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  • La présidence française de l’UE va tenter de concilier économie et écologie !

    La présidence française de l’UE va tenter de concilier économie et écologie !

    Porter un nouveau modèle européen de croissance, c’est l’un des axes majeurs de la Présidence française de l’UE (PFUE), dont le programme a été présenté par Emmanuel Macron le jeudi 9 décembre.

    Le président de la République a détaillé son projet visant à créer une Europe plus souveraine, plus humaine, et économiquement dynamique, tout en affichant des objectifs écologiques ambitieux.

    La réduction de moitié des gaz à effet de serre d’ici 2030 et la neutralité carbone en 2050 sont deux objectifs pour lesquels le président souhaite « ne pas perdre une minute ».

    Si la transition écologique n’a pas été érigée en tant que pilier du projet d’Emmanuel Macron, elle est néanmoins intimement liée à son ambition de croissance économique. Il a invité notamment les industriels à « inventer des solutions de décarbonation de notre économie compatibles avec [l’]agenda de croissance ».

    Le chef de l’Etat veut miser sur l’essor de filières industrielles innovantes, « qui vont structurer le monde de 2030 ». Il attend aussi de la création d’emplois liés à la transition énergétique et précise que les entreprises, comme les ménages, seront accompagnés « pour aller vers l’équilibre entre ambition climatique et justice sociale ».

    Dans le discours, Emmanuel Macron réussit donc à concilier développement économique et aspirations environnementales. Mais plusieurs observateurs auraient tout de même préféré « que le climat et la lutte contre la précarité énergétique et sociale soient davantage mis en avant, car ce sont deux enjeux auxquels les européens font face » estime Neil Makaroff, responsable Europe pour le Réseau Action Climat.

    Emmanuel Macron lors de la présentation de son projet européen le 09 décembre 2021 ©Euractiv

    Le MACF, un « totem électoral »

    Allant plus loin qu’un simple discours de posture, Emmanuel Macron a précisé trois actions concrètes qu’il souhaite associer à la PFUE.

    D’une part, l’instauration de clauses miroirs afin d’éviter la concurrence déloyale de produits importés dans l’UE par rapport aux producteurs européens. « Les acteurs économiques européens ne peuvent pas être les victimes de leurs efforts pour la planète » a souligné le président.

    D’autre part, Emmanuel Macron veut mettre un coup d’accélérateur sur le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) « pour préserver notre compétitivité » – un objectif qui fait consensus au sein de la classe politique française.

    « Il est indispensable que les gros émetteurs participent aux quotas carbone ; il ne faudrait pas un signal économique contradictoire » a commenté le sénateur Jean-François Longeot, président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable.

    Enfin, le président Macron a indiqué vouloir mettre en place un instrument européen de lutte contre la déforestation importée.

    « Emmanuel Macron s’est focalisé sur des législations qui visent à baisser les émissions de gaz à effet de serre en dehors du continent européen, analyse Neil Makaroff. Il a choisi en particulier de placer le MACF dans son programme car c’est un peu un totem électoral en France. »

    Jouer le rôle d’influenceur

    En revanche, aucune précision sur le green deal ou le paquet Fit for 55, qui vont faire l’objet de négociations entre les 27 Etats membres de l’UE dans les prochains mois.

    « Le discours aurait pu être complété, reconnaît le sénateur Longeot, mais si déjà on parvient à concrétiser la volonté affichée, je crois qu’on aura fait un grand pas. »

    Neil Makaroff met néanmoins en garde contre toute tentation de mettre des thématiques franco-françaises à l’agenda européen. « Il ne faudrait pas faire de la PFUE une tribune pour les intérêts nationaux, comme le nucléaire. Le risque serait d’aboutir à des blocages sur le sujet du climat » prévient-il.

    « Il faut distinguer deux niveaux dans cette présidence » analyse pour sa part Eric Maurice, responsable du bureau de Bruxelles pour la fondation Robert Schuman. D’un côté, tout le processus décisionnel du conseil de l’Europe est pris en charge par un Etat, en l’occurrence la France à partir de janvier ; un aspect dans lequel Emmanuel Macron s’inscrit de manière traditionnelle. Et de l’autre, la PFUE est l’occasion de disposer d’une tribune politique. « C’est là qu’Emmanuel Macron se démarque en disant que la PFUE n’est pas une fonction hôtelière, mais une fonction d’inspiration » poursuit Eric Maurice.

    Il y a fort à parier qu’Emmanuel Macron tentera d’influer sur l’agenda européen au travers de la PFUE. C’est à ce niveau politique que le chef de l’Etat a commencé, dès la présentation de son programme, à se distinguer.

  • Ces Rafales qui cachent la forêt

    Ces Rafales qui cachent la forêt

    Bravo : les Emirats arabes unis ont commandé 80 Rafales, preuve que l’industrie française garde des pôles d’excellence, dans le secteur le plus compétitif du monde : l’armement. Car personne ne veut des armes moins bonnes que celles de l’adversaire. Pourtant, le succès du Rafale masque trois échecs : la dépendance américaine de l’Europe, la panne diplomatique de la France, la faillite du commerce extérieur.

    Signe d’un aveuglement, quelques esprits malins ont qualifié ces contrats de « honteux ». C’est vrai que les acheteurs auraient dû acheter chinois, russe ou américain. L’idéal serait de faire du commerce entre gens de bonne compagnie répondant aux critères démocratiques, éthiques, écologiques… Mitterrand, au salon militaire du Bourget, avait fait masquer les bombes : « Cachez ces missiles que je ne saurais voir ». Ethique !

    Vendre aux Emirats, aux Indiens, aux Indonésiens, mais pas à nos voisins

    Si l’on veut une industrie d’armement, il faut vendre. A l’Egypte, au Qatar, à l’Arabie, à l’Inde, à qui veut bien acheter. Et si on n’a pas d’industrie d’armement, on achète ailleurs. Plus de la moitié de l’Europe se fournit chez les Américains. Les Finlandais ont, après les Suisses et les Belges, choisi le F35 américain. 64 avions pour dix milliards de dollars. Un avion hors de prix et fragile selon le Congrès américain. Impasse européenne : vendre aux Emirats, aux Indiens, aux Indonésiens, mais pas à nos voisins. Et dire que les Américains, voulaient encore, après l’Australie, nous prendre un contrat de vente de frégates à la Grèce !

    C’est le problème de l’Europe, encore trop américaine : l’interopérabilité des forces dépend de l’armement. Un achat de matériel militaire lie pour des décennies en raison des pièces détachées. D’où l’intérêt d’un char et d’un système de combat aérien franco-allemand. En Europe, l’oncle Sam passe les commandes. Ailleurs, certains choisissent le matériel français pour moins dépendre des Etats-Unis, qui n’ont pas apporté dans le passé récent toutes les preuves de fiabilité.

    Un travail diplomatique aussi pointu que celui des ingénieurs 

    C’est aussi ce qui inquiète les critiques : ne se marie-t-on pas avec des pays trop différents, trop loin de nos valeurs ? Notre politique étrangère est-elle guidée par les ventes d’armes ? Jean Yves Le Drian n’est-il ministre des Affaires étrangères  que parce que, ministre de la Défense, il avait enfin réussi à exporter le Rafale ? 

    Ces ventes sont de remarquables succès qui supposent un travail diplomatique aussi pointu que celui des ingénieurs. Mais ce succès diplomatique ne cache-t-il pas la forêt d’échecs flagrants ? Du Liban à l’Irak en passant par la Syrie et Israël, la France n’a atteint aucun objectif, pour autant qu’elle s’en serait fixé. Les Accords d’Abraham se déroulent sans elle, jusqu’au Maroc. Son rôle de médiateur avec l’Iran est abandonné, Bachar est bien installé, la Turquie plonge mais s’étend, le Liban, malgré les menaces ou les prières, se vide. 

    En Afrique, Barkhane est dans un chemin aussi difficile que ce convoi militaire qui eut tant de difficultés à se dégager des manifestants hostiles au Burkina et au Niger. L’annonce d’un désengagement n’a pas été des plus lumineux, sinon pour attirer les mercenaires russes. Discours et principes se contorsionnent : défendre la démocratie, l’état de droit,  n’intéresse plus personne, tant cela a peu de rapport avec la réalité. Mahamat Idriss Déby au Tchad et Paul Kagame nous aiment-ils autant que nous les soutenons ? On essaie de défendre des populations, et des intérêts, bien minces d’ailleurs.

    Les alliances stratégiques s’articulent-elles sur les ventes d’armes ?  

    En Asie, les alliances stratégiques s’articulent sur… les ventes d’armes. L’alliance avec l’Australie, fondée sur le contrat des sous-marins, sabotée par les Américains, conduirait à construire une autre alliance : avec l’Inde, et maintenant l’Indonésie- tout dépend des contrats, Rafales et sous-marins. Changement de pied peu crédible. Une alliance repose sur des bases et des intérêts communs, le temps long. Se présenter comme fournisseur et soutien relève d’une confusion nuisible, y compris pour les ventes. La livraison de navires  à la Corée ou au Pakistan n’a pas fait de nous leurs alliés.  

    Inutile de parler de l’Amérique latine, si ce n’est pour citer la tournée, enfin, du ministre du commerce extérieur, Frank Riester, -tournée remarquable- qui lui aura permis de constater le terrain perdu et l’excellent renom culturel de notre pays. Là, nous pourrions avoir de vrais amis, qui ne veulent ni de la dépendance américaine, ni de la sujétion à la Chine, comme s’y est enferré l’Equateur. Mais l’Amérique latine, qui aime la France, ne l’intéresse que par foucade. 

    En Europe, au delà d’un discours volontaire, notre politique étrangère suit des lignes brisées, toujours dépendantes de l’instant, de l’émotion, de l’invective et des menaces. L’Europe s’appuie moins sur notre rhétorique que par la volonté allemande, prudente, pragmatique, que ce soit vis-à-vis du Royaume-Uni, de la Pologne, de la Russie, ou encore de la dette ou de l’énergie.

    Panique : le constat d’une faiblesse qui sape la « puissance »  française. 

    A quoi tient cette dilution de la politique étrangère française ? Peut-on l’attribuer seulement à l’absence de ligne stratégique, à l’illusion d’une puissance déclaratoire ? A une certaine forme de panique : le constat d’une faiblesse qui sape la « puissance »  française.

    Hormis avec le Royaume-Uni, le commerce extérieur de la France est déficitaire avec tous ses voisins. En vingt ans, l’Allemagne a engrangé 3900 milliards d’excédents, et nous 900 de déficits. Cette année, le déficit extérieur devrait atteindre 86 milliards d’euros, l’an prochain, 95. Record sur record. Même l’agroalimentaire est devenu déficitaire de 22 mds. Le solde commercial était encore équilibré en 2000.

    Selon un récent rapport de France Stratégie, la France est « passée d’un modèle de production à un modèle de consommation », « dans de nombreux secteurs, la France a une économie de pays sous-développé ».

    Comment tendre la sébile et parler fort ?  

    Cette année encore la France sera le plus grand emprunteur d’Europe : 260 milliards d’euros. Comment tendre la sébile et parler fort ? Comment rassurer les partenaires européens, prétendre à un leadership ?

    Les États-Unis sont encore, selon l’OCDE, la première puissance économique : 20% du PIB mondial, devant l’Union Européenne (18%), puis la Chine (17%). Dans vingt ans, la Chine sera en tête (22% du PIB mondial) devant les Etats-Unis (16%), l’UE (12%) et l’Inde (10%) qui prendrait la troisième place en 2050. Comment la France pourrait-elle peser dans les affaires du monde et préserver son autonomie sans le vecteur européen ? Et comment pourrait-elle rééquilibrer le pilotage de l’Europe sans redresser sa situation financière et commerciale ?

    La France prend la présidence du Conseil européen. Un moment éphémère de « leadership », avec 400 rencontres, et plus de discours encore. Peut-être serait-ce l’occasion de se comparer avec humilité aux autres : notre retard est moins flagrant vis à vis de la Chine ou des États-Unis qu’avec nos voisins.

    Laurent Dominati

    a.Ambassadeur de France

    a.Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Brexit : la France se battra pour ses pêcheurs « jusqu’au bout », selon Annick Girardin

    Brexit : la France se battra pour ses pêcheurs « jusqu’au bout », selon Annick Girardin

    Alors que l’ultimatum posé par la Commission européenne en novembre, exigeant de Londres de mettre fin aux contentieux sur les licences de pêche avec Paris, a pris fin ce vendredi 10 décembre 2021, la ministre française de la Mer affirme que la France poussera pour des mesures de rétorsion si nécessaire.

    Près d’un an après la sortie effective du Royaume-Uni de l’Union européenne, les contentieux sur les licences de pêche continuent. Des dizaines de licences, sollicitées par les pêcheurs français dans le cadre de l’accord post-Brexit, n’ont ainsi toujours pas été accordées par les autorités britanniques.

    Après un pic de tensions entre Paris et Londres en octobre, culminant avec l’annonce française de mesures de rétorsion contre le Royaume-Uni, la Commission européenne était intervenue le 24 novembre dernier, donnant jusqu’au 10 décembre au Royaume-Uni pour régler les contentieux toujours non-résolus.

    ©AFP Annick Girardin – Ministre française de la Mer

    94 licences toujours attendues

    La veille de cette date, 94 licences étaient toutefois toujours attendues, a fait savoir la ministre de la Mer Annick Girardin, en audition devant les sénateurs français des commissions des Affaires européennes et des Affaires économiques, ce jeudi (9 décembre).

    Interrogée sur la suite de cet ultimatum, Mme Girardin a fait savoir que si les licences manquantes n’étaient toujours pas délivrées ce vendredi 10 décembre au soir, la France demanderait une réunion du conseil de partenariat (organe constitué de représentants européens et britanniques pour garantir l’application de l’accord post-Brexit) en vue de prendre des mesures de rétorsion.

    Avec les autres pays pêcheurs de l’UE, la France « poussera » alors pour que la Commission européenne ouvre des procédures de contentieux pour toutes les licences non-accordées. « Il faut y aller par principe », a affirmé la ministre, « même si des contentieux ne seront pas une bonne nouvelle pour les pêcheurs » en raison du délai important que signifieraient encore ces procédures.

    La ministre a également fait savoir que « selon le niveau de réponse que nous aurons [ce vendredi], nous demanderons que des mesures de rétorsion soient mises en place ». La France continuera à se battre « jusqu’au bout » pour que « personne ne reste au bord des quais », selon Mme Girardin.

    Le plan de sortie de flotte, recours ultime pour que « personne ne reste sans solution »

    Revenant sur son annonce de la mi-novembre selon laquelle la France préparait un plan de sortie de flotte et d’indemnisation pour les pêcheurs qui ne pourront plus travailler en raison du Brexit – annonce qui avait été interprétée comme un aveu d’échec et de renoncement par la profession -, la ministre a en outre déclaré qu’il n’y avait « pas de plan massif » de sortie de flotte.

    Mais si le but restait d’obtenir des licences pour tous les pêcheurs français, il fallait néanmoins commencer à préparer un plan d’accompagnement en vue de disposer d’un outil alternatif qui ne laisserait « personne sans solution ».

    « Tous les outils doivent être signalés à la Commission européenne deux mois avant d’être mis en œuvre », a expliqué Mme Girardin – « donc, oui, aux assises [de la mer], j’ai dit qu’il était temps de travailler sur un plan de sortie de flotte ».

    La ministre a en outre souligné sa volonté de maintenir la dynamique du secteur de la pêche. « Je crois à la pêche française », a-t-elle fait savoir, poursuivant que « c’est pour ça que j’ai souhaité lancer un plan d’action pour une pêche durable ». Ce plan remettrait « la science au service de la pêche », a annoncé la ministre : « il faut mieux connaître nos stocks pour mieux les gérer et mieux les protéger. »

    En attendant le lancement de ce plan d’action, prévu pour la mi-décembre, et l’issue de l’ultimatum envers le Royaume-Uni, la ministre de la Mer participera en outre au prochain Conseil « Agriculture et pêche » entre les ministres des 27 États membres de l’UE, à partir de dimanche (12 décembre).

    A l’ordre du jour, notamment, les limites de capture et les quotas concernant les principaux stocks de l’UE pour l’année 2022, dans les eaux européennes comme non-européennes. Affaire à suivre.

  • Les réserves de l’OCDE sur la croissance dans le monde

    Les réserves de l’OCDE sur la croissance dans le monde

    Lors de la présentation du rapport sur les perspectives économiques de l’OCDE, la chef économiste de l’organisation, Laurence Boone, a souligné que « le fort rebond que nous avons observé marque le pas et les perturbations de l’offre, la hausse de l’inflation et l’impact continu de la pandémie assombrissent l’horizon. Les risques et les incertitudes sont importants – comme le montre l’apparition du variant Omicron – aggravant les déséquilibres et menaçant la reprise».

    En quelques jours, le pessimisme se diffuse au sein de la communauté internationale. Un nombre croissant d’experts table sur un ralentissement marqué en 2022 et exprime des doutes sur le bien-fondé de la politique économique mise en œuvre depuis quelques mois. Tout en soulignant la multiplication des menaces qui pèsent sur la croissance, l’OCDE estime qu’il est trop tôt pour modifier de fond en comble son scénario central. Elle parie sur la poursuite de la reprise mondiale. Le taux de croissance de l’économie mondiale devrait être de 5,6% en 2021, de 4,5% en 2022, pour se modérer à 3,2% en 2023.

    Des plans de relance à 10.000 milliards de dollars

    La chef économiste de l’OCDE considère que le déploiement des vaccins à l’échelle mondiale est la meilleure des solutions pour endiguer l’épidémie. Le coût de la vaccination de la population mondiale est évalué à 50 milliards de dollars sachant que les plans de relance engagés depuis le mois de mars s’élèvent à plus de 10 000 milliards de dollars. Laurence Boone s’inquiète aussi du risque que la faible vaccination dans certains pays finisse par y favoriser la reproduction de souches plus mortelles du virus.

    Pour l’organisation internationale, le maintien d’une situation de crise sanitaire ne peut que favoriser la poursuite de la désorganisation des chaînes d’approvisionnement et le maintien d’un climat inflationniste. Pour l’ensemble de 2022, la hausse des prix à la consommation dans l’ensemble des pays de l’OCDE serait de 4,25%. L’inflation devrait redescendre progressivement à environ 3% dans l’ensemble des pays de l’OCDE d’ici 2023.

    Les États-Unis, le Canada et le Royaume-Uni pourraient connaître une phase d’inflation plus longue en raison d’une augmentation des salaires, d’une forte demande et de coûts de transports en hausse. Pour la zone euro, la vague d’inflation serait plus courte.

    La croissance des grandes zones économiques

    Pour l’OCDE, la croissance du PIB aux États-Unis devrait refluer à 3,75 % en 2022 puis être juste inférieure à 2,5% en 2023, après un rebond vigoureux en 2021 à 5,6% qui a porté le PIB nettement au-dessus de son niveau de 2019. En 2020, le recul de la production avait été de 3,4%.

    La reprise du Japon est plus progressive que celle des États-Unis, puisque le rebond de la production en 2021 devrait compenser moins de la moitié de la contraction de 4,6% enregistrée en 2020. La croissance du PIB devrait être proche de 3,25% en 2022, avant de ralentir pour s’établir juste au-dessus de 1% en 2023. La zone euro devrait connaître un fort taux de croissance malgré la résurgence des contaminations à la COVID-19. La croissance de son PIB, qui devrait atteindre 5,2% en 2021, devrait s’établir à 4,25% en 2022 et à 2,5% en 2023.

    L’orientation budgétaire devrait se durcir en 2022 et 2023, avec l’arrêt progressif des aides d’urgence aux entreprises et aux ménages. La baisse du taux d’épargne devrait compenser en partie cette diminution en favorisant la consommation. Le rebond de l’investissement devrait également se poursuivre, l’effet positif des subventions accordées dans le cadre de « Next Generation EU » s’amplifiant en 2022-23.

    La Chine a connu une forte expansion à partir du second semestre 2020 en étant sortie en premier de la première vague de l’épidémie. Cette reprise s’est poursuivie en 2021, soutenue par le dynamisme des exportations parallèlement au redémarrage des économies de ses partenaires commerciaux. Depuis quelques mois, un ralentissement est constaté avec la baisse de l’investissement dans l’immobilier et les infrastructures. Par ailleurs, la multiplication des coupures d’électricité freine l’activité. La croissance de plus de 8% du PIB en 2021 devrait ralentir pour s’établir à juste un peu plus de 5% en 2022 et 2023, renouant avec sa trajectoire de ralentissement progressif d’avant la pandémie.

    En Inde, la croissance de la production devrait être proche de 9,5% au cours de l’exercice budgétaire 2021-22, avant d’être juste supérieure à 8% sur l’exercice 2022-23 puis à 5,5% au cours de l’exercice 2023-24. Après une vague d’infections liée à la propagation du variant Delta au printemps 2021, l’activité économique a repris.

    Au Brésil, la reprise est soutenue cette année par un rebond de la croissance des exportations qui compense l’effet de la grave vague de contaminations à la COVID-19 qu’a connue le pays au premier semestre de cette année et aux perturbations au niveau de l’offre qui en ont résulté. La croissance annuelle moyenne du PIB devrait s’établir à 5% en 2021, mais cela masque un ralentissement sur l’ensemble de l’année. La croissance de la demande intérieure devrait se redresser en 2022, grâce à la poursuite des progrès accomplis en matière de vaccination et à une atténuation des perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, mais le resserrement de la politique monétaire limitera la croissance annuelle du PIB (à environ 1½ et 2% en 2022 et 2023).

    Laurence Boone

    Un rebond sur fond de soutien public en France

    Le PIB en France devrait rebondir de 6,8% en 2021 avant que la croissance modère son rythme à 4,2% en 2022 et 2,1% en 2023. La reprise sera portée par la demande intérieure. L’amélioration de la situation sur le marché du travail stimulera la consommation privée. Les plans de relance favoriseront l’investissement. Les exportations devraient progresser en parallèle avec le retour à la normale des livraisons d’avions. Pour l’OCDE, l’économie française est soutenue par les plans de relance publics mais demeure fragile, certains secteurs peinant à retrouver leur niveau d’avant crise.

    Le haut niveau d’endettement public constitue par ailleurs une faiblesse durable. L’inflation est plus faible que dans les autres pays de l’OCDE grâce à la production de l’électricité par le nucléaire et également par la décision des pouvoirs publics de geler certains prix réglementés de l’énergie. Néanmoins, l’OCDE estime que la France pourrait également être touchée par le regain inflationniste en cours au sein de la zone euro. La persistance de perturbations dans les chaînes d’approvisionnement et des pénuries de main-d’œuvre pourraient, en effet, se traduire par une inflation plus tenace et supérieure aux attentes.

    L’activité dans certains secteurs comme le matériel de transport, les voyages et les services touristiques, devrait également conserver pendant longtemps des séquelles de la crise. La demande pour ces biens et services a non seulement diminué, mais son redressement futur restera aussi fortement tributaire de l’évolution de la situation sanitaire et des mesures prises en conséquence.

    L’OCDE s’inquiète de l’endettement des entreprises. Elle considère que certaines d’entre elles pourraient être confrontées à des problèmes de trésorerie et de solvabilité susceptibles de dégrader les perspectives économiques. Le redémarrage de l’activité en France pourrait également être retardé par une reprise plus lente chez ses principaux partenaires commerciaux de la zone euro. L’emploi et la population active dépassent aujourd’hui les niveaux observés avant la crise. Les emplois non pourvus n’ont jamais été aussi nombreux. En dépit de taux d’emplois non pourvus en hausse et d’un taux d’emploi d’un niveau élevé inédit, le chômage demeure supérieur à 8% au troisième trimestre de 2021.

  • La Nouvelle-Calédonie restera française !

    La Nouvelle-Calédonie restera française !

    Le non à l’indépendance l’a emporté de manière écrasante ce dimanche 12 décembre ! Lors du troisième et dernier référendum d’autodétermination en Nouvelle-Calédonie, le scrutin a été marqué par une abstention record après l’appel des indépendantistes à bouder le scrutin, selon les résultats partiels. Le non à l’indépendance de cet archipel français stratégique du Pacifique-Sud a été plébiscité par 96,49% des Français s’étant exprimé.

    Dans une allocution télévisée, Emmanuel Macron a assuré accueillir « la réponse de la Nouvelle-Calédonie avec respect et humilité ».

    « La Nouvelle-Calédonie restera donc française »

    Emmanuel Macron lors de son allocution ce dimanche 12 décembre

    Les indépendantistes n’ont pas participé

    Les indépendantistes avaient annoncé qu’ils ne se rendraient pas aux urnes, invoquant l’impossibilité d’organiser «une campagne équitable» alors que l’archipel est touché depuis septembre par l’épidémie de Covid. À noter que contrairement à la métropole, la Nouvelle-Calédonie ne recense dernièrement que très peu de nouveaux cas de Covid-19 (en moyenne 25-30 cas par jour en décembre, contre presque 500 par jour en septembre) mais les décès d’il y a trois mois ont touché à environ 70% la communauté kanak acquise à l’indépendance, comme le précise Ouest-France. C’est à cause du deuil qui en découle que les indépendantistes ont demandé le report du scrutin. Ce mot d’ordre de non-participation du FLNKS et de tous les nationalistes semble avoir été suivi à la lettre.

    Un nouveau statut pour la Nouvelle-Calédonie

    Dans ce contexte, la victoire des loyalistes était attendue et tous les états-majors sont déjà en train de réfléchir à leurs propositions pour la suite. En juin à Paris, les acteurs calédoniens avaient décidé avec l’État qu’après le 12 décembre s’ouvrirait «une période de stabilité et de convergence» avant un «référendum de projet» d’ici juin 2023, qui, en cas de oui dimanche, porterait sur la constitution d’un nouvel Etat et, en cas de non, sur un nouveau statut dans la République.

    Regardez l’allocution du Président de la République française, Emmanuel Macron

  • Accident tragique à Hong Kong, une Française décède

    Accident tragique à Hong Kong, une Française décède

    Un accident tragique à Hong-Kong a eu lieu dans la soirée du 10 décembre dans le quartier de Central, au croisement de Peel Street et Staunton Street. Il a impliqué une voiture et le bilan fait état de 8 victimes.

    Des membres de la communauté française sont directement affectés par ce drame, une jeune femme âgée de 27 ans est malheureusement décédée des suites de ses blessures. La deuxième femme blessée lors de l’accident est sortie des soins intensifs avec succès. La convalescence sera longue et compliquée.

    « Elle s’appelait Elodie, elle avait 27 ans, elle avait toute la vie devant elle. Elle a été percutée par une voiture laissée sans frein et sans vitesse. Elle est partie hier soir.« 

    Thibaud Sarrazin-Boespflug, Français de Canton

    Vive émotion dans la communauté française

    Le consulat général a exprimé sa profonde solidarité aux familles concernées et est mobilisé pour leur porter assistance.

    « Le consulat général exprime sa profonde solidarité aux familles concernées et est mobilisé pour leur porter assistance« 

    Le Consulat de France à Hong-Kong sur Facebook

    En cas de besoin, le consulat peut être contacté 24h sur 24 au numéro suivant : (+ 852) 9337 0595.

    Elus et dirigeants d’associations ont exprimé leur consternation sur les réseaux sociaux. Des initiatives pour soutenir la famille financièrement et moralement ont été lancées.

    Une conductrice poursuivie

    La police et les autorités judiciaires poursuivent la conductrice de 44 ans pour conduite dangereuse ayant entraîné la mort. Elle ac comparu ce lundi 13 décembre devant la Eastern Magistrates’ Court, elle a été mise en accusation pour accident ayant entrainé la mort d’une tierce personne et blessé d’autres.

    Soutenir la Famille d’Elodie

    Suite au départ brutal d’Elodie Ma le samedi 11 décembre 2021, la communauté française souhaite apporter à sa famille tout le soutien nécessaire pendant cette période difficile et les aider à couvrir les frais à venir (enterrement, commémoration, avocats, rapatriement,…). En tant qu’expatrié, vous pouvez participer à cet élan de solidarité.

    https://www.leetchi.com/c/support-for-elodie-mas-family?fbclid=IwAR2SNyhxzayw32tqu_0E8jDnAZYuikgX37HOe_BXmQcIs3SLXXDoDqL_dn4

  • Miss France 2022 : Diane Leyre

    Miss France 2022 : Diane Leyre

    Diane Leyre, Miss Ile-de-France, a été élue Miss France 2022 dans la nuit de samedi à dimanche à l’issue d’un concours organisé à Caen et retransmis sur TF1. Cette diplômée de commerce international âgée de 24 ans, qui travaille dans la promotion immobilière, a été choisie parmi 29 Miss régionales. Sa première dauphine est Miss Martinique et sa deuxième dauphine Miss Alsace. Cependant, une petite polémique a pris ce dimanche sur les réseaux sociaux… Diane Leyre n’était que troisième du classement établi par le public. On en profite pour faire le point sur la mécanique qui régit le concours de Miss France.

    50% jury – 50% public

    Sur les 29 candidates sur la ligne de départ, 15 sont choisies pour continuer l’aventure. C’est un comité de présélection, composé d’anciennes Miss, de la production, de membres de la chaîne, qui établit la liste. À partir de ce moment-là, le public est invité à voter pour ne garder que 5 concurrentes. Dans le tableau final, jusqu’à l’an dernier, seul le vote du public comptait pour élire la gagnante parmi les cinq candidates restantes. Mais depuis l’élection d’Amandine Petit, Miss France 2021, le choix du jury compte désormais à hauteur de 50%, soit autant que celui du public. Un jury qui était présidé par Jean-Pierre Pernaut et composé d’Amel Bent, d’Inès Reg, de Miss France 2012 Delphine Wespiser, d’Ahmed Sylla, de Philippe Lacheau et du nouveau juré de Danse avec les stars François Alu.

    ©AFP

    L’élection bascule

    A la fin de la soirée, on a donc recensé les votes : le public compte pour 50% et le jury pour 50%. Celui-ci a placé en tête de son classement Diane Leyre, dès la première phase de vote, en lui accordant 15 points. Quant au vote du public, il l’avait placée en deuxième position derrière Miss Martinique, Floriane Bascou. Lors du résultat du second tour, c’est une nouvelle fois Floriane Bascou qui arrive en tête des votes du public, Diane Leyre, elle, n’est qu’en troisième position. Un choix qui n’a pas été suivi par le jury qui a, lui, placé Floriane Bascou en dernière position du classement. Un vote qui a fait basculer l’élection. Une autre candidate avait également reçu les faveurs du public lors du premier tour, il s’agit de Miss Rhône-Alpes, qui était arrivée à la troisième place, mais une nouvelle fois, ce choix n’a pas été partagé par le jury qui l’a placée en douzième position, ce qui lui a valu d’être éliminée.

    Un succès télévisuel

    L’édition 2022 du concours Miss France a rassemblé près de 7,3 millions de téléspectateurs en direct sur TF1 dans la nuit de samedi à dimanche, un score écrasant la concurrence mais moindre que l’an passé, qui était marqué par des restrictions de déplacement.

    La chaîne a réalisé une part d’audience de 42% en moyenne sur l’émission, a indiqué TF1 dans un communiqué. Au plus haut, les téléspectateurs ont été jusqu’à 8,8 millions à regarder la compétition. L’an dernier, la première chaîne avait enregistré un record d’audience depuis 2006 en réunissant 8,6 millions de téléspectateurs devant l’élection de Miss France 2021, un score favorisé par le couvre-feu alors en vigueur du soir au matin.

    Diane Leyre
    Diane Leyre couronnée par Miss France 2021 ©AFP

  • Pandémie : le shoot douloureux

    Pandémie : le shoot douloureux

    Le terme « pandémie » puise son origine dans le terme « épidémie », qui vient parler du peuple tout entier. Il ne s’agit plus du lieu où l’on réside, l’expatriation n’y peut rien dans cette affaire.

    La douleur et le tragique exprimés au travers de ces quelques lettres sont un indice social à propos de ce qui vient contenir le peuple.

    Si Freud parle de « Malaise dans la civilisation », l’appellation « Douleur dans la civilisation » pourrait correspondre à l’ambiance des sociétés contemporaines prises dans ce qui est nommé guerre sanitaire mondiale.

    « Malaise dans la civilisation » raconte le développement de la culture prise en pleine guerre.

    La guerre comparable au rêve, permet l’expression des pulsions agressives refoulées, la dimension morale est bel et bien attaquée… Les contraintes sociales ne comptent plus, ou moins.

    Quant à la douleur, elle s’exprime du physique, parfois de l’émotionnel. Sur le plan psychique, « le psychanalyste lui, continue de reconnaître la douleur d’exister comme une évidence. Il la reconnaît du malaise de la civilisation au manque à jouir. La douleur est a priori fatalement originaire. »

    On parle de ce cri originaire duquel nous naissons, celui qui fait entrer le souffle de vie et permet de s’inscrire dans la pulsion de vie. La douleur est inscrite en nos corps, de cette séparation du corps à corps.

    Le corps c’est aussi le peuple soudé dans le rassemblement, quelque chose vient fédérer sur un point identitaire qui se voudrait donc commun.

    La difficulté à l’heure actuelle est que ce point commun se rencontre dans la souffrance amenant l’expression de la pulsion de mort. L’autre est celui qui causerait ma mort et mieux vaut le détruire avant que celui-ci ne m’atteigne. D’ailleurs tous les artifices sont bons pour mettre de la distance avec cet autre qui menacerait mon saint corps.

    Malgré cela, on ne peut faire l’impasse sur le fait que son propre corps est tout autant menaçant que celui de cet autre… Comment le pourrait-on ? Rien ne peut nous différencier dans cette guerre, pas même tout l’attirail déployé pour nous rendre un peu plus invincible !

    Si la psychanalyse peut faire l’objet de controverses, il n’empêche qu’elle permet la réflexion et une perception subtile de ce qui se joue au travers des liens sociaux dans le développement de ce qui est cultivé par la société.

    L’instinct de survie peut amener à aller à l’encontre de ce qui se dresse, mais ses bénéfices risquent de n’être seulement que fantasmatiques. La réalité sociale est là, qu’on s’y inscrive ou non. Il y a donc une notion de résilience à aborder qui fait référence au deuil. Quelque chose meurt et doit être accepté… Ce n’est pas, comme on voudrait nous le faire croire, le réel de ce corps (qui ne mènerait qu’à une possible paranoïa), mais le sentiment douloureux lié à cet événement exogène dont on n’aurait la possibilité de se défaire.

  • Olivier Minne : « J’avais besoin d’aller le plus loin possible de Paris »

    Olivier Minne : « J’avais besoin d’aller le plus loin possible de Paris »

    Lors de cette rencontre avec Olivier Minne à La Montgolfière à Paris, nous sommes revenus sur sa carrière d’artiste et d’expatrié californien.

    Dans le magnifique lieu de La Montgolfière à Paris, social club dédié au sport, à la culture et à toutes formes de créativité, notre journaliste Boris Faure a rencontré l’un des présentateurs les plus connus du panorama médiatique français, Olivier Minne.

    Connu essentiellement pour porter l’émission France 2 « Fort Boyard » depuis 2003, Olivier Minne est moins réputé pour sa carrière d’artiste. Et pourtant, c’est en tant que comédien qu’il est arrivé à Paris à la fin des années 1980. Au fil du temps, il a abandonné les planches pour se consacrer aux plateau télé et plus spécifiquement aux cachots, aux salles cachées et aux ponts du Fort au large de la Charente-Maritime.

    Le besoin de s’envoler loin de Paris

    En 2002, Olivier Minne ressent le besoin de s’exiler « le plus loin possible de Paris », dans un fuseau horaire où il serait en décalage complet avec la capitale, pour s’éloigner des personnes lui ayant tourné le dos. Pour maintes raisons, la Californie et plus spécifiquement Los Angeles lui apparaissent comme une évidence. Terre du cinéma hollywoodien et de l’Actor Studio, il s’est réfugié sous le soleil californien qui lui a également offert le luxe de l’anonymat. S’il n’avait pas de projet précis à son arrivée, il a rapidement renoué avec le théâtre, son domaine de prédilection. Au cœur de l’iconique Actor Studio, Olivier Minne prend des « workshop » avec certains des plus grands noms du cinéma, comme Al Pacino ou Denzel Washington, tout en se formant à la célèbre méthode Strasberg. Créée par Lee Strasberg dans les années 1950, cette méthode demande aux acteurs de se recentrer sur soi pour incarner leurs personnages et non pas de les jouer. Un travail exigeant et éprouvant qui lui a permis de renaitre et de se retrouver.

    Olivier Minne

    Du théâtre à l’écriture

    « J’ai bien le sentiment que ce sera pour toujours [que j’arrête le théâtre] ». Après des années à donner de soi pour le 6ème art, Olivier Minne ne veut plus simplement incarner des personnages, il souhaite les créer. L’écriture est à ses yeux, un merveilleux moyen pour incarner différents caractères et les mettre en scène. Grâce à l’enseignement retenu du théâtre, il peut les faire parler vocalement, trouver le ton juste.

    Après Un château pour Hollywood, l’artiste franco-belge prépare aujourd’hui un deuxième roman. Il se questionne et nous questionne d’ailleurs sur « qu’est-ce qu’écrire, si ce n’est traduire notre pensée sur du papier ? »

    Une rencontre décisive

    En 2010, Olivier Minne rencontre Louis Jourdan. Comptant parmi l’un des derniers French Lover d’Hollywood, ce Marseillais d’origine a débarqué à Hollywood en 1946 poursuivre sa carrière d’acteur suspendue en France en raison de l’occupation. S’il n’a jamais atteint les sommets d’Hollywood, Louis Jourdan a tout de même tourner pour des géants du cinéma tels Hitchcock. A la fin de sa vie, il vivait reclus dans sa maison de Los Angeles avec sa femme, mais le jour où Olivier Minne a toqué à sa porte il l’a ouverte. De là, cinq années de profonde amitié sont nées, transposées plus tard sur un livre biographique écrit par le franco-belge.

    « C’est lui qui m’a donné l’envie, ou du moins redonner l’envie d’écrire »

    Au terme de la rencontre, Olivier Minne revient sur ses ambitions en cours. En-dehors de son second roman évoqué plus haut, il nous fait part d’un projet faramineux se positionnant à la croisée de plusieurs arts et divertissements. S’il ne nous en dit pas plus par superstition, nous ne pouvons que lui souhaiter « d’aller toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus Fort ».

  • Anouk, la femme qui murmure à l’oreille des chevaux

    Anouk, la femme qui murmure à l’oreille des chevaux

    Tous les midis dans l’émission Les Français parlent aux Français, un « Français dans le monde » est invité au micro de StereoChic pour échanger sur son expatriation, son métier, son expérience, etc.

    Le vendredi 2 juillet c’était Anouk qui était l’interviewée. Cette Belge ancienne ingénieur commerciale, mariée et mère de deux enfants, décide un jour avec son mari de tout plaquer pour aller vivre au Canada, près de Montréal. Au milieu des grandes plaines, elle renoue avec sa passion d’enfance, les chevaux. Aujourd’hui, elle a monté son entreprise d’équicoaching, Wasabi Coaching.

    A la poursuite de leurs rêves

    Anouk et son mari ont des rêves plein la tête et un jour ils décident de les poursuivre. L’entreprise de son mari et la maison sont vendues pour avoir de l’argent de côté, il ne reste plus que le choix de la destination. L’Australie ou le Canada ? Ils s’envolent pour le grand froid où ils retrouvent plus leurs valeurs de vie et d’entrepreneurs, l’aspect francophone aussi aide dans la décision car ça permet à leurs jumeaux de poursuivre leurs études en français. Ils se sentent proches de ce pays.

    Une passion pour les chevaux

    Enfant, Anouk vouait une véritable passion aux équidés, elle passait tout son temps au centre équestre, jusqu’à posséder ses propres chevaux à l’adolescence. Elle a suivi le cours de la vie, le travail, les enfants, la vie de famille, et n’a plus approché un cheval pendant près de vingt ans. Quand ils se sont installés au Canada, elle a eu du temps pour réfléchir, prendre du recul et savoir ce qu’elle souhaitait vraiment. Les chevaux sont revenus à elle comme une évidence.

    Wasabi Coaching

    Après mûre réflexion, Anouk a décidé de monter son entreprise d’équi-coaching, Wasabi Coaching. Dans tout ce que les chevaux ont de plus noble, elle a découvert qu’ils pouvaient également nous aider dans nos rapports humains. Exactement comme dans un coaching humain-humain, ici nous nous transformons au contact de l’autre mais grâce à un troisième coach, le cheval. Le cheval est particulièrement apprécié pour deux de ses caractéristiques majeures. D’un côté, il est un animal de proie et présente donc une hypersensibilité lui permettant d’analyser constamment son environnement et de le comprendre. D’un autre, il vit au sein d’un troupeau et cherche toujours à intégrer de nouvelles personnes en son sein. Ces particularités offrent de surprenantes interactions entre les Hommes et les chevaux, des interactions similaires à celles retrouvées en entreprise.

    Les entreprises viennent donc chez Wasabi Coaching pour travailler sur des aspects spécifiques comme le leadership, la cohésion, la communication ou autre. En fonction du temps accordé par les sociétés et de leurs objectifs, Anouk et ses collègues vont créer différentes interactions entre les humains et les chevaux, à travers différentes techniques.

    Aujourd’hui, Anouk est heureuse et ne souhaite pour rien au monde revenir en arrière.

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