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  • Rencontre avec Philip Cordery – l’ancien député du Benelux

    Rencontre avec Philip Cordery – l’ancien député du Benelux

    Lesfrancais.press et LN24, la chaîne d’information belge en continu, proposent depuis le 14 novembre 2020, une émission mensuelle à destination des expatriés français en Belgique.

    La communauté des Français de l’étranger partageant souvent les mêmes problématiques, nous avons, donc, décidé de vous proposer sous forme de podcasts vidéo les meilleurs moments.

    Pour commencer, nous vous proposons une ballade bruxelloise en compagnie de l’ancien député des Français du Benelux : Phillip Cordery

    Un mandat marqué par l’engagement

    Né d’un père britannique et d’une mère française, Philip Cordery étudie les langues appliquées au droit et à l’économie à l’université de Paris-X Nanterre, où il milite à l’époque à l’Unef-ID.

    Il est membre du Parti socialiste depuis 1985. Il devient secrétaire international du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) français en 1990. Cofondateur d’ECOSY – Jeunes socialistes européens, en novembre 1992, Philip Cordery en devient alors le premier secrétaire général (1992-1997).

    Le 15 juin 2004, Philip Cordery est nommé secrétaire général du Parti socialiste européen. Il est réélu au congrès de Porto (7e congrès du PSE) en décembre 2006 puis au congrès de Prague (8e congrès) en décembre 2009.

    De juin 2011 à juin 2012, celui-ci mène une campagne de terrain (cafés de campagne, porte-à-porte, visites de terrain), à travers toute la circonscription, à Amsterdam, la Haye, La Panne, Malines5, au Luxembourg, etc.

    Le dimanche 3 juin 2012, le scrutin du premier tour des législatives le place en tête sur l’ensemble de la circonscription avec 30,37 % des voix (7 024 voix) face à la candidate UMP Marie-Anne Montchamp, qui remporte 21,15 % des voix.

    Le dimanche 17 juin 2012, à l’issue du second tour, il devient le premier député des Français du Benelux avec 53,16 % des voix contre 46,84 % des voix à son adversaire. Tout au long de son mandat, il fait preuve d’engagement auprès des résidents, en particulier des familles et des étudiants. Confronté à l’horreur en 2015 et en 2016, lors des attentats en France et en Belgique, Philip Cordery assuma pleinement sa fonction de relais entre les gouvernements tout en apportant assistance à ses compatriotes du plat pays.

    Jeremy Michel vous invite à rencontrer l’ancien parlementaire. On découvrira ainsi, qu’après sa défaite face à la vague macroniste, Philip Cordery resta au service de l’Europe et continua son propre parcours d’expatrié en devenant le président du Club de Rugby de Watermael-Boitsfort.

    Regardez le Podcast Vidéo

  • Quand l’innovation et l’exportation s’associent

    Quand l’innovation et l’exportation s’associent

    Les entreprises les plus innovantes sont celles qui exportent. L’exigence de compétitivité pour maintenir ses parts de marché à l’exportation impose un effort permanent de recherche. 

    Dans une étude publiée au début du mois de novembre, l’INSEE démontre que le lien entre innovations et exportations est très marqué. Une progression de 1% de la demande étrangère entraînerait 52 brevets prioritaires supplémentaires dans le secteur manufacturier français. 

    Une trop grande concentration ?

    Les innovations sont réalisées, en France, par un très petit nombre d’entreprises. La concentration en la matière est encore plus marquée que celle qui prévaut pour les entreprises qui exportent. 1% des entreprises déposant des brevets en possèdent 91%. 1% des entreprises réalisant des exportations) sont responsables de 70% de celles-ci. 

    Dans un même secteur, les entreprises exportatrices génèrent un chiffre d’affaires plus élevé et ont plus d’employés que les non-exportatrices. Au sein d’un même secteur, une entreprise exportatrice réalise un chiffre d’affaires supérieur à celui d’une entreprise non exportatrice, avec une valeur ajoutée par travailleur supérieure de 18%. Seules 5% des entreprises ayant déposé au moins un brevet entre 1995 et 2012 n’ont jamais exporté sur cette période. 

    Une concurrence internationale

    Une hausse de la demande étrangère entraîne une augmentation de l’effort de recherche dans les deux à cinq ans après. Si les ventes et l’emploi augmentent en phase avec l’obtention de marchés à l’exportation, un délai de latence est constaté pour la recherche et le dépôt de brevets. La conservation des parts de marchés suppose la poursuite de l’effort d’innovation. 

    La forte concurrence sur les marchés internationaux oblige les entreprises qui y participent à consacrer une part plus importante de leurs chiffres d’affaires à l’innovation. Cet effort se justifie par le fait que leur présence sur ces marchés est, en règle générale, la conséquence d’un niveau initial de productivité élevé. 

  • la France, votre duty free?

    la France, votre duty free?

    Si vous êtes expatrié ou immigré dans un territoire en dehors de l’Union Européenne, vous avez droit à une déduction de TVA (taxe sur la valeur ajoutée). Et ce quelle que soit votre nationalité, même en étant Français. Pour bénéficier de cette détaxe, une pièce d’identité vous sera demandé lors de vos achats, celle-ci devra démontrer votre résidence hors de l’espace douanier européen.

    Cette déduction concerne les achats à caractère touristique et non commercial et ce, pour un montant supérieur à 175€ TTC chez un même commerçant et le même jour. Certains articles sont exclus de la détaxe (prestations de service, biens culturels, armes…).

    Une procédure fastidieuse ?

    En pratique, soit la détaxe est réalisée directement au moment de l’achat, soit elle fait l’objet d’un remboursement ultérieur. Dans ce dernier cas, le commerçant remet un bordereau de détaxe, qui devra être présenté à la douane lors du départ. Et c’est là que tout se compliquait.. trouver un guichet de détaxe, avoir le temps d’y faire la queue, avoir l’ensemble des preuves d’achats en version papier, etc.

    Désormais un dispositif simplifié de visa électronique du bordereau de vente à l’exportation (PABLO) permet d’y échapper. Seul impératif faire toutes les démarches avant l’enregistrement des bagages. Pour cela, jusqu’à présent, il fallait tout de même procéder à un long et fastidieux chargement des preuves d’achats dans les bornes électroniques présentes notamment dans les aéroports. .

    Une nouvelle solution… dans votre poche !

    Encore mieux, depuis quelques années, on voit fleurir sur les marchés d’applications (IOS, Android), des outils digitaux qui facilitent encore plus la détaxe.

    Là le principe est simple, il suffit de télécharger l’app, créer un compte (2 à 3 minutes) et puis de photographier la facture de votre achat (pour certaines applications, la facture doit être établie au nom de la société éditrice du système). Vous indiquez votre date de départ et vous n’avez plus qu’à recevoir le relevé, de l’imprimer et de le scanner à la fameuse borne PABLO. Encore mieux, les applications labélisées par les douanes des pays que vous visitez, vous permettent de tout faire en ligne de chez vous, à votre retour. Pour la France il faudra tout de même récupérer son récépissé à la borne (dans ce pays, l’application Skiptax est la seule agrée par les autorités fiscales).

    La détaxe, une économie à ne pas négliger

    Si la « détaxe à l’ancienne », c’est à dire via les guichets, ne permettaient pas de se faire rembourser les taxes sur les factures inférieures à 175€, les applications permettent de réduire considérable ce palier. Au final, c’est donc de nombreux produits que vous pourrez ramener chez vous en faisant une économie de 20%. Par contre, les services sont toujours exclus… difficile d’exporter sa nuit dans une chambre d’hôtel.

    La France accueille à bras ouvert ses nationaux malgré la Covid-19, n’hésitez pas direction la France et ses produits d’excellence.

  • Vers un accès aux données cryptées pour lutter contre le terrorisme ?

    Vers un accès aux données cryptées pour lutter contre le terrorisme ?

    Les États membres de l’UE souhaitent avoir plus de compétences afin de pouvoir examiner les discussions instantanées cryptées, comme le révèle un projet de résolution du Conseil de l’Union européenne. Un article d’Euractiv Allemagne.

    Bien qu’il ne s’agisse encore que d’une volonté politique devant être adoptée en décembre, les organisations de sociétés civiles redoutent que sonne le glas du chiffrement de bout en bout, établi à la suite des « Crypto Wars » dans les années 1990.

    Le chiffrement de bout en bout, ou « End-to-End (E2E) », c’est quoi ? Pour faire simple, il s’agit d’une fonctionnalité permettant de protéger les données contre toute tentative de détournement au cours de l’envoi d’un message entre une personne A et une personne B : le contenu est chiffré localement, avant d’être envoyé sur le réseau. Seuls les appareils de l’auteur et du destinataire disposent d’un code leur permettant de lire les informations transférées.

    C’est aussi la raison pour laquelle les programmes dits « chevaux de Troie gouvernementaux » sont tant appréciés par les autorités – ils leur permettent de passer outre le chiffrement des applications de messagerie, et ce en plaçant le dispositif sur le terminal cible. Bien que l’outil soit utilisé en Allemagne, il est interdit en Autriche depuis 2019.

    « Meilleur équilibre » entre la sphère privée et la lutte contre la criminalité 

    L’UE soutient encore un renforcement de l’E2E, car il constitue le point d’ancrage de la confiance en la numérisation, indique le document.

    Toutefois, cette position du bloc confronte les autorités judiciaires des nations européennes à de nouveaux défis, car celles-ci « s’appuient de plus en plus sur des preuves numériques afin de contrer efficacement le terrorisme, le grand banditisme, la pédopornographie et toute autre forme de cybercriminalité ».

     Aux yeux des États, le « End-to-End » représente donc un réel obstacle. « Il rend l’examen de contenu communicationnel très laborieux, voire quasi impossible. Il ne serait pourtant pas contraire à la loi d’avoir accès à ces données ». C’est pourquoi « les autorités compétentes » devraient offrir la possibilité de lire ces renseignements cryptés, afin de lutter – entre autres – contre le terrorisme.

    Les solutions techniques à élaborer pour ce faire doivent encore faire l’objet de discussions, notamment avec les fournisseurs tels que Facebook, Twitter ou Signal.

    La protection des droits fondamentaux de la population doit rester au cœur de chacune des parties concernées. C’est pourquoi le projet de résolution répète que seul l’accès légal aux données devrait être autorisé.

    Quelles options envisager ? 

    Les arguments mis en avant par le Conseil ne convainquent pas Thomas Lohninger, fervent défenseur de la protection de données en Autriche et chef d’« epicenter.works », une ONG spécialisée dans la politique numérique.

    « Il n’est pas possible de lever la fonctionnalité simplement pour examiner des messages à caractère malveillant. Il ne s’agit pas ici d’un problème juridique, mais d’une réalité technologique ».

    Thomas Lohninger, responsable d’epicenter.works

    Comment les États vont-ils alors procéder sur le plan technique ? La question reste ouverte, car peu d’options sont envisageables.

    Ceux-ci souhaiteraient coopérer avec les sociétés numériques afin d’introduire une porte dérobée à l’E2E, une « clé tierce » parallèle à celle que détiennent l’auteur et le destinataire. Ce dispositif devrait d’abord être développé par les prestataires de services et ensuite mis à disposition des services de sécurité.

    Jusqu’à présent, les plateformes étaient en mesure de s’opposer à de telles demandes, qui nuisent à la sécurité de leurs produits. D’après M. Lohninger, le projet de résolution laisse toutefois entendre que les États ont sorti l’artillerie lourde sur le plan juridique dans le but de rendre la coopération contraignante.

    Parmi les inquiétudes soulevées, le représentant d’« epicenter.works » craint que l’utilisation première d’une telle « clé » soit par la suite détournée.

    Pour qui ? 

    « La création d’une telle clé suscitera la convoitise », soutient l’expert. Ainsi, des États tiers dont les systèmes juridiques sont moins solides, comme l’Arabie Saoudite ou la Chine, pourraient se procurer ce Saint-Graal numérique. Au sein même du navire européen figurent des acteurs entre les mains desquels M. Lohninger ne préférerait pas voir la clé : les services de renseignements.

    Les « autorités judiciaires » figuraient toujours au centre des premiers projets de loi sur la surveillance. Désormais, il est plutôt question d’« autorités compétentes », autrement dit de services de renseignement, comme le « Bundesnachrichtendienst » allemand (BND). Bien qu’ils soient théoriquement soumis à l’État de droit, ils manquent souvent de transparence dans leurs actions.

    Ainsi en mai 2019, le BND a été rappelé à l’ordre par la Cour constitutionnelle, considérant que leurs pratiques d’espionnage des personnes à l’étranger étaient contraires à la loi.

    Le militant Viktor Schlüter est également inquiet à cet égard. « C’est comme si l’on ordonnait que les courriers épistolaires ne soient pas rédigés dans un style trop ornementé afin d’être mieux interceptés et lus », a fait valoir le cofondateur de l’initiative « Digitale Freiheit [Liberté numérique] » auprès d’Euractiv Allemagne. Il se demande en outre comment il est possible « qu’après des attaques, dans lesquelles les autorités ont commis des erreurs, ces mêmes autorités se voient attribuer davantage de compétences en matière de surveillance ».

    Dans le cas de l’attentat à Vienne, les services autrichiens de renseignement du pays (BvT) sont sous pression : d’une part, l’assaillant était connu des autorités ; d’autre part, Bratislava avait mis en garde le BvT contre le fait que celui-ci avait acheté des munitions sur le territoire slovaque. Une commission d’enquête a été mandatée afin de définir leur responsabilité des dans l’attaque. Tandis qu’Erich Zwetter, responsable de la lutte antiterroriste à Vienne, a déjà démissionné, l’opposition appelle aussi au retrait du ministre de l’Intérieur Karl Nehammer (ÖVP).

    Dans tous les cas, le projet de résolution est désormais entre les mains des groupes de travail du Conseil. Les États peuvent encore s’y opposer.

  • France : bars et restaurants toujours fermés après le 1er décembre

    France : bars et restaurants toujours fermés après le 1er décembre

    Les règles du confinement resteront inchangées « au moins pour les quinze prochains jours », a annoncé le premier ministre Jean Castex lors de sa conférence de presse du jeudi 12 novembre dédiée à la Covid-19.

    « Il serait irresponsable de lever et même d’alléger le dispositif de confinement pour l’instant« 

    Jean Castex

    De « premières mesures d’allégement » du reconfinement pourraient intervenir au 1er décembre à la stricte condition que la situation sanitaire s’améliore. Ces mesures seraient alors « strictement limitées aux commerces » qui ont été obligés de fermer et ne concerneraient pas les bars, les restaurants et les salles de sport.

    L’attestation jusqu’à Noël ?

    Une attestation de déplacement sera toujours nécessaire au-delà du 1er décembre sur le territoire français.

    Le gouvernement sera « amené à prendre des mesures supplémentaires » si, « la semaine prochaine », la tendance à l’amélioration des indicateurs sanitaires « ne se confirmait pas », a averti le premier ministre.

    « Notre objectif est de pouvoir permettre un nouvel allégement au moment des vacances de Noël », a dit Jean Castex. Toutefois, « il ne serait pas raisonnable d’espérer pouvoir organiser de grandes fêtes ».

    Le gouvernement va « continuer à apporter un soutien économique massif à tous les commerces et toutes les entreprises qui ont été contraints de fermer », a déclaré le chef du gouvernement.

    Les bailleurs qui renonceront à leur loyer du mois de novembre pour un commerçant bénéficieront d’un crédit d’impôt de 50 %, et non de 30 % comme prévu jusqu’ici, a annoncé le ministre de l’économie, Bruno Le Maire.

    Plus de tests et solidarité professionnelle

    1,2 million de tests antigéniques, aux résultats plus rapides, vont être mis à disposition des établissements scolaires.

    Tandis que près de 1 600 étudiants seront recrutés, de novembre à janvier, pour accompagner dans les universités les étudiants « les plus en difficulté ».

    Aucune modification des règles d’entrée sur le territoire ne semble être prévue.

  • Laissez-passer : toujours au compte-gouttes

    Laissez-passer : toujours au compte-gouttes

    Depuis la mi-septembre, les consulats ont commencé à délivrer des laissez-passer pour les couples binationaux séparés à cause de la fermeture des frontières par la Covid-19.

    Ces laissez-passer ne sont pas des visas. Ils ne confèrent pas de droit de résidence mais simplement le droit de pénétrer en France. En plus de ne pas être conforme à la réglementation Schengen, ce dispositif, au par avant réservé, aux Français qui avaient perdu leurs passeports ou aux cas exceptionnels, n’a pas été prévu pour un déploiement à grande échelle.

    Pour réduire au maximum le nombre de candidats, des critères difficiles à remplir ont été mis en place. La solution magique de Jean-Baptiste Lemoyne c’est transformée en enfer administratif. Beaucoup sont, donc, encore en attente d’une solution. La situation est particulièrement tendue pour les couples dont l’un des membres est issu du Maghreb. Tour d’horizon des blocages !

    La peur d’une immigration clandestine

    Au coeur de l’été, le 8 août, Jean-Baptiste Lemoyne, sensibilisé par les nombreux collectifs « Love is not tourisme », avait annoncé la mise en place immédiate de Laissez-passer à destination des partenaires non-français et non-mariés.

    Il aura fallu plusieurs semaines pour que la circulaire soit émise. Pourquoi ? Car la Direction des étrangers en France, émanation du Ministère de l’intérieur, a décidé de prendre la main sur ce dossier. Sa crainte ? Que s’organisent des filières clandestines d’immigration.

    Même les couples pascés sont confrontés au problème, toute l’administration étant sur le qui-vive depuis l’annonce de ces laissez-passer distribués à tous les amoureux. Catherine, française de la Réunion, pascsée depuis plus d’un an, avec son compagnon sénégalais, est confrontée à une impasse. Le visa, accordé à un « pacsé » usuellement, a été refusé, du fait de la Covid-19, et le laissez-passer fût aussi refusé par manque de garantie de retour. Pourtant son partenaire est professeur des écoles au Sénégal.

    Autre pays sous la loupe : l’Algérie. En effet, les clauses du traité d’Evian (indépendance de l’Algérie) prévoient qu’un Algérien, une fois sur le territoire national, ne sera pas obligé de retourner dans son lieu de résidence usuel pour demander un visa long séjour. Anais 31ans, française ancienne fonctionnaire de police actuellement en situation de handicap a dû, ainsi, annuler mon mariage. L’administration française n’a pas pu délivrer de visa au futur époux de nationalité algérienne. Et ce alors qu’ils avaient toutes les autorisations de mariage mixte de l’état Français et de l’état Algérien, et ce après des enquêtes. Le certificat de capacité de Mariage délivré par le procureur de la République, les bans publiés en France et pourtant, son futur mari est toujours en Algérie.

    Nicolas Perret, administrateur du groupe « Love is not tourisme – France », s’insurge, comme ses membres, contre ces blocages incompréhensibles qui s’accumulent. Une des conditions pour obtenir son laissez-passer est d’être venu en France.. Et donc d’en être reparti au moins une fois. Des candidats à l’immigration illégale ne seraient pas repartis.

    Une initiative contre-productive

    A ces peurs des services d’immigration, il faut ajouter la lourdeur de la procédure. Cette nouvelle démarche vient parasiter le système des « visas tourisme » (incluant les visites familiales ou à des amis proches) qui a démontré son efficacité depuis des décennies.

    Pour les juristes du groupe « Love is not tourisme », la délais induits par le traitement des laissez-passer est contraire à l’article 6 §1 de la convention européenne des droits de l’homme qui énonce que: “Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal indépendant et impartial“.

    Le dossier complet, qui est demandé : preuve de relation, billets d’avions, etc, est aussi perçu comme intrusif et en infraction avec le RGPD.

    Comme évoqué plus haut, ces suspicions confirment les aspects illégaux au niveau européen de la circulaire Lemoyne. Pour exemple, il faut être Français, alors que, normalement, tout citoyen européen doit être traité avec égalité et à cela s’ajoute une définition du couple qui n’est pas la même dans les droits français et européen.

    Des familles déchirées

    Il n’y a que des couples, transis d’amour, qui sont victimes de cette politique. Des familles crées pendant l’expatriation, aux parents non-mariés, sont aussi confrontées à des dilemmes cornéliens.

    Comme Hugo, expatrié depuis 2017 aux Philippines. Sur place, il trouva l’amour et une petit fille en est née, il y a 3 mois. Victime de la crise économique, il ne peut plus travailler aux Philippines. Il est donc face au un choix difficile : se séparer de sa famille pour travailler ou bien de rester avec sa famille sans revenu. Sa situation ne rentrant dans aucune case prédéfinie par les autorités française, sa famille et lui désespèrent.

    Fin de l’effet de zèle

    Confrontés à tous ces dysfonctionnements, les collectifs « Love is not tourisme » ont deux revendications :

    • Soit un traitement plus rapide des laissez-passer avec une communication aux candidats des critères d’évaluation. La Direction des étrangers en France a communiqué les dits critères aux consulats sans les autoriser à les transmettre aux postulants ou aux proches en France.
    • Soit un retour au traditionnel Visa « Tourisme » avec une exemption aux mesures Covid-19 en fournissant la preuve du lien avec le citoyen Français

    Se préparant à un long combat face à un gouvernement, tout puissant en cette période d’Etat d’urgence sanitaire, le collectif « Love is not tourism – France » a engagé Jean-Baptiste Soufron du cabinet FWPA (Paris) pour mener le combat devant le Conseil d’Etat. Si vous désirez les soutenir vous pouvez participer au financement de l’action judiciaire via cette cagnotte (cliquez ICI)

  • Covid-19 en Belgique : ouverture d’un hôpital de campagne

    Covid-19 en Belgique : ouverture d’un hôpital de campagne

    A Verviers en Belgique, un hôpital de campagne a été installé sur un parking en une semaine.

    La direction de l’hôpital a voulu anticiper sur la deuxième vague de coronavirus.

    Regardez le reportage de TV5 Monde

  • Budget européen : accord entre les eurodéputés et le Conseil avec 16 milliards d’euros en plus

    Budget européen : accord entre les eurodéputés et le Conseil avec 16 milliards d’euros en plus

    Les négociateurs des eurodéputés et ceux des États membres sont arrivés à un accord mardi pour augmenter le budget pluriannuel de l’Union européenne ?

    Les négociations entre les eurodéputés, la Commission et la présidence allemande du Conseil des ministres de l’Union européenne ont débouché sur un accord sur le budget européen mardi 10 novembre 2020.

    Cet accord complète l’enveloppe financière globale de 1 824,3 milliards d’euros négociée par les dirigeants de l’UE en juillet, dont 1 074,3 milliards d’euros pour le cadre financier pluriannuel et 750 milliards d’euros pour le plan de relance appelé « Next Generation EU».

    Ce sont en tout plus de 16 milliards d’euros en plus pour le budget pluriannuel que les eurodéputés ont obtenu, comme l’a annoncé l’élue française Valérie Hayer dans un tweet où elle filme les négociateurs applaudissant le résultat obtenu.

    Le programme Erasmus+ et l’Europe de la Santé renforcés

    Les discussions ont notamment concerné les modalités de ce cadre financier pluriannuel, les eurodéputés réclamant des fonds supplémentaires pour renforcer des programmes dans la santé, l’éducation ou encore la recherche, sabrés par les États dans leur projet.

    Au final, les négociations ont abouti à un renforcement ciblé des programmes de l’UE de 16 milliards d’euros pour certains programmes, dont 4 milliards pour Horizon Europe, 2,2 milliards pour Erasmus+, 3,4 milliards pour la santé, 1,5 milliard pour la gestion des frontières, ou encore 1 milliard pour InvestEU (pour soutenir l’emploi et la croissance).

    En plus d’une diminution des coupes budgétaires, les eurodéputés ont obtenu des garanties sur la création des « ressources propres » avec une «feuille de route indicative». Depuis les années 1980, le budget européen est composé quasi uniquement des contributions nationales, l’argent que les États membres veulent bien donner à l’Union européenne. Avec des taxes européennes, l’UE ne sera plus dépendante du bon vouloir des États pour financer ses politiques.

    L’accord des eurodéputés nécessaire pour adopter le budget européen

    Lors d’un sommet en juillet, les Vingt-Sept s’étaient mis d’accord sur un plan de relance post-Covid de 750 milliards d’euros adossé à un budget européen 2021-2027 de 1 074 milliards d’euros – un montant jugé insuffisant par les eurodéputés.

    Mais ce budget pluriannuel doit impérativement recevoir le feu vert des eurodéputés ainsi que des Vingt-Sept à l’unanimité pour pouvoir être déployé alors que le continent européen connaît une seconde vague d’épidémie de Covid-19.

    Après plus de huit tours de négociations entre les eurodéputés et le Conseil, le temps presse alors que plusieurs États ont déjà annoncé qu’ils allaient utiliser les fonds européens pour relancer leur économie.

    Risque d’un veto de la Hongrie et de la Pologne

    Dans des négociations distinctes, les eurodéputés ont déjà trouvé un accord la semaine dernière avec la présidence allemande pour intégrer au budget un mécanisme permettant de priver de fonds européens les pays ne respectant pas l’État de droit. Le Parlement européen en avait fait une ligne rouge pour approuver le budget.

    Cet accord a provoqué la fureur de la Pologne et de la Hongrie, dans le collimateur de Bruxelles pour des réformes accusées de saper l’indépendance de la justice. Budapest menace désormais de mettre son veto pour bloquer le budget européen et le plan de relance.

    Un article de notre partenaire

  • L’industrie française à la recherche de sa compétitivité

    L’industrie française à la recherche de sa compétitivité

    La France a connu depuis le début du siècle un fort processus de désindustrialisation qui conduit une partie de l’opinion à demander la mise en place de mesures protectionnistes. 

    La France apparaît, en effet, comme une des principales victimes de la mondialisation en Europe, avec l’Italie. Le poids de la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière est passé de 2002 à 2019 de 11 à 8,5% du PIB en France. Sur cette période, l’emploi industriel a reculé de 25%. De nombreux facteurs ont contribué à la désindustrialisation de la France. 

    Les coûts sont souvent mis en avant pour expliquer la perte de compétitivité des entreprises. Le salaire horaire chargé a été supérieur à celui de tous les autres grands pays occidentaux de 2002 à 2016. A partir de cette dernière année, il est dépassé par celui de l’Allemagne et des États-Unis. Longtemps, l’idée que la forte productivité des salariés français permettait de compenser ce coût élevé a été mise en avant. Les gains de productivité sont insuffisants pour compenser les augmentations des coûts salariaux. 

    Coûts et qualification

    A la différence de leurs homologues allemandes, les entreprises industrielles françaises ne peuvent pas compter sur des services à prix faibles, les salaires du secteur tertiaire s’alignant sur ceux de l’industrie. Le passage aux 35 heures, entre 1999 et 2002, a joué un rôle non négligeable dans la perte de compétitivité de l’économie française au moment même où l’Allemagne mettait en œuvre une politique de maîtrise de ses coûts. 

    Les entreprises françaises se caractérisent par une faible rentabilité. Le rendement des fonds propres pour les actionnaires n’est que de 9 % en France contre 12 % au sein de l’OCDE. L’industrie française n’a pas réussi sa montée en gamme dans les années 2000 du fait notamment d’un niveau qualification moyen de ses salariés. Selon l’enquête sur les compétences réalisée par l’OCDE (enquête PIAAC), la France se classe ainsi au 23e rang loin derrière le Japon, la Finlande, les Pays-Bas ou la Suède. Le système des exonérations des charges centrées sur les bas salaires n’a pas favorisé non plus la montée en compétences des salariés. Les nombreuses réformes de la formation continue n’ont pas réellement changé la donne.

    Fiscalité 

    Les entreprises françaises doivent faire face à une pression fiscale supérieure à celle de leurs homologues étrangères. Les prélèvements sur les entreprises françaises a atteint 18% du PIB en 2016, contre 12% en moyenne pour la zone euro (hors France) et 10 % pour l’Allemagne. Ces deux dernières années, le poids des impôts pesant sur les entreprises a diminué de près de 2 points de PIB en France. 

    Les contraintes sociales et fiscales ainsi que le positionnement de gamme moyenne ont certainement incité les entreprises à délocaliser tout ou partie de leur production. Ce choix apparaît assez net pour l’industrie automobile. Depuis le début des années 2000, le poids de la production automobile française en Europe a été divisé par deux. 

    Deuxième constructeur en Europe en 2011, la France n’occupait plus que la cinquième place en 2019. Depuis 2005, les investissements directs nets à l’étranger représentaient environ 2% du PIB chaque année. Une inversion des flux était intervenue pour la première fois en 2019, les investissements entrants étant plus élevés que les investissements sortants. Les délocalisations ont été majoritairement opérées en Europe centrale, Slovénie, Slovaquie, République tchèque, Roumanie, Hongrie ou Bulgarie. Les pays du Maghreb ont également bénéficié de certains investissements d’entreprises françaises (Renault à Tanger par exemple).

    Disparition d’emplois qualifiés et bien rémunérés

    La désindustrialisation française a entraîné la disparition d’emplois qualifiés plutôt bien rémunérés. Elle a comme conséquences sur les territoires concernés une baisse forte de l’activité avec le départ des sous-traitants et une diminution des revenus des ménages ce qui a, par ricochet, pénalisé le secteur des services. Cette situation est propice à la multiplication des demandes de protection contre la mondialisation.

    Réduire les écarts 

    Certains souhaitent l’instauration de droits de douanes à l’encontre de produits fabriqués dans des pays ne respectant pas un minimum de normes sociales ou environnementales. Une telle proposition aurait peu de conséquence sur la situation économique française sauf à vouloir sortir de l’Union européenne car l’essentiel du déficit extérieur est lié avant tout aux échanges avec les États membres. Nul n’imagine une sortie de l’Union ou de la zone euro. Elle poserait automatiquement un problème de change pour un pays qui accumule déficits publics et déficits commerciaux. 

    La solution passe donc par une montée en gamme rapide avec un effort important d’investissement tant matériel qu’immatériel. La poursuite de la politique d’allègements fiscaux en direction des entreprises semble, par ailleurs, se justifier pour réduire autant que possible l’écart avec les autres États membres, ce qui pose la question du maintien d’un niveau de protection sociale qui absorbe aujourd’hui un tiers du PIB.

  • Une expatriée au coeur des élections américaines

    Une expatriée au coeur des élections américaines

    On ne pouvait pas passer à côté de l’actualité américaine ! Les USA ont concentré l’attention de toute la planète ! Cette élection du 46ème président des Etats-Unis restera dans les mémoires des américains mais aussi des expats.

    Dans un climat tendu et animé…

    Adeline Verdier-Velten fondatrice de The Musettes a été à la rencontre de Caroline Faucher-Winter, expat et indépendante dans les relations publiques depuis de nombreuses années à New-York !

    Caroline Faucher-Winter

    Caroline, nous explique comment les citoyens américains, divisés ces dernières années, vivent ces élections . Un tournant pour certain, une continuité pour d’autres…Un président qui n’a, pour le moment, pas officialisé la défaite. Caroline décryptera pour nous les rouages des dépouillements et désignation des grands électeurs.

    Une vie d’exapt et d’entrepreneur à New-York, avec la Covid comme toile de fond…

    Si les élections ont une importance capitale pour les américains, quant est-il des expatriés français ? Covid et élections : quels sont les impacts sur ces vies françaises aux USA ? Caroline Faucher-Winter nous explique que malgré les difficultés, les mésententes, les new-yorkais sont des personnes résiliantes. Le virus impose au quotidien des locaux mais aussi des immigrés dans une nouvelle méthodologie pour aborder la vie.

    Bonne écoute du Podcast

    Rencontre avec Caroline Faucher-Winter

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