Analyse des résultats des élections régionales et départementales du dimanche 27 juin en France avec Jérémie Peltier et Pascal Delwit.


Analyse des résultats des élections régionales et départementales du dimanche 27 juin en France avec Jérémie Peltier et Pascal Delwit.


Toute la Nation a vibré pendant près de 3 heures avec l’Equipe de France. Pendant le temps réglementaire, les Bleus se font dominer lors de la première mi-temps. A la reprise, en 4 minutes, Benzema marque 2 buts avant que Pogba enfonce le clou.
Puis les Suisses sont remontés malgré l’arrêt d’un penalty de lloris. Avant les prolongations, sans but. On s’est donc dirigé vers la loterie des penalty. Et malheureusement, la France loupa son dernier tir… La Suisse se qualifie donc pour la première fois de son histoire en 1/4 de finale de l’Euro.

Mais un peu partout dans le monde, les Français de l’étranger étaient devant leurs écrans, dans les bars ou les Fans-Zones à soutenir les Bleus. Tour d’horizon de quelques repères qui ont compté pour cet Euro 2021.
A Bruxelles, la Fans-zone de la France, hébergée dans l’International Village Football au Parc du cinquantenaire et organisée par l’Union des Français de Belgique (NDRL : présidée par le rédacteur en chef de notre site Lesfrancais.press, Fabien Ferasson de Quental) a vibré pour chaque but. Les supporters Français avaient rempli l’espace (nombre de places limité du fait des mesures Covid-19) et ont fait résonner la Marseillaise à de multiples reprises.
Malgré la tension dans le pays avec les Belges, qui veulent voir leurs Diables remporter leur première compétition, l’ambiance resta bon enfant, même si chaque match est l’occasion d’une joyeuse compétition..parfois un peu vache. Désormais tout le monde, Français et Belges, vont se retrouver derrière les Diables Rouges. Pour l’anecdote, le président de la Fédération belge, Mehdi Bayat, est Français.
Malgré les soucis que rencontrent nombre de Français en Angleterre pour régulariser leur situation à quelques jours de la fin de la période de tolérance pots Brexit, les lieux qui proposaient la diffusion du match France-Suisse étaient nombreux. Notre correspondant a suivi la centaine de Français qui s’étaient réunis au Pub, The Tiger, à l’appel du Cercle des Français de Londres.
En plein après-midi, les Français de New-York avait déserté les bureaux pour rejoindre les différents spots aux quatre coins de la villes. Que ce soit au Félix, au Café du Soleil ou au Smithfield Hall (repère des supporters de l’OM dans la Grosse Pomme), ils furent plusieurs centaines, en tout, à avoir vibré jusqu’au bout avec les Bleus. On pense aux patrons du OCabanon qui ont offert à tout le public une coupe de Champagne pour chaque but des Français (7 buts).
Alors que la Coupe des Nations d’Afrique se joue, les Africains suivent aussi avec assiduité la compétition européenne. Nombreux expatriés se sont joints aux nationaux qui se réunissaient pour suivre ce match. Et ils n’ont pas été déçu. Du Cameroun à l’Algérie en passant par Dakar, l’Afrique a vibré avec les Bleus. Preuve si il n’en fallait des liens très forts qui unissent notre pays à ce continent.
On finit notre tour d’horizon des supporters des Bleus avec la ville qui recevait le match France-Suisse, Bucarest. Les Français étaient en folie. Expatriés mais aussi métropolitains avaient fait le voyage pour supporter notre Equipe Nationale. On compta plus de 1500 Français le soir dans les bars de la capitale de la Roumanie.. qui ne porta donc pas chance aux Français.

Israël a testé avec succès un système de laser électrique pour abattre obus, roquettes et missiles[1]. Selon le ministre Benny Gantz, il s’agit d’une « percée majeure ». Les missiles Tamir du Dôme de fer israélien ont déjà détruit en vol 90% des 5000 roquettes lancées par le Hamas. D’ici cinq ans, ils seront remplacés par des canons lasers, cent fois moins chers, cent fois plus précis. Ces lasers annoncent un changement radical dans la guerre asymétrique que se livrent Hamas, Hezbollah et Israéliens, mais aussi Houthis et Saoudiens, toutes les guerres asymétriques, mais plus encore entre puissances balistiques.
Les missiles balistiques porteurs de charge nucléaire pourraient être interceptés avec une probabilité de 99.9%. Les dômes de protection « nationaux « seront constitués par la plupart des Etats développés. Si un système de canons lasers détruit les missiles, la guerre « conventionnelle » redevient possible entre puissances.

Est-ce pour cela que la France envisage à nouveau d’entrainer ses forces armées dans le cadre d’un conflit interétatique « classique »? Le Chef d’Etat Major des Armées a annoncé au Sénat qu’un exercice interarmes de grande ampleur, « Orion », sera organisé en 2023. La Russie effectue aussi des exercices militaires, tout comme l’Otan, mais cela faisait longtemps que la France n’avait pas engagé ce type d’exercice. Selon un rapport récent de la Rand Corporationl’armée française serait capable[2] de faire face à un conflit conventionnel de haute intensité en Europe, mais pas très longtemps : celui d’attendre les renforts américains.
En ce moment, la marine russe effectue d’ailleurs des exercices militaires en Méditerranée orientale, en face de ses bases militaires syriennes, avec des MIG 31 capables d’utiliser des missiles hypersoniques. Un message.
La Russie est-elle autant une menace pour l’Europe ? Les anciens pays de l’Est le pensent. France et Allemagne qui voulaient un sommet avec Vladimir Poutine ont été recalées. Joe Biden avait fait sa tournée : l’Otan est de retour. Jamais il n’y eut autant de dépenses militaires dans le monde. Selon l’Institut International de Recherche sur la paix de Stockholm, elles ont atteint 1900 milliards de dollars, en augmentation de 3.6% en un an. Ce qui n’est pas énorme par rapport à la richesse mondiale ou par rapport aux sociétés en guerre.
Les Etats-Unis représentent plus du tiers des dépenses (38%), avec 732 milliards de $, la Chine 261 M$, l’Inde 71M$, puis la Russie, l’Arabie saoudite, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne[3]. Le budget militaire cumulé de la France et de l’Allemagne, est largement supérieur à celui de la Russie, ce qui permet de relativiser la « menace » russe. Les Turcs ne sont ils pas tout aussi inquiétants, eux qui sont dans l’OTAN ?
Aussi l’Otan a désigné un autre ennemi : la Chine, qui a annoncé vouloir rattraper la puissance militaire américaine. De quoi trembler à l’heure où Xi Jinping réhabilite peu à peu Mao qui osait: « Même si la moitié de l’humanité doit disparaitre, parce qu’avec elle doit disparaitre l’impérialisme, avec l’autre moitié on construira le socialisme[4] ».
Les Chinois, puisque l’Otan les a choisi, ont une autre conception de la guerre : « Les frontières qui séparent les mondes de la guerre et de la non-guerre sont totalement abolies » écrivent les stratèges Qiao Liang et Wang Xangsui[5].
Est-ce pour cette raison que Joe Biden a confié l’ensemble des relations avec la Chine au Pentagone ? La guerre échappe aux militaires. « En cas d’épidémie ou de guerre, un pays sans industrie manufacturière peut-il être considéré comme un pays puissant ? Sans industrie manufacturière, qui soutient votre haute technologie, qui soutient votre dollar ? » explique le général Quiao Lang[6]. Serait-il possible de rapatrier l’industrie ? Impensable ! « Il faudrait diminuer vos salaires par sept. » Les souverainetés (territoriales, manufacturières, monétaires, financières, technologues, alimentaires) deviennent des équations insolubles : tout le monde est dépendant de tout le monde. Guerre impossible, alors ?
« Un seul krach boursier provoqué par l’homme, une seule invasion par un virus informatique, une simple rumeur ou un simple scandale provoquant une fluctuation du taux de change du pays ennemi … toutes ces actions peuvent être rangées dans la catégorie des armements de conception nouvelle. Un beau matin les hommes découvrent avec surprise que des objets aimables et pacifiques ont acquis des propriétés offensives et meurtrières.» Vous pensez à votre smartphone, à votre voiture, à vos clés de voiture ? « Il n’est rien au monde aujourd’hui qui ne puisse devenir une arme ».
En cet anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois, le concept de « sécurité nationale » élaboré par Xi Jinping concerne tous les aspects de la vie politique interne et externe de la Chine, du niveau économique au militaire en passant par le cinéma et l’information.
Le canon laser, percée technologique majeure israélienne, n’est qu’une des petites révolutions de la guerre moderne. L’exercice Orion est peut être nécessaire, mais sans aucun doute dépassé. Des minirévolutions, il s’en produit partout : stratégies spatiales, maitrise du « domaine de l’information » et cyberespace, virus informatiques et câbles sous marin… comme le rappelle Xi Jinping reprenant encore et toujours Mao : « Le parti, le gouvernement, l’armée, la société et l’université, l’est, l’ouest, le sud le nord, et le centre : le parti dirige tout ».
Quant à nous, occidentaux fragiles, soyons chinois : « apprendre des autres puis appliquer ce que nous avons appris pour en tirer avantage. » Ce que font les Français de l’étranger.

Laurent Dominati
A. Ambassadeur de France
A. Député de Paris
Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press
[1] Il s’agit un système optique entièrement automatisé, doté de capacités de surveillance et d’intelligence artificielle. Dès qu’une cible se déplace dans une zone d’intérêt, le système l’intercepte. Aujourd’hui dans un rayon d’une dizaine de kilomètres ; d’ici dix ans, le rayon sera de plusieurs centaines de kilomètres.
[2] “A Strong Ally Stretched Thin. An Overview of France’s Defense Capabilities from a Burdensharing Perspective”, Rand Corporation. https://www.rand.org/pubs/research_reports/RRA231-1.html
[3] L’Otan publie des chiffres différents pour 2021 : Etats-Unis 811M$, R-U 72M$, Allemagne 64M$, France 58M$, Italie 29M$.
[4] En 1957. Selon J-C Romer : « La guerre nucléaire de Staline à Khrouchtchev », La Sorbonne, 1991. p47.
[5] « La guerre hors limite », Rivages, 2003.
[6] Entretien avec le général Quiao Lang , publié dans la revue « Conflits » , 7 mai 2020.

En 1968, les jeunes nées après la Seconde Guerre mondiale, au début du baby-boom, avaient une vingtaine d’années. Ces générations nombreuses succédaient aux classes creuses des années trente et quarante. Après la période de la reconstruction et de la décolonisation, une aspiration à une société plus hédoniste, moins soumise aux diktats de la morale et de l’ordre se faisait jour.
Cinquante ans plus tard, les enfants du mini baby-boom des années 2000 font également entendre leurs voix. Comme en 1968, le nombre joue en leur faveur. De 1998 à 2014, la natalité a augmenté passant de 750 000 à plus de 800 000 avant de se remettre à décliner. Leur influence semble supérieure à leur poids démographique grâce aux nouveaux outils numériques facilitant la diffusion des informations et des opinions.

Les repères des enfants de l’an 2000 sont d’une nature tout autre par rapport à ceux des générations précédentes qui restaient marquées par les deux guerres mondiales et la compétition avec l’URSS. Depuis leur naissance, leur vie a été rythmée par les crises, subprimes, dettes souveraines, réchauffement climatique et épidémie mondiale.
Elle l’a été aussi par le digital, par les réseaux sociaux, les applications, les vidéos ou les fake news. La progression des dépenses de santé, de retraite et de dépendance auxquelles s’ajoutent celles de la lutte contre le réchauffement climatique n’ont pas de précédents en période de paix.
La baisse du niveau scolaire, problème concernant la France mais également d’autres pays occidentaux, renforce l’idée de générations sacrifiées. A tort ou à raison, les jeunes générations estiment être des victimes de leurs aînés responsables des dettes passées. Elles considèrent qu’elles hériteront d’une planète dévastée et ne bénéficieront pas de retraite. Par ailleurs, la hausse rapide de l’immobilier les pénalise tout particulièrement.
Dans un environnement en mouvement permanent, les nouvelles générations s’inventent de nouveaux codes culturels en opposition avec les précédents. Si à l’image de l’ensemble de la société, la fragmentation est de mise tout comme la volatilité des opinions, le « racialisme » ou le «wokisme » se diffusant de plus en plus au sein des jeunes.
Par ailleurs, leurs rapports aux études et au travail évoluent avec l’accès en temps réel à l’information, la montée de la précarité, l’arrivée de nouvelles activités et l’interventionnisme social croissant des pouvoirs publics.
Vingt ans après les 35 heures, l’épidémie de covid-19 a induit une nouvelle rupture avec le chômage partiel de masse, l’affirmation du télétravail et le débat sur le revenu universel pour les jeunes ou celui sur l’attribution d’un capital de départ.
Dans une société meurtrie par la succession des crises, des arbitrages générationnels seront incontournables dans les prochaines années sur les retraites, la dépendance comme sur l’éducation. Les structures privées et publiques devraient profondément changer compte tenu des changements culturels en cours chez les moins de trente ans.

Cinquante chercheurs, représentants d’ONG, de syndicats et acteurs des sociétés civiles sahéliennes appellent à refonder la politique française dans la région.

Parmi eux, Laurent Duarte, coordinateur international du mouvement « Tournons la page » et Alioune Tine, fondateur du think tank Afrikajom .

Pour promouvoir l’attractivité de la France, Emmanuel Macron se rend lundi (28 juin) à Douai où le chinois Envision va bâtir une usine de batteries électriques, avant de réunir lundi soir à Versailles des patrons internationaux pour le quatrième sommet Choose France, a indiqué jeudi (24 juin) l’Élysée.
Dans la foulée, le chef de l’État se rendra mardi (29 juin)dans les nouveaux locaux parisiens de la banque américaine JP Morgan, qui a fait de Paris le « hub » de ses activités de marché en Europe après le Brexit.
Selon la presse, l’usine de batteries d’Envision devrait fournir Renault qui prépare à Douai son futur pôle électrique « ElectriCity » de production de véhicules électriques. Envision avait racheté en 2018 la filiale de Nissan dédiée aux accumulateurs pour voitures électriques, AESC.

Son usine de Douai constituerait le deuxième projet majeur de production de batteries dans la région Hauts-de-France, après celui d’Automotive Cells Company (ACC), coentreprise entre Total-Saft et Stellantis, qui prévoit de monter une usine à Douvrin (Pas-de-Calais).
L’usine de batteries pourrait créer 2 000 emplois d’ici à 2025, selon le journal Le Figaro.
« Lundi prochain un groupe asiatique va venir confirmer qu’ils s’installe à Douai », a de son côté annoncé jeudi le président sortant des Hauts-de-France et rival potentiel d’Emmanuel Macron, l’ex-LR Xavier Bertrand, arrivé largement en tête au premier tour dans sa région.
S’exprimant au cours d’un débat avec ses adversaires régionaux sur BFMTV, il défendait son bilan et programme en matière d’emploi et de relance économique. « C’est la Région qui va être à la pointe en matière de batteries pour l’automobile (…) j’en veux une troisième usine de batteries car ce sont des emplois », a-t-il ajouté.
Le sommet Choose France, qui se déroulera à Versailles et de nouveau en présentiel, devrait réunir plus d’une centaine de dirigeants d’entreprises étrangères et une cinquantaine de dirigeants d’entreprises françaises, a précisé l’Élysée.
Durant le sommet au château de Versailles, des tête-à-tête auront lieu entre des chefs d’entreprise invités et le président français d’une part, le ministre de l’Économie et des finances Bruno Le Maire et son homologue du Commerce extérieur et de l’attractivité Franck Riester d’autre part, a-t-on appris auprès du ministère de ce dernier.
Un forum franco-nigérian se tiendra également lundi après-midi, a-t-on ajouté de même source.
« L’objectif est de dresser le bilan de ces quatre années » de présidence Macron et de faire le « portrait d’une France plus compétitive et innovatrice que jamais », argue-t-on au ministère en rappelant que le pays est resté en 2020 pour la deuxième année consécutive le plus attractif pour les investisseurs étrangers en Europe, selon le baromètre du cabinet EY publié début juin.
Si la France est restée sur la première marche du podium, son attractivité a toutefois plus souffert des conséquences économiques de la crise du Covid-19 que celle de ses voisins, avec une baisse de 18% du nombre de projets annoncés l’an dernier, contre un fléchissement moyen de 13% au niveau européen, notamment à cause du poids de l’aéronautique et du tourisme dans l’Hexagone.

Les résultat étaient attendus et pourtant les Fançais ne sont pas mobilisés. L’abstention est toujours très élevée avec un taux de participation très bas à 33,9%.
Les électeurs qui sont allés voter n’ont pas boulversé l’échiquier des régions et des départements.
Aucune région ne bascule dans le giron du Rassemblement national (RN) au soir du second tour des élections régionales, les sortants sont largement reconduits.

Arrivée largement en tête au premier tour (35,94 % des voix), la présidente sortante d’Ile-de-France, Valérie Pécresse, tête de la liste d’union Libres-LR-UDI), est élue avec avec 41,1 % des voix, devant la liste d’union de la gauche menée par le candidat Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Julien Bayou, qui a fait alliance avec Audrey Pulvar, investie par les socialistes, et la candidate de La France insoumise Clémentine Autain, et qui totalise 34,6 % des voix. Le candidat du RN, Jordan Bardella (13,12 % au premier tour), obtient 11,8 % ; et celui de la majorité présidentielle, Laurent Saint-Martin, qui s’est maintenu au deuxième tour, 9,5 %.
Après un entre-deux-tours incertain, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur reste finalement au président sortant (Les Républicains, LR) Renaud Muselier, qui obtient 57,7 % des voix, selon les premières estimations d’Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France, LCP et Public Sénat, contre 42,3 % dévolus au candidat du Rassemblement national (RN), Thierry Mariani. Au soir du premier tour, Renaud Muselier, qui avait noué un accord avec La République en marche (LRM), était arrivé deuxième (31,91 %), derrière Thierry Mariani (36,38 %). Il a bénéficié du retrait de la liste de l’écologiste Jean-Laurent Félizia, arrivé troisième dimanche 20 juin avec 16,89 % des suffrages.
Sans surprise, le président (ex-LR) de la région, Xavier Bertrand, arrivé largement en tête au premier tour (41,42 %) l’emporte avec 53 % des voix, face à son adversaire du RN, Sébastien Chenu (25,6 %), qui avait réalisé une contre-performance dimanche 20 juin (24,37 %) soit 20 points derrière Marine Le Pen en 2015. Arrivée troisième au soir du premier tour (18,97 %), la candidate d’union de la gauche, Karima Delli, totalise 21,4 % des voix au second tour. Pas qualifiée, la liste de la majorité, menée par Laurent Pietraszewski, s’était retirée et ses représentants avaient appelé à voter Xavier Bertrand.
La présidente sortante, Marie-Guite Dufay (PS), l’emporte avec 42,5 % des voix, dans le cadre d’une quadrangulaire. Arrivée en tête dimanche 20 juin, elle était talonnée par Julien Odoul (RN) et Gilles Platret (LR). Au soir du second tour, le candidat d’extrême droite obtient 23,7 % des voix, un score juste en dessous de celui de la droite, à 24,4 %. Le macroniste Denis Thuriot, arrivé quatrième au premier tour (11,69 %), qui avait décidé de se maintenir, fait un moins bon score (10 %) au second.
Sans surprise, le Parti socialiste conserve la région, présidée par Carole Delga depuis 2015. Elle obtient 57,8 % des suffrages dimanche 27 juin, après avoir obtenu 39,57 % au premier tour. Son adversaire du RN, Jean-Paul Garraud (22,61 % au premier tour), totalise 23,9 % des voix au second. Contrairement à l’Ile-de-France, la gauche n’avait pas fait union pour le second tour. Le candidat LR, Aurélien Pradié, qui avait obtenu un score décevant (12,19 %) au premier tour, réalise 18,3 % des voix au second.
Président de la région depuis 1998, le socialiste Alain Rousset, arrivé en tête dimanche 20 juin dans ce bastion de gauche (28,83 % des suffrages exprimés) l’emporte avec 39,3 % des voix, contre 18,9 % dévolus à la candidate RN Edwige Diaz (18,20 % au premier tour), dans le cadre d’une quinquangulaire. Représentante de la majorité issue du MoDem, la ministre déléguée aux anciens combattants, Geneviève Darrieussecq, obtient 13,2 % (elle avait fait 13,71 % au premier tour). Le candidat LR et ancien maire de Bordeaux, Nicolas Florian, obtient 14,3 %. A égalité avec le chef de file d’EELV-Génération. s, Nicolas Thierry, vice-président sortant du conseil régional, qui totalise 14,3 % des voix.
Le président PS sortant, Loïg Chesnais-Girard, avait pris l’avantage dimanche 20 juin, arrivant en tête avec près de 21 % des voix, contre 16,28 % pour la candidate LR Isabelle Le Callennec. Il l’emporte ce soir avec 29,8 % des voix. Loïg Chesnais-Girard avait scellé une alliance avec le sixième homme du premier tour, l’écologiste Daniel Cueff, qui avait obtenu 6,52 % des suffrages. L’ancien adjoint de Chesnais-Girard, Thierry Burlot, investi par la majorité, s’était classé troisième au premier tour (15,53 %). Il obtient 15 % seulement au second tour. La candidate LR Isabelle Le Callennec arrive deuxième avec 22,1 % des voix. La candidate EELV/Générations. s Claire Desmares-Poirrier obtient 19,8 %. Le candidat du RN Gilles Pennelle arrive dernier avec 13,5 %.
Sans surprise, le président sortant, Laurent Wauquiez, arrivé largement en tête au premier tour, l’emporte avec 55,9 % des voix. Il devance l’écologiste Fabienne Grebert (32,7 %), à la tête d’une liste née de la fusion avec celles de la socialiste Najat Vallaud-Belkacem et de Cécile Cukierman (PCF-LFI). Le candidat RN, Andréa Kotarac, qui avait enregistré dimanche 20 juin une sévère déconvenue, obtient, quant à lui, 11,4 % des voix.
Le président sortant Jean Rottner (LR-UDI), qui disposait d’une solide avance, l’emporte avec 39 % des voix, devant le RN Laurent Jacobelli (27,1 %) , et la candidate d’union de la gauche, Eliane Romani (21,1 %). La ministre Brigitte Klinkert (LRM-MoDem), qui s’était maintenue, fait 12,7 % des voix.
A la tête de la région depuis quatorze ans, le président PS sortant, François Bonneau (24,81 % au premier tour), comptait sur son alliance avec les écologistes pour obtenir une victoire. Il l’emporte au second tour avec 38,5 %, devant le candidat du RN Aleksandar Nikolic (22,7 %) et le candidat LR Nicolas Forissier (22,7 %). Le ministre des relations avec le Parlement, Marc Fesneau, issu des rangs du MoDem, obtient 16,1 % des voix.
La présidente sortante de région, Christelle Morançais (LR), était arrivée largement en tête au premier tour avec 34,30 %, devant le député ex-LRM Matthieu Orphelin (18,70 %), un écologiste proche de Nicolas Hulot. Au second tour, elle affrontait une liste d’union de la gauche conduite par Matthieu Orphelin. La liste du candidat angevin (EELV-LFI) avait fusionné avec celle du socialiste Guillaume Garot (16,32 %). Christelle Morcançais l’emporte avec 46,3 % des voix contre 34,6 % dévolus à Matthieu Orphelin. L’ancien ministre de la transition écologique François de Rugy, qui s’est maintenu au second tour, enregistre 8,3 % des voix. Le candidat du RN Hervé Juvin, obtient 10,8 %.
En Normandie, c’est encore un sortant qui a décroché la première place. En ballottage favorable au premier tour, l’ancien ministre Hervé Morin a été élu avec 44,2 % des suffrages dépassant de 24 points son adversaire du Rassemblement national (RN) Nicolas Bay (20,1 %). Aucune liste ne s’était désistée pour le second tour, rendant un précieux service au centriste. Candidat de la majorité, Laurent Bonnaterre est arrivé quatrième avec 9,7 % des voix derrière Mélanie Boulanger (PS, EELV et Génération. s, 25,9 %).
En Corse, le nationaliste Gilles Simeoni (Fà Populu Inseme, « rassembler les gens »), président de l’exécutif sortant, a assuré sa réélection, raflant 39,7 % des voix. Il devance la liste du candidat de la droite Laurent Marcangeli (Un Soffiu Novu, « un souffle nouveau pour la Corse ») à 32,1 % et le nationaliste Jean-Christophe Angelini (Avanzemu pè un Populu Vivu, « Avançons pour un peuple vivant ») à 15,2 %.
A La Réunion, Huguette Bello, à la tête d’une liste d’union de gauche, a revendiqué sa victoire face au président de région sortant, Didier Robert (divers droites), en faisant la première région qui a basculé d’un bord politique à l’autre. Selon un sondage réalisé sur soixante bureaux tests pour le cabinet Sagis pour France Télévisions, le Journal de l’Ile de La Réunion et Imaz Press Réunion, Mme Bello réaliserait 50,9 % des voix tandis que 49,1 % iraient à Didier Robert (Union des droites et des centres).

Lorsqu’on travaille en France et qu’on vit dans un des Etats frontaliers ou inversement, nous sommes imposés dans le pays où l’on exerce son activité.
Si les conventions bilatérales en vigueur avec l’Allemagne, la Suisse ainsi que l’Italie et l’Espagne prévoient toujours un statut fiscal de frontalier, la Belgique a mis fin à ce régime pour tous les nouveaux travailleurs frontaliers depuis janvier 2012. Autrement dit, les Français arrivés depuis cette date doivent acquitter l’impôt en Belgique, même si ils travaillent en France.

la limite de jours au-delà de laquelle les frontaliers perdent le bénéfice de leur régime spécifique d’imposition a été régulièrement suspendue en 2020 et 2021, c’est de nouveau le cas, cette fois jusqu’au 30 septembre. Concrètement, vous pouvez travailler de votre domicile tout en étant imposé toujours en France. A l’exception de la Belgique qui impose les travailleurs en France résidant sur son territoire. Par contre, si vous êtes Français, vivant en Belgique, mais travaillant au Luxembourg, vous bénéficiez toujours d’un statut de frontalier et la limite des 29 jours est bien suspendue.
Pour les transfrontaliers non-éligibles à ce bénéfice, Bercy a indiqué que « les jours travaillés à domicile […] du fait du Covid-19, pourront sur option, être considérés comme des jours travaillés dans l’Etat où ils exercent habituellement leur activité ». Il faudra donc jongler entre les administrations pour espérer faire valoir ses droits. Mais la grande majorité des expatriés travaillant en France peuvent bénéficier des aménagements du statut. Le Sénat français, maison des Français hors de France, propose même de pérenniser au niveau européen ce dispositif.
Tant que de tels accords existent, il n’y a pas d’impact du télétravail des frontaliers sur les pratiques des employeurs en matière d’impôt à la source. Ces derniers doivent continuer à prélever l’impôt à la source français sur l’intégralité de la rémunération du collaborateur, et ce, même pour la portion correspondante aux jours de télétravail dans un autre pays, à l’exception de la Belgique qui impose les Français vivant à la frontière du côté belge mais travaillant du côté français.
Les accords devraient prendre fin au 30 septembre 2021, et, hors reprise de la pandémie, ne seront pas renouvelés. Il va falloir retourner au bureau…

L’eurodéputé Pascal Canfin (Renew Europe) a exprimé ses craintes sur l’extension du marché du carbone aux secteurs du transport et des bâtiments lors d’une conférence organisée par EURACTIV ce vendredi matin (25 juin). L’eurodéputé dénonce une mesure « politiquement et climatiquement suicidaire », qui n’est pas sans rappeler la crise des Gilets Jaunes de 2018.
Le 20 avril dernier, Ursula von der Leyen avait annoncé que le marché carbone européen pourrait être étendu au secteur du transport routier et au secteur du bâtiment. Ce serait l’une des mesures phares afin que l’Europe atteigne son objectif de réduction de 55% de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, dans le cadre du Green Deal.

Inclure le marché du carbone au chauffage et au carburant reviendrait à créer un système de pollueur/payeur pour les ménages. En France, en 2018, une taxe carbone appliqué au secteur pétrolier avait donné lieu au mouvement des Gilets jaunes, avec des actions de blocage organisés dans tout le pays pour protester contre la hausse des prix du carburant.
Pour Pascal Canfin, aujourd’hui, le spectre des Gilets Jaunes plane sur la réforme : « Ne faites pas l’erreur d’étendre le marché du carbone au chauffage et au carburant. Nous l’avons vécu en France, cela a donné les Gilets Jaunes », met-il en garde la Commission européenne.
Selon l’eurodéputé, cet outil est peu efficace et son impact « limité à très limité » pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
«La réduction attendue dans le secteur du transport routier, grâce à cette mesure, est de 3%, ce qui est beaucoup plus faible que l’impact des normes»
L’eurodéputé Pascal Canfin
Mais pour Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne chargé du Green Deal, s’est exprimé en faveur d’un fonds social climatique pour venir en aide aux ménages européens les plus démunis.
« la loi sur le climat façonnera la relance verte de l’UE et garantira une transition verte socialement juste. »
Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne chargé du Green Deal
Également présent lors de la conférence de ce matin, Adam Guibourgé-Czetwertynski, secrétaire d’État polonais au ministère du Climat et de l’Environnement, a abondé dans le sens de Pascal Canfin. Il s’est montré sceptique vis-à-vis de la mesure, dénonçant son « efficacité très limitée en termes climatiques » et ses « impacts sociaux très forts ».
Selon lui, d’autres options telles que la taxe sur les transactions financières ou la taxe sur les grandes entreprises ont été écartées. « Et la commission semble faire le choix de taxer les ménages les plus pauvres », dénonce-t-il.
Même si le secrétaire d’État reconnait qu’il faut « plus de politiques au niveau de l’UE » pour atteindre les objectifs climatiques de l’Europe pour 2050, il l’affirme : « je pense que politiquement, c’est une erreur ».
Au Parlement européen, lors de l’adoption de la loi Climat jeudi (24 juin), Pascal Canfin avait déclaré
« Ne donnez pas aux populistes de gauche et de droite l’argument consistant à dire que nous allons rembourser une partie du plan de relance européen avec l’augmentation des factures de chauffage et l’augmentation des factures de diesel de l’ensemble des citoyens ».
L’eurodéputé Pascal Canfin
En avril dernier, Réseau Action Climat dénonçait un « piège social », qui frapperait de plein fouet les ménages les plus modestes : « cela veut dire qu’un individu qui utilise sa voiture essence ou diesel devra payer le prix du CO2 qui sera sur le marché carbone européen », expliquait l’ONG à Euractiv.
Selon Pascal Canfin, les décideurs européens n’ont pas encore tiré les leçons du mouvement des Gilets Jaunes.
« Vous êtes en train de le vivre en Allemagne, cela donne un débat qui est toxique pour la lutte contre le dérèglement climatique. On l’a vu en Suisse, ça a mené au refus de la loi climat, à une courte majorité. Ne le faites pas en Europe. « C’est politiquement et climatiquement suicidaire. Ne le faites pas, c’est l’appel solennel que je vous lance aujourd’hui »
L’eurodéputé Pascal Canfin

Les Instituts Français organisent des Focus sur la création artistique à l’étranger en partenariat avec des manifestations rassembleuses en France ou autour de partenaires qui mobilisent l’intérêt des professionnels étrangers.
Ils réunissent pendant quelques jours, autour d’un programme artistique dédié, des professionnels invités par le réseau culturel français à l’étranger. Ils ont pour objet de faciliter le repérage des secteurs de la création culturelle française et d’encourager leur diffusion dans le monde. Ils permettent également de mettre en relation les professionnels d’un secteur.

Articulation entre des architectes, des artistes, des institutions et des personnalités issues de divers champs disciplinaires. Ce Focus s’inscrit dans le cadre de la feuille de route Territoires et Arts développée par le Département Développement et Coopération Artistiques. Organisé en partenariat avec Artcena / Centre national des arts du cirque, de la rue et du théâtre, il s’appuie sur les axes développés par celle-ci et, entrera en résonance – pour certains – avec le projet porté par Christophe Hutin à la 17ème biennale d’architecture de Venise. Ce Focus se déroulera en présentiel sous réserve des conditions sanitaires.
L’Institut français organise pour la première fois un Focus dans le cadre du Festival d’Avignon. Il s’est associé avec le Festival In et trois lieux emblématiques du Festival Off, reconnus pour leur exigence artistique et leur capacité à défendre les formes et les écritures contemporaines : la Manufacture, le Théâtre des Doms, le Théâtre du Train Bleu. Il proposera un parcours sur mesure de quatre jours à destination de 20 professionnels européens et se conclura le 11 juillet par la journée de l’Institut français à Avignon, temps fort de rencontres et de débats pour les nombreux professionnels présents aux festivals In et Off.
A ce stade, ce Focus est imaginé dans un format uniquement présentiel et une adaptation numérique est à l’étude
Le Focus autour de la jeune création théâtrale et des formes émergentes, initialement prévu en mars 2020, a été reporté du 22 au 26 septembre 2021. Il se déroulera à Paris, puis à Tours, à l’occasion du Festival WET, temps fort dédié à la jeune création contemporaine et porté par le Centre Dramatique National de Tours – Théâtre Olympia.
Ce rendez-vous s’adresse aux programmateurs européens (25 maximum), qui font déjà preuve d’un intérêt marqué pour le soutien à la création émergente. Au-delà du parcours de repérage artistique, l’Institut français souhaite encourager auprès de ces professionnels invités la constitution d’un réseau européen de soutien à la jeune création.