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  • Les annonces pour la rentrée de Jean Castex

    Les annonces pour la rentrée de Jean Castex

    Ce jeudi 26 août, le Premier ministre Jean Castex était présent sur RTL pour évoquer plusieurs sujets, allant de la rentrée scolaire à la vaccination, en passant par le passe sanitaire en entreprises et la réforme des retraites.

    Le Premier ministre Jean Castex était présent ce jeudi matin, sur RTL, pour aborder plusieurs sujets. Il a notamment abordé la question de la rentrée scolaire et la vaccination contre le Covid-19 ainsi que la réforme des retraites.

    La rentrée scolaire

    « Nous avons réussi à maintenir le plus possible les écoles ouvertes jusqu’à présent […] C’est une politique couronnée de succès »

    Jean Castex sur RTL ce jeudi 26 aout

    Le Premier ministre ne se montre pas particulièrement inquiet face à la rentrée scolaire. 

    « La société française de pédiatrie nous dit qu’il n’y a pas de raison de fermer les écoles, il y a aussi la vaccination des 12-17 ans« 

    Jean Castex sur RTL ce jeudi 26 aout

    .​ Jean Castex rejette aussi, pour le moment, la vaccination pour les moins de 12 ans, en se basant sur des recommandations scientifiques.

    Le chef du gouvernement indique que le port du masque sera maintenu dans les classes et les cours de récréation. Des autotests seront également mis en place pour les enfants.

    La vaccination contre le Covid-19

    « La vaccination obligatoire des soignants est une bonne chose« 

    Jean Castex sur RTL ce jeudi 26 aout

    Le Premier ministre évoque aussi le chiffre de 83 % de soignants ​déjà vaccinés contre le Covid-19. Concernant l’objectif de 50 millions de personnes vaccinées, il sera peut-être atteint deux ou trois jours ​après fin août, date de cet objectif pour le gouvernement.

    Par ailleurs, les résidents des Ehpad pourront recevoir une troisième dose de vaccin contre le coronavirus à partir du 12 septembre, a-t-il annoncé.

    Le passe sanitaire en entreprise

    Le passe sanitaire en entreprise « n’est pas d’actualité​ », déclare Jean Castex. Ce passe reste un bon outil​, ajoute-t-il. Il évoque un « outil parmi d’autres​, dont la finalité est la vaccination​. »

    La réforme des retraites

    Concernant la réforme des retraites, « elle est indispensable« ​. « Le choix du moment est très important« ​, déclare-t-il, rappelant qu’il faut pour cela « que la crise sanitaire soit sous contrôle et que les conditions de la reprise économique » ​soit consolidées.

    Les évacuations en Afghanistan

    « On a déjà accueilli environ 2 500 personnes« ​, avance Jean Castex, qui rappelle que les évacuations vont pour l’instant se poursuivre jusqu’à vendredi soir.

    « À partir de demain soir (vendredi), on ne peut plus procéder aux évacuations à partir de l’aéroport de Kaboul« , du fait de la fin imminente du retrait des troupes américaines qui contrôlent et sécurisent l’aéroport de la capitale afghane.

    Retrouvez l’interview en vidéo

  • Emmanuel Macron fait sa rentrée européenne en Irlande

    Emmanuel Macron fait sa rentrée européenne en Irlande

    Le président français Emmanuel Macron, qui mise sur la future présidence française de l’UE pour doper sa probable campagne de réélection, est attendu jeudi (26 août) à Dublin pour effectuer sa rentrée sur la scène européenne.

    L’Irlande est l’un des quatre derniers pays de l’UE restant à visiter par le chef de l’Etat depuis le début de son quinquennat, avec la Croatie, la Slovénie et la Hongrie, où il espère se rendre dans les prochains mois.

    A la fin de l’automne, la France présentera ses priorités pour la présidence de l’UE qu’elle assurera au premier semestre 2022. Elles devraient tourner autour de la relance post-Covid, la souveraineté européenne, la réforme des accords de Schengen ou le pacte asile/immigration. Autant de dossiers sur lesquels Emmanuel Macron cherchera à obtenir des avancées avant le premier tour de la présidentielle, le 10 avril.

    Cette visite de travail d’une journée sera courte mais dense, avec un entretien avec son homologue Michael Higgins, homme politique et poète qui préside l’Irlande depuis 2011, suivi d’un déjeuner de travail avec le Premier ministre Micheal Martin, à la tête depuis juin 2020 d’un gouvernement de coalition comprenant deux partis centristes et les Verts.

    Emmanuel Macron rencontrera aussi des intellectuels, des étudiants ou des patrons de start-up. Il déambulera dans les rues de Dublin sur les traces de James Joyce, le plus célèbre romancier irlandais, avant un dîner à l’Aras an Uachtarain, la résidence présidentielle.

    Actualité oblige, les discussions à Dublin porteront sur la crise en Afghanistan et le difficile débat sur l’accueil des réfugiés, « une question qui se pose au niveau européen », selon la présidence. Emmanuel Macron l’a d’ailleurs évoquée ces derniers jours avec plusieurs autres dirigeants européens, dont l’Allemande Angela Merkel, l’Italien Mario Draghi ou le Néerlandais Mark Rutte.

    L’Irlande, qui a envoyé cette semaine une délégation à Kaboul avec l’aide de la France, prévoit d’accueillir quelque 230 Afghans.

    Brexit, dossier toujours sensible 

    Emmanuel Macron, qui sera accompagné des ministres Jean-Yves Le Drian (diplomatie), Bruno Le Maire (Economie) et Clément Beaune (Affaires européennes), abordera aussi deux dossiers dans lesquels l’Irlande joue un rôle central.

    Le premier concerne le Brexit et la remise en cause par Londres du protocole conclu entre le Royaume-Uni et l’UE sur les dispositions douanières post-Brexit en Irlande du Nord. Paris, comme Bruxelles, exclut « toute renégociation » de cet accord difficilement obtenu, tout en se disant prêt à « discuter » de « solutions concrètes » pour mieux le mettre en oeuvre, a précisé la présidence française.

    (FILES) In this file photo taken on April 18, 2019 Protesters against Brexit and the possible imposition of any hard border between Northern Ireland and Ireland gather with a banner at the border (marked where the tarmac changes and the lines change between white and yellow) between Derry (Londonderry) in Northern Ireland and County Donegal in the Republic of Ireland near the Irish village of Bridge End on April 18, 2019 ahead of a visit from the US speaker of the House of Representatives Nancy Pelosi. – British Prime Minister Boris Johnson has spent his first weeks in office ramping up preparations for a no-deal Brexit on October 31, but faces assessments it could be economically calamatous for the country. Johnson ordered government departments to « turbo-charge » contingency planning after taking power on July 24, 2019 promising « all necessary funding » beyond the £4.2 billion (4.6 billion euros, $5.1 billion) already allocated. But an analysis of the potential impact of a no-deal depature carried out by the government, and leaked August 18, 2019 to a newspaper, makes for grim reading. It predicts Britain will face shortages of fuel, food and medicine, a three-month meltdown at its ports, a hard border with Ireland and rising costs in social care. (Photo by Paul FAITH / AFP)

    Avec le Brexit, la France est désormais « le voisin le plus proche de l’Irlande dans l’UE », ce qui a entraîné un « accroissement des liaisons maritimes » entre les deux pays, souligne la présidence, en se félicitant que l’Hexagone soit devenu « le premier pays d’accueil européen des investissements irlandais, à hauteur de 2,27 milliards d’euros ».

    L’autre dossier sensible porte sur les « réserves » émises par Dublin à l’accord signé au début de l’été dans le cadre de l’OCDE pour mieux taxer les bénéfices des multinationales avec un taux minimum d’au moins 15%.

    L’Irlande réticente 

    L’Irlande a l’un des taux d’imposition des sociétés parmi les plus bas au monde, à 12,5%, ce qui lui a permis d’accueillir le siège européen de toute une série d’entreprises américaines, géants de la technologie et de la pharmacie.

    La France, l’un des pays les plus en pointe sur le dossier, note que Dublin « n’a pas entièrement fermé la porte » à l’accord, déjà signé par 132 des 139 pays membres de l’OCDE, et « a donné des signes de disponibilité pour avancer », souligne encore la présidence française.

    Sur le plan bilatéral, Paris et Dublin entendent, avec un accord sur la mobilité des enseignants, développer leurs relations dans l’éducation, alors qu’un tiers des étudiants Erasmus accueillis en Irlande viennent de France.

    Après ce déplacement, l’agenda européen d’Emmanuel Macron s’annonce bien rempli jusqu’à la fin de l’année, avec une inconnue majeure : le résultat des élections du 26 septembre en Allemagne, de loin le premier partenaire de Paris, qui marqueront la fin de l’ère Merkel.

  • Le modèle chinois de croissance à l’épreuve

    Le modèle chinois de croissance à l’épreuve

    Que ce soit pour le « cloud », l’intelligence artificielle, les voitures autonomes, les énergies renouvelables ou encore l’armement, les autorités chinoises entendent préempter les premières places. Pour atteindre cet objectif, elles ont décidé d’intervenir plus fermement dans les secteurs de pointe afin d’orienter la recherche et les activités. Un exemple typique du modèle chinois de croissance…

    Comme en Occident, mais avec des moyens différents, le gouvernement chinois s’est engagé dans un processus de régulation du secteur du digital. Les grandes entreprises technologiques se doivent de participer plus activement que dans le passé aux efforts du parti et de la nation. Le renforcement du contrôle de l’État chinois a eu pour conséquence une perte de valeur en bourse des sociétés du digital, plus d’un milliard de dollars depuis le mois de février 2021. 

    Les indices des valeurs technologiques chinoises cotées à Hong Kong ou à New York ont baissé de 40 à 45 % depuis la mi-février. Les investisseurs sont de plus en plus inquiets de l’interventionnisme de l’administration chinoise qui a, par exemple, suspendu l’application de covoiturage de Didi Global qui avait été introduite en bourse pour un montant de 4,4 milliards de dollars à New York. Tencent a été condamné à une amende par les régulateurs pour contenu sexuellement explicite et pratiques déloyales. Il a été sommé de mettre un terme aux accords exclusifs de licence musicale. NetEase, un groupe de divertissement en ligne, a décidé de suspendre l’introduction en bourse prévue à Hong Kong de son activité de streaming musical en raison des inquiétudes des investisseurs concernant la répression réglementaire. 

    Pour justifier les sanctions, le vice-premier ministre, Liu He, a récemment déclaré que la Chine entrait dans une nouvelle phase de son développement donnant la priorité à l’équité sociale et à la sécurité nationale. 

    Il estime que la mentalité de croissance à tout prix des trente dernières années a généré des comportements asociaux. Le gouvernement entend promouvoir un nouveau guide de « développement ordonné du capital ». 

    Les données, le nouvel or noir en Occident comme en Chine

    Au niveau de la gestion des données, les États européens et certains États américains, comme la Californie, ont adopté des lois visant à protéger les consommateurs contre leur utilisation abusive. La Chine fait de même en retenant des solutions encore plus contraignantes. 

    Selon le Gouvernement chinois, les données sont désormais considérées comme des facteurs de production aux côtés du capital et du travail. Une nouvelle loi sur la gestion des données devrait entrer en vigueur le 1er septembre 2021. L’administration pourrait être amenée à ouvrir des centres recueillant les données des entreprises intervenant sur Internet. 

    Des groupes de commerce électronique tels qu’Alibaba, jd.com et Pinduoduo ont été ciblés par le nouveau régulateur chinois de la concurrence qui les accuse de comportement monopolistique. Les grandes plateformes seront contraintes de passer à des modèles plus ouverts où les paiements et l’activité d’achat ne sont plus exclusifs. 

    L’objectif est de redonner aux commerçants le contrôle sur les prix. Cette logique est également partagée par les régulateurs occidentaux. Les analystes pensent que les changements entraîneront des marges plus élevées pour les vendeurs et des prix plus bas pour les consommateurs, mais une croissance plus lente pour les grandes plateformes. 

    Au niveau du personnel, également, le droit des travailleurs opérant pour les plateformes est un enjeu croissant en Chine. Des entreprises comme Didi et Meituan, qui utilisent des chauffeurs et de personnel d’entrepôt à bas salaire, sont accusées d’imposer de mauvaises conditions de travail. Les autorités demandent une augmentation des salaires et une meilleure couverture sociale. Ces annonces ont eu pour conséquence la contraction du cours de l’action Meituan de 20 % en moins d’un mois (juillet 2021). 

    La reprise en main par le pouvoir de l’économie inquiète les investisseurs nationaux et étrangers. Elle pourrait remettre en cause certaines rentes de situation. Le gouvernement est conscient que les facteurs ayant contribué à la croissance ces quarante dernières années s’affaiblissent. La main d’œuvre est de moins en moins pléthorique et coûte de plus en plus chère. Le progrès technique se ralentit et l’effet de rattrapage avec l’Occident s’étiole. En outre, ce dernier tend à freiner les importations d’origine chinoise. 

    Le modèle chinois en question 

    La main-d’œuvre urbaine chinoise est passée de 100 millions en 1980 à environ 500 millions en 2021. L’augmentation du capital a été exponentielle. En 1980, la Chine comptait moins de 15 000 kilomètres de routes modernes, en 2021, plus de 700 000 kilomètres desservent le pays. Le pays s’est doté d’un des plus grands réseaux de trains à grande vitesse. Les Chinois ont construit un grand nombre d’aéroports. En 2019, parmi les dix premiers aéroports mondiaux, trois sont chinois. La Chine a connu un essor de la productivité notamment en démantelant la planification centrale. L’augmentation de la concurrence a été rapide. De 1980 à 2010, la croissance annuelle du PIB de la Chine était en moyenne de 10 %. Depuis les années 2010, la croissance a ralenti. Son niveau potentiel selon la banque centrale chinoise serait d’environ 5,5 % par an. La population en âge de travailler n’augmente plus. Depuis 2008, la productivité totale des facteurs de production de la Chine n’a progressé que de 1,1 % par an, soit moins d’un tiers du taux des trois précédentes décennies. Ce niveau reste plus de deux fois supérieur à celui de l’Europe.

    Une partie de ce ralentissement traduit « le début de la fin » du rattrapage économique par rapport aux pays occidentaux. L’économie chinoise pour maintenir un taux de croissance acceptable, autour de 6 % par an, est amenée à s’endetter de plus en plus. 

    Entre 2010 et 2021, le volume de dettes nécessaire pour un point de croissance a doublé. Si, avec la crise sanitaire, les Occidentaux entendent relocaliser les productions dites essentielles sur leurs territoires, la Chine poursuit la même politique. Le Gouvernement entend réduire la dépendance à l’Occident en devenant autonome pour tous les produits de haute technologie. 

    Le plan « Made in China 2025 » a été lancé dans ce sens. Fidèles à leurs convictions marxistes, les autorités chinoises estiment que l’économie repose essentiellement sur l’industrie. Ils veulent limiter les délocalisations au sein des autres pays asiatiques. Le secteur des services, surtout domestiques, n’est plus jugé prioritaire. 

    Le déclin de l’Occident est analysé par les experts chinois sous l’angle de la désindustrialisation et de la baisse du niveau scolaire. Pour renforcer la productivité de l’industrie, les responsables chinois poussent à l’intégration de solutions digitales au sein de tous les processus de production avec une montée des compétences des salariés. La numérisation en ayant recours à des applications sur smartphones est vantée des PME jusqu’aux grandes entreprises. Le paiement digital est devenu la règle au sein des grandes agglomérations. L’argent liquide qui jouait un grand rôle en Chine est en voie de disparition. 

    La lutte contre les oligopoles 

    Les autorités chinoises souhaitent également démanteler certains grands groupe et favoriser l’émergence d’entreprises à taille plus humaine. En Chine, la création d’entreprise est faible en comparaison de la situation qui prévaut au sein de l’OCDE. En 2020, moins de 250 000 entreprises ont été créées dans les secteurs de pointe, soit quatre fois moins qu’aux États-Unis. 

    Les autorités chinoises prennent conscience que le principe de destruction créatrice est à l’origine du succès américain. La faillite d’entreprise constitue un des facteurs clefs de la productivité dans les pays riches. Si durant des décennies, la notion de faillite était étrangère à l’esprit chinois, avec la crise sanitaire, une rupture est intervenue. Les tribunaux ont accepté près de 30 000 demandes d’insolvabilité en 2020. Les entreprises publiques sont à l’origine de la moitié des défauts de paiement des obligations de l’année dernière. 

    Ironie de l’histoire, en Occident, les pouvoirs publics pèsent de tout leur poids pour empêcher les dépôts de bilan. 

    La robotisation à marche forcée 

    En luttant contre les oligopoles, les autorités chinoises cherchent à améliorer la productivité de l’économie qui est en baisse depuis quelques années. La Chine dont la compétitivité a longtemps reposé sur sa main d’œuvre bon marché a décidé, il y a une dizaine d’années, de mettre l’accent sur la robotisation. Celle-ci est indispensable pour conserver des marges importantes à l’exportation et pour faire face à la stagnation de la population active en lien avec le vieillissement de la population. 

    En 2000, les ouvriers des usines d’électronique gagnaient environ 8 000 yuans par an (soit 1 000 dollars), ce montant a été depuis multiplié par dix. En 2010, la Chine disposait de moins de 50 000 robots industriels. En 2021, elle en compte plus de 800 000, soit près d’un robot sur trois dans le monde. En quelques années, l’industrie chinoise est passée d’une industrie à forte intensité de main-d’œuvre à une industrie à forte intensité de robots. Le Président chinois estime que son pays se doit d’être en pointe dans la bataille de la productivité. 

    À la recherche d’un nouvel aménagement du territoire 

    Les autorités chinoises sont également en train de repenser l’urbanisation. Si face à la forte croissance des grandes agglomérations, elles ont été tentées de plafonner leur taille, elles souhaitent désormais développer des « hubs », des réseaux de villes. L’objectif est de réduire les embouteillages et la pollution tout en ne perdant pas les synergies que génèrent les grandes agglomérations. Leur spécialisation autour de quelques secteurs avec la création de centres de recherches et d’universités adaptés aux besoins des entreprises est poussée par les autorités. 

    Ces dernières ont approuvé onze « méga-clusters » ayant une population moyenne d’environ 110 millions d’habitants, soit près de trois fois plus que les 40 millions du Grand Tokyo. 

    La Chine a décidé de développer des réseaux de trains interurbains. Des villes nouvelles sont également créées avec l’appui de lignes de train à grande vitesse pour décongestionner les agglomérations saturées. Avec la 5G, tous les réseaux, eau, assainissement, électricité, autoroutes, train, etc., sont connectés. 

    Une politique sociale à redéfinir 

    Le gouvernement chinois travaille à la refonte du permis de séjour qui s’applique encore aux citoyens ne bénéficiant pas d’un contrat de travail permanent au sein d’établissements implantés dans les grandes agglomérations. Les personnes concernées disposent de faibles droits sociaux, ce qui les conduit, en cas de problème économique, à revenir dans leur ville d’origine. Par ailleurs, ils sont très peu couverts en matière d’assurance vieillesse. 

    Une amélioration de la protection sociale permettrait de stabiliser géographiquement la population active et d’accroitre le niveau de compétences. 

    Sur ce dernier point, les autorités chinoises ont prévu une augmentation substantielle du budget de l’éducation. Le nombre croissant de diplômés universitaires est déjà passé de 46 millions en 2000 à plus de 218 millions en 2020. 

    La Chine qui doit faire face aux mêmes défis que les pays occidentaux, apporte des réponses parfois similaires malgré un environnement politique et juridique très différent. Pour régler les questions liées au digital, à la transition énergétique et au vieillissement, la tentation est à une immixtion croissante de l’État. En revanche, le retour d’une forme de planification avec une réduction du champ d’action des entreprises privées pourrait dissuader les investisseurs et pénaliser la productivité.

  • Expatriés au Royaume-uni ? N’oubliez pas la détaxe !

    Expatriés au Royaume-uni ? N’oubliez pas la détaxe !

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    [1] Les Britanniques résidant au sein de l’Union Européenne ou en Irlande du Nord ne sont pas éligibles à la détaxe touristique

  • Pourquoi perd-on la guerre ?

    Pourquoi perd-on la guerre ?

    Vingt ans après, les Talibans contrôlent l’Afghanistan. Pendant plusieurs siècles, les armées occidentales l’ont emporté sur tous les continents. Jamais, malgré quelques déconvenues, elles n’ont été battues. Depuis la seconde guerre mondiale, jamais elles ne l’ont emporté.

    Evacuation de Saigon en 1975

    Toute défaite est d’abord intérieure, morale.

    Leurs armes sont-elles moins puissantes ? Les forces américaines sont, de très loin, les plus performantes. Leurs adversaires auraient-ils appris à se battre « à l’occidentale », comme le Japon ? Du tout : ils mènent des actions d’infiltration, de propagande, de guérilla, d’intimidation, de terreur qui ne ressemblent en rien aux doctrines des écoles de guerre. Serait-ce parce que la guerre dépend moins des soldats que des opinions publiques ? Celles-ci ne supportent plus de voir des cercueils. Les Américains ne peuvent se mettre en danger : or la guerre à zéro mort est une impasse tactique, et la militarisation de la paix une impasse stratégique. 

    De l’Irak à l’Afghanistan, l’opinion publique a décidé les gouvernements à retirer les troupes. Toute défaite est d’abord intérieure, morale.

    70.000 Britanniques tenaient l’Empire des Indes, qui englobait le Pakistan et le Bengladesh. Quand les Indiens ne voulurent plus des Anglais, ils partirent. A moins que ce ne soit les Anglais qui abandonnèrent les Indes, trop coûteuses. Il n’y eût pas de combat. A Kaboul non plus. A un moment, les armes renoncent. En vérité, seuls les Afghans peuvent chasser les Talibans, ce qui fut le  cas avec Massoud.

    Parfois l’immoralité, en politique étrangère, nait de l’incompétence

    En Irak, après deux guerres et deux victoires militaires, les Etats-Unis ont laissé le gouvernement sous influence iranienne. En Syrie, Bachar, l’Iran et la Russie ont gagné. En Lybie, Turcs, Russes et Islamistes se disputent les rentes à venir. Au Liban, l’Occident et ses amis ont perdu pied. Qui, désormais, peut faire confiance à l’allié américain ? avancent goguenards les Chinois. Raymond Aron: « Parfois l’immoralité, en politique étrangère, nait de l’aveuglement, de l’incompétence, de l’illusion.[1]». Est-ce de la pure incompétence, du pur calcul, du pur cynisme ? 

    America is back, proclamait Biden. Elle s’en va la queue basse. Biden, confirmant Trump, a autorisé un prévisible désastre. Pourquoi ? L’Afghanistan n’aurait que peu d’importance. De fait, contrairement aux traités stratégiques, l’Afghanistan n’a rien d’un enjeu fondamental. Surtout pas à l’ère de la guerre moderne.

    L’émotion passée, la guerre reste, la volonté de vaincre en moins.  

    Les Etats-Unis ont laissé le Pakistan soutenir les Talibans, la Turquie acheter du pétrole à l’Etat Islamique, le Qatar financer les groupes djihadistes. Pourquoi s’arrêter à Bagdad, s’il s’agit de remodeler le Moyen-Orient, laisser la Syrie et l’Iran alimenter la guerre civile ? 

    Mais surtout pourquoi, l’émotion passée, c’est-à-dire la seule pression de l’opinion publique intérieure, les Américains iraient-ils mourir pour l’Afghanistan ? (Ou les Français pour le Mali?) Pour les Droits de l’homme ?  Le droit des femmes ? La liberté religieuse ? Les Chrétiens d’Orient ? Sur ces critères, on reprendrait Constantinople. Les Talibans jouent leur existence leur vie, terrestre et spirituelle, en Afghanistan, leur idéologie justifie tout sacrifice, toute torture. Comme Daech. Les Américains non. L’émotion passée, la guerre reste, la volonté de vaincre en moins.

    Déclin de l’Occident, mais gains de l’Occident. 

    Est-ce le signe du déclin de l’Occident ? D’un coté les Occidentaux perdent les guerres depuis plus de cinquante ans. D’un autre, ils gagnent jour après jour. Ce qui en dit long sur la transformation de la guerre, de la puissance. 

    Contre l’URSS, victoire éclatante (d’ailleurs l’Empire éclata). Ceux qui l’emportèrent furent aussi ceux qui se battirent le moins : les Européens. Jusqu’à récupérer les républiques baltes. Poutine a pris la Crimée ? La belle affaire ; il a perdu l’Ukraine, définitivement. Il peut toujours s’accrocher au Donbass et à l’Ossétie, le gain d’arpents de terre ou du nombre d’âmes n’est plus de mise. Déjà, le PIB du Benelux dépasse celui de Russie.

    Qui, finalement, a gagné la guerre du Vietnam ? Les Américains comptent aujourd’hui sur le gouvernement vietnamien plus qu’ils ne le pouvaient du temps du général Diem[2], sans frais. Echanges, investissements, influence culturelle grandissent. Le Vietnam est un allié face à la Chine.

    Il n’y a plus de gendarme du monde

    La Chine, justement, a déjà accueilli les délégations des Talibans. L’axe Chine-Pakistan-Afghanistan inquiète … jusqu’à l’Iran, encore en porte à faux. Mais tout poids provoque un contre poids : les Saoudiens inaugurent leur premier exercice naval avec l’Inde dans le golfe persique; la Russie se méfie.

    Au moment où la critique du colonialisme et du postcolonialisme refleurit, le devoir d’ingérence disparait. Partout, les régimes autoritaires, en l’absence d’une Amérique moralement conquérante, emprisonnent, tuent, pendent, empoissonnent. Où est le gendarme du monde ? Qui craint les admonestations de l’Union européenne ? Les Chinois n’ont ils pas désormais les mains libres à Hong Kong et Taïwan, l’Iran au Liban ? Sans gendarme américain, le monde est moins sûr.

    Le monde est promis pour longtemps à de nombreuses « petites guerres », où les massacres ne seront pas petits.

    Les conflits stratégiques, entre puissances, se feront ailleurs, verrouillant les points nodaux de l’espace et du cyberespace, de l’intelligence artificielle, de la nanosphère, la robotique et la finance.

    Les Talibans ont-ils une entente de fond avec les Etats-Unis ?

    Dans ce désastre apparent transparait une évidence : l’Afghanistan ne serait pas aux mains des Talibans si les Américains en avaient décidé autrement. Les négociations, au plus haut niveau (le général Milley, Chef d’Etat Major US), se sont longuement tenues à Doha. On peut supposer que toutes les clauses de cet accord ne sont pas publiques. On peut aussi observer qu’aucun américain n’a été tué, ni aucun taliban. L’accord semble respecté… Comme pour le Vietnam, il n’est pas impossible que demain l’Afghanistan, contre l’Iran, face à la Chine, avec le Pakistan, ne trouve une entente avec les Etats-Unis. 

    Il y a plus d’un an et demi que Trump a signé avec le mollah Baradar, qu’ils ont fait sortir d’une prison pakistanaise[3]. Les Américains ont traité peut-être plus au fond que ce qui est dit.

    Ils ont désormais d’autres guerres et ont d’autres armes. 

    Depuis longtemps, les Américains considèrent que leur guerre n’est pas là. Tant pis pour les alliés. Biden abandonne ses soutiens afghans, comme Trump avait laissé les Kurdes, Obama les Irakiens… Leçon de guerre : ne pas confier ses intérêts à d’autres. Une Amérique qui s’isole n’est pas une bonne nouvelle, les Américains sont des alliés peu fiables. Leçon pour les Européens qui ne jurent que par l’OTAN.

    Après le dossier afghan, le dossier iranien presse, avec l’arme nucléaire (comme au Pakistan).

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France

    A/ Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press


    [1] « En marge des combats douteux », 1979 in Politique étrangère

    [2] Président du sud Vietnam tué dans un Coup d’Etat en 1963, avec l’aval de la CIA.

    [3] 29 février 2020. 

  • Soutien des expatriés aux mesures anti-Covid

    Soutien des expatriés aux mesures anti-Covid

    On aurait pu croire l’inverse mais oui les expatriés soutiennent les mesures aux frontières comme la mise en place du Passe sanitaire pour les activités de loisirs avec TousAntiCovid.

    Du 15 aout au 20 aout, nous vous avons proposé de participer à notre consultation, vous avez été 3021 à répondre à nos 5 questions.

    Le contrôle aux frontières

    Malgré les conséquences qui frappent les Français établis hors de France, ils soutiennent à près de 80% la mise en place des contrôles sanitaires aux frontières.

    Le Passe sanitaire

    Les Français de l’étranger comprennent la mise en place de telles mesures anti-Covid à l’entrée des restaurants, bars et autres activités récréatives. 73% d’entre-vous ont donc répondu favorablement à notre questionnaire. Petit point de résistance chez les vaccinés hors d’Europe qui jusqu’à peu ne pouvaient pas faire reconnaitre leur vaccination et donc ne disposer pas du Passe associé sur le territoire national, les condamnant à réaliser des tests tous les 3 jours. Désormais, ils peuvent via des services dédiés faire enregistrer leur vaccination à condition que le vaccin soit reconnu par l’Union européenne.

    Le Passe se généralise…

    Mis en place au départ en Israël, les mesures anti-Covid avec un passe pour accéder à des lieux de loisir se propagent dans le monde. Parmi les personnes ayant répondues, elles sont déjà 41% à vivre dans un pays ayant mis en place le Passe sanitaire.

    … et est accepté

    Dernière question posée à nos compatriotes expatriés, seriez vous prêt à aller manifester ? Et logiquement, ils sont 82% à répondre non. Surprise, certains ont profité de leurs vacances pour se joindre aux cortèges en France, plus de 2% y étaient.

  • Les mesures d’exception prolongées en Tunisie

    Les mesures d’exception prolongées en Tunisie

    L’état d’exception durera plus longtemps que prévu en Tunisie. Le président tunisien Kaïs Saïed a prolongé ce mardi le gel du Parlement jusqu’à nouvel ordre.

    Comment réagit-on à Tunis 10 ans après la révolution du Jasmin ?

    Reportage de TV5MONDE

  • l’UE demandent à l’ONU d’agir contre l’afflux de migrants de Biélorussie

    l’UE demandent à l’ONU d’agir contre l’afflux de migrants de Biélorussie

    Quatre pays de l’Est de l’Union européenne ont exhorté lundi (23 août) l’Organisation des Nations unies à prendre des mesures à l’encontre de Biélorussie qui encourage les migrants à passer illégalement sur le territoire de l’Union européenne, qualifiant cette action d’« attaque hybride ». Frédéric Petit, député des Français d’Europe continentale, a mené une mission sur place.

    Un mur entre la Pologne et la Biélorussie

    De son côté, le ministre polonais de la Défense a annoncé sur Twitter la construction d’une « clôture solide », haute de 2,5 mètres, à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie longue de 407 km, pour empêcher les migrants de pénétrer sur le sol polonais.

    Les Premiers ministres d’Estonie, de Lettonie, de Lituanie et de Pologne ont estimé dans une déclaration commune que l’afflux de migrants avait été « planifié et systématiquement organisé par le régime d’Alexandre Loukachenko ».

    Des milliers de migrants, pour la plupart originaires du Moyen-Orient, ont franchi la frontière biélorusse ces derniers mois, ce que l’Union européenne considère comme une forme de représailles du régime face aux sanctions de plus en plus sévères que l’UE lui impose.

    « Il est grand temps de porter la question du mauvais traitement infligé aux migrants sur le territoire bélarusse, à l’attention des Nations unies, notamment du Conseil de sécurité des Nations unies. Nous demandons au Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés de prendre des mesures actives en vue de faciliter la résolution de cette situation et d’exiger du Bélarus qu’il se conforme à ses obligations internationales »

    Déclaration commune des Premiers ministres d’Estonie, de Lettonie, de Lituanie et de Pologne

    Protection aux réfugiés

    Les quatre pays déclarent qu’ils accorderont toute protection nécessaire aux réfugiés traversant la frontière, conformément au droit international, mais ils demandent également « d’éventuelles nouvelles mesures restrictives de la part de l’UE pour empêcher toute nouvelle immigration illégale organisée par l’État bélarusse ».

    « Utiliser les réfugiés et les immigrés comme une arme menace la sécurité régionale de l’Union européenne et constitue une grave violation des droits de l’homme »

    Déclaration commune des Premiers ministres d’Estonie, de Lettonie, de Lituanie et de Pologne

    Les trois pays de l’UE qui partagent une frontière terrestre avec la Biélorussie — Lettonie, Lituanie et Pologne — tentent de bloquer ou de repousser les migrants qui essaient de la traverser illégalement.

    Dans de nombreux cas, les autorités de Minsk repoussent les migrants vers la frontière de l’UE, ce qui a conduit à des situations d’impasse. Un groupe de migrants afghans reste ainsi bloqué depuis deux semaines sur une section de la frontière entre la Pologne et la Biélorussie.

  • Les Américains champions des rebonds post récessions

    Les Américains champions des rebonds post récessions

    Tous les États ne sont pas égaux face aux récessions. En règle générale, elles durent plus longtemps en Europe qu’aux États-Unis. Par ailleurs, les États mettent plus ou moins de temps à effacer les pertes de ces récessions. Aux États-Unis, les autorités réagissent plus rapidement et plus fortement en cas de récession qu’en Europe. L’association politique monétaire et politique budgétaire y est plus nette.

    La Réserve Fédérale américaine réagit toujours plus vite que la BCE 

    En 2020 comme en 2000 et en 2008, le déficit s’est accru de manière importante aux États-Unis. Il a ainsi dépassé 15 % du PIB en 2021, contre 6,5 % du PIB pour la zone euro. En 2008/2009, l’écart était de 3 points entre les deux espaces économiques en faveur des États-Unis. En 2000, la politique budgétaire était, en revanche, comparable de part et d’autre de l’Atlantique. La Réserve Fédérale américaine réagit toujours plus vite que la BCE. Cela se vérifie en 2000 et en 2008. En revanche, en 2020, l’avantage est à la zone euro pour les taux car, avant même la crise, la politique était restée très accommodante en Europe. 

    En ce qui concerne le montant des rachats d’obligations, même si la BCE a comblé une partie de son « retard », la FED est toujours en pointe. En juin 2021, la base monétaire dépasse 8 000 milliards de dollars aux ÉtatsUnis contre 6 000 milliards d’euros pour la zone euro. 

    Si les crises sont plus durement ressenties aux États-Unis qu’en zone euro, le retour à la normale est aussi plus rapide outre-Atlantique qu’en Europe. Les pertes des crises sont plus vite effacées, notamment en ce qui concerne les profits des entreprises et l’emploi. 

    Les profits des entreprises américaines dépassent leur niveau de 2007 dès 2010 quand il a fallu attendre 2015 en Europe. Certes, la crise des dettes souveraines a compliqué la situation des entreprises des États membres entre 2012 et 2015.

    Restauration des profits et forte augmentation des investissements

    L’emploi avait retrouvé son niveau d’avant-crise en 2011 aux États-Unis quand il fallut attendre 2017 en Europe. Que ce soit pour la production industrielle ou pour la construction, avant la survenue de la crise sanitaire, la zone euro arrivait à peine à renouer avec les niveaux d’avant 2007 quand les États-Unis les avaient dépassés depuis 2014 pour la première et 2019 pour le second. 

    Si l’investissement aux États-Unis était en 2019 supérieur de 50 % à son niveau de 2007, il était encore en-dessous en ce qui concerne la zone euro.

    Force du secteur technologique 

    Sur ces vingt dernières années, les États-Unis ont gagné le match des sorties de crise. La restauration des profits et la forte augmentation des investissements constituent les deux facteurs qui expliquent cet avantage. La destruction créatrice a joué plus fortement son rôle aux États-Unis qu’en Europe avec un renouvellement plus franc du tissu économique. Si les États-Unis ont été moins marqués par les récessions que l’Europe, ils le doivent à la force du secteur technologique qui bénéficie de sources de financement privées et publiques abondantes. 

    Le marché du travail américain est plus large et plus flexible que les marchés européens, ce qui constitue des atouts indéniables pour sortir rapidement de crise. Le prix à payer a été une stagnation voire une diminution des salaires des emplois à faible valeur ajoutée depuis les années 2000. En Europe, si les entreprises n’ont pas joué sur le niveau des salaires de manière aussi importante qu’aux États-Unis, elles ont néanmoins eu un recours croissant aux CDD, à l’intérim ou aux travailleurs non-salariés. 

    Aux États-Unis, les pouvoirs publics ont soutenu les entreprises nationales et la recherche à travers la commande publique que ce soit sous les administrations démocrates ou républicaines.

  • Christophe Frassa : « Je ne décolère pas »

    Christophe Frassa : « Je ne décolère pas »

    Christophe André Frassa, sénateur des Français établis hors de France depuis 13 ans, président de la Fédération des expatriés du parti Les Républicains, membre du bureau national, est candidat à sa succession. Avec Jacky Deromedi, sénatrice depuis 2014, ils mènent la liste Les Républicain aux sénatoriales de cet automne.

    De 1992 à 1997, il fut collaborateur parlementaire (à l’Assemblée nationale puis au Sénat). Ensuite, il occupa la fonction de chef de cabinet d’une commune de 10 000 habitants. Après une pause dans le secteur privé, il devient directeur de cabinet d’une commune de 20 000 habitants avant de retrouver un poste d’assistant parlementaire au Sénat. En 2008, il devient donc sénateur à l’âge de 40 ans.

    A la veille de la rentrée politique, pour cette deuxième édition de l’interview politique du dimanche soir de la saison (IPDS), nous l’avons interviewé pour décortiquer les séquences gouvernementales qui ont rythmé cette crise sanitaire avant de faire le bilan de son mandat et de conclure par un tour d’horizon des forces en présence.

    La crise sanitaire

    Les motifs impérieux

    Défait hors d’Europe, LREM, pour le sénateur Frassa, paie la politique présidentielle des motifs impérieux. Il revient en détail sur ces évènements pour lesquels il ne décolère pas.

    « Cette mesure a été vécu comme la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Elle a été vécue comme le fait d’être étranger dans son propre pays »

    Le sénateur Christophe André Frassa dans le podcast IPDS/22 aout 2021

    En sus, les campagnes de vaccination sont aussi au coeur des griefs qu’il porte contre le gouvernement. En effet, Il cible en particulier le Ministère des affaires étrangères et le Secrétariat d’Etat aux Français établis hors de France. Les autorités n’ayant pas anticipé les conséquences des décisions qu’ils ont prises comme d’avoir laissé les expatriés recevoir des doses de vaccins non homologués.

    Des aides qui ressemblent à des aumônes

    Autre volet que le sénateur Christophe-André Frassa veut dénoncer, c’est la gestion du plan d’aides d’urgences que le parlement a voté. Il s’étonne de l’exécution de la mesure qui, pour lui, ne correspond pas à l’esprit du texte voté par les parlementaires.

    L’occasion de revenir sur les rejets systématiques des projets portés par les sénateurs Les Républicains comme l’aide aux entrepreneurs expatriés, la mise en place d’un budget permanent pour les situations d’urgence auxquelles les expatriés pourraient être confrontés.

    Les sénatoriales issues de consulaires surprenantes

    Une très longue campagne des consulaires

    Marquée par la crise sanitaire, les élections consulaires se sont éternisées sur plus de 18 mois. Tout logiquement, les conditions dans lesquelles elles se sont déroulées ont entrainé une faible participation qu’il regrette.

    « On peut regretter qu’on ait pas eu le vote par correspondance qui aurait permis dans certains pays d’avoir une participation plus accrue »

    Le sénateur Christophe André Frassa dans le podcast IPDS/22 aout 2021

    Dans cette séquence, on fait le point aussi sur le résultat du parti Les Républicain lors des élections consulaires. Il explique ce qui a conduit à un recul du nombre d’élus en mai 2021, en particulier en Europe.

    « Avec ces élections, 2021, un nouveau joueur intervenait (…), un nouveau parti est arrivé, se plaçant en charnière.(…)La gauche s’est démultipliée avec les écologistes qui ont volé de leurs propres ailes »

    Le sénateur Christophe André Frassa dans le podcast IPDS/22 aout 2021

    La Maison des Français de l’étranger

    Le Sénat se définit comme la Maison des Français de l’étranger. Christophe Frassa nous explique la longue histoire qui lie la communauté des expatriés et le Palais du Luxembourg. Il revient aussi sur le rôle du sénateur des Français de l’étranger qui a l’avantage d’avoir une vision transversale des problématiques rencontrées par les expatriés où qu’ils soient dans le monde.

    « Depuis 1946, les Français de l’étranger son représentés au Sénat »

    Le sénateur Christophe André Frassa dans le podcast IPDS/22 aout 2021

    Enfin, on conclut ce podcast par une présentation de la liste que mènera Christophe Frassa avec Jacky Deromedi.

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