Les négociations du Brexit pourrait être décalées de trois mois

Les négociations du Brexit pourrait être décalées de trois mois

Les députés britanniques devraient voter un report de trois mois du Brexit, normalement prévu pour la fin du mois de mars.

 La Première ministre, Theresa May, a prévenu la Chambre des communes que si les députés refusaient son accord de retrait avec l’UE le 12 mars, ils auraient la possibilité de voter deux jours plus tard pour un Brexit sans accord ou pour le report du Brexit. Le gouvernement May avait pourtant précédemment exclu toute possibilité d’ajournement de la sortie britannique.

La possibilité d’un report de trois mois devra être confirmée par les dirigeants européens le 21 mars lors d’un sommet à Bruxelles. Le Royaume-Uni avait entamé les négociations en mars 2017 après avoir notifié l’UE de sa sortie en vertu de l’article 50 du traité de Maastricht. Les députés britanniques avaient toutefois rejeté en janvier, à une majorité de 200 voix, l’accord de retrait de 585 pages et la déclaration politique sur les futures relations que l’UE et la Première ministre britannique avaient conclu en novembre. Depuis lors, la position des députés sur la question semble demeurer inchangée.

Ces dernières semaines, Londres s’est efforcé d’obtenir des changements sur la question polémique de la frontière et du « filet de sécurité » irlandais, véritable nœud gordien du Brexit.

Des hauts fonctionnaires européens ont sous-entendu que les négociations n’avaient que très peu avancé sur ce sujet. « Je sais que certains députés sont inquiets, car le temps presse », a concédé la Première ministre. Un porte-parole du gouvernement a toutefois refusé de dire si le gouvernement inciterait ou non les députés à voter le report.

Une potentielle demande britannique de report du Brexit devrait être approuvée à l’unanimité par les États membres. Un report de trois mois permettrait au Royaume-Uni de ne pas avoir à élire de députés lors des élections européennes du mois de mai, la session constitutive du Parlement ayant lieu la première semaine de juillet.

Après de nombreux votes à la Chambre des communes, le débat sur le Brexit n’a pas vraiment avancé. La Première ministre britannique a rappelé que la meilleure façon d’éviter le scénario d’un Brexit sans accord était que les députés acceptent son accord, ajoutant que « si nous n’avons pas le choix, nous ferons en sorte que le Brexit sans accord soit une réussite ».

« Soyons clair : je ne veux pas de report de l’article 50 », a déclaré Theresa May, ajoutant qu’il « n’y aura certainement pas plus d’un report, et particulièrement si nous n’avons pas participé aux élections européennes » et spécifiant que « le report n’exclurait pas un Brexit sans accord ». « Nous avons trois possibilités : partir avec un accord, partir sans accord, ou ne pas partir du tout », a-t-elle conclu.

Theresa May a également accusé le parti Labour d’être revenu sur sa promesse de respecter le référendum. Le parti de gauche s’est à présent déclaré prêt à demander un deuxième référendum si le Royaume-Uni ne continuait pas à faire partie d’une union douanière permanente avec l’UE.

« Si l’accord de Theresa May est approuvé au parlement, il devra également y avoir un vote public », a déclaré le chef du parti Labour, Jeremy Corbyn. « Si un report est nécessaire, c’est uniquement à cause des négociations chaotiques à la Chambre des communes. »

Benjamin Fox

Un article publié sur le site notre partenaire

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