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  • Droit des Femmes : comment réagir face à la violence conjugale quand on est expatriée ?

    Droit des Femmes : comment réagir face à la violence conjugale quand on est expatriée ?

    Selon le baromètre de Femmexpat de 2022, 80 % des conjoints d’expatriés sont des femmes. Et seules 48 % d’entre elles travaillent sur place. Différents paramètres entrent en compte : la barrière de la langue, un marché de l’emploi difficile à percer, la nécessité d’un visa spécifique dans certains pays et aussi, la situation favorable du contrat d’expatrié du conjoint. Cette situation a une conséquence : le renforcement de l’isolement du conjoint, qui, s’il est mal accompagné, peut créer un contexte favorable à l’émergence de violences conjugales.

    Conscientes du problème, les autorités ont réagi. Sous l’impulsion des anciennes sénatrices Claudine Lepage (PS) et Joëlle Garriaud-Maylam (LR), le parlement s’est emparé de la question afin de réfléchir à des solutions pérennes, comme par exemple la formation en amont des agents consulaires ou le renforcement du réseau associatif dédié.

    Pour les Femmes, mais aussi les Hommes expatriés, on fait le point. 

    Un schéma assez classique

    Aujourd’hui, le schéma de l’épouse qui suit son mari fraîchement promu ou embauché est encore largement répandu. Bien souvent, l’épouse arrive dans un nouveau pays qu’elle ne connaît pas et dont elle ne maîtrise ni la langue, ni les codes. Sans famille, sans réseau et sans promesse d’embauche préalable, elle ne peut compter que sur les revenus de son conjoint pour subvenir aux besoins de toute la famille. Si cette configuration peut parfaitement convenir à des foyers dits « sains », elle piège les victimes d’abus domestiques en les rendant dépendantes financièrement et administrativement de leur conjoint violent.

    Pourtant, il arrive souvent qu’après plusieurs années d’expatriation, le couple soit parvenu à se constituer un réseau et soit bien intégré dans la communauté française locale. On pourrait alors penser que cet effet communautaire romprait l’isolement de la victime et la pousserait à trouver le soutien nécessaire, or, c’est souvent l’inverse qui se produit. Dans des petites communautés où tout le monde se connaît, la victime n’ose pas parler par honte, de peur de ne pas être crue ou encore par crainte que ses propos soient rapportés à son agresseur. D’où l’importance de proposer aux femmes concernées des dispositifs qui garantissent une confidentialité totale.

    Violence conjugale
    ©Stockadobe

    Les « coutumes locales »

    En sus, les situations sont aussi influencées par le droit local et l’état d’esprit des populations du pays dans lequel on s’est installé. Rappelons que dans certains pays, comme la Russie, les autorités ont dépénalisé les faits de violence conjugale, ce qui rend toute poursuite judiciaire à l’encontre du conjoint violent quasiment impossible. Il existe également beaucoup de pays où les visas des épouses et des enfants dépendent encore de celui du père. Sans l’accord de celui-ci, ils ne peuvent simplement pas quitter le territoire.

    Un service français dédié aux expatriées

    On l’a dit dès le début de cet article, l’isolement est donc un facteur propice à l’éclosion de situations de violence au sein de la cellule familiale. C’est donc en essayant de briser cette solitude, que les professionnels veulent déjà agir.  

    Ainsi, si vous êtes confrontée à de tels faits, la première des choses à faire est d’essayer de vous mettre en sécurité : auprès d’un voisin, d’un ami, si vous en avez sur place, dans un commerce… Le groupe Facebook “Expats nanas : séparées, divorcées” peut vous permettre d’échanger avec d’autres femmes expatriées en toute bienveillance et sororité, et peut-être de nouer des liens et d’avoir des personnes à qui parler en cas de danger.

    Vous pouvez également joindre une association ou une structure d’aide locales. Le ministère des Affaires étrangères a publié un annuaire international des structures d’accueil des victimes de violence à l’étranger.

    Enfin, depuis l’étranger, vous pouvez même appeler le numéro d’aide aux victimes de France Victimes, grâce à un numéro spécifique pour les Français de l’étranger : 116 006 depuis l’Europe, ou 00 33 1 80 52 33 76 depuis le reste du monde. Vous pouvez également les joindre par mail : [email protected]. Pour finir, sachez qu’un guide a été publié par les autorités. Vous pouvez le consulter ou le télécharger directement ci-dessous. 


    Téléchargez le guide

  • L’économie britannique, quatre ans après le Brexit 

    L’économie britannique, quatre ans après le Brexit 

    Le 31 janvier 2020, le Royaume-Uni quittait officiellement l’Union européenne. Le pays a bénéficié d’une période transitoire qui a couru jusqu’au 1er janvier 2021, date à partir de laquelle il est réellement sorti du marché unique. 

    Ces quatre dernières années, le Royaume-Uni s’est affaibli par rapport aux autres pays de l’Union européenne. Il a été pénalisé par une croissance et une création d’emplois, plus faibles. Les investissements directs étrangers sont en recul tout comme l’investissement des entreprises. L’inflation y a été plus forte que dans l’Union, le Royaume-Uni devant supporter en plus de la hausse des prix liée au covid et à l’Ukraine le coût plus élevé des importations.

    Si avant le référendum sur le Brexit de 2016, le Royaume-Uni avait une croissance supérieure à celle de la zone euro, ce n’est plus le cas depuis 2019. Tous les moteurs de la croissance sont en panne. 

    Des investissements en recul

    L’économie du Royaume-Uni souffre d’une diminution, depuis 2017, du taux d’investissement des entreprises. Le taux d’investissement des entreprises est passé de 11 à 9,8 % du PIB de 2017 à 2023 quand il est en hausse au sein de la zone euro. L’investissement des ménages en logement reste en revanche relativement stable autour de 4 points de PIB. L’économie britannique est pénalisée par la diminution des entrées de capitaux. 

    Depuis 2017, les investisseurs ont réduit leurs investissements directs, ce qui pèse sur l’investissement des entreprises et nuit à leur compétitivité. La place financière de Londres a perdu en attractivité au profit de Paris, d’Amsterdam et de Francfort

    Brexit

    Des échanges bridés par les droits de douane

    Le Brexit a provoqué un léger recul des échanges avec les autres pays de l’Union européenne en raison de l’instauration de droits de douane. Que ce soit pour les importations ou pour les exportations, ce recul a été de 5 %. Cette baisse a été compensée, en partie, par l’augmentation des échanges avec le reste du monde. Malgré tout, les échanges avec l’Union européenne restent conséquents : 460 milliards d’euros d’importations et 350 milliards d’euros d’exportation en 2023. Avec le reste du monde, les exportations représentent, toujours en 2023, 470 milliards d’euros et les importations 400 milliards d’euros. Le Royaume-Uni important plus qu’il n’exporte, l’État a collecté des droits de douane mais ces derniers ont renchéri le coût des biens et ont réduit le pouvoir d’achat des ménages, pesant ainsi sur la consommation. 

    Une inflation plus élevée

    La baisse des exportations britanniques a également nui à la croissance, la contribution du commerce extérieur à la croissance étant négative. 

    Le Royaume-Uni doit faire face à une inflation plus élevée, de deux points en moyenne depuis 2021, qu’en zone euro. Cet écart s’explique par les restrictions portant sur les importations qui ont créé des goulets d’étranglement et par la moindre concurrence. Au mois de janvier, le taux d’inflation était, Outre-manche, de 4 %, contre 2,8 % en zone euro. 

    L’immigration en augmentation

    Le Brexit s’est joué en partie sur la question de l’immigration. Mais en raison du vieillissement démographique, l’économie britannique a un besoin croissant de travailleurs immigrés. Si les obstacles juridiques ont été accrus, en particulier pour les ressortissants de l’Union européenne, les flux nets d’immigrés ont augmenté depuis 2016. Ils sont passés de 0,6 à 1 % par an de la population totale. Malgré ces arrivées, de nombreuses entreprises sont confrontées à des problèmes de recrutement. Un quart des hôtels seraient en sous-effectif. 

    Le Brexit a des effets non négligeables sur l’économie du Royaume-Uni. Il pèse sur la croissance en raison d’une baisse marquée de l’investissement des entreprises et en raison d’une inflation élevée. Le pays reste dépendant économiquement de l’Europe et a un besoin important de main-d’œuvre étrangère. 

    Avec une consommation en berne, le Royaume-Uni est ainsi entré en récession dans la seconde moitié de l’année 2023. Le PIB a, en effet, diminué de 0,3 % au quatrième trimestre, selon l’Office national des statistiques (ONS), après avoir baissé de 0,1 % lors des trois mois précédents. En 2023, le PIB a augmenté de 0,1 % contre +0,9 % en France. Depuis 2019, la croissance britannique est deux fois plus faible que celle de la France.

  • Manifestations des agriculteurs en Europe : où ont-ils été écoutés (ou pas) ?

    Manifestations des agriculteurs en Europe : où ont-ils été écoutés (ou pas) ?

    Depuis le début de l’année, les agriculteurs ont manifesté dans presque tous les États membres de l’Union européenne, obtenant souvent des concessions de la part de leurs gouvernements et suscitant un débat sur les mesures à prendre au niveau de l’UE.

    La situation est en constante évolution et d’autres manifestations sont attendues dans les semaines à venir, et ce jusqu’à la mi-mars au moins.

    Les infographies figurant dans cet article donnent une vue d’ensemble des manifestations qui ont eu lieu, des demandes des agriculteurs et des concessions faites par les gouvernements nationaux jusqu’à présent. Il est à noter que les données peuvent ne pas être exhaustives.

    Certaines demandes sont les mêmes dans toute l’Europe, mais la plupart d’entre elles concernent des besoins spécifiques aux agriculteurs du pays.

    Au niveau de l’UE

    Le débat au niveau de l’UE se concentre sur la simplification administrative de la Politique agricole commune (PAC), en particulier sur une liste de neuf exigences environnementales (bonnes conditions agricoles et environnementales, BCAE) que les agriculteurs doivent respecter pour avoir accès aux subventions de l’UE.

    La Commission européenne présentera des propositions d’ici la mi-mars et rouvrira le débat sur le pouvoir de négociation des agriculteurs dans la chaîne alimentaire. En janvier, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a entamé un dialogue stratégique sur l’avenir de l’agriculture dans l’Union avec plusieurs parties prenantes, notamment des ONG et associations de consommateurs et des organisations agricoles.

    L’impact du commerce sur le secteur agricole est aussi une préoccupation majeure pour tous les agriculteurs de l’Union. La libéralisation des importations en provenance d’Ukraine, au départ contestée par les États membres frontaliers à l’Ukraine (Bulgarie, Hongrie, Pologne, Roumanie, Slovaquie), a suscité des critiques de la part des producteurs des pays non frontaliers de l’Ukraine, tels que la République tchèque et la France.

    Dans une lettre ouverte appelant l’UE à « répondre efficacement aux protestations historiques des agriculteurs », le Copa-Cogeca, qui regroupe des syndicats agricoles de l’UE, demande également une autorisation accélérée des nouvelles techniques génomiques (NGT).

    Les agriculteurs s’opposent enfin à la directive sur les émissions industrielles (IED) et au règlement sur les déchets d’emballages dans sa forme actuelle.

    Manifestations des agriculteurs en Europe
    Certaines des demandes des agriculteurs sont les mêmes dans toute l’Europe. La plupart d’entre elles concernent des besoins spécifiques. [SHUTTERSTOCK/Xavier Pironet]

    Au niveau national

    Lors des manifestations en Belgique, en France, en Espagne ou encore en Italie, un grand nombre d’agriculteurs ont demandé une rémunération équitable.

    Paris et Madrid ont promis le renforcement des contrôles dans la chaîne alimentaire. La Belgique a repris des initiatives facilitant la concertation entre les acteurs de la chaîne alimentaire. En Italie, le gouvernement a rétabli une exonération fiscale pour les agriculteurs.

    En effet, les exonérations fiscales sont l’une des concessions nationales les plus courantes dans l’UE.

    En Allemagne, comme en France, les manifestations ont été déclenchées par la décision du gouvernement de supprimer les exonérations fiscales sur le carburant et les véhicules agricoles. Berlin a par la suite fait marche arrière sur cette deuxième mesure et a introduit une suppression progressive (plutôt qu’une abolition immédiate) des exonérations fiscales sur les carburants. Après une manœuvres similaire, Paris a finalement rétabli l’avantage fiscal sur le gazole non routier (GNR).

    L’association des agriculteurs irlandais a demandé au gouvernement de Dublin une dérogation à la directive sur les nitrates et des mesures pour lutter contre une maladie végétale connue sous le nom de chalarose du frêne.

    Les agriculteurs lettons ont de leur côté appelé à l’interdiction des importations de produits alimentaires russes. Le gouvernement a fini par restreindre ces importations en provenance de Moscou, n’autorisant que le transit de produits alimentaires.


    consulter la publication originale

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 07.03.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 07.03.24

    Bonjour à tous, nous sommes le jeudi 07 mars 2024, les titres du flash quotidien des expatriés sont : Un concours de poésie à San Francisco – L’alcool revient en Arabie saoudite – Une plage française bien classée mondialement

    Déclarez votre flamme à la langue française

    Cette année, le Concours de Poésie de la French American Cultural Society (FACS) est ouvert à toutes les écoles, collèges et lycées, publics ou privés pour tous les élèves Français ou francophones sur l’ensemble des USA, du Canada, ainsi que tous les territoires français d’Outre-Mer, ainsi que l’Ile Maurice. Les soumissions de projets (poèmes en vers ou en prose, en français ou en langue locale, notamment polynésienne et kanak, avec traduction en français) seront ouvertes à partir du 1er février 2024 jusqu’au 31 mai 2024, pour une remise de prix en automne 2024.

    Concours de Poésie 2024
    Le Concours de Poésie 2024 a été lancé par la French American Cultural Society de San Francisco et la French Heritage Society.

    En prévision de la coupe du monde de football, un magasin d’alcool a ouvert à Riyad 

    La consommation ou la possession d’alcool, proscrit par l’islam, est strictement interdite en Arabie saoudite depuis 70 ans. Elle est passible d’amendes, de peines de prison, de flagellation publique et d’expulsion du territoire pour les étrangers. A l’origine de cette interdiction, le comportement sous l’emprise de l’alcool d’un jeune prince saoudien lors d’une soirée en présence du Vice-Consul britannique qu’il finit par assassiner. Mais en 2024, alors que l’Arabie saoudite décroche l’organisation de la coupe du monde de Football 2034, les autorités ont décidé de lancer des magasins test, pour l’instant ouvert uniquement aux étrangers. 

    Arabie Saoudite
    ©Stockadobe

    Une plage française parmi les plus belles du monde selon Condé Nast Traveller

    À la septième position du classement, sur 34 plages recensées, on trouve la plage de la dune du Pilat, à l’entrée du bassin d’Arcachon. « Pendant les mois les plus chauds, la plus haute dune de sable d’Europe est enveloppée d’une brume de chaleur constante et scintillante, donnant l’illusion que cette vaste plage française est parsemée de trésors étincelants », écrit le Condé Nast Traveller.

    Un bateau passe devant la plage et la dune du Pilat, à La Teste-de-Buch, le 8 août 2023. - Christophe ©ARCHAMBAULT / AFP
    Un bateau passe devant la plage et la dune du Pilat, à La Teste-de-Buch, le 8 août 2023. – Christophe ©ARCHAMBAULT / AFP

    C’est tout pour ce jeudi, on se retrouve demain pour la dernière édition de la semaine du bulletin des Français de l’étranger.

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Amélia Lakrafi : les femmes expatriées victimes de violences conjugales

    Amélia Lakrafi : les femmes expatriées victimes de violences conjugales

    En toute confidence - podcast politique

    En toute confidence

    En toute confidence » est un podcast dédié à 100 % aux Françaises et Français de l’étranger.

    Tous celles et ceux qui façonnent la France dans le monde viennent répondre à nos questions. Ils nous partagent leur vision de l’expatriation et apportent leurs idées nouvelles et concrètes pour faciliter notre vie au quotidien. « En toute confidence », c’est votre espace de débat qui relie la France à ses compatriotes vivant à l’étranger.

    Animé par Caroline Ettori.

    Amélia Lakrafi, députée de la 10eme circonscription des Français établis hors de France est l’invitée d’« En toute confidence ». La parlementaire du groupe « Renaissance » nous parle de l’IVG, de son combat pour lutter contre les violences faites aux femmes françaises expatriées et aussi de la journée du 8 mars.  

    IVG : un droit sanctuarisé

    L’inscription de l’IVG dans la Constitution française est une « date historique » pour la représentante de la majorité présidentielle. « Sanctuariser ce droit » est fondamental à l’heure où il est menacé dans le monde, ajoute-t-elle. Au cours de cet échange, Amélia Lakrafi, évoque aussi les actions menées par la Fibre – Fédération internationale des bienfaisances et des entraides – qu’elle préside. Elle nous informe de la vocation de cette coopération associative. 

    Amelia Lakrafi
    Amélia Lakrafi le 25 octobre 2022: Séance de Questions au Gouvernement.

    La Fibre et the Sorority viennent en aide aux femmes battues

    Venir en soutien des femmes françaises expatriées victimes de violence est l’objectif du partenariat dernièrement signé entre la Fibre et « The Sorority« . La députée nous informe des raisons de ce rapprochement entre les deux organismes. Souvent, certaines personnes ne « savent pas vers qui se tourner ».  Il arrive qu’elles aient aussi honte de contacter directement les ambassades de France ou consulats situés dans leur pays de résidence. Cette mise en commun des connaissances va aussi permettre de former les bénévoles « à la première écoute ».

    Amelia Lakrafi
    La députée Amélia Lakrafi le 22 mars 2023 : Réunion de la section française de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), présidée par Yaël Braun-Pivet à l’Assemblée nationale.

    Femmes expatriées : des cas de violences conjugales par dizaines

    Cette nouvelle alliance va pouvoir aider les victimes en leur apportant les informations utiles sur leurs droits et le secours nécessaire. Les femmes expatriées n’échappent en effet pas au fléau de la violence physique et/ou psychologique. Par semaine, c’est plus de 10 cas que « the Sorority » doit gérer. « Quand on est violent, le fait de quitter la France ne nous rend pas moins violent » constate notre invitée.

    Amelia Lakrafi
    Signature de la convention entre la Fibre et The Sorority

    Faire évoluer les missions des entraides

    Dans ce podcast, la parlementaire exprime sa demande en faveur de moyens supplémentaires pour endiguer ce phénomène qui atteint nos compatriotes hors de France. Elle souhaite également que le soutien aux femmes victimes de violence soit intégré officiellement dans les missions des entraides.

    Amelia Lakrafi
    Amélia Lakrafi lors du vote IVG

    Le 8 mars, une journée utile pour le droit des femmes ?

    La journée du 8 mars consacrée aux droits des femmes est-elle encore utile ? C’est la question que nous avons posée à notre invitée. Pour connaître sa réponse, nous vous invitons à écouter cette interview dans son intégralité. Enfin, Amelia Lakrafi est la députée des Françaises installées dans une grande partie de l’Afrique et au Moyen-Orient. Pour clore cet entretien, nous lui avons demandé quels conseils elle pourrait donner à nos compatriotes féminines vivant dans des pays où l’égalité avec les hommes reste à atteindre.  

    En toute confidence est en écoute sur plusieurs plateformes










  • La coupe (de champagne) de football en Arabie Saoudite ? 

    La coupe (de champagne) de football en Arabie Saoudite ? 

    Depuis plusieurs années, l’Arabie saoudite cherche à organiser sa Coupe du monde à l’instar de son voisin du Qatar. C’est, en ce sens, que le PIF (fonds souverains saoudiens) a investi en masse pour renforcer la Saudi Pro League depuis l’été dernier. Ce vendredi 01 février, l’Arabie saoudite a décidé d’officialiser sa candidature pour l’organisation de la Coupe du monde 2034. Et cette décision a une conséquence étonnante dont les expatriés occidentaux sur place se réjouissent, l’ouverture quelques jours avant l’annonce d’un premier magasin de vente de produits alcoolisés. 

    Growing Together

    Sans surprise, l’Arabie Saoudite a confirmé être candidate à l’organisation de la coupe du monde 2034. La fédération saoudienne de football (SAFF) a posté sur X une vidéo de candidature, un message avec son projet décrit en quelques lignes, une affiche promotionnelle et son slogan « Growing. Together » (Grandir. Ensemble). Les Saoudiens devraient être les seuls candidats pour le Mondial 2034 alors que l’édition 2030 aura lieu en Espagne, au Portugal, au Maroc, en Argentine, en Uruguay et au Paraguay. La coupe du monde 2034 doit avoir lieu obligatoirement en Asie et l’Australie, un temps intéressée, a déjà jeté l’éponge.

    Arabie Saoudite
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    L’alcool interdit

    La consommation ou la possession d’alcool, proscrit par l’islam, est strictement interdite en Arabie saoudite. Elle est passible d’amendes, de peines de prison, de flagellation publique et d’expulsion du territoire pour les étrangers. A l’origine de cette interdiction, le comportement sous l’emprise de l’alcool d’un jeune prince saoudien lors d’une soirée en présence du Vice-Consul britannique qu’il finit par assassiner. 

    Cependant, des boissons alcoolisées sont toutefois servies dans les missions étrangères de Ryad, tandis que certains résidents fabriquent leur propre vin. D’autres se tournent vers le marché noir, où le prix d’une bouteille de whisky peut atteindre plusieurs centaines de dollars à la veille du réveillon du Nouvel An.

    Arabie Saoudite
    ©Stockadobe

    Des zones dédiées pour la Coupe du monde de football ?

    En ouvrant ce petit magasin, c’est une petite fenêtre dans la vente légale de l’alcool qui s’entrouvre. Pour se justifier, l’Arabie Saoudite dit vouloir « lutter contre le commerce illicite de produits alcoolisés reçus par les missions diplomatiques ». Au passage, le royaume va tirer bénéfice de ce commerce et éviter que l’argent que dépensent les étrangers ne parte vers le marché noir.

    Cette ouverture est aussi le fruit des réformes sociales et économiques lancées par le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. Sa stratégie « Vision 2030 » a pour but de sortir le royaume de sa dépendance économique aux hydrocarbures, en misant sur les secteurs des affaires, du sport et du tourisme.

    Les réformes sociales menées récemment (comme la mixité dans les concerts ou l’ouverture de salles de cinéma) et l’accueil prévu de grands événements comme l’Expo 2030 ou la Coupe du monde de football en 2034, alimentent aussi les spéculations sur une possible levée des restrictions sur l’alcool, du moins dans des zones spécifiques, même si les autorités excluent tout changement à ce stade.

  • Lancement Officiel du Concours de Poésie 2024 à tous les Etats-Unis, le Canada et les Territoires Français d’Outre-Mer

    Lancement Officiel du Concours de Poésie 2024 à tous les Etats-Unis, le Canada et les Territoires Français d’Outre-Mer

    La French American Cultural Society (FACS) de San Francisco et son partenaire la French Heritage Society sont heureux d’annoncer que l’édition 2024 du  Concours de Poésie est officiellement lancée !

    Cette année, le Concours de Poésie est ouvert à toutes les écoles, collèges et lycées, publics ou privés pour tous les élèves Français ou francophones sur l’ensemble des USA, du Canada, ainsi que tous les territoires français d’Outre-Mer, ainsi que l’Ile Maurice.

    Les catégories sont ouvertes aux élèves Français et francophones

    Les inscriptions sont libres et plusieurs prix seront destinés aux élèves, ainsi qu’à leurs classes, pour participer au Concours, et en cas de sélection par les membres du jury, pour une remise de prix en personne et / ou en ligne ! 

    Concours de Poésie 2024
    Le Concours de Poésie 2024 a été lancé par la French American Cultural Society de San Francisco et la French Heritage Society.

    Les catégories sont ouvertes aux élèves Français et francophones de maternelle, primaire, collège et lycée, avec plusieurs prix pour chaque catégorie. Il n’y a pas de thème cette année, avec quand même une option sur le sport et les jeux olympiques pour celles et ceux qui le souhaitent. Les soumissions peuvent se faire à titre individuel, à plusieurs pour composer un ou des poèmes, ou encore par projet de classe (soumissions individuelles et/ou en groupe). 

    Concours de Poésie 2024
    Le Concours de Poésie 2024 a été lancé par la French American Cultural Society de San Francisco et la French Heritage Society.

    Soumettez vos travaux jusqu’au 31 mai 2024

    Les soumissions de projets (poèmes en vers ou en prose, en français ou en langue locale, notamment polynésienne et kanak, avec traduction en français) seront ouvertes à partir du 1er février 2024 jusqu’au 31 mai 2024, pour une remise de prix en automne 2024.

    Soumettez vos travaux jusqu’au 31 mai 2024 en utilisant le lien ci-dessous.

    A vos plumes et bonne chance à toutes et tous !


    Soumettez vos travaux a l’aide de ce lien

  • Contre la malédiction de la stagnation 

    Contre la malédiction de la stagnation 

    Cette année, la croissance en France ne devrait pas dépasser 1 %, contraignant le gouvernement à revoir ses prévisions à la baisse et à procéder à une annulation de crédits pour un montant de dix milliards d’euros afin de respecter – autant que possible – l’objectif de 4,4 % du PIB de déficit public. 

    Le ralentissement de la croissance est imputé à la hausse des taux d’intérêt bien que les taux actuels ne diffèrent guère de ceux pratiqués les années précédant la crise de 2008/2009. Par ailleurs, comme la majorité des pays européens, la France ne fait que renouer avec la croissance lente qui les caractérisait avant la survenue de l’épidémie de covid-19, y compris sur la période 2015-2020 marquée par des taux directeurs nuls voire négatifs en zone euro.

    L’Europe est confrontée à une stagnation depuis une décennie

    L’Europe est confrontée à une stagnation depuis une décennie, stagnation de nature avant tout structurelle. La croissance économique repose sur plusieurs piliers : l’énergie, le travail, le capital et le progrès technique. En Europe, trois au moins de ces piliers sont défaillants. Avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie et la hausse des cours des hydrocarbures, l’Europe et, en premier lieu, ses États industriels ont perdu en compétitivité. 

    La transition écologique impose de substituer aux énergies carbonées des énergies renouvelables qui, en l’état actuel des techniques, sont plus coûteuses. Le travail, facteur clef dans l’accroissement de l’activité, devient de plus en plus rare avec le déclin de la population active sur fond de vieillissement démographique. Les périodes de croissance interviennent en règle générale quand la proportion des 25/40 ans est importante. 

    Le capital permet de démultiplier la force du facteur de travail en l’agrégeant et en rationalisant les processus de production. La révolution industrielle est avant tout la combinaison réussie du capital et du travail. Le premier facilite les investissements sur longue période et une large diffusion des biens et des services produits. En Europe, l’épargne est abondante, ce qui est logiquement favorable à l’accumulation du capital. Cependant, les placements privilégiés par les Européens ont tendance à peu profiter aux entreprises.

    déflation
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    L’épargne est affectée au financement des dépenses des administrations publiques

    En Europe, l’épargne est affectée avant tout au financement des dépenses courantes des administrations publiques. Par ailleurs, ces dernières années, une part non négligeable de cette épargne a été placée à l’étranger. 

    La combinaison capital-travail a besoin d’un autre élément difficile à cerner mais indispensable : le progrès technique. Celui-ci prend la forme de gains de productivité et de nouveaux produits ou services. La croissance est, en effet, une course permanente à l’efficience, à la meilleure utilisation possible des ressources rares. Plus largement, la croissance dépend de l’innovation qui structure tant l’offre que la demande. Elle répond à de nouveaux besoins autant qu’elle crée ces derniers. Elle est le moteur de la destruction créatrice chère à Schumpeter. Or, en Europe et en France, tout particulièrement, la productivité décline depuis près de sept ans. 

    Les raisons de cet inquiétant recul sont multiples : insuffisance de la recherche et développement, vieillissement de la population, moindre appétence au progrès technique, changement du rapport au travail. L’innovation, par ailleurs, mobiliserait des montants plus importants de capitaux que les entreprises européennes peinent à attirer. 

    En l’absence de gains de productivité, avec l’attrition de la population et un déficit de capital productif, la croissance ne peut être que faible. Les autorités allemandes en sont convaincues au point d’avoir prévu que la croissance ne dépassera pas 0,5 % par an Outre-Rhin jusqu’en 2028. 

    La faible croissance ou la décroissance est un enfer car antinomique de l’économie contemporaine. Avec une soif légitime à l’égalité et une augmentation rapide du nombre de retraités, les besoins à combler en Europe sont importants. Ils le sont encore plus à l’échelle mondiale. 

    Des béquilles économiques permanentes

    La population française a toujours comme référence une croissance de 3 % générant d’importants gains de pouvoir d’achat. En son absence, les pouvoirs publics ont accru les dépenses publiques depuis quarante ans, et en premier lieu celles de nature sociale au prix d’un déficit et d’un endettement croissants. 

    Les politiques keynésiennes ont été détournées de leur objet pour devenir des béquilles économiques permanentes. Initialement, elles devaient simplement permettre, de manière temporaire, de relancer une demande défaillante, le surcroît de croissance ainsi généré permettant de les financer. Or, la mise sous respiration artificielle permanente de l’économie ne peut que conduire à des problèmes de financement. 

    Dans l’histoire économique, de l’Antiquité à la Grèce en 2012 en passant par la France de 1797, aucun pays ne peut se soustraire indéfiniment au respect des règles financières. Un cycle d’endettement qui ne génère pas de croissance pose à un moment ou un autre problème. Pour certains, la réponse passe par une augmentation des prélèvements obligatoires et notamment de ceux des plus aisés. La progression de la valorisation des actifs financiers et immobiliers suscite des convoitises d’autant plus que, dans un certain nombre de cas, le recours à des montages fiscaux permet à certains contribuables d’échapper en partie à l’impôt. 

    En la matière, les amalgames sont nombreux. Les évaluations de marché d’un capital sont assimilées, à tort, à des enrichissements ou à des revenus. Taxer des plus-values non réalisées des milliardaires ferait sans nul doute plaisir à de nombreuses personnes mais ne changerait pas la donne pour les finances publiques. Cela réduirait, en revanche, le volume de capital des pays qui pratiqueraient de la sorte. 

    Avec un taux de prélèvements de 45 % du PIB, les marges de manœuvre de la France sont faibles. Toute augmentation suscite l’ire des contribuables et oblige les gouvernements à instituer des dérogations. Or, un système fiscal équitable est celui qui impose selon des règles connues et compréhensibles de tous, des plus modestes aux plus aisés. Il se doit d’être le plus neutre possible sur le plan économique, ce qui signifie l’absence, autant que faire se peut, des dispositifs exorbitants du droit commun qui prennent la forme de niches fiscales.

    Toute décision de réduction d’une dépense constitue un véritable chemin de croix

    L’autre voie possible pour équilibrer les comptes publics serait la réalisation d’économies. Or, en la matière, cette voie est remplie d’épines. Toute décision de réduction d’une dépense constitue un véritable chemin de croix, comme l’avaient prouvé les polémiques sur le passage à un euro de la franchise médicale ou la réduction de cinq euros de l’Aide personnalisée au logement (APL). 

    La stagnation séculaire ne peut pas être acceptée comme une fatalité car elle se transformerait rapidement en régression et pourrait provoquer des tensions tant entre les États qu’en leur sein. Pour échapper à cette malédiction, les solutions passent notamment par un effort accru en matière de formation et de recherche, par l’amélioration de la culture scientifique pour développer une plus grande ouverture au progrès technique accompagnée de l’abandon des pratiques malthusiennes, par la création d’un vaste marché unifié des capitaux en Europe, et par la restauration de la confiance.

  • Haïti : la capitale Port-au-Prince plongée dans le chaos

    Haïti : la capitale Port-au-Prince plongée dans le chaos

    Depuis lundi, la capitale d’Haiti,  Port-au-Prince est comme « paralysée » au lendemain de la déclaration de l’état d’urgence par le gouvernement après l’évasion de milliers de détenus de prisons attaquées par des gangs.  

    Depuis jeudi, des gangs armés, qui ont pris le contrôle de pans entiers du pays, y compris de la capitale, s’en prennent à des sites stratégiques, disant vouloir renverser le Premier ministre contesté Ariel Henry. Au pouvoir depuis 2021, ce dernier aurait dû quitter ses fonctions début février.

    Tensions vives dans les rues de Port-au-Prince

    De nouveaux coups de feu ont résonné lundi après-midi à Port-au-Prince, où les écoles et les banques sont restées fermées, selon des journalistes de l’AFP sur les lieux.

    Des rues ont été barricadées par la population, avec des pierres et des troncs d’arbre, ce qui est habituellement le signe d’une escalade des tensions. Peu de policiers étaient déployés dans la ville, selon les mêmes sources. La capitale était comme « paralysée », a déclaré à l’AFP Carlotta Pianigiani, de l’ONG africaine d’aide médicale Alima, présente sur place.

    Dépassé par les violences, le gouvernement haïtien a décrété dimanche l’état d’urgence dans la région de Port-au-Prince « pour une période de 72 heures renouvelable » ainsi qu’ « un couvre-feu » entre 18h00 et 05h00 locales lundi, mardi et mercredi. Pays pauvre des Caraïbes, Haïti fait face à une grave crise politique, sécuritaire et humanitaire depuis l’assassinat en 2021 du président Jovenel Moïse, avec un processus politique au point mort.

    Haiti
    Des détenus se réunissent, dimanche 3 mars, dans le pénitencier national de Port-au-Prince, duquel se sont évadés des milliers de prisonniers – ©Odelyn Joseph/AP/SIPA

    Les USA, la France, et l’ONU inquiets

    Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est dit « très inquiet de la rapide détérioration de la situation sécuritaire » et a appelé le gouvernement et ses partenaires internationaux à « faire avancer un processus politique (…) via la tenue d’élections ». Partageant également sa « grande inquiétude », Washington a pressé « toutes les parties prenantes » de « mettre fin à la violence ».

    Les violences ont pris une nouvelle dimension durant le week-end lorsque des gangs armés ont attaqué deux prisons de la capitale, au moment où le Premier ministre Henry se trouvait en visite au Kenya.

    Au moins une dizaine de personnes sont mortes durant l’évasion de plusieurs milliers de détenus du Pénitencier national de Port-au-Prince, selon un journaliste de l’AFP.

    Des gangs qui veulent rendre justice

    Dix-sept Colombiens détenus pour leur implication présumée dans l’assassinat de Jovenel Moïse ont fait savoir lundi, par la voix de leur avocate, être toujours emprisonnés.

    Des membres de gangs « attendaient à l’entrée de la prison pour les exécuter » afin de « rendre justice » au président tué, a assuré Me Sondra Macollins sur la radio colombienne Blu Radio, selon qui ils ont été transférés dans un commissariat de police. Jeudi dernier, quatre policiers avaient été tués et cinq autres blessés dans des échanges de tirs à Port-au-Prince.

    Plusieurs compagnies aériennes locales et internationales avaient suspendu leurs vols avant de les reprendre progressivement. Ils ont été de nouveau annulés lundi.

    200 000 réfugiés

    Selon l’ONU et des ONG, le début d’année a été particulièrement tendu, les dernières violences ajoutant de nouveaux déplacés à la liste des environ 200.000 déjà recensés il y a quelques mois par les Nations unies.

    Ces déplacés, dont nombreux enfants et femmes, certaines enceintes, occupent « de manière informelle » des écoles, des terrains de football, des gymnases ou encore des bâtiments publics, a énuméré Carlotta Pianigiani.

    « Ils dorment à même le sol, dans des abris de fortune faits de bâches en plastique » et sans accès à « toute une série de services de base », tels que des soins, latrines ou eau potable. « Cette semaine, le plus grand hôpital public du pays a suspendu ses activités », a également expliqué Carlotta Pianigiani, déplorant que son ONG ait dû elle aussi réduire ses interventions en raison des violences.

    Piratages à l’Ambassade de France

    Depuis novembre 2023, Le standard téléphonique de l’Ambassade fait parfois l’objet de piratages malveillants. Si votre interlocuteur vous demande de l’argent et ou de le contacter sur un numéro personnel ou Whatsapp, les services consulaires vous demandent de bien vouloir :

    1-ne pas transmettre d’information, de documents ou d’argent par téléphone,

    2-le signaler immédiatement à [email protected] ou [email protected],

    3-et solliciter les services de l’ambassade par courriel à ces mêmes adresses [email protected] ou [email protected].

    Évidemment, dans ce contexte extrêmement violent, les plannings des vols internationaux et locaux sont très perturbés. Pour rappel, tout déplacement est formellement déconseillé sur l’intégralité du territoire haïtien. Pour les personnes qui décideraient néanmoins de voyager au départ de Port-au-Prince, il convient de consulter sa compagnie aérienne avant de se rendre à l’aéroport.

    Regarder le reportage de TV5MONDE

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