La 35e édition de la Semaine de la presse et des médias dans l’École aura lieu du 18 au 23 mars 2024 que ce soit en France ou dans le réseau de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger (AEFE). En tant que média, nous sommes particulièrement enthousiastes face à cette initiative qui fait naître des vocations mais qui forme, aussi et surtout, nos jeunes au décryptage des informations ! En ces temps où les fakes news pullulent, l’œil des jeunes doit être aguerri.
L’info sur tous les fronts
Première action éducative en nombre de participants, la Semaine de la presse et des médias dans l’École a pour objectif d’accompagner les élèves, de la maternelle au lycée à : comprendre et décrypter l’univers des médias, apprendre à vérifier les sources et l’information, développer leur goût pour l’actualité et se forger leur identité de citoyen.
La semaine de la presse et des médias dans les écoles
Le thème abordé pour la 35e édition de la Semaine de la presse et des médias dans l’École sera de nouveau « L’info sur tous les fronts « . Ce thème sonne toujours comme une évidence dans le contexte actuel : comprendre comment se fabrique l’information s’avère en effet crucial pour que les élèves puissent exercer leur esprit critique face aux flux informationnels auxquels ils sont soumis.
Après avoir abordé, pour la 34e édition, le journalisme de guerre, le front de la désinformation, la bataille de l’attention et le journalisme sous pression, le dossier de cette année traite de nouvelles thématiques : les risques encourus par les journalistes, l’info bousculée par l’intelligence artificielle et le nouveau front de l’information que constitue l’écologie.
Cette semaine permettra aussi aux jeunes de découvrir les coulisses du journalisme sportif, dans le cadre des Jeux olympiques et paralympiques organisés cette année en France.
La semaine de la presse et des médias dans les écoles
Les Jeunes reporters internationaux
Au sein de l’AEFE, cette initiative s’appuiera évidemment sur le dispositif annuel : les jeunes reporters internationaux.
Dans le lexique journalistique, les JRI sont des « journalistes reporters d’images ». Dans celui de l’AEFE, ce sont de « jeunes reporters internationaux ». Les #jriaefe sont de jeunes élèves provenant des lycées français de l’AEFE, chargés de couvrir médiatiquement (en audio et en vidéo notamment) des événements culturels, sportifs et éducatifs à diverses échelles, de l’établissement scolaire jusqu’aux grandes manifestations internationales.
Une équipe de JRI AEFE, venant en général au moins de deux établissements scolaires du réseau, est toujours au cœur des grands événements éducatifs fédérateurs organisés par l’AEFE. Ces élèves, acteurs de l’événement, sont formés et accompagnés pour en assurer la couverture médiatique et prennent des responsabilités dans la conduite de cette mission.
Que ce soit à l‘initiative de l’AEFE ou à celle d’établissements scolaires du réseau porteurs de projets, les JRI forment une équipe de webreporters qui mobilisent leurs connaissances et leurs compétences pour assurer captations, reportages, interviews, publications sur les réseaux sociaux, etc. Une plateforme est, d’ailleurs, mise à leur disposition pour leur permettre de publier des contenus qu’ils ont produits.
Alors du 18 au 23 mars 2024 soyez attentif et encouragez les enfants à s’emparer des médias et à aguerrir leurs sens pour s’informer au mieux !
Le mois de mars, dédié à la Francophonie, est célébré partout dans le monde afin de promouvoir la langue française et sa diversité. Notre langue rassemble en effet des communautés des cinq continents. Cette célébration qui a lieu autour de la Journée internationale de la Francophonie du 20 mars a pour objectif de les rapprocher et favoriser le dialogue entre eux. Évidemment, les Français de l’étranger sont les premiers ambassadeurs de la langue française.
Pour les expatriés, on fait le point sur les attentes de cette édition 2024 et on jettera un coup d’œil sur le programme.
La francophonie en 2023
Si l’on fait un état des lieux de la francophonie actuellement, avec 321 millions de locuteurs en 2022, la langue française demeure la 5e langue la plus parlée au monde (après l’anglais, le chinois, l’hindi et l’espagnol). En tant que langue étrangère, le français est la 2e langue la plus apprise dans le monde par plus de 50 millions d’individus. Les perspectives de croissance au cours du siècle sont importantes, faisant du français la potentielle première langue européenne parlée dans le monde en 2100.
Concernant la place et le rôle de la langue française dans le monde, l’objectif est de faire du français l’une des trois plus grandes langues dans le monde du 21ème siècle et un atout dans la mondialisation. Pour ceci, des mesures destinées à « apprendre, communiquer et créer » en français ont été mises en place.
Le premier enjeu de ce plan ambitieux concerne donc l’apprentissage. Environ 93 millions d’élèves et étudiants suivent leurs enseignements en français dans le monde. On les trouve naturellement dans les pays où le français est langue officielle unique (avec une énorme majorité sur le continent africain). Vient ensuite l’Europe, grâce à la France qui représente 91 % des élèves européens scolarisés en français, mais aussi à la Fédération Wallonie-Bruxelles en Belgique, à la Suisse romande, au Luxembourg et à Monaco.
Lorsqu’on porte son attention sur la demande d’enseignement du français, on remarque cependant un certain déséquilibre entre le nombre de ses apprenants qui croît sensiblement dans certaines parties du monde (Afrique, Amérique, Asie), et qui tend plutôt à une régression en Europe.
Si l’on se base sur les études effectuées sur les dix dernières années, c’est sur le continent africain que la plus grande progression est constatée. Ce qui permet de dire que c’est là que se joue l’avenir de la langue française.
L’enseignement du FLE (français langue étrangère) dépend beaucoup, selon les pays, de la volonté des autorités de rendre obligatoire ou non l’enseignement d’une seconde langue. La faveur étant encore fréquemment donnée à l’anglais. Plus qu’une langue académique, on remarque qu’il a la part belle dans les formations de français à usage professionnel, favorisant ainsi l’employabilité ainsi que les mobilités professionnelles et étudiantes. La langue française serait donc perçue, par ses locuteurs non natifs, essentiellement comme un outil fonctionnel et pragmatique. Les domaines et les disciplines concernés vont bien au-delà des secteurs directement liés aux langues et s’étendent de l’architecture au journalisme, en passant par les métiers de la santé ou encore du tourisme….
Un autre enjeu de taille est la communication, en renforçant la présence du français dans les lieux emblématiques de la vie internationale : Internet et les médias d’information globaux, l’économie, la diplomatie européenne et multilatérale. Concernant sa présence sur Internet, la langue française confirme sa 4e place, après l’anglais, l’espagnol et l’arabe.
Le Mois de la Francophonie est célébré mondialement en mars avec différents événements liés à la langue française et aux cultures francophones. Les Instituts français, comme les Alliances françaises, les établissements scolaires ou les administrations se joignent aux festivités en vous proposant de nombreuses activités qui mettent en valeur la diversité des pays francophones et des pays membres de l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie).
Que vous aimiez la musique, la gastronomie, l’art ou les quiz, vous trouverez certainement dans notre programmation l’événement parfait pour célébrer le mois de la Francophonie. Tous nos événements sont gratuits et ouverts au public.
Le site de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) vous propose d’ailleurs sur son site une carte mondiale et interactive avec près de 100 évènements. Mais il y en a plein d’autres, non repris par l’institution, qui sont organisés par les élus consulaires ou directement par les consulats. A ces rendez-vous s’ajoutent aussi les animations locales dans les établissements du réseau AEFE ou créées par les associations de Français installés localement. Alors n’hésitez pas à consulter le site de votre section consulaire (ambassade ou consulat) mais aussi les pages des réseaux sociaux des écoles, des associations, etc.
L’Union européenne a été, par son positionnement géographique et par sa dépendance aux hydrocarbures importés, la zone économique la plus touchée par la guerre en Ukraine. Face à la vague inflationniste, la Banque centrale européenne a été contrainte d’opérer dix relèvements successifs de ses taux directeurs qui ont contribué à un ralentissement de la croissance. Celui-ci a été accentué également par les tensions commerciales avec la Chine. L’Europe pourrait être à nouveau aux premières loges en cas d’élection de Donald Trump au mois de novembre prochain et si ce dernier met en œuvre son programme.
Les enquêtes d’opinion menées au mois de janvier donnent ce dernier gagnant contre Joe Biden avec une avance de 2 à 4 points. Le programme de Donald Trump en cas d’application comporte des dispositions qui potentiellement pourraient modifier plusieurs équilibres géopolitiques.
Taxer de 10% les importations européennes
Au niveau des échanges, il prévoit une augmentation des droits de douane d’au moins 10 % sur toutes les importations européennes. Cette mesure ralentirait la croissance en Europe comme aux États-Unis. Elle aurait, pour ces derniers, un fort effet inflationniste.
Donald Trump entend sortir les États-Unis de l’Organisation Mondiale du Commerce, ce qui pourrait se traduire par la fin du système qui a prévalu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale (accords Gatt, etc.). Le candidat a, par ailleurs, annoncé son intention de sortir une nouvelle fois des Accords de Paris, ce qui pourrait aboutir à d’importantes tensions commerciales entre ceux qui les appliquent et les autres, notamment autour de la question de la taxe carbone.
Au-delà de l’économie, Donald Trump a promis un désengagement des États-Unis de la défense européenne avec une éventuelle sortie de l’OTAN. Il a ainsi mentionné qu’il arrêterait de soutenir l’Ukraine.
La mise en œuvre de ces promesses de campagne contraindrait l’Europe à se réorganiser. L’Union européenne sera-t-elle, alors, en capacité de compenser la défection américaine auprès de l’Ukraine ? En l’état, que ce soit tant pour la fourniture du matériel que pour les munitions, les moyens européens sont limités. Il faudrait multiplier par deux ou trois l’effort en faveur de l’Ukraine. Or, l’Union européenne s’est engagée dans un processus de réduction des déficits publics, ceux-ci s’étant élevés à 3 % du PIB en 2023. Cette diminution des déficits intervient au moment où les États européens sont confrontés au vieillissement de leur population induisant un accroissement des dépenses en matière de retraite, de santé et de dépendance.
Après la chute de l’URSS, en 1991, tous les États européens ont fortement réduit leurs dépenses militaires qui représentent 1,7 point de PIB, contre 3,5 points de PIB aux États-Unis. Seule la Grèce consacre plus de trois points de PIB à la défense, en lien avec la persistance des tensions avec la Turquie. Depuis 2016 et surtout depuis 2022, les États européens ont décidé d’augmenter leurs dépenses militaires mais elles restent nettement en deçà des États-Unis. En 2022, elles s’élevaient à 1,9 % du PIB en France, à 1,7 % en Italie, à 1,5 % en Espagne et à 1,4 % en Allemagne.
Forces centrifuges
Une sortie de l’OTAN des États-Unis obligerait les Européens à prendre à leur charge des dépenses aujourd’hui mutualisées (communication, recherche, transports, etc.). Elle poserait le problème de la dissuasion nucléaire dont seraient exclus les pays non dotés de la bombe atomique (la totalité des membres à l’exception de la France et du Royaume-Uni). L’instauration d’une dissuasion européenne suppose l’établissement d’une doctrine d’emploi et une répartition des charges. Le départ des États-Unis obligera les États européens à accroître leurs effectifs militaires et à revoir leur politique d’équipement.
Ce départ s’accompagnant de la fin de l’aide à l’Ukraine pourrait amener à la défaite de cette dernière ou à l’engagement d’une négociation difficile avec la Russie. Elle placera de facto les pays de l’Est de l’Union européenne en première ligne face à cette dernière. Ils seront contraints soit d’augmenter leur effort de défense, soit de se rapprocher de la Russie avec un risque d’éclatement de l’Union européenne. La Hongrie traduit bien l’existence de forces centrifuges même si cet Etat reste dépendant des aides européennes.
Ce scénario catastrophe n’est pas pour le moment anticipé par les investisseurs qui n’imaginent pas la survenue d’une grave crise économique et géopolitique en Europe dans les prochains mois. L’idée que Donald Trump ne puisse pas se présenter ou qu’il puisse être battu prédomine, à moins qu’il ne puisse pas réellement appliquer son programme. Il n’en demeure pas moins que l’Europe pourrait rapidement être contrainte d’arbitrer parmi ses priorités d’ici le printemps 2025.
Deux ministres pour le prix d’un : le ministre de l’Économie Bruno Le Maire et son ministre délégué à l’Industrie, Roland Lescure, se rendent ensemble au conseil « Énergie » européen. Une procédure inhabituelle qui interroge sur la répartition des rôles entre les deux hommes.
Le conseil « Énergie » réunissant les 27 États membres se réunit ce lundi 4 mars. Au programme, principalement des échanges de vues sur la préparation de la sécurité d’approvisionnement de l’hiver prochain et sur la flexibilité de la demande en énergie.
Habituellement, ces conseils ne réunissent qu’un ministre par États membres. Mais pour ce premier conseil « Énergie » post-remaniement ministériel français, les ministres Bruno Le Maire et Roland Lescure s’y rendront ensemble.
« Puisque les deux [MM. Le Maire et Lescure] sont en charge de l’énergie, pour le 1er conseil de l’Énergie, c’était important qu’ils s’y rendent ensemble », expliquent à Euractiv France les équipes de M. Le Maire.
Roland Lescure est en effet ministre délégué en charge de l’Industrie, et de l’Énergie depuis début février, tandis que Bruno Le Maire est son ministre de tutelle en charge de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, du Numérique — et donc de l’Énergie — depuis le remaniement ministériel de janvier.
Dès lors, tant l’un que l’autre sont légitimes pour assister aux réunions ministérielles européennes sur le sujet.
Plusieurs observateurs s’interrogent toutefois sur l’utilité d’une telle procédure. D’autant que les deux ministres vont aussi se rendre à deux à la réunion de l’alliance du nucléaire qui se tiendra en amont du conseil des Vingt-Sep
Travailler en tandem
Deux ministres à un même Conseil de l’UE, ce n’est ni commun ni anodin. De prime abord, cela interroge sur les périmètres de chacun des ministres.
« À la question de savoir ce que fait Bruno [Le Maire], ce que fait Roland [Lescure], est-ce que Bruno est “Monsieur Nucléaire”, est ce que Roland est “Monsieur Solaire”, la réponse est : non », avait balayé d’un revers de main Roland Lescure le 21 février, lors d’une rencontre avec des journalistes durant laquelle il avait laissé entendre que les deux ministres iraient ensemble au conseil avant que les cabinets ne le confirment mercredi (28 février).
« Nous allons faire en matière d’énergie comme nous avons fait avec l’industrie : travailler en tandem », avait-il clarifié. Quant à la venue de Bruno Le Maire au conseil européen, « il tient à cœur à Bruno Le Maire de montrer à ses homologues et interlocuteurs européens la synergie des travaux avec M. Lescure », ont complété mercredi ses équipes.
Le ministre français des Finances Bruno Le Maire (R) et le vice-ministre français de l’Industrie Roland Lescure saluent les employés lors de la visite de la gigafactory d’Automotive Cells Company (ACC), une coentreprise de Stellantis, TotalEnergies et Mercedes, lors de son inauguration à Billy-Berclau-Douvrin, dans le nord de la France, le 30 mai 2023. [EPA-EFE/PASCAL ROSSIGNOL / POOL MAXPPP OUT]
Deux ministres pour un siège
Un premier exemple de cette « synergie » est à chercher du côté du 50e anniversaire de l’Agence internationale de l’énergie organisé à Paris, dans les locaux de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), les 14 et 15 février derniers.
À cette occasion, Roland Lescure a présidé plusieurs rencontres entre acteurs internationaux de l’énergie. Bruno Le Maire, lui, a tenu l’audience pendant les plénières diffusées en direct.
D’ici que ce fonctionnement « très fluide », selon l’entourage des ministres, justifie leur venue à deux lors d’un conseil européen, plusieurs observateurs du monde académique et industriel de l’énergie en doutent. Contactés par Euractiv France, certains tancent le caractère visible d’une opération de forme manquant de fond : « si Bruno Le Maire ne vient qu’une fois, cela veut dire qu’il n’était là que pour les caméras », déclare un chercheur. « S’il revient, cela signifie qu’il est seul maître à bord », complète-t-il.
Même stratégie pour l’alliance du nucléaire
Outre le conseil, les deux ministres vont adopter la même stratégie pour la première réunion de l’alliance du nucléaire après le départ de son instigatrice et ancienne ministre de l’Énergie, Agnès Pannier-Runacher.
M. Le Maire avait profité d’une rencontre avec le ministre de l’Énergie bulgare, Rumen Radev, à Paris mercredi dernier (21 février) pour annoncer qu’il y serait présent. Le cabinet de Roland Lescure a confirmé mercredi (28 février) à Euractiv France la présence de ce dernier aussi.
La réunion est aussi prévue ce jour, juste en amont du conseil. Elle sera notamment l’occasion de discuter de la possibilité de qualifier des projets nucléaires d’intérêt commun européen, a avancé M. Le Maire. Qu’ainsi, ces projets profitent de financements inter-États membres, dans le respect d’un cadre assoupli d’interdiction des aides d’État.
Les équipes de MM. Le Maire et Lescure ont pris le soin d’apporter, vendredi (1er mars) dans l’après-midi, des précisions supplémentaires sur cette journée européenne.
Bonjour à tous, nous sommes le 04 mars, vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Ce lundi, on évoque la fin de la session 2024 de Parcoursup, on s’intéresse au vote des parlementaires sur l’IVG avant de s’attarder sur le lancement de la campagne des européennes du RN.
Plus que 10 jours pour déposer vos souhaits sur Parcoursup
Comme chaque année, c’est l’angoisse chez les familles expatriées qui veulent envoyer leurs enfants faire leur étude en France. Tout d’abord, rappelons que si vous avez un passeport français, vous pouvez vous inscrire quoiqu’il arrive sur Parcoursup et avoir, ainsi, accès à l’intégralité de la plateforme, et ce, que vous prépariez un bac français, européen ou une équivalence de diplôme de fin d’études secondaires. Rendez-vous simplement sur Parcoursup pour vous inscrire et formuler vos vœux. Tous les détails dans l’article dédié sur Lesfrancais.press
Meyer Habib et Christophe Frassa à contre-courant ?
Que ce soit au Sénat jeudi soir ou à l’Assemblée nationale en novembre 2022, les parlementaires des Français ont largement voté pour ce projet de loi. Qu’ils soient de gauche ou affiliés au camp présidentiel, ils ont tous soutenu la constitutionnalisation de l’IVG. Les sénatrices Mélanie Vogel et Mathilde Ollivier ont été, d’ailleurs, particulièrement actives sur les bancs du Palais du Luxembourg afin de convaincre leurs collègues de rejoindre le camp des « pour ». Seuls les deux élus de droite, Meyer Habib (UDI) au Palais Bourbon et Christophe Frassa (LR) à la Haute assemblée, ont voté contre !
Pas de Frexit !
Donné largement en tête dans les sondages, le RN, emmené par sa tête de liste Jordan Bardella, a lancé sa campagne par un meeting devant rassembler 6.000 personnes à Marseille ce dimanche après-midi. La tête de liste RN a dévoilé une « stratégie tricolore » inspirée des feux de circulation. Il entend ainsi faire le tri entre les coopérations communautaires qu’il « approuve » (en vert, par exemple Erasmus), celles pour lesquelles il réclame de « nouvelles conditions » (orange, comme pour Schengen) et des « lignes rouges », notamment l’immigration. Cette nouvelle approche met fin à toute rumeur de Frexit.
C’est tout pour ce début de semaine ! Passez un bon lundi où que vous soyez !
Le mal n’est pas seulement une catégorie morale, il est un phénomène physique, visible, mesurable sur une carte, celle du monde, avec ses frontières.
À Moscou le cercueil de Navalny, est entouré par une foule qui ose braver le Tsar. À Téhéran, une parodie d’élection, hommage à la démocratie bafouée, cherche à éteindre la Révolution des femmes. À Gaza, la foule s’empare des camions de secours, se piétine, les balles de soldats israéliens tuent. Netanyahou, au lieu d’évoquer[1] Amalek devrait se rappeler le triomphe du mal dans Job : « De la ville on entendait gémir les mourants, les blessés dans un souffle crier à l’aide, et Dieu resta sourd à la prière »[2]. Cela évoque les massacres des Palestiniens par le roi de Jordanie, celui d’Alep par Assad, des Yéménites par les Houthis, de Marioupol par Poutine. Extension stupéfiante du mal au pays qui honore les « Justes ». Sur la carte du monde, l’épidémie gagne.
Sur la carte du monde, l’épidémie gagne
Comment combattre le mal ? « Aimer son ennemi » dirait le Pape ? Gandhi avait face à lui des Britanniques, pas les Nazis ou les Khmers. Extraordinaire courage des amis de Navalny et des femmes iraniennes.
À l’inverse de « tendre l’autre joue », répondre à un massacre par un massacre plus grand encore, donne le goût du sang et non la victoire. Gaza détruit est une gloire pour le Hamas. Il rayonne sur le monde, de Lula au Festival de Berlin, en passant par les universités anglo-saxonnes. Jamais Israël n’a été aussi faible. L’antisémitisme s’est réveillé, avec une fausse jeunesse toute fraîche. Ceux qui crient « Free Palestine du Jourdain à la Mer », croyant dénoncer un génocide, en appellent un nouveau. Assurément, face au Hamas, la violence ne suffit pas.
Face à Poutine, le courage non plus. Ni celui de Navalny et quelques autres, ni celui d’Ukrainiens qui réclament des armes, toutes les armes. Aider à demi n’est pas aider.
Aider à demi n’est pas aider
La maladresse de Macron est une faute, pas une erreur. Ce n’est pas à Poutine de fixer les limites de l’aide apportée à l’Ukraine. Faire preuve d’une détermination totale, notamment face à un adversaire qui agite la bombe nucléaire tous les trois mois, était le but du sommet de Paris. Envoyer des formateurs, des spécialistes du déminage, du ciblage, du renseignement, est une évidence. Scholz, tout en recadrant le Président français, avoue, à la grande fureur des Britanniques, que des « troupes » y sont déjà : Il explique qu’il ne peut envoyer des missiles « comme les Britanniques et les Français » aux Ukrainiens, parce que ceux-ci ont besoin de conseillers pour fixer les cibles…« Même le sot, s’il se tait, peut passer pour un sage ». On parle trop en temps de guerre, ruse du malin.
Le New York Times a évoqué douze bases de la CIA en Ukraine, où elle travaille avec les renseignements ukrainiens. On l’imaginait : les commandos ukrainiens sont bien renseignés, et les frappes lointaines de drones précises.
La sortie de Macron se voulait un électrochoc, elle créa un choc en retour. Les alliés montrent leur désunion, leurs hésitations, leurs peurs. Les vieilles amitiés poutiniennes ressurgissent, à l’extrême gauche, à l’extrême droite. Poutine est content.
Biden est en campagne. Il avait d’ailleurs déclaré que jamais un soldat américain n’irait défendre l’Ukraine, ce qui fut interprété par Poutine comme un laissez-passer. Double erreur, de Poutine et de Biden. Un « non » ferme aurait évité des centaines de milliers de morts. On parle trop. Ne pas laisser d’espace au mal.
La tradition isolationniste américaine est forte. Les Américains ont refusé d’intervenir contre Assad, se sont retirés de Syrie, ont laissé l’Afghanistan aux Talibans et l’Irak à l’Iran.
Biden ne peut laisser entendre que les États-Unis s’engageront plus encore contre la Russie. L’aide au Congrès est bloquée. La sortie de Macron gêne. Les alliés européens se sont alignés d’autant plus vite sur Washington qu’ils en dépendent pour leurs armes et leur défense.
La France n’est pas dans cette position. Elle a l’arme nucléaire. Elle a une industrie militaire. Des avions meilleurs que ceux des Russes, voire des Américains. Elle peut parler sans l’aval des Américains. Ce n’est pas pour cela qu’elle le doit.
De plus, elle subit des attaques ciblées de la part des Russes : attaques cyber, campagnes de désinformation, menaces directes. La Russie menace de s’emparer de la Transnistrie, sécession de la Moldavie, où la France a envoyé des troupes. La Biélorussie est un autre front menaçant, où Poutine a transféré des armes nucléaires. Les F-16 promis arrivent bientôt, mais comment les protéger, comment les entretenir sans formateurs, sans systèmes de défense, avec, sinon des troupes, en tout cas des spécialistes militaires ? Signaler leur présence est une façon de dire aux Russes qu’il ne faut pas y toucher.
On dira qu’à chaque pas la guerre s’accroît. La guerre porte au-delà du front.
L’ennemi à nos portes, l’ennemi en nous
Ces dernières semaines on apprend que le KGB, d’où vient Poutine, entretenait des agents haut placés dans les journaux et le monde politique : Hernu, ministre de la Défense, Estier, patron du groupe socialiste, Paul Marie de la Gorce, directeur de Radio France internationale, Grumbach directeur de l’Express, journalistes du Canard enchaîné, du Monde diplomatique, de l’Humanité, d’Europe 1, du Figaro, de TF1 … L’antiaméricanisme a toujours fourni des soutiens, rémunérés ou pas, à la Russie ou à d’autres, l’Iran des Ayatollahs, le Cambodge des Khmers rouges, l’Irak de Saddam. Voilà qu’on redécouvre au passé l’image du présent : la Russie multiplie ces pratiques de désinformation et d’influence, avec des armes nouvelles.
Qu’attendent les résistants à l’oppression des Ayatollahs ? Du soutien, de la reconnaissance. Que l’on parle pour eux parce qu’on les fait taire. De même pour l’opposition russe. Manque une organisation pour les centaines de milliers de Russes en exil. Les Palestiniens sont-ils tels que Netanyahou les juge, complices du Hamas, ? N’y a-t-il personne en Palestine, aucune voix, aucune chance de donner la parole, de donner crédit à des non-terroristes ?
Non seulement le mal se pare des habits du bien, de la défense de la civilisation face à la décadence, comme le dit Poutine, de la vraie religion, de la lutte contre l’impérialisme, mais la victime peut être aussi le bourreau, comme le montre aussi Israël : Il y a autant de victimes innocentes que de bourreaux possibles. Quel est le signe que l’on reste dans le camp du juste ?
Bataille mondiale pour éviter le débordement du mal dans une guerre mondiale.
Trois signes : un, la lutte contre le mal fait mal. Il y a un prix, un risque. Deux, la lutte contre le mal ne peut faire l’unanimité, elle se discute. Les réticences et hésitations, en Europe, aux États-Unis, se comprennent. En Russie, en Iran, en Corée du Nord, il n’y en a pas. Trois, la lutte dépasse la seule défense de soi, que ce soit le seul intérêt ou le seul confort moral. Elle se fait par des réseaux, des liens qui dépassent clivages et frontières, qui dépassent opinions, convictions, partis – comme la Résistance (et non comme un mouvement terroriste, type Hamas). Elle installe ce qui se voit au premier coup d’œil : la fraternité, pas seulement celle des armes, celle d’une espérance, la construction de l’après, la paix.
Celle-ci viendra, en Russie, en Iran, en Palestine, en changeant aussi les structures de pouvoir interne. Développer des réseaux d’influence, attaquer le mal à sa racine, l’obligation de se maintenir au pouvoir par la force. Le Mal est sans frontière, il est aussi interne. Heureusement, la lutte contre le mal aussi est sans frontière. Bataille mondiale pour éviter le débordement du mal dans une guerre mondiale.
Laurent Dominati
Laurent Dominati
a. Ambassadeur de France
a. Député de Paris
Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press
[1] « Quand donc l’éternel ton Dieu, t’aura délivré de tous les ennemis qui t’entourent, et qu’il t’aura assuré la sécurité dans le pays qu’il te donne en héritage pour que tu en prennes possession, tu effaceras la mémoire d’Amalek, de dessous le ciel. Ne l’oublie pas » Deutéronome 25: 19
Le Bac approche, ça sent déjà la fin de l’année. Bientôt le saut dans le grand bain des études… Que ce soit en France ou à l’étranger, c’est bientôt l’heure de prendre son envol pour les jeunes Français de l’étranger qui finalisent leurs études scolaires. Pour ceux qui veulent amorcer un parcours universitaire en France, il faut donc se tourner vers Parcoursup. Ce service en ligne centralise les souhaits des étudiants et les réponses des universités comme des écoles françaises. Tout d’abord, rappelons que si vous avez un passeport français, vous pouvez vous inscrire quoiqu’il arrive sur Parcoursup et avoir, ainsi, accès à l’intégralité de la plateforme, et ce, que vous prépariez un bac français, européen ou une équivalence de diplôme de fin d’études secondaires. Rendez-vous simplement sur Parcoursup pour vous inscrire et formuler vos vœux.
Doit-on avoir un diplôme français ?
Les candidats français qui sont ou vont être titulaires d’un diplôme de fin d’études secondaires étranger doivent passer par la procédure Parcoursup. Comme tous les candidats, ils peuvent créer leur dossier en cliquant sur « M’inscrire ou accéder à mon dossier » puis « Créer mon dossier ». Il est précisé qu’il est nécessaire d’avoir un numéro INE (identifiant national élève) pour s’inscrire.
Toutefois, les jeunes ayant suivi toute leur scolarité à l’étranger (hors lycées français de l’étranger) peuvent cocher la case « Je n’ai pas d’INE » et s’inscrire tout de même sur la plateforme. Ils peuvent ensuite formuler leurs vœux comme tous les autres candidats. Ils pourront même remplir leurs bulletins. La possibilité de mettre des notes A, B, C, à l’anglo-saxonne est même possible.
Parcoursup : quelles sont les notes prises en compte ?
Si vous êtes en seconde au sein d’un lycée du réseau AEFE, il est encore temps de faire remonter votre moyenne, car les notes prises en compte pour les dossiers de candidatures dans Parcoursup sont celles de première et des deux premiers trimestres de terminale. Renseignez-vous via le site de Parcoursup; chaque formation a sa fiche sur laquelle sont indiqués les prérequis, c’est-à-dire les attentes des responsables de la formation, notamment en termes de résultats scolaires, dans les disciplines qui les intéressent. Pour en prendre connaissance, une fois trouvée la ou les formations qui vous intéressent, cliquez sur « Voir la fiche » puis « Critères généraux d’examen des voeux ».
Si vous êtes en première, là encore, il est possible de cravacher pour avoir un beau bulletin pour le dernier trimestre de cette année, et les deux premiers de votre année de terminale. Même si vos deux premiers trimestres sont moyens voire mauvais, une réelle remontée des notes sera saluée par vos professeurs dans les bulletins : un « Camille a fait de réels progrès en fin d’année » peut faire de l’effet. De même, si vous êtes en seconde comme en première, ne négligez pas votre comportement en classe : les examinateurs des dossiers sont beaucoup plus attentifs que vous ne le pensez aux problèmes de discipline, d’absence, ou de retards, qu’il est facile de « deviner » en lisant les commentaires des professeurs de votre lycée – transmis via la fiche Avenir.
Certaines formations ont paramétré leur algorithme de classement pour faire ressortir certains mots clés comme « indiscipline » ou « absences », ou bien encore « travail insuffisant »… Être irréprochable sur ces 3 points est le moyen de, peut-être, passer devant un autre candidat qui aura une moyenne légèrement plus haute mais de sérieux problèmes de comportement, ou des retards en rafales.
Voici le principal à retenir concernant les inscriptions :
S’informer : avant de vous précipiter dans les choix de formation, il est préférable de bien se renseigner. Pour ce faire, un moteur de recherche vous permet de visualiser toutes les formations accessibles via Parcoursup.
Créer un compte : ensuite, si vous n’en avez pas encore, il faut vous créer un compte Parcoursup. Si vous êtes inscrit dans un établissement français à l’étranger, vous avez un identifiant national étudiant (numéro INE), à retrouver sur votre certificat de scolarité, un bulletin ou encore auprès de votre lycée. Si vous n’en avez pas, cochez la case “Je n’ai pas d’INE”.
Formuler ses vœux : vous avez jusqu’au 14 mars pour saisir vos vœux. Vous pouvez en formuler jusqu’à 10. Inutile de les classer par ordre de préférence : vous recevrez une décision pour chacun d’entre eux et pourrez choisir ensuite. N’hésitez pas à diversifier les formations et, surtout, évitez de ne formuler qu’un seul vœu !
Avec son inoubliable voix éraillée, Doully a débuté avec le monologue comique dans les soirées « Premières fois » de Yacine Belhousse. Depuis 2020, elle remplace Jules-Edouard Moustic à la présentation de l’émission Groland sur Canal+ tout en étant chroniqueuse à France Inter dans l’émission de Charline Vanhoenacker « C’est encore nous ». Virtuose du stand-up, l’artiste raconte avec une aisance et une drôlerie saisissantes son passé d’ex-junkie aux mille et une vies (go-go danseuse, barmaid, dame pipi, doubleuse de porno, créatrice de prêt-à-porter, prof de français en Espagne, etc…).
Tout en sobriété, l’humoriste transforme, avec un style mordant, des épreuves personnelles en comédie, évoquant sans détour les passages chaotiques de sa vie. En tournée en Asie du 13 au 16 mars pour son spectacle « Hier j’arrête ! », après Bangkok le 13 mars, Doully sera à Hong Kong le 14 avant de terminer sa tournée à Singapour le 16 mars. Elle est avec nous pour en parler.
Ecoutez le podcast avec Doully
« Un peu de culture française qui vient à eux »
Au cours de ce podcast, Doully aborde son spectacle « Hier j’arrête ! », co-écrit avec Blanche Gardin et Paco Perez, avec la participation d’Eric Monin, qu’elle jouera en Asie du 13 au 16 mars. D’un enthousiasme débordant, l’humoriste revient sur ses tournées précédentes « dans des pays étrangers » où les « expatriés français » et les « locaux qui parlent français » sont toujours ravis « d’avoir un peu de culture française qui vient à eux ». Comme elle nous l’explique, ce n’est par ailleurs pas la première fois qu’elle foule le territoire asiatique. Quel accueil lui a-t-on réservé à ces occasions ? Elle nous en dit plus.
« Démocratiser tous ces sujets et en faire quelque chose de drôle »
La comédienne se confie aussi sur son parcours de vie houleux, moteur de son inspiration, qu’elle a transformé, avec un humour mordant, en une comédie où elle dépeint sans fard les épreuves qui ont forgé son existence. Lorsqu’on lui demande si utiliser le rire pour parler de ces sujets sensibles peut être un plus et si cela peut aider à en parler, l’artiste nous répond avec l’authenticité qu’on lui connaît sans le moindre détour. Selon cette dernière, le but de son spectacle est de « démocratiser tous ces sujets et d’en faire quelque chose de drôle ». A-t-elle atteint son objectif ? Découvrez sa réponse en écoutant l’interview.
« S’entraîner grâce aux Comedy clubs »
Au cours de l’échange, Doully nous révèle à quelle source secrète elle puise son énergie lorsqu’elle est sur scène. Elle n’est pas non plus avare d’aveux lorsqu’on lui demande comment lui est venue l’idée de son show « Hier j’arrête ! ». A ce propos, vous serez étonnés d’apprendre comment la chroniqueuse écrit ses œuvres et de quelle manière celle-ci « s’entraîne » grâce aux « Comedy clubs ». Pour finir, l’incontournable star du stand-up à laquelle on souhaite un immense succès lors de sa tournée en Asie nous livre son vœu pour cette nouvelle année du dragon. Notre journaliste aspire également à la même chose…
« Hier j’arrête ! » de Doully : Dates prévues en Asie
ATTENTION : spectacle déconseillé aux moins de 16 ans.
Sébastien Vauxion, chef du restaurant gastronomique Le Sarkara depuis sept ans, vient d’être élu meilleur pâtissier du monde 2024 par l’association Les Grandes tables du monde.
Le sucre Roi
Sur son site Internet, l’association qui regroupe les restaurants deux et trois étoiles dans le monde entier salue « son immense talent »ainsi que« sa vision novatrice et singulière de la haute gastronomie ». Car au Sarkara, Sébastien Vauxion casse les codes.
Ici, le sucré est roi. Du début à la fin du repas, les clients dégustent un menu entièrement composé de plats aux notes pâtissières. Son établissement est d’ailleurs le premier restaurant gastronomique de desserts à avoir été primé par le guide Michelin en 2019. Il a obtenu la seconde étoile un an plus tard.
Le Sarkara, situé au sein du prestigieux K2 Palace, offre ainsi une expérience totalement unique en proposant une carte axée autour de la pâtisserie. « Les clients ont rapidement adhéré au concept, les retours ont été très positifs et c’est ce qui est le plus important. Mais ce nouveau prix encourage et valide nos choix originaux et notre parti pris », poursuit le chef pâtissier de 40 ans, originaire d’Orléans (Loiret).
Fils de maraîchers, Sébastien Vauxion aime chercher des saveurs sucrées dans les produits qu’il travaille, comme le céleri et bien d’autres légumes. Tous ses plats sont réalisés à partir de produits naturels, sans sel et sans sucre ajouté, indique France 3 Centre Val de Loire qui a repéré sa récente distinction. Et vous ne trouverez pas de viande ni de poisson à sa carte. « L’univers du restaurant est 100 % végétal, indique-t-il. Nous utilisons seulement du lait et des œufs. »
Dans son restaurant doublement étoilé, le chef pâtissier propose par exemple des cerfeuils tubéreux cuits à l’anglaise, revenus au beurre puis poêlés dans un cidre réduit au safran. Le plat est accompagné d’un jus d’argousier épicé, d’une crème fermière glacée, de morceaux de mangue et de peaux de clémentines confites. Les clients peuvent également déguster un céleri rôti et doré au four servi avec de la truffe noire et un condiment d’agrumes.
Comment l’Orléanais arrive-t-il à créer de tels plats qui ne ressemblent à aucun autre ? Comme un artiste, il s’amuse avec les textures et les associations pour offrir une expérience inédite. « C’est énormément de travail », explique à l’AFP celui qui se définit comme un pâtissier cuisinier. « Je joue avec des parfums et des arômes différents qui finissent par créer un goût unique. »