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  • Brexit : les futurs expatriés en rade.. et des contraintes pour les résidents

    Brexit : les futurs expatriés en rade.. et des contraintes pour les résidents

    Depuis la signature de l’accord de commerce, le 30 décembre 2020, le Royaume-Uni a quitté l’Union européenne. Il ne fait plus partie du marché unique et de l’union douanière. Désormais, les expatriés doivent détenir l’EU Settlement statut.

    En plus, le pays a choisi de ne plus participer au programme d’échanges Erasmus

    Dès le 1er janvier 2021, de nombreux changements ont donc été effectués par les autorités britanniques, il reste une fenêtre jusqu’au 30 juin avant que le pays soit définitivement plus difficile d’accès.  

    Le Settled statuts

    Attention, vous n’avez que jusqu’au 30 juin 2021 pour demander votre permis à durée indéterminée afin de rester au Royaume-Uni.

    Les Français installés au Royaume-Uni avant le Brexit sont autorisés à travailler, et à accéder à la sécurité sociale à condition d’obtenir le statut EU Settled statut. Avec, ils peuvent aussi facilement louer un logement, ouvrir un compte en banque, etc.

    Toutes les démarches resteront inchangées et l’assurance-sociale confirmée par la détention du settled ou pre-settled status. Mais il ne reste que quelques mois pour faire la demande, soit avant le 30 juin 2021. Plus de 150,000 Français ont déjà fait la demande selon le Consulat de France.

    Si vous avez le pre-settled status et que vous vous êtes absenté du Royaume-Uni, soyez attentif à ce que ce voyage ne soit pas supérieure à 6 mois sur une période de 12 mois. Sans quoi, vous risquez de perdre la possibilité de convertir votre pre-settled status en droit permanent, dans le futur.

    Problèmes d’enregistrement du Settled-Status

    Mais même si vous avez fait la demande, il faudra être patient.. Les services, en charge de traiter les formulaires soumis via les applications ou le site internet, sont surchargés.

    C’est le cas de Lisa qui vit au Royaume-Uni depuis 20 ans, elle est propriétaire de son domicile. Malgré tout, elle doit fournir toutes ces attestations de domicile et ses activités bancaires. Et ce alors qu’elle détient un numéro de Sécurité sociale britannique (National Insurance Number), et un passeport qui prouve son adresse de résidence. Désormais, elle devra patienter encore six mois avant d’avoir la résidence permanente (settled-status).

    Carte d’assuré social au Royaume-Uni

    Visa pour celles et ceux pour ceux arrivés après le 31 décembre 2020

    La libre circulation entre le Royaume-Uni et l’Union européenne a pris fin le 31 décembre 2020. Et le 1er janvier 2021, le Royaume-Uni a mis en œuvre un système d’immigration à points (points-based immigration system) qui donne priorité aux aptitudes et talents des personnes au lieu de l’origine.

    Si vous n’étiez pas résident au Royaume-Uni avant le 31 décembre 2020 et que vous n’aviez aucun droit sous l’accord de retrait, à partir du 1er janvier 2021, vous devrez répondre à des exigences spécifiques pour travailler ou étudier au Royaume-Uni.

    Ce qui entraînera des contrôles pertinents, y compris la vérification du casier judiciaire au Royaume-Uni.

    Vous pouvez continuer de vous rendre au Royaume-Uni sans visa pendant 6 mois encore et vous pouvez participer à de nombreuses activités, comme faire du tourisme, rendre visite à des membres de votre famille et à des amis, faire des études de courte durée et des activités en rapport avec les affaires, comme vous rendre à des événements et à des conférences. Vous pouvez vous procurer la liste complète des activités autorisées aux visiteurs sur le site GOV.UK

    Obtention de visa : les craintes des Français candidats à l’immigration

    Arthur a 24 ans et vient de finir ses études récemment dans la grande école « Centrale – Paris ». Il vient juste de finir son stage de fin d’études chez Bank of America à Paris. La direction ne pouvait pas lui proposer un poste dans la capitale française, cependant il détient une promesse d’embauche pour un CDI dans les bureaux londoniens à partir d’avril 2021.

    Il souhaitait faire un Aller/Retour à Londres en décembre 2020 pour avoir son pre settled-status mais en raison de la crise sanitaire, il n’a pas pu voyager. “La France avait fermé ses frontières avec le Royaume-Uni”, dit-il. Pour pouvoir travailler à Londres en avril, Arthur doit, donc désormais, faire toutes les démarches pour obtenir un visa. Il dénonce les lenteurs administratives avec des étapes qui s’éternisent. Il craint que son visa ne soit pas prêt avant commencer son travail début avril.

    Témoignage d’Arthur, détenteur d’une promesse d’embauche mais sans visa

    Brexit : le revers de la médaille ?

    Julia voulait partir cet été pour un laps de temps de 2-3 mois en Angleterre, de préférence à Londres. Dans le cadre de ses études supérieures en France, elle a identifié ses importantes lacunes en anglais. C’est pourquoi elle souhaitait le perfectionner.

    Étudiante dans le domaine juridique, Julia aspire la poursuite de son cursus dans la même spécialité en Angleterre. En travaillant pour un cabinet d’avocats, elle aurait pu se familiariser avec le droit anglais.

    De ce fait, Julia était opposée à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

    “Je n’habite pas ici, mais c’est un pays que j’aime énormément. Avant, le Royaume-Uni était facile d’accès et on n’avait pas besoin de visa. À l’avenir ce sera un tout petit peu compliqué et plus contraignant pour les voyages.  Mon compagnon souhaite faire ses études dans une école anglaise et je pense que ce sera difficile pour moi de lui rendre visite.” 

    Julia

    Selon Julia, avec la crise sanitaire que traverse le pays, ce n’était pas le bon moment pour quitter l’Union européenne. Les tensions sur la production des vaccins, démontre pour elle qu’il valait mieux repousser la date de sortie.

    Avec l’obligation d’un salaire minimum supérieur à 30 000 euros/an pour pouvoir obtenir le droit de travailler en Angleterre et le visa, Julia se pose beaucoup de questions sur les formalités et son avenir au Royaume-uni.

    Elle souhaitait trouver un petit job cet été dans un magasin ou un fast food, désormais, ce ne sera plus possible. Dorénavant, ses aspirations de travailler dans le domaine juridique deviennent une mission quasiment impossible !

    Témoignage de Julia, étudiante voulant améliorer son niveau d’anglais

    Rupture des routes commerciales

    Un Français à Londres (désirant conserver l’anonymat), a commandé à une parapharmacie française, des produits cosmétiques et d’hygiène. Sa commande devait arriver le 18 janvier 2021. À cette même date, son colis était parvenu en Grande-Bretagne. Malheureusement, le circuit de livraison a été stoppé à la douane. 

    Depuis, il n’a aucune nouvelle. Il a contacté l’entreprise plusieurs fois, qui lui confirmait qu’ils “avaient un système interne au traçage.” 

    À ce jour, son colis n’a toujours pas été livré. Il pense que la situation est consternante, car « avant le Brexit les livraisons ne rencontraient aucun problème.” 

    Témoignage sur les livraisons au Royaume-uni

    Au bout d’un mois, les premières conséquentes directes du Brexit se font ressentir pour les candidats à l’expatriation mais aussi pour les expatriés déjà installés.

  • St Valentino ou il MIO

    St Valentino ou il MIO

    « Il MIO » signifie en italien le mien, ce qui est à moi, que je possède… 
    MIO renvoie aussi aux modèles internes opérants que l’enfant construit dès sa naissance et qui ne cessent d’évoluer.  
    Ces modèles représentationnels des relations, sont la résultante des échanges vécus avec l’environnement familial et de ce qui s’y est joué. 
    Cela fait donc repère et est attendu dans la relation avec un autre.

    L’amour de près ou à distance, qu’en est-il réellement ? 

    Le choix d’un partenaire à l’instant T n’est pas anodin et répond aux représentations internes d’un sujet. Ce qui semble important dans cette démarche ce n’est pas de savoir si la situation que je vis est « bien ou mauvaise », mais de réaliser dans quel type relationnel je suis pris(e) et de ce qui s’y joue; à distance ou non. 

    La St Valentin, repère historique et social, nous rappelle notre situation amoureuse, les relations passées ou nos capacités d’entrer en relation avec l’autre. 
    Cette fête se fait repère dans le temps et peut provoquer une interrogation de notre part quant à ce qui est mis en place et ce que l’on souhaiterai
    En quelque sorte, la dimension commerciale mise de coté, elle se fait synonyme de la relation de couple, de l’amour et de ses possibles. 

    Mais n’oublions pas la complexité d’une relation amoureuse, si j’ai mon « MIO », l’autre possède le sien. 

    Si mes MIO ne sont pas celui de l’autre, la relation devient-elle compliquée voire impossible? 

    « Non » vous répondrai-je. 
    Les MIO peuvent évoluer au cours du temps, par force ou par choix. Il est vrai que ces modèles renvoient à quelque chose de primordial et de singulier. Ils ont pour objet de pouvoir intégrer des notions et concepts inhérents à chacun mais également inhérents à tous ! 
    Nous pouvons citer la sécurité affective, la question de l’adaptation, la question du rejet et bien d’autres notions de la théorie de l’attachement. 
    Ce qui est perçu psychiquement comme sécure dans une situation relationnelle, que ça le soit ou non, est également un indicateur prépondérant. 

    l’Amour dans un environnement incertain marqué la Covid-19

    Lorsque l’environnement d’un individu change, les MIO opèrent également un changement et les difficultés d’adaptation de ces nouveaux modèles peuvent se situer au sein même de la relation de couple. 
    Ajuster son fonctionnement à celui de son partenaire pour trouver une certaine harmonie de couple semble être la clé… Peut être est-ce cela que l’on nomme compromis ? 

    Il est conseillé pour chacun de comprendre ce qui lui appartient et ce qui appartient à l’autre. Une relation nécessite au moins deux individus. Il ne s’agit plus essentiellement d’une croyance qui m’est propre ou d’une norme sociale car ces seules dimensions viendraient faire échouer toute tentative d’adaptation et de mise en relation. Il s’agit plutôt de pouvoir comprendre ses modes de fonctionnement, ce qui y est rattaché et également ceux de mon partenaire. 
    Chacun possède les pièces de son puzzle, et deux tableaux harmonieux valent plus qu’un ! 

    La St Valentin est donc un point calendaire qui fait repère. Si cela vous amène à vous questionner, alors questionnez-vous sur le fond et pas simplement sur la forme. 
    En couple, vivant sous le même toit ou à distance, le travail est le même. 
    La distance physique n’empêche pas la présence psychique de l’être aimé. 
    Une personne physique peut se montrer absente dans sa présence à l’autre, à l’inverse, une personne absente physiquement peut se montrer présente psychiquement. 
    Cela bouleverse les normes sociétales avec l’idée qu’un « couple » doit vivre ensemble ou évoquer son statut pour être reconnu comme tel.
    Ce n’est pas si simple, ils ne peuvent à eux seuls définir ce qu’est la rencontre. 

    Dernier point, la mise à jour des MIO peut s’avérer difficile lorsque les mécanismes de défense d’une personne sont trop massifs. 
    N’hésitez pas à prendre cette affaire à bras le corps pour pallier à cet obstacle. 
    Un soutien ou travail thérapeutique vous permettra d’aller au-delà de cette difficulté pour ajourner ce qui vous appartient… Il MIO 

    https://seancedepsy.com/
    https://seancedepsy.com/

    karine Miquelis
    psychologue clinicienne – psychothérapeute 
    www.seancedepsy.com 

  • Les eurodéputés dessinent les contours du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières

    Les eurodéputés dessinent les contours du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières

    La commission Envi du Parlement européen a voté vendredi (5 février) une résolution sur le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, à une large majorité. Les eurodéputés espèrent que le texte influencera le projet que la Commission européenne devrait présenter en juin, mais il devra d’abord obtenir l’aval du Parlement lors de la session plénière qui aura lieu du 8 au 11 mars.

    Le texte a été adopté à 58 pour, 8 contre et 10 abstentions par la commission de l’Environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (Envi).

    ‘Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières est une formidable opportunité de réconcilier climat, territoires, industrie, emploi, résilience, souveraineté et relocalisation, a déclaré le rapporteur, Yannick Jadot (Verts), à l’issue du vote. C’est un test politique et démocratique majeur pour l’UE qui doit en finir avec une certaine naïveté. Et imposer le même prix du carbone aux produits fabriqués dans et en dehors de l’Union pour que les secteurs les plus polluants prennent aussi leur part dans la lutte contre le dérèglement climatique et innovent pour aller vers le zéro carbone. »

    Texte adopté en Commission de l’Environnement

    Selon le document, le mécanisme, compatible avec les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), ne devrait pas être détourné pour renforcer le protectionnisme mais être conçu dans le seul but d’atteindre les objectifs climatiques et des conditions de concurrence équitables au niveau mondial.

    Il devrait en outre constituer une alternative aux mesures existantes pour pallier les fuites de carbone. « Les efforts mondiaux en matière de climat ne seront pas bénéfiques si la production de l’UE est simplement transférée vers des pays tiers ayant des règles moins ambitieuses en matière d’émissions ». De plus, appliquer un prix du carbone sur les importations de certains biens issus de pays tiers inciterait les industries de l’UE et hors-UE, notamment les Etats qui ne sont pas assez ambitieux en matière de changement climatique, à décarboner leur économie conformément aux objectifs de l’Accord de Paris, soulignent les eurodéputés.

    Un mécanisme lié au marché carbone européen

    En outre, tous les produits importés dans le cadre du système d’échange de quotas d’émission de l’UE (SEQE) devraient être couverts, selon les parlementaires. D’ici 2023, le nouveau mécanisme devrait ainsi inclure le secteur énergétique et les secteurs à forte intensité énergétique comme ceux du ciment, de l’acier, de l’aluminium, du raffinage du pétrole, du papier, du verre, des produits chimiques et des fertilisants, qui continuent à bénéficier d’importantes allocations gratuites de quotas. Et représentant actuellement pas moins de 94 % des émissions industrielles de l’UE.

    Le prix du carbone appliqué dans le cadre du nouveau mécanisme devrait par ailleurs être lié au prix des allocations sur le marche carbone européen afin de prévenir les fuites de carbone, précise également la résolution.

    Le texte devra passer l’étape du vote en plénière à Strasbourg, entre les 8 et 11 mars. « Le Parlement montre la voie, nous attendons le même niveau d’ambition de la part de la Commission européenne et des États membres », conclut M. Jadot.

    Des sujets de vigilance 

    Le risque de fuite de carbone est en effet de plus en plus présent. « L’augmentation du prix du carbone au sein de l’Union est un moteur important pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Le Green Deal et la décarbonation de l’économie sont devenus un objectif stratégique de l’Union européenne, comme le marché intérieur ou l’euro dans le passé », analyse Pascal Lamy, président émérite de l’Institut Jacques Delors, et ancien directeur général de l’OMC.

    « Cela va mener a une augmentation du prix du carbone – 37 euros en début de semaine, ce qui est un record même si cela ne suffit toujours pas, loin de là, pour arriver à la nécessaire transformation de nos systèmes de production. Cela renforce fortement le risque de fuite de carbone, qui était quasi inexistant quand nous avions un prix du carbone proche de zéro ». 

    Pascal Lamy, président émérite de l’Institut Jacques Delors

    Si M. Lamy estime que la résolution et la situation actuelle de l’élaboration du mécanisme sont positives, l’institut alerte toutefois sur des points de vigilance qui subsistent néanmoins. Parmi eux, le fait qu’il n’y ait dans le texte aucune mention de la nécessité de supprimer simultanément les quotas gratuits dans le cadre du SEQE, ou encore le langage utilisé au sujet des pays les moins avancés, qui  » souligne que (ces derniers) et les petits États insulaires en développement devraient bénéficier de traitements spéciaux afin de tenir compte de leurs spécificités et des effets négatifs potentiels du mécanisme sur leur développement », jugé trop flou.

    Un mécanisme pour financer les ressources propres 

    Après avoir été poussé par de nombreux présidents français, de Jacques Chirac à Emmanuel Macron, le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières est aujourd’hui devenu incontournable. Outre les objectifs climatiques et les enjeux liés à la concurrence, les revenus issus de celui-ci devraient être alloués aux ressources propres de l’UE, dans le cadre de son plan de relance NextGeneration EU, doté de 750 milliards d’euros.

    Jeudi (4 février), la veille du vote de la commission Envi, les députés français ont entériné l’accord réformant le cadre budgétaire de l’UE, qui permet à la France d’emprunter en commun pour financer les plans de relance des Etats membres, et à la Commission européenne d’emprunter sur les marchés pour faire de même. Selon les estimations de la Commission, la taxe carbone aux frontières pourrait apporter entre 5 et 14 milliards d’euros, une fourchette très lage qui se précisera selon le champ d’application et la conception du mécanisme mis en place.

  • Commerce international, la France en souffrance

    Commerce international, la France en souffrance

    Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le commerce international de marchandises se serait stabilisé en 2020 quand il était annoncé en baisse de 9,6% en octobre 2020. Si entre avril et juin derniers, une baisse de plus de 12 % a été enregistrée par rapport au début de l’année, les échanges ont été portés par les exportations chinoises en produits de santé ainsi qu’en matériel électronique et informatique. 

    Les échanges de services sont évidemment en forte baisse du fait de l’arrêt de l’activité touristique. Dans son rapport de fin janvier, l’OMC évalue leur baisse à 24 % au troisième trimestre en glissement annuel, après un recul de 30 % entre avril et juin. Les voyages se sont contractés de 68% à l’échelle mondiale. À la différence des marchandises qui peuvent être stockées, une bonne partie des pertes de revenus liées aux annulations de voyages et de vacances, à l’arrêt des sorties culturelles et à la fermeture des restaurants, est irréversible. Pour l’année 2021, une croissance du commerce international de près de 7% est attendue.

    Une détérioration des comptes extérieurs de la France 

    Si la situation du commerce international au regard de la situation sanitaire et économique apparaît relativement bonne, la France n’en a pas profité. Notre pays a enregistré le deuxième déficit le plus élevé de son histoire après celui de 2012. Il a atteint 65,2 milliards d’euros en 2020, soit huit milliards d’euros de plus qu’en 2019. La France a été confrontée à une forte baisse de ses exportations et à une augmentation des importations de matériels destinés à lutter contre la pandémie. Le pays a importé pour 126 000 tonnes de masques de protection, soit 32 milliards de masques, l’année dernière, pour un coût de 6 milliards d’euros. 

    En 2020, la France a, par ailleurs, perdu 82 milliards d’euros d’exportations, dont 35 milliards pour les seuls matériels de transport. Avec l’arrêt des livraisons d’avion, le solde commercial en matériel de transports est passé d’un excédent de 14 milliards à un déficit de 2 milliards d’euros. Les exportations qui étaient inexistantes durant le premier confinement s’élevaient en fin d’année à 93 % de leur niveau d’avant crise. Les exportations françaises ont reculé de 16% l’an passé quand celles des pays de la zone euro ont chuté de 11%, entraînant une diminution des parts de marché. Les exportations françaises ne représentent plus que 12,8% des exportations européennes, ce qui constitue un point historiquement bas. La forte exposition de la France aux ventes d’avions explique en partie cette baisse. 

    La France se distingue de ses grands partenaires comme l’Allemagne, l’Espagne ou l’Italie qui ont conservé leurs parts de marché. Le déficit commercial des produits manufacturés s’est établi à 54 milliards d’euros, soit deux fois plus qu’en 2019.

    Dégradation du solde industriel et des services 

    Avec la faiblesse des activités touristiques et des salons, l’excédent pour les services est passé de 21 milliards d’euros en 2019 à 8 milliards d’euros en 2020. L’arrêt des activités touristiques a entrainé une perte au niveau de la balance des paiements courants de plus 25 milliards d’euros en 2020, soit une chute de 40 % en un an. Cette dégradation du solde industriel et des services a été, en partie, compensée par un allègement de 17 milliards d’euros de la facture énergétique. Pour 2021, une amélioration du solde commercial est espérée avec une augmentation de la demande adressée à la France qui pourrait atteindre 60 milliards d’euros. Cependant, le retour à la normale pour le secteur du tourisme sera long, ce qui devrait peser tant sur les exportations aéronautiques.

  • Démocratie imparfaite, élections lancées

    Démocratie imparfaite, élections lancées

    La France a chuté dans le classement fait chaque année dans The Economist ; qualifiée de « Démocratie imparfaite », à cause des mesures prises à cause du Coronavirus. Elle se classe désormais au 29e rang. Heureusement, si la reprise économique est repoussée, la politique est relancée. Chez les Français de l’étranger, c’est parti.

    Avec l’autorisation du vote par internet, il n’y a aucune raison de repousser les élections de mai prochain, puis d’élire les sénateurs des Français de l’étranger en septembre. La députée Anne Genetet l’a confirmé au nom de LREM dans son interview à lesfrancais.press.

    Ségolène Royal, en annonçant sa candidature (un scoop de lesfrancais.press partagé avec Libération), a donné le départ de la campagne. Qu’on l’apprécie ou non, elle a provoqué le débat, et c’est tant mieux. A gauche et à LREM, les réactions sont plus vives qu’à droite parce que plus on est proche, plus on se dispute.

    Les élections sont liées  les unes aux autres

    Il n’y a pourtant qu’avantage à voir des personnalités nationales s’intéresser aux Français de l’étranger. Les amis de Xavier Bertrand ont publié dans Le Figaro (citée dans lesfrancais.press) une tribune signée par des élus des Français de l’étranger. La concordance des dates n’est pas un hasard : la politique revient avec l’approche des élections, liées les unes aux autres. 

    Celles des conseillers consulaires aux sénatoriales, bien sûr. Mais pas seulement : les régionales sont déjà repoussées en juin, voire plus tard, selon la situation sanitaire, ce qui mènerait après les… présidentielles ! Et, dans la foulée des Présidentielles, les législatives. Avec ou sans proportionnelle.

    L’état des forces en présence pour les Français de l’étranger

    Quelle est l’état des forces dans le brouillard du Covid ? Pour les élections consulaires, les listes déjà déposées l’année dernière devraient subir quelques modifications. Déjà, Ségolène Royal a annoncé qu’elle parrainerait des listes. Jean-Pierre Bansard, qui avait créé la surprise aux dernières élections avec deux sièges de sénateurs, a lui aussi ses soutiens et sera sans doute candidat à nouveau, avec des listes parrainées. 

    Il y aura d’autres électrons libres. Partout des listes de candidats indépendants s’annoncent, tandis que les partis aussi veulent confirmer leur implantation : EELV sera un concurrent sérieux pour le PS, qui était encore en pointe lors des dernières élections consulaires. La droite, comme d’habitude, sera en ordre dispersée. Mais LR pourrait avoir des lites presque partout, ce qui sera difficilement le cas de toutes les formations.  

    Aux sénatoriales Jacqueline Deromedi et Christophe Frassa devraient mener la liste LR, et ne ménagent pas leurs soutiens ici et là, tandis qu’Olivier Cadic, sortant lui aussi, fera également sa liste. Enfin l’incertitude est grande chez LREM puisque la tête de liste pour les sénatoriales n’a pas été choisie. Participation, effets du Covid, enjeux sénatoriaux, personnalité des candidats, listes indépendantes, bien malin qui peut faire un pronostic.

    Quadrangulaires possibles aux régionales, si elles ont lieu

    Pour les Régionales dans l’hexagone, plusieurs sondages donnent l’avantage aux Présidents de région sortants, mais annoncent triangulaires voire quadrangulaires au deuxième tour. Dans une ambiance Covid, avec une participation incertaine, des seconds tours à géométrie variable, il parait audacieux de prendre des paris. Un constat cependant, les listes LREM ne seraient en position de l’emporter dans aucune région, sauf, peut-être, en Bretagne, le fief d’Yves le Drian, mais le ministre des Affaires étrangères ne se représentera pas.

    D’où cette interrogation : pourquoi les listes LREM seraient en échec, comme au municipales, sans que cela signifie quoi que ce soit pour Emmanuel Macron aux élections présidentielles ? D’où la tentation de les repousser en juin … de l’année prochaine. 

    Car les sondages, qui se multiplient, donnent toujours Macron vainqueur au second tour face à Marine Le Pen, avec une marge entre 52/48 et 56/44. Un an avant une élection présidentielle, les sondages se sont toujours trompés : Ce scénario ne devrait donc pas être le bon.

    D’autres scénarios possibles que le duel Macron/Le Pen.  

    Mais quel autre ? En troisième position au premier tour, Xavier Bertrand semble s’être installé comme la personnalité la mieux capable de rassembler la droite. Encore a-t-il les régionales devant lui, (il est candidat à sa réélection dans les Hauts de France) et voit apparaitre Michel Barnier. Si la droite républicaine « classique » a un seul candidat, il n’est pas impossible qu’elle soit au second : Xavier Bertrand est à 16%. Trois points pris à Emmanuel Macron (entre 23 et 26) et le match s’emballerait. 

    Le calcul est le même à gauche. Pour l’instant, personne ne perce. Mélenchon plafonnerait vers les 10%. Jadot, Hidalgo, ou Montebourg restent sous les 8%. Mais une candidature unique EELV/PS se rapprocherait du score de Xavier Bertrand. Le même raisonnement s’applique : 3%, ce qui est la marge d’erreur, ou tout simplement l’effet d’une dynamique, et tout est possible, y compris accrocher le second tour, et finalement l’emporter.

    Pour l’instant, les candidats Le Pen et Macron sont les seuls à bénéficier de la certitude, pour les Français, de leur candidature. Dés juin prochain, le paysage politique sera différent. Le paysage économique, social, international aussi. Sans parler du virus . Comment sera jugé le gouvernement ? Y aura-t-il un nouveau gouvernement post covid ?

    lesfrancais.press rendent compte de la campagne 

    Comme la politique tend les relations et les réactions, c’est le moment de rappeler que lesfrancais.press ne roulent pour personne. 

    Il n’y a pas de démocratie sans candidat, opposition, confrontation, critiques, y compris vis-à-vis de la presse. Aussi nous prévenons : Toutes les critiques qui nous sont adressées (nous donnons trop de place à untel, serions trop critiques envers un autre, pas assez envers un troisième), sont justes. Vous avez tous raison, parce qu’il y a de tout chez lesfrançais.press, à l’image des Expats. 

    Aux candidats et aux expatriés de faire en sorte que la campagne soit intéressante, motivante, utile, et de montrer, surtout à l’étranger ce qu’est une démocratie active. Alors la France remontera au classement de l’indice démocratique publié par The Economist.

    La démocratie est vivante, elle progresse et elle régresse 

    Si la France a régressé dans l’échelle de la démocratie, ce n’est pas seulement en raison de la Covid, ou du gouvernement : c’est une faute collective. A trop mépriser la politique, elle peut devenir médiocre. Elle est ce qu’on en fait. 

    Quand on regarde à coté de chez nous, ailleurs, en Russie, en Turquie, en Algérie, au Liban, où l’on exile, emprisonne, empoisonne, assassine, on se dit que la démocratie mérite d’être mieux défendue, mieux valorisée, et qu’il faut commencer par le faire entre nous. Les Etats-Unis sont juste derrière la France dans le classement. Et le Chili et l’Uruguay, dictatures d’il y a peu, bien devant. Rien n’est stable.

    Que les débats soient vifs- et de qualité- que nos compatriotes -trop isolés dans l’hexagone- écoutent  aussi ce que peuvent dire les Français de l’étranger, et notre démocratie sera un peu moins imparfaite.  

    Et que les Expatriés soient conscients que, quels que soient les élus, ils seront d’autant mieux entendus qu’il y aura de votants.

  • Jacky Deromedi (LR) : « Ségolène Royal a le droit d’avoir envie… »

    Jacky Deromedi (LR) : « Ségolène Royal a le droit d’avoir envie… »

    Lesfrancais.press a interviewé la sénatrice des Français de l’étranger, Jacky Deromedi. Elle fût chef d’entreprise à Singapour depuis 1989 et occupe la fonction de Consul de Monaco dans la cité-état avant d’être élue pour les Français de l’étranger en 2014.

    Nous avons reçu Madame le Sénateur à l’occasion de sa prise à fonction à la tête d’un nouveau groupe d’étude du Sénat dédié aux Français établis hors de France.

    Un groupe d’étude pour mieux servir les expatriés

    Jacky Deromedi s’est battue depuis 5 ans pour la création de ce groupe. Car pour elle, chaque sujet lié aux Français expatriés nécessitent une permanente et longue bataille avec les gouvernements d’Emmanuel Macron. Grâce à ce groupe, elle espère mettre en place une cellule, réactive et disponible, pour les Français où qu’ils soient dans le monde.

    Soutien aux citoyens expatriés, aux entreprises fondées par des Français hors de France, avec ce nouvel outil, Jacky Deromedi veut faire évoluer les situations en marquant au plus près les besoins de ses compatriotes et en y apportant le plus rapidement possible des solutions.

    Ecoutez le premier podcast avec Jacky Deromedi

    Elections et pandémie : une équation à résoudre

    Dans le deuxième podcast, nous abordons les élections consulaires et sénatoriales. En effet, elle a cosigné , le 12 janvier 2021, avec les sénateurs Christophe-André FRASSA (LR) et Jean-Yves LECONTE (PS), une proposition de loi, visant à garantir la tenue des élections consulaires en mai 2021.

    Cependant, Jacky Deromedi anticipe des complications liées aux situations sanitaires. D’un pays à l’autre, les situations sont très hétéroclites, elle imagine donc une troisième voie avec élections décalées dans le temps.

    Cette évolution permettrait d’assurer un renouvellement, au moins partiel, du corps électoral qui soit s’exprimer cet automne lors des sénatoriales. Car les futurs ou actuels Conseillers des Français de l’étranger seront rapidement courtisés par les candidats. L’occasion pour nous de revenir sur la candidature de Ségolène Royal avec notre invitée.

    Ecoutez le podcast sur les élections avec Jacky Deromedi

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  • CHAN 2021 : le Maroc conserve son titre

    CHAN 2021 : le Maroc conserve son titre

    La sélection marocaine des joueurs locaux a remporté le Championnat d’Afrique des Nations (CHAN 2021), en s’imposant en finale face au Mali par 2 buts à 0, dimanche soir au Stade Ahmadou-Ahidjo de Yaoundé.

    Les buts de l’équipe marocaine ont été signés Soufiane Boufitni (69e) et Ayoub El Kaabi (79e).

    Grâce à ce succès, les Lions de l’Atlas ont réalisé un exploit inédit en décrochant deux titres de rang, après celui obtenu en 2018 à domicile.

    Une victoire dédiée à Mohammed VI

    Le Roi Mohammed VI a félicité au téléphone l’entraineur Houcine Ammouta pour la belle prestation du onze national. Il a chargé M. Ammouta de transmettre ses chaleureuses félicitations à l’ensemble des joueurs et aux membres du staff technique et administratif de l’équipe nationale. Le souverain a exprimé sa fierté quant à cette belle réalisation pour le sport marocain.

    Houcine Ammouta a déclaré à la chaîne Al Oula : «Nous dédions cette victoire à SM le Roi Mohammed VI qui nous a honorés par Son appel au terme de cette rencontre.»

    La troisième place est revenue à la Guinée, qui a battu la veille le Cameroun, pays hôte, par 2 buts à 0.

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  • En France, les vaccinations d’AstraZeneca ont débuté

    En France, les vaccinations d’AstraZeneca ont débuté

    Depuis ce samedi 6 février, la France a commencé à distribuer le vaccin développé par l’université d’Oxford et le groupe AstraZeneca. Seront concernés en premier lieu les professionnels des secteurs de la santé, et par la suite les personnes âgées de 50 à 64 ans.

    En cela le gouvernement a suivi les recommandations de l’instance scientifique française Haute autorité de santé, qui avait préconisé la semaine dernière de ne pas administrer ce vaccin aux personnes âgées de plus de 65 ans.

    Manque de recul sur le vaccin

    « Ils manquent des données » pour cette catégorie de personnes, a estimé l’instance. « 273 600 doses seront réparties à partir d’aujourd’hui entre 117 établissements, dont 7 Outre-mer. La livraison suivante aura lieu la semaine prochaine (304 800 doses) », a indiqué le gouvernement dans un communiqué publié samedi (6 février).

    Contrairement aux deux premiers vaccins déjà autorisés dans l’Hexagone  – celui de Pfizer-BioNTech et Moderna – qui utilisent la technologie à ARN messager, ce nouveau vaccin bénéficie de conditions logistique simplifiées et peut être transporté et conservé dans une atmosphère réfrigéré classique.

    « Dès que les quantités livrées le permettront, il pourra être administré par les médecins de ville, puis, dans un second temps, dans les pharmacies de proximité, pour les personnes répondant aux critères requis »

    a indiqué le gouvernement.
  • L’économie française sur un fil

    L’économie française sur un fil

    En période de paix, l’économie mondiale n’avait jamais connu un arrêt sur image, une mise en cap. La crise économique n’en est pas réellement une car elle n’est pas le fruit d’un déséquilibre. Elle est la conséquence d’une décision humaine de privilégier la vie quitte à dégrader l’exercice des activités marchandes afin de ne pas saturer les services de réanimation des établissements de santé. Dans ce contexte, les schémas d’analyse issus des précédentes crises sont, en grande partie, inopérants. 

    Ils le sont d’autant plus que les gouvernements ont décidé de mettre en place un arsenal sans précédent destiné à soutenir l’économie. La singularité de cette situation économique explique sans nul doute le fait que les experts éprouvent les pires difficultés pour apprécier l’évolution de la croissance. L’exercice est d’autant plus délicat que l’épidémie connaît plusieurs vagues qui obligent les pouvoirs publics à pratiquer des stop and go. Ces derniers doivent arbitrer en permanence entre la santé, l’économie et le bien-être de la population.

    Vers une gestion plus fine de la crise 

    Au fil des semaines, face au coût croissant du « quoi qu’il en coûte » et au vu de l’état moral de l’opinion, l’idée d’une gestion plus fine de la crise sanitaire de l’épidémie en évitant de recourir au confinement semble s’imposer au sein de plusieurs pays occidentaux dont en particulier la France et l’Espagne. Depuis le mois de mars, l’économie française a démontré à deux reprises sa forte capacité de rebond après un confinement avec un taux de croissance de plus de 18 % au troisième trimestre et un mois de décembre marqué par un rapide et important rebond de la consommation.

    Une reprise forte est possible 

    Les prévisionnistes ont, par deux fois, été surpris par la vigueur de la reprise. L’écart du PIB à son niveau d’avant-crise était, selon l’INSEE, de -8% en novembre, soit quatre fois moindre qu’en avril. L’écart a été réduit de moitié en décembre. La production industrielle n’a quasiment pas été affectée, et les services ont mieux résisté que prévu. Le déficit d’activité a essentiellement concerné les secteurs affectés par les fermetures administratives, les commerces, les loisirs, la restauration, etc. L’hébergement et les transports ont, par ricochet, également été concernés. L’investissement et le commerce extérieur ont mieux résisté qu’attendu. La consommation des ménages s’est contractée de 15 % novembre avant de connaître un fort rebond en décembre. Le mois dernier, elle était seulement de 4 % inférieur à son niveau d’avant crise malgré la fermeture des restaurants et des lieux de loisirs. 

    Au cours du dernier trimestre de l’année dernière, les ménages ont accru leurs achats de biens d’équipements électriques et électroniques (+13 % au-dessus du niveau d’avant crise). Ils continuent à se doter d’ordinateurs et de tablettes qui peuvent être utilisés dans le cadre du télétravail. Ils réalisent également des dépenses pour l’amélioration de leur logement. Dans les services aux ménages, même si la consommation est restée fortement déprimée au quatrième trimestre, la perte de consommation s’est révélée moins forte que prévu (-27 % par rapport au niveau d’avant-crise contre une prévision de -36 %). Les Français étant en télétravail ou en chômage partiel recourent moins à des employés à domicile pour garder les enfants ou réaliser le ménage.

    L’épargne renforcée 

    Les couvre-feux et le report des soldes ont, en revanche, entraîné un nouveau recul. La consommation serait inférieure pour le premier mois de janvier de 7 % à son niveau d’avant crise. La consommation de services marchands en janvier serait 14 % en deçà de son niveau d’avant-crise. Dans la construction, les dépenses des ménages auraient rejoint leur niveau d’avant-crise, tout comme dans les services principalement non marchands. 

    Par ailleurs, les ménages estiment qu’il est opportun, au vu des incertitudes économiques et sanitaires, de renforcer leur épargne de précaution, ce qui pénalise, par nature, la consommation. 

    De son côté, l’activité industrielle a mieux résisté que prévu en novembre, en particulier dans la fabrication d’équipements et de machines et dans le textile-habillement-chaussure, la chimie ou encore la métallurgie. Elle a cependant reculé en décembre, peut-être en lien avec une situation sanitaire qui s’est alors dégradée chez nombre de nos partenaires. Sur l’ensemble du trimestre, la perte d’activité industrielle par rapport au quatrième trimestre 2019 s’est établie à -5 %. La construction a connu repli de -6 %. En janvier, la production se situerait à environ -4 % par rapport à son niveau d’avant crise (quatrième trimestre 2019), stable par rapport au mois de décembre. Les nouvelles mesures sanitaires auraient peu d’effet sur la production. Une légère progression est notée dans l’industrie. Dans les services non affectées par les fermetures administratives, la production serait sur un palier. 

    Avec un durcissement des mesures sanitaires dans l’ensemble de l’Europe, les échanges extérieurs se seraient contractés au mois de janvier. Le Brexit a également réduit les exportations avec le Royaume-Uni d’autant plus que les entreprises de ce pays avaient constitué d’importants stocks en amont. 

    Si le gouvernement maintient un pilotage sans confinement d’ici la fin du mois de mars, la croissance du premier trimestre serait, selon l’INSEE, de l’ordre de 1,5 %. En cas d’un confinement d’un mois, le PIB stagnerait. En cas de confinement plus dur, le PIB renouerait avec la baisse (environ -1%). L’institut statistique espère le retour au deuxième trimestre du PIB à son niveau du troisième trimestre 2020 permettant de garantir un acquis de croissance se situant autour de 4 à 5 %.

  • Anne Genetet et les élections consulaires : « il y a des sujets où nous manquons cruellement d’efficacité »

    Anne Genetet et les élections consulaires : « il y a des sujets où nous manquons cruellement d’efficacité »

    Anne Genetet, la députée des Français de la XIème circonscription (Europe orientale – Asie et Océanie), est en charge au sein du parti présidentiel, LREM, des Français de l’étranger. Avec son équipe, elle prépare, actuellement, activement les élections consulaires du 29 et 30 mai 2021.

    Mathieu Hutin l’a interviewé alors que la commission d’investiture procède à la sélection des dernières listes qui porteront les couleurs du parti d’Emmanuel Macron ce printemps.

    Des listes mais pas dans toutes les circonscriptions.

    Après avoir expliqué le fonctionnement de la commission qu’elle dirige, Anne Genetet revient sur les circonscriptions où il n’y aura pas de candidats LREM. Elle laisse la porte ouverte à d’éventuels soutiens pour des listes issues d’autres partis mais bien implantées et portant des valeurs compatibles.

    Pandémie, réduction du nombre de sièges, des élections sous tension

    Si la pandémie laisse, pour certains au PS et chez les LR, planer le doute sur le maintien de ces élections consulaires, Anne Genetet engage toutes les forces du parti dans ce combat. Balayant les rumeurs de tensions entre les membres de la majorité présidentielle (Agir, Modem, LREM) dans les antennes locales, elle appelle à l’unité au sein de la « maison commune ».

    « Jean-Baptiste Lemoyne et le ministre de l’intérieur ont conclu que les élections auront lieu »

    Anne Genetet dans le podcast

    Une bataille difficile

    Réforme fiscale avortée, fermeture des frontières, manque d’information sur les aides à la scolarité et celles liées à la Covid-19, les reproches sont nombreux chez les Français de l’étranger contre le gouvernement et ses représentants. La ligne de LREM est d’assumer et de proposer des solutions pour corriger les défaillances constatées.

    « Qui croit encore en Ségolène Royal ? »

    Anne Genetet a aussi réagi, en exclusivité, à la candidature surprise que Lesfrancais.press et Libération annonçaient le mardi 02 février 2021 de Ségolène Royal aux élections sénatoriales des Français de l’étranger de l’automne 2021.

    Ecoutez le Podcast d’Anne Genetet sur les élections consulaires et sénatoriales des Français de l’étranger

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