Français du bout du monde: Belo Horizonte aura-t-elle un jour une école française?

Français du bout du monde: Belo Horizonte aura-t-elle un jour une école française?

octobre 8, 2019 0 Par Francois Lestanguet

Le lycée français de Sao Paulo

La communauté française, francophone et francophile de Belo Horizonte n’est certes pas importante, elle n’en demeure pas moins très active! La réunion récente de l’Alliance française locale témoigne de ce dynamisme et de la volonté des personnes locales à voir leurs enfants bénéficier de l’enseignement en français.

Si la capitale de l’Etat du Minas Gerais, riche de près de 2,5 millions d’habitants, ne dispose pas de lycée français, ceux-ci sont localisés à Brasilia, Rio, et Sao Paulo, ainsi qu’une école à Natal, elle bénéficie en revanche donc de la présence de l’Alliance française.

Le doublement du réseau passera nécessairement par l’ouverture de nouvelles écoles

La volonté présidentielle affichée de doubler le nombre d’élèves dans le réseau français à l’étranger passera par l’agrandissement des batiments existants, mais aussi par l’ouverture de nouvelles écoles.

Belo Horizonte, ville champignon densément peuplée

Cela sera-t-il le cas à Belo Horizonte? La communauté française au Brésil compte plus de 18 000 personnes inscrites dans les registres consulaires, beaucoup plus si l’on compte les bi-nationaux. Une population variée aussi, avec des entrepreneurs – Carrefour, Total et Renault notamment sont très présents – mais aussi des jeunes, des retraités … dans un territoire qui a largement mis la liste de la majorité présidentielle en tête lors des élections européennes devant la France Insoumise et EELV qui ont également réalisé de bons scores.

Des relations franco-brésiliennes compliquées par l’élection de M. Bolsonaro

Si les relations diplomatiques entre les deux pays sont compliquées depuis l’élection de M. Bolsonaro, les relations culturelles mais aussi économiques, elles, demeurent vives.

Belo Horizonte, ville champignon qui vit notamment la naissance de l’ancienne présidente Dilma Rousseff, industrielle, mais peu connue en France, attirera-t-elle une population française? A l’heure actuelle en tout cas, les petits Français peuvent soit étudier dans les écoles brésiliennes de la ville et notamment  Santo Agostinho où à l’école américaine. Et demain? Peut-être une école française. 

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