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  • On a trouvé l’Eldorado !

    On a trouvé l’Eldorado !

    Vous avez un sac entier de coquillages, des Cauris, monnaie internationale connue de la Chine à l’Afrique de l’ouest depuis des millénaires. Arrivent les monnaies européennes : un sac de 20.000 Cauris vaut trois euros. Adieu trésor, bonjour richesse ? L’économie financière, se plaint-on, n’a plus rien à voir avec l’économie réelle. Tant mieux ! Sans l’économie financière, des rois fainéants se trimbaleraient toujours avec leurs sacs de billes, de bronze ou de Cauris. C’est l’invention de la banque, du crédit –acte de confiance en l’avenir, acte de foi- qui a financé le décollage économique de l’Europe, qui finance, plus que jamais, l’innovation, le développement. Jusqu’ à l’affolement. Evidemment, cela ne va ni sans surprise, ni sans crise. 

    Il y a peu, les économistes estimaient qu’un pays qui dépasserait les 100% de taux d’endettement par rapport à son PIB ferait faillite. C’est  le cas du Japon, des Etats-Unis, de la France, de l’Italie, pays riches, qui continuent d’emprunter. La faillite n’est pas là. Jamais, sur longue période, les taux d’intérêt, c’est-à-dire le coût de la dette, n’ont été aussi bas. Et la dette de gonfler, gonfler … jusqu’à l’explosion ? Possible : l’inflation, cet impôt déguisé qui ruine les rentiers, montre le bout de son nez. Aie ! Ou tant mieux ? Car elle rogne la dette.

    Il n’y a pas d’autre monnaie mondiale que le Dollar et l’Euro

    Normalement, avec la fabrication de liquidités par les Banques centrales pour combler les déficits, les monnaies devraient se dévaluer. Mais il n’y a pas d’autre monnaie mondiale que le Dollar et l’Euro, qui se multiplient au fur et à besoin des déficits des Etats qui les émettent. Où aller ? En Chine ? Pas confiance : La monnaie chinoise est trop contrôlée par l’état- parti, et les dettes chinoises, privées et publiques, sont opaques et colossales.

    De nouvelles valeurs se créent  

    L’afflux de monnaie provoque bien une hausse des prix : celle des actions et des bourses. En cas d’incertitude, chacun préfère prêter aux riches qu’aux pauvres. Les actions qui montent sont celles des GAFAM et autres Tesla, tandis que les cours des vieillies industries restent à la peine. De nouvelles valeurs se créent : le Bitcoin parait presque ancien, voici venu le temps des NFL (Non Fongible Tokens), jetons uniques qui savent déjà que les univers des métavers sont à eux.  

    Il existe 6000 cryptomonnaies. Un truc de Geeks, de criminels ? C’est vrai, ce sont des actifs très spéculatifs, très volatils, indépendants des états et des banques. Le crime organisé en profite. Il représenterait … 0.15% des transactions. Les cartels n’utilisent-ils pas les dollars ? Les pirates ne faisaient ils pas collection de Cauris ? Hormis les criminels, seuls les spéculateurs, même engeance, s’y intéresseraient. Et les pauvres. Tiens, pourquoi les pauvres ?

    42% de la population au Nigéria. Plus de 30% en Thaïlande et aux Philippines. 25% en Turquie, presque autant en Argentine. Au Brésil, Colombie, Pérou près de 15%. En Afrique du sud, 18%. Là où les monnaies sont peu fiables, chacun se protège. A chaque crise, la ruée vers une valeur plus sûre qu’un Etat failli ou voleur. Le Salvador a adopté le Bitcoin comme monnaie légale. Le Zanzibar y songe. La Bourse de Gibraltar va être rachetée par une Blockchain.

    Les pauvres choisissent les cryptos contre les banques 

    L’extension des cryptos va se poursuivre. En Suisse on est à 13%. En France, où la culture économique est anti-économique, à 5%. Parce que c’est une valeur nouvelle. Comme l’expansion des NFT, (Non Fongible Token) avec les métavers. Ce sont des marchés-monde nouveaux, en expansion, qui créent, dans des univers parallèles, des valeurs qui ne sont pas fictives : des terrains qui s’achètent plus de 2 millions de dollars, des boutiques que s’arrachent les marques mondiales, cela n’a rien d’illusoire. Le NFT d’un métavers n’est pas plus virtuel qu’un billet de banque.

    Il ne s’agit pas de nouvelles monnaies. Mais d’un monde différent, qui modifie, étire, malaxe et déforme l’ancien. Un peu comme la naissance de l’aviation dans un univers de bateaux. Les navires sont toujours là, mais l’aviation change les modes de transport, et la façon de se faire la guerre. 

    Les banques vont changer, radicalement. Certaines vont disparaitre, parce qu’elles coûtent trop cher et sont de moins en moins utiles. Que gagnent-elles à conserver des clients ? Telle banque en ligne vient de supprimer 300.000 comptes, d’un coup. Elles n’ont pas même besoin de prétexte, ce qui pose d’ailleurs un problème monumental. Deux milliards de personnes dans le monde n’ont pas de compte en banque. Pourquoi en avoir, demain, si vous pouvez avoir des cryptos, ce qui est moins cher, moins contrôlé, plus sécurisé ?

    La finance nouvelle se moque du Fisc, des nationalités, des frontières. 

    La finance décentralisée, appuyée sur la blockchain, permet des transactions sécurisées, infalsifiables, et transparentes. Elle permet d’emprunter et de prêter, d’investir, d’échanger sans intermédiaire ou à des coups restreints, d’automatiser contrats et garanties, d’enregistrer de façon cryptée, sans que rien ne puisse disparaitre. Ce type de finance est déjà inséré dans les métavers, qui obligent à repenser les droits d’usage et de propriété, sans parler de la notion de territorialité et donc de contrôle national et étatique.

    Les Etats ne sont pas contents. Ils pressent les Banques centrales d’ouvrir leurs propres monnaies digitales : ne pas rater la manne, ne pas rater sa place sur la rivière d’argent, ne pas s’éloigner de ce puits d’or : la finance nouvelle, qui se moque du Fisc, des nationalités, des frontières. 

    Paniqué de voir s’échapper tant d’avoirs, le Parti Communiste Chinois a interdit les transactions et minages des cryptomonnaies. Tous les « mineurs »  sont partis. Les voilà au Kazakhstan, promu deuxième pays de minage, derrière les Etats-Unis mais devant la Russie. Et une révolution en prime ! Le prix du gaz a doublé dans ce sultanat pétrolier et familial. Le vieil or noir est plus explosif que les nouvelles mines : ces dernières se déplacent. Les pays qui veulent défendre leur « souveraineté » monétaire interdisent les cryptomonnaies. Font-ils partie de l’avant garde ? Maroc, Algérie, Egypte, Bolivie, Népal, Bengladesh.

    Une révolution financière qui transforme les économies 

    La révolution digitale ouvre la voie à un nouveau monde financier, qui transformera les économies autant que la multiplication du crédit l’a fait avec le papier monnaie. La nouvelle finance est peut-être une invention diabolique, elle pourrait surtout être l’invention majeure du 21ème siècle. 

    Bien sûr l’avion ne supprime pas le bateau. Mais la voiture a éliminé le cheval. Le minage est tout à fait énergétivore, et il y a quelque chose d’absurde à consommer tant d’énergie pour, aujourd’hui fabriquer des cryptomonnaies, demain, entretenir des métavers pour des addicts aux jeux vidéos.  Certains y voient l’absurdité et le gâchis du monde contemporain. Pas seulement.

    On peut aussi y voir la chance de réussir la transition énergétique et la possibilité de sortir l’humanité de la misère. 

    La transition énergétique demande des milliards et milliards d’investissements. Idem pour la lutte contre la pauvreté. Continuer à financer le développement de l’Asie, commencer le financement de l’Afrique, car l’explosion démographique est là. Pour faire face, le choix entre la misère, la guerre ou le crédit. Mais le crédit a ses limites, dans les conditions de la finance actuelle. L’émergence de  « valeurs »  nouvelles, d’une économie financière plus solide et moins chère, peut être une chance extraordinaire pour financer ces besoins gigantesques. 

    Financer la transition énergétique, l’éducation, la fin de l’extrême pauvreté  par la finance hors sol, telle est peut-être la prochaine surprise de la folle révolution capitaliste qui est en train de se dérouler sous nos yeux. Peut-être folie d’y croire, mais pas de le penser.

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Passe vaccinal : ce qui va changer en France ce 15 janvier

    Passe vaccinal : ce qui va changer en France ce 15 janvier

    Alors que le projet de loi sur le passe vaccinal a été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, jeudi 6 janvier, le texte est présenté au Sénat, ce lundi 10 janvier. Quelle différence avec le passe sanitaire ? Quand sera-t-il appliqué et qui est concerné ? On fait le point pour les expatriés qui doivent voyager en France.

    Après trois jours de débats houleux, le texte de loi sur le passe vaccinal a été adopté à l’Assemblée nationale jeudi 6 janvier, à 214 voix pour, 93 voix contre et 27 abstentions. Les LR se sont engagés à ne pas y faire obstacle au Sénat afin de permettre une adoption rapide. De leur côté, les députés de gauche (LFI, PCF, PS, Libertés et Territoires) envisagent un recours au Conseil constitutionnel contre la loi sur le passe vaccinal.

    Dès 12 ans

    Demandé dès l’âge de 12 ans, le pass vaccinal s’appliquera dans les restaurants, bars, cafés, cinémas, théâtres et autres activités de loisirs, foires et séminaires, comme le pass sanitaire. Il sera également obligatoire dans les transports inter-régionaux (TGV, Intercités) mais pas dans les trains régionaux (TER, Transilien, RER, métros, bus) ni dans les trajets continent-Corse en bateau ou avionLes établissements et services de santé seront également exemptés du pass vaccinal.

    Le texte de loi a été légèrement modifié en première lecture, prévoyant de limiter le passe vaccinal aux Français de plus de 16 ans au lieu de 12 ans dans le cadre des activités « périscolaires et extrascolaires ».  Pour les Français scolarisés dans des établissements à l’étranger se sont les normes des pays hôtes qui s’appliquent.

    Les tests antigéniques ou PCR ne pourront plus faire office de pass vaccinal à partir du 15 janvier

    Comment obtenir son passe vaccinal ?

    Les Français de plus de 12 ans doivent présenter un schéma vaccinal complet (une ou deux doses en fonction du vaccin) ou un certificat de rétablissement dont les critères seront déterminés par un décret du Premier ministre. Les tests PCR ou antigéniques négatifs au Covid-19 ne seront plus valables.

    Pour les expatriés dans un pays de l’Union européenne, votre certificat européen reste le sésame. Tant que votre dernière injection a moins de 7 mois, votre passe reste valide. Une exception, ceux qui ont reçu la dose unique Janssen doivent recevoir une seconde dose d’un autre vaccin pour voir leur passe vaccinal activé en France.

    Pour les expatriés hors de l’Union européenne, si vous avez été vacciné dans votre pays de résidence avec une dose reconnue par l’OMS, vous devez faire reconnaitre votre vaccin avant de venir en France en suivant la procédure décrite sur le site du Ministère des affaires étrangères en cliquant ICI.

    Pour ceux non vaccinés ou vaccinés avec un produit non reconnu par l’OMS, vous avez toujours la possibilité de commencer votre schéma vaccinal en France. Des dispositions sont prévues au cas par cas pour éventuellement activé le passe vaccinal en cours de réalisation du schéma de vaccinations.

  • Avec TV5MONDEplus, on commence l’année en beauté

    Avec TV5MONDEplus, on commence l’année en beauté

    Un petit peu comme une liste de bonnes résolutions, la plateforme de la chaine éponyme a concocté une liste des « à ne pas manquer » pour bien commencer l’année 2022. Et pour démarrer l’année en beauté, TV5MONDE vous propose de partir sur les traces du charme féminin, de la grandeur de la nature et de la force des liens humains.

    TV5MONDEplus est une plateforme de streaming consacrée au monde de la francophonie. Chaque mois, elle étoffe un peu plus son catalogue pour satisfaire les francophones des 190 pays où elle est implantée à travers le globe. Vous pouvez y accéder gratuitement et quand vous le souhaitez.

    Collection Diane Kurys et Alexandre Arcady

    Côté cinéma, la plateforme vient d’ajouter à son catalogue trois films de la réalisatrice française Diane Kurys. Avec « La Baule-les-Pins », « Après l’amour » et « A la folie », plongez au coeur des questionnements amoureux et fraternels propres à la scénariste. Ensuite, vous pouvez enchainer avec les films d’Alexandre Arcady, son associé au sein de la société de production Alexandre films et ex-compagnon. Vous pouvez d’ores et déjà entrez dans son univers avec « Là-bas… mon pays », « Tu peux garder un secret », « Comme les cinq doigts de la main » et « Dis-moi oui ».

    « 5ème rang », la série dramatique de la rentrée

    « 5ème rang », la série de Francis Leclerc, disponible sur TV5MONDEplus

    Avec « 5ème rang », le réalisateur Francis Leclerc signe une série dramatique poignante. Au centre de cette tragédie, Marie-Luce, soeur ainée d’une fratrie de cinq et héritière de la ferme familiale, sa vie est chamboulée le jour où le corps de son mari est retrouvé à moitié dévoré dans l’enclos à cochons. Le drame vient ébranler la quiétude des habitants de Valmont et de ses proches.

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    « Déchaînées », le thriller familial

    Dans cette série, le personnage principal, Lucie, découvre qu’elle est la petite-fille d’une militante féministe notoire des années 70, qui semble avoir été effacée de la mémoire familiale. Contre l’avis des siens, elle déterre de vieux secrets de famille et part sur les traces de cette parente ignorée.

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    « Damoiselles », les youtubeuses de l’Histoire

    Et si les youtubeuses beauté avaient toujours existé ? Grâce à leurs tutos, les « Damoiselles » nous apprennent à nous maquiller au style de l’Égypte antique ou du Moyen-Âge. Avec elles, nous posons un regard au trait d’eye-liner certes parfait, mais grinçant sur la condition de la femme au fil des siècles. Pour chaque époque, un consultant TV5MONDEplus, décrypte le vrai du faux dans l’épisode « L’éclairage de Julien ».

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    « Adelaide Charlier, la meuf du climat »

    Adélaïde Charlier a 20 ans, est belge et surtout est la porte-parole belge francophone de Youth for Climate, le mouvement des jeunes pour le climat s’inscrivant dans la continuité des « Fridays for future » de Greta Thunberg. Dans ce reportage, elle se confie sur ses combats, ses doutes et ses réflexions sur l’avenir.

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    Phlippe Descola cherche à « Composer les mondes »

    Comment avons-nous fait pour rendre notre planète de moins en moins habitable ? Comment enrayer ce mouvement ? Une plongée dans la pensée de l’anthropologue français Philippe Descola, qui a consacré sa vie à éclairer ces questions. L’occasion de porter un autre regard sur les humains et leur environnement.  

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    Un programme hauts en couleurs, qui laisse la place aux frissons, à l’amour, mais surtout au questionnement sur nous-mêmes et le monde qui nous entoure.

  • La géopolitique au cœur du lancement de la présidence française

    La géopolitique au cœur du lancement de la présidence française

    Les troubles au Kazakhstan, les tensions autour de l’Ukraine et la nécessité d’avoir une politique européenne crédible vis-à-vis de la Russie ont dominé l’inauguration de la présidence française du Conseil de l’UE — la conférence de presse du président français Emmanuel Macron et de la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, vendredi 7 janvier à Paris.

    Le président Macron s’est dit préoccupé par la situation au Kazakhstan, qui a été frappé par une vague de protestations, ajoutant qu’il continuerait à suivre l’évolution de la situation dans le pays. La Russie a envoyé des troupes dans cette ancienne république soviétique. Le Kazakhstan est membre de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), une alliance militaire dirigée par la Russie.

    « Nous sommes inquiets, nous sommes vigilants, nous avons appelé à la désescalade, et nous sommes mobilisés, dans ce contexte tout à fait nouveau, pour être actifs », a déclaré M. Macron.

    Le président kazakh Kassym-Jomart Tokayev a déclaré vendredi (7 janvier) qu’il avait donné des ordres de tirer à vue afin de faire face à de nouveaux troubles de la part de ceux qu’il a qualifiés de bandits et de terroristes.

    Le soulèvement au Kazakhstan a commencé par des protestations dans les régions occidentales riches en pétrole contre la suppression des plafonds de prix imposés par l’État pour le butane et le propane, mais les manifestations se sont ensuite intensifiées et étendues, faisant plusieurs morts.

    La Commission européenne offrira son aide au Kazakhstan dans la mesure de ses possibilités pour résoudre la crise, a déclaré la présidente de la Commission.

    « Je suis la situation au Kazakhstan avec beaucoup d’inquiétude », a déclaré Mme von der Leyen aux journalistes, s’exprimant aux côtés de M. Macron.

    « Les droits et la sécurité des citoyens sont de première importance et doivent être garantis. Nous offrons notre assistance là où nous le pouvons », a-t-elle ajouté.

    Interrogé sur les tensions actuelles autour de l’Ukraine et sur le risque que l’Europe soit mise à l’écart par les États-Unis et la Russie, M. Macron a répondu que c’était une « bonne chose » que Moscou et Washington se parlent. Il a souligné que la coordination transatlantique était très efficace.

    « La coordination entre Américains et Européens est exemplaire sur cette question et nous avons eu plusieurs échanges avec le président Biden avant et après ses entretiens avec le président Poutine. Si ces échanges concernent la question ukrainienne ou plusieurs autres questions bilatérales, ils ne traitent pas des questions d’architecture de sécurité européenne, qui est d’abord une question pour les Européens », a déclaré le président français.

    Il a déclaré que c’était à l’UE de concevoir cette architecture de sécurité européenne qui montre clairement que l’Europe est une force géopolitique, de la proposer à ses alliés de l’OTAN et de la partager avec son voisinage.

    Macron a également déclaré qu’il avait eu deux « longues » conversations téléphoniques avec Vladimir Poutine et que d’autres entretiens auraient lieu dans les prochains jours.

    Mouvement de révolte au Kazakhstan, après la hausse des prix de l’essence – AFP

    L’Europe doit avoir un dialogue avec la Russie

    « Je pense que l’Europe doit avoir un dialogue avec la Russie. Avoir un dialogue ne signifie pas concéder. Avoir un dialogue signifie clarifier nos désaccords, mais essayer de construire l’avenir », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Nous avons besoin d’un dialogue avec la Russie, qui, en raison de notre géographie et de notre histoire, est un acteur clé de cette sécurité européenne que nous essayons de construire ».

    M. Macron a reconnu qu’en raison de leur position géographique et de leur histoire, tous les pays de l’UE n’avaient pas la même attitude vis-à-vis de la Russie, et a déclaré que c’était la raison pour laquelle il s’engageait dans des visites bilatérales pour expliquer sa position.

    Le président français a également déclaré qu’il était prêt à intégrer dans ce dialogue l’ensemble des questions de sécurité, « y compris les missiles à moyenne portée en Europe et la capacité nucléaire ».

    « Je vous rappelle que, suite à une décision unilatérale des États-Unis, nous ne sommes plus couverts par le traité INF, ce qui est préoccupant pour les pays d’Europe centrale et orientale », a déclaré M. Macron.

    L’INF, en français Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire est un traité visant le démantèlement par les États-Unis et l’URSS (puis la Fédération de Russie) d’une catégorie de missiles emportant des charges nucléaires ou conventionnelles. Les deux parties s’en sont retirées en 2019 à la suite de tensions politiques.

    Concernant l’Ukraine, M. Macron a déclaré qu’avec le chancelier allemand Olaf Scholz, il avait proposé un nouveau cycle de pourparlers sur la désescalade dans l’est de l’Ukraine, dit «  format Normandie  ».

    Le format Normandie qui est chargé de mettre en œuvre l’accord de Minsk de 2014, comprend l’Ukraine, la Russie, l’Allemagne et la France, et a été largement infructueux au cours des deux dernières années. Des diplomates ont toutefois confié à EURACTIV que Kiev n’était pas intéressé par l’accord, car s’il était rempli, il créerait une puissante force politique pro-russe au sein du parlement ukrainien.

    Mme Von der Leyen a également déclaré que toute solution aux tensions actuelles impliquerait l’Europe. Elle a déclaré que l’UE était très active dans le soutien à l’Ukraine.

    «  Je me suis rendue sur place en octobre. Nous offrons à l’Ukraine un énorme soutien financier : 6 milliards d’euros. Nous sommes indispensables pour la sécurité énergétique de l’Ukraine. L’UE a également imposé des sanctions à la Russie en raison de son agression  », a-t-elle déclaré, ajoutant que les pays de l’UE constituent la majorité des membres de l’OTAN, qui, selon elle, a un «  rôle crucial  » dans ce dialogue.

  • L’inflation au plus haut au sein de la zone euro

    L’inflation au plus haut au sein de la zone euro

    En atteignant, sur un an, 5 % en décembre, le taux d’inflation dans la zone euro a, selon Eurostat, atteint son plus haut niveau en vingt-cinq ans. Jamais depuis 1997, la zone euro n’avait connu un tel taux. En novembre, l’inflation de la zone euro avait déjà battu un record, à 4,9 %.

    Pour la Banque centrale européenne, cette inflation est transitoire et devrait diminuer en 2023, après un pic atteint en 2022. L’envolée des prix ces derniers mois est liée à la hausse exceptionnelle des tarifs du pétrole, du gaz et de l’électricité. En décembre, l’augmentation annuelle des prix de l’énergie a atteint 26 %, loin devant les autres composantes. Les tarifs de l’alimentation, alcool et tabac ont néanmoins progressé de 3,2 %, devant ceux des biens industriels (2,9 %) et des services (2,4 %).

    Parmi les grands pays, l’Espagne (6,7 %) et l’Allemagne (5,7 %) ont connu les plus fortes hausses le mois dernier, dépassant la moyenne européenne. À l’inverse, les prix sont restés plus sages en Italie (4,2 %) et surtout en France (3,4 %), selon les données européennes harmonisées calculées par Eurostat. Dans les autres pays, les taux d’inflation les plus élevés ont été constatés en Estonie (12 %) et en Lituanie (10,7 %). En revanche, les hausses des prix les plus faibles ont concerné Malte (2,6 %) et la Finlande (3,2 %).

    Siège de la BCE à Francfort-sur-le-Main, Allemagne

    En France, selon l’estimation provisoire réalisée en fin de mois par l’INSEE, les prix à la consommation auraient augmenté de 2,8 % au mois de décembre 2021, comme le mois précédent. Les prix des produits manufacturés et de l’alimentation accéléreraient nettement. Les prix du tabac seraient stables comme en novembre et ceux de l’énergie et des services ralentiraient. Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé augmenterait de 3,4 %, comme en novembre. Sur un mois, il croîtrait de 0,2 %, après +0,4 % le mois précédent.

    Un ralentissement de l’inflation est attendu dans les prochains mois notamment par un effet base, la hausse des prix de l’énergie ayant été forte à la sortie de l’hiver 2021. En Europe, et en particulier en France, à la différence des États-Unis, la répercussion de la hausse des prix sur les salaires demeure faible limitant un effet de second tour.

  • Se faire rembourser ses tests PCR réalisés en France

    Se faire rembourser ses tests PCR réalisés en France

    Dans certaines villes de France, se tester commence de nouveau à ressembler à un parcours du combattant. Les files d’attente s’allongent et les rendus de résultat sont retardés. Face à la hausse des contaminations (plus de 400 000 sur la seule journée de lundi), le système de tests du pays est sous tension. Ainsi lundi, jour de rentrée après les fêtes de fin d’année, 1,9 million de Français se sont fait tester en pharmacie ou dans les laboratoires d’analyse. Autrement dit, environ 3% de la population française s’est faite dépister sur cette seule journée. Un chiffre record depuis le début de la pandémie. Dans ce chaos général, la situation spécifique des expatriés est rarement prise en compte à l’accueil des pharmacies en France. On vous explique comment se faire rembourser ses tests PCR réalisés en France.

    File d’attente devant une pharmacie en France

    L’arrêté du 2 décembre 2021

    Depuis le 15 octobre 2021, les tests de dépistage de la Covid-19 sont payants pour les personnes majeures non vaccinées et sans ordonnance ou justificatif de contact à risque. Ils devront débourser la somme minimale de 44 € pour un test PCR et de 22 € pour un test antigénique. Les expatriés qui n’ont pas pu se faire vacciner dans leur pays de résidence, quelque soit la raison, sont eux éligibles à la gratuité du test, grâce à l’arrêté du 02 décembre 2021.

    En effet, pendant une durée de 14 jours suivant leur entrée sur le territoire, les Français résidant à l’étranger, pour que leur schéma vaccinal soit reconnu comme complet, doivent avoir reçu une des doses complémentaires de vaccin. Le texte précise que « Les examens de dépistage ou tests de détection du SARS-CoV-2 leur ouvrant l’accès au passe sanitaire seront gratuits pour la durée nécessaire à l’administration de cette dose complémentaire et à l’écoulement du délai au terme duquel elle permettra l’activation de leur passe« .

    Et pourtant, comme de nombreux témoignages nous sont revenus, en pharmacie, les expatriés doivent payer. Pourquoi ?

    La position de l’Ordre des pharmaciens

    Le nouveau protocole d’isolement annoncé par le gouvernement dimanche pour lutter contre la Covid-19 a mis « les pharmaciens en grande difficulté », nous a déclaré Carine Wolf-Thal, présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens. Depuis une semaine, pour les personnes qui sont entièrement vaccinées et cas contacts, la période d’isolement est raccourcie à 7 jours, mais à condition de pratiquer d’abord un test PCR ou un antigénique le premier jour, puis dans les jours qui viennent, deux autotests qui seront délivrés gratuitement en pharmacie. 

    Concernant les expatriés, Carine Wolf-Thal a conscience d’un manque d’information auprès des officines qu’elle explique par une « situation inédite qui met sous tension le réseau de pharmacies » et ce depuis plusieurs semaines, dès le début des vacances de Noël.

    Alors que faire pour bénéficier de la gratuité des tests ?

    Se faire rembourser après la remise du test

    Il ne sert à rien de s’époumoner auprès du ou de la pharmacienne, ni de sortir les textes. Les praticiens sont débordés et pris dans un rythme de travail intense. Le plus simple, même si vous devez faire l’avance des frais, est de réunir les éléments et de les transmettre à la caisse dont vous dépendez pour vous faire rembourser. Plus de caisse de sécurité sociale en France ? Pas de souci, c’est prévu.

    Si vous êtes affilié à la caisse des Français de l’étranger, vous devez envoyer votre facture à la CFE, et elle vous remboursera selon les mêmes modalités que l’Assurance Maladie.

    Si vous n’êtes pas affilié la caisse des Français de l’étranger et inscrit auprès d’une caisse d’assurance maladie (CPAM), dans le cadre de la coordination des systèmes de sécurité sociale européens ou d’une convention internationale de sécurité sociale signée entre la France et votre pays de résidence, vous devez adresser votre facture à cette CPAM pour en obtenir le remboursement. Pour cela, il faut avoir déjà déposé un formulaire d’inscription en vue de bénéficier des prestations à l’Assurance Maladie.

    Si vous n’êtes pas affilié à la caisse des Français de l’étranger et non-inscrit auprès d’une caisse d’assurance maladie (CPAM), au titre d’une convention internationale de sécurité sociale, vous devez envoyer votre demande de remboursement sur une plateforme sécurisée, et joindre les pièces suivantes :

    • la facture réglée ;
    • un scan de votre carte d’identité ou passeport ;
    • un scan de votre relevé d’identité bancaire (RIB) ;
    • un scan de votre carte européenne d’assurance maladie (CEAM) ou certificat provisoire de remplacement du pays européen auquel vous êtes affilié ;
    • un scan du justificatif vous permettant d’accéder au remboursement (ex : attestation de schéma vaccinal complet, prescription médicale, début de schéma vaccinal réalisé en France, attestation de refus de vaccination dans votre pays de résidence).

    ACCEDER A LA PAGE DE REMBOURSEMENT DES TESTS PCR EN CLIQUANT ICI

  • France : manifestation contre la « dictature sanitaire »

    France : manifestation contre la « dictature sanitaire »

    Ils disent non à la « dictature sanitaire ». Les opposants au passe vaccinal ont défilé dans toute la France dans une ambiance souvent enjouée…

    Sans véritable organisateurs, ces manifestations sont relayées par les Assemblées des gilets jaunes des quatre coins du pays et par les groupes libertaires. Organisées en partie contre le passe sanitaire devenu vaccinal, elles regroupent des mots d’ordre plus larges : contre la réforme de l’assurance chômage, contre la réforme des retraites, contre la loi sécurité globale et séparatisme, contre les augmentations des prix.

    Manifestation à Paris ce samedi 06 janvier ©AFP/France télévision

    A Strasbourg, « on emmerde Macron »

    A Strasbourg, lorsque la tribune harangue la foule et évoque les propos d’Emmanuel Macron, bien décidé à « emmerder » les non-vaccinés, la clameur grandit et les majeurs se lèvent. « Macron, on t’emmerde », est repris en chœur par les manifestants le long du parcours, pompiers suspendus en tête. 

    Une participation en hausse

    Dans toute la France, 105 200 personnes ont manifesté contre le passe sanitaire et le projet de le transformer en passe vaccinal, ce samedi 8 janvier, selon le décompte du ministère de l’Intérieur. 

    Une participation en hausse, avant les vacances, samedi 18 décembre, les manifestations avaient réuni 25 500 personnes. Le mouvement, dont c’est le 26e samedi de mobilisation consécutif, rassemble cependant moins qu’à ses débuts (237 000 personnes le 7 août, 121 000 le 11 septembre).

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Soupçons sur l’emploi d’assistants d’eurodéputés : le MoDem et l’UDF mis en examen

    Soupçons sur l’emploi d’assistants d’eurodéputés : le MoDem et l’UDF mis en examen

    L’enquête sur des soupçons d’emplois irréguliers d’assistants d’eurodéputés centristes semble toucher à sa fin : après quinze élus, cadres ou anciens cadres poursuivis, le MoDem et l’UDF ont été mis en examen en décembre pour « complicité et recel de détournement de fonds publics ».

    « Nous relevons que la mise en examen de l’UDF et du MoDem interviennent en pleine campagne électorale » pour la présidentielle, a réagi auprès de l’AFP l’avocat des deux partis, Me Francis Teitgen.

    L’UDF, avalée par le MoDem lors de sa création en 2007, a conservé une existence juridique.

    Quinze personnes, dont François Bayrou, l’ancien garde des Sceaux Michel Mercier et les anciens eurodéputés Sylvie Goulard, Nathalie Griesbeck et Jean-Luc Bennahmias, sont déjà poursuivies dans cette information judiciaire menée depuis 2017 par des juges d’instruction du pôle financier du tribunal judiciaire de Paris.

    L’enquête porte sur l’organisation du travail de personnes embauchées avec les crédits européens en tant qu’assistants parlementaires pour les eurodéputés, mais qui auraient pu occuper un emploi, à temps plein ou partiel, à l’UDF puis au MoDem.

    Ces mises en examen laissent présager une clôture des investigations dans les prochains mois.

    « Le MoDem, l’UDF comme François Bayrou affirment à la fois avec force et tranquillité que nous détenons les preuves démontrant qu’il n’y a pas d’infraction », a précisé Me Teitgen.

    Les investigations ont établi « qu’il n’y a pas d’emplois fictifs des assistants parlementaires » des eurodéputés et « par ailleurs, qu’il n’y pas non plus d’enrichissement personnel des parlementaires », a ajouté Me Teitgen.

    Le parquet de Paris avait ouvert une enquête en mars 2017 après la dénonciation d’une ancienne élue du Front national, Sophie Montel, sur des emplois fictifs de collaborateurs de 19 de ses collègues de tous bords, dont deux du MoDem : Robert Rochefort et Marielle de Sarnez – décédée en janvier 2021 – bras droit du président du parti François Bayrou.

    Trois mois plus tard, un ancien collaborateur du MoDem, Matthieu Lamarre avait affirmé avoir été en partie rémunéré en 2011 comme assistant de l’ex-eurodéputé Jean-Luc Bennahmias alors qu’il travaillait pour le parti centriste à Paris.

    Déjà en 2014, dans un livre, l’ancienne eurodéputée Corinne Lepage, en rupture avec le MoDem, avait écrit avoir refusé cette pratique.

    Ces révélations avaient fragilisé le MoDem, principal allié du président Emmanuel Macron, et entraîné la démission de François Bayrou, alors garde des Sceaux, Marielle de Sarnez (Affaires européennes) et Sylvie Goulard (Armées), un mois après leur entrée au gouvernement.

    Le MoDem a toujours assuré avoir « respecté toutes les règles ».

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    « Fonctionnement à moindre coût »

    L’enquête porte essentiellement sur la législature européenne 2009-2014 mais aussi, dans une moindre mesure, sur les législatures antérieure et postérieure.

    En 2019, une douzaine d’eurodéputés centristes, de responsables ou d’anciens cadres du parti ont été mis en examen, notamment pour « détournements de fonds publics ».

    François Bayrou a lui été mis en examen en décembre 2019 pour « complicité de détournement de fonds publics » entre juin 2005 et janvier 2017.

    Dans une lettre adressée aux militants juste après, il avait assuré que son parti « ne (s’était) jamais servi des institutions européennes pour son avantage » et n’avait « jamais utilisé d’emplois fictifs ».

    Devant les policiers anticorruption, le maire de Pau avait évoqué un contexte de vengeance politique, soulignant que les accusations émanaient de personnes en conflit avec le MoDem.

    Selon un rapport rendu en avril 2021 par l’Office anticorruption (Oclciff), chargé des investigations, le parti centriste a mis en place un « système ancien et plus ou moins informel » de détournement des fonds européens pour salarier ses employés.

    « Pour faire vivre son parti et assurer son fonctionnement à moindre coût, François Bayrou et Marielle de Sarnez, épaulés par les cadres du parti, ont mis au service de l’UDF, puis du MoDem, des assistants parlementaires rémunérés par le Parlement européen », y est-il résumé.

    Le préjudice du Parlement européen est évalué à 1,4 million d’euros, mais en intégrant l’intégralité (400 000 euros) de la rémunération des assistants ayant tout de même partiellement travaillé pour les eurodéputés, souligne l’auteur du rapport.

    La France insoumise (LFI) et le Front national (FN) sont également visés par des enquêtes sur des irrégularités dans l’emploi d’assistants parlementaires.

  • L’Académie française s’oppose à l’anglais sur la CNI

    L’Académie française s’oppose à l’anglais sur la CNI

    La CNI ? Notre carte nationale d’identité a été modernisée. Depuis cet été, dans tous les Consulats lors de votre demande de nouvelle pièce d’identité, vous recevez le nouveau format. De la taille d’une carte de crédit, contenant les informations de base et accessible à toutes les administrations car désormais tous les termes sont traduits en anglais. Une bonne nouvelle pour les expatriés ! Mais patatras, l’Académie française saisit le conseil d’Etat pour faire disparaitre la langue de Shakespeare du document français. On vous explique tout.

    La nouvelle carte d’identité française

    Le format de la carte d’identité n’avait plus changé depuis 1995, lorsque le document plastifié que nombre d’entre nous ont encore sans doute en leur possession, aux dimensions 105 × 74 mm, et aux teintes bleues et vertes, avait été généralisé. Avant 1995, il s’agissait d’un papier cartonné encore plus encombrant : 149 mm × 119 mm.

    Autre nouveauté de la carte d’identité, la présence au dos d’une puce électronique. La puce contiendra toutes les informations déjà présentes sur la carte – à savoir prénoms / noms / sexe / nationalité / date et lieu de naissance / taille / adresse / dates de délivrance et d’expiration du document / numéro du document – mais également les données biométriques du titulaire. En effet, la photo et les empreintes digitales seront intégrées.

    Le QR code, également nouvel arrivé sur le document, permettra à ceux qui y auront accès de trouver, en plus des informations de la carte, une signature, le CEV (cachet électronique visible). Un gage d’authenticité du document.

    Des intégrations d’éléments censés réduire les risques de fraudes. Les forces de l’ordre pourront lire la puce ou le QR code, et les services de l’État pourront également vérifier l’authenticité du document grâce à ces éléments.

    L’apparition de l’anglais

    La nouvelle carte d’identité est aussi marquée par l’arrivée de la langue anglaise. Une mesure prise pour faciliter les contrôles d’identité lors de voyages à l’étranger, la carte permettant notamment de se déplacer au sein de l’Union européenne. Mais aussi pour les expatriés au sein de l’Union européenne, ces derniers présentent souvent ce document pour se faire enregistrer dans leur pays de résidence européen. Les autres Etats membres proposent aussi la traduction en anglais en plus de leur langue nationale.

    Sus à la domination de l’anglais

    Les Académiciens ne contestent aucunement ce point. En revanche, ils s’étonnent du zèle avec lequel le gouvernement a appliqué cette consigne. Et ce sur deux points.  

    Premièrement rien n’obligeait à recourir à l’anglais et seulement à l’anglais. La France aurait très bien pu opter pour un autre idiome, ou à tout le moins ajouter à côté de la langue de Shakespeare une troisième, voire une quatrième langue.

    « Officiellement, nous défendons le multilinguisme. Dans les faits, nous pratiquons le monolinguisme »  

    Hélène Carrère d’Encausse, historienne et académicienne, au journal l’Express

    Deuxièmement, il était seulement imposé de traduire le titre du document « Carte d’identité ». Or, le gouvernement est allé beaucoup plus loin en traduisant systématiquement toutes les entrées du document : surname à côté de « nom » ; date of birth à côté de « date de naissance » ; place of birth à côté de « lieu de naissance » ; et ainsi de suite.

    Cela fait des mois que les Immortels protestent contre cette décision. Dès le printemps 2021, Hélène Carrère d’Encausse et Frédéric Vitoux ont publié des articles en ce sens dans la presse, et notamment dans Le Figaro. Concrètement, si le gouvernement ne répond pas dans les trois mois, les Académiciens vont saisir le Conseil d’Etat en invoquant l’article 2 de la Constitution qui stipule « la langue de la République est le français » et la loi Toubon relative à la langue française

  • L’Ambassadeur d’Algérie de retour en France

    L’Ambassadeur d’Algérie de retour en France

    L’ambassadeur d’Algérie en France, qui avait été rappelé en octobre «pour consultations» après des déclarations du président français Emmanuel Macron jugées offensantes par Alger, a repris ses fonctions ce jeudi 06 janvier 2022.

    Crise diplomatique ?

    Le président Abdelmadjid Tebboune « a reçu mercredi l’ambassadeur d’Algérie en France, Mohamed Antar-Daoud, qui reprendra ses fonctions à Paris à partir de ce jeudi 6 janvier 2022 », a indiqué la présidence dans un communiqué. Alger avait rappelé son ambassadeur le 2 octobre en réaction à des propos relayés par le journal Le Monde du président français Emmanuel Macron qui affirmait que l’Algérie, après son indépendance en 1962, s’était construite sur «une rente mémorielle», entretenue par «le système politico-militaire». Emmanuel Macron avait aussi posé la question de l’existence d’une nation algérienne avant la colonisation française à partir de 1830.

    Alger avait par ailleurs, en signe de protestation, interdit le survol de son territoire aux avions militaires français desservant le Sahel, où sont déployées les troupes de l’opération antidjihadiste Barkhane. Le chef d’Etat algérien avait de plus prévenu début novembre qu’il ne ferait pas « le premier pas » pour tenter d’apaiser les tensions.

    Emmanuel Macron a depuis fait part de ses « regrets » devant la polémique engendrée et s’est dit « fortement attaché au développement » de la relation bilatérale.

    Le Drian, le diplomate qui réconcilie ?

    Début décembre, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a effectué une visite en Algérie afin de désamorcer cette crise bilatérale d’une rare gravité. Le ministre français avait alors appelé à une « relation apaisée » afin que les deux pays « puissent regarder vers l’avenir ». Toutefois, aucun accord n’avait été obtenu lors de cette visite pour, par exemple, la reprise du survol de l’espace aérien algérien.

    Les relations entre Paris et Alger ont souvent connu des turbulences. La dernière crise aussi grave datait du 23 février 2005 quand le Parlement français avait adopté une loi reconnaissant un « rôle positif de la colonisation ».

    Façade de l’Ambassade d’Algérie à Paris ©Ambassade d’Algérie en France

    Retour à la normal graduel

    Selon Hasni Abidi, directeur du centre de recherche Cermam à Genève, « le rétropédalage de M. Macron » puis la visite de Jean-Yves Le Drian ont été « bien reçus à Alger et interprétés comme un geste de bonne volonté des autorités françaises ». Avec le retour de l’ambassadeur algérien à Paris, « la crise est derrière nous » puisqu’il y a « une volonté de la part d’Alger mais surtout de Paris, à la veille du 60e anniversaire des accords d’Evian (pour un cessez-le-feu, signés en mars 1962), de dépasser leurs divergences et construire une nouvelle relation basée sur le respect », a déclaré à l’AFP Hasni Abidi.

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