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  • Une grève générale au succès en demi-teinte

    Une grève générale au succès en demi-teinte

    Selon la CGT, ce sont 150 rassemblements qui ont été déclarés un peu partout en France, appelés par les syndicats, dont la CGT et Force ouvrière. Mais au final, c’est moins de 100 000 personnes qui se sont mobilisées. On est loin des démonstrations de décembre 2019 !

    A Paris

    Le gros des troupes, comme toujours, s’était donné rendez-vous dans la capitale où ils étaient 70 000 dans les rues parisiennes.

    Le cortège s’est achevé à 17h30 avec quelques échaffouréess avec les Black Blocks qui ont rejoint aux Invalides les manifestants. Les vitres d’un établissement bancaire CIC et d’un concessionnaire de moto BMW ont notamment été brisées boulevard Montparnasse, et des manifestants vêtus de noir ont affronté les forces de l’ordre. Des fumigènes étaient également visibles en plusieurs endroits. La préfecture de police a fait état de 6 interpellations.

    L’ambiance de la manifestation est restée « globalement calme », a néanmoins indiqué une source policière. Environ 200 personnes vêtues de noir, dont une soixantaine de l’ultra-gauche, « ont constitué un bloc », avec la volonté d’en découdre, a-t-on indiqué de même source. « On intervient dès qu’ils se regroupent et tentent de casser ».

    En province

    A Marseille, 2200 personnes ont manifesté selon la police, qui a compté 2.000 participants à Martigues, au bord de l’étang de Berre, coeur de l’industrie pétrochimique dans les Bouches-du-Rhône.

    Entre 1100 (police) et 1300 manifestants (syndicats) ont répondu à l’appel à Strasbourg. Dont Nadine, 45 ans, salariée dans la métallurgie, qui juge «dommage d’en arriver à un point de blocage pour que ça bouge, mais aujourd’hui si on ne bloque rien, on ne nous entend pas». Ils étaient selon la police 3650 au Havre, 1800 à Montpellier, 2200 à Lyon et 2700 à Lille, 2600 à Rennes, où le cortège scandait «Ca ne peut plus durer, ça va péter».

    A Nantes, la CGT a recensé 4000 participants ; Toulouse, Bastia ou Ajaccio, étant aussi mobilisées.

    À Strasbourg, quelques centaines de personnes avaient répondu à l’appel à manifester, dont l’ex-candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot, qui a pointé des demandes « totalement légitimes » face à « une explosion des prix de l’énergie, de l’alimentation ».

    Education nationale

    Suite à l’appel à la mobilisation interprofessionnelle, le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse a communiqué les taux de participation au mouvement social pour la totalité des académies métropolitaines. 

    En moyenne, ce sont 5,67% du personnel de l’Éducation nationale qui se sont mobilisés, 6% des enseignants. Seuls 2,48% des enseignants du 1er degré ont fait grève contre 9,57% chez les enseignants du second degré (collège et lycée). Parmi eux, la mobilisation fut particulièrement forte dans les lycées professionnels (22,94%), où un mouvement social était déjà annoncé depuis un mois. 

    Par contre, de nombreux lycées ont également rejoint par solidarité l’appel des syndicats pour une mobilisation nationale pour la hausse des salaires et la défense du droit de grève. Selon le syndicat lycéen, le Mouvement National Lycéen, à 11 heures, 450 lycées étaient bloqués et 500 mobilisés. « Des milliers de lycéens dans la rue ! », ajoute le syndicat.

    Transports en commun

    La circulation des trains régionaux a été perturbée, avec un TER et un train Intercités sur deux en moyenne, ainsi que sur les réseaux d’Ile-de-France opérés par la SNCF. La circulation des TGV n’a pas été impactée. Le mouvement a été reconduit à la SNCF, alors que les vacances de la Toussaint débutent vendredi.

    Du côté de la RATP, le trafic des bus fut également dégradé avec deux bus sur trois en moyenne, tandis que le trafic du métro était quasi normal. Trois RER sur quatre fonctionnaient sur les portions des lignes A et B opérées par la RATP.

    Energie

    Trois syndicats représentatifs du secteur de l’énergie – la CGT, FO et CFDT – ont signé un accord portant sur les augmentations salariales dans la branche des industries électriques et gazières (IEG), une première étape avant l’ouverture de négociations salariales par entreprise, a-t-on appris mardi de sources concordantes. Cet accord prévoit une augmentation générale du salaire national de base de 3,3% en deux temps, avec une rétroactivité de 1% au 1er juillet 2022 et le solde de 2,3% au 1er janvier 2023, a indiqué à l’AFP Claude Martin, négociateur de l’accord de branche pour la FNME-CGT, majoritaire avec 39,68%.

    Dans le cas où l’augmentation ne garantirait pas un minimum plancher de 1040 euros bruts par an en 2023, une enveloppe complémentaire est prévue pour assurer a minima 80 euros par mois pour tous, a-t-il ajouté, une mesure qui profitera aux bas salaires. Une «clause de revoyure» est en outre prévue en juillet pour «vérifier l’impact de l’inflation», selon Claude Martin. Après avoir consulté ses adhérents, la CFE-CGC a refusé de signer l’accord, jugé «insuffisant pour couvrir l’inflation» et de nature «à créer des distorsions en défaveur de l’encadrement», a indiqué à l’AFP Alexandre Grillat, secrétaire national.

    Pourtant, ce mardi soir, la grève a été reconduite dans certaines raffineries et dans des dépôts alors que le gouvernement n’avait pas procédé à des réquisitions ce jour.

  • TF1 de retour sur le satellite Astra

    TF1 de retour sur le satellite Astra

    Alors que le Tribunal de commerce de Paris doit se prononcer sur l’affaire qui oppose le groupe TF1 au groupe Canal+ quant à la diffusion des chaînes propriétés du géant du BTP Bouygues sur la plateforme du géant du divertissement Vivendi, TNTSAT, TF1 a décidé de passer en force ! Pour cela, la direction de la première chaine de télévision française a pris contact directement avec l’opérateur Globecast (groupe Orange) qui gère le satellite Astra et propose depuis mardi 18 octobre 2022 00h ses chaînes et ce sans abonnement ni aucune limitation ! Une position que TF1 ne pourra garder très longtemps !

    Une prise en otage des téléspectateurs

    Si le groupe TF1 a pris une décision aussi radicale c’est que ce dernier dénonce une prise en otage des téléspectateurs alors que Canal+ juge délirantes les exigences commerciales de la filiale de Bouygues dans le cadre du renouvellement de leur contrat de distribution.

    Comme le rapporte Satellifacts, les chaînes TF1, TMC, TFX, LCI et TF1 Séries Films sont donc désormais diffusées sur le même satellite Astra sur un transporteur Globecast, et ce en HD et en clair. Le récepteur satellite TNTSAT est en effet capable de recevoir l’ensemble des chaînes diffusées en clair sur le satellite Astra, vers lequel est dirigée la parabole à laquelle il est relié.

    Il pourrait s’agir de la réponse de TF1 à Canal+ en cas d échec de son appel de la décision du tribunal de commerce de Paris qui doit se tenir dans 2 jours. TF1 pourrait ainsi annoncer malgré tout le retour à ses frais de ses chaînes sur la même position orbitale que TNTSAT et Canal+.

    Comment récupérer les chaînes sur votre décodeur ?

    Si vous êtes abonné TNTSAT, il suffit d’effectuer une nouvelle recherche des chaînes afin de profiter des chaînes TF1 en clair à nouveau. En revanche, les chaînes n’apparaîtront pas dans le plan de numérotation habituel de TNTSAT, elles resteront toutefois faciles à retrouver.

    Mais la réception est possible avec n’importe quel terminal compatible HD y compris non TNTSAT en ajoutant les paramètres de réception ci-dessous:

    Satellite : 19.2° est

    Fréquence : 11376  mhz

    Polarisation : verticale

    Symbol Rates/r : 22000

    FEC : 2/3

    Notre partenaire TVcorner, qui commercialise de nombreuses solutions à destination des Français de l’étranger pour recevoir les programmes français peut vous assister pour trouver la solution pérenne afin de recevoir les programmes que vous désirez. Vous trouverez sur cette page les indications précises par type de décodeurs pour réaliser la recherche des chaines du groupe TF1 : https://www.tvcorner.com/fr/infos/faq/produit/ajout-transpondeur-tntsat.php

    https://www.tvcorner.com//fr/index.php

    Quel avenir pour ce mode de diffusion ?

    Si le choix fait par TF1 se comprend dans le cadre d’une démonstration de force à la veille d’une audience judiciaire, les experts ne pensent pas que la situation puisse être pérennisée.

    En « balançant » ainsi le flux de ses chaînes, le groupe installé à Boulogne-Billancourt risque de nombreux conflits liés aux droits de diffusion des programmes présents sur ses antennes. Comment imaginer que les matchs de la coupe de la monde, qui s’ouvre dans quelques semaines, soient diffusés sans contrainte et sans abonnement dans des pays pour lesquels TF1 ne détient pas les droits. Et ce cas de figure s’applique aussi aux films, séries et autres oeuvres protégées.

    Le calvaire des Français de l’étranger, privés de leurs programmes préférés, n’est peut-être pas fini !

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 19.10.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 19.10.22

    Bonjour, bienvenue dans le flash des Français de l’étranger du mercredi 19 octobre. Aujourd’hui, on parle du retour de TF1 sur Astra, de l’appel à la solidarité de Macron à l’Allemagne, et on fait le point sur les manifestations en France hier. 

    TF1 bypasse Canal + 

    Alors que tribunal de commerce de Paris doit statuer sur le conflit opposant les leaders de la télévision en France, TF1 et Canal +, la filiale de Bouygues s’est entendue avec celle d’Orange pour diffuser en clair depuis mardi 00h sur le satellite Astra, celui qui diffuse l’offre TNTSAT au coeur du litige. Donc si vous êtes concerné, il vous suffit de relancer la numérotation des chaînes mais attention celles du groupe TF1 seront présentes mais en dehors des canaux réservés à TNTSAT. Aussi, même si vous n’êtes pas abonné à TNTSAT mais que vous recevez le flux d’Astra, avec la même opération vous pourrez accéder aux chaînes du groupe TF1. Une situation qui ne peut être pérenne à moins que TF1 accepte de rentrer en conflit avec les détenteurs des droits audiovisuels qu’elle n’a achetés que pour la France… Le calvaire n’est peut-être donc pas fini !

    TF1

    Macron en appelle à l’Allemagne 

    Le président français Emmanuel Macron a appelé l’Allemagne à la « solidarité » européenne face à l’envolée des prix de l’énergie, mettant en garde contre les « distorsions » de concurrence auxquelles le plan allemand massif d’aide aux ménages et particuliers pourrait conduire.

    Energie : Emmanuel Macron
    « Nous ne pouvons pas nous en tenir à des politiques nationales car cela crée des distorsions au sein du continent européen », a déclaré Emmanuel Macron dans une interview au quotidien français Les Echos à paraître lundi (17 octobre). [LUDOVIC MARIN/EPA]

    Une grève générale qui n’a pas pris 

    Ils étaient moins de 100 000 dans les rues françaises hier pour manifester contre la hausse du coût de la vie ! Peu suivie à l’Education nationale, et dans les transports en commun, elle a pris à la SNCF dont les syndicats ont prolongé le mouvement, et continue encore dans le secteur des Energies. Le gouvernement prévoir de procéder à de nouvelles réquisitions dans les raffineries et dépôts ce jour. 

    greve generale

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour une nouvelle édition ! Prenez soin de vous où que vous soyez ! 

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Karim Benzema sacré avec un Ballon d’Or

    Karim Benzema sacré avec un Ballon d’Or

    A 34 ans, le Français remporte le Ballon d’Or, l’accomplissement d’une vie, d’une carrière. ll succède à Zinédine Zidane qui l’avait remporté en 1998 et devient le 5ème joueur français de l’Histoire à inscrire son nom au palmarès.

    Karim Benzema a célébré son « Ballon d’Or du peuple », forgé dans les moments où « c’était difficile« , a-t-il dit après avoir reçu son trophée des mains de son mentor et prédécesseur français au palmarès, Zinédine Zidane, ce lundi 17 octobre à Paris au théâtre du Chatelet.

    « Ce Ballon d’Or, c’est individuel, mais ça reste collectif, c’est le Ballon d’Or du peuple« 

    Karim Benzema après avoir reçu son Ballon d’Or

    Un retour en équipe de France

    Écarté de l’équipe de France entre 2015 et 2021, Benzema a repensé à « ces périodes où c’était difficile pour toute la famille« , s’adressant à ses parents dans la salle du théâtre du Châtelet, moments qui « n’ont fait que me renforcer mentalement« .

    « C’est beaucoup de travail », a-t-il poursuivi, parlant de « s’entraîner encore plus et toujours garder ce rêve dans la tête. Il y a eu des moments où c’était beaucoup plus difficile pour moi, ces périodes où je n’étais pas en sélection, où je n’ai rien lâché avec mon coach ici« , à savoir Zidane, son ancien entraîneur au Real.

    Zidane « me répétait sans cesse de garder cette joie de jouer au foot, qu’un jour je pourrais gagner ce trophée. Je suis vraiment fier de mon parcours« , a souligné le joueur de 34 ans.

    Un âge qui ne l’empêchera pas d’être sélectionné pour la coupe du monde au Qatar, signant son retour en Equipe de France.

    Un parcours d’expatrié

    Karim Benzema a fait la majorité de sa carrière hors de France, ce qui fait de lui un vrai Français de l’étranger. Depuis 2009, il joue au Real de Madrid comme il le souligna lors de la cérémonie en remerciant « tous (ses) coéquipiers au Real Madrid ou en sélection » et son entraîneur actuel, Carlo Ancelotti. Il a également salué le « grand président » du club madrilène, Florentino Pérez, présent dans la salle: « Il est comme quelqu’un de ma famille. »

    Si les hommages ont été nombreux, nous avons décidé de partager celui du député des Français de la Péninsule ibérique, Stéphane Vojetta.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Energie : Emmanuel Macron appelle Berlin à la « solidarité » européenne

    Energie : Emmanuel Macron appelle Berlin à la « solidarité » européenne

    Emmanuel Macron
    « Nous ne pouvons pas nous en tenir à des politiques nationales car cela crée des distorsions au sein du continent européen », a déclaré Emmanuel Macron dans une interview au quotidien français Les Echos à paraître lundi (17 octobre). [LUDOVIC MARIN/EPA]

    Le président français Emmanuel Macron a appelé l’Allemagne à la « solidarité » européenne face à l’envolée des prix de l’énergie, mettant en garde contre les « distorsions » de concurrence auxquelles le plan allemand massif d’aide aux ménages et particuliers pourrait conduire.

    « Nous ne pouvons pas nous en tenir à des politiques nationales car cela crée des distorsions au sein du continent européen », a-t-il déclaré dans une interview au quotidien français Les Echos paru lundi (17 octobre).

    « Notre Europe, comme lors de la crise Covid, est à un moment de vérité (…) Nous devons agir avec unité et solidarité », a-t-il plaidé.

    Le gouvernement d’Olaf Scholz, accusé de faire cavalier seul avec son plan de soutien à 200 milliards d’euros pour protéger ses ménages et entreprises, est sous la pression de plusieurs partenaires de l’UE pour accepter plus de solidarité financière.

    « L’Allemagne est à un moment de changement de modèle dont il ne faut pas sous-estimer le caractère déstabilisateur », a concédé Emmanuel Macron.

    « Mais si on veut être cohérents, ce ne sont pas des stratégies nationales qu’il faut adopter mais une stratégie européenne », a-t-il insisté.

    Le chef de l’Etat s’est dit toutefois confiant « dans la force du couple franco-allemand et dans notre capacité ensemble à porter une stratégie ambitieuse ».

    Les dirigeants de l’Union européenne vont s’efforcer, lors d’un sommet jeudi et vendredi à Bruxelles, de trouver une réponse commune contre la flambée des prix de l’énergie provoquée par la guerre en Ukraine.

    « Il y a une solidarité européenne à l’égard de l’Allemagne et il est normal qu’il y ait une solidarité de l’Allemagne à l’égard de l’Europe ! », a insisté le président français.

  • Marchés financiers, accélération de cycle ou rupture ?

    Marchés financiers, accélération de cycle ou rupture ?

    marchés financiers

    Depuis plusieurs années, deux écoles s’affrontent au sujet des déficits publics et de la progression de la dette publique. Pour certains, les règles de bonne gestion qui se sont imposées après la Seconde Guerre mondiale ne sont plus de mise, d’autant moins que la dérégulation financière et la mondialisation du marché des capitaux facilitent le financement des États comme des économies. Pour d’autres, à un moment ou un autre, la loi d’airain de l’équilibre des comptes publics s’imposera. 

    Le retour de l’inflation aurait pu sonner le glas de la nouvelle théorie monétaire en vertu de quoi la dépense publique est légitime tant qu’il n’y a pas de hausse des prix. Or, malgré le retour de cette dernière, rien ne semble arrêter l’expansion des dépenses publiques engagée par les pouvoirs publics. 

    Face à l’épidémie de covid et à la crise née de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les gouvernements – du moins les gouvernements occidentaux – ont, en effet, répondu par une augmentation sans précédent, en période de paix, des dépenses publiques. L’économie de guerre sans la guerre semble être devenue le leitmotiv des dirigeants. 

    La plus forte baisse enregistrée depuis les années 1980 

    récessions

    Les turbulences sur les marchés sont importantes, en lien avec le retour d’une inflation à deux chiffres dans de nombreux pays, phénomène inconnu depuis deux générations au sein de l’OCDE. Après avoir été lente à réagir, la Réserve fédérale augmente maintenant ses taux directeurs à un rythme inconnu depuis quarante ans, favorisant la hausse du dollar, ce qui génère des tensions financières en Europe et en Amérique latine. Depuis le début de l’année, les actions d’entreprises à l’échelle mondiale ont perdu 25 % de leur valeur exprimée en dollars, ce qui constitue la plus forte baisse enregistrée depuis les années 1980. 

    Avec la hausse des taux, la contraction de la valeur des obligations d’État est sans précédent depuis 1949. Cette baisse des places financières rompt avec la période des années 2010 marquée par la crise des subprimes et par une faible croissance, une faible inflation, de faibles taux d’intérêt, et une forte appréciation des valeurs mobilières et immobilières. 

    L’investissement des entreprises est resté limité sur la décennie tout en réalisant d’importants bénéfices. Les États ont également peu investi, au point que le stock de capital public a diminué au niveau mondial, en pourcentage du PIB. 

    Les années 2010 ont également donné lieu à une forte intervention des banques centrales qui ont maintenu les taux d’intérêt au plus bas et ont acheté des volumes croissants d’obligations. À la veille de la pandémie, les banques centrales d’Amérique, d’Europe et du Japon possédaient 15 000 milliards de dollars d’actifs financiers. Si pendant des années, les agents économiques se sont plaint des taux extraordinairement bas, ils craignent désormais leur remontée. 

    La grande majorité des acteurs disposent de fonds propres suffisants 

    La sphère financière est néanmoins en capacité de relever le défi de la hausse des taux grâce à des ratios prudentiels plus stricts que ceux en vigueur dans les années 1980. La grande majorité des acteurs disposent de fonds propres suffisants. Les modalités de financement pourraient néanmoins évoluer. 

    Ces dernières années, les agents économiques trouvaient avantage à emprunter auprès des banques ; ils pourraient désormais avoir intérêt à se financer sur les marchés. Les fonds d’investissement, y compris les régimes de retraite, subissent des pertes sur les portefeuilles d’actifs illiquides qu’ils ont accumulés, ce qui pourrait remettre en cause leur rentabilité. 

    Le marché obligataire britannique a été déstabilisé par des options sur des produits dérivés effectués par des fonds de pension. La Banque d’Angleterre a été contrainte d’effectuer à nouveau des rachats d’obligations, contrairement à son engagement pris lors du relèvement de ses taux. Les tensions sur les marchés sont censées être passagères, le temps de la maîtrise de l’inflation. 

    Le risque d’un emballement inflationniste ne semble pour le moment pas d’actualité 

    Aux États-Unis, la majorité des prévisionnistes estiment que l’inflation passera de 8 % en 2022 à 4 % en 2023. Le risque d’un emballement inflationniste ne semble pour le moment pas d’actualité. En revanche, de nombreux experts considèrent que le retour de l’inflation dans la cible des 2 % sera difficile. 

    Les pouvoirs publics devraient être amenés à accroître leurs dépenses pour relever les défis du vieillissement et de la transition énergétique. Les dépenses de défense devraient également augmenter. Les dépenses publiques sont par nature inflationnistes. En outre, la baisse de la population active devrait amener des hausses de salaire. 

    Les banques centrales devraient maintenir des taux d’intérêt réels faibles afin de faciliter le remboursement des dettes. Elles pourraient être aidées par les ménages qui maintiennent des taux d’épargne élevés par crainte de l’avenir. Les banques centrales pourraient retenir le principe de cibles mouvantes d’inflation évoluant entre 2 et 4 %. 

    Pour alléger le poids de leur dette, les États ont besoin d’une inflation plus élevée. Les banques centrales peuvent également espérer avoir plus de marges dans l’utilisation des taux directeurs. Avec une inflation faible, ils étaient contraints de recourir à des taux nuls voire négatifs. Une inflation légèrement plus élevée redistribuerait la richesse des créanciers aux débiteurs. En économie, l’erreur est de penser que le passé est immuable et qu’il tend à se reproduire à l’identique. Si des constantes existent, elles sont évolutives et obligent à des adaptations permanentes.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 17.10.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 17.10.22

    Bonjour à tous, nous sommes le mardi 18 octobre, journée de grève générale en France contre la vie chère, dûe à une inflation qui touche d’ailleurs le monde entier. Pour faire des économies, si vous êtes client de l’IPTV, attention la contre-offensive des Etats et producteurs se prépare.

    Grève générale en France 

    Lancé par les salariés des raffineries de carburant de TotalEnergies et à l’appel de nombreux syndicats, notamment la CGT et FO, un mouvement de grève est prévu ce mardi 18 octobre. Cette journée de mobilisation concerna plusieurs secteurs dont l’éducation, la santé, le commerce, les transports publics ou encore l’énergie. Les grévistes manifesteront pour «l’augmentation des salaires et la défense du droit de grève» à l’heure où le gouvernement a imposé des réquisitions pour assurer la distribution de carburants dans les stations-service. Une longue journée s’annonce donc pour nos compatriotes en France. Courage à eux ! 

    L’inflation est mondiale 

    Si les salariés français sont touchés par les conséquences de l’inflation, ils ne sont pas les seuls, loin de là ! Rappelons que la France est le pays à la plus faible inflation en Europe. Mais d’où vient ce phénomène ? L’inflation est au départ un problème monétaire. Elle se nourrit de l’abondance des liquidités. Or, depuis 2007, les banques centrales ont accru, sans précédent, leur bilan et de ce fait la masse monétaire en circulation. Jusqu’à 2021, les liquidités émises étaient en grande partie stérilisées dans des actifs comme l’immobilier ou les actions. Depuis la crise sanitaire, avec les plans de relance, les liquidités sont de retour dans les circuits productifs et provoquent donc une dilution de leurs valeurs. 

    économie mondialisée

    Les pirates vont être piratés 

    On finit cette édition avec l’annonce d’une réflexion en Europe sur une attaque coordonnée des Etats contre les serveurs des services d’IPTV. C’est en tout cas la volonté des producteurs du continent et des diffuseurs qui font un lobbying intense au parlement européen pour légaliser ce type d’attaque dans le cadre de la lutte contre le piratage. 

    IPTV

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour un nouveau flash !

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • La fête de la science continue sur TV5MONDEplus

    La fête de la science continue sur TV5MONDEplus

    En octobre, TV5MONDE célèbre la Fête de la science dont elle est partenaire avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. A cette occasion, la plateforme TV5MONDEplus met en avant de nombreux programmes, documentaires, séries et webséries dédiés à la thématique. Si elle se finit ce lundi en présentiel, vous pouvez découvrir le génie scientifique francophone sur la seule plateforme en français, gratuite et mondiale.

    Le Choc environnemental (Canada – SRC) 

    Présence de biphényles polychromés (BPC) dans les Grands Lacs, déluge du Saguenay, inondations récentes… Alain Gravel revient sur les catastrophes environnementales au Canada. Alors que la thématique s’invite dans les campagnes électorales, il s’interroge sur la volonté réelle d’agir et de s’attaquer aux conséquences des gaz à effet de serre. Réalisation : Jean Bourbonnais (Canada, 2021) 

    Pays de production : Canada 2021 53 min

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Futurologie (France) 

    « Futurologie » se veut être un réel décryptage des thèmes qu’il aborde, pour imaginer un demain écologique et responsable. Chaque épisode contient un ou plusieurs entretiens avec des experts pour voir le futur autrement, le tout sur un ton détendu et parfois décalé. « Futurologie » place la question de l’avenir sous le signe de l’ouverture et de l’échange Le ton ne sera pas technique, car à sujet public universel : « Futurologie » veut s’adresser à tous.

    Présentation : Léa Szulewicz. Réalisation : Émilien Sitnikow, Apolline Evieux (France, 2020) Palmarès : Prix spécial Aaqius du meilleur film sur l’innovation (Deauville Green Awards 2021)

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Québec Profond (Canada – Radio Canada) 

    Chaque été, Geneviève et Patrick quittent Montréal pour s’établir au bord du fleuve St-Laurent et en découvrir les fonds. Concombres de mer, anémones plumeuses, doris rugueux, crevettes striées, loups atlantiques… Ils lèvent le voile sur la richesse de ces beautés sous-marines et espèrent convaincre qu’il faut en prendre grand soin.

    Réalisation : Patrick R. Bourgeois, Geneviève Bilodeau (Canada, 2017) 45 min

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Demain Genève (RTS – Suisse) 

    Demain Genève : la situation est grave mais pas désespérée – tel pourrait être le message résolument positif de ce film ! Avides de comprendre les rouages du changement, des jeunes sillonnent le biotope de Genève, à la rencontre de citoyens qui oeuvrent, parfois depuis plusieurs décennies, pour un avenir durable.

    Réalisation : Grégory Chollet, Elisabete Fernandes (Suisse, 2017), 90 min

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Thomas Pesquet – Objectif Mars (France)

    Thomas Pesquet a passé 196 jours en orbite autour de la Terre. Un quotidien rythmé par une multitude d’expériences scientifiques qui visent à préparer les missions lointaines. Si le spationaute français rêve de fouler un jour Mars (2040 est en ligne de mire), de nombreux problèmes scientifiques restent à résoudre.

    Réalisation : Vincent Perazio, Alain Tixier (France, 2018) – 94 min

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Primo (France) 

    L’ampoule, la pile, l’avion, la télévision… Ces inventions ont bouleversé les usages et fait évoluer notre société. Derrière chacun de ces objets se cachent des inventeurs, des échecs, des rebondissements, et principalement la quête du progrès. « Primo » vous raconte leurs histoires. Une série réalisée en partenariat avec le musée des Arts et Métiers.

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Quelle histoire – Les Grands Découvreurs (France) 

    En partenariat avec les éditions Quelle histoire, TV5MONDE dresse les portraits des grands découvreuses et découvreurs de notre Histoire, de l’invention de l’imprimerie aux premiers pas de l’homme sur la Lune.

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Top Science (Canada – ADC) 

    À chaque épisode, une boîte mystère est déposée devant la porte de deux jeunes qui doivent tenter de relever un défi scientifique avec l´aide des membres de leur famille. En utilisant leurs connaissances et les objets fournis dans la boîte, les familles ont un temps prédéterminé pour réussir leur épreuve.

    Réalisation : Jean-François Fontaine, Simon Lamontagne (Canada)

    https://www.tv5mondeplus.com/login
  • Les opérateurs et les Etats vont pirater les IPTV

    Les opérateurs et les Etats vont pirater les IPTV

    Malgré l’illégalité, l’IPTV a toujours la côte. Plusieurs raisons à cela : géoblocage des chaînes nationales, calendrier de diffusion des oeuvres cinématographiques non adapté aux nouvelles formes de consommation, des dispositions qui pour évoluer demanderaient une coordination des législateurs dans les principaux pays fournisseurs de contenus. Un long chemin qui n’a pas été entamé, même si au niveau national, le débat pour donner plus de flexibilité est ouvert.

    Jusqu’à présent, la seule solution, c’était de porter en justice les détenteurs de ces dispositifs, encore faut-il les identifier ? Et souvent, ce coûteux parcours judiciaire, malgré des condamnations, obtient sur le terrain des résultats peu convaincants. Alors plutôt que d’entamer des poursuites judiciaires, des associations avec les législateurs et des fournisseurs d’accès à internet ainsi que des éditeurs de contenus ont discuté de la possible attaque coordonnée vers ce genre de plateformes.

    L’action judiciaire limitée par les capacités techniques

    En 2016, la MPA – pour Motion Picture Association – avait ordonné le blocage du site 123movies.to, l’une des plus grosses plateformes de piratage actives au Royaume-Uni. Le mois suivant, une demi-douzaine de clones étaient nés. Chaque nouveau blocage par la justice entraîne systématiquement l’ouverture de multiples sites “miroirs” ou de copies, gérées par d’autres équipes. Et ce cas se reproduit à chaque condamnation.

    Ainsi entre 2021 et 2022, près d’une dizaine de noms de domaines liés au site 123movies ont ainsi été bloqués au Royaume-Uni, avec toujours la même finalité : à chaque blocage, de nouveaux clones émergeaient. La MPA a donc décidé de changer sa méthodologie pour être plus efficace.

    IPTV

    Pirater les pirates

    Au Royaume-Uni, le choix a été fait d’une nouvelle méthodologie permettant aux autorités de bloquer les nouveaux sites similaires à 123movies. En effet, ils seront désormais automatiquement ajoutés à une liste noire et bloqués dans les semaines qui suivent, sans qu’aucune enquête ne permette de définir le propriétaire du site ou sa connexion aux précédents sites. Ainsi, ces derniers mois, plus de 100 sites utilisant le terme 123movies ont été bannis au Royaume-Uni.

    Tous les pays réfléchissent à développer des contre-mesures. En Europe, une proposition audacieuse a été faite : pirater les pirates. Pour rappel, l’IPTV permet de profiter d’un éventail de chaînes à très bas prix via un boîtier fonctionnant sous Android qu’on connecte à la télévision ou via une application directement installée sur une SmartTV. Le point faible du dispositif c’est donc le serveur qui héberge ces applications.

    L’association des producteurs européens désire donc travailler avec les législateurs européens afin de définir un cadre juridique pour des attaques DDOS de ces serveurs dans le cadre d’une lutte contre le piratage, comme le rapporte Geeko.

    En répétant ces attaques plusieurs fois, il serait possible dans une période de temps assez courte de pousser les abonnés à stopper leur abonnement en raison de la qualité médiocre du service. Les fournisseurs d’IPTV verraient alors leurs revenus baisser et seraient sûrement aussi assaillis de demandes de remboursement. Pour assurer la réussite d’une telle opération, elle devrait être menée sur l’ensemble du territoire européen simultanément.

  • Pas d’exemption de visa pour les Kosovars

    Pas d’exemption de visa pour les Kosovars

    Quatre ans après la recommandation de l’exécutif européen de supprimer l’obligation de visa pour les citoyens du Kosovo, la levée de cet obstacle administratif et financier semble toujours hors de portée, bien que la Commission affirme que le pays qui aspire à rejoindre l’UE a rempli sa part du contrat.

    Malgré les efforts déployés par Prague pour parvenir à un accord avant la fin de son mandat de six mois à la présidence du Conseil de l’UE en décembre, les perspectives de progrès s’amenuisent pour Pristina à mesure que de nouvelles conditions apparaissent.

    Plusieurs États membres de l’Union, dont la France, la Suède, la Belgique, les Pays-Bas et l’Espagne, ont freiné les efforts de la présidence tchèque visant à supprimer l’obligation de visa pour les citoyens du Kosovo, car ils exigeraient des garanties de sécurité supplémentaires.

    Le Kosovo reste l’un des rares pays européens dont les citoyens ont encore besoin d’un visa pour entrer sur le territoire de l’Union européenne, que ce soit pour les loisirs, le travail ou l’éducation, et ce même si Pristina a rempli tous les critères requis depuis 2018 déjà.

    Cela fait quatre années que la Commission ne cesse de recommander la libéralisation des visas mais rien n’y fait. La dernière impulsion de la présidence tchèque de l’UE n’a pas beaucoup fait bouger les lignes non plus.

    « Je suis beaucoup plus optimiste qu’il y a un an », a confié le commissaire européen à l’Élargissement, Olivér Várhelyi, à EURACTIV mercredi (12 octobre) après avoir présenté le rapport annuel sur les progrès du pays en matière d’élargissement, confirmant que le Kosovo avait rempli toutes les conditions pour la libéralisation des visas et indiquant que l’exécutif européen attendrait les discussions techniques sur le sujet.

    « Cela portera ses fruits à la fin de l’année, et nous aurons une décision », a-t-il ajouté.

    Cependant, cette mesure requiert une approbation unanime des 27 États membres de l’UE.

    Cette unanimité sera difficile à atteindre car, outre ceux qui s’opposent à la suppression des visas, cinq États membres du bloc — à savoir la Grèce, Chypre, l’Espagne, la Roumanie et la Slovaquie — ne reconnaissent pas l’indépendance du Kosovo.

    Attendre ETIAS

    Lors d’une réunion technique du Conseil jeudi (13 octobre), les représentants de la France, qui a bloqué à plusieurs reprises une décision sur la question des visas, ont semblé ajouter un nouveau critère à la liste toujours plus longue des attentes, en demandant instamment que la libéralisation des visas pour le Kosovo soit liée au fonctionnement du système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages (ETIAS).

    Ce système électronique permet de vérifier les données des ressortissants de pays tiers qui n’ont pas besoin de visa pour entrer dans l’espace Schengen. Il exige de chaque demandeur qu’il communique son nom, son adresse électronique, sa date de naissance, son passeport et qu’il effectue un paiement au moyen d’une carte de débit ou de crédit. La demande est ensuite examinée, et les autorités décident si la personne peut entrer dans l’espace Schengen ou non.

    Actuellement, le système est hors ligne, mais il devrait être en ligne en 2023, sans qu’aucune date précise n’ait été annoncée pour l’instant.

    C’est la première fois que le système ETIAS est évoqué dans les discussions sur la libéralisation des visas, bien que le Kosovo soit prêt depuis quatre ans, conformément aux engagements pris lors du sommet entre l’UE et les Balkans occidentaux en juin.

    La proposition présentée a été soutenue par des responsables de Madrid, Stockholm, Bruxelles, La Haye et, selon certaines sources, Copenhague.

    Contacté par EURACTIV pour savoir ce qu’il pensait de la libéralisation des visas au Kosovo, le ministère français des Affaires étrangères s’est refusé à tout commentaire.

    Une notification tardive

    Convaincre les États membres les plus réticents d’ici la fin de la présidence tchèque en décembre ne sera pas une tâche aisée, comme l’a clairement indiqué le groupe de travail sur les visas du Conseil de l’UE jeudi.

    « Le groupe de travail s’est largement félicité de la réouverture des discussions sur le sujet et a généralement soutenu le processus de libéralisation des visas. Afin de progresser dans ce dossier, il sera nécessaire de clarifier un certain nombre de sujets connexes et de poursuivre la discussion », a indiqué la présidence tchèque dans une déclaration.

    Ce dernier revers a probablement surpris la République tchèque, car des sources du ministère des Affaires étrangères ont indiqué que les Tchèques étaient « quelque peu optimistes » avant la réunion de jeudi.

    Même si un accord peut être conclu au sein du groupe de travail, les processus au sein du Conseil et les autres négociations interinstitutionnelles signifieront probablement que le Kosovo n’obtiendra pas le feu vert avant la fin de la présidence tchèque, a expliqué à EURACTIV République tchèque Iva Merheim-Eyre, analyste à l’Association For International Affairs.

    Les difficultés liées à l’élargissement

    Le dernier accroc en date pour le Kosovo intervient alors qu’une frustration croissante dans la région en raison de la lenteur du processus d’élargissement de l’UE, voire du manque d’élargissement tout court.

    Lorsqu’ils ont élargi le processus à l’Ukraine et à la Moldavie en leur accordant le statut de candidat à l’adhésion au bloc cet été, les responsables de l’Union ont également promis d’accélérer la procédure pour leurs homologues mécontents des Balkans occidentaux, certains négociant leur adhésion depuis plus de dix ans déjà.

    Une étape mineure a été franchie mercredi, lorsque l’exécutif européen a recommandé aux États membres d’accorder le statut de candidat à la Bosnie-Herzégovine.

    Cependant, les responsables politiques et les analystes soulignent que la Commission européenne ne répond pas aux attentes dans la région, et que ses rapports annuels sur le processus sont devenus « très peu pertinents ».

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