnaire, P’tit Loup le Pharmacien, Eric le Maire, Murielle l‘Infirmière, Sylvie la Boulangère, le Père Olivier, Marie-Rose la Libraire, Nourdine l’Eboueur, mais aussi Rachid de l’association la Table Ouverte, Michel de Solidarité St Bernard, qui côtoient la faim, les violences, la rue, la solidarité… Toutes et tous étaient présents.
    Jour après jour, pour la plupart sans masque, sans gel hydroalcoolique, ils étaient portés par leurs missions et cette conviction : la vie d’après devait exister. 
     
    C’était il y a un an. L’instantané d’une époque. 
    Des témoignages toujours dans d’actualité et qui pourtant restituent une histoire déjà presque enfouie. 

    Un reportage dirigé par Françoise Joly

    Ce document inédit est dirigé par Francoise Joly. Première femme à prendre la tête du service politique étranger en 1997 de France 2, c’est dans ce service qu’elle rencontre Guilaine Chenu qui y travaille comme grand reporter. En 2001, les deux femmes qui ont noué des relations fortes sont choisies par un autre duo, Paul Nayon et Bernard Benyamin, pour leur succéder à la présentation d’Envoyé Spécial. Tous les jeudis elles y présentent des reportages d’information sur divers sujets d’actualité répartis à travers le monde.

    En quelques années, elles prennent totalement le contrôle de l’émission puisque les deux consoeurs en deviennent productrices déléguées et rédactrices en chef. En janvier 2010, Françoise Joly présente, avec de nombreuses autres vedettes de la télévision, une émission de soutien à Haïti suite au tremblement de terre qui a ravagé le pays. En 2016, son départ du magazine Envoyé Spécial est annoncé, après plus de 15 ans à l’antenne.

    Regardez l’interview de Françoise Joly

  • France : le dernier tour de vis ?

    France : le dernier tour de vis ?

    Le variant, qui circule actuellement en France, et ses conséquences furent au coeur de la déclaration d’Emmanuel Macron annonçant de Nouvelles restrictions.

    A 20h, ce mercredi 31 mars, dans le cadre solennel d’une allocution, le Président de la République a demandé à chaque français un effort supplémentaire. Après avoir annoncé le renforcement des unités de réanimation dans les hôpitaux, Emmanuel Macron a décidé d’étendre les restrictions déjà en application dans certains départements à tout le territoire métropolitain.

    Restrictions pour 65 millions de Français

    Les règles qui seront en vigueur dès ce samedi 3 avril sont les suivantes :

    Couvre feu à 19h

    Télétravail systématique

    Fermeture pendant 4 semaines des écoles, collèges et lycées (dont 2 semaine de télétravail) sauf pour les enfants handicapés ou les enfants de soignants. (les maternelles et les primaires n’auront que 3 semaines de fermeture)- 1 journée de cours par semaine pour les étudiants

    – Commerces non essentiels fermés

    Et coté circulation :

    – Pas de déplacement après le 5 avril entre les régions

    – Déplacement limité à 10km du domicile sans attestation (au delà avec attestation et avec un motif impérieux si changement de région)

    Les expatriés préservés

    La bonne nouvelle, les Français de l’étranger gardent un accès libre au territoire national sans motif impérieux. Le maintient ou non du test PCR n’a pas précisé, cependant le Président de la République que tous les Français de l’étranger pourraient accéder au territoire national, rejoignant le Conseil d’Etat. Ce point va être précisé ce jeudi 1 avril lors de la publication des décrets attachés à cette allocution.

  • Nouveau cadre fiscal commun à l’UE pour les plateformes numériques

    Nouveau cadre fiscal commun à l’UE pour les plateformes numériques

    Airbnb a salué l’accord conclu entre les États membres de l’UE en vue de créer un cadre commun de déclaration fiscale pour les plateformes numériques, qui obligera les ventes à être déclarées aux autorités fiscales.

    Revenus déclarés automatiquement

    La semaine dernière, le Conseil de l’UE, actuellement présidé par le Portugal, a adopté de nouvelles règles pour améliorer la coopération administrative en matière de fiscalité, obligeant les opérateurs de plateformes numériques à déclarer les revenus obtenus par les vendeurs.

    La plateforme d’hébergement touristique Airbnb a réagi à cette adoption mardi 30 mars, déclarant dans un communiqué envoyé à Lusa qu’elle salue ces nouvelles règles qui soutiendraient une approche plus cohérente, standardisée et internationale du partage d’informations sur les revenus obtenus par le biais des plateformes.

    « Nous voulons être un bon partenaire sur les questions fiscales, et cette mesure nous permettra de travailler avec plus de gouvernements pour aider les hôtes à suivre les règles », indique la société nord-américaine créée en 2007 et qui est présente dans plus de 220 pays dans le monde, dans un total de plus de 100 000 villes avec des annonces actives.

    Facebook, Google, Apple, Amazon déclareront vos revenus

    La nouvelle réglementation, qui répond aux défis posés par l’économie numérique, a été adoptée il y a une semaine par le Conseil de l’UE. Elle entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2023, couvrant les plateformes numériques situées à l’intérieur et à l’extérieur de l’UE (comme Facebook ou Instagram).

    Une révision de la directive européenne sur la coopération administrative dans le domaine fiscal, à partir de cette date, signifie que les opérateurs de plateformes numériques devront déclarer les revenus gagnés par les vendeurs sur leurs plateformes et que les États membres devront échanger automatiquement ces informations, expliquait alors le Conseil de l’UE dans le communiqué.

    Selon le Conseil, les nouvelles règles permettront aux autorités fiscales nationales de détecter les revenus obtenus par le biais des plateformes numériques et de déterminer les obligations fiscales correspondantes.

    Cette révision vise à étendre les règles fiscales européennes aux entreprises vendues par l’intermédiaire de réseaux sociaux tels que Facebook ou Instagram, qui sont en pleine expansion, notamment en raison de la pandémie et des mesures restrictives adoptées pour les ventes physiques.

    Lutter contre la fraude fiscale

    Cependant, malgré le nombre croissant de personnes et d’entreprises utilisant des plateformes numériques pour vendre des biens ou fournir des services, ces revenus ne sont généralement pas déclarés et les impôts ne sont pas payés.

    Cette situation fait que les États membres finissent par perdre des recettes fiscales et crée des inégalités par rapport aux commerces et boutiques traditionnels.

    En juillet 2020, les Européens ont proposé des règles pour une plus grande transparence fiscale dans l’UE, visant à faire en sorte que ceux qui gagnent de l’argent via des plateformes en ligne paient des impôts en fonction de leurs revenus et à prévenir l’évasion fiscale.

  • La Chine de plus en plus visible et crainte

    La Chine de plus en plus visible et crainte

    Les relations entre la Chine et la France se sont tendues au milieu du mois de mars après la publication d’un tweet mettant en cause un chercheur français, Antoine Bondaz, membre de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) travaillant notamment sur Taïwan. L’ambassadeur de Chine à Paris a été convoqué au Quai d’Orsay sachant qu’il avait, à plusieurs reprises, indiqué que son pays n’acceptait plus de se soumettre au diktat des occidentaux en matière des droits de l’Homme. Il avait été convoqué au mois d’avril 2020 au sujet de propos déplacés concernant l’épidémie de Covid-19. 

    Cette tension est liée à la décision de l’Union européenne, du Canada, du Royaume-Uni et des États-Unis d’appliquer des sanctions contre plusieurs dirigeants chinois du Xinjiang, région du nord-ouest de la Chine où demeurent les Ouïghours, un peuple turcophone et à majorité musulmane sunnite. 

    Les relations entre les Occidentaux et la Chine sont de plus en plus complexes du fait du poids croissant de cette dernière et de sa volonté de s’affirmer comme une grande puissance économique et militaire. La cohabitation entre le système communiste de marché et le système libéral de marché qui était de mise depuis 1978, se fissure.

    Les valeurs libérales en question

    Après l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, les valeurs libérales se sont imposées dans le monde entier. La Chine a pleinement accepté les règles de l’économie de marché à travers son adhésion notamment à l’Organisation Mondiale du Commerce le 11 décembre 2001. Cette acceptation vaut certes pour l’économie mais ne s’applique pas aux aspects politiques du libéralisme. Convaincus que l’effondrement de l’URSS était la conséquence d’une faible compétitivité économique et de l’engagement d’un processus de libéralisation politique avec la perestroïka, les dirigeants chinois ont opté pour un développement de l’économie tout en renforçant le système du parti unique. Ils ont, de ce fait, décidé à réduire au maximum les libertés publiques en vigueur à Hong Kong qui avaient été octroyées pendant le mandat britannique. La Chine a réduit la part des législateurs élus au suffrage direct de 50 à 22 % et exige qu’ils soient contrôlés pour leur «patriotisme». 

    Le 12 mars dernier, de manière assez modérée, le groupe des démocraties du G7 a condamné la répression autocratique de la Chine à l’encontre de Hong Kong considérant que c’était une violation des obligations du traité du pays. Les diplomates chinois ont démenti tout comportement contraire au droit international.

    Le nouveau cœur du capitalisme 

    Malgré le contrôle de plus en plus sourcilleux de Pékin, Hong Kong continue de connaître une forte croissance. La ville conforte son rang de principale place financière asiatique qu’elle partage avec Singapour. Les entreprises occidentales comme Morgan Stanley et Goldman Sachs sont de plus en plus présentes à Hong Kong. L’année dernière, la valeur des paiements en dollars américains compensés à Hong Kong, plaque tournante de la monnaie de réserve mondiale, a atteint un record de 11 000 milliards de dollars. 

    Si la Chine est de plus en plus montrée du doigt, elle continue à attirer les capitaux étrangers. Plus de 163 milliards de dollars de nouveaux investissements multinationaux ont été comptabilisés en 2020, plus que tout autre pays. Les autorités décident d’ouvrir progressivement les marchés des capitaux aux étrangers. La Chine dont l’économie pèse plus de 18 % du PIB mondial devient jour après jour le nouveau cœur du capitalisme. Elle génère désormais, à l’instar des États-Unis, de nouvelles tendances de consommations.

    La Chine peut imposer ses normes 

    Compte tenu du poids de ses importations, les prix des matières premières et de l’énergie sont de plus en plus fixés par la Chine qui a désormais les moyens d’imposer ses normes. Malgré l’absence de tribunaux totalement indépendants, les entreprises sont contraintes d’accepter la réglementation chinoise. 

    Contrairement aux espoirs des Occidentaux après l’adhésion de la Chine à l’OMC, celle-ci ne s’est pas banalisée, la démocratisation du régime est restée lettre morte. Au contraire, celui-ci met en avant que les pays occidentaux soient entrés dans une phase de déclin du fait de l’absence de consensus et de la montée de l’individualisme. Face aux atteintes aux droits de l’Homme et au non-respect des règles du commerce international, l’administration américaine sous Donald Trump a opté pour la coercition avec l’instauration de droits de douane et de sanctions. Cette politique n’a guère eu d’effets tangibles. 

    La campagne de trois ans contre l’entreprise Huawei, accusée d’espionnage à travers les équipements qu’elle fournit pour la 5G n’a pas été suivie par les autres pays. Sur les 170 pays qui utilisent des produits Huawei, une douzaine seulement l’ont interdit. Pendant ce temps, de nombreuses entreprises technologiques chinoises ont renforcé leurs positions en Occident.

    Renforcement en Occident 

    La crise sanitaire a conduit à un renforcement de la présence économique chinoise au sein des pays occidentaux. La Chine réalise 22 % des exportations mondiales de produits manufacturés. Ses produits sont incontournables dans de nombreux domaines : informatique, électronique, automobile, énergie, pharmacie. La mise en place de produits de substitution en Europe comme aux États-Unis mettrait du temps. Par ailleurs, un grand nombre de grandes entreprises européennes et américaines se sont implantées en Chine. Elles seraient les premières victimes en cas de guerre économique majeure. 

    Le secteur bancaire tout comme celui du luxe en France sont très dépendants de la Chine. Interdire à ce pays d’utiliser le dollar est aujourd’hui quasi impossible, sauf à vouloir déclencher une crise financière mondiale.

    Tensions en Mer de Chine 

    Les autorités chinoises souhaitent sécuriser leurs routes commerciales avec la Nouvelle Route de la Soie, diminuer l’influence des États-Unis en Mer de Chine et affirmer leur rôle de première puissance asiatique. Les États-Unis en tant que protecteur du Japon, de la Corée du Sud et de Taïwan, entendent rester présents dans cette zone devenue le cœur de l’économie mondiale. La Chine souffre d’un isolement relatif en Asie du Sud Est du fait qu’elle compte comme voisins la Corée du Sud ou le Japon mais elle peut compter sur le soutien de nombreux pays émergents. Elle peut du fait de son poids commercial infléchir les positions de certains gouvernements traditionnellement alliés des Occidentaux. 

    La Chine occupe une place dominante dans le commerce international. Elle est le premier partenaire commercial de marchandises de 64 pays, contre seulement 38 pour l’Amérique. 

    Au lieu d’isoler la Chine, l’Amérique et ses alliés risquent de s’isoler. 

    La situation de la Chine n’est en rien comparable à celle de l’URSS en 1991. Cette dernière avait été affaiblie par une guerre de dix ans en Afghanistan et dépendait de ses exportations de gaz. La Chine dispose désormais d’une économie diversifiée qui est compétitive. Elle pourrait devenir autosuffisante même pour des biens de haute technologie comme les semiconducteurs. 

    La Chine est influente économiquement avec plus de 40 000 entreprises présentes à l’étranger qui emploient des centaines de milliers de salariés. Les collectivités publiques occidentales tentent de les attirer au nom de l’emploi. 

    Les gouvernements de l’OCDE souhaitent revoir les chaînes d’approvisionnement. Ils estiment que les autorités chinoises font preuve d’ingérence que ce soit à travers le cloud ou par la présence d’étudiants et de chercheurs au sein des universités. Plus de 500 000 étudiants chinois fréquentent les universités américaines et peuvent accéder aux laboratoires de recherche. Les Américains estiment nécessaire de renforcer les moyens militaires et les alliances de revers contre la Chine, que ce soit avec l’Inde, le Japon, la Corée du Sud ou l’Australie. Si Donald Trump souhaitait imposer des concessions à la Chine par la force et la contrainte, Joe Biden semble opter pour un endiguement en associant les alliés traditionnels des États-Unis. Le sujet d’attention est Taïwan dont le rattachement à la Chine continentale est toujours d’actualité pour les dirigeants de ce pays.

  • La lassitude, l’expression de la répétition.

    La lassitude, l’expression de la répétition.

    « On en a marre ». 
    Cette énonciation au sens commun doit être la plus exprimée ces derniers temps par les expatrié(e)s et plus globalement par les français. Le « on » impersonnel vient désigner le rouage dans lequel ils sont pris sans pour autant y voir la fin. 

    Moralement fatigué

    le sentiment de lassitude majoritairement ressenti fait référence à deux choses : 
    1- l’état dans lequel se trouve un individu sur le plan moral, psychique 
    2- ce qui se joue en amont pour créer cet état, qui lui, a trait au situationnel. 

    Si on est lassé, c’est qu’on est fatigué moralement, un ras-le-bol se ressent et un découragement voire un épuisement s’exprime. Ce n’est pas anodin, il y a une notion centrale à cet effet qu’est la répétition. 
    Sur un plan clinique, on pourrait comparer la situation politico-sanitaire actuelle à un processus addictif dans lequel le procédé est sans fin. C’est ce qu’on appellerait la compulsion de répétition. 
    La compulsion de répétition, selon Freud, est le refoulé « qui, demeuré incompris, fait retour. Et na pas de repos jusqu’à ce que soient trouvées résolution et délivrance. [1] »

    Cette répétition se trouve au cœur même du symptôme. La compulsion de répétition est repérable chez le sujet alcoolique via son engagement dans diverses cures ; dans sa tentative de se sevrer indéfiniment. Tout comme la situation actuelle qui tente de nous plonger de manière répétitive et incertaine dans un climat psycho-socio-éducatif où il est question d’adopter un protocole, très souvent changeant. Où il est question de venir ajouter, stabiliser et enlever du rythme sur le plan professionnel et ce pris dans un rouage incessant. Où il est encore question d’expliquer aux individus ce qui doit être pensé, repérable mais qui s’annule trop souvent par ce qui en découle.

    La répétition ne se joue pas essentiellement dans les thématiques abordées, ni même dans la boucle qu’elle emprunte. La théâtralité avec laquelle tout cela s’exprime en est également un exemple. C’est-à-dire que la répétition serait dans ce qui est entendu, et dans la façon dont cela se perçoit au travers du flux linguistique. 
    Nous pouvons aussi repérer une répétition dans les caractéristiques vocales de celui ou ceux qui énoncent, via le journal télévisé par exemple. C’est ce qui explique que l’on peut reconnaitre une personne qui s’exprime sans la percevoir, en fonction des mots utilisés, du son de la voix, de la tonalité. 
    Tout comme le clinicien avec son patient, nous sommes en tant qu’individus imprégnés de cette subjectivité vocale de chacun.

    La répétition, on ne la connait que trop bien dans la dimension psycho-sociale qui se joue au sein de notre pays et dans le monde entier depuis plus d’un an. 

    Il y a une réalité externe qui est la situation sanitaire, économique, professionnelle et ce qui en est de sa réalité. 

    L’impuissance ressentie face aux décisions qui nous échappent, face à la façon dont tourne le monde et aux risques psycho-sociaux que cela génère, ne doit pas venir pour autant prendre une place majeure dans ce qui est de son système de pensée. 

    Allez au delà de la répétition

    Cela semble compliqué allez-vous me dire, comment puis-je penser un au-delà de ce qui se joue sans même avoir de repères précis, pensables, moi qui suis face à une inconnue d’ordre spatio-temporelle ?

    C’est là que rentre en compte le système interne d’un individu.
    Sachez qu’il n’y a pas de système unique et si en tant que sujet je n’ai pas suffisamment d’espace à l’extérieur, je peux en créer à l’intérieur. 
    Il va falloir alors procéder à un lâcher prise et rendre de l’importance à ce que je peux acter, actionner. La pensée est indissociable à ce procédé car je vais devoir opérer des changements mentaux qui viendront moduler ma capacité d’adaptation à l’environnement afin de m’ouvrir sur des champs impensables jusqu’alors. 

    La répétition c’est ce qui fait retour et à laquelle je suis confronté(e), sans cesse. S’il n’y a pas de tentative de pas de côté, on retourne dans la boucle construite et modulée qui fait défaut. 
    Attention à ce que la lassitude ne fasse pas de vous des « êtres lacés », ce qui viendrait alourdir votre capacité d’action.

    Karine Miquelis
    psychologue clinicienne – psychothérapeute
    www.seancedepsy.com


    [1]S. Freud,  Analyse de la Phobie d’un garçon de cinq ans. 1909. Fr., p. 180.

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  • En Marche ! débarque, la gauche s’unit et le RN prend des ailes à la veille des élections consulaires en Espagne

    En Marche ! débarque, la gauche s’unit et le RN prend des ailes à la veille des élections consulaires en Espagne

    L’ensemble des candidatures pour les élections consulaires du 30 mai prochain en Espagne ont été publiées, ce lundi. LREM fait irruption sur l’échiquier politique, la gauche présente des listes uniques, l’extrême droite se présente à Barcelone et LR tente d’aller de l’avant malgré les tensions qui ont abîmé le mouvement. Petit tour d’horizon pour y voir plus clair. 

    La course est lancée. En Espagne, l’ensemble des candidatures aux élections consulaires du 30 mai prochain ont été officiellement publiées, ce lundi. Cinq listes pour la circonscription de Madrid, qui couvre la majeure partie du territoire espagnol. Quatre listes dans la circonscription de Barcelone, qui regroupe trois régions de l’est du pays : la Catalogne, Aragon et Les Baléares.

    11 élus pour deux circonscriptions

    Ce scrutin permet aux titulaires de la nationalité française installés en Espagne d’élire leurs conseillers consulaires. Six dans la zone de Madrid. Cinq sur celle de Barcelone. Le rendez-vous électoral aurait dû se tenir l’année dernière. Il a été repoussé au mois de mai 2021 en raison de la crise sanitaire.

    L’arrivée de candidatures estampillées La République en marche (LREM), parti d’Emmanuel Macron, devrait rebattre les cartes. Inexistante lors des dernières élections consulaires, en 2014, la formation avait provoqué une reconfiguration des équilibres politiques en France au moment de son irruption, en 2017. Sous cette bannière, les candidats espèrent reproduire l’exploit de l’autre côté des Pyrénées. À Madrid, la liste “Ensemble pour TOUS les Français d’Espagne” est menée par Stéphane Vojetta. Suppléant de la députée LREM Samantha Cazebonne, il a été poussé à monter une équipe par cette dernière. À Barcelone, c’est Baudoin de Marcellus qui est en tête de la liste investie par le parti.

    La droite éclate quand la gauche s’unit

    Raphaël Chambat

    À droite, le parti Les Républicains (LR), a disparu de la circonscription de Barcelone. Ils ont essayé de monter une liste. Mais Raphaël Chambat (représentant local de LR, NDLR) n’a pas réussi à former une équipe après sa défaite aux législatives de 2017”, raille Pierre-Olivier Bousquet, élu consulaire qui menait la liste sur laquelle Les Républicains avait apposé son étiquette en 2014.

    Raphaël Chambat regrette une attaque personnelle. Il a pris contact avec Lesfrançais.press pour s’expliquer, après la publication de cet article. Le représentant local du parti de droite assure qu’il avait déjà une liste prête. Mais il ne l’a pas présentée en raison de problèmes personnels qui accaparent son énergie. Pierre-Olivier Bousquet ne se représente pas non plus.

    Antoine de Fontange

    À Madrid, la formation présente la liste “Parlon des Français d’Espagne”, menée par Antoine de Fontange. Mais la marque LR a souffert. Lors des élections législatives, en 2017, il restait un candidat d’extrême gauche [François Ralle Andreoli, NDLR] et une candidate En Marche ! [Samantha Cazebonne, NDLR]”, raconte Joëlle Sée, conseillère consulaire élue sur la liste de l’UMP (rebaptisé Les Républicains depuis) aux dernières élections consulaires. “LR n’a pas appelé à voter pour cette dernière, au risque de voir l’extrême gauche gagner. Nous avons donc soutenu la candidate En Marche !. Cela a provoqué un gros clash. Nous sommes beaucoup à avoir rendu notre carte LR à ce moment.” Sur trois élus de la liste UMP en 2014, deux ne se représentent pas. Le troisième, Francis Huss, tête de liste il y a sept ans, a préféré la troisième position sur la liste LREM cette année.

    François Ralle Andreoli

    La gauche, elle, s’est regroupée sur une liste commune. À Madrid comme à Barcelone. La France Insoumise (LFI), Europe écologie Les verts (EELV) Génération.s et le Parti socialiste (PS), appuient la liste “AGISSONS ENSEMBLE”1, emmenée par François Ralle Andreoli à Madrid. Élu en 2014 sur une liste soutenue par le Front de gauche, ce dernier est aujourd’hui candidat à sa propre succession, et encarté chez EELV. Les deux élus de la liste investie par le PS et EELV en 2014 sont aujourd’hui sur celle de François Ralle.

    Renaud Le Berre

    Dans la zone de Barcelone, c’est Renaud Le Berre qui mène la liste “AGISSONS ENSEMBLE”2. Lui aussi membre d’EELV. Lui aussi prétendant à sa succession. Lui aussi appuyé par la majeure partie des forces de gauche. Lui aussi a réuni tous les élus des deux listes de la gauche en 2014 dans son équipe. Il a sollicité le soutien des Socialistes, mais ne l’avait pas obtenu officiellement au moment de la publication de cet article. 

    Le RN pense être en veine

    Alain Lavarde

    À l’extrême droite, le Rassemblement national (RN) semble décidé à surfer sur la dynamique qui le porte en France.Je suis responsable du Front national (rebaptisé Rassemblement national en 2018, NDLR) depuis 30 ans, c’est la première fois que je suis sollicité pour monter des listes jusqu’au Portugal”, s’amuse Alain Lavarde, élu sur la liste du Front national en 2014 dans la circonscription de Madrid. À 74 ans, il comptait raccrocher. La direction parisienne du parti l’a convaincu de repartir pour un tour, et de monter une liste pour la zone de Barcelone, où la droite de la droite n’avait aucun candidat jusque-là. Katia Barberousse, une novice de 46 ans, doit mener cette équipe.

    Pascal Bourbon

    Il y a enfin les listes “indépendantes”. Sur la Costa Brava, la “Liste indépendante des Français de l’étranger” (Life) est dirigée par Pascal Bourbon. Elle n’existe qu’à Barcelone et se veut “indépendante des partis, groupement ou doctrines. Le chef de file définit son mouvement comme “libéral et humaniste”. Il avait déjà été élu à la tête d’une liste Life en 2014. 

    Stéphanie Villemagne

    À Madrid, la liste Alliance solidaire des Français d’Espagne est menée par Stéphanie Villemagne. Présentée comme indépendante, elle est affiliée à l’Alliance des Français de l’étranger (ASFE), parti créé en 2009 par Jean-Pierre Bansard. Son élection au poste de sénateur a été annulée en 2018 en raison d’irrégularités dans ses comptes de campagne. Certains accusent la formation de n’exister que pour le faire élire sénateur. “J’ai envie de croire que l’idée est d’avoir des élus qui nous permettent de répondre à des questions qui concernent les Français de l’étranger au Sénat”, répond Stéphanie Villemagne.

    Les yeux sur le Sénat

    Les candidatures ne se résument pas aux étiquettes que les partis apposent sur les listes depuis Paris. Bourses scolaires, aide à l’emploi, aides sociales… les prérogatives des conseillers consulaires sont limitées, dans des contextes parfois très différents de celui de l’Hexagone et des outre-mers. Par ailleurs, l’ambiance de travail sereine au sein du conseil consulaire de Madrid est à des années-lumières des luttes claniques qui déchirent les assemblées démocratiques en France.

    Mais à Paris, les partis qui investissent les listes en Espagne ont les yeux posés sur les élections sénatoriales. Les conseillers consulaires et leurs délégués forment les gros des grands électeurs dont le vote désignent les sénateurs représentant les Français établis hors de France au palais du Luxembourg, à Paris. Six d’entre eux doivent être renouvelés en septembre.

    Annexes

    1Le nom complet de la liste est “AGISSONS ENSEMBLE – Mouvement citoyen des Française et Français d’Espagne, des élus engagés à vos côtés. Poursuivons ensemble notre action pour plus de solidarité et d’écologie”.

    2 Le nom complet de la liste est “AGISSIONS ENSEMBLE – MOUVEMENT CITOYEN POUR L’ÉCOLOGIE ET LA SOLIDARITÉ”.

  • les USA vont réouvrir leurs frontières !

    les USA vont réouvrir leurs frontières !

    Le public américain est prêt à voyager à nouveau – plus de 1,5 million de personnes ont pris l’avion dimanche, le plus haut en plus d’un an. Selon la TSA, 1 543 115 voyageurs ont été contrôlés le 21 mars, contre 548 132 le même jour en 2020. Les nombreux américains qui veulent aller à l’étranger, ainsi que l’industrie touristique américaine, ont reçu un espoir sous la forme d’un calendrier potentiel pour la réouverture des frontières internationales. Ce n’est pas le cas partout !

    Objectif : mai

    Selon CNBC, deux sources au sein de l’administration ont signalé que le président Biden « envisage la mi-mai » pour révoquer plusieurs de ces interdictions.

    Il s’agit notamment d’assouplir les restrictions à la frontière terrestre avec le Mexique et le Canada et d’autoriser les voyages internationaux en provenance du Royaume-Uni, de l’Europe et du Brésil.

    CNBC signale qu’il n’y a eu ni note de service sur la politique ni codification officielle de l’échéancier de mai. Le mois de mai serait la cible, car c’est probablement à ce moment-là que les vaccinations pourraient atteindre un seuil suffisant pour que les déplacements recommencent. Selon un haut fonctionnaire de l’administration, « il y aura un changement radical à la mi-mai lorsque les vaccins seront plus largement accessibles à tous ».

    Une première date pour les frontières terrestres : 21 avril

    Le ministère de la Sécurité intérieure a prolongé l’interdiction de voyager à la frontière terrestre avec le Mexique et le Canada jusqu’au 21 avril, pour différentes raisons; Le Canada a demandé aux États-Unis de garder la frontière fermée pendant qu’ils trouvent suffisamment de vaccins pour protéger leurs citoyens, et les États-Unis ont demandé au Mexique d’appliquer le protocole du masque et d’améliorer les tests avant que la frontière ne s’ouvre.

    L’administration Trump a interdit aux voyageurs de l’UE d’entrer aux États-Unis en mars 2020 au plus fort de la première vague de la pandémie de COVID-19. Et alors qu’il était sur le point de la révoquer à la fin de novembre, ce ne devait pas l’être, en raison de la hausse des taux de COVID-19 au cours de Noël en raison de l’émergence de la variante B.1.1.7 découverte au Royaume-Uni.

    Un lobbying intense des professionnels

    L’information au moment où des groupes de pression et des organisations commerciales représentant les industries de l’aviation et du voyage ont demandé au gouvernement américain d’élaborer une feuille de route pour relancer les voyages internationaux.

    Les signataires de 26 groupes commerciaux ont envoyé une lettre à Jeffrey Zients, le coordonnateur de la réponse du gouvernement à la COVID-19, le 22 mars, disant que « la nécessité d’une feuille de route fondée sur les données et les risques pour rouvrir les voyages internationaux est urgente ». 

    Les organismes commerciaux comprenaient Airlines for America (A4A), l’Aerospace Industries Association (AIA), la Regional Airlines Association (RAA), l’IATA, le syndicat des pilotes de la Southwest Airline Pilots Association et la Chambre de commerce des États-Unis.

    La lettre ne demandait pas de mettre fin aux précautions sanitaires nécessaires, mais suggérait des tests généraux pour les passagers à l’arrivée (les passagers vaccinés pourraient être exemptés). 

    Il a été demandé qu’une solution soit en place pour le 1 mai, afin que « le pays puisse s’ouvrir aux touristes non américains avant la saison estivale des voyages ». L’été est la période de voyage la plus chargée de l’année et beaucoup craignent qu’un deuxième été fermé sans tourisme international pourrait être plus fatale à l’industrie touristique.

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