Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Virus autocratiques, virus démocratiques

    Virus autocratiques, virus démocratiques

    Quel virus extraordinaire ! Qu’il passe de la chauve-souris à l’homme, s’échappe d’un laboratoire ou d’un marché de Wuhan, le coronavirus fait plusieurs fois le tour de la planète, se modifie en variants, perturbe scientifiques et prophètes. Le voilà de retour en Chine où, au-delà de ses méfaits, il accomplit un exploit digne de la contre-révolution culturelle. Comme Mao en son temps, Xi Jinping recule. Les régimes autocratiques seraient-ils aussi sensibles que les gouvernements démocratiques aux paniques virales ? 

    Si Xi Jinping ouvre portes et fenêtres, laissant les Chinois vagabonder jusqu’au fléau, les démocraties, elles, avaient verrouillé les libertés élémentaires. A rebours des clichés, on vit des Italiens disciplinés et des Allemands émeutiers. Les Suédois refusèrent de fermer les cafés et ne furent pas plus infectés que les Français, deux fois enfermés. Le Brésil connut le même taux de mortalité que l’Argentine voisine, confinée six mois. 

    Les effets politiques de la crise épidémique ont la vie longue

    Nul n’explique encore le dramatique record de mortalité au Pérou, les ravages dans l’est de l’Europe, les résistances des pays de l’Asie du Sud-Est, y compris, relativement, de l’Inde. En Afrique, le virus n’a pas modifié les courbes de mortalité. Il faudra bien du temps pour évaluer la réelle mortalité du virus, et les effets, y compris négatifs – des mesures prises par les différents gouvernements : la mise à plat de l’économie mondiale, ses effets dans les pays les plus pauvres. 

    Quant aux effets politiques, ils ont la vie longue. Outre l’étonnante privation des libertés élémentaires dans les démocraties, voici la non moins étonnante rébellion des Chinois. Pour la première fois depuis Tian’anmen, un dirigeant suprême est publiquement pris à partie. 

    Des manifestants défilent pour protester contre les restrictions sévères imposées par la Chine en matière de Covid-19, à Pékin, le 28 novembre 2022. – © AFP/Noel Celis

    Une révolte ne fait pas une révolution. Le virus a eu raison du Hirak, le mouvement de protestation algérien. Tous les gouvernements d’Amérique latine (et celui des États-Unis) ont changé (sauf Maduro et Ortega, qui ont maté les révoltes). Est-ce l’effet virus ? Est-ce le balancier démocratique normal ? L’Amérique latine est passée à gauche. Comment ne pas lier l’instabilité péruvienne avec le record mondial de victimes par habitant du coronavirus au Pérou ?

    La Russie, qui, comme la Chine, se vantait d’une gestion efficace de l’épidémie, s’est retrouvée débordée par la publication des chiffres des victimes par son institut statistique, révélant un mensonge que personne ne pouvait nier. L’inefficacité du vaccin sputnik, comme celui du vaccin chinois, démontrait l’inefficacité totale d’une gestion prétendument exemplaire.

    Le rôle de la coronacrise dans le déclenchement de la guerre a été sous-estimée.  

    Les réactions occidentales, dans leurs paniques et leurs cacophonies, avaient fait apparaitre les démocraties comme des systèmes fragiles, dépendants, peureux. Elles restaient empêtrées dans les conséquences sociales et économiques de la crise. Comment croire, à la place d’un Poutine, qu’elles réagiraient à une invasion de l’Ukraine ? Le rôle de la coronacrise dans le déclenchement de cette guerre a été sous-estimée. 

    Jusqu’à cette guerre, jusqu’à cette rébellion chinoise, combien dans le monde pensaient que, tout compte fait, les autocraties étaient plus sûres, plus sereines, que les démocraties ? En Occident, combien n’appelaient-ils pas de leurs vœux, « l’homme fort », au risque de mettre un peu de démocratie de côté, comme, d’ailleurs, cela fut fait ? L’autoritarisme montait avec la fièvre.

    Les Chinois ne mettaient-ils pas en avant, leur surveillance sociale et digitale pour combattre le fléau ? Un bonhomme vert, vaquez ; Orange, circulation limitée ; Rouge, interdiction de sortir. C’est ce système de contrôle du coronavirus qu’ils utilisent aujourd’hui pour gérer les mouvements de la population et prévenir tout regroupement. 

    La Chine, durant ces deux dernières années, a multiplié les initiatives diplomatiques, en Asie centrale, en Afrique, au Moyen-Orient, promettant ordre et volupté. Aux contrats commerciaux, aux prêts, s’ajoute l’éloge d’un système de gouvernance alternatif au modèle occidental, qui mêle régime autoritaire et succès économique. Cela plait, évidemment, à beaucoup de dirigeants. Près de la moitié de la population mondiale vit dans un régime plutôt démocratique, la moitié sous une régime autoritaire. La Chine entend bien, s’appuyant sur la Russie, l’Iran et quelques autres, vanter ce mode de fonctionnement : l’anti-Occident.

    L’« opération spéciale », en cas de succès, eut été une victoire exemplaire. Avec son échec, un réarmement général est en cours. L’OTAN ressuscitée, l’Amérique de retour, l’Europe unie, malgré tous les obstacles. Même sa dépendance énergétique n’a pas suffi à la faire éclater. Tous parent aux sacrifices, financent l’Ukraine, l’arment, engagent de nouvelles dépenses militaires : Allemagne, France, Belgique, Grèce, Pays-Bas, Suède, Pologne, jusqu’au Japon. 

    Apparait donc un « quoi qu’il en coûte », militaire, mais aussi « moral ». C’est évidemment la leçon ukrainienne. D’abord dire non, les armes viendront. Comme le dit Zelensky, « avoir un peuple en servitude à ses frontières est une menace pour sa propre liberté ». Le soutien européen dépasse désormais le soutien américain : 52 milliards, dont 7.4 pour la France, (troisième contributeur mondial), 48 milliards pour les États-Unis (selon le Kiev Institute). 

    L’aspiration démocratique des peuples, une arme redoutable 

    Il est tout à fait possible, dans une analyse géopolitique « réaliste », de s’en tenir aux intérêts et aux rapports de force, les ignorer serait stupide. Mais il n’est pas possible d’ignorer la nature idéologique du conflit, bien au-delà de l’Ukraine. Ni la force de l’aspiration démocratique des peuples, une arme redoutable. La diplomatie chinoise présente son système comme une alternative à la démocratie occidentale. Quand Joe Biden parle des bienfaits de la démocratie en Afrique devant une brochette de chefs d’Etat au sommet Afrique/États-Unis, il sait qu’il ne fait pas plaisir à tout le monde. Il sait que bien des experts expliquent que la démocratie n’y est qu’un leurre, que les réalités électorales y seraient avant tout tribales. Mais il sait aussi que la vision ethnique ne résume pas la politique africaine, et que le discours démocratique porte une espérance au moins aussi forte que l’antioccidentalisme utilisé par la Russie, la Chine, juntes, djihadistes et autres mouvements.

    L’Occident est une puissance subversive. C’est bien difficile de maintenir ce cap face à des pays amis et alliés, comme le Qatar, l’Arabie, ou tout simplement la Turquie. Commet garder des alliés qui ne sont pas démocratiques, tout en allant mener la bataille sur le conflit entre modèles politiques ?

    Quel empire le virus pourrait-il abattre ? Et si c’était le début de la fin des autocrates ?

    Le jeu est rendu plus simple par l’audace chinoise, et la tragique erreur russe. Ce qui transparaissait, c’était la faiblesse du monde occidental et son inexorable déclin, miné par son confort, sa violence interne, ses peurs, révélés par la crise épidémique.  Le virus avait fragmenté le monde et justifié des politiques autoritaires, jusqu’au sein des démocraties. Avec son retour à Pékin, il provoque une contagion démocratique. Le virus autocratique devient virus démocratique. Echec russe, rébellion chinoise, révolte iranienne, résistance ukrainienne, unité européenne, retour américain. Son tour du monde, n’est pas fini. La peste antonine aurait été le facteur décisif de l’effondrement de l’empire romain. Quel empire le virus pourrait-il abattre ? Beaucoup crurent que ce serait l’alliance des démocraties. Et si c’était le début de la fin des autocrates ?

    Laurent Dominati 

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • La France loupe de peu sa troisième étoile

    La France loupe de peu sa troisième étoile

    Voilà un match de finale dont tout le monde se souviendra. Après une première mi-temps acquise par les Argentins, les Français ont repris le dessus pendant la seconde partie du match. Après moult rebondissements, une fois les prolongations passées, c’est aux tirs au but que la France lâche la troisième étoile à l’Argentine.

    Un match de très haut niveau

    C’est un film que le monde entier (ou presque) voulait voir. Et le monde entier l’a vu. Lionel Messi sur le toit de la planète foot, avec le maillot ciel et blanc. Après avoir atteint, encore et encore, les sommets en club et à titre individuel, mais avoir paradoxalement vécu de nombreuses désillusions en sélection – la plus grosse un soir de juillet 2014 à Rio de Janeiro – le septuple Ballon d’or a enfin touché le Graal du football international ce dimanche, en inscrivant le doublé le plus important de sa carrière. A 35 ans, Messi est champion du monde et peut prétendre à une place à vie (même après) dans le cœur des Argentins, aux côtés de l’autre idole, l’autre Diez, Diego Maradona.

    L’histoire serait belle en France aussi, si l’enfant de Rosario n’avait pas triomphé en finale aux dépens des Bleus et au bout de cruels tirs au but (3-3, 4-2 tab). Mais ce dimanche soir, la joie argentine coïncide avec la détresse française. Si l’Albiceleste remporte une troisième Coupe du monde, c’est que l’équipe de France voit son compteur bloqué à deux. Et que le fantastique doublé 2018-2022 n’aura jamais lieu.

    Les Français déçus aux 4 coins du monde

    En France, nos compatriotes sont bien évidemment déçus, pas uniquement dans l’hexagone mais ailleurs aussi. De Singapour à New-York, en passant par Bruxelles, Lomé ou Sydney, on était tous derrière notre équipe nationale. La déception est immense mais l’avenir, vu la jeunesse de l’équipe, s’annonce radieux !

    Et petit plaisir bien français, rappelons-nous que Messi est désormais joueur au PSG, et est donc résident fiscal français… Sa prime pour la coupe viendra abonder le budget national ! 😉

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 19.12.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 19.12.22

    Bonjour à tous, bienvenue dans votre édition dédiée aux Français de l’étranger du 19 décembre 2022. Aujourd’hui, on ouvre le journal avec notre défaite, et on enchaine avec les marronniers de Noël, les livres et les grèves.

    La France loupe sa troisième étoile 

    La semaine de Noël aurait pu bien commencer pour les Français. Hier, en France comme à l’étranger, on était tous derrière les Bleus et ils nous ont bien récompensé. Avec un match historique, plein de rebondissements, mais finalement l’équipe de Messi fut la meilleure. Il rentre donc avec la coupe du Monde. Les Argentins rejoignent l’Italie et le Brésil au firmament du football. 

    On continue avec Noël en partageant 2 idées de livres dédiés aux Français de l’étranger 

    En premier, si vous souhaitez plonger dans les coulisses du conflit russo-ukrainien vu par la diplomatie française, précipitez-vous sur « Au cœur de la guerre » (XO Editions) de l’Ambassadeur Étienne de Poncins qui révèle notamment comment s’est décidé le déplacement périlleux de l’Ambassade de Kiev à Lviv dans un convoi placé sous escorte du GIGN ! Plus léger, Nabil Lasfer nous livre les clés d’un départ dans de bonnes conditions. Cet ex officier de réserve a vécu en Tunisie, en Espagne et au Mexique et a tiré des enseignements de ses expériences qu’il a réunies dans un livre « Comment réussir son expatriation ».

    Et on finit ce bulletin avec les cadeaux des syndicats pour votre retour en France

    Si comme 70% des Français de l’étranger vous vous rendez au pays pour les fêtes de fin d’année, gare aux grèves qui s’annoncent nombreuses dans les transports. Vous retrouverez le calendrier dans un article sur le site Lesfrancais.press.

    C’est tout pour aujourd’hui, moi je pars quelques jours en vacances, je vous confie à Lison pour cette semaine, on se retrouve la semaine prochaine pour les faits d’actualité qu’il ne fallait pas manquer en 2022 ! Joyeux Noël à tous !

    Ecouter le flash des Français de l’étranger

  • Noël : « les bouquins dédiés aux Français de l’étranger »

    Noël : « les bouquins dédiés aux Français de l’étranger »

    Il reste moins d’une semaine avant Noël et c’est la cata ! Il manque toujours le cadeau de Tonton Régis, de la cousine Andrée et de votre parrain Nestor. Vous avez déjà offert l’année dernière une huître cendrier, un calendrier plein de chatons et un sous-pull qui gratte. Vous êtes en manque d’inspiration. Et puis soudain, eurêka, voilà la belle idée que voilà ! Comme Régis, Andrée et Nestor sont tous les trois expatriés, vous allez leur offrir de quoi lire utile, des bouquins dédiés aux Français de l’étranger qu’ils ont l’honneur d’incarner. 

    Alors vous aussi, offrez des livres qui parlent ou font parler les Français d’outre-frontière !

    L’Ukraine

    On a évoqué l’ukraine toute l’année. Mais justement : la guerre il y a ceux qui en parlent et ceux qui l’ont faite. Offrez le récit palpitant de Florent Coury, « Engagé volontaire » (Flammarion), un des premiers Français à s’être rangés aux côtés de la Brigade internationale de Zelinski pour aller au bout de son idéal européen et combattre l’agresseur russe. 

    Si vous souhaitez plonger dans les coulisses de ce conflit vu par la diplomatie française, précipitez vous sur « Au cœur de la guerre » (XO Editions) de l’Ambassadeur Étienne de Poncins qui révèle notamment comment s’est décidé le déplacement périlleux de l’Ambassade de Kiev à Lviv dans un convoi placé sous escorte du GIGN !

    Si votre cœur bat davantage pour Vladimir Poutine, ou si au contraire vous ne supportez pas le président russe, le roman inspiré de faits réels « Le mage du Kremlin » (Gallimard) vous emportera dans le cœur de sa présidence décriée à travers les yeux de Vadim Baranov, un ex metteur en scène et producteur devenu « spin doctor » du régime. Le romancier Giuliano De Empoli restitue toute la noirceur d’un pouvoir emporté dans une course folle vers l’abîme dans cette fiction à succès qui s’est vue décerner le grand prix de l’Académie française. 

    Diplomatie

    On change de cap, direction la Centrafrique vue à travers un Ambassadeur au franc-parler détonant qui aura exercé trois années sur place (2013-2016). À la tête de l’opération Sangaris qui amène 1500 soldats français à intervenir sous mandat de l’ONU pour faire cesser les exactions des groupes armés, l’Ambassadeur Charles Malinas travaillera ensuite à la reconstruction économique et culturelle du pays tout en facilitant l’organisation d’élections. « Un intermède centrafricain » (L’Harmattan) passionnera tous les férus de diplomatie de terrain où tous ceux qui s’intéressent à l’influence de la France en Afrique.  

    Diplomatie toujours mais à travers l’itinéraire américain d’un immense écrivain devenu Consul général de France à Los Angeles. « Monsieur Romain Gary » (Folio) écrit par Kerwin Spire, suit les traces de l’homme de lettres à son arrivée en février 1956 dans la cité des anges. Les quatre années passées sur la côte Ouest dans la ville hollywoodienne transformeront profondément Gary qui mettra à profit son séjour dans cette mégapole inspirante pour rédiger son chef d’œuvre « La promesse de l’aube ». Cette biographie passionnante a récemment reçu le prix des libraires 2023.

    Réussir son expatriation

    Vous voulez plutôt un ouvrage utile, plein de conseils très concrets pour mettre les voiles hors de nos frontières et réussir votre projet d’installation hors de France ? Avec « Comment réussir son expatriation ? » (Amazon), Nabil Lasfer nous livre les clés d’un départ dans de bonnes conditions. Cet ex officier de réserve a vécu en Tunisie, en Espagne et au Mexique et a tiré des enseignements de ses expériences. Il a interrogé aussi des élus, des responsables de Business France ou des cadres de grands groupes et de start-up pour livrer les recettes de réussite comme les moyens d’éviter les chausse-trappes.

    Bonnes lectures à toutes et tous et joyeuses fêtes ! 

  • Grèves en pagaille en France pour cette fin d’année

    Grèves en pagaille en France pour cette fin d’année

    Les vacances arrivent à grand pas, et vous êtes nombreux, près de 70% des expatriés selon notre consultation de 2021, à prendre le chemin de la France, peut-être plus avec la fin quasi-généralisée des restrictions liées à la pandémie (on pense à nos compatriotes en Chine qui, même si la situation s’améliore, ne peuvent toujours par voyager librement). Mais voilà, en France, aussi, c’est le retour à la normale, vous serez donc accueillis au pays par la spécialité locale, les grèves ! Tour d’horizon à quelques jours du début des hostilités !

    Air France : les hôtesses et stewards 

    On commence logiquement par le secteur aérien. Et on regarde surtout Air France, qui malgré la tenue de 14 réunions depuis septembre et des négociations toujours en cours, n’arrive pas à régler le conflit avec une partie des syndicats d’hôtesses et stewards. À ce stade, difficile d’imaginer l’Unac et le SNGAF, qui à eux deux représentent un peu plus de 50% des personnels navigants commerciaux (PNC), lever leur préavis de grève qui court du 22 décembre au 2 janvier.

    « La grève est maintenue »

    Anne Vildy, secrétaire générale de l’Unac à l’AFP

    L’accord qui régit les conditions de travail des PNC est arrivé à son terme fin octobre et la direction en négocie un nouveau avec les syndicats dans l’objectif de conclure d’ici le mois de mars. D’ici là, l’Unac et le SNGAF réclament la « contractualisation de leurs conditions de travail » qu’ils jugent menacées par le choix de les placer sous « note de direction« , donc modifiables unilatéralement – ce que la direction de la compagnie conteste. « Air France prévoit d’acheminer l’ensemble de ses clients et ne prévoit pas d’annulations à ce stade« , assure malgré tout la compagnie tricolore.

    L’outre-mer aussi

    D’autres compagnies desservant les territoires d’outre-mer sont aussi menacées par des mouvements de grève. C’est le cas de Corsair du 16 au 22 décembre et d’Air Antilles du 17 au 22. Seule nouvelle encourageante : le conflit entre les PNC et la direction de la filiale française d’easyJet semble en passe d’être résolu. « Nous menons des discussions encourageantes avec les syndicats SNPNC et Unac« , a indiqué mardi la direction de la compagnie. Pour l’instant, aucun préavis de grève n’a été déposé malgré la menace de le faire.

    Pas de grèves dans les aéroports

    Par contre, pour ceux qui ont choisi des compagnies non françaises, le ciel s’annonce radieux. Pas de zèle de la sécurité des aéroports ni d’arrêts de travail du côté des aiguilleurs du ciel. Vous devriez donc arriver sans encombre en France.

    Multiples tensions à la SNCF

    Mais une fois en France, si vous avez prévu une excursion au ski ou à la mer, le choix du train, bien qu’écologique et souvent moins onéreux que le trajet en voiture, ne sera pas à privilégier.

    En effet, l’ambiance est tendue à la SNCF alors que des millions de voyageurs s’apprêtent à grimper dans un train pour les fêtes de fin d’année. Les négociations se déroulent tous azimuts pour éviter le scénario catastrophe des grèves à répétition. Plusieurs actions syndicales menacent : celle des aiguilleurs, celle des contrôleurs et maintenant celle des conducteurs de l’axe TGV Atlantique qui dessert l’Ouest et le Sud-Ouest du pays. Dernier né des mouvements sociaux à la SNCF, il rassemble une intersyndicale composée de la CGT-Cheminots, de l’Unsa-Ferroviaire, de SUD-Rail et de la CFDT-Cheminots. L’intersyndicale a déposé un préavis de grève jeudi dernier pour le premier week-end des vacances scolaires.

    Grève nationale

    Les syndicats dénoncent les pénuries de personnel qui dégradent les conditions de travail des agents de conduite, et critiquent le choix de la direction de baisser le nombre de formations. Une réunion avait lieu mardi après-midi pour essayer de trouver une issue à la crise et éviter des annulations de trains massives un week-end de départ en vacances.

    D’autant que court sur le même week-end un préavis de grève nationale pour les aiguilleurs à l’appel de SUD-Rail, qui a réitéré mardi soir sa volonté d’aller jusqu’au bout après une nouvelle réunion avec la direction. Les autres syndicats ne se sont pas joints au mouvement, il est donc difficile d’anticiper les perturbations qu’il pourrait engendrer entre le jeudi 15 décembre à 20h et le lundi 19 à 8h. Mais un arrêt de travail des aiguilleurs, sans qui les trains ne peuvent pas circuler, peut avoir de lourdes conséquences. SNCF Voyageurs assure qu’il est encore trop tôt pour communiquer sur les prévisions de trafic.

    Du côté des contrôleurs, dont la grève le premier week-end de décembre avait provoqué l’annulation de près de deux tiers des TGV et Intercités, la direction a émis plusieurs propositions de sortie de crise. Le collectif de contrôleurs qui rassemble environ 3.400 membres sur Facebook ne laisse rien transparaître de ses intentions et a jusqu’à jeudi pour donner sa réponse. En attendant, les préavis couvrant les week-ends de Noël et du Nouvel An n’ont toujours pas été levés.

  • Départ des soldats français de la Centrafrique

    Départ des soldats français de la Centrafrique

    Ce jeudi 15 décembre à midi, les 47 derniers soldats français de la mission logistique Mislog ont quitté le sol de la Centrafrique, mettant fin à divers déploiements de l’ancienne puissance coloniale d’Oubangui-Chari.

    Des déploiements qui avaient atteint 1 600 hommes à l’époque de l’opération Sangaris, la septième intervention militaire française depuis l’indépendance du pays de Faustin-Archange Touadéra.

    Wagner

    Le départ de cet ex-bastion de la France en Afrique centrale intervient près de quatre mois après la sortie du Mali des militaires français, au terme du divorce consommé entre Paris et la junte au pouvoir à Bamako, qui a également choisi de se rapprocher de la Russie pour qu’elle l’aide à sécuriser le pays.

    Selon Paris, il s’agit là aussi de mercenaires de Wagner, ce que Bamako dément, évoquant le recours à des instructeurs russes. 

    Une partie des engins blindés russes dotés aux forces armées centrafricaines ©AFP

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • « Les boulangeries françaises ne vont pas mourir », assure le président de la CNBPF

    « Les boulangeries françaises ne vont pas mourir », assure le président de la CNBPF

    Pour la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française (CNBPF), les aides du gouvernement sortiront les boulangers de leur pétrin, pour peu qu’ils acceptent d’augmenter leurs prix et d’être plus sobres énergétiquement.

    Dominique Anract, boulanger, est aussi président de la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française, et président de la Confédération Européenne de Boulangerie-Pâtisserie.

    Dominique Anract, président de la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française [F Vielcanet]

    EURACTIV France : À partir de janvier, les entreprises comme les boulangeries pourront bénéficier à la fois du nouvel « amortisseur », et du guichet unique prolongé en 2023. Cumulées, ces aides représenteront un allègement de la facture d’électricité pouvant atteindre 40%. C’est une bonne nouvelle ?

    Dominique Anract Oui. Grâce au travail de fond que nous avons mené auprès des pouvoirs publics, les boulangers pourront au maximum avoir le double de ce qu’ils touchaient jusqu’à présent.

    Une personne qui paye habituellement 1 000 euros d’électricité, qui serait passée à 4 000, pourra prétendre à 2 000 euros d’aide. Ce n’est pas rien.

    Des factures multipliées par deux

    Cela représente tout de même une facture multipliée par deux. Comment les boulangers peuvent-ils s’en sortir, sachant qu’en plus de l’électricité, le prix des matières premières atteint également des sommets ?

    La facture reste lourde, nous en sommes conscients. Mon fils vient de s’installer, il fait la tête. C’est normal. Sur les matières premières, tout a une explication : les œufs c’est la grippe aviaire ; le sucre le biocarburant ; le blé la guerre en Ukraine, le lait un manque de vache… Bref, tout nous tombe dessus.

    Mais d’après nos simulations, les aides du gouvernement permettront de nous en sortir. Pour cela nous devons aussi augmenter les prix, de 3 à 5 %. Concrètement, cela ferait passer la baguette de 95 centimes à un euro ; un croissant de 1,10 à 1,15 ; un flan de 2,50 à 2,70.

    Tout le monde augmente ses prix. Pourquoi Netflix coûte plus cher et pas le pain ?

    Cela ne risque-t-il pas d’entraîner la fuite des clients ?

    Je suis convaincu que le client préfère mettre quelques centimes de plus, plutôt que de voir sa boulangerie fermer, et de devoir prendre sa voiture pour aller acheter le pain au supermarché. Surtout que les produits de boulangerie restent encore très abordables.

    La France est le pays qui a le moins augmenté le prix de son pain en Europe, seulement de 8% [entre 2021 et 2022]. En Hongrie c’est 65 % ; en Allemagne et en Pologne 15-16 %.

    Mais ce sont surtout les boulangers qui ont du mal à faire passer ces hausses. Certains n’ont pas augmenté le prix de leur baguette depuis 3 ans !

    L’autre levier que vous préconisez : la sobriété. La CNBPF a conçu un guide pour diminuer la consommation et donc la facture des boulangeries. Que peuvent faire concrètement les boulangers ?

    Il faut par exemple réorganiser les cuissons. Parfois je me rends dans des fournils où l’on cuit les madeleines, on éteint le four, et on le rallume pour mettre les quiches. En rassemblant les cuissons, en essayant de cuire avant 6 heures du matin, on peut économiser de l’électricité. Autrefois le boulanger mettait son four en route à minuit et l’éteignait à 4 heures. Cela coûte moins cher. Je ne dis pas qu’il ne faut plus cuire l’après-midi mais il faut revoir quelques habitudes.

    Ces économies ne sont-elles pas marginales ?

    J’ai croisé un boulanger hier qui m’a dit avoir gagné 15 % sur sa facture en économisant. On sait que ça marche. Il faut aussi changer les joins dans les frigos, installer des ampoules LED pour les éclairages. Cela ne demande pas de gros investissements. Mais pendant longtemps on n’a pas fait attention. Après, celui qui ne veut pas changer sa façon de travailler ni augmenter ses prix va avoir du mal à s’en sortir. C’est évident.

    Une question de survie ?

    Les boulangeries françaises vont-elles survivre à cette crise énergétique ?

    Les boulangeries françaises ne vont pas mourir. Ça ne sert à rien de dramatiser. Nous cherchons 29 000 apprentis par an, qu’allons-nous dire aux parents qui apprennent que 8 boulangeries sur 10 vont fermer en 2023… Alors que c’est complètement faux ! Certes, ce n’est pas cet hiver que nous allons gagner le plus d’argent. Mais il faut serrer les poings. Prendre les aides, augmenter les prix, faire de la sobriété et nous allons passer cette crise.

    Cette situation ne vient-elle pas entacher la récente distinction de la baguette française, désormais inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO ?

    Il faut regarder ce qui se passe ailleurs. Je reviens de Bruxelles, les boulangeries ferment les unes après les autres, car elles n’ont pas de boucliers tarifaires. Les augmentations peuvent être multipliées par 10 voire 15 !

    En France, 60 % du marché est encore détenu par les boulangeries artisanales. Depuis 1998, il faut fabriquer son pain sur place pour avoir le droit de s’appeler « boulangerie ». Nous avons encore un modèle unique en Europe.

    Grâce à cette inscription à l’UNESCO, notre produit a rayonné dans le monde entier, et cela va continuer.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 16.12.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 16.12.22

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash dédié aux expatriés partout dans le monde. Ce 16 décembre, on revient sur les résultats des élections professionnelles au Ministère des affaires étrangères, sur la mobilisation des Français de l’étranger pour les Bleus, et sur le 10ème 49.3 utilisé par le gouvernement pour faire passer le budget 2023 ! 

    La FSU en force

    On l’a vu sur les élections à l’AEFE, le syndicat FSU s’impose comme le syndicat des fonctionnaires détachés hors de France. Impression confirmée par les résultats au ministère des Affaires étrangères où pour la première fois la CFDT perd le leadership, avec 26,9 % contre 27% des voix à la FSU. Ca c’est donc joué dans un mouchoir de poche. Le résultat peut s’expliquer par une campagne de la FSU axée sur la réforme du statut de diplomate, si mal acceptée par les fonctionnaires tandis que la CFDT s’est concentrée sur la revalorisation de l’allocation de prise en charge des familles.

    élections professionnelles

    Les expatriés mobilisés aux 4 coins du monde 

    A Doha, mais aussi à Washington, Bruxelles, Singapour ou Londres, les Français de l’étranger se sont réunis dans des Fans zones ou des bars pour suivre le parcours des Bleus ! Seul bémol, au Maroc, où la discrétion fut de mise, dès le matin quelques bagarres avaient émaillé les cours de récréation des écoles françaises. Pour la finale, tout le monde se mobilisera, à ne pas en douter, consultez les pages des associations et/ou des consulats pour découvrir les points de rendez-vous de ce dimanche. 

    Et de 10 ! 

    Élisabeth Borne a actionné ce jeudi devant l’Assemblée nationale l’article 49.3 de la Constitution pour la dixième fois, afin d’adopter une nouvelle partie de la loi portant sur le budget 2023, sans le vote préalable des députés. Les députés de la Nupes ont dans la foulée déposé une nouvelle motion de censure qui ne fut pas adoptée ! 

    C’est tout pour aujourd’hui, toute l’équipe vous souhaite un bon week-end, on se retrouve lundi ! 

    Ecoutez le flash des expatriés

  • Les Français de l’étranger sont derrière les Bleus

    Les Français de l’étranger sont derrière les Bleus

    On est en finale ! Une phrase qui a résonné aux 4 coins du monde hier soir à 22h (heure de Paris). Malgré le boycott, malgré la programmation hivernale de la coupe du monde, à la télévision, dans les bars ou les Fans Zones, les Français de l’étranger sont derrière les Bleus et ils étaient en nombre !

    Des rendez-vous un peu partout dans le monde

    De Washington à Singapour en passant par Bruxelles ou Londres, les évènements organisés par les communautés des Français expatriés n’ont pas manqué ! Et les Français de l’étranger ont répondu présents !

    Dans la capitale américaine c’est l’Ambassade de France qui organisa un évènement au sein de la Maison Francaise. En pleine journée, ils furent plus d’une centaine à se réunir pour soutenir les Bleus ! Diplomates et lobbyistes avaient revêtu les maillots frappés des 2 étoiles !

    A Singapour, c’est carrément tout une flopée de bars qui ont ouvert leurs portes aux Français, invités par l’association locale à venir vibrer pour la France malgré l’heure tardive. Evidemment, ils remettent ça pour la finale ce dimanche !

    Déception au Qatar

    A Doha, c’est le prix des billets et la vigueur du marché noir qui ont conduit de nombreux Français à abandonner les tribunes pour se retrouver dans la Fan Zone France. Malgré la victoire, les supporters étaient amers face à la désorganisation de la Fédération Française de Football comme en témoigne Gérard, supporter venu de Paris.

    « J’ai l’impression que c’est la démerde complète, et rien n’est encadré. La FFF aurait dû prendre beaucoup plus de places, en sachant qu’il y a beaucoup d’expats au Qatar et que l’engouement d’une Coupe du monde entraîne forcément plus de monde au dernier momentJe fais tout pour avoir des places, mais je suis un peu déçu du système. » 

    Gérard, supporter venu de Paris
    Supporters français dans les tribunes du match France – Maroc / le 14 décembre 2022 / ©AFP

    Malgré le boycott en Europe…

    En Europe, la mobilisation fut forte que ce soit à Londres ou à Bruxelles, les deux villes du continent qui réunissent le plus de Français, 100 000 pour la première, 80 000 pour la seconde.

    Dans la capitale britannique, depuis le début de la compétition, Tim Helmstetter et Cécile Guillou, les deux créateurs de l’application mobile Frogs in London, organisent des retransmissions avec écrans géants dans différents bars de Londres. Depuis les matchs de poule, ce sont plus de 4000 Français qui se sont retrouvés pour vibrer avec les Bleus.

    Sur le continent, à quelques pas du Parlement européen et de la Commission, c’est l’Union des Français de Belgique (fondée et dirigée par le rédacteur en chef du site Lesfrancais.press, Fabien Ferasson de Quental) qui, comme depuis 6 ans, a réuni les Français dans sa Fan Zone au coeur d’un des plus beaux parcs et bâtiments historiques de Bruxelles. Si, dans cette ville où la politique est reine, le boycott a plombé les premiers matchs, ce mercredi, malgré un froid sibérien, plus de 300 Français se sont réunis pour soutenir notre équipe nationale. Dimanche, c’est près de 1000 personnes qui sont attendues !

    Fan Zone Bruxelles de l’Union des Français de Belgique – 14 décembre 2022 © Nicolas Honoré

    Au Maroc, c’est la discrétion qui a prévalu

    Impossible de conclure ce rapide tour du monde sans évoquer la situation des Français au Maroc. Au pays des Lions de l’Atlas, les Français, très nombreux, près de 200 000, ont choisi la discrétion. L’heure n’était pas à la démonstration de joie alors que le pays entier espérait voir le Maroc être le premier pays africain en finale.

    La journée avait d’ailleurs commencé avec des tensions qui se sont répandues jusqu’aux cours d’écoles françaises au sein desquelles des « bagarres d’adolescents » ont vu les porteurs des maillots rouges et ceux revêtus de bleu en venir aux mains comme à Rabat dans le Lycée français.

    Cap sur la troisième étoile avec les Bleus

    Désormais tous les regards sont tournés sur la finale de dimanche qui verra se confronter l’Argentine, avec son champion, Messi, à notre pays. Un match qui verra s’opposer les deux stars du PSG, Mbappé contre Messi !

    Là encore, les Français de l’étranger se mobilisent avec de nombreux événements sur toute la planète. Bon match à tous !

  • Résultat des élections professionnelles au ministère des Affaires étrangères et européennes

    Résultat des élections professionnelles au ministère des Affaires étrangères et européennes

    Mardi, nous évoquions les élections professionnelles qui ont eu lieu la semaine dernière à l’AEFE, mais toutes les administrations ont aussi tenu leurs élections. Pour les Français de l’étranger, on s’est penché sur le résultat au ministère des Affaires étrangères et européennes (Maee).

    La CFDT perd le leadership et lutte pour les majorations familiales

    Première jusqu’alors au Quai d’Orsay, la CFDT est dépassée cette année par la FSU, qui récolte 27 % des voix (contre 25,1 % en 2018). Avec 26,9 % des voix contre 27,1 % en 2018, la CFDT ne recule donc que très légèrement mais assez pour perdre sa première place. L’Unsa reste, elle, en troisième position avec 19,7 % des voix contre 19 % lors du précédent scrutin. Suivent la CGT avec 9,1 % des voix (contre 8,2 % e 2018), la CFTC avec 7 % (contre 5,1 % en 2018), Solidaires avec 2,1 % (contre 5 %) et FO avec 0,8 % (contre 2,8 %). 

    Un recul léger mais qui ne l’empêchera pas de continuer à mener son combat sur les majorations familiales ! En effet, pour le syndicat elles sont beaucoup trop faibles, créant une situation d’injustice entre les diplomates célibataires et ceux ayant une famille. En consultant l’enquête qu’ils ont menée auprès des fonctionnaires du ministère, on découvre, avec effarement, que les frais d’écolage ne sont pas réellement pris en compte, que les fonds versés à cet objet, finalement, permettent juste de couvrir les frais de logement (si le fonctionnaire n’est pas logé), de payer le surcoût de la mutuelle et bien sûr la CSG/CRDS, au final, même pour les agents de l’Etat le compte n’y est pas ! Les majorations familiales sont donc loin d’assurer l’équivalent des allocations familiales françaises.

    La FSU, le syndicat qui monte en puissance

    Le bilan des élections professionnelles de la fonction publique conforte la FSU comme première force syndicale à l’Éducation nationale, au ministère de l’Agriculture, représentative dans l’Enseignement Supérieur, à la Jeunesse et aux Sports, aux Affaires Étrangères, à la Culture, au ministère de la Transition Écologique et dans plusieurs établissements publics.

    Les combats de la FSU sont nombreux et s’articulent autour d’une idée simple : une Fonction publique forte, avec les moyens pour lutter contre les inégalités, une Fonction publique faite de métiers revalorisés et avec un statut conforté. Un message qui a trouvé un écho important parmi les fonctionnaires attachés au Ministère des Affaires étrangères alors que le gouvernement impose une réforme qui libéralise l’accès à la profession de diplomate.

    Diplomates en grève déployant une bannière le 2 juin 2022 à Paris (AP Photo/Nicolas Garriga)

    L’autre grand thème que les candidats de la FSU ont martelé, c’est évidemment la réforme des retraites, tout au long de la campagne, le syndicat a réaffirmé sa détermination à combattre tout recul de l’âge légal de départ en retraite comme toute augmentation de la durée de cotisation.

    Ecouter le podcast avec le rapporteur et le secrétaire général

    Dans un article du 5 décembre, pour les Français de l’étranger, nous avons reçu Jérôme Bonnafont, représentant permanent de la France auprès des Nations unies à Genève et rapporteur de ces États généraux de la Diplomatie et le secrétaire général, Florian Escudier.

● Radio en direct
En pause