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  • Emmanuel Macron au chevet de Marseille

    Emmanuel Macron au chevet de Marseille

    « Marseille en grand »

    Emmanuel Macron débute mercredi 1er septembre une visite de trois jours dans la cité phocéenne, ponctuée jeudi par la présentation d’un plan d’action pour la deuxième ville de France, en proie à de nombreux maux. Au programme : des mesures pour les transports et les écoles de la ville, ou encore la lutte contre la criminalité. Le tout avec la volonté de ne pas donner l’impression de s’imposer. « Paris ne vient pas gérer Marseille », assure l’Elysée.

    Sept ministres seront du déplacement aux côtés du Président de la République, dont Gérald Darmanin, Barbara Pompili et Jean-Michel Blanquer. Franceinfo revient en détail sur les raisons de ce déplacement.

    La rénovation d’écoles « dans un état pitoyable »

    Le montant nécessaire est déjà évoqué par le maire socialiste de la ville. Il faudra selon lui 1,2 milliard d’euros pour rénover « presque 300 écoles » sur les 500 que compte Marseille. 

    « Les écoles sont dans un état indigne. Il y a des écoles où il pleut, où il y a des rats. Dans les infirmeries, il y a de l’amiante (…) Quand je regardais les écoles, j’avais honte et c’est normal »

    Benoît Payan, interrogé par BFMTV mardi. 

    Largement pointé du doigt par un rapport de la Cour des comptes publié en 2019, l’état des écoles marseillaises est depuis plusieurs mois au cœur des préoccupations de l’exécutif local. Un premier volet a été initié par la municipalité, élue en 2020 : 30 millions d’euros pour des travaux d’urgence, puis 85 millions engagés lors du vote du premier budget, en avril, pour un programme de réhabilitation de 11 écoles.

    Si Benoît Payan attend une participation conséquente du gouvernement, il n’attend pas pour autant un chèque en blanc.

    « Je veux [l’Etat] comme partenaire, pas comme financeur »

    Benoît Payan dans une interview à l’AFP.

    Lors de son déplacement, Emmanuel Macron se rendra dans une école du 13e arrondissement de la ville, jeudi, pour la rentrée scolaire. Il doit ensuite prendre la parole pour détailler les mesures prises pour contribuer à la réhabilitation de plusieurs établissements.

    La lutte contre le trafic de drogue et les règlements de comptes

    Quinze personnes ont trouvé la mort dans des règlements de comptes à Marseille depuis le début de l’année. Parmi elles, un adolescent de 14 ans, victime d’un tir de Kalachnikov aux abords d’un point de deal, le 18 août. 

    « C’est insensé qu’à Marseille, il soit plus facile de se procurer une arme que de trouver une boulangerie. C’est peut-être exagéré pour certains, mais moi qui vis dans les quartiers Nord, je peux vous dire que c’est vrai »

    Amine, adolescent de 17 ans dont le frère est mort dans un règlement de comptes en décembre 2020.

    Pas question de minimiser l’ampleur du problème du côté de la mairie : « On parle de trafics internationaux, on parle de mafias et de cartels », a reconnu Benoît Payan sur BFMTV, qui prône la création d’un parquet spécialisé contre le trafic de drogue.

    Au sein de la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille (Jirs), « il y a huit juges d’instruction pour 10 millions d’habitants, vous pensez que ça suffit ? » 

    Benoît Payan dans une interview à BFMTV

    Le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, a annoncé le 25 août l’arrivée de nouveaux magistrats à Marseille, mais pour les syndicats, cela semble irréel : « Je ne sais pas où le ministre va aller chercher des effectifs »s’interrogeait sur franceinfo la vice-présidente de l’Union syndicale des magistrats, Cécile Mamelin.

    Pour lutter contre les réseaux criminels, le ministre de l’Intérieur a promis en février dernier 300 policiers supplémentaires à Marseille d’ici 2023, dont 100 sont arrivés cette année dans les Bouches-du-Rhône, en plus de deux compagnies de CRS (120 membres) désormais basées en permanence dans la ville. Benoît Payan évoque toutefois le besoin de 800 policiers supplémentaires pour lutter efficacement contre ces réseaux installés dans la ville.

    La réhabilitation des logements insalubres

    Un rapport (PDF) remis en 2015 au ministère du Logement tirait déjà la sonnette d’alarme sur l’état du parc immobilier marseillais. Il dénombrait 40 000 taudis à Marseille, soit 100 000 personnes concernées sur 860 000 habitants. En novembre 2018, la mort de huit personnes dans l’effondrement d’un immeuble rue d’Aubagne, à deux pas du Vieux-Port, avait rappelé l’état de délabrement avancé d’une partie des habitats.

    Après ce drame, Etat et collectivités ont signé un plan d’action pour répartir les 600 millions d’euros promis contre l’habitat indigne, avec une stratégie à 15 ans pour 1 000 hectares du centre-ville. Mais la première phase de ce projet, de 217 millions d’euros, vise quatre îlots dégradés seulement, soit 7 hectares. Encore bien loin du compte.

    Le développement des transports publics

    Deux lignes de métro, trois lignes de tramway, 93 lignes de bus et 130 km de pistes cyclables (contre 750 pour l’agglomération lyonnaise), voilà ce dont disposent les 860 000 Marseillais pour se déplacer. Pour comprendre à quel point ces transports publics sont sous-dimensionnés, il suffit de les comparer à leurs homologues d’autres grandes villes. Selon l’Union des transports publics, la deuxième ville de France ne compte que 1 129 kilomètres de lignes de bus, tramway et métro, contre 3 886 à Lyon par exemple. Sans parler des 16 lignes de métro parisiennes et du maillage du réseau RATP dans une ville pourtant deux fois moins étendue.

    Les quartiers Nord (soit les 13e, 14e, 15e et 16e arrondissements), dans lesquels vivent près d’un tiers de la population marseillaise, ne sont desservis que par quatre arrêts de métro. Une extension de 900 mètres de la ligne 2 du réseau a notamment mis cinq ans avant de voir le jour. 

    « Marseille, qui est une ville qui fait cinq fois Lyon en surface, a deux lignes de métro inaugurées il y a 40 ans. Une grande métropole en Europe n’a pas été capable de faire une ligne de métro [de plus] en 40 ans ! » 

    Benoît Payan dans une interview à l’AFP.

    Emmanuel Macron présidera jeudi un déjeuner de travail consacré au plan de transport.

    La préservation du patrimoine naturel du parc des Calanques

    Si le programme du chef de l’Etat à Marseille s’est alourdi ces dernières semaines, son déplacement dans les Bouches-du-Rhône était prévu de longue date, à l’occasion du Congrès mondial de la nature, où il assistera vendredi après-midi à la cérémonie d’ouverture.

    Plus tôt dans la journée, il doit se rendre dans le parc national des Calanques, victime d’une surfréquentation qui met en danger la biodiversité de ses 50 000 hectares. La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, doit faire le déplacement à ses côtés.

  • Le passe sanitaire au Canada et en Belgique

    Le passe sanitaire au Canada et en Belgique

    En France, le passe sanitaire s’étend, comment cela se passe-t-il en Belgique ou au Canada ? Les correspondants de TV5MONDE à Bruxelles et à Montréal nous disent tout des mesures sanitaires appliquées chez nos voisins francophones !

    l’application belge

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Économie américaine,  quelques  nuages  à  l’horizon.

    Économie américaine, quelques nuages à l’horizon.

    L’économie  américaine  a  moins  souffert  de  la  crise  sanitaire  que  la  zone  euro. Grâce  à  leur  taille,  les  États-Unis  n’ont  pas  connu d’arrêt  quasi-total  de  l’activité, contrairement  à  l’Europe  au  printemps  2020.  La  contraction  du  PIB  a  été  de  3,5% l’année dernière  aux  États-Unis,  contre  4,8%  en  zone  euro.  Les  soutiens  budgétaires  ont  été également  plus  massifs  outre-Atlantique  avec  les  plans  de  Donald  Trump  puis  de  Joe Biden.  Le  déficit  public  a  dépassé  15%  du  PIB,  contre  7,2%  pour  la  zone  euro.  La flexibilité  du  marché  de  l’emploi  américain  permet  également  des  rebonds  plus  rapides qu’en  Europe.  Le  taux de  chômage est ainsi  passé  de  3,5  à 14,7% de la population active de  février à  avril  2020  avant  de  revenir  à  5,4 %  au  mois  de  juillet  2021.  

    Pour  la  zone  euro, le  recours  au  chômage partiel  a  réduit  le  nombre  de licenciements  durant  la  crise  sanitaire en  anesthésiant  le  marché  de l’emploi.  L’objectif  était  d’éviter  un  amoindrissement  des forces productives  comme  cela  avait  été  constaté  après  la  crise  des  dettes  souveraines. Contrairement  aux  prévisions  pessimistes  de  certains,  en  sortie  de  crise,  les  destructions d’emplois restent  faibles  tout  comme  les  liquidations  d’entreprises.  En  revanche,  la  politique de  soutien  freine  le  renouvellement  du  tissu  productif,  ce  qui  pourrait  jouer  à  l’encontre de  la  croissance  dans  les  prochains  mois.

    Forte croissance attendue   

    Compte  tenu  des  plans  de  soutien  en  cours  de  déploiement,  les  États-Unis  devraient connaître  une  forte  croissance  :  environ  +6,5 %  en  2021,  et  de  3  et  4 %  en  2022.  

    Des économistes  commencent  à  s’interroger  sur  les  conséquences  de  la  sortie  de  la  politique de  soutien  monétaire  et  budgétaire  ainsi  que  de l’inflation.  Depuis  le  début  de  la  crise sanitaire,  les  revenus  des  ménages  américains  sont  en  forte  croissance.  S’ils  étaient étalés  depuis une  vingtaine  d’années,  surtout  chez  ceux  appartenant  aux  catégories sociales  les  plus  modestes,  ils  ont  progressé  de  plus  de  10%  en  2020  et  2021.  

    Avec l’arrêt  du  versement  des  chèques  de  soutien,  les  revenus  des  ménages  devraient  revenir à  leur  niveau  d’avant-crise, voire  être inférieurs  compte  tenu  du  maintien  d’un  sous-emploi.  Pour  améliorer  la situation  des  ménages  à  faibles  revenus,  l’administration  de Joe  Biden  a  prévu  un  plan  de  protection  sociale  portant sur  3  500  milliards  de  dollars  sur huit  ans.  Il  devrait  compléter  le  plan  de  relance  de l’investissement  de  1  200  milliards  de dollars.  Ces  deux  plans  seront  revus  à  la  baisse  lors  de  leur  examen  par  le  Congrès  du fait  de  l’hostilité  des  Républicains.

    Contraction  budgétaire en 2022

    Une  forte  contraction  budgétaire  est  attendue  à  partir de  2022,  avec  un effet  négatif  important  sur  la  demande.  Elle  pourrait  être  en  partie compensée  par  une  amélioration  du  commerce  extérieur,  sachant  que  la  balance courante  des  États-Unis  est  déficitaire  de  -2  à  -3,5%  du  PIB  chaque  année  depuis  dix ans.  

    Les  pouvoirs  publics  escomptent  que  les  ménages  puiseront  dans  leur  épargne accumulée  depuis  le  printemps  2020  pour  maintenir  un  haut  niveau  de  consommation. Le  taux  d’épargne  des  ménages  est  passé  de  7  à  plus  de  25 %  du  revenu  disponible  brut de  2019  à  2020.  Les  dépôts  des  ménages  sont  à  un  niveau  historique,  plus  de  11 000 milliards  de  dollars  en  2021,  contre  9  000  milliards  de  dollars  en  2016.  Comme  les Européens  et  notamment  les  Français,  les  Américains conservent  une  part  croissante  de leur  épargne  liquide.

    Si  l’épargne  peut  jouer  en  faveur  de  la  consommation,  en  revanche,  l’inflation  pourrait  la pénaliser.  L’inflation  qui  a  dépassé  5%  en  juillet  2021  érode  le  pouvoir  d’achat  des ménages,  ce  qui  devrait  provoquer un  recul  de  la  consommation  quand  les  aides  auront disparu.  Depuis l’été  2020,  celle-ci  connaît  une  croissance  en  rythme  annuel  très  vive. La  forte  demande  intérieure  américaine  est  en  partie  à  l’origine  de l’inflation  du  fait  de  la multiplication  des  goulots  d’étranglement  dans  la  production.   L’économie  des États-Unis  est  également  confrontée  à  d’importantes  difficultés  au  niveau du  marché  du  travail.  De  plus  en plus  d’entreprises  rencontrent  des  problèmes  de recrutement  en  lien  avec  une  inadéquation  entre  offre  et  demande  de  travail.  Le désajustement  des  compétences  et  des  appétences  entraîne  une  hausse  des  emplois vacants  et  le  maintien  d’un  sous-emploi.

    Problèmes de recrutement 

    Près  de  la  moitié  des  entreprises  indique  avoir des  problèmes  de recrutement  quand,  dans  le  même temps, le  taux d’emploi est de  74  %, soit  quatre  points  en-dessous  de  son  niveau  d’avant-crise.  La persistance  des  problèmes de  recrutement  pourrait  peser  en  défaveur  de l’activité.  Si  les  gains  de  productivité  ne s’améliorent  pas,  la  croissance  pourrait  rapidement  revenir  à  son  niveau  potentiel d’avant-crise,  autour  de  2  points,  voire  être  inférieure  à  ce  taux.

    La  décélération  serait d’autant  plus  marquée  si  la  Réserve  Fédérale  durcissait  assez  rapidement  sa  politique en  réduisant  les  rachats d’obligations  voire  en  augmentant  ses  taux  directeurs.  Un ralentissement  de  la  croissance  pourrait,  en  revanche,  pousser  la  banque  centrale  à maintenir  plus  longtemps  que  prévu  sa  politique  de  soutien.  En  cas  d’affaissement  de l’activité,  le  cours  des  actions  pourrait  être  mis  à  rude  épreuve  compte  tenu  de  la  hausse accumulée  ces  dernières  années.  Par ailleurs,  le  dollar  devrait  se  déprécier  surtout  en cas  de  maintien  de  taux  d’intérêt  bas. 

    Chaque année, les prévisionnistes se sont trompés.  

    Depuis  2015,  chaque  année,  les  prévisionnistes  se  sont  trompés  pour  les  États-Unis  en pariant  sur  une  récession  qui  n’est  intervenue  qu’en 2020  avec  la  crise  sanitaire.  Pour les  prochaines  années,  l’affadissement  de  la  croissance  annoncée  pourrait  ne  pas  se réaliser  tant  en  raison  de  la  puissance  des  États-Unis  dans  les  domaines  des technologies  de l’information  que  de  la  santé.  

    Dans  un  monde  plus  clivant  sur  le  plan géopolitique  avec  la  confrontation  croissante  avec  la  Chine,  plus  instable  en  raison  d’un nombre  plus  important  d’acteurs,  les  États-Unis,  en  tant  que  première  puissance  militaire et  économique,  peuvent  compter  sur  leur  pouvoir  d’attraction  que  ce  soit  au  niveau  des capitaux  que  des  femmes  ou  des  hommes  pour  maintenir  une  croissance  supérieure  à celle  des  autres  pays  avancés. 

  • Argentine et Paraguay une fusion qui ne passe pas !

    Argentine et Paraguay une fusion qui ne passe pas !

    L’administration des Français de l’étranger a décidé de fusionner les circonscriptions électorales d’Argentine et du Paraguay…. Pourquoi ? Pour se caler sur le découpage des circonscriptions consulaires, en effet les populations françaises des deux pays sont gérées par le Consulat de France à Buenos Aires sous l’autorité du Consul général.

    Moins de 20 000 personnes concernées

    Si le regroupement administratif peut paraitre logique pour administrer moins de 20 000 Français, dont 15 000 en Argentine, il l’est moins sur le plan électoral.

    Car si, vu de Paris, les deux communautés, qui vivent toutes les deux dans un pays hispanophone d’Amérique du Sud et frontaliers, peuvent sembler similaires et confrontées aux mêmes problématiques, il n’en est rien.

    Résidence de l’Ambassadeur de France à Buenos Aires

    Deux pays à l’Histoire douloureuse

    Indépendants tous les deux au XIXème siècle sur les ruines de l’Empire espagnol, les deux pays ont une histoire commune marquée par la guerre. Et cela a du sens quand on sait que 88% des Français du Paraguay sont des descendants des colons de cette époque. Du côté argentin, ils sont nombreux aussi à être des Français expatriés depuis plusieurs générations et leurs familles ont vécu les conflits entre les deux pays.

    Pour comprendre, il faut revenir en décembre 1864. Ce mois-là, le dictateur de la république du Paraguay, Francisco Solano Lopez, qui s’émeut des interventions brésiliennes dans la vie politique uruguayenne et soupçonne son grand voisin d’intentions impérialistes dans le Rio de la Plata, prend les devants. Il envahit le territoire brésilien et fait traverser à ses troupes une province d’Argentine. Une Triple Alliance rassemblant le Brésil, l’Argentine et l’Uruguay contre le Paraguay est conclue à Montevideo le 1er mai 1865. Cet épisode se conclut par la défaite du Paraguay qui est amputé de 2 tiers de son territoire. Un conflit qui résonne encore dans le coeur des habitants près de 200 ans après.

    Deux pays, deux systèmes

    En 2021, les différences entre les deux pays sont se creusées : niveau de vie, accès aux ressources primaires, aux technologies, et des régimes politiques différents. Descendants de ces Français venus au XIXème siècle en Amérique du Sud, nos compatriotes au Paraguay, et dans une moindre mesure en Argentine, ont besoin d’un lien fort et de proximité avec la Nation.

    Au Paraguay, c’est le rôle de l’élu, Edmond Suchet, alors que l’administration est loin, que l’Ambassade sur place est noyée parmi les autres représentations européennes et que la Consule honoraire ne parle pas français, que d’être le contact direct, habitué aux usages locaux et aux rouages spécifiques du pays des Français sur place.

    Coté argentin, les Français sont mieux lotis mais à des milliers de kilomètres, dans un autre environnement administratif, il est légitime de s’interroger sur la capacité du Consulat de Buenos Aires à soutenir efficacement les Français à Assomption (capitale du Paraguay).

    Une fusion pour quoi faire ?

    Dans ces conditions, on peut se demander alors à quoi servirait une fusion ? Des économies ? L’élu au Paraguay (il n’y a qu’un Conseiller consulaire), comme partout ailleurs, est bénévole. Il ne dispose pas de bureau sur place, ni de personnel. L’Ambassade lui prête une salle à l’occasion..

    Edmond Suchet

    C’est donc l’incompréhension pour l’élu au Paraguay, M. Edmond Suchet (Les Républicains). Il l’a envoyé une missive au Secrétaire d’Etat des Français de l’Etranger, Jean-Baptiste Lemoyne, sans l’accord des conseillers des Français d’Argentine, pourtant bien opposés à cette fusion.

    « La situation décrite ci-dessus met en évidence une volonté de l’administration consulaire de Buenos Aires de reprendre les prérogatives que votre administration a remises à la responsabilité exclusive des conseillers. De toute évidence la conclusion que nous, en notre qualité d’élus, tirons de ce cas de figure est que l’administration consulaire entend régler d’éventuels désaccords de cette manière dictatoriale et se donne la possibilité de modifier les contours de nos responsabilités sans même une consultation préalable, une telle fragilisation du statut des Conseillers des Français de l’Étranger et des Présidents des Conseils Consulaires justifie la crainte que nous vous demandons de lever ».

    Edmont Suchet (Les Républicains)

    Restée lettre morte, tout va se jouer le lundi 13 septembre, date à laquelle, Mme Peck, Consule adjointe à Buenos-Aires en charge de ce dossier, a convoqué les conseillers des deux circonscriptions électorales. Les élus seront-ils là, procéderont-ils à l’élection d’un Président d’un conseil consulaire unique pour les deux pays comme leur demande la Vice-consule. Cette élection entérinerait de fait la fusion des circonscriptions électorales des deux pays.

    Administration versus élus ?

    Sans retour, le principal intéressé, le représentant des 2000 Français du Paraguay, qui risquent d’être dilués face aux 15 000 résidents en Argentine, Edmond Suchet prend les devants. Accompagné de conseils, il a pris la décision de porter l’affaire devant le tribunal administratif de Paris dans le cadre d’un référé-liberté (la date d’audience n’est pas encore connue mais devrait être imminente).

    En pleine campagne des sénatoriales, les candidats s’activent sur cette question. La candidate Ségolène Royal a pris attache très vite auprès d’Edmond Suchet pour lui apporter son soutien.

    Ségolène Royal
    Ségolène Royal

    « Cette fusion est irrespectueuse et illégale. Irrespectueuse, car elle intervient juste après une élection, ce qui revient à mettre en cause la légitimité de ce scrutin. Illégale,  puisque seul un décret peut décider d’un tel regroupement, et cela avant une élection. Or les élus ont été convoqués par la Vice-Consule de Buenos Aires qui leur a notifié sa décision de fusionner les deux conseils consulaires. Ce qui revient à annuler les élections des présidents de chacun de ces deux conseils. Ces méthodes sont inacceptables et si on laisse faire qu’en sera-t-il demain à l’égard d’autres conseils consulaires ? »

    Ségolène Royal, candidate aux élections sénatoriales de septembre 2021

    En France, les circonscriptions municipales ou régionales sont définies par les élus à la suite d’un long processus encadré. Ici, l’administration s’attribue un droit qui ne lui a pas été concédé selon l’analyse de la candidate, mais aussi de nombreux élus en « off ».

    Du côté de la majorité présidentielle, Samantha Cazebonne, candidate pour le parti présidentiel au Sénat, nuancerait sûrement le jugement de l’ancienne ministre. Les Républicains ont apporté, naturellement, leur soutien à leur élu, Edmond Suchet. Le bureau du président de la fédération des expatriés du parti LR, Christophe-André Frassa, nous a apporté des précisions sur leur position dans cette affaire.

    Christophe-André Frassa

    « La situation créée le 6 août 2021 par l’annonce faite par la Consule adjointe de Buenos Aires auprès des conseillers des Français de l’étranger d’Argentine et du Paraguay de procéder à une nouvelle élection du président d’un conseil consulaire unique regroupant les deux pays a suscité une profonde incompréhension dans un premier temps et une profonde colère ensuite. Dès le 9 août 2021, le sénateur Christophe FRASSA a adressé un courriel au secrétaire d’Etat chargé des Français de l’étranger, Monsieur Jean-Baptiste LEMOYNE, pour l’alerter sur cette situation qu’il considère comme une interprétation manifestement contraire à la volonté du législateur de la loi du 22 juillet 2013 relative aux instances représentatives des Français établis hors de France. Le sénateur FRASSA a rencontré le directeur de cabinet du secrétaire d’Etat pour lui faire valoir qu’aucun argument avancé par l’administration pour justifier cette annonce ne repose sur une base législative ou réglementaire valable. Le sénateur considère que les présidents des conseils consulaires de Buenos Aires et d’Assomption ont été valablement et régulièrement élus et que ce n’est pas à l’administration d’annuler ces élections, seul un juge en aurait la capacité. Le sénateur FRASSA soutiendra toutes les démarches que les élus d’Argentine et du Paraguay entreprendront, y compris devant les juridictions administratives, pour faire respecter le droit. Le sénateur Christophe FRASSA fera des propositions pour que les aménagements de compétence territoriale des conseils consulaires ne soient pas dictés par une simple volonté de facilité d’organisation et d’économie de moyens. »

    Bureau de M. Le sénateur Christophe Frassa

    Une affaire qui va donc, sûrement, se finir devant un juge. Une affaire qui tombe à pic en pleine campagne des sénatoriales mais qui ne fait pas les affaires du parti d’Emmanuel Macron… A suivre.

  • USA/UE : blocages aux frontières

    USA/UE : blocages aux frontières

    L’Union européenne a annoncé lundi (30 août) le retour de restrictions aux frontières pour les voyages « non essentiels » vers son territoire depuis cinq pays, dont les États-Unis, la Maison-Blanche déclarant de son côté étudier la possibilité de laisser à terme entrer les voyageurs étrangers vaccinés.

    Car cette décision de l’exécutif de l’Union européenne est pour beaucoup une réaction au Travel Ban imposé par les Etats-Unis.

    Frontières étanches aux USA ?

    En effet, les frontières américaines sont fermées à l’immense majorité des voyageurs internationaux, qu’ils soient testés ou vaccinés, depuis mars 2020.

    Toutefois, après obtention d’une autorisation spéciale, il est possible de voyager aux Etats-Unis à condition d’être vacciné et de présenter un test PCR de moins de 72 heures, ou bien à condition de présenter un test PCR de moins de 72 heures et de respecter une quarantaine dont la durée varie en fonction des différents Etats. Pour le moment, la vaccination n’est donc pas obligatoire pour voyager aux Etats-Unis, mais les choses pourraient évoluer lorsque le pays rouvrira officiellement ses frontières. Les autorités locales laissent en effet entendre que les frontières du pays pourraient prochainement s’ouvrir aux voyageurs vaccinés uniquement. 

    Depuis des semaines, la Maison-Blanche dit étudier les conditions de réouverture de ces frontières. Pour la première fois lundi, elle a laissé entrevoir les conditions que pourraient poser les États-Unis aux voyageurs étrangers, dont les Européens.

    « Les agences du gouvernement fédéral continuent à travailler pour développer une procédure cohérente et sûre pour les voyages internationaux, ce qui inclut l’Europe »

    Jen Psaki, porte-parole de l’administration Biden, lundi lors d’un point-presse.

    Les Etats membres ont le dernier mot

    Si la Commission a décidé de fermer les frontières à 5 pays, les États membres de l’Union européenne conservent cependant la possibilité de lever ces restrictions pour ce type de voyages pour les personnes totalement vaccinées, précise un communiqué.

    5 pays mis sous restrictions

    Les cinq pays retirés de la liste pour lesquels l’UE recommande la levée des restrictions pour les voyages « non essentiels » sont, outre les États-Unis et Israël, le Liban, la Macédoine du Nord et le Monténégro. Le Kosovo est également retiré de cette liste qui est régulièrement actualisée.

    Le variant Delta a fait repartir les contaminations à la hausse aux États-Unis tout comme en Israël, qui avait été l’un des premiers pays à lancer une vaste campagne de vaccination.

    « Cela impliquera de renforcer les efforts de protection des citoyens américains, y compris en durcissant potentiellement les procédures de test pour les voyages internationaux, et cela peut aussi impliquer qu’en temps voulu les ressortissants étrangers qui viennent aux États-Unis soient complètement vaccinés », a-t-elle précisé.

    Le lobby des compagnies aériennes aux États-Unis a lui fustigé la décision de Bruxelles.

    «Les recommandations de l’Union européenne sont un pas en arrière et ont clairement déçu les compagnies aériennes américaines qui ont travaillé avec diligence pour reprendre le service transatlantique en toute sécurité. Avec la réouverture de l’UE, les Américains se sont empressés d’acheter des billets, de faire leurs valises et de retrouver leurs proches qu’ils n’avaient pas vus depuis près de deux ans  »

    Airlines for America.

    La liste des pays tiers pour lesquels l’UE recommande la levée des restrictions de voyage comporte actuellement 17 pays plus la Chine (sous réserve de réciprocité) ainsi que les régions administratives spéciales de Hong Kong et Macao et le territoire de Taïwan.

    L’UE devrait annoncer dans les prochains jours avoir atteint son objectif d’une vaccination complète de 70 % de sa population adulte, marquée cependant par des disparités entre ses États membres.

  • Francophonie, l’économie aussi !

    Francophonie, l’économie aussi !

    C’est une première. Le Medef –l’organisation patronale française-  a organisé la première rencontre des entrepreneurs francophones à Paris, expatriés compris. 400 entrepreneurs d’une trentaine de pays se sont retrouvés à l’hippodrome de Longchamp à l’ouverture de l’université d’été du Medef le 28 et 29 août 2021.

    Geoffroy Roux de Bézieux

    16% du PIB mondial

    Y assistaient aussi le Président de la République malgache, Andry Rajoelina, le Premier ministre de la Côte d’Ivoire,  Patrick Achi, et la Secrétaire générale de l’OIF Louise Mushikiwabo. Cette dernière rappelait que l’Organisation internationale de la francophonie rassemble 88 États , qui représentent 16% du PIB mondial, pour 800 millions d’habitants, dont 300 millions de locuteurs francophones « parfaits ». L’OIF a lancé un programme de formation pour 200.000 jeunes francophones.

    Un réseau mondial

    Le Président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a accueilli ses homologues québecquois Karl Blackburn et gabonais Andrew Crépin Gwodog.

    L’édition 2021 de cette rencontre des entrepreneurs francophones devait avoir lieu à Abidjan. Pour l’instant, le vice-Président du Medef, Fabrice Le Saché, qui s’est appuyé sur le Forum francophone des Affaires présidé par le Président de la Bred Steve Gentili, se félicitait de cette première rencontre. A ce jour, il n’existe pas de réseau francophone des affaires. Or « deux pays qui parlent la même langue commercent plus », affirme le Président du Medef.

    C’est surtout un réseau qui peut faciliter contacts et contrats. 

  • Le  dollar  est-il  mortel  ?

    Le  dollar  est-il  mortel  ?

    Le  système  monétaire  international  issu  des  accords  de  Bretton  Woods  a  pris  fin  le  15 août  1971.  Il  a  été  légalement  remplacé  par  le  système  des  changes  flottants  en  1976. Les  Accords  de  Bretton  Woods  reposaient  sur  un  mécanisme  à  deux  niveaux,  les monnaies  étaient  reliées  à  l’or  à  travers  leur  convertibilité  au  dollar  (qui  était  ainsi  as  good as  gold). 

    Ce  choix  était  la  conséquence  de  la  concentration  du  stock  d’or  mondial  après la  Seconde  Guerre  Mondiale  aux  États-Unis  (plus  des  deux  tiers)  et  de  la  nécessité  de financer  la  reconstruction  ainsi  que  la  guerre  froide.  Dans  le  «  Gold  Exchange Standard  », les  États-Unis  avaient  entre  leurs  mains  une  partie  de  l’étalon  monétaire. Le  déficit permanent  de  la  balance  extérieure  américaine  a  incité  certains  États  à  faire  jouer  la clause  de  convertibilité,  les  États-Unis  peinant  à  maintenir  la  parité  à  35  dollars  malgré les  pressions  exercées  sur  leurs  alliés. 

    Jacques  Rueff,  économiste  et  conseiller  du Général  de  Gaulle  a  écrit,  en  1964 :  « Le  Gold  Exchange  Standard  a  accompli  cette  immense révolution  de  livrer  au  pays pourvu  d’une  monnaie  bénéficiant  d’un  prestige  international  le merveilleux  secret  du  déficit  sans  pleurs  qui  permet  de  donner  sans  prendre,  de  prêter  sans emprunter  et d’acquitter  sans  payer  ».  Le  système  de  Bretton  Wood  a  fonctionné  une  grosse décennie,  les  monnaies  européennes  n’étant  redevenues  convertibles  qu’au  milieu  des années  1950.  

    Pour  certains,  il  a  permis,  grâce  à  la  diffusion  des  dollars  tout  autour  de  la planète,  la  reconstruction  et  les  Trente  Glorieuses.  Pour  d’autres,  il  a  contribué  à  la dollarisation  du  monde  et  à  la  généralisation  des  déséquilibres  financiers  qui  ont  abouti à  l’inflation  des  années  1970  et  à  son  explosion.   

    Le  dollar  fortifié  par  la  fin  du  Gold  Exchange  Standard 

    La  fin  de  la  convertibilité  du  dollar  en  or  n’a  pas  sonné  le  glas  de  la  monnaie  américaine. Elle  a,  au  contraire,  conforté  sa  position  de  devise  mondiale  et  d’étalon  monétaire.  

    Le dollar  est  depuis  la  fin  de  la  Seconde  Guerre  mondiale  la  monnaie  internationale.  Il  est  la principale  devise  de  facturation  et  la  devise  de  référence  pour  un  très  grand nombre  de matières  premières  et  produits.  Il  permet  le  règlement  des  transactions  commerciales.  Il demeure  un  instrument  d’interventions  sur  le  marché  des  changes. Plus  de  la  moitié  des échanges  commerciaux  et  plus  de  60  %  des  réserves  de  change  sont  libellés  en  dollars. La  deuxième  devise  est  l’euro  qui  représente  20  % des  réserves  de  change,  le  RMB chinois  ne  pesant  que 2  %. 

    La crise des subprimes de 2008 née aux États-Unis a  renforcé la  devise  américaine,  aussi  étrange  que  cela  puisse  paraître.  Dans  un  monde  de  plus  en plus  instable,  le  dollar bénéficie  de  son  statut  de  valeur  refuge.  Dans  un  contexte  de  faible inflation,  la préférence  pour  des  actifs  sûrs  au  niveau  mondial  s’est  accrue,  aidée  en  cela par  les  rachats  massifs  d’obligations  d’État  par  la  Réserve  Fédérale.  

    Le  déclin  relatif  de l’économie  américaine  n’a  pas,  pour  le  moment,  de  conséquences  sur  le  rôle  du  dollar. La  Chine  et  les  pays  émergents  représentent  certes  57  %  du  PIB  mondial  en  parité  de pouvoir  d’achat,  contre  moins  de  20  %  pour  les  États-Unis. 

    Si  le  monde  devient multipolaire,  il  repose  essentiellement  sur  une  seule  devise,  le  dollar.  Le  large  marché financier,  la  sécurité  juridique,  la  forte  attractivité  du  pays  et  sa  force  militaire  permettent aux États-Unis  de  compenser  leur  recul  économique.  Ce  dernier  est  peut-être  surévalué en  raison  des  pratiques  comptables  des  multinationales  américaines.  Certains  avancent l’idée  que  les  coûts  de  domination  du  dollar  sont  supérieurs  aux  gains  de  la  coordination et  de la  régulation  que  ce  dernier  assure par  défaut.  D’autres  estiment  que  le  changement de  doctrine  des  Américains  qui,  ont  opté  pour  le  hard  power,  surtout  sous  la  présidence de  Donald  Trump,  nécessite  de  passer à  un  autre  système  monétaire.

    L’économie  mondiale  dépend  de  la  politique  monétaire  voire  de  la  politique  tout  court  des États-Unis.  La  crise  financière  asiatique  en  1997  ou  la  crise  russe  en  1998  sont en  partie liées  à  la  hausse  des  taux  pratiqués  aux  États-Unis.  Les  pays  émergents  s’endettent essentiellement  en  dollars,  ce  qui  les  rend  vulnérables  en  cas  de  hausse  des  taux  ou d’appréciation  de  la  devise  américaine.

    Une  hausse  des  taux  par  la  FED  affecte plus  de  9  000  milliards  de  dollars  de dettes  et de dépôts  

    Les  variations  d’émission  de  la  monnaie américaine  qui  dépend  de  la  politique monétaire  et  du  résultat  de  la  balance  des paiements  courants  entraînent  des  conséquences  sur  les  marchés  domestiques  de nombreux  pays  qui  peuvent  être confrontés  à  des  hausses  des  prix  et  à  un  manque  de liquidités.  Selon  l’économiste  Michel  Aglietta,  une  hausse  des  taux  par  la  FED  affecte plus  de  9  000  milliards  de  dollars  de  dettes  et  de  dépôts,  le  réseau  des  banques  à l’échelle  mondiale  et  le shadow  banking  les  amplifiant  en  permanence. 

    Depuis  la  crise financière  de  2008,  le  marché  du  dollar  offshore  a  doublé  de  volume.  Les  contraintes imposées  par  les  États-Unis  sur  l’utilisation  des  dollars  n’ont  pas  freiné  la  croissance américaine.  Les  sanctions  au  nom  de  l’extraterritorialité  de  la  législation  américaine  à l’encontre  des  entreprises  qui  commercent  avec  l’Iran,  l’embargo  sur  la Russie,  et  les sanctions  commerciales  infligées  à  la  Chine  ont  été  dénoncés  sans  pour  autant provoquer  de  réelle  modification  au  niveau  de  l’utilisation  du  dollar.  Le  rejet par  les Américains  de  l’accord  sur  le  nucléaire  avec  l’Iran  avec  l’arrivée  au  pouvoir  de  Donald Trump  s’est  imposé  aux  entreprises  non-résidentes  qui  dépendent  pour  leurs échanges internationaux  du  dollar.  

    L’euro,  des  atouts  et  des  petites  faiblesses  pour  supplanter  le  dollar 

    Malgré  ses défauts,  le  dollar  reste  incontournable.  Il  n’a  pas  de  concurrent  de  substitution. Les  créateurs  de  l’euro  ne  lui  avaient  pas  assigné  comme  objectif  de  supplanter  le  dollar. Si  en  vingt  ans,  il  est  devenu  la  deuxième  devise  mondiale,  sa progression  s’est  fait  en toute  discrétion.  L’euro  avait  comme  objectif  premier  était  l’instauration  d’une  zone monétaire  commune  permettant  de  s’affranchir  des  fluctuations  de  change  et  des  coûts qu’elles  génèrent.  Cette  zone  monétaire  visait,  certes,  à s’affranchir  de  la  monnaie américaine  mais  pas  à  la  remplacer  au  niveau  international.  La  vision  de  ses  fondateurs était  avant  tout  interne  sachant  que  les  États  membres réalisaient  à  l’époque  plus  des deux  tiers  de  leurs  échanges  au  sein  de  l’Union  européenne.  La  dimension  internationale de  l’euro  reste  peu  mentionnée  lors  de  sa  création.  

    Compte  tenu  du  poids  des  États membres,  l’euro  a  obligatoirement  un  rôle international.  Les  dissensions  ou  les désaccords  sur  la  politique  économique  ont  freiné  son  expansion.  Les  responsables  de la  Banque  centrale  ont  veillé,  surtout  durant  la  première  décennie,  à  forger  la  crédibilité de  la  monnaie  européenne  en  fixant  des  objectifs  clairs  en  matière  d’inflation.  Dans  les institutions  internationales  comme,  en  particulier  au  FMI,  la  BCE  n’a  pas  de  voix  au chapitre.  Les  représentants  de  l’Union européenne  proviennent  des  différents  États membres.  L’euro  demeure  une  monnaie incomplète  ne  pouvant  pas  compter  sur  un  État, une  armée,  un  véritable  budget.  La  crise  grecque  a  souligné  la  fragilité  de  la  zone  euro même  si  elle  a  débouché  sur  la  mise  en  place  de  mécanismes  de  soutien  (Mécanisme Européen  de  Stabilité  créé  en  2012,  successeurs  du  Fonds  Européen  de  Stabilité Financière).

    L’euro  pâtit  de  la  segmentation  du  marché  financier  européen 

    L’euro  pâtit  de  la  segmentation  du  marché  financier  européen.  À  la  différence des  États,  la  zone  euro  ne  peut  pas  compter  sur  l’émission  en  masse  et  permanente d’obligations  européennes.  Le  Plan  de  Relance  pour  l’Europe  prévoit  l’émission  de  750 milliards  euros  d’obligations  européennes  sur  trois  ans.  Ce  montant  reste  modeste  par rapport  aux  États-Unis  (plus  de  1  800  milliards  de  dollars  d’obligations  en  2020)  ou  même par  rapport  aux  États  membres  de  l’Union  (la  France  devrait  émettre  pour  260  milliards d’euros  d’obligations  nettes  de  rachats  en  2021).   

    Au  niveau  des  échanges  internationaux,  l’euro  a  réussi  à  s’imposer  à  l’exportation mais pas  à  l’importation.  Plus  de  la  moitié  des  exportations  hors  zone  euro  sont facturés  en euros.  Les  États  membres  de  l’Union  européenne  qui  n’ont  pas  intégré  la  zone  euro l’utilisent  pour  leurs  importations  issues  de  cette  dite  zone.  

    En  revanche,  pour  les importations,  en  particulier  en  ce  qui  concerne  l’énergie  et  les  matières  premières,  la monnaie  américaine  reste  dominante.  

    L’euro  peine  également  à  être  une  monnaie d’échanges  entre  les  États  qui  ne  sont  pas  membres  de  l’Union  européenne.  L’euro  a réussi  malgré  tout  à  devenir  une  devise de  référence  sur  le  marché  des  changes.  22  pays hors  zone  euro  ont  un  taux  de  change  fixe  avec  la  monnaie  européenne  dont  16  en Afrique.  Deux  pays  ont  renoncé  à  leur  monnaie  pour  utiliser  l’euro,  le  Monténégro  et  le Kosovo.  Plusieurs  États  d’Europe  de  l’Est  ont  «  euroïsé  »  leur  économie  en  acceptant une  double  circulation (Bulgarie,  Bosnie-Herzégovine).  

    Le  choix  de  l’euro  comme monnaie  pivot  pour  les  États  extérieurs  à  la  zone  euro  se  justifie  par  la  recherche  d’une crédibilité  internationale  et  la  lutte  contre  l’inflation. L’euro  est  devenu  la  deuxième  monnaie  du  système  monétaire  international.  Il  sert  de devise  de  diversification  mais  n’est  pas  en  position  de  suppléer,  pour  le  moment,  le  dollar. 

    Les  autorités  chinoises  ont  cette  ambition  mais  elles  partent  de  bien  plus  loin,  leur monnaie  le  RMB  jouant  actuellement  un  rôle  marginal  au  niveau  international.     

    Le  RMB,  le  long  chemin  de  la  conquête  de  la  puissance  monétaire

    Compte  tenu  de  son  poids  au  sein  de  l’économie  mondiale,  de  sa  première  place dans les  échanges  internationaux  et  de  ses  relations  de  plus  en  plus  délicates  avec les  États-Unis,  la  Chine  entend  que  sa  monnaie,  le  renminbi,  puisse  jouer  un  rôle plus  important. L’internationalisation  de  la  devise  chinoise  s’inscrit  dans  le  cadre  d’une  politique d’ouverture  internationale.  Cette  stratégie  a  été  formulée  lors  du  Comité  central  du  Parti Communiste  Chinois  du  mois  de  novembre  2013.  

    Pour  faciliter  la  diffusion  de  leur monnaie,  les  autorités  chinoises  ont  retenu  plusieurs  priorités  :  la  libéralisation  des  taux d’intérêt,  la  banalisation  des  relations  entre  les  grandes  entreprises  et  les  banques,  la convertibilité  totale  d’ici  2024,  la  création  d’une  industrie  de  la  finance  compétitive  en faisant  appel  à  des  experts  étrangers  et  la mise  en  place  d’établissements d’investissement  ayant  une  dimension  mondiale.  Les  autorités  doivent  également  rendre plus  indépendante  leur  banque  centrale. 

    L’internationalisation  du  renminbi  est  un  des objectifs  de  la  Belt  and  Road  Initiative  (BRI)  qui  correspond  à  la  nouvelle  route  de  la  soie qu’entend  créer  la  Chine.  En prévoyant  avec  des  États  d’Afrique,  d’Asie,  du  Moyen  Orient et  d’Europe,  des  infrastructures  cofinancées,  le  gouvernement  chinois  entend  ainsi développer  sa  sphère  financière.  Entre  2013  et  2017,  plus  de  400  milliards  de  dollars  ont été  investis  dans le  cadre  de  cette  route  de  la  soie.  À  titre  de  comparaison,  le  Plan Marshall  qui  a  contribué  à  la  reconstruction  de  l’Europe  après  la  Seconde  Guerre mondiale  portait 135  milliards  de  dollars  en  valeur  actuelle.  La  BRI  ne  permet  pas néanmoins l’émergence  d’un  marché  offshore  du  renminbi  car  la  quasi-totalité  du financement  est réalisé  par  les  Chinois  au  profit  d’entreprises  elles-mêmes  chinoises. 

    Les fonds  d’investissement  chinois  n’obéissent  pas  aux  règles  de  transparence  et  de gouvernance  en  vigueur  à  l’échelle  internationale.  Or,  la  pratique  importante  du  shadow banking  est  un  sujet  d’inquiétude  majeur  pour  les  agents  économiques  non-chinois.  

    Par ailleurs,  la  Chine  refuse  le  multilatéralisme  en  matière  de  gestion  de  la  dette  des pays  en difficulté.  Elle  n’est  pas  membre  du  Club  de  Paris  en  charge  de  mettre  en  place  des  plans pour  les  États  étant  en  incapacité  de  rembourser  leurs  dettes.  En revanche,  la  Chine  s’est investie  dans  le  processus  de  concertation  internationale  sur  le  financement  de  la transition  énergétique  en  participant  au  réseau  de  banques  centrales  travaillant  sur  ce sujet.  Le  retrait  temporaire  des  États-Unis  a  incité  le  gouvernement  chinois  à  s’engager sur  ce  terrain.  Considérant  en  outre  que  les Occidentaux  sont  en  grande  partie responsables  du  réchauffement  climatique,  la  Chine  se  veut  être  le  défenseur  des  pays en  développement.  Fin  2018,  la  Chine  est  devenue  le  deuxième  émetteur  d’obligations vertes  au  monde  après  les  États-Unis.

    38 accords d’échanges bilatéraux de devises avec la Chine   

    Afin  de  favoriser  l’internationalisation  de  leur  monnaie,  les  autorités  chinoises  ont multiplié  les  accords  d’échanges  bilatéraux  de  devises.  Plus  de  38  accords  avaient  été signés  fin  2018  portant  sur  plus  de  3  700  milliards  de  RMB.  Pékin  a  mis  en  place également  un  réseau  de  centres  de  clearing  en  RMB  offshore,  permettant  l’échange contre  d’autres  devises  en  dehors  du  territoire  national.  L’objectif  est  de  créer  un  marché des  changes  en  RMB  ouvert  24  heures  sur  24.  Les  actifs  financiers  chinois  sont désormais  admis  dans les  indices  internationaux  ce  qui  valorise  la  participation  étrangère sur  les  marchés  locaux.  

    Toutes  ces  mesures  prolongent  l’intégration  du  RMB  dans  le panier  des  Droits  de  Tirage  Spéciaux  (DTS)  du  FMI,  réalisée  en  octobre  2016.   Pour  le  moment,  les  efforts des  autorités  chinoises  ont  été  couronnés  de  peu  de  succès. La  devise  chinoise demeure  marginale  à  l’échelle  internationale.  L’immaturité  des infrastructures  et  la faible  transparence  du  processus  de  décision  des  politiques  sont pointées  du  doigt  par les  investisseurs  internationaux.  Le  marché  des  obligations  locales qui  représente  plus du  quart  des  émissions  obligataires  publiques  constitue  une  menace en  raison  de  la faible  solvabilité  des  collectivités  territoriales.  

    Dans  ce  contexte,  la  part des  RMB  reste  limitée  à  1,65  %  pour  les  échanges internationaux  et  à  2  %  pour  les réserves.   

    Demain,  le  tout  digital 

    L’émergence  d’un  nouveau  système  monétaire  international  est  incontournable  dans  une économie  mondiale  de  plus  en  plus  multipolaire.  Les  difficultés  des  pays  avancés  et l’accroissement  de  leurs  dettes  publiques  pourraient  accélérer  le  processus.  Les  autorités chinoises  y  travaillent  en  avançant  sur  la  diffusion  d’un  RMB  digital.  Elles  ne  sont  pas  les seules  à  parier  sur  l’avènement  des  monnaies  digitales.  La  BCE  et  la  FED  mènent également  des  expériences  en  la  matière.  

    Qui  contrôle  l’argent,  contrôle  l’économie mondiale.  

    Ce  fut  le  cas  pour  le  Royaume-Uni  au  XIXe  siècle  et  c’est  le  cas  pour  les  États-Unis depuis  1945.  D’ici  le  milieu  du  siècle  en  cours,  le  centre  financier  se  déplacera-t-il  à nouveau  ou  deviendra-t-il  totalement  virtuel  ?  Il  est  possible  également  que l’antagonisme  entre  la  Chine  et  l’Occident  aboutisse  à  une  partition  avec  deux  grands espaces  financiers.  La  seule  limite  à  ce  scénario  est  que  désormais  les  pays  émergents et  en  développement  représentent  57%  du  PIB  mondial.

  • La France n’est pas prête à quitter l’Irak en cas de retrait américain

    La France n’est pas prête à quitter l’Irak en cas de retrait américain

    La France ne quitterait pas l’Irak en cas de retrait américain, a déclaré le président français Emmanuel Macron au journal télévisé de TF1 dimanche soir (29 août) depuis la ville d’Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien.

    « Nous avons des forces spéciales engagées dans ces opérations, où nous avons perdu des femmes et des hommes dans ces combats, c’est l’honneur de la France d’être là. Nous les maintiendrons tant que les terroristes seront présents. (…) Le risque zéro n’existe pas en la matière. Ces dernières années, il n’y a pas eu de complots organisés depuis l’extérieur (…) Il ne faut pas confondre les risques terroristes et l’immigration ».

    Emmanuel Macron au journal télévisé de TF1 dimanche soir (29 août)

    Un refuge à Kaboul ?

    Le président français a également évoqué la situation actuelle en Afghanistan, notant que la France et le Royaume-Uni ont plaidé lundi 30 (août) à l’ONU pour un refuge à Kaboul, sans succès, alors que le dernier avion de rapatriement français a atterri dimanche (29 août) à Paris.

    L’arrivée attendue de migrants afghans en Europe après la prise de pouvoir des talibans ne sera pas aussi importante que les arrivées massives de 2015 liées à la guerre en Syrie, a déclaré Macron dimanche (29 août). « Ce qui est sûr c’est qu’il y a plus de monde qui essaiera de venir en Europe, ce qui créera une pression sur notre capacité à les accueillir», a-t-il ajouté.

    Un article d’Euractiv

  • L’étrange ministère (des Affaires étrangères).

    L’étrange ministère (des Affaires étrangères).

    Parfois, on le croit vermoulu sous des ors pas très brillants. Parfois il est la caricature d’une bureaucratie lointaine. Récemment encore, tels élus se plaignaient des oukases et du mépris dans lesquels ils étaient tenus. Bien des compatriotes peinent à obtenir les renseignements dont ils ont besoin, ne serait-ce que pour répondre aux formulaires qu’on leur réclame pour faire valoir leurs droits.

    Le meilleur possible ?

    Globalement, pourtant, quels que soient les agacements, les Français de l’étranger notent favorablement leur ministère. C’est ce qui apparait dans les enquêtes et les consultations réalisées régulièrement par lesfrancais.press, y compris pendant la crise du Covid. Tout n’est pas parfait, soit, mais où est la perfection dans le meilleur des mondes possible, qui n’est toujours un monde paisible? 

    Parfois, on s’agace aussi des déclarations ministérielles, pas toujours suivies d’effets, ou ces rodomontades et autres leçons données au reste du monde.

    On a lu ainsi avec étonnement une déclaration du ministre des Affaires étrangères enjoignant aux Talibans de « respecter les droits de l’homme » et « particulièrement ceux des femmes » s’ils voulaient une reconnaissance officielle. Ils en tremblent. Cette exigence, on se garderait bien de l’étendre à d’autres pays trop amis pour savoir l’apprécier. D’autant que l’on parle déjà aux Talibans. Enfin, il faut bien que la parole de la France reste fidèle à ses principes.

    L’action dans la crise

    Et puis il y a l’action. Surtout en cas de crise. C’est à ce moment là que l’on a besoin des diplomates. C’était le cas à Kaboul ces derniers jours. Avec les moyens militaires, la France a réussi à faire sortir plus de 3000 personnes depuis le 15 août. Elle en avait déjà exfiltré 1500 auparavant, parce qu’elle anticipait « la possibilité » d’une crise. Il a fallu prévenir discuter, négocier, masquer, protéger, etc.

    On a vu un ambassadeur en première ligne. Ou plutôt en seconde, car avant la première ligne il y avait ses collaborateurs. Ce fut le cas au Venezuela ou à Madagascar, à Haïti, dans d’autres circonstances. Avec lui donc, tous les services, et au-delà, toute la communauté française, et tout le réseau du ministère derrière, en coordination avec le ministère des armées. Sans l’appui des soldats, quelle diplomatie ?

    Le pont aérien mis en place par la France a été un succès. Bravo.

    Mais il reste beaucoup d’amis de la France en Afghanistan, et beaucoup d’Afghans en danger. Et un monde en plein chaos. L’histoire n’est pas finie. 

    Cet étrange ministère qu’est le ministère des Affaires étrangères, capable du meilleur comme du pire, de la plus grande perspicacité comme du plus grand aveuglement, de la plus grande discrétion comme de la plus provocante arrogance, a joué son rôle dans cette crise, à tous les niveaux, avec tous les interlocuteurs possibles. A croire que l’excellence française se révèle dans les crises. Hélas donc, mais bravo.

    Laurent Dominati

    A. ambassadeur de France

    A. député de Paris

    Président de la société éditrice du site « Lesfrancais.press »

  • Comment voyager cet automne ?

    Comment voyager cet automne ?

    On l’ espérait ! On y croyait : l’été 2021 devait signer le retour à la normal, ce ne fut pas le cas ! Le variant Delta a sévi et plus que tous les autres, les expatriés ont souffert des mesures mises en place, certificat valide pour les vaccinés, tests à répétitions pour les autres…

    Et pourtant, les Français de l’étranger sont résilients et tolérants. Ils continuent de voyager et se plient, avec le sourire, aux dispositifs comme l’a révélé notre enquête. Le plus important c’est de continuer à pouvoir circuler, plus ou moins librement, mais surtout ne plus connaître la fermeture des frontières.

    Cependant, certains pays restent fermés aux non-résidents ou entrouvrent légèrement la porte avec une série de contrôles à la clé pour tous les voyageurs, nationaux, résidents ou non-résidents. On fait un petit tour du monde, non exhaustif, des conditions d’accès aux différents territoires.

    Man and woman are sitting on plane wearing medical protective masks. Flights in the period of a pandemic in the world concept

    Pays exigeant un test négatif  

    La plupart des pays n’exigent plus de test PCR des voyageurs vaccinés ou rétablis du Covid. Voilà quelques exemples de pays qui demandent un dépistage avant d’accéder à leur territoire quelque soit le pays d’origine).

    En Europe

    • Allemagne (sauf vaccinés et guéris de la Covid – Attention certaines régions nécessitent un isolement comme si vous revenez des régions françaises PACA, Occitanie, Corse)
    • Arménie (sauf vaccinés ou guéris)
    • Autriche (sauf pour vaccinés ou guéris de la Covid)
    • Belgique (pour passagers venant de zones à risque)
    • Bosnie-Herzégovine (sauf vaccinés)
    • Bulgarie (sauf pour vaccinés et guéris de la Covid)
    • Chypre (sauf vaccinés)
    • Croatie (sauf pour vaccinés ou guéris de la Covid ; antigénique possible)
    • Danemark (sauf vaccinés ou guéris)
    • Espagne (sauf vaccinés ou guéris, test antigénique accepté)
    • Géorgie (sauf vaccinés)
    • Grèce (sauf vaccinés ou guéris)
    • Hongrie (sauf vaccinés ou guéris)
    • Irlande (sauf vaccinés ou guéris), Italie (sauf vaccinés ou guéris)
    • Lettonie (sauf vaccinés ou guéris et moins de 12 ans)
    • Luxembourg (passagers aériens uniquement)
    • Moldavie (sauf vaccinés ou guéris)
    • Monaco
    • Norvège (sauf vaccinés ou guéris)
    • Pays-Bas (sauf vaccinés)
    • Pologne (sauf vaccinés)
    • Portugal (ou test antigénique – sauf vaccinés ou guéris)
    • République tchèque (sauf vaccinés et guéris)
    • Royaume-Uni (sauf vaccinés et guéris)
    • Serbie
    • Slovaquie (sauf vaccinés ou guéris)
    • Slovénie (sauf vaccinés)
    • Suède (sauf vaccinés ou guéris)
    • Suisse (arrivée par avion, sauf vaccinés ou guéris)
    • Turquie (sauf vaccinés ou guéris)
    • Ukraine (sauf vaccinés).

    Hors d’Europe

    En Afrique

    Le test PCR est requis pour tous les voyageurs quelque soit leur lieu de départ à destination de ces pays :

    • Afrique du Sud
    • Algérie
    • Angola
    • Bénin
    • Botswana
    • Burkina Faso
    • Burundi
    • Cameroun
    • Cap-Vert (sauf vaccinés)
    • Comores
    • Côte d’Ivoire
    • Gabon
    • Gambie (test PCR+quarantaine)
    • Ghana
    • Guinée
    • Egypte (test PCR sauf vaccinés)
    • Ethiopie (et isolement)
    • Kenya
    • Malawi
    • Maroc (PCR et isolement ou vaccin et PCR)
    • Maurice (quatorzaine sauf vaccinés)
    • Mauritanie, Mozambique (et quatorzaine)
    • Namibie
    • Niger
    • Rwanda
    • Sénégal
    • Seychelles
    • Sierra Leone
    • Tanzanie
    • Togo (et isolement)
    • Tunisie (test PCR même pour vaccinés, isolement de 7 jours pour non-vaccinés sauf voyage à forfait)
    • Zambie
    • Zimbabwe (test et isolement)

    En Asie et Moyen-Orient

    Le test PCR est requis pour tous les voyageurs quelque soit leur lieu de départ à destination de ces pays :

    • Corée du Sud (visa et isolement)
    • Ouzbékistan (quarantaine)
    • Cambodge (isolement de 14 jours et caution de 2 000$)
    • Hong-Kong (isolement 7 à 14 jours)
    • Maldives (sauf vaccinés)
    • Emirats Arabes Unis (Dubai)
    • Jordanie
    • Kirghizistan (sauf vaccinés)
    • Oman (visa + vaccin ou test PCR)
    • Qatar (PCR+isolement, sauf vaccinés)
    • Tadjikistan
    • Liban (quarantaine sauf vaccinés)
    • Népal (visa + isolement)
    • Sri Lanka (visa+isolement sauf pour vaccinés).
    • Quatorzaine obligatoires en Thaïlande (sauf certaines îles et régions pour vaccinés).

    Aux Amériques

    Le test PCR est requis pour tous les voyageurs quelque soit leur lieu de départ à destination de ces pays :

    • Barbade
    • Belize (sauf vaccinés)
    • Bolivie (et isolement)
    • Brésil
    • Colombie
    • Dominique
    • Equateur
    • Guatemala (ou cerficat de vaccination)
    • Haiti
    • Honduras (sauf vaccinés)
    • Jamaïque
    • Nicaragua
    • Panama
    • Paraguay
    • Pérou
    • Sainte-Lucie
    • Trinité-et-Tobago.
    • Bahamas avec visa, et assurance Covid.
    • Cuba avec isolement

    Et sans document ?

    Et oui il est encore possible de voyager dans quelques pays sans aucune restriction. 3 pays tous en Amérique latine, ils ont fait le choix de privilégier le secteur touristique parfois avec des conséquences terribles en terme de vies humaines.

    • Costa Rica
    • République dominicaine
    • Mexique ouvert sans test PCR avant le départ

    Et le reste du monde ?

    Vous avez bien compté, nous ne listons qu’ une petite centaine de pays. Tous les autres pays sont fermés à tout voyageur qui ne serait pas résident. Les nationaux non-résidents sont souvent exclus des procédures d’accès aux territoires à la différence de la France qui garantit l’accès au territoire même s’il faut monter patte blanche (test ou certificat de vaccination).

    Des destinations très touristiques ou importantes pour le « business » comme les Etats-Unis, le Canada, l’Inde, l’Australie, le Japon, le Vietnam, l’Argentine sont donc fermées.

    Aller en France

    Tous les nationaux et leur ayant droits peuvent accéder au territoire national sans motifs impérieux à condition de présenter soit un test PCR négatif soit un certificat européen de vaccination. Si vous avez vaccinés hors d’Europe, des solutions ont été mises en place par le gouvernement, vous retrouverez toutes les informations en lisant cet article ou celui-ci.

    Courage et bon voyage à ceux qui le peuvent.

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