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  • Rouler en France ? Ne pas oublier Crit’Air

    Rouler en France ? Ne pas oublier Crit’Air

    Lorsqu’un conducteur, de nationalité française ou étrangère, résidant à l’étranger, doit conduire en France avec son véhicule personnel, doit-il arborer une vignette Crit’Air sur son pare-brise pour circuler légalement dans les villes françaises concernées par les zones à faibles émissions (ZFE) et la circulation différenciée ? Lesfrancais.press répond à votre question.

    230 zone à faibles émissions en Europe

    il existe plus de 230 ZFE-m dans toute l’Europe, autrement parfois appelées en anglais « Low emission zones ». Sur le routes françaises, la ZFE-m repose sur le système de vignettes Crit’Air numérotées, chacune répondant à un classement, en fonction des émissions polluantes en particules fines et oxyde d’azote de chaque véhicule. Si le conducteur français est désormais rôdé à ces vignettes, sachez qu’un conducteur résidant à l’étranger souhaitant circuler avec son véhicule sur les routes de notre pays, doit lui aussi acheter une vignette Crit’Air pour conduire légalement partout, et donc aussi dans les villes françaises concernées par les ZFE et la circulation différenciée.

    Tous les véhicules concernés

    A noter à propos de ces vignettes Crit’Air – décomposées via des codes couleurs différents et un classement « vertueux » croissant, avec des notes comprises entre 0 et 5 (par exemple, le « 0 » étant le plus « vert », est attribué seulement à un véhicule 100% électrique, y compris hydrogène). Ce dispositif s’applique donc à tous les types de véhicules circulant en France. Si vous roulez en France, vous êtes donc soumis à son apposition sur le pare-brise du véhicule (ou fourche, garde-boue, carénage avant droit pour un deux-roues).

    Le fonctionnement de Crit’Air

    Plus concrètement, la vignette Crit’Air, aussi appelée pastille Crit’Air ou encore certificat qualité de l’air, fonctionne selon ces critères :

    • Type de véhicule : voiture, utilitaire léger, moto, scooter, poids lourd…
    • Type d’énergie ou de carburant : électrique, diesel, essence…
    • Norme Euro: seuil limite d’émissions polluantes d’un véhicule neuf. Les seuils sont régulièrement réévalués. En fonction du véhicule et de la date de 1ère immatriculation.

    Autrement dit, du scooter à la moto, de la voiture de tourisme à l’utilitaire en passant par le poids lourd ou encore le tricycle, chaque véhicule à moteur est soumis à la vignette Crit’Air en France. Rappelons enfin qu’une vignette Crit’Air coûte 3,70€ (envoi postal compris) et qu’elle se commande en ligne sur le site officiel, et uniquement en vous rendant sur cette adresse digitale, des maquignons ayant lancé des sites internet vendant cette vignette nettement plus cher que le prix officiel.

  • Bagages perdus lors de votre vol ? Ce qu’il faut savoir

    Bagages perdus lors de votre vol ? Ce qu’il faut savoir

    L’été 2022 aura été marqué par une reprise de l’activité aérienne après deux ans de pandémie. Pour les expatriés qui ont pris un avion pour rentrer en France afin de retrouver famille et amis en cette période estivale, le passage dans les aéroports fut très souvent plus chaotique qu’à l’accoutumée. Vous êtes nombreux à avoir été confrontés à l’amère aventure des bagages perdus.

    Roissy au coeur de la tourmente

    Un mois et demi après la pagaille à l’aéroport de Roissy, des centaines de voyageurs attendent toujours leurs valises. Sur les 35.000 bagages égarés début juillet suite à une grève du personnel, 800 n’ont toujours pas été identifiés. Air France assure que la traque continue. Les voyageurs désespèrent pourtant de retrouver leurs affaires perdues. Mais alors que faire pour faciliter la récupération des bagages ? Et surtout que faire s’ils sont définitivement perdus ?

    Pour aider les chercheurs de valises, la plupart des voyageurs ont fourni des listes de leurs affaires, il faut donc comparer tout cela avec le contenu des bagages. « Sans étiquette, on ne sait pas d’où vient le bagage. Il faut donc ouvrir les valises, comparer, enquêter, tout cela prend beaucoup de temps avant de retrouver les propriétaires, d’autant plus qu’on est en période de vacances et qu’il manque du personnel sur l’aéroport », détaille Yves Joulin, secrétaire fédéral de l’UNSA Transport. 

    Charles-de-Gaulle – Juillet 2022 – (AFP Photo/ Thomas Padilla)

    Les étapes clés pour récupérer ses valises ou se faire indemniser

    Afin de faciliter le travail des opérateurs en charge des valises et autres bagages dans les aéroports français, il y a plusieurs étapes à suivre. Certaines évidentes, d’autres moins.

    Déclarer la perte dans les 21 jours

    Rendez-vous immédiatement au bureau du service bagages à l’aéroport qui vous remettra un rapport d’irrégularité de propriété (PIR : « Property Irregularity Report ») avec une référence personnelle qui vous permettra de suivre en ligne le statut de vos bagages retardés et de modifier vos données si par exemple l’adresse de livraison ou vos coordonnées sont inexactes ou ont changé. Si vous ne trouvez pas ce bureau ou qu’il est fermé quand vous arrivez, allez sur le site de la compagnie et remplissez un formulaire de perte de bagage. Le plus tôt possible est évidemment fortement conseillé.

    Pensez à bien détailler les biens qui sont dans votre bagage, comme indiqué plus haut, leurs descriptions peuvent faciliter l’identification.

    Déclaration chez Air France

    Avant de quitter l’aéroport, vous devez impérativement compléter un document appelé Property Irregularity Report (PIR). À la fin de votre déclaration, un numéro de dossier vous est communiqué.

    Attention, Air France sort des clous, si vous ne faites pas de déclaration à l’aéroport ou dans les 48h en ligne, la compagnie ne prendra pas en compte votre perte de bagages, il faudra directement aller en justice (voir ci-dessous).

    Avez-vous conservé vos factures ?

    Il est important de conserver toutes les factures d’achat des biens de première nécessité pour pouvoir ensuite demander le remboursement à la compagnie aérienne (elles le font dans la plupart des cas). Certaines compagnies peuvent également vous fournir un kit de première nécessité ou couvrir vos premières dépenses. La compagnie n’est toutefois pas obligée de le faire.

    On a retrouvé votre valise, comment se faire indemniser ?

    Vous avez engagé des frais de première nécessité (achat de produits d’hygiène ou vêtements par exemple) en raison de l’absence de votre bagage ? À compter de la date de réception effective du bagage (vous devez avoir récupéré celui-ci dans les 21 jours suivant votre arrivée), vous disposez de 21 jours pour faire une demande de remboursement en complétant le formulaire de réclamation en ligne, mis à disposition par Air France (ou toute autre compagnie). Veillez à conserver vos factures qui pourront vous être demandées ultérieurement.

    On ne retrouve pas votre valise, comme se faire rembourser ?

    Si votre valise est définitivement perdue après le délai de 21 jours, vous pouvez obtenir un remboursement. Les factures ou justificatifs d’achat des biens dans les valises doivent être fournis (évidemment les dates d’achat doivent être antérieures au voyage). Le remboursement sera égal aux factures fournies des biens dans la valise et sera plafonné à 1.131DTS (droit de tirage spécial : monnaie internationale) soit entre 1300€ et 1400€ par passager. Vous pouvez obtenir davantage seulement si vous avez fait une déclaration de valeur avant le voyage.
    Attention : il s’agit d’un remboursement par passager et non par bagage perdu. Si vous ne disposez pas de facture, vous pouvez demander 20€ par kilo que pèse votre bagage.

    L’assurance de votre carte de paiement

    L’assurance comprise dans votre CB VISA Premier ou Gold Mastercard : vous êtes couverts à hauteur de 800€ à 850€ maximum par bagage (justificatifs de valeur des biens du bagage à fournir) et avec une franchise de 70€ par bagage.

    Aller en justice

    L’intervention d’un avocat est une procédure peut-être longue mais indispensable si vous souhaitez envoyer une mise en demeure d’avocat à la compagnie. Il vous faudra prendre un conseil, lui indiquer les détails de votre vol et joindre les factures des biens de votre bagage. L’envoi de mise en demeure d’avocat est facturé 49€ TTC par les avocats spécialisés disponibles sur les plateformes dédiées.

  • L’AFCA, « la grande famille » des conjoints du ministère

    L’AFCA, « la grande famille » des conjoints du ministère

    L’AFCA est une association qui accompagne les conjoints des agents du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères à chaque étape de leur expatriation. Sa présidente, Zoé Meyer, nous la présente.

    De l’autre côté du combiné, Zoé Meyer assure qu’”à l’AFCA MAE nous sommes une grande famille”. Derrière cet énième acronyme dont les Français sont si friands, se cache l’Association française pour les conjoints d’agents du ministère des Affaires étrangères. Fondée en 1989, elle vise à accompagner, aider et défendre les intérêts des partenaires d’agents du ministère. Mais pas seulement. 

    Les missions de l’AFCA MAE

    Suivre sa moitié dans un pays étranger est source de découverte et d’enrichissement personnel, mais aussi éventuellement de solitude et de difficultés. Effectivement, la carrière professionnelle n’est pas toujours au rendez-vous, le cercle d’amis et familial non plus, “puis le monde de la diplomatie c’est particulier” assure Zoé Meyer, la présidente de l’AFCA. Un monde souvent fermé ou du moins difficile à cerner lorsque nous ne le connaissons pas. C’est à ce moment-là que l’AFCA entre en jeu. Destinée à tous les conjoints des agents du ministère des Affaires étrangères ou des services, administrations et opérateurs de l’État en mission au sein des ambassades, consulats ou de l’AEFE et services économiques, elle aide ces personnes à trouver leur place et à vivre leur expatriation sereinement. 

    Cafés rencontres, ateliers thématiques animés par des professionnels, tout est prévu afin de créer son propre réseau et échanger sur des problématiques spécifiques. 

    De plus, grâce à sa relation privilégiée avec le Quai d’Orsay, l’AFCA est le représentant direct des conjoints auprès de lui. Elle peut ainsi faire remonter des problématiques spécifiques ou, a contrario, donner des informations qui ont parfois du mal à ruisseler vers le bas. 

    Un réseau mondial

    L’AFCA compte environ 300 adhérents, dont plus de la moitié est installée hors de France. Parmi eux, des partenaires d’agents en activité ou à la retraite, des Français ou d’origine étrangère. Ces derniers forment “un sous-groupe” auquel l’association donne une grande importance, leur arrivée en France à la fin de la mission de leur compagnon, représente une expatriation peur eux. Une situation dans laquelle s’est retrouvée Zoé Meyer, d’origine chypriote. Si elle est membre active de l’association depuis 1999, et que grâce à elle, elle a pu se créer un cercle d’amis, échanger sur des sujets propres aux conjoints d’agents et comprendre le monde de la diplomatie, l’association lui a encore davantage apporté lorsqu’elle s’est installée en France pour la première fois. 

    Effectivement, comme les locaux sont basés à Paris, les adhérents peuvent, en plus de l’accompagnement de l’AFCA suivre des cours de langue française dispensés par le ministère.

    A l’étranger, les correspondants de l’AFCA implantés dans une quarantaine de villes à travers le monde, permettent de faire le pont entre Paris et l’étranger et d’aller à la rencontre directe des conjoints. Ainsi, des activités sont aussi mises en place localement, afin que chacun puisse y trouver sa place. Mais la vraie vie de l’association se passe en ligne. 

    AFCA, MAE, ministère, Quai d'Orsay
    Zoé Meyer, la présidente de l’AFCA MAE

    La crise Covid, une source de transformation

    “La crise Covid a eu un impact positif sur notre association”. Comme il est rare d’entendre cette phrase, et pourtant la présidente de l’association l’affirme. Avant la pandémie, l’AFCA était déjà informatisée mais les ateliers, réunions et conseils d’administration se déroulaient entièrement en présentiel et essentiellement à Paris. Mais à l’heure où le monde entier a été confiné chez soi, les bénévoles de l’association se sont mobilisés et ont transformé l’AFCA. Après quelques semaines d’efforts, les ateliers et autres rencontres ont repris entièrement en ligne. Grâce à cela, de nombreux anciens membres se sont réinscrits et des nouveaux sont arrivés.

    “L’AFCA c’est un réseau d’entraide et grâce à la visio c’est plus direct”

    Zoé Meyer, présidente de l’AFCA

    Depuis la sortie de crise et la fin des confinements, l’ensemble des ateliers se déroulent en ligne. Par ailleurs, les visites et balades culturelles alternent entre celles organisées en présentiel et visio. Une offre double qui a rameuté du monde. Les ateliers d’accompagnement apportent conseils et coaching à chaque moment de l’expatriation : avant le départ, pendant et au retour. A chaque fois des thèmes différents sont proposés et ils touchent à tous les domaines, tels que “Comment trouver un travail en France ? Comment valoriser ses compétences internationales ? Comment gérer l’éducation de nos enfants à l’étranger ou à notre retour ? » Pour toutes les sessions, des coachs spécialisés sont invités par l’AFCA pour apporter leur expertise de professionnels. Aussi, les participants sont invités à raconter leur propre expérience afin de compléter les conseils des coachs. 

    Enfin, trois fois par an, l’ »AFCA Magazine » est dédié aux questions en rapport avec la vie de conjoint d’agents. Disponible en ligne pour les adhérents, l’AFCA l’envoie aussi dans les ambassades et consulats généraux sous format papier, afin de se faire davantage connaître. Effectivement, depuis la politique de confidentialité imposée aux administrations, l’association n’a plus accès aux listes des personnes qui s’expatrient, compliquant ainsi sa possibilité d’aller à la rencontre des maris et femmes d’agents. Cependant, grâce aux réseaux sociaux et au travail des bénévoles à Paris et en poste, l’AFCA trouve de nouveaux canaux de communication pour se rapprocher de possibles futurs adhérents. 

    Finalement, c’est une large gamme de propositions que met à disposition l’AFCA, disponible pour la somme de 35€ par an, ou 45€ si vous vous inscrivez en couple. 

    Contact

    Si vous souhaitez devenir membre de l’AFCA MAE, vous pouvez le faire sur le lien suivant. Aussi, pour tout complément d’informations, vous pouvez vous adressez à l’adresse mail [email protected] ou par téléphone au + 33 1 43 17 70 26.

  • Emploi, le grand retour

    Emploi, le grand retour

    Depuis le début de l’épidémie, l’économie française fait preuve d’une réelle résilience. Entre fin 2019 et le milieu de l’année 2022, la France compte 1,2 million d’emplois en plus. En un an, un million d’entreprises ont été créées. Les salariés osent changer d’emploi à la recherche de meilleures rémunérations et de conditions de travail. Les 520 000 démissions du premier trimestre ne sont pas l’expression d’un rejet du travail mais au contraire la preuve d’une confiance retrouvée dans l’avenir.

    Le taux de chômage à un niveau inconnu depuis une quinzaine d’années

    Le taux de chômage qui a évolué longtemps autour de 10 % est revenu au milieu de cette année à 7,2 %, un niveau inconnu depuis une quinzaine d’années. La France n’a certes pas renoué avec le plein en emploi qui est de mise en Allemagne, en République tchèque ou aux Pays-Bas, mais elle rejoint progressivement la moyenne européenne. Cette évolution s’explique par des facteurs démographiques, en clair une moindre progression de la population active en lien avec des départs importants à la retraite, environ 800 000 par an. Elle s’explique également par des facteurs économiques.

    Avec retard, l’économie française est entrée dans l’ère du digital et commence à en récolter les fruits. Les start-up et les gazelles se multiplient avec à la clef la création de nombreux emplois. L’épidémie a conduit des jeunes et des moins jeunes à monter leur entreprise afin de répondre aux besoins et attentes des ménages ou des entreprises. Le e-commerce qui était à la traîne en France a connu une belle croissance, sa part dans le commerce de détail passant de 10 à 14 % de 2019 à 2021.

    Accusé de supprimer des emplois, le progrès technique retrouve quelques lustres

    Les besoins en emplois dans de nombreux secteurs comme ceux de la santé, l’éducation, les services à la personne, l’information et de la communication sont importants, plus de 500 000 d’ici 2030. Les pénuries de main d’œuvre sont amenées à perdurer. Pour y pallier, les entreprises devront innover et investir. Connoté négativement, depuis des années, en étant accusé de supprimer des emplois, le progrès technique pourrait retrouver quelques lustres. Les entreprises pourront ainsi proposer des emplois plus valorisants et mieux rémunérés. Avec la montée en gamme des activités, les conditions de travail devraient s’améliorer. Cela est nécessaire car les salariés sont de plus en plus enclins à rejeter les emplois pénibles et à horaires décalés.

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    Le secteur de la santé est fortement touché par le manque de main d’oeuvre

    Cet été, plus de 300 000 postes seraient restés vacants

    Le souhait de concilier vie professionnelle et vie personnelle devient de plus en plus important au sein de toutes les catégories de la population active. Cela n’est pas sans incidence sur le fonctionnement de la société. Les médecins qui ne font plus de gardes depuis près de vingt ans, sont tentés par le mode de vie salariée avec des horaires encadrés. La dureté du travail et les faibles rémunérations dissuadent les jeunes de s’engager dans les professions de santé ou de services à la personne. Ils délaissent ainsi les emplois de service dans la restauration et dans l’hébergement. Cet été, plus de 300 000 postes seraient restés vacants. Moins de jeunes sont également tentés par le travail de chauffeur de véhicules. Plus de la moitié des entreprises du bâtiment ne trouvent pas les salariés dont elles ont besoin. Ceux-ci privilégient l’alternance et l’apprentissage qui leur permettent de combiner formation et rémunération.

    Le recours à l’immigration pour de nombreux secteurs d’activité

    De nombreux pays européens sont confrontés aux mêmes problèmes de recrutement depuis plus longtemps et avec plus d’acuité que la France. Face à ces problèmes, au-delà des éventuels gains de productivité, le recours à l’immigration est certainement incontournable pour de nombreux secteurs d’activité. L’Allemagne ou l’Espagne ont décidé de faciliter l’arrivée de travailleurs étrangers. Plusieurs pays d’Europe de l’Est, confrontés à un fort déclin démographique, étudient également la révision de leur législation sur le sujet. En France, le sujet reste passionnel. Pour autant, sans un apport extérieur, un grand nombre d’entreprises françaises seraient dans l’incapacité de produire ou de fournir leurs services. Les salariés d’origine étrangère, contrairement à quelques idées reçues, contribuent à la croissance en créant de la richesse, sachant qu’ils cotisent et paient des impôts.

    Pour renouer avec une expansion, seule moyen de garantir le pouvoir d’achat et un haut niveau de protection sociale, la France n’aura donc pas d’autres solutions que de jouer sur la combinaison traditionnelle mais toujours valable, constituée du capital, du travail et du progrès technique.

  • L’euro poursuit sa chute face au dollar

    L’euro poursuit sa chute face au dollar

    Mardi 23 août, pour la première fois depuis sa mise en circulation en 2002, l’euro est devenu plus faible que le dollar.

    En juillet dernier, la parité historique entre les deux monnaies avait été atteinte. Telle une alerte sur la chute de la valeur de l’euro, celui-ci n’était tout de même pas devenu plus faible que le dollar. C’est aujourd’hui chose faite. Pour la première fois depuis sa mise en circulation en 2002, 1€ vaut moins qu’1$.

    L’euro très dépendant du gaz russe

    La monnaie unique est particulièrement dépendante du gaz russe. Ainsi, avec le déclenchement de la guerre en Ukraine et la crise énergétique qui s’en est suivie, l’euro a chuté violemment au long de l’année 2022. Ceci est d’autant plus accentué par le risque de pénuries énergétiques envisagées pour l’hiver prochain, provoquant une méfiance des marchés envers la monnaie européenne.

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    Le dollar, une valeur refuge

    Inflation et récession sont autant de raisons qui poussent les investisseurs vers le dollar, connu comme étant une valeur refuge. Par conséquent, la Banque centrale américaine a profité de ce statut pour remonter ses taux d’intérêt à quatre reprises depuis le mois de mars, afin de contrer l’inflation sur son territoire. Or, la Banque centrale européenne ne peut faire de même, car les disparités entre ses États membres sont trop importantes.

    Une situation qui n’est pas prête d’en finir

    Selon les spécialistes, ce rapport entre les deux monnaies n’est pas prêt de s’inverser, compliquant donc la situation des Français installés à l’étranger qui sont payés en euro.

    Finalement, les investisseurs vont suivre de près la grande réunion des banquiers centraux qui se tiendra à partir du jeudi 25 août dans le Wyoming aux États-Unis, durant laquelle il sera dit si la monnaie européenne continue sa chute face au dollar.

    Un reportage de TV5MONDE

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 25/08/22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 25/08/22

    Bonjour à tous, bienvenue dans votre flash du jeudi 25 août. Dans l’édition des Français de l’étranger aujourd’hui : le vaccin de la variole du singe attire expatriés et Européens en France – Le Royaume-Uni se dirige vers une inflation à 18% – la rentrée du gouvernement sous le signe de l’austérité 

    Les Belges saturent les centres de vaccination en France 

    En France, des Belges, des Suisses, des Italiens ou encore des Espagnols ont ainsi pu se faire vacciner contre la variole du singe, indique à l’AFP la Direction générale de la Santé. Les expatriés ont eux aussi profité de leur séjour en France pour obtenir le fameux vaccin souvent peu disponible dans les autres pays. Dans le Nord, en proportion, on a dû vacciner 30 à 40% de Belges. Du coté de la frontière suisse, on refuse désormais les nationaux de la confédération car ils ne sont pas européens. la France appelle à créer un plan européen de vaccination. 

    18,6% d’inflation au Royaume-Uni en 2023 

    En juillet, la hausse des prix a déjà atteint 10,1% sur un an, au plus haut depuis 40 ans dans le pays, et la banque d’Angleterre prévoit une accélération à 13% en octobre et une entrée en récession à partir de la fin de l’année. Ainsi l’inflation au Royaume-Uni pourrait atteindre 18,6% début 2023 en raison de la flambée attendue des factures d’énergie, selon une étude de la banque américaine Citi. De nombreux expatriés déjà échaudés par le Brexit pensent à quitter les îles britanniques. 

    inflation, course

    Une rentrée qui annonce des temps difficiles en France 

    Emmanuel Macron a présidé ce mercredi le Conseil des ministres de rentrée. Les caméras étaient conviées en ouverture à filmer son propos liminaire. Il en a appelé au sens du sacrifice des Français. Il avait déjà exhorté les Français à « accepter de payer le prix de notre liberté et de nos valeurs » depuis Bormes-les-Mimosas dans le Var vendredi dernier. Et ce mercredi Emmanuel Macron a encore renforcé la gravité de son message en évoquant la fin de l’abondance et indiquant que ce « qu’on est en train de vivre est de l’ordre d’une grande bascule ou d’un grand bouleversement »

    Sur ce message bien pessimiste, on se quitte et on se retrouve demain vendredi pour le dernier flash de la semaine !

    Ecoutez le flash

  • Variole du singe : l’eldorado français

    Variole du singe : l’eldorado français

    En France,  » des Belges, des Suisses, des Italiens ou encore des Espagnols  » ont ainsi pu se faire vacciner contre la variole du singe, indique à l’AFP la Direction générale de la Santé. Les expatriés ont eux aussi profité de leur séjour en France pour obtenir le fameux vaccin souvent peu disponible dans les autres pays.

    A Paris, des  » touristes étrangers ont profité de leur voyage pour se faire vacciner « , explique Checkpoint Paris, un centre de santé sexuelle. Mais le phénomène concerne principalement les régions frontalières.

    La Belgique en défaut

    Dans le nord de la France, à Lille, les sites de vaccination ont ainsi vu arriver en plein été de nombreux Belges.  » En proportion, on a dû vacciner 30 à 40% de Belges « , évalue Virginie Ceyssac, pharmacienne à l’Aprium, l’une des cinq officines expérimentant la vaccination en pharmacie en France.

    La Belgique, qui ne dispose actuellement que de 3.000 doses, ne vaccine qu’un public très restreint : travailleurs du sexe homosexuels ou transgenres, hommes homosexuels ayant eu deux IST (infections sexuellement transmissibles) dans l’année écoulée ou ayant le VIH, et de rares cas contact.

    L’agence régionale de santé (ARS) des Hauts-de-France parle, elle, de  » plusieurs centaines  » de Belges vaccinés depuis le début de la campagne en raison des principes  » de solidarité européenne  » et d’enjeux de santé publique –les Français du Nord  » fréquentent les mêmes événements festifs  » que le public belge. Thomas, 32 ans, qui vit à Montreux, raconte à l’AFP avoir cherché un rendez-vous en France pendant deux semaines. Il a finalement trouvé, à Besançon (Doubs).  » J’ai pris un jour de congé, je vais louer une voiture et faire 500 km « .

    L’agence précise qu’il est même  » demandé aux centres de répondre favorablement aux demandes des résidents belges frontaliers, à condition que cela ne nuise pas à l’accès à la vaccination des Français « .
    Pour autant, la situation des Hauts-de-France reste marginale. Dans le sud de la France, la vaccination d’Italiens et d’Espagnols est très minoritaire, indiquent les associations de lutte contre le VIH.

    Un phénomène non généralisé

    A proximité de la frontière suisse, la situation est hétérogène. Comme la Suisse n’a pas encore accès à la vaccination contre la variole du singe,  » certains sont allés se faire vacciner en France sans problèmes, mais d’autres se sont vu refuser la vaccination « , détaille Alexandra Calmy, infectiologue responsable de l’unité VIH des hôpitaux de Genève.

    Bien que des réseaux de soins transfrontaliers existent –pendant l’épidémie de Covid, des patients français ont été accueillis dans les services intensifs en Suisse–, les Suisses ne disposent pas d’un accès simplifié à la vaccination en France. Ainsi dans le centre de vaccination de Chambéry (Savoie) on refuse l’accès à un rendez-vous.  » On ne prend que les gens qui résident en Savoie ou qui sont suivis ici « , explique à l’AFP Silvère Biavat, médecin de la structure.

    Définir une politique continentale

    Face à cette situation inégalitaire, les associations et soignants interrogés par l’AFP, en France et en Europe, appellent à la mise en place d’accords diplomatiques pour permettre notamment le prêt de doses aux pays en manque.

     » Dans un monde globalisé, dans une Europe sans frontières, il n’est pas logique que des pays comme la France, l’Allemagne et les Pays-Bas disposent d’un grand nombre de vaccins « , alors que des pays comme l’Espagne, pays le plus touché par l’épidémie, ont seulement 17.000 doses, estime Toni Poveda, directeur de l’association espagnole de lutte contre le VIH Cesida.

    Les autorités françaises assurent que le sujet est actuellement discuté dans les instances européennes compétentes. Elles précisent être en contact avec la Belgique et la Suisse pour discuter de la  » vaccination transfrontalière monkeypox  » et de son financement.

  • Les réseaux scolaires français à l’étranger

    Les réseaux scolaires français à l’étranger

    Quand on s’expatrie en famille, l’Education est une problématique qui peut inquiéter les parents. Heureusement, nombreux sont les pays qui proposent désormais une éducation de qualité à leurs concitoyens et de facto à tous leurs résidents. Mais dans d’autres cas ce n’est pas vraiment la situation rencontrée par les famille, ou tout simplement certains préfèrent que leurs enfants continuent leur scolarité française. La solution c’est évidemment de rejoindre une des écoles du réseau français à l’étranger. Mais comment fonctionne-t-il ? Il existe plusieurs types d’établissements, certains en gestion directe, d’autres portés par des entreprises ou de simples particuliers réunis en association. On fait le point pour les Français de l’étranger à quelques jours de la rentrée scolaire.

    Aussi, il ne faut pas oublier que le développement de l’enseignement français à l’étranger s’inscrit dans la dynamique initiée par le Plan langue française et plurilinguisme qui fixe comme objectif le doublement des effectifs à l’horizon 2030 dans les écoles et établissements d’enseignement français homologués. C’est donc un outil pratique pour les familles mais aussi un outil de rayonnement pour la France.

    Un réseau, 3 types de relations avec l’Education nationale

    Pour scolariser ses enfants à l’étranger, choisir un établissement d’enseignement français n’est bien entendu pas une obligation. Toutefois, il s’agit d’un bon moyen de vous assurer que vos enfants bénéficieront d’une scolarité similaire à celle qu’ils auraient reçue s’ils étaient restés en France. Ils sont ainsi amenés à passer le Brevet des collèges ainsi que le Baccalauréat. Vous partez 2 ans à Séoul puis vous bouclerez à nouveau vos valises pour vous installer dans un autre pays ? Vous désirez faciliter le retour d’expatriation ? En optant pour des établissements français, la scolarité de votre progéniture sera homogène, malgré l’expatriation.

    Autre atout des établissements français à l’étranger : le brassage culturel. Loin de n’accueillir que des élèves français, ils ouvrent également leurs portes à des enfants de différentes nationalités. En effet, 60 % des élèves ne sont pas français. La caractéristique qui réunit ces établissements c’est qu’ils sont tous liés à l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger ou AEFE.

    Les établissements scolaires français (écoles primaires, collèges, lycées) établis hors de l’Hexagone doivent respecter les programmes applicables en France et préparer aux examens et diplômes français. Ils sont ainsi homologués par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Il existe 3 types d’établissements :

    • les établissements gérés par l’AEFE,
    • les établissements qui ont signé une convention avec l’AEFE (gérés par des associations de droit privé français ou étranger),
    • les établissements qui ont conclu un partenariat avec l’AEFE (gérés par des associations de droit privé français ou étranger).
    ©AEFE

    Les établissements en gestion directe

    Ces écoles, collèges et lycées sont dotés d’un chef ou d’une cheffe d’établissement nommé par Paris, et d’un ou une comptable secondaire. Ils sont des composantes de l’établissement public et leur budget est agrégé chaque année à celui de l’AEFE. L’Agence leur accorde des subventions et rémunère les personnels titulaires qui y exercent. Le fonctionnement se rapproche d’un établissement en France.

    Les établissements conventionnés

    Ces établissements sont gérés par des associations ou fondations de droit privé, français ou étranger, et ont passé une convention administrative, financière et pédagogique avec l’AEFE. Cette convention porte notamment sur les conditions d’affectation et de rémunération d’agents titulaires de l’Éducation nationale et sur l’attribution de subventions. Ces établissements entretiennent avec l’AEFE un dialogue de gestion constant.

    Les établissements partenaires

    Ces établissements sont également gérés par des organismes de droit privé, français ou étranger, et ont signé un accord de partenariat avec l’Agence. Les personnels de ces établissements ont accès aux dispositifs de formation continue mis en place par l’AEFE. Un protocole d’entente a été signé avec la Mission laïque française (MLF) concernant les établissements partenaires de ladite MLF. Le groupe Odyssey est aussi à ranger dans cette catégorie, leurs écoles ont elles aussi signé des conventions. Elles sont aussi éligibles aux bourses scolaires comme les deux autres catégories.

    ©AEFE
  • Le gouvernement prépare sa rentrée

    Le gouvernement prépare sa rentrée

    La rentrée politique du gouvernement se profile, avec un premier conseil des ministres qui s’est déroulé le mercredi 24 août. Au coeur du salon Marat, des projets de loi autour du climat, des énergies, ou encore du plein-emploi ont été annoncés.
    On fait le point pour les Français de l’étranger sur les sujets chauds de la rentrée en France.

    Lancement dun Conseil national de la refondation

    Une grande partie des textes portés par l’exécutif devrait être construite autour du Conseil national de la refondation, qu’Emmanuel Macron lancera le 8 septembre. Le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a indiqué qu’il sera destiné à « associer les responsables des partis politiques, les responsables des groupes parlementaires, des représentants d’associations, d’élus des territoires, des représentants des corps intermédiaires, les syndicats en partenariat avec le Conseil économique, social et environnemental ».
    L’objectif affiché est de soumettre au dialogue les « chantiers » liés à la santé et à l’éducation notamment. Et ce, avant que les textes n’arrivent au Parlement. La présence de représentants des expatriés n’est pas indiquée pour l’instant.

    Crise énergétique

    Les Français devront « payer le prix de la liberté », a averti le chef de l’État lors de sa prise de parole le 19 août, anniversaire des 78 ans de la libération de Bormes-les-Mimosas (Var). Le 14 juillet, il avait déjà fait référence aux difficultés à venir à l’automne, comprenant des risques de pénurie d’énergie attribués au conflit autour du gaz russe. Moscou menace en effet de couper ses livraisons à l’Europe, en représailles du soutien apporté à l’Ukraine.

    La solution évoquée comprend la potentielle mise en place de restrictions et devrait occuper une place importante dans l’agenda gouvernemental. Des « plans de sobriété » seront préparés, à destination des institutions, des acteurs économiques et des consommateurs.

    Transition écologique

    Le sujet des énergies sera aussi sur la table dans le cadre de l’urgence climatique et des records météorologiques alarmants atteints cet été. Si aucune annonce concrète n’a été faite pour l’instant, le gouvernement a mentionné un projet de loi d’accélération des énergies renouvelables, qui devrait être présenté lors du Conseil des ministres ce 24 août. Emmanuel Macron se rendra lui-même sur un site consacré aux éoliennes offshore au début du mois de septembre.

    Un séminaire gouvernemental devrait être organisé à la fin du mois d’août, période également choisie par la première ministre Élisabeth Borne pour parler de transition énergétique à l’université d’été du Medef. Le président l’a aussi chargée de lui remettre à l’automne un « agenda de planification écologique décliné par mois et années ».

    Chômage

    Les premières semaines de septembre seront consacrées à une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron, à savoir l’objectif du plein-emploi via une réforme de l’assurance-chômage. Le texte en question sera étudié par les députés la première semaine d’octobre.
    Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, insistait récemment dans Le Parisien sur « l’urgence » du sujet. « La réforme de l’assurance-chômage, décidée en 2019 et mise en œuvre en 2021 du fait de la Covid » doit voir ses règles « prolongées » car elles arrivent à échéance le 1er novembre 2022, a-t-il indiqué.

    Il a également prévenu vouloir en durcir les modalités, travailler sur la refonte de Pôle emploi et sur la réforme du RSA, revenu de solidarité active (en conditionnant son versement à 15 ou 20 heures d’activité par semaine).

    Olivier Véran, porte-parole du gouvernement en 2020 – Kenzo TRIBOUILLARD / AFP

    Réforme des retraites

    Autre sujet sensible au sommaire, la réforme des retraites. Le ministre du Travail s’est là encore exprimé sur le sujet et a promis une concertation avec les partenaires sociaux après le lancement du Conseil national pour la refondation.
    L’objectif reste le même, a indiqué Élisabeth Borne : porter l’âge légal du départ à la retraite à 65 ans, d’ici au milieu des années 2030.

    Loi de finance

    Après les mesures pour le pouvoir d’achat et celles du budget rectificatif, d’autres projets de loi phares du volet économique de l’exécutif risquent de provoquer des débats houleux à l’Assemblée nationale.

    La discussion avec les opposition autour du budget devrait débuter le 1er septembre dans les bureaux du ministère de l’Économie, pour être présenté devant le Parlement durant le mois d’octobre. Si le dialogue avec l’opposition n’est pas fructueux, le gouvernement n’exclut pas la possibilité de recourir à l’article 49.3 de la Constitution, permettant d’éviter le vote au Parlement.

    Sécurité

    D’autres projets de loi seront examinés plus tard dans l’année, à l’image de celui sur l’immigration, reporté à décembre à la demande de l’Élysée et de Matignon. Celui-ci devrait être précédé d’un débat dans les deux chambres parlementaires.

    Un autre sujet attendu par les élus de droite passera devant les bancs du Parlement en octobre, portant sur l’orientation et la programmation du ministère de l’Intérieur (Lopmi). D’après les plans du gouvernement, ce projet de loi doit apporter 15 milliards d’euros supplémentaires de budget, en cinq ans.

  • Royaume-Uni : l’inflation pourrait atteindre 18,6%

    Royaume-Uni : l’inflation pourrait atteindre 18,6%

    L’inflation au Royaume-Uni pourrait atteindre 18,6% début 2023 en raison de la flambée attendue des factures d’énergie, selon une étude de la banque américaine Citi.

    Une projection qui a fait grand bruit au Royaume-Uni en pleine campagne pour la succession du Premier ministre Boris Johnson et alors qu’une sévère crise du coût de la vie sévit dans le pays.

    En juillet, la hausse des prix a déjà atteint 10,1% sur un an, au plus haut depuis 40 ans dans le pays, et la banque d’Angleterre prévoit une accélération à 13% en octobre et une entrée en récession à partir de la fin de l’année.

    Vendredi (26 août), l’autorité de régulation de l’énergie, l’Ofgem, doit annoncer le relèvement des plafonds de tarifs électriques au Royaume-Uni pour octobre.

    Dans la foulée de la guerre en Ukraine et des restrictions à l’alimentation en gaz et pétrole venue de Russie, ce plafond devrait passer de 1 971 livres par an actuellement à plus de 3 500 livres en octobre selon les experts.

    Il pourrait selon certaines estimations grimper à 5 000 voire 6 000 livres par an d’ici avril.

    D’après une étude publiée plus tôt ce mois-ci par l’Université de York, plus de la moitié des ménages britanniques se trouveront en situation de précarité énergétique l’an prochain, c’est-à-dire qu’ils n’auront plus les moyens de se chauffer correctement, même en prenant en compte les aides déjà promises par l’actuel gouvernement.

    Royaume-Uni, Downing Street
    Liz Truss, la favorite dans la course à Downing Street, s’est refusée à promettre des aides directes pour l’instant – © Gareth Milner, Flickr

    La favorite pour succéder à Boris Johnson, Liz Truss, s’est refusée jusqu’ici à promettre des aides directes, optant pour des baisses d’impôts.

    Son rival Rishi Sunak veut des aides directes pour aider les plus défavorisés à payer leurs factures, parlant de « responsabilité morale » et accusant Mme Truss d’être sur le point de plonger le pays dans une « spirale inflationniste » si elle accède à Downing Street.

    Plus de 80% des familles nombreuses ou monoparentales et des retraités seront en pauvreté énergétique, selon l’étude de York.

    Le contrat à terme du TTF néerlandais, référence du marché européen du gaz naturel, a touché lundi 295 euros le mégawattheure (MWh), un niveau plus vu depuis les séances très volatiles des premières semaines de l’invasion russe de l’Ukraine mi-mars, et se rapproche de son record historique.

    A l’inverse le cours du pétrole se replie à cause des risques de plus en plus tangibles de récession.

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