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  • L’UE trouve un accord sur son nouveau programme pour la santé

    L’UE trouve un accord sur son nouveau programme pour la santé

    Le Conseil (les pays) et le Parlement européen sont parvenus à un accord sur le montant des fonds qui seront consacrés au programme « EU4Health » afin de préparer les systèmes de santé de l’Union à mieux affronter les menaces futures. Un article de notre partenaire Euractiv.

    Après de longues et difficiles négociations, le nouveau programme « EU4Health » (l’UE pour la santé), sera finalement doté d’une enveloppe budgétaire de 5,1 milliards d’euros pour la période 2021-2027. Le programme investira dans des mesures de promotion de la santé et de prévention des maladies et préparera les systèmes de santé européens à faire face aux futures menaces sanitaires, explique le Parlement européen dans un communiqué.

    « Il était essentiel d’augmenter le financement du programme « EU4Health » [en le faisant passer] de 1,7 à 5,1 milliards d’euros, afin de pouvoir faire face aux futures pandémies et menaces sanitaires et pour rendre nos systèmes de santé plus résistants », souligne l’eurodéputé roumain et négociateur du Parlement, Cristian-Silviu Busoi.

    Selon lui, « la crise du Covid-19 a mis en évidence la nécessité de disposer d’instruments de santé bien définis et financés de manière adéquate. Nous devons également stimuler l’innovation et investir davantage dans la santé en général ».

    Cristian-Silviu Busoi a également souligné que l’accord conclu au soir du 14 décembre contribuerait à la mise en place d’un stock de produits utiles en cas de crise sanitaire, tels que des médicaments essentiels, des vaccins et des dispositifs médicaux.

    Un système transfrontalier

    L’un des principaux objectifs du programme « EU4Health » est de mieux préparer l’Union à affronter les grandes menaces transfrontalières en matière de santé, et ce non seulement pour faire face aux futures épidémies, mais aussi pour affronter les défis à long terme, tels que le vieillissement de la population et les inégalités en matière de santé.

    À cette fin, l’Autorité européenne de préparation et d’intervention pour les urgences sanitaires sera créée. Elle aura pour tâche d’aider à fournir, au niveau de l’UE, une meilleure réponse aux menaces sanitaires transfrontalières et recevra un financement du programme.

    Étant donné qu’« un public bien informé est essentiel pour prévenir les maladies et y faire face », le programme soutiendra également des actions en matière de communication, destinées à promouvoir la prévention des maladies, un mode de vie sain et à lutter contre la désinformation, souligne le communiqué.

    20% du budget total du programme seront consacrés à la promotion de la santé et à la prévention des maladies, ciblant notamment les risques sanitaires comme la consommation nocive d’alcool et de tabac.

    Médicaments et matériel médical

    Les institutions européennes ont constaté que la pandémie de coronavirus – dont une deuxième vague met actuellement l’Europe à rude épreuve – avait mis en exergue de nombreuses faiblesses au sein des systèmes de santé nationaux, notamment leur dépendance vis-à-vis de pays tiers pour la fourniture de médicaments, de dispositifs médicaux et d’équipements de protection individuelle.

    Elles ont donc décidé que le programme soutiendrait des actions visant à favoriser la production, l’achat et la gestion de ces produits afin de les rendre plus disponibles et abordables au sein de l’UE. Il doit aussi permettre d’encourager le développement de médicaments et de dispositifs médicaux moins nocifs pour l’environnement.

    La numérisation des soins de santé, qui inclut le soutien à la création d’un espace européen de données sur la santé, fait également partie de l’accord.

    Le soutien aux actions destinées à promouvoir l’accès à une prise en charge sanitaire de qualité – y compris l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive et la lutte de l’UE contre le cancer – figure également parmi les priorités du programme de santé de l’UE pour les sept prochaines années.

    Dernier point, le programme envisage de soutenir des initiatives sanitaires au niveau mondial, par exemple des actions proposées par l’Organisation mondiale de la santé.

  • Le futur porte-avions ne doit pas être un coup d’épée dans l’eau

    Le futur porte-avions ne doit pas être un coup d’épée dans l’eau

    Emmanuel Macron a annoncé que le futur porte-avions qui remplacera le Charles de Gaulle à l’horizon 2038 sera à propulsion nucléaire. Une telle décision était attendue puisque le Charles de Gaulle partira à la retraite vers 2040 et qu’il faudra au moins une quinzaine d’années pour mettre à l’eau son successeur, pas avant 2035 au plus tôt. Le choix était double : Faut-il maintenir un porte-avion au sein des Forces armées ? Quel mode de propulsion choisir, fuel ou nucléaire ?  

    Un navire à propulsion conventionnelle peut être prêt trois ans avant un bâtiment à propulsion nucléaire. Celle-ci est plus chère d’environ 15 à 20 %, mais elle permet d’avoir un navire en permanence à la mer en dehors des grandes rénovations, tous les dix ans. 

    Le choix de la propulsion nucléaire

    Avec un déplacement de 42 000 tonnes à pleine charge, long de 261 mètres, haut de 75 mètres, équipé de deux réacteurs (similaires à ceux des sous-marins nucléaires), le Charles-de-Gaulle est une référence. Son équipage compte 1950 marins (15% de femmes). Il peut emporter une quarantaine d’appareils et assurer 100 vols par jour. Il a été déployé pour des opérations en Afghanistan, en Lybie, en Syrie et en Irak, notamment contre Daech.

    Peu de pays sont équipés de porte-avions ou porte aéronefs dans le monde. Avec un porte-avions et 3 porte-aéronefs Mistral (hélicoptères), la France est le deuxième pays le mieux équipé, derrière les Etats-Unis, qui possèdent 19 navires de ce type, dont 11 porte-avions. La Chine en possède deux, un troisième est en construction. Enfin le Royaume-Uni  a inauguré le Queen Elizabeth en 2014. La Russie en possède un également, tout comme l’Inde. Seulement six pays ont actuellement des porte-avions et dix pays possédant des porte-aéronefs.

    La France en haut de l’affiche

    Le prochain porte avion de nouvelle génération (PA-NG) sera donc l’élément majeur de la marine de 2040 à 2080. Le coût de construction s’élève à sept milliards d’euros au minimum, avec des coûts de fonctionnement estimés à 200 millions par an, sans compter les travaux de rénovation. Ceux du Charles De Gaulle ont duré 18 mois et ont coûté 1,3 milliard d’euros.

    La conception de ce prochain navire n’a pas commencé, mais elle devra intégrer des éléments déjà connus. Il devrait être une fois et demi plus grand et permettre appontage et décollage en même temps. Il accueillera l’avion du SCAF (système de combat de l’avion du  futur), lancé avec l’Allemagne en 2017, qui remplacera le Rafale.  Comme les futurs appareils seront plus lourds, 35t vs 25t, les catapultes seront plus longues (90m au lieu de 75m) et électromagnétiques, que fabriquent les Américains. 

    Le choix de la propulsion nucléaire semble logique. C’est une filière technologique de haute technologie, qui pourrait être utilisée dans le civil. Du point de vue militaire, elle offre des avantages considérables : amplitude, durée du voyage, trace thermique, ravitaillement en carburant, dépendance logistique, indépendance de la situation géopolitique liée au pétrole. 

    Même si le coût d’un navire à propulsion nucléaire est plus élevé (et son démantèlement aussi) , sur une durée de vie, il n’est pas certain qu’il soit plus cher si l’on doit compter les ravitailleurs nécessaires à un bateau classique.

    Un porte-avion pour quoi faire ? 

    Pour autant, la réflexion de fond est celle de son utilité stratégique et militaire.

    Le porte-avion est l’élément central des marines de guerre depuis la seconde guerre mondiale. Son emploi stratégique et militaire n’a pas beaucoup évolué depuis les années 60. Outil de projection et de déploiement de forces incomparable, il permet de frapper des cibles profondément à l’intérieur des terres, s’affranchissant de bases ou du contrôle de pays tiers. 

    Du point de vue naval, aucun bâtiment n’a son équivalent. 

    L’importance de la mer et des échanges maritimes implique une « navalisation »  accrue des forces armées. Les principaux Etats accroissent leurs investissements dans la force navale: Etats-Unis, Chine surtout, mais aussi Royaume-Uni, Japon, Inde.  Le porte avion, base navale mobile, est au cœur d’un ensemble de communications et d’actions, des satellites aux commandos. 

    Concept dépassé, cible facile ?   

    Pourtant, il peut aussi être vu comme un concept dépassé ou en voie de l’être. 

    Sa capacité de frappe reste limitée et nécessite une force de protection importante. Cible majeure, sa vulnérabilité augmente avec les nouveaux missiles. La destruction d’un porte avion aurait un impact militaire et politique irrattrapable. Surtout s’il n’y en a qu’un et qu’il faut quinze ans pour le construire. Cela oblige à mobiliser une force de protection et un réseau d’alliance qui en limite aussi l’usage. L’indépendance stratégique qu’il offre reste donc relative. 

    D’autre part le budget que représente un porte avion, pendant soixante ans, pourrait être utilisé pour d’autres équipements, militaires ou non. 

    Les Etats-majors  considèrent que les économies réalisées sur la construction d’un nouveau porte avion ne sont pas reportées sur d’autres investissements militaires. Pour eux, la construction d’un porte avion signifie un engagement de longue durée dans les forces navales. Ils ont raison : un porte avion suppose une flotte, une aviation, des investissements en missiles, communication, satellites, etc…

    Un budget engagé pour soixante ans 

    Un tel engagement revient donc à fixer un niveau d’excellence pour les forces navales, et donc pour le budget militaire. Il s’agit d’envoyer un message, selon lequel la France restera une puissance navale et militaire de premier plan. Pourtant, personne n’en sait rien. 

    Tout d’abord parce que la puissance militaire n’est qu’une résultante de la puissance économique. L’affaiblissement durable de la France comme puissance économique ferait du prochain porte avion un beau reste. L’économie allemande mesure désormais 1.5 fois l’économie française. Ce qui explique qu’avec un effort moindre par rapport à son PIB, le budget militaire allemand sera bientôt supérieur au budget français.

    Si l’on additionne les couts de la dissuasion nucléaire et ceux du porte avion, le budget de la défense pourrait vite être contraint. 

    D’autre part le concept du porte avion peut être balayé demain, comme l’ont été les cuirassiers d’hier. Qui peut affirmer le contraire ? Et si les nouvelles armes à développer étaient celles qui permettaient de prendre possession d’un porte avion ? Plusieurs auteurs de science fiction ont été missionnés par le ministère pour imaginer les guerres et menaces futures. Bon réflexe. Car si le futur porte avion ne devait être là que pour assurer le prestige de la France, il deviendra plus dangereux qu’utile.

    Il est donc souhaitable de garder en tête ce qui a été fait avec l’Allemagne dans l’aviation, et essayer de le reproduire dans les autres composantes de notre stratégie de développement industriel et militaire. 

    Autres menaces, autres armes

    Penser en termes d’alliance, en systèmes d’armes globaux, en capacités d’adaptation et de production est évidemment moins simple que de s’engager sur la réplique, aussi moderne puisse-t-elle être, de l’existant. 

    Espace, cybersécurité, guérillas, terrorisme, les menaces auxquelles la France aura à faire  ne sont pas celles auxquelles un porte avion peut répondre. 

    Le porte-avion est donc un atout diplomatique, autant pour des adversaires, que pour nos alliés, actuels ou potentiels. Aucune puissance classique ne menace aujourd’hui la France. De façon certaine, l’Allemagne restera l’allié principal de la France, avec l’Italie et le Benelux. Toute perspective stratégique doit être développée avec elle; de la production au développement de systèmes d’armes.  

    Un chemin a été parcouru dans le domaine de l’aéronautique, du spatial, des chars. La marine viendra. Il faudra concevoir le prochain porte avion pour que l’Europe en ait au moins deux à disposition, et que les industries européennes soient associés pour concourir à ce devrait être un système d’armes global.

    D’autant qu’à un moment ou à un autre, l’Europe s’apercevra qu’elle n’existe que si elle gagne la capacité de se défendre. Le Fonds européen de défense vient d’être doté de 7 milliards d’euros. Un premier pas significatif. D’ici soixante ans, qu’en sera-t-il ? Pour un budget de défense à l’échelle européen, un porte avion à propulsion nucléaire, c’est le minimum. 

  • Elections consulaires : un nouveau report possible

    Elections consulaires : un nouveau report possible

    Le feuilleton des élections consulaires n’en finit pas…. Jean-Baptiste LEMOYNE, Secrétaire d’État chargé notamment des Français de l’étranger, a, pourtant, informé les conseillers des Français de l’étranger du nouveau calendrier électoral : les élections consulaires se tiendraient les samedi 29 et dimanche 30 mai 2021, tandis que les élections à l’AFE se dérouleraient les samedi 26 et dimanche 27 juin 2021.

    La Covid-19 menace encore les élections des Français de l’étranger

    En effet, dans les lois ayant mis en place le report des élections consulaires, une disposition a été glissée. 5 jours avant la publication du décret portant convocation des électeurs, la loi prévoit la remise d’un rapport au Parlement par le gouvernement, éclairé par l’avis du conseil scientifique, pour évaluer la situation sanitaire dans le monde et la possibilité de bel et bien organiser ces élections.

    Il faudra donc attendre le mardi 23 février pour que la tenue des élections consulaires en mai 2021 soit confirmée. Pourtant des dispositions ont été prises mais seront-elles suffisantes ?

    Robert del Picchia

    Que se passerait-il en cas de confinements locaux qui interdiraient aux électeurs de se rendre au bureau de vote ? Le vote par Internet serait-il un palliatif suffisant ? Quid du vote par correspondance ? Le sénateur Robert del Picchia (LR), très actif auprès des élus consulaires, s’inquiète « devant tant d’incertitudes, ne serait-il pas préférable de repousser encore les échéances électorales ? »

    Un report serait-il légal ?

    Reporter encore les élections consulaires, c’est prolonger, une nouvelle fois, le mandat des élus de 2014. Et ce alors que la communauté française a cru de plus de 50% et que la diversité de celle-ci est toujours plus grande.

    Au delà de la question de la représentativité des Conseillers des Français de l’étranger, c’est la question de la légalité de ce report qui se pose. En 2020, le principe constitutionnel du droit à la protection de la santé a prévalu sur le principe constitutionnel d’unité d’un scrutin à deux tours (les municipales 2020). Des circonstances moins dramatiques ont déjà permis deux reports consécutifs des mandats des conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger en 2011 et en 2013.

    En tout état, si la situation sanitaire n’évolua pas de façon nette, le principe constitutionnel de droit à la protection de la santé constituerait sans nul doute un motif d’intérêt général qui conduirait le législateur à voter un second report des élections.

    Et les sénateurs ?

    S’agissant des élections sénatoriales, un nouveau report ne serait pas davantage censuré par le Conseil constitutionnel.

    « le législateur organique a pu estimer que ce report devait également entraîner celui de l’élection des six sénateurs représentant les Français établis hors de France élus en septembre 2014 et qui devaient être renouvelés en septembre 2020, afin que ces sénateurs ne soient pas désignés par un collège en majeure partie composé d’élus exerçant leur mandat au-delà de son terme normal. »

    Conseil constitutionnel – arrêt juillet 2020

    Sur la base de son arrêt de juillet 2020 portant sur le report des élections de 6 sénateurs des Français de l’étranger qui devaient avoir lieu, comme pour leurs pairs de métropole, en septembre 2020, un nouveau décalage des élections locales des Français établis hors de France pourrait permettre de reporter le renouvellement partiel des sénateurs qui sont issus de ce collège électoral. Celui-ci serait même préférable au regard de la jurisprudence constitutionnelle et ce, alors même que les opérations pré-électorales et électorales ne posent pas les mêmes difficultés sanitaires que les élections locales (pour rappel les Grands électeurs (les conseillers consulaires et les délégués) sont, les seuls, appelés à voter).

    Des élections oui mais quand ?

    Un report des élections déjà reportées en 2021 serait ainsi constitutionnellement possible. Or, une telle décision ne peut être que d’une année pleine. En effet, l’ensemble des opérations électorales s’étale, à l’étranger, sur une période de 8 mois du fait des particularités.

    2022 ? L’organisation de ces élections en 2022 serait plus qu’hasardeuse juridiquement, tant en raison du calendrier électoral déjà chargé avec les élections présidentielles et législatives que du risque accru de contentieux.

    Car il y a deux autres écueils pour les élections locales des Français de l’étranger qui pourraient invalider une ou toutes les élections. L’écrasement des enjeux locaux par les campagnes nationales pourraient encore diminuer la participation. Si celle-ci est trop faible l’élection peut être annulée.

    La densité des actions liées aux enjeux électoraux à laquelle serait soumis les consulats est aussi un risque majeur pour la validité des élections. Les difficultés rencontrées par l’administration peuvent, ainsi, entrainer l’invalidation des scrutins. En particulier avec le vote par correspondance qui a déjà, suite à des pertes de bulletin par les fonctionnaires consulaires, entraîné l’annulation d’une élection à New-York en 2010.

    On peut citer d’autres actions imputables à l’administration consulaire ayant entrainé l’annulation de scrutins : non diffusion du matériel électoral d’un candidat au motif que des organisations contesteraient l’usage fait de leur logo ou de leur nom ou le soutien de leur part dont se prévaut le candidat ou la liste de candidats ; mauvaise information sur le mode de scrutin donnée le jour de celui-ci ; fermeture d’un bureau de vote pour assurer la sécurité des électeurs, en raison de troubles ayant éclaté la veille du scrutin, etc. Avec 3 élections en 2022, les risques d’une erreur humaine sont multipliés .

    Le renouvellement de nos élus locaux et des sénateurs semblent s’éloigner. Un report en 2023 pour éviter un télescopage avec les élections nationales peut sembler préférable sur le papier mais entrainerai une prolongation de plus d’un tiers de la durée des mandats pour les élus concernés. Cela serait la première fois dans l’histoire de la Vème République, le record étant détenu pour l’instant par les élus régionaux qui ont eu en 2013 une prolongation de 21 mois de leurs mandats suite aux réformes instituant les grandes régions.

  • « I Love My Chef » – Le Comité Tricolore se mobilise pour les restaurateurs aux USA

    « I Love My Chef » – Le Comité Tricolore se mobilise pour les restaurateurs aux USA

    D’après les chiffres de l’Association nationale américaine de la restauration, le secteur – deuxième employeur privé aux Etats-Unis – est parmi les plus touchés par la pandémie, avec des pertes estimées à 240 milliards de dollars. Rien qu’en Californie, les statistiques font froid dans le dos. Avant la pandémie, la restauration employait 1,4 million de personnes. Au cours de l’année, environ un million ont été licenciées ou mises au chômage technique.

    Les Français en première ligne

    Parmi les victimes économiques, beaucoup de Français, nos compatriotes sur place sont nombreux à travailler dans ce secteur d’activité où nos compétences nationales sont largement recherchées. Le désastre est tellement important que les consulats de France aux USA ont mis en place des pages de soutien aux différents commerçants touchés par la crise.

    Eve Chauchard

    Le Comité Tricolore, basé à Washington D.C, qui fédère de nombreuses associations françaises de la région, s’est aussi mobilisé. Nous avons rencontré Eve Chauchard, la présidente du Comité Tricolore, pour évoquer l’opération « I Love My Chef », des serviettes de table « Bleu Blanc Rouge », couleurs françaises et américaines, pour soutenir les artisans de nos assiettes.

    Lesfrançais.press : Comment est née l’idée de l’opération ?
    Jean-Philippe Krukowicz

    Eve Chauchard : L’idée des serviettes de table « I Love My Chef » est venue à Jean-Philippe Krukowicz, ancien Chef, afin de venir en aide aux restaurateurs indépendants, français et d’autres nationalités, qui vivent une période très difficile. Jean-Philippe Krukowicz est CEO de Garnier-Thiebaut USA et, bénévolement, Vice-Président du Comité Tricolore, en charge des événements.  C’était donc tout naturel pour le Comité Tricolore de s’associer à cette très belle initiative.

    Lesfrançais.press : Comment cette action s’inscrit-t-elle dans la vie de votre fédération ?

    Eve Chauchard : L’une des missions du Comité Tricolore de Washington DC est de venir en aide aux français de la région qui sont dans le besoin.  Récemment nous nous nous sommes entre-autres consacrés à aider nos partenaires restaurateurs et professionnels des métiers de bouche touchés par la crise COVID.  Ces professionnels nous aident depuis des années à organiser notre Bastille Day à l’ambassade de France, dont les profits vont à l’aide sociale.  Avec la crise COVID il s’agit donc de leur renvoyer l’ascenseur.  Parmi eux il y a de nombreux français mais nous aidons tous nos partenaires. 

    Lesfrançais.press : Il n’y a, donc, que des bonnes raisons pour acheter ces serviettes de table. Elles sont d’ailleurs très esthétiques, qui les a créées?
    Marie Claudepierre

    Eve Chauchard : Le design de la serviette de table particulièrement réussi !  Il et à mettre au crédit de Jean-Philippe Krukowicz et de Marie Claudepierre, VP de Garnier Thiebaut USA. Et bien entendu, on ne peut qu’adhérer au slogan I love My Chef !  Garnier Thiebaut est une belle entreprise française crée en 1833 qui a tout le savoir-faire pour réaliser des produits de grande qualité, 100% coton, Made in France. La serviette a un format qui permet de l’utiliser aussi comme petit torchon de cuisine. Elle est vendue à $10 pièce.

    Lesfrançais.press : Comment peut-on les commander ?

    Eve Chauchard : Voici le lien à utiliser pour commander afin que les fonds collectés reviennent au Comité Tricolore qui va les utiliser directement pour aider les Chefs :

    https://gtlinens.com/retail/i-love-my-chef-napkin-100-cotton-1

    Lesfrancais.press : Comment seront utilisés les fonds récoltés ?

    Eve Chauchard : Le Comité Tricolore est une association gérée très efficacement par des bénévoles.  Notre programme d’aide aux restaurants inclue l’organisation de dîners et beaucoup de communication pour faire connaitre les initiatives de nos partenaires : menus spéciaux, Take-out, livraison de repas, achat de bons cadeaux etc.  Il est clair pour nous que les restaurants qui innovent et communiquent ont beaucoup plus de chance de survivre à la crise et notre but est de les y aider. Nous avons aussi commandé des repas aux restaurants pour les distribuer dans un foyer de sans-abris.  De plus, Les trois délicieux dîners, au restaurant, organisés en octobre, novembre et décembre « Chez Convivial DC », Unconventionnal Dinner et 2941 Restaurants (Virginie) ont totalisé une soixantaine de couverts.  Et nous allons continuer.

  • Etats-Unis : Donald Trump lâché par Mitch McConnell

    Etats-Unis : Donald Trump lâché par Mitch McConnell

    Aux États-Unis, après le vote des grands électeurs qui a confirmé la victoire de Joe Biden, difficile pour Donald Trump de continuer à nier sa défaite à la présidentielle. Mais l’actuel locataire de la Maison blanche maintient ses accusations de fraudes. Dans son propre camp, les soutiens se fissurent.

    Un podcast vidéo de TV5MONDE

  • La fin du charbon a-t-elle sonné ?

    La fin du charbon a-t-elle sonné ?

    Le charbon qui est la première source d’énergie mondiale est-il voué à un déclin irrémédiable au nom de la réduction des émissions des gaz à effet de serre ? Les pays émergents et les pays en développement sont-ils capables de se passer de cette énergie abondante et à bas prix ? 

    Le combat contre le charbon n’est pas totalement gagné même au sein des pays dits avancés. Ainsi, aux Etats-Unis, l’administration Trump a favorisé l’industrie charbonnière américaine avec une déréglementation et un soutien politique. L’Allemagne continue de disposer d’un des parcs de centrale au charbon le plus important d’Europe qui est à l’origine de 30 % de son électricité. Une nouvelle centrale au charbon a été mise en service dans l’ouest du pays le 30 mai 2020 d’une puissance de 1 100 MW. Angela Merkel a pourtant annoncé, cette année, sa volonté que le pays abandonne cette énergie d’ici 2038. 

    Le charbon de plus en plus contesté : 39% des émissions de CO²

    Le charbon est, en tant qu’énergie, de plus en plus contesté. Un mouvement de fond se dessine en faveur d’une transition énergétique. Les deux plus grands émetteurs de CO2 ont décidé de s’engager dans la transition énergétique. Le Président chinois, Xi Jinping a présenté un plan de réduction des émissions nettes de carbone de la Chine à zéro d’ici 2060. Aux Etats-Unis, de nombreux Etats et villes ont adopté des législations coercitives pour limiter les émissions de CO2 . 

    Avec Joe Biden, l’Amérique devrait revenir dans l’accord de Paris qu’elle avait adopté il y a cinq ans avant d’y renoncer sous l’administration Trump. En Amérique et en Europe, la consommation de charbon, principale source de gaz à effet de serre, a diminué de 34 % depuis 2009. Pourtant, le charbon représente encore 27% de l’énergie brute utilisée au niveau mondial pour et représente 39 % des émissions annuelles de CO².

    Au sein des pays avancés, l’utilisation du charbon a culminé dans les années 1930 avant de décliner, remplacé par le pétrole, le gaz et le nucléaire. Depuis une décennie, sa consommation est en fort recul dans les Etats membres de l’OCDE.

    Baisse en Europe, croissance du charbon en Asie 

    En Grande-Bretagne, les dernières centrales électriques au charbon pourraient fermer dès 2022 tout comme en France qui en dispose de quatre. Si la consommation est en baisse en Europe, elle a augmenté de 25 % en dix ans en Asie. Le continent représente désormais 77 % de toute l’utilisation du charbon. La Chine à elle seule en brûle plus des deux tiers, suivie de l’Inde. Le charbon domine dans certaines économies de taille moyenne à croissance rapide, notamment l’Indonésie et le Vietnam. En Asie, certains pays commencent à prendre des mesures pour limiter la consommation du charbon. Les Philippines ont ainsi déclaré un moratoire sur les nouvelles centrales. Le Japon et le Bangladesh se sont engagés à diminuer le nombre des nouvelles installations.

    Augmenter le prix mondial de la tonne de CO²

    Le nouveau plan quinquennal de la Chine, qui sera publié en 2021, pourrait limiter l’utilisation du charbon. Il devrait retenir un plafond aux niveaux actuels. Malgré tout, la Chine continue à construire dans des pays en développement des centrales au charbon dans le cadre de son initiative « Belt and Road ». En Inde, les pressions internationales pour diminuer la production d’électricité à partir du charbon ne sont pas très populaires, les autorités mettant en avant qu’en 2019, la consommation de charbon par personne en Inde était inférieure à la moitié de celle des États-Unis.

    Le recul du charbon sera donc difficile à mener dans les pays en développement en raison des surcoûts en infrastructures que génèrent le déploiement d’énergies renouvelables. En raison de leur production intermittente, ces sources d’énergie nécessitent la réalisation d’infrastructures complémentaires et la mise en œuvre de capacités de stockage coûteuses. 

    La mise en place de réseaux intelligents nationaux peut atténuer ce problème en connectant différentes régions. La fixation d’un prix mondial de la tonne carbone suffisamment dissuasif constitue également un des moyens pour accélérer la substitution.

    L’Asie et l’Afrique les plus concernés par le changement climatique

    L’autre étape consiste à indemniser les perdants comme les pays occidentaux l’ont fait dans les années soixante pour les régions concernées par la fermeture des mines (Pays de Galles, Lorraine, le Nord, etc.). De la province du Shanxi en Chine au Jharkhand en Inde, les gouvernements locaux auront besoin de transferts fiscaux pour aider à rééquilibrer leurs économies. 

    Les pays d’Asie qui ont bénéficié d’une forte croissance, ces dernières années, ont des marges de manœuvre plus importantes que ceux d’Afrique. Ils sont en outre les premiers concernés par les effets du réchauffement. Leurs habitants, leurs infrastructures et leur agriculture sont exposés aux sécheresses, aux inondations, aux tempêtes et à l’élévation du niveau de la mer causées par le changement climatique. Une classe moyenne grandissante aspire, en outre, à ce que leur gouvernement mette en œuvre des politiques visant à améliorer les conditions de vie.

  • la Commission européenne dévoile sa loi sur les marchés numériques !

    la Commission européenne dévoile sa loi sur les marchés numériques !

    La Commission européenne a dévoilé ce 15 décembre un vaste ensemble de mesures réglementaires, réunies dans la loi sur les marchés numériques, visant à réprimer les géants mondiaux du numérique, dans le cadre de deux textes historiques qui remanieront le fonctionnement de l’économie des plateformes dans l’UE.

    Dans le cadre de la législation sur les services numériques (DSA), dont un projet a été obtenu par Euractiv, les plateformes risquent de se voir infliger des milliards d’euros d’amendes si elles ne respectent pas les nouvelles règles dans différents domaines, notamment la transparence de la publicité, la suppression des contenus illicites et l’accès aux données.

    La loi sur les marchés numériques (DMA), quant à elle, proposera une série d’interdictions ex ante ainsi qu’un « outil d’enquête de marché » pour détecter les comportements anticoncurrentiels dans l’économie des plateformes.

    Comme pour la DSA, les sanctions pour violation des règles comprennent des amendes pouvant aller jusqu’à 6 % du revenu annuel d’une société donnée. Des sanctions supplémentaires pour avoir fourni des « informations incorrectes, incomplètes ou trompeuses » en vertu des obligations de déclaration ou pour ne pas s’être « soumis à une inspection sur place » ont été placées à 1 %.

    Les plateformes comptant au moins 45 millions d’utilisateurs seront soumises à ces règles, soit un nombre équivalent à environ 10 % de la population de l’UE.

    Transparence des publicités et contenu illégal

    La Commission cherche à faire avancer les choses dans le domaine de la transparence de la publicité en ligne, en proposant de nouvelles règles qui donneront aux utilisateurs des plateformes en ligne des informations immédiates sur les sources des publicités qu’ils voient, y compris des renseignements détaillés sur les raisons pour lesquelles une personne a été ciblée par une publicité spécifique.

    En ce qui concerne les contenus illégaux, les plateformes devront prouver qu’elles n’ont pas « connaissance concrète » de la présence de ces contenus sur leurs sites pour éviter toute responsabilité, ou montrer qu’elles auraient « agi rapidement » pour supprimer ou désactiver l’accès à ces contenus.

    L’exécutif européen a conçu un cadre général pour la définition des contenus illégaux, y compris les discours haineux illégaux, les contenus terroristes, les contenus discriminatoires illégaux, les contenus pédopornographiques, le partage illégal d’images privées sans consentement, le harcèlement en ligne, la vente de produits contrefaits et l’utilisation non autorisée de contenus protégés par des droits d’auteur.

    Les plateformes seront également tenues de procéder à des évaluations annuelles des risques visant à en analyser la gestion.

    Ces études d’incidence devraient également servir de base à diverses « mesures d’atténuation » que les plateformes devraient prendre en compte « afin de décourager et de limiter la diffusion de contenus illégaux ».

    Il pourrait s’agir de mesures correctives « telles que l’arrêt des recettes publicitaires pour des contenus spécifiques, ou d’autres actions, comme l’amélioration de la visibilité des sources d’information faisant autorité ».

    Dans le but de faciliter la lutte contre les contenus illicites, des mécanismes efficaces de « notification et d’action » devraient être mis en place pour permettre aux individus de « les informer de la présence – sur leur service – d’éléments d’information spécifiques que l’individu ou l’entité considère comme des contenus illicites ».

    « Enquêtes d’initiative volontaire »

    Le projet n’est pas opposé à l’idée que les plateformes prennent leurs propres mesures « volontaires » pour « détecter, identifier et supprimer ou désactiver l’accès aux contenus illégaux », et précise que la responsabilité sera toujours garantie si les plateformes décident de mener de telles enquêtes volontaires.

    Le texte indique clairement qu’il maintiendra l’interdiction d’une obligation générale de surveillance dans la directive de 2000 sur le commerce électronique.

    Coordinateurs des services numériques

    En outre, les États membres de l’UE devront nommer un « coordinateur des services numériques » pour superviser la transposition du règlement.

    Le coordinateur surveillera le nombre d’utilisateurs d’une plateforme « tous les six mois » pour voir si le service en ligne concerné entre dans le champ d’application des 45 millions d’utilisateurs.

    De surcroît, les coordinateurs ont reçu le droit de forcer les plateformes à fournir l’accès aux données « nécessaires pour surveiller et évaluer » le respect des règles, et peuvent également demander que les plateformes fournissent des données clés à des « chercheurs vérifiés » qui examineront leurs activités dans le cadre de leurs efforts pour se conformer au règlement.

    Un groupe de coordination paneuropéen, appelé « Conseil européen des services numériques », sera également créé pour harmoniser l’application de la DSA.

    Loi sur les marchés numériques

    En attendant, mardi 15 décembre, la Commission présentera également sa loi sur les marchés numériques (DMA), qui introduit une liste de pratiques interdites ex ante par les gardiens du numérique, ainsi qu’un outil d’enquête sur le marché.

    Une fuite de la liste des pratiques interdites au début de l’année a révélé que les grandes entreprises technologiques pourraient être confrontées à des restrictions de leurs activités commerciales, y compris l’utilisation exclusive de données et les activités d’auto-référencement.

    Cependant, selon le projet de liste noire tel qu’il est actuellement rédigé, aucune « interdiction générale » des activités d’auto-référencement n’est susceptible d’être proposée, même si la Commission est censée vouloir proposer quatre types spécifiques d’activités d’auto-référencement qu’elle souhaite interdire, sur la base des connaissances acquises au cours des années d’application de la législation antitrust.

    Les plans de l’exécutif comprennent également une liste grise potentielle d’activités jugées « déloyales » et qui pourraient donc nécessiter une surveillance accrue de la part d’une autorité compétente.

    Une « liste blanche » d’obligations positives pourrait, quant à elle, contenir des responsabilités plus importantes en matière d’interopérabilité et permettre un meilleur accès à certains types de données.

    En ce qui concerne l’outil d’enquête sur le marché, l’utilisation de cet instrument est susceptible d’entraîner l’ajout de nouveaux services au champ d’application des interdictions préalables, la désignation de nouvelles entreprises comme gardiennes du numérique et la réglementation de certaines nouvelles pratiques.

    L’exécutif de l’UE avait initialement prévu que l’outil permette d’enquêter sur les marchés proches de l’échec, en particulier dans l’économie numérique, de même qu’il prévoyait d’imposer des mesures correctives au cas par cas si nécessaire. Cependant, à la suite des critiques du comité d’examen de la réglementation au sein de la Commission, le pouvoir de l’outil d’imposer des mesures correctives a été édulcoré.

    De leur côté, lundi soir (14 décembre), les géants technologiques à Bruxelles ont intensifié leurs efforts de lobbying.

    Un message particulièrement direct a été envoyé par Facebook, qui a décidé de cibler son homologue américain Apple.

    « Nous espérons que la DMA fixera également des limites pour Apple », a déclaré un porte-parole de Facebook à Euractiv. « Apple contrôle un écosystème entier, de l’appareil à l’App Store en passant par les applications. Il utilise ce pouvoir pour nuire aux développeurs et aux consommateurs, ainsi qu’aux grandes plateformes comme Facebook. »

  • Gérard Larcher dédie un groupe d’étude aux expatriés

    Gérard Larcher dédie un groupe d’étude aux expatriés

    Le Président du Sénat, Gérard Larcher (LR), le rappelle souvent, son institution a un lien particulier avec les Français de l’Etranger. En effet, le Sénat est l’institution qui assure la représentation des territoires : la France hexagonale, l’outre-mer et donc aussi, nous, que Gérard Larcher appelle parfois la troisième France.

    La représentation des expatriés est assurée par des sénateurs des Français hors de France, élus par les Conseillers et les délégués des Français de l’étranger, que les expatriés renouvelleront ce 31 mai 2021. Ils sont 12 pour plus de 600 élus locaux habilités à voter à cette élection indirecte.

    Un groupe d’étude ?

    Ces sénateurs siègent de plein droit à la haute assemblée et participent aux commissions comme aux groupes d’études. Ce 10 décembre, la commission des lois, présidée par François-Noël Buffet (LR), a autorisé la création d’un groupe dédié aux expatriés.

    Les groupes d’études sont ouverts aux membres du Sénat pour étudier et suivre des questions spécifiques. Ces instances, qui n’interviennent pas directement dans la procédure législative et demeurent sous le contrôle des commissions permanentes, ont pour mission d’assurer une veille juridique et technique sur les questions dont elles sont chargées afin d’informer les parlementaires.

    Une instance sénatoriale pour les expatriés

    C’est donc la création, à travers de ce groupe, d’une instance sénatoriale spécialement consacrée aux difficultés particulières des Français établis hors de France. Logée dans la commission des lois, elle aura un large périmètre d’investigation.

    La sénatrice des Français de l’étranger, Jacky Deromedi, membre de cette commission, est à l’origine de cette requête, désormais, acceptée. Avec les autres sénateurs du groupe, épaulés à titre exceptionnel par un fonctionnaire dédié aux études, vont se saisir des nombreux problèmes que rencontrent la communauté des expatriés.

  • Le point sur les mesures Covid-19 dans le monde pour Noël 2020

    Le point sur les mesures Covid-19 dans le monde pour Noël 2020

    A la veille des vacances de fêtes de fin d’année, alors que certains vont prendre la direction de la France (après avoir rempli son attestation de rentrer sur le territoire et son test PCR, pour les expatriés hors d’Europe ou des pays classés verts). Si en France, un léger déconfinement pointe son nez, de nombreux pays durcissent leurs mesures.

    Déconfinement en France

    La France entame mardi un prudent déconfinement tout en maintenant ou ajoutant des restrictions sanitaires. Un couvre-feu entre en vigueur à partir de 20h tous les jours, y compris le 31 décembre (mais pas le 24), et les cinémas, théâtres et musées resteront fermés au moins jusqu’au 7 janvier. Les remontées mécaniques, aussi, ne seront ouvertes qu’à cette date. Si le 20 janvier a été évoqué pour les restaurants, la date semble s’éloigner encore un peu.

    Berlin veut une validation rapide du vaccin dans l’UE

    L’Allemagne fait pression sur les autorités de l’UE pour qu’elles accélèrent le processus de validation du vaccin contre le Covid-19. Selon des sources proches du gouvernement citées par le quotidien Bild mardi, les services de la chancelière Angela Merkel et son ministère de la Santé font pression sur l’Agence européenne des médicaments (AEM) et l’Union européenne pour que le vaccin des laboratoires américain Pfizer et allemand BionNTech soit approuvé d’ici au 23 décembre, et non d’ici au 29 décembre comme c’est actuellement prévu.

    Confinement aux Pays-Bas

    Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a annoncé lundi une nouvelle série de mesures de lutte contre le Covid-19, les plus sévères qu’ont connues les Pays-Bas depuis le début de la crise sanitaire. Un confinement de cinq semaines va entrer en vigueur cette semaine jusqu’au 19 janvier, a-t-il précisé. Le durcissement des mesures aux Pays-Bas coïncide avec l’annonce en Allemagne voisine d’un confinement partiel à partir de mercredi, incluant la fermeture des commerces non essentiels et des écoles.

    1,6 million de morts aux Etats-Unis qui dépassent la barre de 300.000 morts

    La pandémie a fait au moins 1,6 millions de morts dans le monde depuis décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles lundi. Plus de 72 millions de cas ont été diagnostiqués.

    Les Etats-Unis sont le pays le plus touché, avec plus de 300.000 décès. Suivent le Brésil avec 181.835 morts, l’Inde (143.355), le Mexique (113.953) et l’Italie (64.520).

    Vaccination lancée aux Etats-Unis, au Canada et aux Emirats

    Une infirmière new-yorkaise est devenue lundi la première personne à se faire vacciner contre le Covid-19 aux Etats-Unis, pays le plus meurtri.

    Une aide-soignante de Toronto et une octogénaire de Québec sont devenues les premières personnes à se faire vacciner au Canada, coup d’envoi d’une campagne de vaccination dans tout le pays.

    Abou Dhabi a aussi commencé à vacciner le public, cinq jours après l’approbation par les Emirats du vaccin du groupe chinois Sinopharm.

    Londres ferme hôtels, pubs et restaurants

    Londres et certaines régions du sud-est de l’Angleterre s’apprêtent à passer au troisième niveau d’alerte, avec fermeture des hôtels, pubs et restaurants, en raison d’une augmentation « exponentielle » des cas.

    La nouvelle poussée pourrait être liée à une mutation du virus, selon les autorités, qui ont cependant estimé « hautement improbable » que cette nouvelle variante ne réponde pas au vaccin.

    La Lituanie ferme la plupart des magasins à partir de mercredi

    La Lituanie fermera la plupart des magasins à partir de mercredi 16 décembre afin de freiner la propagation de la pandémie, a déclaré dimanche la première ministre Ingrida Simonyte. « Les chiffres sont effrayants et attristants, le risque est désormais partout », a-t-elle déclaré lors d’une réunion d’urgence du cabinet, deux jours après que son gouvernement de coalition de centre droit a prêté serment.

    Interrogation au Brésil sur la « transparence » autour du vaccin chinois

    L’agence brésilienne de régulation sanitaire (Anvisa) a affirmé lundi que la Chine avait employé des critères « non transparents », afin d’accorder l’approbation d’urgence de mise sur le marche du vaccin anti Covid-19 CoronaVac, en phase d’étude finale au Brésil.

    Suisse : l’hôpital de Zurich demande des mesures plus strictes

    Le directeur de l’hôpital de Zurich réclame des mesures nationales plus strictes face à l’évolution exponentielle de la pandémie de Covid-19 en Suisse, demandant la mise à l’arrêt du pays, rapporte la SonntagsZeitung dimanche. « Il faut un shutdown national. On n’y échappera pas », a déclaré Gregor Zünd, directeur de l’hôpital universitaire de Zurich, cité par le journal.

    Rebond de l’épidémie en Corée du Sud

    La Corée du Sud a fait état dimanche de 1 030 nouveaux cas de Covid-19, un record qui illustre les difficultés de Séoul à contenir sa troisième vague épidémique. Près de 800 des nouveaux cas ont été enregistrés dans la région de Séoul, qui abrite la moitié de la population du pays.

    Décès du premier ministre du Eswatini

    Le premier ministre du royaume africain d’Eswatini est mort dimanche après-midi dans un hôpital sud-africain, a annoncé dans la soirée le gouvernement de ce pays, ex-Swaziland, dans un communiqué, sans préciser la cause de ce décès. Ambrose Dlamini, premier ministre de la dernière monarchie absolue du continent, avait 52 ans. Il avait été hospitalisé en Afrique du Sud pour y être soigné début décembre, deux semaines après avoir été diagnostiqué positif au Covid-19.

  • Quand le lockdown ouvre les horizons

    Quand le lockdown ouvre les horizons

    Il était une fois un conte de Noel….

    Dans cette nouvelle conversation entre Adeline, fondatrice de The Musettes et son invitée Barbara Duriau, belge et expat à Amsterdam, la magie des rencontres opèrent. Nouvel épisode sur notre radio les français.press.

    Barbara a l’âme d’une globe-trotteuse. Son métier de graphique designer l’a souvent mené à s’évader. Elle est même partie faire le tour du monde il y a quelques années. Pour elle, le voyage fait partie de sa vie. Alors imaginez ce que le confinement a eu comme impact?

    Barbara Duriau

    L’idée d’ouvrir sa fenêtre

    Barbara lance un groupe Facebook « View from my window » dès le 1er jour de confinement en mars dernier. Elle poste et partage une photo de la vue qu’elle a depuis sa chambre …Soudain, un raz de marée de photos, un embrasement! En seulement trois semaines, plus de 1 millions de personnes la suivent et lui envoient leur horizon, depuis leur fenêtre et ce à travers le monde!

    La rêverie devient réalité…

    Pour Barbara, un seul choix s’impose: publier les photos pour se souvenir de ce moment que l’humanité a vécu au même moment. Voyager toujours…même à travers un livre. Son livre , celui des amateurs , celui de ce groupe est déjà vendu à plus de 7000 exemplaires …

    Sans oublier sa vie d’expat

    Cette nouvelle célébrité , inattendue, qui l’emmène sur un train à grande vitesse, Barbara en savoure chaque instant. Elle est sûre que son arrivée à Amsterdam y est pour quelque chose. Elle nous partage sa vie à en Hollande, la liberté qu’elle y a trouvé, la chaleur qu’elle y ressent…

    Bonne écoute!

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