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  • Dubaï expo 2020 : quel est l’héritage d’une exposition universelle ?

    Dubaï expo 2020 : quel est l’héritage d’une exposition universelle ?

    nombreuses innovations, comme c’est habituellement le cas.

    De la Tour Effeil à l’Atomium en passant par le Ketchup ou le téléphone, retour sur les grandes créations présentées dans des expositions universelles.

    Regardez la rétrospective de TV5MONDE

  • Le taux mondial de l’imposition des sociétés fixé définitivement à 15%

    Le taux mondial de l’imposition des sociétés fixé définitivement à 15%

    Une version actualisée de l’accord mondial de l’OCDE sur l’imposition des sociétés renonce à une phrase qui s’était avérée être un point de friction essentiel pour l’Irlande lors de la signature de l’accord.

    Niveau fixe du taux

    Les mots « au moins » auraient été supprimés de la dernière version du texte, ce qui signifie que le taux de 15 % convenu par tous les pays de l’OCDE, à l’exception d’une poignée d’entre eux, plus tôt cette année, n’est plus un chiffre minimum potentiellement ouvert à des augmentations futures, comme l’Irlande le craignait, mais sera désormais un niveau fixe.

    Dublin n’a pas voulu devenir signataire de l’accord en raison de ses inquiétudes quant à l’augmentation de son faible taux d’imposition des sociétés, actuellement de 12,5 %, qui fait du pays une terre d’accueil européenne attrayante pour de nombreuses multinationales.

    Signature à Rome

    Le gouvernement convoque une réunion du Cabinet, aujourd’hui, jeudi 7 octobre, pour examiner la dernière proposition ; les signataires de l’accord espèrent avoir finalisé l’accord avant le sommet du G20 à Rome plus tard dans le mois.

    Alors que le « Taoiseach » (chef du gouvernement, ndlr) Micheál Martin a décrit la suppression de l’expression « au moins » du texte comme représentant un « progrès significatif », et que le ministre des Affaires étrangères Simon Coveney a déclaré qu’il avait « bon espoir » que l’Irlande puisse rejoindre l’accord, le gouvernement a toujours refusé de s’engager.

    Cependant, Bruno Le Maire, le Ministre français des Finances, a déclaré cette semaine que « la position de l’Irlande évolue sur ce sujet, et qu’un compromis peut émerger avec 15 % comme véritable imposition minimale effective. »

    « Nous sommes à un millimètre d’un accord mondial sur un nouveau système de taxation international pour le 21e siècle »

    Bruno Le Maire à CNBC.

    Retrouvez l’interview de Bruno Le Maire sur CNBC

  • Eric Zemmour, au second tour ?

    Eric Zemmour, au second tour ?

    Eric Zemmour est crédité de 17% d’intentions de vote dans un sondage Harris Interactive pour Challenges (24% chez les expatriés). Les résultats, dévoilés ce mercredi 6 octobre 2021, le propulsent au second tour face à Emmanuel Macron. Un tournant majeur dans la campagne d’autant que le polémiste n’est pas officiellement candidat.

    Le RN en danger

    Véritablement testé dans les sondages que depuis début septembre, Eric Zemmour a dépassé un à un ses possibles adversaires, au fil des semaines, doublant même Marine Le Pen. L’ex-chroniqueur siphonne une partie de l’électorat du RN, mais aussi des anciens soutiens de François Fillon pour constituer sa base électorale. 

    Devant cette déflagration, les prises de positions contre Eric Zemmour se multiplient de toute part. Le Rassemblement national apparaît comme le plus vindicatif à l’encontre de celui qui s’affiche comme le nouvel adversaire d’Emmanuel Macron, pointant du doigt ses postures radicales et ses prises de positions misogynes.

    Un phénomène qui surprend

    L’enquête réalisée par Harris Interactive pour Challenges et publiée mercredi 6 octobre 2021 interroge les sondés sur la sûreté de leur choix. Si les électeurs de Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon sont les plus nombreux à être certains de glisser le bulletin de leur candidat dans l’urne, une partie des personnes interrogées prêtes à voter pour Eric Zemmour pourrait encore changer d’avis. En effet, sur les 17% d’intentions de vote parmi un panel de 1310 habitants, 75% annoncent avec certitude qu’ils voteront pour le polémiste. 25% se réservent encore le droit de changer d’avis. 

    Mais quelles leçons tirer des résultats du sondage ? L’annonce d’Eric Zemmour au second tour avec 17% des voix a fait l’effet d’une bombe, le polémiste dépassant Marine Le Pen dans les intentions de vote, alors qu’il n’est testé régulièrement par les instituts que depuis début septembre, après avoir été affiché autour de 5% en juin. Une ascension qui reste encore floue pour Jean-Yves Camus, politologue spécialiste de l’extrême-droite. « Le phénomène me surprend beaucoup et il est encore difficile à interpréter », explique-t-il à Challenges, avec une interrogation sur son électorat : « L’une des questions fondamentales est de savoir si Eric Zemmour mobilise de nouveaux électeurs, qui se seraient abstenus sans sa candidature, ou s’il se contente de prendre des électeurs au RN et chez LR ».

  • Belgique-France : la demi-finale se rejoue

    Belgique-France : la demi-finale se rejoue

    Cette phase finale de la Nation League, c’est la chance pour les deux nations de se racheter après un UEFA EURO 2020 en demi-teinte. Beaucoup s’attendaient à ce que la France ajoute le titre européen à sa couronne mondiale, mais son élimination en huitièmes de finale face à la Suisse a été l’un des chocs du tournoi.

    Les Diables Rouges restent sur une série de matchs impressionnants en éliminatoires européens où les Bleus ont été moins à leur avantage. Le poids de l’histoire pèse sur les hommes de Roberto Martínez. La France les a battus en demi-finale de la Coupe du Monde 2018, portant à quatre sur quatre sa série de victoires dans ce derby.

    114 ans de rivalité footballistique

    C’était en 1904. Le 1er mai, Uccle, située dans la banlieue sud de Bruxelles, était le théâtre de la première rencontre de football entre la Belgique et la France. Uccle a été restructurée depuis lors, transformée en une zone aisée abritant pléthore d’habitations luxueuses. Toujours debout, le stade du Vivier d’Oie est aujourd’hui dévolu au hockey sur gazon.

    À l’époque, les tribunes en bois n’étaient pas tout à fait pleines, une affluence dérisoire de 1 500 spectateurs assistant au match historique. Mais ils étaient largement récompensés avec au final un match nul 3-3 riche en rebondissements. Le score signifiait que le trophée Evence Copée, nommé d’après l’aristocrate belge qui avait aidé à organiser la rencontre avec le journaliste français et fondateur de la FIFA Robert Guérin, n’était remis à aucune des deux équipes.

    Ce résultat semblait équitable, et aidait à cimenter les fondations d’une solide relation entre les joueurs français et belges. Lorsque les équipes embarquaient pour l’Uruguay en 1930 avant la toute première édition de la Coupe du Monde de la FIFA, elles le faisaient côte à côte sur le Conte Verde. Elles sont restées proches depuis lors, et le nombre de victoires dans leurs confrontations tend à le prouver : 24 victoires pour la France, 30 pour la Belgique.

    Des rencontres équilibrées pendant les « EURO »

    La Belgique a battu la France 2-1 à domicile lors des qualifications pour l’EURO 1968 et a fait match nul 1-1 au match retour à Paris, mais ce sont les Bleus qui ont pris la tête du groupe et se sont qualifiés pour les quarts de finale, s’inclinant en demi-finale contre la Yougoslavie.

    Les Diables Rouges ont obtenu une nouvelle victoire 2-1 à domicile et un match nul à l’extérieur (0-0) lorsqu’ils ont affronté la France dans le but d’atteindre la phase finale de 1976. Les deux équipes se sont rencontrées pour la dernière fois en compétition de l’UEFA lors de la phase finale de l’EURO 1984, Michel Platini réalisant un triplé lors de la victoire 5-0 en phase de groupes à Nantes. Platini a terminé la phase finale avec neuf buts et une médaille de vainqueur.

    En 2021, les Rouges n’ont pas affronté les Bleus, mais les tensions n’ont pas été pour autant évitées… Les supporteurs belges, fêtant la victoire des Suisses et donc l’élimination de la France, ont brulé des drapeaux français.

    Avantage français pour les « Coupes du Monde »

    Paris a été le théâtre de la première rencontre entre les deux équipes, la France battant la Belgique 3-1 lors de son premier match en tant que pays hôte de la Coupe du Monde 1938. Les deux équipes ont été associées lors des qualifications pour les Coupes du monde de 1958 et de 1982, et se sont retrouvées lors du match pour la troisième place de la Coupe du monde de 1986 ; le score était de 2-2 après 90 minutes à Puebla, au Mexique, avant qu’un but de Bernard Genghini et un penalty de Manuel Amoros ne permettent à la France de remporter la médaille de bronze.

    Mais en 2018, la rivalité sportive entre les deux pays a laissé place à des actes de violence qui ont poussé les autorités à fermer le pont reliant les deux pays le soir de la demi-finale mais aussi de la finale. Histoire d’éviter les provocations entre « supporters » des deux pays.

    Une ambiance pesante pour les expatriés

    Car au-delà du style de jeu, les Belges ont reproché aux Bleus, mais aussi à tous les Français sur place, la mentalité française et son arrogance (légendaire selon eux). Lassée d’être toujours pris de haut par le voisin, la Belgique rêvait d’avoir enfin la peau du français sur le terrain. Et ce fut encore raté… D’où l’énorme frustration qui s’en est suivie.

    Pour ce match de Nation League, les autorités tentent de jouer l’apaisement. L’ambassade de France a même tenté de créer un maillot belgo-français… Un flop. Aucun média local n’a repris l’information, même si les élus belges comme français et l’ambassadrice ont mouillé le maillot.

    Hélène Farnaud de Fromont, Ambassadrice de France en Belgique – Bertrand Wert élu communal sur Ixelles et élu consulaire – des élus communaux belges d’Ixelles, Etterbeek et Bruxelles-ville.

    Mais les Français veulent croire à une paix des braves. L’Union des Français de Belgique organise sa fameuse Fan Zone mais cette fois en y invitant les Belges… Ainsi, les expatriés français ne seraient pas déçus de voir les Bleus perdre ! L’enjeu n’est pas très important et cela permettrait de tourner la page… Avant la Coupe du Monde de 2022.

  • Bataclan : début des auditions des parties civiles

    Bataclan : début des auditions des parties civiles

    Ce mercredi ont commencé les auditions des parties civiles du Bataclan, cette salle de concert parisienne où les terroristes djihadistes ont frappé le 13 novembre 2015. Parmi les survivants, Christophe Naudin. Rencontre…

    Regardez le sujet de TV5MONDE

  • Quelles règles budgétaires pour l’Europe ?

    Quelles règles budgétaires pour l’Europe ?

    La  Commission  de  Bruxelles  a  décidé  la  suspension  des  règles  budgétaires  dès  le  début de  la  pandémie  conformément  aux  traités  européens  qui  le  prévoyaient  en  cas  de circonstances  exceptionnelles.  Avec  la  normalisation  de  la  situation,  le  rétablissement  de règles  interviendra. 

    La  monnaie  commune  est  un  bien  collectif  partagé  par  les  États membres  de  la  zone  euro.  Leur  comportement  comme  leurs  déficits  influent  sur  la  valeur et  la  crédibilité  de  la  monnaie.  Comme  la  zone  euro  n’est  pas  un  État  fédéral,  l’échelon de  coordination  ne  peut  contraindre  les  États  qu’à  travers  la  fixation  de  normes  et éventuellement  l’application  de  sanctions.

    La  restauration  de  règles  sera  un enjeu  majeur  des  prochains  mois 

    L’Allemagne  et  les  États  d’Europe  du  Nord avaient,  lors  de  l’élaboration  du  Traité  de  Maastricht,  souhaité  introduire  des  garde-fous pour  éviter  que  les  États  d’Europe  du  Sud  se  comportent  comme  des  passagers clandestins  profitant  de  l’euro  tout  en  refusant  d’en  payer  le  prix.  Avec  le  retour  de  la menace  inflationniste  et  la  dérive  des  comptes  publics,  la  restauration  de  règles  sera  un enjeu  majeur  des  prochains  mois.  Comment  la  Commission  arrivera-t-elle  à  les  imposer et  quelles  seront-elles ?

    Le  déficit  public  de  la  zone  euro  a  dépassé  6%  du  PIB  en  2020  et  devrait  atteindre  près de  4% en 2021. La dette publique qui était de 85% en 2019 représente  désormais 100% du  PIB.  L’Europe  reste  marquée  par  le  cas  grec  qui  a  provoqué  la  crise  des  dettes souveraines  entre  2011  et  2013.  La  Grèce cumulait un fort  déficit  extérieur  et  un  important déficit  public,  soit  -12%  du  PIB  en  2011  portant  la  dette  publique  à  180%  du  PIB.  Cette crise  a  plongé  la  zone  euro  en  récession  en  2012/2013  et  a  pesé  sur  la  croissance jusqu’en  2016.  Depuis,  les  autorités  européennes  ont  renforcé  les  dispositifs  de surveillance  des  comptes  publics  afin  d’éviter  la  réédition  d’une  telle  mésaventure.

    Si  le respect  de  critères budgétaires  a  été  suspendu  le  temps  de  la  crise  sanitaire,  les  États membres  ne  doivent  pas  néanmoins  en  profiter  pour  prendre  des  engagements  non financés  qui  ne  concernent  pas  cette  dernière. Les règles  de bonne gestion  s’articulent  sur  plusieurs  critères  :  le  déficit  structurel,  la  dette publique,  la  balance  des  paiements  courants,  etc.  Pour  la  Commission,  la  fixation  de normes  sera  très  complexe  compte  tenu  des  niveaux  élevés  de  dettes  publiques  et  des divergences  au  sein  de  l’Union.  La  dette  publique  représente  80%  du  PIB  en  Allemagne, 118%  en  France  et  160%  en  Italie.

    De  fortes pressions  en  faveur  de  l’augmentation  des  dépenses  publiques 

    Les  États  sont,  en  outre,  confrontés  à  de  fortes pressions  en  faveur  de  l’augmentation  des  dépenses  publiques.  La  santé,  la  retraite,  la dépendance,  la  formation,  la  transition  énergétique,  la  réindustrialisation,  la  sécurité  et  la défense  sont  autant  de  postes  susceptibles  d’augmenter  dans  les  prochaines  années. En  matière  de  dépenses  publiques,  les  États  ne  se  trouvent  pas  dans  des  situations comparables.  Sur  ces  vingt  dernières  années,  elles  ont  augmenté  de  70%  en  Espagne, de  50% en France mais seulement de 40% en Allemagne et de 30% en Italie.

    Plus de 60% de dépenses publiques en France en 2020

    La France est  le  pays  qui  enregistre  le  niveau  de  dépenses  publiques  le  plus  élevé  de  la  zone  euro avec  un  taux  de  55%  du  PIB  avant  la  crise  sanitaire,  et  de  plus  de  60%  en  2020. 

    La  Commission  pourrait  mettre  entre  parenthèses  le  critère  de  dettes  publiques.  Elle  pourrait également  distinguer  la  part  relevant  de  la  crise  sanitaire  du  reste.  La  France  a  ainsi décidé  de  cantonner  sa  dette  Covid  et  d’affecter  des  ressources  spécifiques  pour  son remboursement.

    Différencier les dépenses d’investissement public 

    Le  choix  d’un  critère  de  déficit  public  ne  sera  pas  plus  simple.  L’hétérogénéité  des situations  risquant  de  rendre  délicate  la  fixation  d’une  règle  unique,  certains  préconisent la  fixation  d’objectifs  par  pays.  Une  augmentation  du  plafond  de  déficit  serait  par  ailleurs soutenue  si  elle  est  associée  à  un  niveau  élevé  des  dépenses  d’investissement.  Cette recommandation  suppose  que  toute  dépense  investissement  est  positive  en  soi.  Par ailleurs,  il  conviendrait  de  circonscrire  les  dépenses  autorisant  à  un  déficit  plus  élevé. Celles  en  lien  avec  la  formation  ne  sont  pas  de  l’investissement  matériel  mais  immatériel. En  prenant  en  compte  l’investissement,  la  France  serait  avantagée  en  raison  du  poids des  dépenses  militaires,  de  recherche  et  d’éducation,  à  la  différence  de  l’Espagne  ou  de l’Italie.  L’investissement  public  représente  3,8%  du  PIB  en  France,  2,8%  en  Allemagne ou  en  Italie  et  2,5%  en  Espagne.  De  manière  plus  fine,  il  serait  possible  de  sortir  les dépenses  publiques  dans  la  recherche  et  développement.  En  2019,  elles  représentaient 1% du PIB  en  Allemagne,  0,7%  en  France,  mais  autour  de  0,5%  du  PIB  en  Italie  ou  en Espagne. 

    La  déduction  des  dépenses  d’éducation  est  plus  complexe  car,  selon  les  États, la  part  du  public  est  plus  ou  moins  forte.  Si  l’ensemble  des  dépenses  d’éducation publique était  sorti  des  critères,  la  France  serait  favorisée.  Elles  y  représentaient,  en  2019,  5,5% du  PIB,  contre  4,5%  du  PIB  en  Allemagne  et  4%  en  Italie  ou  en  Espagne.  De  même,  la non  prise  en  compte  des  dépenses  publiques  de  santé  avantagerait  la  France  où  elles pèsent  8,2 %  du  PIB  en  2019,  contre  7,5%  en  Allemagne,  7%  en  Italie  et  6 %  en Espagne.  Comme pour l’éducation,  la  part  du  privé  varie  fortement  d’un  pays  à  un  autre. En  outre,  des  dépenses  publiques  élevées  dans  l’éducation  ou  la  santé  ne  garantissent en  rien  la  qualité  du  service  offert,  comme  le  prouvent  la  crise  sanitaire  ou  les  rapports de  l’OCDE  sur  le  niveau  scolaire.

    Des objectifs qualitatifs ?

    Des  objectifs  qualitatifs  pourraient  être  fixés  tels  le  relèvement  du  niveau  de  formation  des élèves  ou  la  décarbonation  de  l’économie.  Les  États  réalisant  des  efforts  en  la  matière pourraient  temporairement  dépasser  les  objectifs  de  déficits  publics  ou  de  dette  publique. Le  recours  à  des  règles  sur  mesure  intégrant  des  données  subjectives  ou  qualitatives serait  un  exercice  compliqué.  La  Commission  Européenne  serait  amenée  à  faire  une analyse  des  problèmes  structurels  de  chaque  pays,  ce  qui  serait  long,  difficile,  et  critiqué. Cette  procédure  serait  une  source  de  conflits  entre  les  États  membres,  aucun  pays n’acceptant d’avoir  moins  de  liberté  budgétaire  que  les  autres.  Les  États  d’Europe du  Nord  accuseraient  la  Commission  et  leurs  partenaires  du  Sud  de  laxisme.  Le  recours à  une  norme  unique  a  l’avantage  de  la  simplicité.

    L’établissement  de  nouveaux  critères  obéira  à  des  considérations  autant  politiques  que financières. Les  rapports  de  force  au  sein  de  l’Union  joueront  un  rôle  déterminant.  Ces critères  ne  pourront  être  définis  qu’après  la  constitution  d’une  nouvelle  majorité  au Bundestag  en  Allemagne  et  la  composition  du  gouvernement  qui  en  résultera.  Celle-ci pourrait  n’intervenir  qu’au  début  de  l’année  2022.

    Et la transition énergétique ? 

    Pour  éviter  les  conflits,  la  Commission pourrait  retenir  une  règle  de  déficit  public  structurel  plus  flexible  que  celle  qui  était  en vigueur  en  laissant  du  temps  au  gouvernement  pour  le  ramener  autour  d’une  cible  élargie du  PIB.  Actuellement,  le  déficit  structurel  est  de  2%  du  PIB  en  Allemagne  et  de  près  de 6 %  dans  les  autres  grands  pays  européens.  L’affichage  d’objectifs  en  paliers  afin d’atteindre  non  plus  0,5 %  mais  1%  en  cinq  ou  six  ans,  sous  réserve  que  les  États consacrent  2%  de  leur  PIB  à  la  transition  énergétique,  pourrait  peut-être  faire  l’objet  d’un consensus.

  • La Russie condamnée par la CEDH pour de multiples violences policières

    La Russie condamnée par la CEDH pour de multiples violences policières

    La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné mardi (5 octobre) la Russie dans pas moins de 17 affaires distinctes pour des violences policières et pour le manque d’efficacité des enquêtes afférentes menées par les autorités locales.

    Mauvais traitements

    Un premier arrêt regroupe huit dossiers différents de mauvais traitements infligés par des policiers à des suspects entre 2007 et 2015.

    Dealers, voleurs présumés ou simples personnes en état d’ivresse sur la voie publique, tous ont été arrêtés par la police russe et ont subi des violences, multiples coups, clés de bras et dans certains cas même des chocs électriques pour obtenir des aveux.

    La CEDH « observe que tous les requérants ont été arrêtés par la police, soupçonnés d’avoir commis divers délits. Après avoir passé des périodes diverses aux mains des autorités, des blessures de différente gravité ont été constatées » par des médecins.

    Ces facteurs « sont suffisants pour corroborer les versions des faits des requérants » et permettre à la Cour de considérer leurs allégations de mauvais traitements comme « crédibles », poursuit le bras judiciaire du Conseil de l’Europe, basé à Strasbourg.

    La CEDH note encore que les explications fournies par Moscou dans ces dossiers « ne peuvent être considérées comme satisfaisantes et convaincantes ».

    En outre, les enquêtes internes relatives à ces mauvais traitements, dénoncés par les requérants, ont été « inefficaces ».

    This photo shows the inside of the European Court of Human Rights (ECHR) in Strasbourg, eastern France, on February 7, 2019. (Photo by FREDERICK FLORIN / AFP)

    Violation de l’interdiction de la torture

    Dans toutes ces affaires, la Cour conclut à une violation de l’article 3 de la Convention européenne des Droits de l’Homme, relative à l’interdiction de la torture.

    La Russie a ainsi été condamnée à verser aux huit requérants de 11.100 à 30.000 euros chacun de dommages-intérêts, pour un total de 178.100 euros, des sommes importantes au regard de la jurisprudence de la CEDH.

    Un deuxième arrêt rendu mardi rassemble les plaintes de neuf autres requérants, qui de la même manière se sont plaints de mauvais traitements par la police entre 2008 et 2011.

    Là encore, la CEDH a fait droit à leurs demandes, au regard de l’article 3 de la Convention et condamné Moscou à leur verser de 25.000 à 45.000 euros de dommages-intérêts, pour un total de 174.000 euros.

  • L’élu consulaire du Paraguay saisit le Conseil d’Etat contre l’administration

    L’élu consulaire du Paraguay saisit le Conseil d’Etat contre l’administration

    L’administration consulaire a décidé de fusionner les conseils consulaires des circonscriptions d ’Argentine et du Paraguay. Par la voix de la vice-consule au consulat général de France à Buenos Aires, les élus ont appris quelques jours après leur élection que leur circonscription ne feront plus qu’une. Pour ces derniers, cette décision est en violation des articles 1 et 3 de la loi 659 – 2013 du 22 juillet 2013 relative à la représentation des Français établis hors de France et du tableau annexé portant délimitation des circonscriptions électorales et consulaires.

    Le Tribunal administratif se dessaisit 

    Soutenu par plusieurs sénateurs, dont Christophe Frassa, réélu le 26 septembre 2021, Edmond Suchet, l’élu de la petite communauté des Français du Paraguay a décidé de ne pas accepter la décision. Pour lui, il est inenvisageable de gérer depuis Buenos Aires, située à des milliers de kilomètres, les problématiques de nos compatriotes basés au Paraguay.

    Il a donc porté l’affaire devant le tribunal administratif. En effet, l’administration consulaire considère que l’opération de fusion est une simple réorganisation administrative. De son côté, Edmond Suchet lui pense que c’est une atteinte au découpage électoral. Petite nuance qui a son importance, car pour modifier une circonscription électorale, il faut une loi et non une décision de fonctionnaires.

    Analyse que les juges du tribunal administratif de Paris ont suivi. Ils se sont en effet dessaisis de l’affaire, la renvoyant au Conseil d’Etat.

    Un élu à la porte de l’ambassade

    A Paris, comme dans les groupes privés des élus consulaires, tout le monde déplore cette situation. Il faut dire qu’Emmanuel Cocher, qui est ambassadeur de France au Paraguay depuis le 31 octobre 2020, ne semble pas être motivé pour travailler avec le représentant du peuple français de ce petit Etat d’Amérique du Sud. Ce 05 octobre 2021, Edmond Suchet, qui avait prévu de tenir conseil afin de statuer sur les requêtes de ses concitoyens (bourses, aides, etc.) a été empêché. On lui a carrément fermé la porte du poste diplomatique, le laissant dans la rue. Et ce alors que le texte mettant en place les Conseillers consulaires indique clairement que les élus doivent disposer d’un local pour mener à bien les tâches liées à leur mandat.

    Une situation qu’Edmont Suchet a décidé de faire constater par huissier et qu’il joindra à son dossier présenté au Conseil d’Etat. En l’absence de réponse à nos demandes d’entretien que nous avons formulées ce jour, la position de l’ambassade semble délicate à interpréter : opposition personnelle ou non respect des lois de la République… Les avis divergent.

    Ca sera donc aux sages du Conseil d’Etat de trancher sur l’avenir électoral et administratif des Français du Paraguay.

  • Les expatriés ciblés par les Pandora papers

    Les expatriés ciblés par les Pandora papers

    Le scandale des Pandora Papers initient une nouvelle chasse aux sorcières. Et comme à chaque fois, les expatriés sont montrés du doigt ! Mauvais citoyens qui fuient l’impôt… Cette caricature qui colle aux 3 millions de Français de l’étranger, on la doit à une poignée de nos compatriotes qui flirtent réellement avec l’illégalité.  

    Pour arriver à leur fin, ces indélicats ont recours à des officines spécialisées. Dans le rapport émis par le Consortium International des Journalistes d’Investigation (ICIJ), les montages créés par Philippe Houman, avocat suisse et ancien conseil de Jérôme Cahuzac, sont révélés. On y découvre que lui aussi s’est très tôt installé à Dubaï. Depuis mai  2009, il a participé à la création de dizaines de sociétés offshore qu’il gère pour le compte de clients de plusieurs nationalités, dont des Français. Comme le révèle la Cellule Investigation de Radio France, les noms des bénéficiaires réels de Monfort Capital, la société de Philippe Houman, sont désormais connus.

    Les sportifs français accros aux montages ?

    Parmi  eux se trouvent des  Français expatriés, inconnus pour la plupart à l’exception de trois anciens footballeurs internationaux français qui sont passés par le club d’Arsenal. En 2010, ils apparaissent comme bénéficiaires de sociétés  immatriculées dans les Îles Vierges britanniques, dont les  administrateurs et actionnaires sont à chaque fois d’autres sociétés  basées dans les Îles Samoa et au Panama. Comme souvent dans ces  montages, l’opacité est de mise. 

    Les trois footballeurs concernés résident en Angleterre depuis 2010 et semblent avoir utilisé ces sociétés pour ouvrir des comptes bancaires en Suisse. La somme de  leurs actifs dépasse les 17 millions d’euros, selon les chiffres retrouvés dans les Pandora Papers. Parmi les autres clients de Monfort Capital, on trouve un joueur professionnel de tennis bien connu.

    600 Français

    En tout, ce sont 600 Français qui sont épinglés par le rapport transmis aux autorités judiciaires. Les expatriés ne représentent qu’une petite fraction de cet ensemble. Et pourtant, une fois encore, ce sont les Français établis hors de France qui devraient servir de paratonnerre ?

    Fraude et optimisation ? A ne pas confondre…

    Car si certains fraudent, la majorité ont quitté la France pour construire une vie ailleurs. D’autres ont quitté le pays pour optimiser, il est vrai, leur revenu et obtenir un plus fort pouvoir d’achat.

    L’exemple le plus simple et évident ? Les retraités qui touchés par la non-indexation des retraites, la hausse du coût de la vie, prennent le chemin de l’Espagne ou du Maroc afin de tout simplement profiter de leurs années en bonne santé. Doit-on les jeter en pâture sur la place publique parce qu’ils vont profiter d’opportunités comme le statut « RNH » au Portugal ou son équivalent en Italie ?

    Parfois, il n’est même pas obligatoire de s’expatrier. Par exemple, les lois de défiscalisation dans l’immobilier (Pinel, Scellier, de Robien…), dans la retraite ou dans l’industrie, sont des mécanismes légaux voulus par l’État français pour inciter les contribuables à investir dans ces secteurs…

    Heureusement, cette chasse aux sorcières s’éteindra, comme toujours, dans quelques jours. Les expatriés auront encore été caricaturés et les vrais fraudeurs trouveront un nouveau cabinet pour de nouveaux montages.

  • Les langues étrangères de plus en plus pratiquées en Europe

    Les langues étrangères de plus en plus pratiquées en Europe

    En 2019, 59 % des élèves de l’enseignement secondaire supérieur général ont étudié au moins deux langues étrangères au sein de l’Union européenne.

    Luxembourg et France

    Dans les États membres, au Luxembourg et en France, tous les élèves de l’enseignement secondaire supérieur ont étudié deux langues étrangères ou plus. L’Estonie, la Roumanie, la Tchéquie et la Finlande comptaient également une forte proportion d’élèves étudiant deux langues ou plus (99 %), suivies de près par la Slovaquie (98 %), la Croatie (95 %) et la Slovénie (92 %). En revanche, en Grèce, seulement 1 % des élèves du deuxième cycle de l’enseignement secondaire général ont étudié deux langues étrangères ou plus en 2019. De faibles proportions d’apprenants en langues étaient également enregistrées au Portugal (6 %), en Irlande (12 %), en Italie (25 %) ou en Espagne (27 %).  

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    L’anglais toujours en tête

    En 2019, l’anglais était la langue étrangère la plus étudiée au niveau de l’enseignement secondaire supérieur général dans l’Union, avec 96 % des élèves l’apprenant. L’espagnol arrive en deuxième position (26 %), suivi du français (22 %), de l’allemand (20 %) et de l’italien (3 %). Le russe était la langue hors Union la plus couramment apprise, en particulier en Estonie (68 %) et en Lettonie (57 %), suivie de la Lituanie (30 %) et de la Bulgarie (24 %). La présence d’une minorité russophone importante et le poids des échanges avec la Russie dans ces pays expliquent cette spécificité. 

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