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  • Brisbane accueillera les Jeux olympiques en 2032

    Brisbane accueillera les Jeux olympiques en 2032

    La nouvelle est désormais officielle, Brisbane sera l’hôte des Jeux olympiques en 2032. Ce sera la 3ème ville à accueillir les Jeux en Australie et la nouvelle arrive sans grande surprise. En effet, le nouveau mode de sélection de la ville hôte n’avait laissé aucune place au doute. On vous explique tout sur les Jeux olympiques de Brisbane.

    Un nouveau mode de sélection

    Les Jeux olympiques ont connu plusieurs changements dans leur mode de sélection au fil des décennies. Alors qu’il y avait jusqu’en 2014 de longs mois d’attente et de surenchère pour les villes candidates, une première réforme a été adoptée en 2015. En effet, dès lors, toutes les villes se déclarant candidates sont désormais directement intégrées au processus de sélection de la ville hôte. De plus, en 2019, une nouvelle réforme a été adoptée. Elle permet au CIO (Comité international olympique) d’entamer un dialogue avec une ville en particulier. Ainsi, depuis quelques mois, les représentants de la ville de Brisbane sont entrés en discussion avec les membres du CIO pour acter définitivement la candidature.

    La conséquence directe de ce rapprochement avec la ville favorite est le retrait des autres villes en course. En effet, les discussions ayant été entamées avec Brisbane, cela permet de désamorcer l’escalade aux promesses pour se voir attribuer les Jeux olympiques. Sa désignation comme ville favorite avait mécontenté le Qatar, qui souhaitait aussi accueillir les Jeux de 2032. Séoul et Pyongyang avaient également officialisé leur candidature commune.

    Sans suspense, Thomas Bach, président du CIO, a dévoilé, à Tokyo, le nom de la ville qui organisera les Jeux olympiques d'été en 2032, le 21 juillet 2021 : Brisbane était seule candidate. (TORU HANAI / AFP)
    AFP / TORU HANAI

    L’annonce officielle des Jeux olympiques de Brisbane

    Bien que cela fasse plusieurs mois que la ville soit pressentie pour accueillir les Jeux olympiques de 2032, l’annonce officielle n’avait pas encore été faite.

    À deux jours de l’ouverture des Jeux olympiques de Tokyo, c’est désormais chose faite ! Thomas Bach, président du CIO, vient d’annoncer que Brisbane accueillera les Jeux olympiques en 2032. Avec 72 oui et 5 non sur 77 votes valables, Brisbane accueillera donc les Jeux olympiques de 2032.

    Pour le moment, nous avons peu d’informations concernant ces futurs Jeux olympiques. Les dates ont d’ores et déjà été annoncées : du 23 juillet au 8 août 2032 ! Ce seront ainsi les mêmes dates que les Jeux olympiques de cette année. De plus, les épreuves se dérouleront à Brisbane, mais également sur la Gold Coast et la Sunshine Coast.

    Les organisateurs ont également annoncé leur volonté d’utiliser les sites existants.

    L’Australie, qui s’en sort avec peu de cas de Covid-19, connaît aujourd’hui une nouvelle vague de confinement à travers tout le pays. Cette nouvelle vient ainsi apporter un peu de joie aux habitants et aux expats qui n’ont pas pu se déplacer depuis des mois.

  • Samantha Cazebonne mènera la liste LREM aux sénatoriales 2021

    Samantha Cazebonne mènera la liste LREM aux sénatoriales 2021

    Samantha Cazebonne, ancienne proviseur d’un Lycée Français en Espagne, initiatrice de la plateforme Reflexe S, actuelle députée des Français de l’étranger élue sur la vague macroniste 2017, mènera une liste 100% LREM aux sénatoriales pour représenter les Français de l’étranger.

    Quasi assurée d’être élue, avec les 80 grands électeurs décrochés lors des élections consulaires par son parti, elle a un programme ambitieux pour ce prochain mandat. Dans ce podcast riche et dynamique, on balaie avec la députée-candidate toute l’actualité des Français de l’étranger.

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    Les expatriés et la pandémie

    On attaque ce podcast sur l’actualité. On pose franchement la question : « Est ce que les expatriés sont les grands oubliés de la stratégie gouvernementale ? « . Samantha Cazebonne revient en détail sur les étapes de cette période particulière et sur la situation actuelle. Vaccination, Pass Sanitaire, elle nous explique les motivations du gouvernement qu’elle soutient.

    Les sénatoriales et les consulaires

    Les élections consulaires ont permis le renouvellement du corps électoral qui doit participer aux élections sénatoriales. L’occasion pour nous de l’interroger sur les conditions dans lesquelles ces élections ont eu lieu. 

    Se présenter au Sénat pour quoi faire ?

    C’est la question qui brule les lèvres. Actuelle députée, au coeur du pouvoir législatif, membre active et reconnue par son professionnalisme à l’Assemblée nationale, pourquoi se jette-t-elle dans cette bataille ?

    Elle répond sans détour sur les opportunités qu’offrirait la Maison des Français de l’étranger, comme aime appeler le palais du Luxembourg, son président Gérard Larchet (LR). On revient avec elle sur les projets qu’elle compte mener avec son équipe pour ces 5 prochaines années (le mandat des sénateurs a été réduit d’une année du fait du décalage d’un an induit par l’impossibilité de renouveler le corps électoral avant mai 2021).

    La liste complète

    1. Samantha Cazebonne
    2. Franck Barthelemy
    3. Sophie Suberville
    4. Thierry Masson
    5. Eléonore Caroit
    6. Ousmane Puedraogo
    7. Zaida Slaiman
    8. Hubert Maguin

    Ecoutez le podcast avec Samantha Cazebonne, on découvre la femme engagée en 30 minutes

    Podcast liste
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  • Laure Pallez : une candidate ancrée à gauche pour les sénatoriales

    Laure Pallez : une candidate ancrée à gauche pour les sénatoriales

    On continue notre tour des candidats potentiels aux élections sénatoriales. A quelques semaines du dépôt des candidatures, nous explorons leur parcours et leurs ambitions pour les Français établis hors de France.

    Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir Laure Pallez, une Française de l’étranger depuis près de 20 ans en Asie d’abord puis en Amérique du Nord où elle réside aujourd’hui.

    Réélue en 2021 Conseillère des Français établis aux USA, dans la circonscription consulaire de Miami, sur une liste socialiste, Laure Pallez est aujourd’hui candidate pour le Sénat… avec ou sans l’investiture socialiste. En effet après s’être imposée dans la fédération des Français de l’étranger du Parti socialiste, elle doit remporter les suffrages de la direction parisienne pour représenter son parti. Un pari osé alors que Ségolène Royal est sur les rangs.

    La pandémie, élections, le bilan

    Nous commençons le podcast en faisant le point sur la pandémie et ses conséquences comme l’impact sur les élections consulaires.

    L’occasion d’aller plus loin sur le mandat du Conseiller des Français établis hors de France, ce mandat est en effet peu connu et souffre d’un cadre encore mal défini. Laure Pallez nous dévoile ses 3 pistes pour améliorer la représentation des expatriés.

    Certificat numérique européen et Pass Sanitaire

    Les mesures annoncées la semaine dernière par le Président de la République ont des conséquences directes pour les 3 millions de Français établis hors de France. Laure Pallez partage avec nous son regard.

    Le Sénat, « une chambre qui réfléchit »

    On définit souvent le Sénat comme la Maison des Français établis hors de France. Laure Pallez qui désire donc mener une liste aux élections sénatoriales nous explique les arcanes du Palais du Luxembourg. Fine connaisseuse du mécanisme législative française, elle nous dévoile ses ambitions pour défendre les classes moyennes en particulier en travaillant à rendre plus accessible l’Education à l’étranger et les services publics de base.

    les 3 premiers colistiers de la liste de Laure Pallez

    En 12 minutes, découvrez Laure Pallez

    A retrouvez sur toutes vos plateformes

    Podcast liste
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  • 37 Chefs d’état et de gouvernement contre la liberté de la presse

    37 Chefs d’état et de gouvernement contre la liberté de la presse

    Reporters sans frontières (RSF) a publié son édition 2021 des “prédateurs de la liberté de la presse” : les portraits de 37 chefs d’État ou de gouvernement qui répriment la liberté de la presse dans le monde.

    Liste noire de Reporters sans frontières

    Cette liste noire, qui vient compléter le rapport annuel de RSF sur la liberté de la presse dans le monde, comprend pour la première fois deux femmes et un Européen qui font partie des  17 nouveaux entrants. La région Asie-Pacifique fournit à elle seule 13 des 37 tyrans recensés par RSF.

    « Certains font régner la terreur à coup d’ordres irrationnels et paranoïaques, d’autres mettent en place des stratégies très construites sur la base de lois liberticides. Un enjeu majeur aujourd’hui est que ces prédateurs paient le prix le plus élevé possible pour la répression. Ne laissons pas leurs manières de faire devenir le “new normal”, la nouvelle normalité.  »

     commente le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire.

    Mohamed ben Salmane

    Parmi les nouveaux venus, le saoudien Mohamed ben Salmane, qui mêle répression, espionnage, menaces, jusqu’à l’assassinat en 2018, de l’éditorialiste Jamal Khashoggi. Apparaissent également dans la liste pour la première fois le Brésilien Jair Bolsonaro, ainsi que le Hongrois Viktor Orbán qui s’attaque au pluralisme et à l’indépendance des médias. Rien à voir, pourtant, dans leur pays, avec la situation de la liberté de la presse dans bien d’autres pays qui ne figurent pas sur la liste, par exemple l’Algérie (classé 146ème pays pour la liberté de la presse), qui s’est récemment illustré dans la fermeture de sites, l’expulsion de journalistes ou leur emprisonnement suite au Hirak, ou encore le Maroc (136ème).

    L’épidémie de coronavirus a donné l’occasion de limiter la liberté de la presse dans les différents pays : ainsi en Chine, en Iran, en Russie mais aussi en Hongrie où Viktor Orban a fait voter une loi qui prévoit des peines allant jusqu’à cinq ans de prison pour la diffusion de fausses informations. 

    Hong-Kong régresse

    En Asie, deux femmes font leur entrée dans ce triste panthéon. Carrie Lam, dirige un régime qui était encore démocratique quand elle est arrivée à sa tête. Cheffe de l’exécutif de la région administrative spéciale de Hong Kong depuis 2017, elle s’est révélée être la marionnette du président chinois Xi Jinping. Les lois liberticides ont conduit à la disparition, le 24 juin dernier, du principal quotidien indépendant hongkongais Apple Daily et à l’emprisonnement de son fondateur, Jimmy Lai, lauréat en 2020 du Prix spécial de la liberté de la presse de RSF.

    Sheikh Hasina, fille du héros de l’indépendance, qui dirige le Bangladesh depuis 2009, a fait passer, en 2018, une loi sur la sécurité numérique qui a entraîné des poursuites contre plus de 70 journalistes et blogueurs.

    Certains figurent dans cette liste depuis 20 ans : Bachar al-Assad (Syrie), Ali Khamenei (Iran), Vladimir Poutine (Russie), Alexandre Loukachenko (Biélorussie), Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, qui règne sur la Guinée équatoriale depuis 1979 ; Issaias Afwerki, en Érythrée, est au pouvoir depuis 1993, Paul Kagamé, au Rwanda, sera en mesure de se maintenir au pouvoir jusqu’en 2034.

    Prédation des journalistes

    Pour chacun, RSF a établi une fiche dévoilant “les méthodes de prédation”, qui détaille la façon dont la censure ou la répression est organisée, ainsi que “les cibles de prédilection”, qui précisent quel type de journalistes et de médias se trouvent dans leur collimateur. Des extraits de discours ou d’interviews des prédateurs “justifiant” la répression sont également cités, comme le positionnement des différents pays au Classement mondial de la liberté de la presse.

    Lien : https://rsf.org/fr/actualites/de-vieux-tyrans-deux-femmes-et-un-europeen-rsf-devoile-son-edition-2021-des-predateurs-de-la-liberte

    La liste d’infamie :

    Abdel Fattah AL-SISSI, EGYPTE

    Alexandre LOUKACHENKO, BÉLARUS

    Ali KHAMENEI, IRAN

    Bachar AL-ASSAD, SYRIE

    Carrie LAM, HONG KONG

    Daniel ORTEGA, NICARAGUA

    Emomali RAKHMON,TADJIKISTAN

    Gotabaya RAJAPAKSA, SRI LANKA

    Gourbangouly BERDYMOUKHAMMEDOV, TURKMÉNISTAN

    Hamed ben Issa AL KHALIFA, BAHREÏN

    HUN SEN,CAMBODGE

    Ilham ALIEV, AZERBAÏDJAN

    Imran KHAN, PAKISTAN

    Ismaïl Omar GUELLEH, DJIBOUTI

    Issaias AFEWORKI, ERYTHRÉE

    Jair BOLSONARO, BRÉSIL

    KIM Jong-un, CORÉE DU NORD

    LEE Hsien Loong, SINGAPOUR

    Miguel DIAZ-CANEL,CUBA

    MIN AUNG HLAING,BIRMANIE

    Mohamed ben SALMANE, ARABIE SAOUDITE

    Narendra MODI, INDE

    NGUYEN Phu Trong,VIETNAM

    Nicolás MADURO,VENEZUELA

    Paul Biya,CAMEROUN

    Paul KAGAME,RWANDA

    Prayut CHAN-O-CHA,THAÏLANDE

    Ramzan KADYROV, RUSSIE

    Recep Tayyip ERDOGAN,TURQUIE

    Rodrigo DUTERTE,PHILIPPINES

    Salva KIIR,SOUDAN DU SUD

    SHEIKH Hasina, BANGLADESH

    Teodoro Obiang NGUEMA MBASOGO,GUINÉE ÉQUATORIALE

    Viktor ORBÁN  

    Vladimir POUTINE, RUSSIE

    XI Jinping, CHINE

    Yoweri MUSEVENI, OUGANDA 

    Cette liste vient compléter le rapport annuel de RSF sur la liberté de la presse dans le monde. 

  • la France valide le vaccin Covishield

    la France valide le vaccin Covishield

    Bonne nouvelle pour nos amis africains et les expatriés du continent, le gouvernement français a décidé d’homologuer le Covishield après plus couacs aux frontières en particulier lors d’arrivées de Français établis hors de France. Ce vaccin du laboratoire britannique AstraZeneca produit en Inde et largement distribué en Afrique dans le cadre de l’initiative Covax mais pas seulement. De nombreux expatriés ont pu bénéficier d’une vaccination avec ce Astrazeneca indien.

    2 doses pour activer le certificat numérique français

    Désormais, les personnes ayant reçu deux doses du Covishield pourront entrer sur le territoire français en en présentant la preuve. L’Europe n’a, en revanche, pas fait évoluer unanimement sa position, « le pass sanitaire » des 27 ne reconnaît toujours pas le vaccin alors que l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, a donné son feu vert. Beaucoup d’Africains qui souhaitent voyager et qui ont été vaccinés ou suivent de près tout ce qui se passe en Europe ne comprennent pas cette restriction.

    Et Sinopharm, Spoutnik V ?

    Concrètement, les États membres peuvent, mais n’y sont pas obligés, admettre les personnes vaccinées avec des sérums autorisés dans certains pays de l’UE (comme le russe Spoutnik utilisé en Hongrie), ou avec des produits homologués par l’OMS (comme le chinois Sinopharm, mais aussi le Covishield, très utilisé en Afrique). Quant au vaccin russe, Spoutnik V, il n’est reconnu ni par l’OMS ni par l’Union européenne.

  • La longue marche vers le budget fédéral de la zone euro

    La longue marche vers le budget fédéral de la zone euro

    La zone euro n’est pas un État, ni même un sous-ensemble juridique de l’Union européenne. Au moment de la signature du Traité de Maastricht, il était prévu que tous les États membres de l’Union finissent par rejoindre la zone monétaire commune à court ou moyen terme. L’intégration devait se faire à partir du moment où les conditions d’adhésion étaient remplies (inflation, taux, déficit et dette). Rapidement, le Royaume-Uni avait fait comprendre qu’il ne saurait y avoir d’automatisme en la matière. 

    Si la question ne se pose plus pour ce pays désormais en-dehors de l’Union, il en est autrement pour la République Tchèque, la Suède ou la Pologne. Plus ou moins explicitement, ces pays ont indiqué préférer rester en-dehors. La zone euro n’avait pas vocation à être dotée d’un budget. Elle devait être temporaire. 

    Par ailleurs, lors des négociations pour le Traité de Maastricht, l’Allemagne avait imposé que les États membres soient responsables individuellement de l’euro. À ce titre, ils doivent veiller, par leur politique budgétaire, à la pérennité de la monnaie et cela même au prix de leur croissance. L’Allemagne ne voulait pas être contrainte de soutenir des pays en difficulté. Ce refus de toute politique de soutien conjoncturel était le prix à payer pour l’abandon du mark. Le seul mécanisme à consonance fédérale était la politique de développement régional (FEDER) qui, avec les élargissements réalisés dans les années 1990/2000, intéressa avant tout les pays d’Europe de l’Est. 

    Les États membres de la zone euro perdaient ainsi leur pouvoir de jouer sur la valeur de leur monnaie et sur les taux d’intérêt tout en étant tenus de respecter un cadre budgétaire contrôlé par l’Union européenne. Ce système n’a jamais réellement fonctionné. Les Allemands ont été les premiers à s’en affranchir en raison de la réunification qui entraîna une forte augmentation du déficit public au niveau national.

    La crise sanitaire a changé la donne 

    La crise grecque en 2011/2012 a démontré la fragilité du système en cas de choc qui frappe plus particulièrement un des États membres. Si cette crise permit la création d’outils financiers comme le Mécanisme Européen de Stabilité Financière, elle n’entraîna pas d’avancées en matière d’aides directes non conditionnées. Les Grecs durent se plier à un plan d’assainissement en contrepartie de l’octroi de prêts. 

    La crise sanitaire de la Covid-19 a changé la donne par son ampleur. Les États membres ont accepté l’élaboration d’un plan de relance dont les crédits seront alloués non pas en fonction de leur PIB mais en fonction de leur situation économique. L’emprunt associé à ce plan relevant de l’échelon communautaire, son remboursement sera réalisé par l’Union et devrait être unique.

    La divergence des économies européennes pourrait être un terreau de scission 

    Il n’en demeure pas moins qu’il constitue un précédent de nature fédérale. Si la pandémie a vocation à rester un évènement exceptionnel, la question est de savoir si la zone euro peut se développer sans instrument de correction des inégalités économiques au sein de son territoire. Les asymétries économiques entre les pays de la zone euro sont de nature structurelle et non cyclique. Des outils de transferts permanents entre les pays semblent s’imposer. Le mécanisme d’assurance institué avec la crise grecque ne saurait résoudre les divergences des économies européennes, divergences qui pourraient à terme être un terreau de scission. 

    Dans un système idéal, quand un pays a une activité inférieure à celle des autres pays de l’Union Monétaire, il bénéficie de la possibilité d’exporter davantage vers ces derniers, permettant un rééquilibrage de l’activité. L’amélioration de la compétitivité passe par une réduction des dépenses publiques et par une maîtrise des coûts salariaux. Cela suppose que les pays soient proches en termes de structures économiques et que les populations soient prêtes à supporter des politiques de rigueur. 

    Du fait de spécialisations productives différentes, les processus de rééquilibrage automatique sont inopérants au sein de la zone euro. Le poids de la valeur ajoutée industrielle atteint 20 % du PIB en Allemagne, 16 % en Italie, 12 % en Espagne, 11 % en France et 8 % en Grèce. Avant la crise sanitaire, le solde commercial du tourisme représentait 8 % du PIB en Grèce, 6 % au Portugal, 4 % en Espagne et 1 % en France. En Allemagne, ce solde était négatif de 1,5 point de PIB. 

    Depuis l’introduction de la monnaie commune, les salaires ont augmenté plus vite dans l’Europe du Sud, excepté en Italie, qu’en Allemagne. Ils ont progressé de 70 % en Espagne et 60 % en France, contre 50 % en Allemagne. Le salaire nominal progressait en Italie au même rythme que la France jusqu’en 2011. Depuis, un décrochage est intervenu, au point que sa progression est désormais sur vingt ans inférieure à celle de l’Allemagne.

    Salaires, recherche, formation : décrochages en série. 

    La spécialisation divergente des économies se manifeste également par des dépenses totales en R&D différentes. L’Allemagne dépense de 40 à 100 % de plus que la France, l’Italie ou l’Espagne. Si ces trois derniers ont des ratios (nombre de robots pour 100 emplois manufacturiers) assez proches, autour de 2, le taux allemand atteint 3. Un décrochage est également constaté en matière de niveau de formation des salariés. Le score de l’enquête PIAAC de l’OCDE est de 271 pour l’Allemagne contre 258 pour la France et 248 pour l’Italie comme pour l’Espagne. 

    Cette asymétrie se traduit par un écart croissant entre les États membres en matière de PIB par habitant. En 2020, l’écart s’élevait à 60 % pour la Grèce contre 50 % en 1999. Pour la France, les taux respectifs sont 20 et 10 % et, pour l’Espagne, 30 et 20 %. 

    Si une réduction des écarts était constatée entre 1999 et 2007, depuis, ils se sont accrus sauf pour l’Espagne qui a bénéficié d’une croissance soutenue de 2013 à 2019. 

    Une grande partie de la convergence de la première décennie du siècle avait été rendue possible par un transfert des excédents commerciaux des États d’Europe du Nord vers le Sud sous la forme d’emprunts. L’arrêt de ce mode de recyclage après la crise grecque s’est traduit par la généralisation des politiques de rigueur de 2012 jusqu’en 2016.

    Le Plan de relance ne réduira pas les écart de richesse 

    Le Plan de Relance (Next Generation EU) décidé en 2020, sous couvert d’un mécanisme d’endettement, réinstitue un mécanisme de solidarité financière entre les États membres. Compte tenu des forces centrifuges qui animent les économies européennes, il ne saurait suffire à réduire les écarts de richesse. 

    D’autres mécanismes de transferts devraient être institués, ce qui suppose de nouvelles avancées de nature fédérale. L’instauration d’une couverture chômage au niveau européen serait un outil de transfert important en cas de choc asymétrique, les pays en situation de plein emploi finançant ceux qui seraient  confrontés à un fort taux de chômage. 

    L’instauration d’un étage européen de Sécurité sociale faciliterait le règlement de plusieurs problèmes, notamment celui des travailleurs détachés. Un taux minimal de cotisations pourrait être institué à l’échelle européenne, un peu sur le même modèle que l’impôt mondial sur les bénéfices qui a été entériné par le G20.

  • Virus, effets non secondaires.

    Virus, effets non secondaires.

    Le virus ? Ou il tue ou il rend fou. En Chine, quelques millions de non vaccinés « ne seront pas admis dans les lieux publics tels que hôpitaux, maisons de retraite, écoles, bibliothèques, musées, prisons ou transports publics ». Les autorités chinoises ont délivré plus de 1,4 milliard de doses de vaccins et  prévoient d’immuniser les deux tiers de la population d’ici la fin de l’année. Remarquable, même si cela laissera un tiers de coté, plus ou moins cloitrés.

    En France, Emmanuel Macron a franchi le tabou de la vaccination obligatoire et celui du contrôle sanitaire. Trois millions de rendez-vous vaccinaux ont été pris dans la foulée. L’amour de la liberté pousse à la vaccination. A moins que ce ne soit la bonne vieille histoire de la servitude volontaire ? La nouvelle loi sur « l’urgence sanitaire » se votera dans l’indifférence, tant les lois d’exception sont devenues la règle, l’urgence le long cours.

    Contraindre plutôt que convaincre  

    A Moscou, la vaccination est devenue obligatoire dans certains secteurs.  Seulement 7% des Russes seraient vaccinés. Ils doutent des effets positifs du Sputnik (qui ne marcherait qu’à 50%) mais craignent ses effets négatifs (tous seraient malades). Les Russes s’étaient vantés d’avoir sorti leur vaccin les premiers : trop tôt peut-être. Les autorités recensent 141.000 décès. Rosstat, l’institut de statistiques  compte, lui,  290.000 morts. Reuters, enfin, annonce 428.000 décès excédentaires par rapport aux années antérieures. 

    Faire un procès à Poutine sur ces maquillages serait injuste, il avait annoncé qu’il ne donnerait pas les bons chiffres. D’ailleurs, qui les donne ? Les Chinois ? Ils tissent une relation très personnelle avec la vérité : « Les journalistes doivent aimer le Parti, protéger le Parti et suivre fidèlement le leadership du Parti en pensée, politiquement et par leurs actes[1] C’est donc avec force que la Chine a rejeté les critiques de l’OMS[2], pourtant traditionnellement bienveillante avec Pékin, qui avait osé regretter le « manque de coopération des autorités chinoises dans l’enquête sur l’origine de la pandémie ». Comme s’il venait de Chine, ce virus américain! Selon l’OMC, il y aurait même eu « une tentative prématurée» d’écarter la théorie de l’accident de laboratoire. Dire que des fous y avaient pensé.

    A force de prendre les gens pour des imbéciles, ils le deviennent

    Difficile d’y voir clair. A la perte de confiance des sources officielles s’ajoute le succès des fake news. Le manque de transparence des informations y est pour beaucoup. A force de prendre les gens pour des imbéciles, ils le deviennent, sont prêts à croire n’importe quoi et n’importe qui. 

    Surtout dans une situation de panique entretenue par un discours de peur. Selon une étude du MIT[3] a mené une fausse information atteint un groupe de 1500 personnes six fois plus vite qu’une vraie. Les esprits malins regimbent : qui dit qu’une information est vraie ou fausse ? 

    Dans des pays où la presse est libre, il n’est pas si difficile de vérifier les informations, regarder les sources. D’autres pays simplifient le travail: le gouvernement décide ce qui est vrai. 

    La vérité malade du virus.

    Beaucoup, y compris dans les démocraties libérales, voudraient créer des agences voire des permis d’informer. Le droit suffit : La propagation de fausses nouvelles est punie par la loi dans la plupart des pays démocratiques. En France, par l’article 27 de la loi du 29 juillet 1881 : Pour que l’infraction soit constatée, il faut que la nouvelle soit fausse, mensongère, et de nature à troubler la paix publique. La Cour de Cassation (1999) sait distinguer une information fausse d’une opinion fausse, et la Cour d’Appel de Paris (1998) exige l’atteinte à la paix publique. Appliquer la loi serait suffisant plutôt que d’imaginer d’autres contraintes, qui empièteraient forcément sur la liberté d’expression. En Italie, le gouvernement, pourtant issu d’un parti fondé par un histrion de génie, s’en est ainsi pris à des medias « subversifs ». 

    Avant de dénoncer les autres, les pouvoirs publics devraient plutôt prendre garde à ne pas tordre les faits, ou à couvrir de ridicule la parole publique : « Les masques ne sont pas nécessaires pour tout le monde, disait la porte-parole du gouvernement, « l’utilisation d’un masque, ce sont des gestes techniques précis, sinon ça peut même être contre-productif. »Les propagateurs de fausse nouvelle, dans cette crise de covid, ne sont-ils pas, souvent, les gouvernements? Traiter l’information avec transparence n’a pas été la règle, pas plus que traiter les citoyens en adultes responsables. Tout se tient. 

    Les données les plus fiables sont ceux de l’Université John Hopkins. Elles indiquent que la pandémie de Covid-19 a touché 190 millions de personnes dans le monde et provoqué plus de 4,1 millions de morts. Mais à y regarder de près, ces données sont incertaines. D’une part, elles viennent des gouvernements. Ainsi, elle se contente des 144.000 victimes officielles pour la Russie, sans correction. Elle ne compare pas les taux de mortalité année par année pour évaluer les effets de la pandémie. L’OMS non plus.

    Victimes collatérales du virus dans les pays pauvres.

    On s’approcherait alors d’une meilleure évaluation. Mais quelle sera, dans les pays pauvres la part du virus et celle des effets de la pandémie ? Des effets du blocage des frontières et de l’économie mondiale ?  

    En Afrique, le virus commence à frapper sévèrement certains pays. Seulement 8 millions de personnes sont vaccinés. Les Etats-Unis annoncent 25 millions de doses pour l’Afrique. La France envoie des vaccins en Tunisie. Le COVAX[4] prévoit de distribuer deux milliards de doses d’ici le début de l’année 2022 pour 92 pays parmi les plus pauvres. Le Maroc construit avec la Chine une usine pour produire des vaccins. 

    Mais déjà, les effets de la panne économique sont  dévastateurs : 9,9% environ de la population serait en situation de sous-alimentation en 2020, contre 8,4% en 2019.  Selon l’OMS et l’UNICEF, 23 millions d’enfants n’ont pas reçu de vaccins de base en 2020, 3,7 millions de plus qu’en 2019 : Les vaccinations des enfants contre la rougeole, la polio ou la méningite  sont en recul. 

    Les effets collatéraux des mesures prises contre le virus, que ce soit sur la liberté,  l’information, le contrôle des populations, la santé psychique, les inégalités, les conflits internes ou directement la misère peuvent être pires que la maladie elle même. 

    Laurent Dominati

    A.Ambassadeur de France

    A.Député de Paris


    [1] Xi Jinping, discours, février 2016.

    [2] OMS, l’Organisation Mondiale de la Santé.

    [3] MIT, Massachusetts Institute of Technology.

    [4] Covax, sous l’égide de l’OMS vise à fournir des vaccins contre le Covid-19 à tous les pays, quel que soit leur niveau de revenu.

  • Quarantaine imposée aux vaccinés au Royaume-Uni

    Quarantaine imposée aux vaccinés au Royaume-Uni

    Alors qu’elle aurait dû être levée lundi, la quarantaine pour les personnes vaccinées et testées négatives restera de vigueur au Royaume-Uni. 

    En effet, ce vendredi 16 juillet 2021, le gouvernement britannique a annoncé que les résidents du Royaume-Uni venant de France, même totalement vaccinés devront continuer à observer une quarantaine à leur retour de l’hexagone. Cela provoque de gros problèmes pour les Français du Royaume-Uni qui avaient prévu des vacances en France.

    Et ce alors que la semaine dernière le gouvernement avait annoncé que les résidents britanniques totalement vaccinés seraient bientôt dispensés de quarantaine à leur retour en Angleterre en provenance de nombreux pays placés sur liste “orange.” Parmi ces pays figurait la France. Mais, maintenant elle est classée rouge- ambrée.

    Que pensent les expats de cette nouvelle mesure ? Nous sommes allés à leur rencontre.

    Variant Beta

    Selon le ministre britannique de la Santé, Sajid Javid, ce rétropédalage est justifié suite à la présence persistante de cas en France du variant Beta. Il a été identifié pour la première fois en Afrique du Sud.

    Depuis 1998 Florence vit à Londres, elle est doublement vaccinée AstraZeneca,et a suivi toutes les règles.

    “Je n’avais pas vu ma famille depuis 10 mois. En ce moment, je suis en France avec mon mari britannique, nous sommes arrivés il y a une semaine. Ici, il n’y a aucune mention du variant Beta aux informations, juste du variant Delta. Je ne comprends pas du tout la décision du gouvernement britannique qui ose mettre des pays en « Amber » alors que le nombre de cas est en hausse constante au Royaume-Uni ! C’est ridicule. Et lundi tout rouvre sans restriction ?! Nous en avons assez d’être pris pour des pions, c’est démoralisant.”

    Florence à Londres depuis 1998

    Ras-le-bol

    Pour Caroline, également à Londres, elle attend de pouvoir rentrer chez ses parents depuis plusieurs mois. Elle s’est fait vacciner (double jabbed) en grande partie pour se sentir un peu plus sereine vis-à-vis des restrictions.

    “Je respecte les règles à la lettre depuis 18 mois alors qu’une grande partie de la population fait absolument n’importe quoi. En l’espace de quelques semaines, le nombre de cas ici est passé de 1,500 à 51,000, les scientifiques et la NHS (système de santé) sont en panique. Car ils savent que nous courrons droit à la catastrophe. La décision de tout rouvrir à partir de lundi au Royaume-Uni est apparemment un danger pour le monde entier. Mais le gouvernement ne fait pas machine arrière et, à la place, il décide de mettre en quarantaine les gens qui rentrent de France. Un pays où les restrictions sont toujours en place et où le nombre de cas n’est pas aussi dramatique qu’ici. “

    Caroline, Française de Londres

    Dévastée

    Délia qui habite à Lancashire, dans le nord-ouest de l’Angleterre raconte qu’elle est absolument dévastée.

    “J’ai réservé des billets pour que mon fiancé et moi puissions aller en Guadeloupe voir ma grand-mère. Je ne l’ai pas vue depuis des années. C’était l’occasion parfaite ! De plus, mes parents y sont en vacances et depuis décembre 2019, je ne les ai pas vus. Nous sommes tous les deux doubles vaccinés, key workers (travailleurs essentiels). Lui pour la NHS était en première ligne pour le Covid. Je n’ose même pas annoncer la nouvelle à mes parents, ils vont être anéantis.”

    Délia, Française du Lancashire

    La colère des expatriés

    Beaucoup de Français au Royaume-Uni sont en colère contre cette nouvelle annonce. Comme Maximilien, qui habite à Londres, il estime que :

    “c’est une honte de la même que la totalité de la gestion de la crise de la part des deux gouvernements. Je n’ai pas vu ma mère depuis un an et je dois écourter mon séjour si je ne veux pas perdre mon job.”

    Maximilien, Français de Londre

    Une Française, Jenny pense également que si son fils veut voir son père pour les vacances :

    “Il devra faire pas moins de 5 tests : un à l’aller, un au septième jour après son arrivée en France, et un avant de repartir puis au deuxième et huitième jour au Royaume-Uni. C’est honteux et encore plus vu le prix des tests sans compter le trajet. Nous ne pouvons pas nous permettre une dépense aussi énorme. Combien de temps mon fils va-t-il encore rester sans voir sa famille paternelle ? Ils veulent obliger la vaccination (quarantaine), quitte à aller à l’encontre de nos libertés !”

    Jenny, Française du Royaume-Uni

    Actuellement, le nombre de contaminations continue de progresser en raison de la forte contagiosité du variant Delta, ultra-majoritaire au Royaume-Uni. Le pays a recensé plus de 54,000 cas quotidiens ce samedi 17 juillet 2021. Du jamais vu depuis janvier !

    Les expatriés totalement vaccinés au Royaume-Uni devront donc attendre pour pouvoir rentrer en France sereinement. 

  • France : contrôles renforcés aux frontières et schéma vaccinal simplifié

    France : contrôles renforcés aux frontières et schéma vaccinal simplifié

    La France a décidé de mettre en place des contrôles renforcés à ses frontières. On fait le point sur les nouveaux pays mis à l‘index. En effet, alors que la dynamique épidémique repart à la hausse au plan mondial et sur le territoire national, sous l’effet de la diffusion rapide du variant Delta, le Gouvernement fait le choix d’adapter ses mesures de contrôle des arrivées en provenance des pays tiers.

    Liste rouge : 4 nouveaux pays

    La liste des pays rouges sera tout d’abord élargie à la Tunisie, au Mozambique, à Cuba et à l’Indonésie. Ses pays s’ajoutent aux 22 nations déjà sous ce régime : l’Albanie, l’Arabie Saoudite, l’Australie, la Bosnie, le Canada, la Corée du Sud, les États-Unis, Hong-Kong, Israël, le Japon, le Kosovo, le Liban, la Macédoine du Nord, le Monténégro, la Nouvelle-Zélande, Oman, République démocratique du Congo, la Serbie, Singapour, Taïwan, le Vanuatu et la Zambie.

    Pour les voyageurs non vaccinés en provenance de ces pays, ils devront, conformément aux règles en vigueur, pouvoir justifier d’un motif impérieux, présenter une preuve de test au départ, et se conformer à l’obligation de test à l’arrivée, ainsi qu’observer une quarantaine contrôlée de 10 jours une fois sur le sol français. Ces mesures s’appliquent aussi aux nationaux.

    Royaume-uni : un test PCR de moins de 24h

    Un régime renforcé est aussi mis en place pour le Royaume-Uni, avec un test exigé au départ (PCR ou antigénique) de moins de 24 h (contre 48h jusqu’à présent) pour les personnes non-vaccinées. Pour les personnes vaccinées, la reconnaissance mutuelle de la vaccination sera active dès ce dimanche 18 juillet 2021.

    5 pays européens sous surveillance

    l’Espagne, le Portugal, Chypre, les Pays-Bas et la Grèce seront mis sous surveillance au sein de l’espace européen, avec un test exigé au départ de moins de 24 h pour les personnes non vaccinées (contre 72h aujourd’hui).

    Vaccination complète sous 7 jours

    Dans les annonces faites par le Premier ministre ce samedi 17 juillet, il y a aussi des bonnes nouvelles.

    Compte tenu des avis convergents du Conseil scientifique et du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, le schéma vaccinal est désormais considéré complet, pour toute personne voyageant vers la France, après l’injection de 2 doses (ou d’une dose pour les personnes ayant déjà contracté le virus) et une période de 7 jours, contre 14 jours précédemment. Pour le vaccin monodose Janssen, le schéma demeure complet après l’injection et une période de 28 jours.

    Application TousAntiCovid mise à jour

    En parallèle, l’application TousAntiCovid a été mise à jour. Jusqu’au vendredi 16 juillet, l’app française pour le grand public n’acceptait pas les QR codes européens émis lors des vaccinations réalisées dans les autres pays de l’Union européenne. C’est enfin possible. Si pour passer les frontières, les certificats étaient reconnus facilement par les autorités, l’activation du Pass Sanitaire posait de nombreux problèmes. C’est enfin du passé ! Une fois en France, vous pourrez donc, si vous êtes vaccinés dans un des 34 pays participants à ce programme de certification, vous pourrez profiter sans aucune restriction de votre voyage en France.

  • Enlèvement parental : un Français en grève de la faim à Tokyo

    Enlèvement parental : un Français en grève de la faim à Tokyo

    À quelques mètres du Stade national de Tokyo, qui accueillera – le 23 juillet prochain – la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, les soutiens se relaient jusqu’à tard le soir auprès de Vincent Fichot. Ce père de famille, installé au Japon depuis quinze ans, a commencé samedi dernier une grève de la faim pour protester contre l’enlèvement de ses deux enfants, par leur mère japonaise.

    “Je ne sais même pas si mes enfants sont en vie”

    Depuis le 10 août 2018, Vincent Fichot – ressortissant français et ancien salarié d’une banque japonaise – reste sans la moindre nouvelle de son fils Tsubasa et de sa fille Kaede, aujourd’hui âgés de six et quatre ans.

    Ça a commencé comme une journée normale, je me suis levé, j’ai pris ma douche. Mon petit garçon s’est réveillé, il voulait jouer avec moi avant que je parte au travail, puis je lui ai fait un bisou et je l’ai remis au lit. Quand je suis rentré chez moi, le soir vers 18 heures, la maison avait complètement été vidée”

    raconte Vincent Fichot, assis sur un tapis de sport qui lui sert de matelas.

    Son épouse japonaise – qui n’a jamais accepté l’idée d’un divorce à l’amiable à la suite de problèmes de couple – est partie avec ses deux enfants. Au Japon, la garde partagée en cas de séparation n’a aucune valeur légale et les enlèvements par l’un des deux parents sont courants. Les principales victimes : 150 000 enfants mineurs chaque année dans l’archipel, selon les chiffres d’associations.

    Je n’ai plus aucunes nouvelles de mes enfants depuis trois ans : je ne sais pas à quoi ils ressemblent, où ils sont, je ne sais même pas s’ils sont en vie”,

    assure Vincent Fichot, alors dans son cinquième jour de jeûne.

    Depuis leur enlèvement, le père de famille n’a cessé de se battre en multipliant les démarches avec l’administration, la justice et la police japonaise. Sans succès.

    La police m’a dit que ce qu’avait fait mon ex-femme n’était pas considéré comme un crime au Japon, mais que si j’essayais de récupérer mes enfants, c’est moi qu’on mettrait en prison

    se remémore Vincent Fichot.

    Rejeté par les autorités nippones, il s’en remet alors à la justice française, aux instances européennes. Une résolution est même votée en 2019 aux Nations unies qui “demande au Japon d’arrêter d’enlever des enfants européens sur son territoire.” Une sollicitation qui restera sans actions concrètes, et ce, malgré des discussions entre Emmanuel Macron et l’ex-Premier ministre Shinzo Abe au cours de la même année.  

    L’enlèvement parental, une pratique courante au Japon

    Devant la gare de Sendagaya, là où Vincent Fichot a installé ses banderoles, nombreux sont ceux qui s’arrêtent pour lui tendre une bouteille d’eau.

    Mon cas n’est pas unique, de nombreuses personnes dans la même situation viennent me voir. Et ce n’est plus seulement l’affaire des pères, il y a aussi de plus en plus de mères japonaises qui n’ont pas revu leurs enfants depuis des années

    Conscients de cette problématique, les parents japonais savent alors qu’ils ont plus de chance de pouvoir garder une relation avec leur enfant s’ils sont les premiers à l’enlever.

    Une pratique courante sur laquelle les autorités ferment volontairement les yeux. Cette grève de la faim – Vincent Fichot l’assure – n’est pas “un geste de désespoir, c’est quelque chose de très réfléchi.” Depuis six mois, le père de famille prépare cette action, suite logique du combat qu’il mène sans relâche pour récupérer la garde de ses deux enfants“Les Japonais refusent toute coopération depuis des années sur ce sujet. Aujourd’hui, il faut que la France comprenne qu’il va y avoir des conséquences face à son manque d’actions concrètes envers les autorités japonaises”, explique Vincent Fichot, déterminé à poursuivre son action jusqu’à mettre sa vie en danger. 

    La communauté française du Japon et les conseillers consulaires se sont rapidement mobilisés auprès du père de famille, en venant lui témoigner son soutien depuis samedi dernier.

    J’ai énormément de soutien. Des gens viennent me voir tous les jours et viennent parfois de très loin

    exprime Vincent Fichot.

    À quelques jours de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, le Français souhaite attirer l’attention d’Emmanuel Macron – en visite à Tokyo vendredi prochain – sur son combat, dans l’espoir de retrouver ses enfants après des années de vie séparés.

    Avec cette action, la France va devoir choisir entre continuer de protéger ses relations avec le Japon ou d’avoir un papa qui meurt devant le Stade olympique et devant les médias.”

    Vincent Fichot.
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