65 000 expatriés auraient quitté Hong Kong en février, 43 000 lors de la 1ère quinzaine de mars. Certains journaux occidentaux affirment que « Hong Kong se meurt » à cause de la pandémie. Le constat, s’il reste préoccupant, est très loin d’être désespéré.
Abandonner la stratégie du zéro Covid
Les scientifiques hongkongais de haut niveau ont exhorté mardi les autorités du territoire à abandonner la stratégie chinoise du « zéro Covid » avant une nouvelle vague épidémique afin que le centre financier ne devienne pas un « port fermé à jamais« .
Lundi, la cheffe de l’exécutif Carrie Lam a annoncé un assouplissement des restrictions à partir du 1er avril – concernant principalement les vols internationaux et la durée de quarantaine à l’arrivée sur le territoire – mais s’est refusée à donner une feuille de route pour sortir de la crise.
Une maladie endémique ?
Pour M. Leung, la Covid devrait être considérée comme une maladie endémique et c’est « la voie la plus sûre car nous ne savons pas si le prochain variant sera plus faible ou plus fort que ceux que nous avons connus« .
Une telle approche reviendrait à s’écarter de la stratégie chinoise. Mais le président Xi Jinping a refusé la semaine dernière un assouplissement du « Zéro Covid » au moment où son pays fait face à sa pire flambée épidémique depuis 2020, préférant confiner des dizaines de millions d’habitants.
L’équipe de M. Leung estime que quelque 4,4 millions d’habitants de Hong Kong, ville parmi les plus densément peuplées du monde, soit 60% de la population, ont été contaminés depuis le début en janvier d’une cinquième vague locale liée au variant Omicron.
Les chiffres officiels font état de plus d’un million de cas et de près de 6 100 décès depuis janvier, principalement parmi la population âgée non vaccinée.
Plusieurs pays européens, dont la France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni, ont levé trop « brutalement » leurs mesures anti-Covid et se retrouvent confrontés à une nette remontée des cas sous l’effet du sous-variant BA2, a déploré mardi l’OMS.
Hausse des cas dans 18 pays
Lors d’une conférence de presse délocalisée en Moldavie, le directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Europe, Hans Kluge, s’est dit « vigilant » sur la situation épidémique actuelle sur le continent, tout en affirmant rester « optimiste ». Actuellement, le nombre de cas de Covid est à la hausse dans 18 des 53 pays de la zone de l’OMS Europe, selon l’organisation sanitaire.
« Les pays où nous observons une hausse particulière sont le Royaume-Uni, l’Irlande, la Grèce, Chypre, la France, l’Italie et l’Allemagne ». « Ces pays ont levé les restrictions brutalement de ‘trop’ à ‘pas assez’ ».
M. Kluge, esponsable onusien
Selon les données de l’OMS, le nombre de nouveaux cas en Europe avait nettement chuté après un pic fin janvier, mais il rebondit depuis début mars.
Au cours des sept derniers jours, plus de 5,1 millions de nouveaux cas et 12 496 décès ont été enregistrés dans la zone OMS Europe, portant le total de cas détectés depuis le début de la pandémie à près de 194,4 millions et le nombre de décès à plus de 1,92 million.
Le nombre d’hospitalisations ne baisse plus en France
En France, le nombre moyen de personnes atteintes par la Covid-19, calculé sur une semaine, continue de progresser : la moyenne quotidienne s’établissait dimanche à environ 89 000 cas contre un peu plus de 65 200 une semaine plus tôt. Une remontée qui s’illustre aussi en milieu scolaire : 3 184 classes étaient fermées vendredi, contre 2 693 classes, une semaine avant.
Plus inquiétant, le nombre de nouvelles admissions à l’hôpital s’est stabilisé. « Depuis deux jours, le nombre d’hospitalisations ne baisse plus », a noté, lundi, le ministre de la santé, Olivier Véran, dansLe Parisien. Pour autant, la fin des mesures anti-covid n’est pas remise en cause.
Ecologie, prix, le train de nuit a de nouveau la côte ! Et le gouvernement français a décidé de soutenir ce regain d’intérêt des voyageurs pour le voyage de nuit. Pour cela, il a lancé un réseau national et international de trains de nuit afin de réduire l’impact environnemental des voyageurs.
Lors de sa visite à l’atelier du matériel SNCF de Périgueux en février dernier, le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, en profitait pour se déclarer en faveur du retour du réseau de trains de nuit et annoncer que « 60 voitures-couchettes » étaient en cours de rénovation.
Aujourd’hui, 82 voitures Intercités sont utilisées pour les trains de nuit existants.
Deux lignes – qui avaient été supprimées en 2017 car elles étaient jugées non rentables – sont remises en service dès 2021 : le Paris–Nice depuis avril et le Paris-Tarbes en décembre. Les liaisons des nouvelles lignes seront autour de quatre grands « corridors » : Dijon-Marseille (en 6 heures), Bordeaux-Marseille (en 6 heures) , Paris-Toulouse (en 6 heures) et Tours-Lyon via l’Île-de-France (en 6 heures).
Le réseau en Europe
Mais aussi, au niveau européen, un développement des trains de nuit est prévu avec des lignes permettant de relier : Paris-Madrid, Paris-Florence-Rome, Paris-Hambourg-Copenhague-Malmö ainsi que Paris/Bruxelles-Berlin/Vienne. L’Autriche, la Suède, la Norvège, ou encore la Suisse s’engagent dans ce partenariat.
Bientôt un hôtels sur rails
Midnight Trains : tel est le nom de la 1ère start-up ferroviaire française ! Pour donner un coup de fouet à l’image des trains de nuit, Midnight Trains projette en effet de lancer de véritables « Hôtels sur rails » sur des lignes reliant Paris à plus de 10 grandes villes Européennes. Le pari de cette jeune entreprise ? Proposer aux voyageurs de nuit une expérience différente de celle proposée par la compagnie ferroviaire nationale, désirant ainsi « réenchanter les trains de nuit en Europe grâce à ses hôtels sur rails » !
À bord de ces trains de nuit aux allures d’hôtels 5 étoiles, il vous sera possible de vous offrir un Paris-Venise.Mais ce n’est pas tout ! La start-up française prévoit aussi de construire son réseau de trains couchettes de luxe circulant entre la France, le Portugal, l’Écosse, l’Allemagne, le Danemark et… l’Espagne ! Après la première liaison Paris-Venise, Paris-Nice et Paris-Barcelone devraient être lancées quelques mois plus tard. S’endormir dans la capitale française et se réveiller à Barcelone… si ça ce n’est pas le rêve ! À nous les tapas à la Boqueria et les flâneries au Parc Güell… ¡Olé!
Le 21 novembre 1806 à Berlin, Napoléon prend un décret interdisant le commerce avec les îles britanniques. Ce décret instaure le fameux blocus continental dont l’objectif était d’asphyxier la « perfide Albion ». À défaut de pouvoir vaincre les Britanniques en débarquant sur leur sol, Napoléon avait décidé de s’engager dans une guerre économique de grande ampleur. Si ce blocus fut l’un des plus importants de l’histoire, il ne fut pas le premier. Un des plus anciens répertorié par les historiens date, en effet, de la guerre du Péloponnèse (431 à 404 avant notre ère). D’autres suivirent, du siège de Constantinople aux embargos contre l’Iran ou la Corée du Nord en passant par le blocus de l’Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale.
Les trains de sanctions commerciales mis en œuvre à l’encontre de la Russie sont sans précédent
Les embargos et, plus largement, les sanctions économiques sont des armes à double tranchant car pénalisant les deux parties, les États subissant les sanctions et ceux qui y sont à l’origine. Ils désorganisent les circuits de production et frappent durement les populations concernées. Ils provoquent des réactions en chaine avec la prise de mesures de rétorsion. Le succès de tels dispositifs est souvent difficile à apprécier. L’efficacité d’un embargo suppose que tous les acteurs en acceptent les règles. Le blocus continental napoléonien contre l’Angleterre ne fut jamais étanche, plusieurs pays dont la Russie, surtout à partir de 1811, n’ayant pas joué le jeu. Face à l’importante baisse du chiffre d’affaires des commerçants et des industriels, à plusieurs reprises, l’Empereur fut contraint d’assouplir son décret et d’accepter la reprise des échanges avec l’Angleterre. A contrario, l’économie britannique a gagné en résilience, ce qui a facilité son décollage lors de la première révolution industrielle.
Les trains de sanctions commerciales mis en œuvre à l’encontre de la Russie depuis le début de l’invasion de l’Ukraine sont sans précédent même si elles n’échappent pas aux règles de la diplomatie. Celles-ci demeurent graduées afin d’éviter une montée aux extrêmes. Il ne faut pas oublier que, pour reprendre la formule de Clausewitz, « la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens », cela vaut évidemment pour la guerre économique et tout particulièrement pour celle qui concerne l’Ukraine et la Russie.
Cette dernière n’a pas décidé de pratiquer la politique de la terre brûlée en fermant le robinet du pétrole et du gaz, comme elle le fit en incendiant Moscou en 1812 après l’arrivée de Napoléon afin de le priver de toutes subsistances. Les Occidentaux pour éviter l’apparition de divisions ont prudemment exclu des sanctions ces deux produits indispensables à leur économie.
Au nom de la préférence donnée à la vie sur l’économie, la lutte contre l’épidémie de covid-19 a entrainé la plus grande récession de ces soixante-dix dernières années. Aujourd’hui, les pays occidentaux doivent faire face à un nouveau choc économique, conséquence de la guerre en Ukraine et des sanctions prises à l’encontre de la Russie. La hausse des cours menace la croissance de nombreux pays et en premier lieu ceux qui sont en voie de développement. Dans de nombreux pays, le pouvoir d’achat des ménages et les taux de marges des entreprises s’érodent. Les conséquences de cette guerre ne doivent évidemment pas faire oublier que cette dernière constitue une épreuve morale et physique pour les populations directement concernées, et ne doivent pas être sous-estimées.
Dans un passé proche, les augmentations du prix des céréales et de l’énergie ont généré de nombreuses émeutes et révolutions en particulier au sein des pays les plus pauvres. La guerre commerciale contre la Russie ne doit pas aboutir à une légitimation du protectionnisme au nom du souverainisme économique dont seraient ensuite victimes les pays émergents et en développement. Si tel était le cas, l’embargo perdrait en force rapidement et pourrait amener à une partition du monde.
La guerre en Ukraine amène les États à ne pas désarmer les dispositifs exceptionnels institués lors de la crise sanitaire
S’ils doivent répondre aux problèmes conjoncturels des consommateurs et des producteurs, les gouvernements occidentaux ne peuvent pas, pour autant, se résoudre à un maintien indéfini du « quoi qu’il en coûte » sans prendre le risque, à terme, d’une implosion financière.
La crise sanitaire vécue comme une guerre a conduit les autorités à s’immiscer dans la gestion de l’économie privée en multipliant les aides, répondant ainsi à la demande des populations. La guerre en Ukraine amène les États à ne pas désarmer les dispositifs exceptionnels institués lors de la crise sanitaire. De temporaire, ils ont tendance ainsi à devenir pérennes. Pour les administrations, le retour aux situations antérieures, aux situations d’avant-crise a toujours été délicat. Il est difficile de se priver de moyens de pression.
(FILES) This file photo taken on February 25, 2022 shows people queueing outside a branch of Russian state-owned bank Sberbank in Prague to withdraw their savings and close their accounts, before Sberbank closed all its branches in the Czech Republic. – The European subsidiary of Russia’s state-owned Sberbank is facing bankruptcy, the European Central Bank said on February 28, 2022, in the wake of sanctions aimed at punishing Moscow for its invasion of Ukraine. (Photo by Michal Cizek / AFP)
La demande de soutien public tend à devenir automatique.
Pour les populations, être épaulées, soutenues, assistées devient rapidement une habitude dont il est éprouvant de se défaire. Leur sensibilité aux crises a augmenté ces dernières décennies, leur succession rapide ayant plutôt fragilisé qu’endurci les populations. La demande de soutien public tend à devenir automatique. Existe-il des limites au quoi qu’il en coûte ? Certainement ! Dans le passé, l’emballement des dettes a toujours amené des mouvements de correction plus ou moins violents. La mutualisation des risques pour être supportable ne peut qu’être exceptionnelle. La seule porte de sortie passe par le retour de la croissance supposant que l’épargne, abondante par ailleurs, soit affectée à des investissements réellement productifs.
Incertitudes sur leur avenir, situation financière tendue, titres de séjour compliqués à renouveler… Face au conflit en Ukraine, des étudiants ukrainiens ou russes en France, inquiets, tentent de s’organiser.
« Nous sommes un peu un dommage collatéral » de la situation, estime Ekaterina, étudiante russe en licence de géographie et aménagement à Aix-en-Provence.
« En ce moment, nous sommes coupés des ressources envoyées par nos familles », regrette cette jeune femme, cofondatrice du compte Twitter SOS Étudiants russes, qui leur permet de parler de leurs difficultés, notamment leurs comptes bancaires bloqués. « Nous ne pouvons plus retirer d’argent dans les distributeurs, payer avec nos cartes bancaires russes, payer nos logements… »
Au début de la guerre, Ekaterina a renfloué son compte français et dit avoir « à peu près l’argent pour financer un mois-un mois et demi maximum ». Mais après elle « ne pourra plus payer » son logement. Elle attend une aide du Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires) de 200 euros sous forme de bon d’achat.
Le renouvellement de son titre de séjour est aussi en question car « il faut avoir toujours la somme pour financer l’année suivante », explique-t-elle. Sur ce sujet, des étudiants russes en France ont fait une pétition pour demander un assouplissement exceptionnel de la procédure.
Tillé, le mercredi 2 mars. Un centre d’accueil a été aménagé pour accueillir les réfugiés. Ils peuvent obtenir des informations pour leur titre de séjour, des tickets pour se rendre à Paris mais aussi les disponibilités en termes d’accueil d’urgence ou de logements disponibles.
Alexandra, en master d’études slaves à l’université de la Sorbonne, dépeint une situation « vraiment difficile ».
« Actuellement, les banques françaises n’ouvrent pas de comptes pour les Russes. C’est un problème », pointe celle qui se dit chanceuse d’avoir un compte français, d’être boursière et d’avoir un logement étudiant.
Elle se félicite de « ne pas avoir eu à faire face à de la discrimination » parce qu’elle est russe. « Mais quand les Français me demandent d’où je viens, il y a toujours un blanc… », ajoute cette étudiante de 21 ans, qui voudrait rester encore au moins un an en France mais s’inquiète pour son titre de séjour.
« Trop difficile psychologiquement »
« Pour les étudiants déjà en France et dont le visa arrive à expiration, les instructions officielles ne sont pas encore parues, mais ils sont invités à aller en préfecture demander l’examen de leur situation », affirme Campus France.
Selon cet organisme qui promeut le système d’enseignement supérieur français à l’étranger, 1 637 étudiants ukrainiens et 5 146 russes sont actuellement en France.
Assuré par les universités et les Crous, le soutien pourrait devenir difficile si leur nombre augmente de façon exponentielle, comme anticipé. De nombreuses universités ont déjà mis en place des dispositifs d’aide, comme à Bordeaux, Nantes, Angers ou Lyon.
À Paris-Saclay, au sud de Paris, l’aide sociale d’urgence est aussi mobilisée pour les Ukrainiens et Russes présents sur le campus.
Parmi eux, Oleksandra, 19 ans, a quitté l’Ukraine juste avant le conflit pour un stage de deux mois. « Je suis partie sans me douter du tout qu’il y aurait la guerre, sans emporter beaucoup de vêtements », témoigne-t-elle.
« Émotionnellement, c’est très difficile », reconnaît cette étudiante, inquiète pour sa famille. « Mais je suis contente d’avoir la possibilité d’étudier et de penser à autre chose ».
Son maître de stage lui a déjà proposé de rester plus longtemps, et elle se demande maintenant « comment elle va continuer ses études ».
Tout comme les universités, le réseau des Crous mobilise ses dispositifs d’urgence (aides, repas à un euro pour les non-boursiers en situation de précarité…).
Il loge actuellement plus de 200 étudiants ukrainiens dans ses résidences, dont Nataliia Kyselova, 25 ans, boursière et étudiante en cinéma et arts visuels à Lyon, en France depuis 2020.
« Quand le conflit a éclaté, c’était très inattendu pour moi, j’ai été mal, à tel point que j’ai dû être hospitalisée plusieurs jours car c’était trop difficile psychologiquement », confesse-t-elle.
« Là je vais mieux, j’accepte la réalité. J’essaie d’être la plus forte possible pour aider comme je le peux », raconte cette étudiante, sans nouvelles de sa grand-mère à Marioupol. « C’est dur, mais je ne perds pas espoir ».
Elle postule à une aide financière proposée par le Crous et a un titre de séjour jusqu’en janvier 2023. « Mais je cherche à le prolonger car je souhaiterais entrer en doctorat, et ce n’est pas simple du tout », soupire-t-elle.
Les 90 conseillers de l’Assemblée des Français de l’étranger élus en septembre 2021 se sont retrouvés pour la seconde fois à Paris et en visio. Cette session fut la première faisant suite à l’assemblée constitutive tenue du 14 au 17 décembre 2021. Au cours de la semaine, l’AFE a entamé ses travaux en commission sur les sujets d’intérêt pour les Français de l’étranger. Ce fut l’occasion de tensions entre les différents groupes constituant l’Assemblée, ce qui n’est pas dans les habitudes de la vénérable institution.
Une session d’ouverture sous le signe de la contestation
Dès le premier jour, un premier sujet fut mis sur la table : le STAFE. Et la contestation est venue des rangs de la majorité présidentielle unie aux indépendants dans le groupe Indépendants, Démocrates, Progressistes (IDP). Son président Thierry Masson a questionné le Secrétaire d’Etat aux Français établis hors de France, Jean-Baptiste Lemoyne, sur le résultat de la commission d’attribution des subventions aux associations dédiées aux expatriés. En effet, la plupart des dossiers présentés furent rejetés au profit de ceux de l’administration. Rapidement le message fut entendu car immédiatement, dans son introduction Jean-Baptiste Lemoyne indique : « Nous allons refaire une commission ». Les dossiers ont donc été réexaminés et représentés dans une nouvelle commission STAFE le mardi 15 mars. Les conseillers qui y siègent ont pu faire en sorte que ces dossiers soient récupérés et approuvés.
Si la relation entre les élus et l’administration aurait pu être marquée par la passe d’armes sur le STAFE, rapidement ils ont trouvé une cause commune : le financement. La directrice de l’administration consulaire, Laurence Haguenauer, a sollicité les présidents des commissions lors d’un déjeuner pour obtenir leur soutien dans le cadre de la Loi de Finance 2023. En effet, le gouvernement d’Emmanuel Macron prépare, déjà, le budget de l’année prochaine et le budget des Français établis hors de France serait attaqué.
Une élection CFE politisée
Autre grand évènement qui a ponctué la 36ème session : l’élection des administrateurs de la Caisse des Français de l’Etranger. Les Conseillers de l’AFE sont en effet les électeurs pour désigner les représentants des assurés. Ce qui pour certains est incongru, en effet, les membres de l’Assemblée des Français de l’Etranger représentent plus de 2 millions d’expatriés alors que moins de 10% d’entre eux sont affiliés au régime de sécurité sociale des Français de l’Etranger, la CFE. Leurs intérêts sont ils identiques ?
Au delà de cette question de gouvernance, c’est surtout les combinaisons politiques qui ont été décriées lors de ce vote. La majorité présidentielle réunie dans le groupe IDP n’a pas bien accepté l’alliance entre les Républicains et une partie de la gauche dans une liste commune qui a logiquement obtenu le plus grand nombre de représentants…
Le débat sur l’administration consulaire repoussé à la prochaine session
Le groupe Écologie & Solidarité ainsi que le groupe de l’Union des Républicains, des Centres et des Indépendants ont sollicité un débat d’urgence sur la nécessité de renforcer les moyens humains des services publics consulaires au bénéfice de tous les Français établis hors de France. Les élus réagissaient, enfin, aux nombreuses remontées de terrains de nos compatriotes qui n’ont plus accès aux services consulaires. La réduction des effectifs et la pandémie ayant mis à plat l’organisation des consulats.
Mais réalisant qu’il risquait d’être mis en minorité et bien que confirmant que le problème soulevé sur le fond était d’une importance cruciale, le groupe des Indépendants, démocrates et progressistes (majorité présidentielle) a bloqué l’adoption d’une conclusion de l’Assemblée sur ce point par le biais d’une astuce de procédure renvoyant le débat à la session d’octobre 2022. Ce que n’a pas manqué de dénoncer les groupes à l’origine de la procédure comme nous l’indique Baptiste Heinz, Président du groupe Écologie & Solidarité.
« Nous déplorons cette restriction de l’expression des élu.e.s représentant les Français.es de l’étranger et regrettons que le seul créneau accordé aux sujets au cœur des problématiques touchant les Français de l’étranger soit un point « divers » dans les dernières quinze minutes de la session. Nous sommes toutefois satisfaits que ce regret soit partagé par l’ensemble des élu.e.s et espérons qu’il en sera tiré les conséquences à la prochaine session, la trente-septième ».
Baptiste Heinz, Président du groupe Écologie & Solidarité
Les Républicains, eux, voient le verre à moitié vide et se félicitent d’une certaine solidarité entre les élus face à ce problème qui touche tant de nos compatriotes.
« Nous déplorons cette restriction dans l’expression des élus représentant les Français de l’étranger. Nous regrettons que le seul créneau accordé aux sujets au cœur des problématiques touchant les Français de l’étranger soit un point « divers » dans les dernières quinze minutes de la session.«
Laurent RIGAUD – Président du Groupe URCI
Un nouveau règlement intérieur
Enfin, la vénérable institution, sous l’impulsion de sa nouvelle présidente, Hélène Degryse, indépendante et élue aux Pays-Bas, membre du groupe IDP, a décidé de rénover son règlement intérieur. Pas de grandes nouveautés, mais un écueil ! Le groupe Écologie & Solidarité, décidément très actif, voulait autoriser l’écriture « inclusive ». Ce fut un échec, la majorité présidentielle et la droite se sont opposés à cette requête.
La prochaine session, en octobre, marquera le début d’une nouvelle relation entre les élus et le futur titulaire du portefeuille de Secrétaire d’Etat aux Français établis hors de France, si le poste existe encore. Dans une ambiance éloignée des enjeux électoraux, l’Assemblée des Français de l’Etranger devrait reprendre, cette fois dans la sérénité, ses travaux et aborder les sujets de fond.
Frédéric Petit, député de la 7ème circonscription des Français de l’étranger, revient dans ce podcast sur son bilan personnel de la guerre en Ukraine, et sur l’état de ses représentés.
Les Français de Pologne sont engagés
Dans sa circonscription qui comprend notamment les pays limitrophes à l’Ukraine comme la Pologne, beaucoup des habitants s’attendaient au début de la guerre. Le lundi précédant l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’allocution de Vladimir Poutine laissait peu à l’interprétation. Les Français de Pologne, au même titre que les habitants, ont directement fait preuve d’une grande solidarité envers les déplacés ukrainiens, et ce dès les premiers jours de la guerre. Les institutions et les entreprises également, comme l’Alliance française de Lublin qui a organisé un concert français en faveur des réfugiés.
Des réunions des élus consulaires pour coordonner l’aide
Depuis la première semaine de l’invasion russe, Frédéric Petit et les élus consulaires de sa circonscription ont mis en place une réunion hebdomadaire le dimanche afin de faire un point. Il s’est avéré indispensable de coordonner une aide entre la VIIème circonscription et les municipalités françaises.
De plus, les élus se penchent actuellement sur le dossier du flux des réfugiés si particulier dans ce conflit. Effectivement, plus de la moitié sont des enfants accompagnés ou non. Il est donc nécessaire de se demander comment ils peuvent intégrer un réseau scolaire. Les écoles du réseau de l’AEFE ont ouvert des places pour ces petits déplacés.
Le rôle de député dans un moment de guerre
Aux yeux de Frédéric Petit, “un député c’est un Homme”. Il lui a semblé donc logique d’adapter son travail aux actions des civils. Il s’est déplacé aux différentes frontières et lieux d’accueil pour les réfugiés pour constater la situation sur place et pouvoir ajuster les opérations si nécessaire.
Par ailleurs, il fait en sorte de pouvoir apporter une action supplémentaire au nom de la nation française et faire le lien avec elle. C’est pourquoi il a orchestré de nombreuses actions françaises avec les personnes de sa circonscription. Cela lui permet également de prévenir Paris de la réalité sur le terrain.
Des enfants ukrainiens à Przemyśl en Pologne, lors du déplacement de Frédéric Petit
Toujours d’après lui, les Ukrainiens sont reconnaissants du secours apporté par l’UE à leur égard, mais ne se sentent pas redevables pour autant. Leur dicton “pour notre liberté et pour la vôtre”, illustre d’ailleurs bien cette mentalité. Pour eux, la guerre dans leur pays est une guerre européenne et nous implique tout autant.
Une guerre culturelle et de modèle
Frédéric Petit
Frédéric Petit explique que Vladimir Poutine a entamé une guerre culturelle et de modèle, et pourrait réutiliser le processus avec les autres pays alentour s’il venait aux frontières de l’union.
De plus, la communauté des 27 est riche et solide par sa diversité mais il est donc plus facile de jouer la carte de la division car nous ne partageons pas les mêmes langues et cultures. Pour ces raisons, l’élu de la République est contre l’élargissement de l’UE et donc contre l’entrée de l’Ukraine. Cependant, il se bat pour la mise en place d’une vraie politique de voisinage où nous pourrions avoir des échanges et partenariats ensemble.
Écoutez le podcast de Frédéric Petit
Un podcast à retrouver sur toutes vos plateformes favorites
Regardez le reportage réalisé par LCP avec Frédéric Petit
Suivre Frédéric Petit sur les routes d’Europe de l’Est
Pour Valérie Niquet, spécialiste des questions stratégiques et politiques en Asie, invitée par TV5MONDE, le synopsis est toujours probable. Effectivement, la République de Chine a toujours revendiqué la propriété de l’île, et a annoncé à plusieurs reprises qu’elle n’hésiterait pas à recourir à la force pour parvenir à ses fins.
La guerre en Ukraine a changé la donne
Si avant le début de la guerre en Ukraine nous pouvions nous attendre à ce que Xi Jinping entame un conflit avec Taïwan, aujourd’hui les probabilités paraissent faibles pour la spécialiste. Effectivement, le dernier conflit où l’armée chinoise a été impliquée remonte à la guerre du Vietnam en 1979, et il s’agit d’un souvenir encore cuisant.
Par ailleurs, la situation géographique de l’île n’est pas propice à une guerre éclair pour la Chine.
Xi Jinping, le président chinois
Les relations entre Taïwan et la Chine
Pour Valérie Niquet, les relations diplomatiques entre les deux États sont mauvaises. Si la Chine tente de faire pression sur Taïwan, les habitants de l’île continuent de se diriger vers une démocratie et élisent des gouvernements indépendantistes éloignés des valeurs chinoises.
D’autre part, Taïwan n’est officiellement pas reconnue par la plupart des grandes puissances du monde, car le gouvernement de Xi Jinping les menace d’arrêter toutes relations diplomatiques avec lui si elles reconnaissent Taïwan comme État indépendant.
Cependant, Taipei a des relations fortes avec de nombreux pays comme avec les Etats-Unis, et son image s’est renforcée en Europe. Donc si la Chine en vient à envahir son voisin, nous pourrions nous attendre à une aide conséquente de l’Occident d’après la spécialiste.
Les marchés évoluent au rythme des annonces concernant le conflit ukrainien, en fonction des opérations sur le terrain et de l’avancée des négociations. Si en l’état actuel, aucun embargo n’a été mis en œuvre en Europe, les investisseurs craignent que le conflit ne se traduise par une nouvelle progression de l’inflation amenant à un durcissement des politiques monétaires. Les bourses européennes ont terminé la semaine en hausse après avoir connu de fortes amplitudes au gré de l’évolution du conflit en Ukraine et des anticipations de normalisation des politiques monétaires des banques centrales.
Durant la semaine, Moscou a subi toute une série de nouvelles sanctions, la dernière en date étant la perte pour la Russie de son statut de partenaire commercial privilégié, ouvrant la possibilité à l’adoption de droits de douane sur de nombreux produits russes. Sur la semaine, l’indice parisien a gagné 3,28 %, sa première hausse hebdomadaire en un mois (-12% depuis le début de l’année). Les autres indices européens ont regagné un peu de terrain cette année à la différence des indices américains pénalisés par les mesures prises par les pouvoirs publics à l’encontre de la Russie.
Les marchés européens semblent s’habituer à la guerre quand ceux des Etats-Unis découvrent sa réalité dans un contexte d’inflation en progression. Après avoir atteint un sommet à près de 140 dollars en début de semaine, le prix du baril de pétrole Brent s’est replié autour de 110 dollars. La demande de Joe Biden de pratiquer un embargo des hydrocarbures russes a été compensée par la réouverture des négociations entre la Russie et l’Ukraine ainsi que par l’annonce de l’ambassadeur des Emirats Arabes Unis à Washington qui se montre favorable à une augmentation de la production. Il souhaite un relèvement des niveaux de production de l’OPEP. Les Emirats arabes unis pourraient augmenter la leur de 800 000 barils de plus par jour. L’Arabie saoudite, qui dispose elle aussi de stocks inutilisés, pourrait, de son côté, contribuer à hauteur de deux millions de barils supplémentaires par jour.
Le ministre irakien du pétrole, Ihsan Abdul Jabbar Ismaael, a fait une déclaration de fin de non-recevoir en soulignant lors d’une conférence sur le pétrole à Houston que son pays n’avait pas constaté de demande supplémentaire de la part des consommateurs de pétrole. Dans ces conditions, Il ne voit pas d’urgence à augmenter davantage la production d’or noir, estimant même que des hausses supplémentaires pourraient nuire au marché. En raison du teasing des banques centrales qui entendent lutter contre l’inflation, les taux d’intérêt sont repartis à la hausse. Le taux des obligations d’Etat américaines à 10 ans s’est rapproché des 2 %.
Dans une guerre, il a deux partis. Le troisième se veut au dessus : ni pour l’un, ni pour l’autre, dans une position prudente, dictée par le sens de l’équilibre, de l’idéologie, ou de l’intérêt. Sur les 193 Etats membres des Nations-Unies, 141 ont voté pour la résolution condamnant l’intervention russe. Cinq ont voté contre. 45 se sont abstenus ou n’ont pas pris part au vote. Les uns sont des voisins (Arménie, Azerbaïdjan, Kazakhstan, Tadjikistan, Ouzbékistan), les autres des anti-impérialistes américains (Chine, Cuba, Bolivie, Nicaragua), Beaucoup sont des clients.
30% des armes de l’Afrique subsaharienne sont fournies par les Russes
Sur les 45, 24 sont africains, soit la moitié du continent. La Russafrique ne s’explique pourtant pas par le volume des échanges commerciaux : l’Union européenne reste le premier partenaire de l’Afrique (225Mds$) devant la Chine (210Mds). Le commerce russe est presque anecdotique : 20 milliards, mais se concentre sur deux secteurs : les céréales et les armes. 30% des armes de l’Afrique subsaharienne sont fournies par les Russes. La Russie a signé 27 accords de coopération militaire, avec, en complément, une prestation particulière : la sécurité. Le groupe Wagner est actif au Mali, Soudan, Mozambique, Centrafrique, Libye.
C’est moins la diplomatie du blé qui attire les grâces des dirigeants africains, que le soutien à des régimes agacés par les remontrances occidentales. Entre gens de peur on se comprend. Les Etats-Unis ont sanctionné l’Ethiopie, le Mali, la Guinée. Les Européens ont condamné Burundi, Bénin, Centrafrique, Madagascar, Tanzanie, Zimbabwe.
En 2020, 46 pays, dont l’Arabie saoudite et la Russie, avaient voté pour soutenir la Chine
Il n’y a pas qu’en Afrique où les lignes se durcissent ou changent. L’Arabie saoudite discute avec la Chine de vente de pétrole libellée en yuans et non plus en dollars. Encouragés par la puissance retrouvée de l’or noir, Emiratis et Saoudiens veulent en remontrer à Washington. Ce sont les plus inquiets, avec Israël, d’un accord sur le nucléaire iranien. Les Saoudiens n’ont répondu qu’avec réticence aux demandes d’augmenter la production. Et ont invité Xi Jinping en mai prochain à Ryad.
Déjà, en 2020, 46 pays, dont l’Arabie saoudite et la Russie, avaient voté pour soutenir la Chine dans sa politique vis-à-vis des Ouïghours. Ce ne sont pas exactement les mêmes pays que ceux qui ne veulent pas condamner la Russie, mais les deux listes concordent beaucoup.
« Valeurs démocratiques », et « droits de l’homme » sont considérées comme des ingérences inacceptables, que ce soit en Chine, en Iran, en Afrique, en Biélorussie, en Russie.
L’Otan sourde aux inquiétudes de Poutine, les Occidentaux avec leur morale et leur impérialisme ne sont- ils pas aussi responsables ? Entre la propagande occidentale et la propagande russe, qui croire ? Mieux vaut ne pas voir, ne pas entendre, et suivre ses intérêts, le seul guide.
Biden cherche à éviter la constitution d’un front commun des autocraties
Inde, Chine, Turquie, et bien d’autres cherchent à profiter d’un pétrole russe moins cher que sur le marché international, tandis que les Saoudiens envisagent sereinement un baril à 300$. « Que celui qui a attaché la clochette au tigre l’enlève » écrit Xi Jinping, alors que Zelenski l’appelle à « condamner la barbarie ».
La Chine appelle à ne pas reconstituer la logique des blocs. Elle n’est pas encore prête à affronter les Etats-Unis. Et Biden cherche à éviter la constitution d’un front commun des autocraties. Comme on ne peut avoir trop d’ennemis à la fois, Biden apaise l’Iran, renoue avec le Venezuela, s’engage à maintenir des relations stables avec la Chine.
Plus le temps passe, plus l’Ukraine brûle, plus la Russie se perd
Tous ces calculs, stratégies visibles et prévisibles, ces intérêts bien compris, volent en éclats sur des réalités plus profondes encore : les Ukrainiens résistent. 3.5 millions d’Ukrainiens fuient la guerre, dont 1.5 million d’enfants. 200 000 Russes quittent leur propre pays, que Poutine entend « épurer ». L’armée russe, à défaut de l’emporter sur des soldats, frappe les civils, y compris par des missiles hypersoniques. Destruction de villes, aveu de faiblesse. Plus le temps passe, plus l’Ukraine brûle, plus la Russie se perd. Chacun espère un accord, au moins de cessez-le-feu provisoire, qui éviterait plus de morts. Et dire que face aux cadavres il faut veiller à ce que Poutine ne perde pas la face. Pitié pour le démon, il a perdu.
Des blindés russes stationnés près de Striguny, dans la région de Belgorod. PHOTO : RADIO-CANADA / ALEXEY SERGEEV
L’Europe aussi souffrira de la tragédie russe, l’Afrique plus encore. Les Etats-Unis, eux, sont déjà renforcés. Au pire l’impasse, au mieux la paix. Les marchés ont jugé : à peine 1% de baisse. Les taux d’intérêt tiennent. Le pétrole, dans son yoyo spéculatif, est redescendu à cent dollars. Les assoiffeurs du Golfe vont devoir faire pénitence : dans les crises on compte ses alliés, ils ne se sont pas montrés tels.
Les demi-habiles ne comprennent pas que la démocratie est une arme, que la liberté n’est pas qu’un idéal : elle détruit des chars.
L’abstention est donc un risque. Dire « tous responsables », cela revient à dire, puisque tout le monde l’est, que personne ne l’est. Ce n’est pas seulement un déni de valeurs (la dictature et la démocratie, ce serait pareil), c’est un déni de réalités quant aux massacres, et même, pour les malins, quant au rapport de forces.
L’impérialisme démocratique va agacer plus encore : les demi-habiles qui se prennent pour des cyniques ne comprennent pas que la démocratie est une arme, que la liberté n’est pas qu’un idéal : elle détruit des chars, elle est dur au mal.
Il fut un temps où l’exportation de la démocratie était un projet idéologique, qui finit bien souvent dans la désillusion. Aujourd’hui, le soutien à la démocratie est devenu une obligation défensive. L’Allemagne achète des F35, conforte aussi son alliance militaire industrielle avec la France. La défense européenne se fera, avec l’Otan. Les despotes considérant toute aspiration démocratique comme une menace personnelle, obligent à une alliance des démocraties. C’est un fait géopolitique.
Le resserrement des alliances va conduire à un resserrement économique : plus personne ne veut être dépendant des lubies des autocrates. Dopée sur les questions de défense, l’Europe veut construire son autonomie énergétique. La transition énergétique se fera, pas forcément comme on le croit : la Belgique reporte la fermeture des centrales nucléaires de dix ans, et les gisements de gaz en Lorraine refont surface.
On peut avoir pitié pour le mal, mais au risque d’y perdre la tête.
Ceux qui se croient malins à ne pas appeler une guerre une guerre, un crime de guerre un crime de guerre, ont pris un risque. Isis, la bonne déesse, assista au combat entre son fils Horus et Seth. Seth, noyé, lui demanda de l’aide. Sa pitié était si grande qu’elle tendit la main à l’assassin de son époux, au démon du mal qui luttait contre son fils. Ce dernier, furieux, lui coupa la tête.
On peut avoir pitié pour le mal, mais au risque d’y perdre la tête. C’est ce qu’expliqua durant une heure et cinquante minutes Joe Biden à Xi Jinping. Fumio Kishida, le premier ministre Japonais à Narendra Modi, le premier indien. D’autres dirigeants d’autres pays n’auront pas droit à tant d’attentions. Un reset diplomatique est en cours. Tout n’est pas blanc, tout n’est pas noir, le gris n’est pas un refuge.
Laurent Dominati
a. Ambassadeur de France
a. Député de Paris
Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press