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  • Fermeture des frontières entre la France et le Royaume-Uni, quel est l’avis de certains élus ?

    Fermeture des frontières entre la France et le Royaume-Uni, quel est l’avis de certains élus ?

    Depuis le 18 décembre 2021, pour se déplacer entre la France et le Royaume-Uni, il faut disposer d’un motif impérieux que l’on soit vacciné ou non. Le 6 janvier 2022, la liste des motifs impérieux a été élargie. Il est notamment possible de voyager entre la France et le Royaume-Uni, dans les deux sens, pour des raisons liées à la poursuite d’une activité économique requérant une présence sur place ne pouvant être différée, et sur présentation d’un justificatif de l’employeur.

    Depuis quelques jours des rumeurs courent sur la suppression des restrictions concernant les déplacements entre la France et le Royaume-Uni. Nous avons interrogé un sénateur français suite à son post sur Facebook, et des expatriés afin de connaître leurs réactions.

    Les problèmes vécus par les professionnels de la montagne

    Cyril Pellevat, sénateur de la Haute-Savoie et conseiller régional d’Auvergne-Rhône-Alpes et président du groupe « Montagne » au Sénat, a été interpellé par les problèmes survenus dans les stations de skis à cause des décisions gouvernementales.

    « Lorsque la décision a été prise au mois de décembre de fermer la frontière avec le Royaume-Uni, j’ai tout de suite été saisi par différents élus et collectivités. Ils m’ont alerté sur l’impact financier que cela produirait sur l’écosystème économique, sur les hôteliers et restaurateurs mais aussi sur les collectivités. »

    Cyril Pellevat, sénateur de la Haute-Savoie et conseiller régional d’Auvergne-Rhône-Alpe et président du groupe « Montagne » au Sénat
    Cyril Pellevat

    Depuis le lancement de l’alerte, le sénateur a fait remonter les préoccupations au gouvernement et une réunion entre le ministre chargé des petites et moyennes entreprises, délégué au tourisme, et aussi secrétaire d’Etat aux expatriés, Jean-Baptiste Lemoyne, et les professionnels de la montagne, a notamment été organisée. Le sujet des nombreuses annulations de réservations constatées dans certains villages en Savoie et Haute-Savoie, a été largement évoqué.

    Le sénateur Cyril Pellevat ajoute qu’il était dans la station des Gets. Actuellement, les hôteliers sont en lien direct avec des Britanniques qui attendent et qui repoussent systématiquement leurs réservations et leurs billets d’avion. Car d’après les professionnels, les Britanniques ont la volonté de venir faire du ski. Pour cela, ils sont prêts à décaler leurs vacances de semaine en semaine en attendant les annonces gouvernementales.

    “Les relations entre la France et le Royaume-Uni sont tendues”

    Toujours selon le sénateur, “nous sommes en train de vivre l’après-Brexit et le départ de l’Union européenne avec les diverses problématiques que nous pouvons avoir. Et nous le découvrons au jour le jour. Pour l’instant nous avons une situation qui semble bloquée notamment sur les pêcheurs. Il y a d’autres points et je suis confiant sur le fait que nous trouverons des solutions. Le Royaume-Uni est quand même un allié et un partenaire de longue date. Il y a aujourd’hui des points de désaccords, ce qui est normal quand nous sommes sur ce genre de processus et des points de négociations. Je suis relativement confiant. »

    “Le gouvernement est sensible aux intérêts des Français à l’étranger.”

    Dans l’intégralité des débats que nous pouvons avoir de part et d’autre entre les Britanniques installés en France et des Français installés au Royaume-Uni, c’est une volonté de la part de chaque gouvernement de protéger cette population qui est installée. Étant vice-président aux Affaires européennes à la Commission au Sénat, bien évidemment nous prenons en compte nos ressortissants de chaque côté.

    Cyril Pellevat

    Un désir de voir les restrictions disparaitre

    Alexandre Holroyd [Photo via MaxPPP]

    Installé à Londres depuis vingt-six ans, le député de La République En Marche, Alexandre Holroyd, représentant de la communauté française établie au nord de l’Europe (Royaume-Uni, Irlande, Scandinavie, Finlande et Pays baltes), souhaite que les restrictions entre le Royaume-Uni et la France soient abrogées pour que les Français et les Britanniques puissent circuler en toute liberté.

    “J’ai écrit au Premier ministre et aux différents ministres concernés.”

    Alexandre Holroyd, représentant de la communauté française établie au nord de l’Europe

    Qu’en pensent les expatriés ?

    Guillaume, habitant de Londres depuis le mois de septembre, trouve la situation « aberrante ». D’après lui, les décisions liées à la Covid-19 ont pris une dimension politique, bien plus que sanitaire.

    « On le remarque particulièrement entre la France et le Royaume-Uni que les décisions sont accentuées par le Brexit, et malheureusement ce sont les expatriés qui en payent le prix. Je trouve cela révoltant pour être honnête. Cela fait un mois que les frontières sont fermées dans le sens Royaume-Uni – France, alors que la situation a bien plus dégénéré en France avec Omicron ».

    Guillaume, Français de Londres

    Pour Olivier, “ces mesures n’ont plus aucun sens sanitaire et le gouvernement français se doit de les lever dès que possible. Les déplacements familiaux ne sont pas des voyages touristiques, et même les voyages purement touristiques devraient être autorisés dès maintenant étant donné que la situation sanitaire est bien mieux maîtrisée au Royaume-Uni. Sans parler des obligations de tests qui devraient aussi être levées pour les vaccinés immédiatement, comme la France vient de le faire pour les voyageurs venant d’Afrique du Sud.”

    Beaucoup de Britanniques souhaitent pouvoir voyager en France, et nous espérons que ce sera bientôt le cas. Le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, a d’ailleurs déclaré un assouplissement des restrictions de voyage entre les deux pays, d’ici à la fin de la semaine.

  • Covid-19 : le Québec mis à rude épreuve

    Covid-19 : le Québec mis à rude épreuve

    Au Canada, la province francophone endure sa pire crise depuis le début de la pandémie de Covid-19. Entre la hausse des contaminations et des hospitalisations, le gouvernement québécois multiplie les mesures restrictives pour tenter d’endiguer la cinquième vague.

    Un système hospitalier à bout

    Alors que chaque jour les admissions dues au coronavirus augmentent par dizaines, les hôpitaux se voient contraints d’annuler et de reporter des chirurgies et des rendez-vous programmés avec des patients, dans le but de libérer des lits et du personnel.

    Effectivement, avec près de 2500 personnes hospitalisées pour cause de coronavirus, le personnel soignant n’a plus le choix. Parmi ces malades, la moitié sont des non-vaccinés alors que ces derniers représentent seulement 10% de la population québécoise.

    Des mesures restrictives pour les non-vaccinés

    Face à cette flambée épidémique, les représentants québécois cherchent à mettre en place des limitations pour les non-vaccinés. Le ministre québécois de la santé, Christian Dubé, a d’ailleurs annoncé qu’à partir du 18 janvier prochain la présentation du passeport vaccinal sera obligatoire pour accéder aux SAQ (Société des alcools du Québec) et SQDC (Société québécoise du cannabis). Une décision saluée par les citoyens.

    « Tout ce qu’on va faire dans le sens d’étendre les restrictions à l’accès public aux gens qui ne sont pas vaccinés, va aller dans la bonne direction ».

    Cécile Tremblay, microbiologiste et infectiologue à l’hôpital de Montréal
    Quebec
    Christian Dubé, ministre québécois de la santé – crédit photo : AFP/ Radio Canada

    La vaccination obligatoire n’est pas envisagée

    Si le ministre canadien de la santé pense aller vers une vaccination obligatoire pour tous, la province du Québec se refuse à une telle résolution, et espère ralentir l’épidémie avec la campagne de vaccination. Seulement, celle-ci s’est lancée tardivement et n’a pu empêcher le variant Omicron de jouer les trouble-fêtes lors des réjouissances de fin d’année.

    Des armes limitatives

    Avec des centaines de milliers de contaminations pendant les fêtes de Noël, les centres de dépistages et les pharmacies ont été pris d’assaut et n’ont pu répondre à la trop forte demande de tests. Ainsi, les autorités ont décidé de remettre en place un couvre-feu imposé entre 22h et 5h du matin, de rendre l’école à distance obligatoire jusqu’au 17 janvier, d’interdire les rassemblements privés et de fermer les restaurants, théâtres, salles de spectacles, cinémas et de gym jusqu’à nouvel ordre. Pour pouvoir se dépister, une distribution d’autotests est prévue cette semaine.

    Un reportage de TV5MONDE

  • Détaché par une entreprise, comment calculer la prime d’expatriation ?

    Détaché par une entreprise, comment calculer la prime d’expatriation ?

    La prime d’expatriation, également appelée indemnité d’expatriation, est un complément de salaire versé par un employeur à ses salariés expatriés. Il s’agit donc d’un supplément de rémunération accordé aux salariés qui acceptent d’exercer l’activité de l’entreprise en dehors de France. Cette prime a un double objectif : celui de compenser les contraintes et les difficultés que le salarié peut rencontrer lorsqu’il est à l’étranger et celui d’inciter les salariés à s’expatrier.

    Une expatriation peut en effet avoir des conséquences importantes pour le salarié telles qu’une augmentation du coût de la vie, un déménagement, des démarches administratives complexes.

    Comment la calculer ?

    La prime d’expatriation n’est pas une prime obligatoire. Son versement et son montant ne sont donc pas fixés par la loi. Ce supplément de salaire doit donc être encadré soit par :

    • une convention collective.
    • les usages au sein de l’entreprise.
    • une négociation entre l’employeur et le salarié.

    La prime d’expatriation correspond donc à un pourcentage du salaire de base du salarié dont le montant est fixé soit par une convention collective, par un usage ou par accord entre l’employeur et le salarié. Dans la pratique, en moyenne la prime d’expatriation est en moyenne de 5 à 20 % du salaire de base du salarié.

    ©Adobe Stock

    Le montant de ce pourcentage est lié à différents critères tels que :

    • L’éloignement : plus le pays d’expatriation est loin plus le montant de la prime d’expatriation est élevé.
    • De la durée de la mission : plus la mission est longue plus la prime d’expatriation est élevée.
    • Des éventuelles dangerosités du pays : si le pays présente des risques pour le salarié la prime n’en est que plus importante.
    • Des difficultés de vie que présente le nouveau pays. La prime d’expatriation ayant pour but de compenser ces difficultés de vie, plus elles seront importantes et plus la prime sera élevée.

    Et les impôts ?

    La prime d’expatriation est exonérée d’impôt sur le revenu sous conditions. Cette exonération s’applique si la prime répond aux conditions suivantes :

    • Elle est versée dans le but de compenser des difficultés subies lors de séjours effectués dans l’intérêt direct et exclusif de l’employeur.
    • Elle est accordée pour un déplacement qui nécessite une résidence d’une durée effective d’au moins 24 heures dans un autre pays.
    • Son montant est fixé avant le séjour et ne doit pas dépasser 40 % de celui de la rémunération du salarié.

    De plus, le salarié doit rester un résident français et continuer à être imposé en France pour sa rémunération de base. Si l’ensemble de ces conditions n’est pas réuni, le montant de la prime d’expatriation est soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des traitements et salaires et doit être déclaré sur la déclaration d’impôt n° 2042.

  • Métaverse : mirage ou nouvel eldorado ?

    Métaverse : mirage ou nouvel eldorado ?

    Dans les métaverses en construction, comme dans le monde réel, on assiste à une frénésie d’achats « immobilier ». Des entreprises, des particuliers, dépensent des sommes plus importantes pour disposer d’un emplacement pouvant offrir, à terme, une visibilité dans l’univers virtuel, faisant ainsi le bonheur des vendeurs.

    La Tour Eiffel de 400 à 400.000 $

    Dans SuperWorld, une planète virtuelle, les internautes achètent des versions numériques de n’importe quel endroit sur Terre pour des montants atteignant en moyenne 3 000 dollars. Le Taj Mahal et la Tour Eiffel se sont échangés pour des sommes bien plus importantes, 200 000 et 400 000 dollars respectivement. Les anciens propriétaires virtuels les avaient acheté pour moins de 400 dollars chacun. Des mondes entièrement inventés attirent également les investisseurs.

    En novembre, Republic Realm, une entreprise qui gère et développe l’immobilier numérique, a payé 4,3 millions de dollars pour un terrain sur une plate-forme appelée Sandbox. Le même mois, Tokens.com a dépensé 2,4 millions de dollars pour un terrain dans le quartier Fashion Street de Decentraland. Dans ce quartier, des boîtes de nuit et des casinos virtuels sont des sources de revenus et de passage, ce qui conduit à une augmentation des prix de l’immobilier. La maison de vente aux enchères, Sotheby’s, a également ouvert une galerie virtuelle sur Decentraland. Elle organise des ventes de NFT. Somnium Space, une plateforme concurrente, a gagné plus de 1,8 million de dollars de ventes de terrains sur le seul mois de novembre.

    Ventes privées de NFT

    Dans d’autres mondes virtuels, des salles de concert ont été créées et diffusent les performances des avatars de Justin Bieber et d’Ariana Grande. À proximité des salles de concert, des boutiques virtuelles ont été louées par des maisons de mode telles que Gucci, Dolce & Gabbana, Burberry et Balenciaga. Ces dernières vendent depuis plusieurs mois des articles de marque dans les sites « métaverse ». Comme dans le monde physique, le prix des emplacements dépend de la fréquentation et du potentiel commercial de la plateforme. L’appréciation des biens immobiliers virtuels est fonction du nombre d’utilisateurs de la plateforme et de leur volonté, ou non, de réaliser des achats virtuels. Afin d’améliorer leur fréquentation, les métaverses proposent en exclusivité des évènements comme des concerts, des ventes privées de NFT permettant d’accéder à des biens réels, etc. Le prix des emplacements est lié à des effets de mode pouvant se retourner très rapidement. Contrairement aux biens physiques, la rareté est dans le monde virtuel une valeur relative. Chaque royaume virtuel est en effet illimité.

    Des nouveaux royaumes, des centaines de métaverses créés ces derniers mois.

    Par ailleurs, il est possible de créer de nouveaux royaumes à tout moment. Des centaines de métaverses ont été créés ces derniers mois et d’autres sont en préparation. Une concurrence sauvage existe entre ces différents mondes virtuels. L’engouement est de nature spéculative et donc volatile. Les ventes de propriétés virtuelles impliquent généralement l’échange de la cryptomonnaie usité sur la plateforme. Pour acquérir des biens sur Decentraland, il faut disposer de la crypto maison « le mana ». Pour Sandbox, il faut utiliser des jetons numériques appelés « sand ». Les prix de ces cryptoactifs peuvent fluctuer de manière importante et rapide même par rapport aux cryptomonnaies établies telles que le bitcoin ou l’éther qui eux-mêmes constituent une classe d’actifs difficilement prévisible.

    Pour réduire le risque, les investisseurs spécialisés dans les NFT et les métaverses comme « Republic Realm » diversifient leurs avoirs. Cette entreprise possède des terrains sur vingt-trois plateformes métaverses distinctes. Comme pour les réseaux sociaux, un écrémage interviendra au sein des mondes virtuels en construction avec, à la clef, de nombreux perdants. Les dirigeants des métaverses pourraient être évidemment tentés de limiter les droits de propriété pour faire augmenter les prix. La création de quartiers ou de rues de luxe virtuels reprenant les règles du monde réel est retenue par les plateformes qui ont, par ailleurs, comme objectif d’attirer le plus grand nombre d’internautes.

  • UE : Europol contraint de supprimer un grand nombre de données personnelles

    UE : Europol contraint de supprimer un grand nombre de données personnelles

    Le gendarme européen de la protection des données a annoncé lundi (10 janvier) avoir ordonné à l’agence de police Europol de supprimer de ses fichiers un grand nombre d’informations ne respectant pas les garde-fous érigés, notamment sur la durée de stockage d’éléments sensibles.

    Cela concerne des données transmises par les pays membres de l’UE sur des individus soupçonnés d’activités criminelles, a déclaré dans un communiqué l’EDPS (European Data Protection Supervisor), une agence chargée de contrôler tous les organismes et les institutions de l’UE dans ce domaine de la gestion des données personnelles.

    Si dans un délai de six mois après la réception de ces données le lien avec une activité criminelle n’a pu être prouvé, il est interdit de les conserver.

    « Un délai de six mois pour la pré-analyse et le filtrage de grands ensembles de données devrait permettre à Europol de répondre aux requêtes opérationnelles des États membres de l’UE qui lui demandent un soutien technique et analytique, tout en réduisant au minimum les risques pour les droits et les libertés des personnes », a expliqué le chef de l’EDPS, Wojciech Wiewiorowski.

    À l’issue d’une enquête ouverte en 2019, le Contrôleur européen de la protection des données accuse ainsi Europol d’avoir enfreint sa propre réglementation en conservant « plus longtemps que nécessaire » certaines données.

    Il précise avoir notifié le 3 janvier à Europol l’ « ordre de supprimer des données concernant des individus sans lien établi avec une activité criminelle ».

    Il s’agit d’une nouvelle étape après l’avertissement envoyé en septembre 2020 sur la nécessité de mettre fin à ce stockage de données jugé illégal.

    Pour Europol, la décision de l’EDPS est susceptible d’entraver ses activités : « Cela aura un impact sur notre capacité à analyser de vastes et complexes ensembles de données à la demande des forces de l’ordre », a réagi l’agence lundi dans un communiqué.

    La décision concerne notamment des données détenues par les États et fournies à Europol pour des enquêtes touchant « au terrorisme, à la cybercriminalité, au trafic de drogues international, à la pédocriminalité, entre autres », dans lesquelles l’intervention d’Europol « couvre fréquemment des périodes supérieures à six mois », a-t-elle fait valoir.

    Logo de l’EDPS, l’autorité de contrôle indépendante qui dépend de l’Union européenne et basée à Bruxelles

    Désormais, Europol dispose d’un délai de douze mois pour effacer les données problématiques qui n’auraient pas encore été éradiquées à la date du 3 janvier 2022.

    La Commission européenne a salué ce délai offert « à titre de dérogation » par l’EDPS, estimant que cela donnera « suffisamment de temps » à Europol pour se conformer à la décision.

    Charge ensuite au Parlement européen et au Conseil (qui représente les 27 pays de l’UE) de « fournir une solution appropriée et une clarté juridique sur le traitement des big data par Europol », a aussi relevé l’exécutif européen dans un communiqué.

    L’agence européenne de police Europol, établie à La Haye, aux Pays-Bas, assiste et soutient les 27 pays de l’UE dans la lutte contre la criminalité organisée (drogue, armes, etc.) et les réseaux terroristes.

    Avec un millier d’employés et 220 officiers de liaison à travers le monde, elle revendique, sur son site internet, une aide à plus de 40 000 enquêtes internationales par an.

  • Le Québec veut toujours plus de Français

    Le Québec veut toujours plus de Français

    Chaque année, la Direction des services d’immigration du Québec organise une opération de recrutement pour trouver plusieurs milliers de travailleurs français près à traverser l’océan Atlantique. La province canadienne cherche de la main-d’œuvre de tous niveaux pour de nombreux secteurs. Le Consulat général de France à Montréal compte ainsi 61 000 Français inscrits au Registre des Français à l’étranger dans sa circonscription. Ce chiffre est resté assez stable pendant la pandémie, mais il doit être analysé avec prudence : l’inscription au Registre n’est pas obligatoire (il y aurait en réalité de 120 000 à 150 000 Français dans la circonscription).

    L’immigration pour sauver la francophonie

    La situation du français à Montréal suscite de l’inquiétude au Québec. À tel point que le premier ministre, François Legault, inquiet de la situation dans certains commerces, où il est difficile de se faire servir en français, vient d’annoncer que son gouvernement va réformer en profondeur la loi 101. Le ministre responsable de la langue française, Simon Jolin-Barrette, s’engage à lui donner plus de mordant et songe même à l’étendre. L’autre solution pour renforcer le français dans la province canadienne est de faire appel à l’immigration : Français, Belges, Suisses, Africains, etc.

    Et son économie

    En sus, la province est touchée par le vieillissement de sa population, il y a donc des postes à combler avec les départs en retraite. L’économie tourne à plein régime depuis plusieurs années. Le taux de chômage ne dépasse pas les 6 %, certaines régions frôlent même le plein-emploi. Il y aura 1,4 million d’offres d’emplois à pourvoir à l’horizon 2026. Les besoins sont grands dans le secteur des jeux vidéo, de l’ingénierie ou la santé où l’on cherche des infirmières et des aides-soignantes. Dans l’agroalimentaire, la restauration, les transports et le BTP, on recrute aussi pour faire face aux carences.

    ©AFP

    Une communauté française dynamique

    Depuis 10 ans, la communauté française au Québec connaît un fort taux d’accroissement. Le nombre de Français inscrits sur les registres consulaires de Québec et de Montréal a presque doublé depuis 2005, passant de 45890 à 80900 (+76%). Chaque année, entre 3 000 et 4 000 Français s’établissent ainsi au Québec sous le régime de la résidence permanente. S’y ajoutent les étudiants, les détenteurs de permis temporaire ou d’un permis vacances-travail. Dans la ville de Québec et sa région, ils constituent le premier groupe d’immigrants.

    S’adapter au pays

    Les Québecois sont francophones mais ils ont une conception du travail plus nord-américaine. Le poids de la hiérarchie est moins fort qu’en France. C’est aussi plus facile de se reconvertir car la souplesse est vue comme une qualité.

    Mais au-delà de l’accent, il ne faut pas sous-estimer la période d’adaptation quand on vient de l’étranger. Les salaires sont comparables, mais il n’y a que deux semaines de congés payés par an en début de carrière. Le CDI n’existe pas, même si les emplois syndiqués permettent des renouvellements automatiques. Même avec une promesse d’embauche, il faut être conscient de la différence des mœurs avant d’aller travailler au Québec.

    Comme s’installer au Québec ?

    Si vous êtes un travailleur qualifié et souhaitez émigrer au Québec, vous devez suivre les étapes suivantes :

    En vertu de la loi canadienne, le Québec peut choisir lui-même ses immigrants. Ces derniers doivent tout de même respecter les exigences d’IRCC pour être admis au Canada. Voir les motifs d’interdiction de territoire.

    Première étape

    Communiquez avec le Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion du Québec et remplissez une demande de Certificat de sélection du Québec (CSQ).

    Deuxième étape

    Si le gouvernement du Québec approuve votre demande de Certificat de sélection du Québec, vous devez ensuite envoyer une demande de résidence permanente au Bureau de réception centralisée des demandes (BRCD) de Sydney, en Nouvelle-Écosse, Canada. À la lumière des renseignements que vous aurez présentés, un agent d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada approuvera ou refusera votre demande.

  • Ces Français qui ne parlent pas français !

    Ces Français qui ne parlent pas français !

    Depuis le XVIème siècle, la France a essaimé dans le monde entier. En premier lieu au Canada, qu’elle découvre via son célèbre explorateur Jacques Cartier mandaté par François Ier, puis elle s’installa dans les Antilles, avant sous l’impulsion de Colbert et du Roi Soleil de conquérir un immense territoire en Amérique du Nord et de picorer quelques enclaves dans les Indes pas encore britanniques. Puis ce fut l’Afrique avec la IIIème République et son « oeuvre civilisatrice » souvent maladroite et toujours cruelle. Au fil des siècles, quelques Français ont tenté l’aventure et sont partis s’installer dans les colonies. Leurs descendants, aujourd’hui, sont parfois encore français mais aux racines bien éloignées au point d’en avoir perdu la langue française pourtant socle de notre exception culturelle. On vous propose un petit tour d’horizon de ces Français qui ne parlent plus la langue de Molière !

    Pondichéry, le confetti indien

    La France régna pendant trois siècles sur son ancien comptoir implanté sur la côte orientale de l’Inde. Quelques milliers de Franco-Pondichériens défendent encore leur double culture tamoule et française.

    En 250 ans de présence française, Pondichéry connaîtra deux guerres franco-anglaises. Mais elle est encore française en 1954, quand elle rejoint l’Inde indépendante. La contribution des Indiens Français à la Belle France et ses colonies fut considérable et même aujourd’hui, nombre de descendants vivent en France métropolitaine ou dans ses territoires d’outre-mer. Aujourd’hui, près de 20 000 Pondichériens vivent en France tandis que 6500 habitants de Pondichéry détiennent le passeport français.

    Parmi ces Français, la grande majorité issue de castes basses ne maitrisent pas la langue française. L’accès au Lycée français étant restreint du fait de ses tarifs prohibitifs pour les classes populaires, les jeunes Français n’ont pas d’autre choix que de rejoindre le réseau indien où l’enseignement du français est réservé aux dernières années. Ce phénomène ne fait qu’éloigner un peu plus ces Français de la Nation. Par exemple, pour les élections, la France n’autorise que l’utilisation de notre langue pour la rédaction des éléments de « propagande ». Lors des élections consulaires, les candidats se sont retrouvés dans l’incapacité de communiquer vers leurs électeurs et ainsi de les mobiliser.

    Autre problème, leur accès aux services de l’Etat, ayant uniquement la nationalité française (l’Inde n’autorise pas la double nationalité mais les autorise à séjourner à vie sur son territoire), ils sont souvent dans leur incapacité de faire valoir leurs droits chez nous et sont en proie à des discriminations en Inde.

    Les pionniers du Paraguay

    L’actuelle agglomération de Villa Hayes au Paraguay est l’héritière d’une éphémère colonisation française, elle se nommait à sa fondation « Nouvelle Bordeaux » en 1855. Née sous l’impulsion du nouveau dirigeant du Paraguay fraichement libéré de la tutelle espagnole, cette expérience française ne dura qu’une année. Le temps de voir arriver 419 Basques, des familles entières, sur ces nouvelles terres où tout était à construire. Ils furent rejoints par 400 autres Français originaires eux de Picardie.

    Aujourd’hui, leurs descendants ont prospéré et 1700 ont même conservé la nationalité française. Comme en Inde, ils ont été oubliés et n’ont pas disposé d’accès à l’éducation française. Et les conséquences sont les mêmes, ces Français ne le sont plus que par le passeport. Peu mobilisés lors des élections et loin de Paris, leur circonscription consulaire est même menacée de fusion avec l’Argentine voisine. L’élu consulaire, Edmond Suchet, avec le soutien des sénateurs, essaie de s’opposer à la rationalité de l’administration afin de conserver un lien fort avec ces Français du bout du monde.

  • Covid : le point sur les frontières en janvier 2022

    Covid : le point sur les frontières en janvier 2022

    2022 va-t-elle ressembler à 2021 voire à 2020 ? C’est la question que se posent tous les expatriés. Pour voyager vers la France ou leur pays de résidence mais pas seulement. On fait le point sur les dernières évolutions aux frontières en janvier 2022.

    France

    Une classification des pays/territoires est définie et régulièrement actualisée par le gouvernement en fonction de la situation sanitaire. Au 11 janvier, les pays sont classifiés ainsi :

    Pays/territoires « vert »  : pays/territoires dans lesquels aucune circulation active du virus n’est observée et aucun variant préoccupant n’est recensé. Il s’agit des pays de l’espace européen, auxquels s’ajoutent l’Arabie Saoudite, l’Argentine, l’Australie, Bahreïn, la Corée du Sud, les Émirats arabes unis, Hong Kong, le Japon, le Koweït, la Nouvelle-Zélande, le Qatar, le Rwanda, le Sénégal, Taïwan, l’Uruguay et le Vanuatu.

    Pays/territoires « orange »  : pays/territoires dans lesquels est observée une circulation active du virus dans des proportions maîtrisées. Il s’agit de tous les pays/territoires n’étant pas inclus dans les listes des pays/territoires « vert » et « rouge ». Des mesures renforcées sont en vigueur pour les déplacements entre la France et le Royaume-Uni. Il convient de consulter la fiche des Conseils aux voyageurs pour le Royaume-Uni.

    Pays/territoires « rouge »  : pays/territoires dans lesquels est observée une circulation active du virus avec une présence de variants préoccupants. Il s’agit des pays/territoires suivants : l’Afghanistan, l’Afrique du Sud, la Biélorussie, le Botswana, les États-Unis, l’Eswatini, la Géorgie, le Lesotho, le Malawi, Maurice, la Moldavie, le Monténégro, le Mozambique, la Namibie, le Nigéria, le Pakistan, la République démocratique du Congo, la Russie, le Suriname, la Tanzanie, la Turquie, l’Ukraine, la Zambie et le Zimbabwe.

    Europe

    Hors Union européenne, les Etats suivants ont modifié dernièrement leurs conditions d’accès :

    Monténégro

    Seules les personnes vaccinées peuvent depuis le 06 janvier 2022 entrer au Monténégro.

    Bulgarie

    Depuis le 7 janvier, seules les personnes vaccinées pourront entrer en Bulgarie depuis la France. Elles devront présenter un test PCR de moins de 72h.

    Kosovo

    Seules les personnes vaccinées deux doses peuvent désormais entrer au Kosovo.

    Royaume-Uni

    Le Royaume-Uni a supprimé l’exigence de test avant le départ pour les voyageurs vaccinés qui entrent sur son territoire depuis le 7 janvier.

    Israël

    Les personnes vaccinées peuvent depuis le 10 janvier se rendre en Israël depuis la France à condition d’avoir un test PCR de moins de 72 heures avant le vol ou un test antigénique de moins de 24 heures avant le vol et de faire un test PCR à l’arrivée.

    Asie

    Thaïlande

    La Thaïlande a suspendu le 07 janvier le programme Test & Go pour une durée indéterminée, mais a ajouté 3 provinces en plus de Phuket dans le programme Sandbox : les trois îles de la province de Surat Thani : Koh Samui, Koh Tao et Koh Phangan et l’ensemble des provinces de Krabi et Phangnga. Les personnes dont le Thailand Pass a été approuvé avant la mise en place des nouvelles restrictions ne pouvaient entrer en Thaïlande que jusqu’au 10 janvier.

    Hong-Kong

    Hong Kong a interdit les vols en provenance de France du 07 janvier au 20 janvier 2022.

    Macao

    Macao interdit toute arrivée de voyageurs internationaux par avion jusqu’à nouvel ordre.

    Cambodge

    Tout voyageur testé positif à son arrivée au Cambodge sera placé dans un centre de soins désigné par les autorités pendant au moins 10 jours. Les conditions sanitaires y sont extrêmement précaires. La fin de quarantaine n’est signifiée qu’après réception de 2 résultats négatifs consécutifs aux tests PCR réalisés à 48 heures d’intervalle. Dans ces circonstances, le Ministère des Affaires étrangère conseille de reporter tout voyage au Cambodge.

    Indonésie

    L’Indonésie ferme ses portes aux voyageurs en provenance de France. En revanche, la quarantaine est abaissée à 7 jours pour les pays autorisés. 

    Afrique et Amériques

    Algérie

    Depuis le 07 janvier, l’Algérie a ouvert partiellement ses frontières terrestres avec la Tunisie.

    Canada

    Depuis le 07 janvier et jusqu’à la fin du mois, le Québec a instauré un couvre-feu de 22h à 5h et les restaurants sont fermés (sauf livraison et commande à emporter).

  • Les startupers, la classe qui monte

    Les startupers, la classe qui monte

    La numérisation de l’économie s’accompagne de la montée en puissance d’une nouvelle catégorie au sein de la population, celle des « startupers ». Cette catégorie comprend les créateurs d’entreprises dont l’activité est liée au digital ainsi que les cadres qui y sont employés. Ce sous-ensemble comprend 600 000 personnes. Il faut y ajouter les cadres des entreprises traditionnelles dont l’emploi est en lien avec les technologies de l’information et de la communication, soit environ 800 000 personnes.

    Au total, 1.5 millions de personnes en France

    L’écosystème des startups ne se limite pas aux seules entreprises technologiques. Il faut ajouter les centres de recherche, les incubateurs, les laboratoires des universités et des grandes écoles centrées sur les techniques de l’information et de la communication ainsi que les fonds de capital-risque. Au total, plus de 1,5 million de personnes travaillent directement ou indirectement au sein de la sphère digitale.

    Cet univers du digital reste majoritairement masculin (77 %) même si ces dernières années, les femmes se font plus nombreuses notamment dans les domaines de la communication et l’analyse des données. Le marketing digital attire également de plus en plus de femmes. La principale particularité de ce nouveau monde est son caractère urbain et très parisien. 40% des effectifs sont basés en Île-de-France et 75% au sein des grandes métropoles. Une startup sur deux est installée en région parisienne. Près des deux tiers des financements profitent à des startups dont le siège social est à Paris. Les startups sont créées avant tout par les diplômés de l’enseignement supérieur dont les établissements se situent essentiellement en Île-de-France.

    Des entreprises sans bureau

    Les startupers changent à grande vitesse les codes du monde du travail, que ce soit au niveau des comportements, de la manière de s’habiller ou au niveau de l’organisation du travail. Les startups ont popularisé les entreprises sans bureau qui recourent aux espaces de coworking. En 2019, la France comptait plus de 1 700 espaces de coworking, contre 370 en 2015. Un tiers de ces lieux sont en Île-de-France et un quart à Paris. Les startups embauchent des personnes en « full remote », c’est-à-dire qui travaillent de chez eux, dans des hôtels ou au sein d’espaces de coworking. Le mode de vie professionnelle des startupers se diffuse au sein des entreprises traditionnelles qui prévoient au sein de leurs bureaux des espaces de détente ou des ateliers de cocréation.

    Les startupers, associés aux valeurs de jeunesse, de réussite, d’urbanité et de cosmopolitisme, ont tendance à vivre au sein des quartiers à la mode ou bourgeois des grandes agglomérations. À Paris, ils se concentrent dans le 9e, 10e arrondissements voire, fortune aidant, dans le 6e et le 7e arrondissements. Ils sont des adeptes de l’alimentation végan, du bio, des deux-roues et de la livraison à domicile. Leur présence modifie la structure commerciale de certains quartiers comme dans le 10e et dans certaines rues du 6e arrondissement à Paris.

    Le logo de la Franch Tech, le label officiel attribué aux entreprises françaises reconnues comme start-ups, par les autorités françaises

    Start-up Nation

    Cet écosystème mis en valeur par le Président de la République, Emmanuel Macron, avec le terme de « start-up nation » dispose de ses propres organes de communication comme le site « Maddyness » ou le site de recrutement qui lui est dédié « Welcome to the Jungle ».

    Cette catégorie de la population française s’autonomise de plus en plus. Elle se distingue du monde classique des cadres et des entrepreneurs. Composé essentiellement de diplômés bac+5, ce groupe est plus ouvert sur l’international que celui des cadres ou des entrepreneurs classiques.

    La Chine, la Corée du Sud, le Japon et les États-Unis, ou plutôt les entreprises de la haute technologie de ces pays, sont leurs références. La participation au salon CES de Las Vegas constitue pour de nombreux startupers un passage obligé. La « start-up nation » crée une nouvelle catégorie d’entrepreneurs dont les comportements et la richesse commencent à infuser au sein de la société française même si, en proportion, ce phénomène n’est pas comparable à celui en cours aux États-Unis.

  • Le Royaume-Uni menace de suspendre le protocole sur l’Irlande du Nord

    Le Royaume-Uni menace de suspendre le protocole sur l’Irlande du Nord

    La ministre du Brexit, Liz Truss, a de nouveau engagé le gouvernement britannique dans un bras de fer avec Bruxelles, avertissant dimanche (9 janvier) qu’elle était prête à suspendre le protocole sur l’Irlande du Nord, et potentiellement à faire échouer l’accord commercial du Royaume-Uni avec l’UE.

    « Je veux qu’une solution soit négociée, mais si nous devons utiliser des dispositions légales, notamment l’article 16, je suis prête à le faire », a expliqué Mme Truss dans le quotidien britannique Daily Telegraph.

    « Cette clause de sauvegarde a été explicitement conçue — et elle a été acceptée par toutes les parties — pour atténuer les problèmes sérieux dus à la sensibilité des questions en jeu », a-t-elle ajouté.

    L’UE a prévenu que le recours à l’article 16 pourrait entraîner la suspension de l’accord de commerce et de coopération avec le Royaume-Uni, qui régit les relations entre les deux parties depuis le Brexit.

    Mme Truss a pris la responsabilité des relations post-Brexit avec l’UE après la démission de l’ancien ministre du Brexit, David Frost, le mois dernier. M. Frost avait démissionné en déclarant qu’il ne pouvait pas cautionner les restrictions liées à la pandémie prises par le gouvernement de Boris Johnson ainsi que ses projets d’augmentation des taxes.

    « Je ne signerai rien qui empêche les habitants d’Irlande du Nord de bénéficier des mêmes décisions que le reste du Royaume-Uni en matière de fiscalité et de dépenses, ou qui soumet encore les marchandises circulant dans notre propre pays à des contrôles », Mme Truss a fait savoir.

    Les discussions entre les fonctionnaires de l’UE et du Royaume-Uni sur le protocole reprendront cette semaine, et Mme Truss rencontrera pour la première fois le vice-président de la Commission européenne, Maroš Šefčovič.

    Les remarques de Mme Truss ont été relayées par le chef de la diplomatie de l’UE à Londres.

    « Nous avons déjà entendu cela de la part du gouvernement, donc nous ne sommes ni surpris ni impressionnés », a confié l’ambassadeur de l’UE au Royaume-Uni, João Vale de Almeida, à Sky News.

    « Ce sur quoi nous nous concentrons, c’est d’essayer de trouver une solution aux problèmes que nous rencontrons dans la mise en œuvre du protocole », a-t-il ajouté.

    2021, la première année du Royaume-Uni hors du marché unique de l’UE, a été marquée par une série de querelles avec la Commission européenne, concernant notamment la pêche, le statut de la mission diplomatique de l’UE à Londres et le protocole sur l’Irlande du Nord, qui a constitué un sujet de discorde majeur tout au long du processus de sortie de l’UE.

    Le Sinn Fein, parti républicain irlandais qui prône la réunification des deux Irlande

    Depuis six mois, les fonctionnaires négocient un compromis sur la mise en œuvre du protocole relatif à l’Irlande du Nord, après que le Royaume-Uni s’était plaint que les entreprises étaient confrontées à de nouvelles exigences administratives coûteuses et à des problèmes dans la chaîne d’approvisionnement et que le protocole risquait de compromettre la stabilité politique en Irlande du Nord.

    Le protocole avait introduit des contrôles douaniers sur les marchandises voyageant du Royaume-Uni vers l’Irlande du Nord afin de ne pas mettre en place une frontière douanière dure sur l’île d’Irlande.

    La Commission européenne avait toutefois pris des mesures visant à garantir que les médicaments continueront à être disponibles en Irlande du Nord en même temps que dans le reste du Royaume-Uni et que les médicaments entrant en Irlande du Nord depuis le Royaume-Uni ne nécessiteront pas d’étiquetage supplémentaire.

    Néanmoins, peu de progrès ont été réalisés sur d’autres points de désaccord, tels que les contrôles douaniers sur une série de marchandises et le rôle de la Cour de justice de l’Union européenne dans le règlement des différends.

    Les deux parties considèrent les élections de l’Assemblée d’Irlande du Nord en mai comme une date clé. Ces élections pourraient voir le parti républicain irlandais Sinn Fein devenir pour la première fois le plus grand parti du gouvernement décentralisé.

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