La Corée du Sud est devenue en quelques décennies une grande puissance économique, incontournable dans certains secteurs tels que l’électronique (notamment les microprocesseurs), l’automobile, la sidérurgie, les chantiers navals, etc.
Ce pays de 52 millions d’habitants a un PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat équivalent à celui de la France. En 2023, la croissance du PIB a été de 1,4 %. Elle a été sur le dernier trimestre de 0,6 %.
Un début d’année 2023 difficile
Le pays avait connu un début d’année 2023 difficile en raison du resserrement de la politique monétaire et de la baisse des prix sur le marché des semi-conducteurs, dont elle est l’un des plus grands fabricants.
En fin d’année, en revanche, le pays a bénéficié d’une forte augmentation des commandes de composants électroniques et de batteries en provenance des constructeurs étrangers. D’octobre à décembre, le pays a enregistré une hausse de ses exportations de 2,6 % en rythme trimestriel. La Corée du Sud a réorienté son commerce extérieur vers les États-Unis. Sur l’ensemble de 2023, les exportations coréennes vers la Chine ont diminué ainsi, en valeur, de 20 %, quand celles destinées à l’Amérique du Nord ont progressé de 20 %.
Les États-Unis sont ainsi redevenus, pour la première fois en vingt ans, le premier client de la Corée du Sud supplantant la Chine.
Les producteurs de microprocesseurs Coréens responsables à eux seuls de 10 % des exportations du pays
Malgré les difficultés de la Chine, les producteurs de microprocesseurs coréens, responsables à eux seuls de 10 % des exportations du pays, devraient profiter en 2024 de la reprise des commandes internationales en lien avec l’essor des voitures électriques et de l’intelligence artificielle. La demande interne en Corée du Sud devrait rester en revanche assez atone, cette année, en raison du déclin démographique du pays et du maintien de taux d’intérêt élevés.
Malgré tout, le taux de croissance est attendu à 2,1 % en 2024. Le gouvernement sud-coréen devrait prendre des mesures en faveur des ménages avant les élections législatives prévues cette année dont l’issue se révèle pour le moment indécise.
La Serbie et la Russie ont renforcé leurs liens au cours des derniers jours avec la signature d’un accord dans le domaine de la santé entre les deux pays et l’annonce de la livraison d’un système anti-drone par Moscou.
Un protocole d’accord a été signé mardi (30 janvier) entre le ministre russe de la Santé, Mikhaïl Mourachkov, lourdement sanctionné par l’UE, et son homologue serbe.
La délégation russe a été chaleureusement accueillie en Serbie lors de sa visite, avec un panneau indiquant : « bienvenue, chers frères, vous êtes ici chez vous ».
À la suite de cette rencontre, le ministre serbe de la Santé, M. Grujičić, a déclaré que les deux pays travailleraient d’arrache-pied pour que les meilleures pratiques du système de santé russe, notamment en termes d’organisation et d’administratif, soient mises en œuvre en Serbie.
Mikhaïl Mourachkov, pour sa part, a déclaré que l’objectif de son ministère de la Santé en envoyant une délégation en Serbie était de procéder à un échange d’expériences dans le domaine de la santé et des technologies, en particulier en ce qui concerne la prolongation de la vie humaine.
La délégation russe, qui comprenait des représentants des institutions de santé et des centres de recherche du pays, a visité l’Institut des maladies cardiovasculaires de Belgrade et a été chaleureusement accueillie.
Les entretiens de coopération se sont poursuivis jeudi (1er février) lorsque le président serbe Aleksandar Vučić a reçu l’ambassadeur russe Aleksandar Bocan-Kharchenko pour discuter de leurs relations, de coopération bilatérale et d’autres questions régionales et internationales d’intérêt commun, a écrit le président serbe sur Instagram.
La délégation russe a été chaleureusement accueillie en Serbie lors de sa visite, avec un panneau indiquant : « bienvenue, chers frères, vous êtes ici chez vous ». [EPA-EFE/KOCA SULEJMANOVIC]
« J’ai réitéré ma gratitude envers la Russie pour son soutien dans le respect de l’intégrité territoriale de la Serbie », a écrit Aleksandar Vučić sur Facebook à propos de la position de la Russie sur le Kosovo.
Quant aux indications d’une future coopération, le président serbe a récemment annoncé que la Serbie déploierait Repellent, le système russe anti-drone mobile de brouillage, qu’il a dit vouloir présenter dans la ville de Niš pour la fête nationale de la Serbie, le 15 février.
M. Vučić a déclaré que le système de drone était « entre [ses] mains » et que la Serbie l’avait « payé depuis longtemps ». Il a ajouté que le budget serbe avait permis d’acheter « 701 systèmes de défense complexes de l’industrie nationale » russe et que plus de 850 seraient achetés dans les années à venir.
Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, la Serbie dit n’avoir accepté aucun nouveau contrat d’achat d’armes, M. Vučić déclarant mi-septembre 2022 que certaines des livraisons précédentes — y compris Repellent — n’étaient pas arrivées en raison de la guerre.
La Serbie reste cependant le seul pays d’Europe à avoir refusé de s’aligner sur la politique étrangère de l’UE à l’égard de la Russie suite à l’invasion de l’Ukraine. C’est également le seul pays européen qui continue de signer des accords avec la Russie alors que d’autres appliquent des sanctions et cherchent à réduire toute forme de coopération.
Bonjour à tous nous sommes le 05 février 2024 et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans nos titres ce lundi : Apprendre le français tout en s’amusant – Alerte sur l’enneigement en France – Bilan du mouvement des agricultures
Minimo, des histoires en français pour les tout-petits
Fondée par deux Françaises amoureuses du monde, Charlène Pelé et Emilie Cochaud-Kaminski, la série de podcasts dédiés aux enfants francophones expatriés, Minim est disponible sur tous les marchés d’applications et sur leur site. Plus que des podcasts, tout un ensemble de cahiers, jeux, textes et, bien sûr, sons sont disponibles pour permettre à ceux qui ne peuvent envoyer leurs enfants dans un établissement AEFE de transmettre leur langue et leur culture. Retrouvez l’interview des deux fondatrices qui sont aussi journalistes sur Lesfrancais.press et la French Radio Hong-Kong.
Charlène Pelé et Emilie Cochaud-Kaminski
Vous partez skier en France ?
Mauvaise nouvelle, il faisait 27 degrés sur la côte méditerranéenne, et jusqu’ à 17 degrés dans les Pyrénnées et les Alpes du Sud. Plus au nord, la situation n’est pas meilleur. Ainsi pour les stations de ski, le redoux est la problématique depuis plusieurs jours. Avec la montée des températures, les pluies en haute montagne, l’enneigement est déficitaire, en ce début de mois de février, dans de nombreuses stations de ski des Alpes et des Pyrénées. Réchauffement climatique, aléas épisodiques, quel est l’avenir du domaine skiable français ? À suivre
Mais ont-ils pour autant remporté leur bras de fer contre le gouvernement. En France, ils ne sont, selon un sondage de l’Institut CSA pour CNEWS, que 37% à le penser. Dans le détail, chez les sondés proches d’Europe Écologie – Les Verts, 27% d’entre eux pensent que les agriculteurs ont gagné, contre 29% pour les sondés proches du Rassemblement national. Pour les partisans de la France insoumise, 40% ont voté «gagné», 42% pour «perdu» et 18% ne se sont pas prononcés. Plus à droite, pour les sondés qui votent pour Les Républicains, 38% ont voté «gagné», 39% pour «perdu» et 23% n’ont pas émis un avis. Néanmoins, au centre, chez les sondés proches de Renaissance, l’écart est beaucoup plus conséquent. 64% ont voté en faveur des agriculteurs, 13% à l’égard du gouvernement et 23% ne se sont pas prononcés.
L’Amazonie sauvera-t-elle la Méditerranée ? Installer des systèmes de filtrage des fleuves (80%% de la pollution vient de la terre), dépolluer les rivières, interdire les plastiques, interdire la surpêche (90% en Méditerranée), voilà ce qui pourrait être exigé par le Brésil afin de protéger la biodiversité mondiale, dont la Méditerranée représente 8%, pour 0,7% de la surface maritime. Que Lula et Mileï insèrent ce paragraphe salutaire dans un accord de libre-échange celui du Mercosur, qui, espérons-le, renaîtra des mensonges, des manifs, des émotions, parce qu’il est une chance pour l’Amérique latine, la France, l’Amazonie, et … la Méditerranée !
Le libre-échange, voilà, selon certains, « ce pelé, ce galeux, d’où viendrait tout le mal ». Les agriculteurs de toute l’Europe se sont invités à Bruxelles, au sommet des chefs d’État et de gouvernement. Ils remettent en cause la Politique Agricole Commune. Le gouvernement français, à l’entendre, aurait eu la peau de l’accord avec le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), en négociation depuis vingt ans, en passe d’aboutir. Halte là : on ne sacrifiera pas le bœuf limousin aux voitures allemandes ! Marre de se faire avoir : La France restera la France, baguettes et bérets. Hélas. La France reste à côté de la plaque. Au grand désarroi de nos amis et partenaires.
Hier encore, la France ne disait plus non au Mercosur. Elle demandait l’insertion d’une clause de protection de l’Amazonie. C’est vrai : l’Amazonie pourrait sauver la Méditerranée. Tout est dans tout.
La démagogie est à courte vue. La pauvreté en est le fruit amer.
Aujourd’hui, il serait idiot qu’elle dise non aux accords de libre-échange, notamment en matière agricole, dont elle est une des premières bénéficiaires. Comme il est idiot, surtout de la part des agriculteurs, de dénoncer l’Europe et la PAC. La démagogie est à courte vue. La pauvreté en est le fruit amer.
Un accord avec l’Amérique latine serait-il « le dernier clou sur le cercueil » de l’agriculture française, comme on l’a déjà dit à propos de l’accord de libre-échange avec le Canada ?
Depuis les accords dits du « Gatt », l’agriculture est une exception. Il n’y a pas de libre-échange agricole. C’est le champ économique le plus protectionniste du monde, avec des taxes pour les importations et des subventions qui vont de zéro à 70%, (Japon). C’est la fermeture des marchés que reprochent les pays pauvres aux pays riches.
Il existe des accords de libre-échange de l’UE qui incluent l’agriculture : Canada, Corée, Japon, Australie, Chili, Viêt-Nam. Ces accords sont tellement néfastes que l’Union Européenne est le premier exportateur mondial de produits agricoles et agroalimentaires. La France en est le premier bénéficiaire. Comme elle est la première bénéficiaire de la PAC : 9,5milliards. Elle a battu cette année ses propres records: 84 milliards d’exportations agricoles ; 9.4 milliards d’euros d’excédents.
L’accord avec le Canada est positif pour l’Union Européenne notamment dans sa partie agricole, notamment pour la France, y compris pour le bœuf. Triomphe du libre-échange ?
Un accord de libre-échange comporte des milliers de pages, définit des quotas, supprime au fur et à mesure les droits de douane, décrit les produits, partage des normes. Par exemple, pour l’excellente viande argentine, actuellement surtaxée, les quotas prévus représentent 1% de la consommation annuelle européenne : un steak de bœuf argentin par an et par personne. Quel tsunami ! L’accord avec le Maroc impose, lui, prix et quotas.
Les Chinois finiront par vendre leur vin avant les Français. Bravo.
Outre les quotas, les accords de l’Union européenne incluent des normes sanitaires et phytosanitaires pour vérifier la qualité des produits. Sans accord, les règles de l’OMC s’appliquent : elles interdisent d’appliquer aux autres pays ses propres normes de production. Par exemple, l’accord prévu avec le Mercosur interdit d’importer des produits qui utilisent des antibiotiques de croissance comme c’est le cas dans l’UE.
Avec ces garanties l’accord du Mercosur avait été approuvé -dans ses principes- par le gouvernement français, à bon droit. Les experts estimaient que la France serait le deuxième bénéficiaire d’un tel accord, y compris en matière agricole.
Aujourd’hui les Brésiliens peuvent fabriquer leur « cognac ». La reconnaissance mutuelle des marques et des normes interdit ce type de concurrence et permet au contraire l’exportation du vrai Cognac et du vin français, aujourd’hui surtaxé en Amérique Les Chinois finiront par vendre leur vin avant les Français. Bravo.
Ces accords, qui imposent des normes européennes, en supposent l’existence. La bureaucratie bruxelloise, avec ses 30.000 fonctionnaires, est bien réduite par rapport aux 30.000 fonctionnaires du ministère de l’Agriculture français. Les fonctionnaires européens, avec leurs normes absurdes pour mesurer la courbure de la banane ont sauvé les agricultures européennes.
« Sans la PAC, l’agriculture française n’aurait pas connu un tel développement depuis un demi-siècle ».
J’ai participé à une négociation comme ambassadeur à propos de la banane. Les experts de la Commission ont démontré que la courbe de la banane était différente de celle du plantain. Ils ont pu négocier avec l’Equateur et d’autres pays latino-américains pour éviter une amende à l’OMC en raison des subventions aux planteurs de Guadeloupe et de Martinique. Les autres pays de l’Union européenne portaient peu d’intérêt au sort de la banane guadeloupéenne. Par solidarité européenne ils faisaient bloc. Ainsi furent sauvés les régimes dérogatoires pour la banane comme pour de nombreux autres produits agricoles.
Site tlpac
En 2019, les aides de la PAC représentaient 74 % du résultat courant avant impôt des exploitations agricoles françaises. La présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, avoue : « Sans la PAC, l’agriculture française n’aurait pas connu un tel développement depuis un demi-siècle ». Un agriculteur français reçoit – en moyenne- plus de 27.000€ de subventions. « Le total de ces dépenses, qui correspond au coût pour les contribuables nationaux ou communautaires, s’élève à 19,7 Md€ en 2022, soit 47 % de la valeur ajoutée brute de la branche agriculture (41,6 Md€). Il est de 25,9 Md€, soit 62 % de cette valeur ajoutée agricole, si on ajoute le coût du financement de la protection sociale des agriculteurs, dont l’estimation est toutefois difficile et donnée à titre indicatif. » selon l’institut (français) Fipeco.
Avoir « la tête en bas », c’est refuser la main tendue par l’Amérique latine.
Quelle profession peut se vanter de tels subsides ? Cela ne va pas sans contrainte. Les contraintes françaises sont plus exigeantes que celles de nos voisins puisque la France est déficitaire vis-à-vis des Européens, qui pourtant subissent les mêmes normes européennes. La bureaucratie française et l’inadaptation de notre filière agroalimentaire aux demandes mondiales en est la cause. Pourquoi en serait-il différemment de l’agriculture et de l’industrie ? L’industrie francise a chuté, pas à cause de l’Europe, à cause de nos propres déficiences, réglementaires ou fiscales.
Peut-on ignorer, y compris en matière agricole, ces nouvelles puissances comme l’Inde, la Chine, l’Ethiopie, l’Afrique du Sud, le Brésil, l’Argentine ? L’accord avec le Mercosur n’a pas seulement d’intérêt en matière agricole, c’est le cinquième marché mondial, essentiel pour les technologies d’avenir, les métaux rares et les minerais. Longtemps laissé aux Américains, pourquoi l’abandonner aujourd’hui aux Chinois ?
En Amérique latine, restée ignorée de l’Europe alors qu’elle en est aussi proche culturellement que les États-Unis, la France était aimée, admirée. Le nombre d’Alliances françaises en témoigne. Avoir « la tête en bas », pour reprendre l’expression des agriculteurs en colère (tout le monde est en colère, une colère toujours « légitime »), c’est refuser la main tendue par l’Amérique latine.
Rejeter l’Amérique latine pour soi-disant sauver la vache normande n’a pas de sens, rein ne l’empêche de brouter son herbe, et même celle du voisin (il faut bien importer de quoi nourrir les bêtes, ce qui démontre la fausseté de la notion dévoyée de « souveraineté alimentaire »). « Manger l’herbe d’autrui ! Quel crime abominable ! » ironisait La Fontaine.
Le Brésil devrait demander un traité de dépollution de la Méditerranée. Pourquoi ne voir que la paille dans l’œil du voisin ?
L’agriculture française a besoin, comme tous les produits français, d’excellence. Elle ne peut pas tirer les prix (et les salaires) vers le bas. Les subventions sont des aides à la transformation. Elles se justifient ainsi. Sinon elles n’ont aucune raison d’être ni du point de vue économique ni du point de vue social. S’il y a des agriculteurs malheureux, il y en a aussi de bien portants. Le patrimoine des agriculteurs en France est supérieur au patrimoine moyen des Français. Dans tous les métiers, il y a des malheureux qui ne sont pas pour autant subventionnés.
En toute confidence » est un podcast dédié à 100 % aux Françaises et Français de l’étranger.
Tous celles et ceux qui façonnent la France dans le monde viennent répondre à nos questions. Ils nous partagent leur vision de l’expatriation et apportent leurs idées nouvelles et concrètes pour faciliter notre vie au quotidien. « En toute confidence », c’est votre espace de débat qui relie la France à ses compatriotes vivant à l’étranger.
Animé par Caroline Ettori.
Mathilde Ollivier répond aux questions d’« En toute confidence ». Benjamine du Sénat, l’élue pour les Français de l’étranger nous raconte ses premiers pas au sein de la Haute Assemblée. Arrivée en septembre dernier sur les bancs du Palais du Luxembourg, « j’ai des impressions partagées » nous confie-t-elle. Elle explique pourquoi dans son interview.
Des sénateurs écologistes entendus ?
Membre du parti Les Ecologistes, Mathilde Ollivier évoque la façon dont est organisé son groupe politique. Composé de seize sénateurs sur trois cent quarante-huit que compte cette chambre, celui-ci est-il audible dans l’hémicycle ? L’élue verte répond à cette interrogation au cours de cet échange. Elle apporte d’ailleurs un chiffre pour étayer son propos et ajoute que « Les écologistes sont reconnus pour la qualité de leur travail ».
Mathilde Ollivier
Quelle image des Français de l’étranger au Sénat ?
Au cours de cette interview, l’ancienne conseillère consulaire parle aussi de l’image que le Sénat se fait de nos expatriés. Contrairement à ce que semblent croire les sénateurs « c’est une diversité de profils » affirme-t-elle. Nos compatriotes vivant hors de France ne sont pas tous semblables, résume l’ancienne membre de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE).
Des moyens pour faire face aux urgences climatiques
Au cours de la campagne électorale en 2023, Mathilde Ollivier avait déclaré à notre micro : « J’ai envie de changer les choses ». Évoquant ses priorités, elle s’exprime sur les premiers dossiers qui ont été les siens. Et notamment ceux du budget et des amendements portés à la loi de finances pour 2024. Éducation, culture, caisse des Français de l’étranger, statut de l’élu et urgences climatiques sont également des sujets que vous retrouverez en écoutant ce podcast.
Une circonscription « monde » et empreinte carbone
En conclusion, la sénatrice des Français de l’étranger nous partage la façon dont elle organise ses déplacements à l’étranger. En effet, ses administrés habitent partout dans le monde. Pour autant, elle souhaite surveiller son empreinte carbone. Quel moyen de locomotion est alors à privilégier ? Vous le saurez en écoutant ce numéro d’« En toute confidence ».
En toute confidence est en écoute sur plusieurs plateformes
Aucune chute de neige à l’horizon : ce sont en tout cas les prévisions de Météo France, à un peu moins de trois semaines du début des vacances d’hiver 2024. Entre moyenne et haute montagne, la situation est très contrastée.
Pour les stations de ski, le redoux est la problématique depuis plusieurs jours. Avec la montée des températures, les pluies en haute montagne, l’enneigement est déficitaire, en cette fin du mois de janvier, dans de nombreuses stations de ski des Alpes et des Pyrénées. Réchauffement climatique, aléas épisodiques, quel est l’avenir du domaine skiable français ?
Réchauffement climatique ?
Selon une étude publiée en 2023 dans la revue scientifique Nature Climate Change, les conditions vont se dégrader dans tous les scénarios d’émissions de gaz à effet de serre. Ainsi selon les experts, « la récurrence d’hivers peu enneigés menace la viabilité économique à long terme des stations de ski ».
Selon eux, 53 % des stations européennes présenteront ainsi un risque très élevé de manque de neige naturelle avec un réchauffement planétaire de 2°C par rapport à la période. Et si l’on garde la même trajectoire, soit environ 3°C de réchauffement, 91 % des stations seront menacées.
En France, ce sont même 93 % des Alpes qui sont en péril. Si nous ne limitons pas nos émissions de gaz à effet de serre, avec une hausse des températures de 4°C, la quasi-totalité (98 %) des stations du Vieux Continent sera en danger, avertissent les scientifiques. « Cela ne signifie pas la fin immédiate du tourisme de ski en Europe, mais des conditions de plus en plus difficiles pour toutes les stations, certaines atteignant, en quelques décennies, un approvisionnement en neige extrêmement faible pour fonctionner », précise dans un communiqué Samuel Morin, chercheur à Météo France et au CNRS à Toulouse et Grenoble, et coauteur de l’étude.
Mais si la tendance est là, cette année est tout de même exceptionnelle. En effet, le coup de chaud qui enveloppe la France reste un épiphénomène. Mais les conséquences sont là. Il faisait 8 degrés en Haute-Maurienne, en Savoie, à 8h du matin, mercredi 24 janvier 2024 dernier et ce à 1 800 mètres.
Ces conditions météorologiques poussent à la fermeture de certaines pistes de ski mais heureusement pas toutes. Car il existe tout de même un avantage à cette situation. Ainsi, avec un ciel clair, si la neige fond en journée, mais finalement très peu, car le soleil est encore haut et les journées sont courtes, il fait suffisamment froid la nuit, même si les températures restent positives. Mais pour ceux qui n’ont pas fait tourner les canons à neige, qui n’ont pas stocké cette neige de culture, évidemment, il n’y a pas le choix, c’est la fermeture.
Cependant, sur des stations de très haute montagne, l’enneigement est très bon. On ne se situe pas dans les records, mais dans des valeurs hautes. À La Plagne par exemple, il y a 1,40 mètre de neige à 2 000 mètres et trois mètres de neige à 3 000 mètres. Pour vous donner trois chiffres en Haute-Savoie, nous avons relevé 1,36 mètre de neige à Avoriaz à une altitude de 1 800 mètres, ou encore 72 cm au Grand-Bornand à 1 400 mètres.
Dans les massifs préalpins, dans les Bauges, la Chartreuse ou le Vercors, l’enneigement est faible. Ce sont des massifs à faible altitude, exposés au redoux et aux flux de sud-sud-ouest. En Savoie, on note 28 centimètres de neige à 1 400 mètres à Margériaz, alors que dans les massifs intérieurs, comme à Bessans, le secteur reste froid en fond de vallée. La situation est moins préoccupante, mais ce n’est quand même pas ça.
En Haute-Savoie, sur la station des Gets, on relève 54 centimètres de neige vers 1 500 mètres d’altitude. Ce sont des chiffres inférieurs aux normales, qui sont plutôt vers les 70 centimètres. De plus, quand l’altitude est inférieure aux 2 000 mètres, il y a régulièrement des précipitations pluvieuses, trois ou quatre épisodes au total.
Malheureusement, il n’y a pas de précipitations de neige prévues dans les prochains jours. Au niveau des températures, on reste très doux en ce début février, avec une masse d’air doux sur la première semaine du mois. Dans la suite du mois de février, on va se rapprocher des températures de saison. Croisons les doigts pour que ce temps très doux se calme !
Minimo, vous connaissez ? Il s’agit du podcast des petits expatriés et binationaux qui ont besoin de cultiver la langue française dans leur vie ! Cette entreprise a été fondée par deux Françaises amoureuses du monde, Charlène Pelé et Emilie Cochaud-Kaminski. La première qui a grandi en France, aux Etats-Unis et en Italie est diplômée de SciencesPo Paris et de la Tufts University. Charlène exerce en qualité de journaliste pour de grands médias internationaux : la BBC, France 24, AP et l’AFP. Elle est aussi maman de deux enfants qui parlent italien, français, anglais et suédois. Emilie est quant à elle également diplômée de SciencesPo Paris et de l’université de Cambridge. Cette dernière occupe de même la profession de journaliste pour la BBC et France 24, avant d’être correspondante en Suède pour Libération. La jeune femme enseigne le français à des enfants franco-suédois…et leur transmet sa passion des Pim’s framboise, de la poésie et des films de Jacques Demy. Les deux entrepreneuses sont avec nous pour nous en dire plus sur cette aventure.
Ecoutez le podcast avec Charlène Pelé et Emilie Cochaud-Kaminski
« Transmettre aux enfants la culture française »
Minimo, c’est avant tout l’histoire d’une rencontre entre deux femmes Françaises. Après avoir travaillé ensemble à la BBC, ces deux journalistes se sont perdues de vues quelques années…avant que le hasard ne les réunisse de nouveau à Stockholm. C’est par le fruit de leurs expériences communes qu’a germé le projet de créer Minimo. Mère de deux enfants « multiligues », Charlène a ressenti, en tant que Française le « besoin de transmettre à ses enfants la culture française et tout ce que représentait la France pour elle ». Concernant Emilie, c’est en enseignant le français à des enfants Franco-Suédois qu’elle s’est « rendue compte qu’elle manquait un petit peu de ressources » du fait qu’ « il y avait plein de choses scolaires qu’elle trouvait sur internet » mais qu’il n’y avait pas dans ces supports le « côté super fun » qu’elle « voulait transmettre ». Celle-ci souhaitait communiquer à ses élèves « la joie de connaître la culture française ».
Charlène Pelé et Emilie Cochaud-Kaminski
« Le défi de cultiver la langue et la culture française »
Dans cette interview, Charlène et Emilie nous confient que si vivre avec sa progéniture à l’étranger et lui offrir une double culture est une chance, cette belle aventure entraîne aussi un grand défi : cultiver la langue et la culture française, même à 1000 lieues de l’Hexagone ! Les journalistes distillent d’ailleurs quelques conseils aux familles désireuses de partir vivre à l’étranger.
Elles soulignent aussi que selon une spécialiste du bilinguisme chez les enfants qu’elles ont interviewée, il faudrait « une vingtaine d’heures par semaine » pour entretenir la pratique d’une langue. C’est en cela que Minimo représente un moyen utile de maintenir le français dans le quotidien de ses bambins de manière ludique. Les supports audios proposés sont selon les deux expatriées un « complément » qui va permettre d’atteindre ce but avec « plaisir », sans contrainte et sans laisser ses enfants trop longtemps devant les écrans.
Les podcasts variés représentent de plus, à l’image de l’expatriation une ouverture sur le monde. Charlène et Emilie rajoutent que leurs produits qui s’adressent aux 4-10 ans sont aussi accompagnés de cahiers d’activités pour assimiler les modules. D’après leur expérience, les enfants, qui sont flexibles au niveau de la langue sont par la suite « fiers » d’utiliser les nouvelles expressions qu’ils apprennent.
Découvrez les formats disponibles
–La Balade : Une balade culturelle et un petit grain de folie pour découvrir le territoire français de Paris à Tahiti.
–Et toi tu vis où ? : Une interview avec un petit francophone qui raconte son quotidien dans un autre pays.
–Les Sharkéologues : Une fiction pour rêver et enrichir son vocabulaire!
–Mission Mini Môme : Une mission pour décoder la langue française. Vos enfants auront l’occasion de se mettre en scène avec leur entourage.
-Un cahier d’activités tous les 15 jours : Un mini-magazine à imprimer pour revoir les notions abordées dans les épisodes en s’amusant !
Vos enfants auront l’occasion de reconnaître les sites emblématiques de notre balade culturelle, de tester leur compréhension des interviews avec de jeunes francophones, d’enrichir leur vocabulaire et d’aller encore plus loin grâce à des liens soigneusement sélectionnés.
-Un épisode 100% Noël : Dans cet épisode 100% magie de Noël, Emilie et Charlène ont la chance de flâner aux côtés d’un véritable ministre ! Et pas n’importe lequel : L’ancien Ministre des Français de l’étranger, Olivier Becht, qui s’est gentiment prêté au jeu pour une balade enchantée en Alsace.
La pression monte. La crise agricole dépasse les frontières. Ce jeudi, les agriculteurs ont envahi Bruxelles. Plusieurs milliers de manifestants et des centaines de tracteurs se sont postés devant le Parlement européen. Diverses nationalités étaient représentées. Les Français composaient une bonne partie du contingent présent. Ils sont venus exprimer leur colère. Ils souhaitent aussi interpeller leurs parlementaires siégeant au niveau européen.
Lesfrancais.press a pu interroger une des spécialistes des sujets agricoles au Parlement européen. Anne Sander, députée européenne, membre du parti LR (Les Républicains), a ainsi répondu à nos questions.
Jérémy Michel :« Comprenez-vous les revendications des agriculteurs français ? »
Anne Sander : « Ces revendications je les comprends car elles sont légitimes. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, le métier n’attire plus les jeunes. En France, près de 45 % partiront à la retraite d’ici à 2030, et près de deux tiers n’ont pas encore identifié de repreneurs. Plus dramatique encore, le taux de suicide de la profession est complètement alarmant. Le mouvement qui a émergé en France et qui est en train d’émerger au sein d’autres Etats européens témoigne des difficultés et des charges monumentales que nous faisons peser sur les épaules des producteurs : transitions environnementale et énergétique, produits de qualité toujours plus sains et toujours moins chers, avec moins de moyens mais plus de contraintes et donc plus de coûts. Le monde agricole a à faire face à des défis sans précédents tout en étant mis en concurrence avec des produits venant de l’autre bout du monde avec un prix et des standards bien moindres. »
Anne Sander, Députée européenne LR
Concernant l’Agriculture «les autorités françaises ont toujours tendance à surtransposer»
Jérémy Michel : « Est-ce l’Union européenne ou le gouvernement français qui ne comprend plus ses agriculteurs ? »
Anne Sander : « Les deux ! D’un côté, la Commission européenne et le Parlement européen de sa gauche aux macronistes français n’ont pas adapté la cadence sur le Green Deal et ont fait fi des besoins des agriculteurs. Pour s’engager encore plus dans la transition, ils ont besoin de temps et de moyens. Des crises sont survenues depuis le lancement du Green Deal, l’invasion russe en Ukraine a créé des déséquilibres sans précédent sur les marchés, la hausse des coûts, l’inflation, tout cela aurait dû être pris en compte pour répondre à la promesse initiale de la Commission de ne laisser personne sur le bord du chemin. D’un autre côté, les autorités françaises ont toujours tendance à surtransposer et à imposer des contraintes supplémentaires aux producteurs français en comparaison des producteurs européens. Le gouvernement français a aussi milité pour le Green Deal en soutenant des législations toujours plus contraignantes à Bruxelles. »
Agriculteurs devant le Parlement européen à Bruxelles
Union européenne, « certains textes se sont révélés complètement hors sol »
Jérémy Michel : « Le Green Deal est-il inadapté au monde agricole ? »
Anne Sander : « Pour être fructueuse, la transition environnementale doit être pensée en termes de viabilité économique. Et cela, le Green Deal est passé à côté. Le Pacte vert n’a pas su être le levier de croissance qu’il aurait dû être pour le monde agricole. Pourtant des initiatives positives existent et sont toujours sur la table comme la certification carbone ou les NGTs. Toutefois, en fixant des objectifs sans fondement sérieux, sans tenir compte des conséquences et sans même réaliser d’études d’impacts sérieuses, certains textes se sont révélés complètement hors sol et hors de propos mettant en danger notre sécurité alimentaire. »
Manifestation d’agriculteurs devant le Parlement européen à Bruxelles
« Il faut sortir de cette idéologie de la décroissance du Green Deal »
Jérémy Michel : « Faut-il abandonner le concept de la jachère ? »
Anne Sander : « Aujourd’hui, dans un contexte de guerre aux portes de l’Europe, l’autonomie stratégique et la sécurité alimentaire sont revenues au centre de nos préoccupations et cela la Commission et un certain nombre de députés européens n’ont pas voulu l’entendre. L’Europe a une responsabilité, il faut sortir de cette idéologie de la décroissance du Green Deal en produisant mieux mais aussi en produisant plus. Aujourd’hui, après nos multiples requêtes, la Commission a enfin annoncé une nouvelle dérogation à la règle de la conditionnalité de la PAC sur les jachères, preuve que le vent est en train de tourner. »
Jérémy Michel : « Concrètement que faudrait-il proposer aux agriculteurs français ? »
Anne Sander : « La règle européenne doit être la règle française, il faut un arrêt immédiat à la surtransposition et alléger d’urgence la charge qui pèse sur les agriculteurs français. Les mêmes normes doivent aussi s’appliquer pour tous les produits qui entrent sur le marché européen. Dès aujourd’hui, un coup d’arrêt doit être donné sur les législations sur la table en particulier sur le règlement sur la restauration de la nature et la directive sur les émissions industrielles. Et enfin, il faut accompagner les agriculteurs dans les transitions qui leur sont demandées mais aussi leur faire confiance pour faire leur métier et le faire bien. »