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  • La France lance un festival de la francophonie

    La France lance un festival de la francophonie

    Mercredi 20 mars, journée internationale de la francophonie, la France a lancé un «Festival» qui durera jusqu’au sommet de la Francophonie qu’elle organise début octobre. Le dernier sommet de ce genre accueilli par la France avait eu lieu en 1991 au palais de Chaillot, dans la capitale.

    Plus de 100 projets

    Pour préparer ce rendez-vous, Emmanuel Macron a reçu mercredi soir à l’Elysée, à l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie, la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la Rwandaise Louise Mushikiwabo. Parallèlement, les organisateurs lancent ce mercredi un Festival de la Francophonie qui prévoit une centaine de projets, en partenariat avec 40 pays et plus de 400 structures en France et à l’international. L’objectif est de «donner à voir l’effervescence de la créativité francophone dans tous les domaines, culturel économique, technologique et sociétal», selon l’Elysée.

    festival de la francophonie
    La journée internationale de la Francophonie

    Le festival aura un fort accent économique. Un «salon des innovations en français» sera ainsi organisé à la Station F, plus grand incubateur de «start-up» au monde. Sans détailler les initiatives, la présidence française dit vouloir profiter de ces six mois pour «célébrer la Francophonie comme une force de transformation du monde», source de «solutions pour le monde face à des défis globaux», et «incarnée» par «des figures inspirantes».

    L’OIF compte 54 pays membres, sept membres associés et 27 observateurs. Selon les chiffres du dernier rapport 2022, 321 millions de personnes dans le monde sont francophones, en augmentation de 7% par rapport à 2018. Mais cette hausse est surtout due à la démographie africaine. La langue française recule sur le continent européen, ainsi que dans les organisations internationales, au profit de l’anglais.

    Regarder le reportage de TV5MONDE

  • Finances publiques : Panique à Bercy ! 

    Finances publiques : Panique à Bercy ! 

    Les comptes de l’Etat français s’annoncent nettement plus dégradés que prévu. L’Insee l’annoncera demain le 26 mars, mais le gouvernement le sait déjà : le déficit public 2023 sera « significativement » supérieur aux 4,9 % du PIB prévus, a averti le ministre de l’Economie Bruno Le Maire. L’objectif d’un déficit des finances publiques ramené à 4,4 % cette année apparaît hors de portée. 

    Signe de l’inquiétude qui grandit au sommet de l’Etat, Emmanuel Macron a enchaîné les réunions mercredi soir à l’Elysée pour évoquer le dérapage du déficit public, qui menace la crédibilité de la France sur les marchés et nourrit un procès en «incompétence» budgétaire instruit par les oppositions.

    Plus de 5% loin des 3%

    Selon BFM, le gouvernement craint désormais un déficit public qui se creuserait jusqu’à 5,6 % du PIB pour 2023. Le Figaro cite, lui, une source selon laquelle il atteindrait 5,5 % avec une marge d’erreur de 0,3 point.

    Le président a convié mercredi soir les chefs des partis et groupes parlementaires qui composent sa majorité, pour un long dîner aux allures de réunion de crise. « On doit faire face à un choc économique conjoncturel lié notamment à la géopolitique. On assume et on dit la vérité aux Français », a-t-il déclaré à ses hôtes, selon l’un d’eux, ajoutant que la France échappait à la récession, au contraire de plusieurs de ses voisins.

    Finances publiques
    ©AFP

    Tailler dans les budgets

    Auparavant, Emmanuel Macron avait reçu, mercredi après-midi, Bruno Le Maire, ainsi que les ministres chargés des collectivités locales et des affaires sociales, Christophe Béchu et Catherine Vautrin. L’occasion de remettre sur la table certaines pistes déjà avancées par l’exécutif, notamment pour freiner les dépenses d’assurance chômage et de santé.

    Le gouvernement va consulter toutes les parties prenantes de la dépense publique, a dit le chef de l’Etat aux responsables de sa majorité, selon un participant. Mais Emmanuel Macron a semblé écarter la possibilité de présenter dans les prochains mois un projet de budget rectificatif, une démarche risquée alors qu’il ne dispose que d’une majorité relative à l’Assemblée nationale et pourrait s’exposer à un vote de censure.

    On le sait déjà les Français de l’étranger ne seront pas épargnés, nous y reviendrons la semaine prochaine dans un article dédié aux coupes budgétaires qui vont frapper les expatriés. 

    Quelles solutions ?

    Un mois après avoir annoncé 10 milliards d’euros d’économies, Bruno Le Maire a de nouveau mis les pieds dans le plat dimanche, proposant de « remplacer l’Etat providence par l’Etat protecteur », car « la gratuité de tout, pour tous, tout le temps » est « intenable ». Initiative qui a agacé le chef de l’Etat. « Il devrait en parler à celui qui est ministre de l’Economie depuis sept ans », a raillé Emmanuel Macron, selon Le Canard enchaîné. Des propos confirmés à l’AFP par un familier du Palais.

    Quelques députés plaident pour augmenter les impôts des « ultra-riches » ou des grandes entreprises, dont le chef du groupe MoDem Jean-Paul Mattei. Mais le gouvernement se refuse à toucher au levier de la fiscalité.

  • Donald Trump, quelle politique économique ?

    Donald Trump, quelle politique économique ?

    En cas d’élection de Donald Trump à la présidentielle américaine, au mois de novembre prochain, quel programme économique entend-il mettre en œuvre à compter de 2025 et quelles pourraient en être les conséquences ? 

    Selon les données disponibles, il souhaiterait amplifier la politique qu’il a conduite entre 2016 et 2020. Il rejette les résultats de la politique de Joe Biden estimant que la situation économique se serait dégradée ces quatre dernières années. Il récuse les statistiques officielles sur l’emploi, sur les revenus ou sur la croissance.

    Un protectionnisme fort

    Donald Trump a déclaré être favorable à un protectionnisme fort qui se traduirait notamment par l’instauration d’un droit de douane universel de 10 % sur tous les produits importés aux États-Unis. Une telle mesure serait en opposition avec les règles retenues par l’Organisation Mondiale du Commerce et pourrait provoquer la sortie des États-Unis de cette organisation. En instaurant des droits de douane, le candidat Républicain vise à protéger le marché intérieur américain et à favoriser les entreprises nationales. 

    Dans les faits, l’application de ces mesures pourrait avoir un effet inverse à celui recherché. Les États-Unis dépendent du reste du monde pour la fourniture de nombreux biens, le déficit commercial atteignant 800 milliards de dollars par an sur ces dix dernières années. La substituabilité entre les produits importés et les biens produits aux États-Unis étant faible, la majoration des droits de douane se traduira par une hausse des prix et une diminution du pouvoir d’achat des ménages. 

    En 2018, Donald Trump avait augmenté les droits de douane sur les importations d’acier en provenance de la Chine ce qui avait induit une hausse des prix de 25 % sur ce produit aux États-Unis. 

    Selon les économistes, Emily Blanchard, Chad Bown et Davin Chor, l’ensemble des mesures protectionnistes décidées par Donald Trump entre 2016 et 2020 auraient provoqué une perte de pouvoir d’achat de 51 milliards de dollars pour les consommateurs américains. La croissance aurait diminué de 0,3 point de PIB. Les gains pour les producteurs américains « protégés » ont été estimé à 7 milliards de dollars, soit 0,004 % du PIB. Les exportateurs ont été, en revanche, pénalisés par les mesures de rétorsion prises par les pays touchés. Les cultivateurs américains de soja ont été ainsi privés de débouchés en Chine. L’administration américaine a été contrainte en 2018 de préparer un plan de soutien de 12 milliards de dollars pour compenser le manque à gagner pour le secteur. 

    Quand Jimmy Carter, en 1979, décida de taxer l’acier importé afin de favoriser les sidérurgistes américains, l’industrie automobile de Detroit en pâtit sévèrement. En effet, les entreprises américaines furent contraintes d’acheter un acier plus cher et de mauvaise qualité, ce qui fit le bonheur des concurrents japonais qui s’installèrent aux États-Unis et prirent des parts de marché substantielles sur l’ensemble de la planète. Plus de 200 000 destructions d’emplois dans le secteur automobile sont imputées à cette mesure.

    Donald Trump
    Peter Navarro, du Conseil du commerce, à droite, en compagnie de Reince Priebus, chef de cabinet du président Donald Trump ©AFP

    Réduction d’impôts

    En cas de réélection, Donald Trump a l’intention de reprendre sa politique de réduction d’impôt qu’il avait initiée en 2017 (Tax Cuts and Jobs Act). Il prévoit des déductions fiscales pour les producteurs d’énergies fossiles. En contrepartie, il supprimerait l’Inflation Reduction Act qui accorde des aides aux entreprises réalisant des investissements sur le territoire américain pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. 

    Sur ce sujet, il a déclaré vouloir sortir à nouveau les États-Unis de l’Accord de Paris de 2015. L’extension du Tax Cuts and Jobs Act de 2017 pourrait porter sur plus de 1 400 milliards de dollars sur dix ans. 

    Après la prise en compte des effets macroéconomiques (hausse du PIB, de l’emploi), la hausse du déficit cumulé entre 2018 et 2027 serait de 1 071 milliards de dollars. Le déficit public qui est déjà de 7 % du PIB pourrait s’élever à près de 10 %. L’emploi ne serait augmenté que de 0,6 % en moyenne, sur la période 2018- 2027, sachant que les États-Unis sont au plein emploi (3,7 % de la population active en janvier). 

    Les avantages fiscaux que Donald Trump souhaite instituer pour les entreprises ne se justifient guère au vu des profits importants qu’elles réalisent ces dernières années. En 2023, les profits après impôts et intérêts mais avant dividendes se sont élevés à 14,8 % du PIB, contre 13 % entre 2010 et 2019. 

    L’abrogation de l’Inflation Reduction Act serait un tournant en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Cette loi aurait permis de réduire, selon les estimations retenues, de 8 à 15 points les émissions de gaz à effet de serre par rapport à la période 2017/2022. Elle a contribué à la hausse des investissements et à des entrées de capitaux dont les États-Unis ont besoin compte tenu de leur déficit en matière de balance des paiements courants.

    Inflation et déficits publics

    Une application stricte du programme de Donald Trump devrait se traduire par une inflation plus élevée d’au moins un point, d’un déficit public aggravé de deux points et d’une croissance réduite d’au moins 0,6 point. Les gains en matière d’emploi seraient faibles. Le programme du candidat Républicain conduirait à un retour aux énergies fossiles et à une moindre attractivité de l’économie américaine. 

    Sur le plan mondial, la politique économique de Donald Trump aurait des effets négatifs pour l’Union européenne, les États-Unis étant son premier partenaire économique, le Japon et la Chine. Elle inciterait de nombreux États à s’engager dans la spirale du protectionnisme et à réduire leurs efforts en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.

  • Fonds de relance : la Cour des comptes européenne met en garde contre « l’irrégularité, voire la corruption »

    Fonds de relance : la Cour des comptes européenne met en garde contre « l’irrégularité, voire la corruption »

    La Cour des comptes européenne a averti que la stratégie de la Commission européenne consistant à s’appuyer sur les États membres pour s’assurer que l’argent de la facilité pour la reprise et la résilience est correctement dépensé augmentait le « risque d’irrégularité, voire de corruption ».

    La Cour des comptes européenne (CCE) a émis dans une déclaration écrite mardi (19 mars) de «sérieuses réserves » sur le déboursement des 723,8 milliards d’euros de la facilité pour la reprise et la résilience (FRR). Le président de la CCE, Tony Murphy, a affirmé que l’exécutif de l’UE ne la contrôlait pas de la même manière que les dépenses du budget ordinaire.

    « Il y a moins de contrôle et d’autosurveillance [de la part des États membres], et donc un risque plus élevé d’irrégularité ou même de corruption », a déclaré M. Murphy. « Il y a beaucoup d’argent dans le système, nous sommes donc naturellement inquiets. »

    « Nos rapports montrent que nous ne pouvons pas encore nous fier entièrement au travail des organismes nationaux lorsqu’il s’agit de contrôler les fonds de l’UE. Nous émettons donc de sérieuses réserves », a-t-il ajouté, faisant référence à une étude récente de la CCE sur le cadre de suivi de la performance de la FRR.

    D’une valeur d’environ 4 % du PIB annuel de l’Union, la FRR a été adoptée au plus fort de la pandémie de Covid-19 en décembre 2020 et comprend 338 milliards d’euros de subventions et 385,8 milliards d’euros de prêts, financés par une dette souscrite conjointement par les États membres.

    Les fonds, dont la date limite pour les demandes nationales devrait expirer en 2026, sont destinés à stimuler les économies des États membres après la pandémie et à financer des investissements essentiels dans les transitions écologique et numérique en échange de réformes ciblées.

    Jusqu’à présent, 224,4 milliards d’euros ont été versés aux États membres de l’UE, dont la majeure partie sous forme de subventions (144,2 milliards d’euros) plutôt que de prêts (80,2 milliards d’euros). Ces fonds ont été utilisés avec empressement par plusieurs États membres, mais pas tous, en particulier l’Italie et l’Espagne, les troisième et quatrième économies de l’Union.

    Cour des comptes européenne
    Équivalant à environ 4 % du PIB annuel de l’Union, la FRR a été adoptée au plus fort de la pandémie de Covid-19 en décembre 2020 et comprend 338 milliards d’euros de subventions et 385,8 milliards d’euros de prêts, financés par une dette souscrite conjointement par les États membres. [EP PHOTO]

    Un mécanisme frauduleux ?

    Ce n’est pas la première fois qu’un organe de l’UE exprime ouvertement ses craintes quant à l’utilisation abusive des fonds de la FRR.

    En décembre dernier, les membres de la commission du Contrôle budgétaire du Parlement européen se sont déclarés « préoccupés par la protection insuffisante des intérêts financiers de la FRR ».

    Les eurodéputés ont pointé du doigt « défaillances des systèmes de déclaration et de contrôle des États membres » ainsi que « différences significatives entre les rapports des États membres et le suivi des suspicions de fraude ».

    Ils ont également invité la Finlande, l’Irlande et la Pologne à « montrer qu’elles prennent au sérieux la protection des fonds européens ».

    De même, en 2022, l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) a signalé qu’au cours de l’année précédente, il avait « détecté et enquêté sur des cas » de fraudes ciblant « des projets environnementaux ainsi que le financement de la numérisation », qui sont tous deux des éléments clés de la FRR.

    Malgré ces avertissements, le vice-président exécutif de la Commission, Valdis Dombrovskis, a suggéré le mois dernier que l’organe exécutif de l’UE devrait essayer d’exercer moins, et pas plus, de contrôle sur le versement des fonds de la FRR.

    Lors d’une conférence de presse présentant l’évaluation à moyen terme de la facilité par la Commission, M. Dombrovskis a souligné que les « retours d’information » des États membres suggèrent « qu’il est possible d’accroître la flexibilité et la simplification » dans « l’accumulation des exigences en matière de collecte de données à des fins d’audit et de contrôle ».

    Les remarques de M. Dombrovskis font suite à une analyse du Financial Times soulignant les obstacles considérables à l’utilisation des fonds de la FRR, principalement dus aux délais administratifs et aux longs processus d’approbation des réformes structurelles, qui conditionnent le déboursement des fonds de la FRR au niveau national.

    M. Dombrovskis a appelé les États membres à développer une « capacité administrative suffisante pour s’assurer que les fonds de la FRR sont correctement gérés, absorbés et utilisés de manière optimale ».

    Il a également fait l’éloge de l’initiative « révolutionnaire » pour ses « retombées [qui] sont claires et tangibles », soulignant la recherche menée par l’Institut national pour la recherche économique et sociale basé au Royaume-Uni qui a estimé que la FRR avait augmenté le PIB de l’UE de 0,4 % en 2022 — bien que ce chiffre soit nettement inférieur aux précédentes projections de la Commission.


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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 21.03.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 21.03.24

    Bonjour à tous, nous sommes le jeudi 21 mars, vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans nos titres : François Bellamy, tête de liste des LR pour les européennes fait campagne auprès des expatriés – A l’AFE, on déplore le manque des moyens des conseillers consulaires – L’opération XXL à Marseille contre la drogue est un échec 

    Les LR veulent reconquérir les Français de l’étranger 

    En marge de la session plénière de l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE) qui se déroule cette semaine à Paris, Ronan Le Gleut, sénateur de nos compatriotes hors de France, a convié les élus LR à rencontrer François-Xavier Bellamy, tête de liste du parti d’Eric Ciotti aux élections européennes. Le membre du Palais du Luxembourg affirme que “cette réunion est un signe de confiance et d’attention particulière que le candidat porte” à nos ressortissants à l’étranger. Ecoutez l’interview de François-Xavier Bellamy sur le site Lesfrancais.press.

    François-Xavier Bellamy
    François-Xavier Bellamy

    Les conseillers consulaires, des élus sans moyen ? 

    Le statut de l’élu des Français de l’étranger est un sujet sur lequel se penchent l’AFE. Le manque de moyens pour exercer le mandat ou bien encore l’absence d’attributs officiels sont pointés du doigt, Pour y remédier, le souhait est de se rapprocher du statut des conseillers municipaux. Laurent Rigaud, président du groupe des forces de droite à l’AFE a tenu à réagir. On l’écoute.

    C’est pourquoi une rencontre entre l’AMF, l’association des maires de France et l’AFE, s’est tenue pour la 1ere fois cette semaine.  

    AFE
    Franck Riester, Ministre délégué aux Français de l’étranger et au Commerce extérieur, à l’Attractivité et à la Francophonie

    Coup d’épée dans l’eau pour l’opération XXL à Marseille 

    Dès le départ du président de la République, venu, mardi 19 mars, auprès des habitants et des forces de l’ordre au deuxième jour de l’opération « place nette XXL », les journalistes ont constaté la reprise du trafic au cœur de la cité. Et ce, quelques heures à peine après le déplacement des autorités. Le retour des petites mains n’a pas non plus échappé aux habitants du quartier, comme Gina, résidente de la cité Castellane. « Du moment où ils (les policiers, ndlr) sont là, c’est un peu plus calme », décrit-elle à l’AFP. « Et dès qu’ils partent, ça revient directement. »

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour le dernier bulletin des Français de l’étranger de la semaine. Belle journée à toutes et tous où où que vous soyez !

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

  • François-Xavier Bellamy en campagne devant les élus des Français de l’Étranger

    François-Xavier Bellamy en campagne devant les élus des Français de l’Étranger

    En marge de la session plénière de l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE) qui se déroule cette semaine à Paris, Ronan Le Gleut, sénateur de nos compatriotes hors de France, a convié les élus LR à rencontrer François-Xavier Bellamy, tête de liste du parti d’Eric Ciotti aux élections européennes. Le membre du Palais du Luxembourg affirme que “cette réunion est un signe de confiance et d’attention particulière que le candidat porte” à nos ressortissants à l’étranger. 

    Ecouter le podcast avec François-Xavier Bellamy

    Les européennes : “une élection décisive”

    Le député Français au Parlement européen sortant, – , “je n’aime pas le mot euro-député” nous a-t-il confié, “je défends avant tout mon pays” – a, ainsi, pendant plus d’une heure, parlé d’Europe aux conseillers AFE présents

    Dans l’interview que nous a accordée le leader de la droite française au sein du groupe du PPE, François-Xavier Bellamy évoque l’importance de la prochaine échéance électorale européenne pour les Français de l’étranger. “C’est une élection décisive (….) au cours de laquelle chaque voix va vraiment compter” déclare-t-il à notre micro. En écoutant son interview, vous comprendrez les raisons de ce propos. 

    François-Xavier Bellamy
    François-Xavier Bellamy et Ronan Le Gleut

    Le 7 avril : une réunion organisée par François-Xavier Bellamy pour les Français de l’étranger

    “Nous voulons nous appuyer sur les Français de l’étranger” soutient le candidat conservateur. “Ils devraient être infiniment plus valorisés” ajoute-t-il. François-Xavier Bellamy nous informe ainsi qu’une réunion publique pour nos compatriotes vivant hors de nos frontières sera organisée en visio-conférence le 7 avril à 14h (Paris-time). 

    François-Xavier Bellamy
    Les LR en campagne pour les élections européennes

    Si la France n’est pas influente, l’Union européenne n’est pas équilibrée” affirme la tête de liste LR aux élections du 9 juin prochain (le 8 juin pour les Français en Amérique). C’est ce travail d’influence que le parlementaire Français à Strasbourg et Bruxelles souhaite amplifier. “Nous devons davantage investir les arcanes de l’Union européenne pour promouvoir nos élus et fonctionnaires Français afin de peser encore plus. 

    François-Xavier Bellamy
    Les élus LR des Français de l’étranger avec François-Xavier Bellamy

    Un référendum anti-Macron ?

    Pour Francois-Xavier Bellamy, “le macronisme a fragilisé le pays et donc la voix de la France dans le débat européen”. Alors, cette échéance électorale peut-elle aussi servir de référendum pour ou contre la politique du chef de l’Etat, Emmanuel Macron ? Le vice-président exécutif des LR répond à cette question au cours de ce podcast que nous vous invitons à écouter. 

  • Francophonie : le parler belge

    Francophonie : le parler belge

    Elle n’est qu’à quelques centaines de kilomètres d’ici et, pourtant, le français qui s’y parle peut s’avérer quelque peu… surprenant. La Belgique regorge de mots et d’expressions en tous genres. Souvent à la croisée du néerlandais et du français, ces drôles de belgicismes donnent vie au quotidien des habitants de ce petit pays au charme fou. Zoom sur les dix expressions belges à connaître impérativement avant peut-être de vous y rendre durant ces vacances estivales.

    Vous connaissez le pistolet à l’américain? Avec l’accent de Liège ou du brusseleir du quartier des Marolles, c’est encore plus alléchant. Explications de Paul Germain.

    Quelques mots de « belge »

    «La drache»

    S’il est bien un mot qu’utilisent souvent nos voisins du nord, c’est celui-ci. Il «drache» quand il pleut des cordes. Autant dire que ce mot fait partie du vocabulaire de base dans un pays où il est préférable de se munir d’un petit parapluie.

     «Douf»

    Toujours dans le registre de la météo, «faire douf» signifie qu’il fait un temps très lourd. Par temps d’orage ou de canicule, ce mot revient régulièrement. «Eh bien, il fait douf ici!» 

    «En stoemelings»

    Cette expression d’apparence un peu complexe découle du mot néerlandais «stom» qui signifie littéralement «sans parler, muet». Faire quelque chose «en stoemelings», c’est donc le faire en douce ou en cachette. «Maman, j’ai surpris Antoine en train de fumer en stoemelings». L’expression peut aussi faire référence à une action illégale.

    Francophonie
    ©La vie en Français

     «Ne pas avoir toutes ses frites dans le même sachet»

    Outre la référence immanquable à la spécialité culinaire belge par excellence, dire de quelqu’un qu’il «n’a pas toutes ses frites dans le même sachet» signifie qu’il n’a pas toute sa tête. Ou qu’une personne est un peu à l’ouest. 

     «Des carabistouilles»

    Une expression utilisée à tout âge. En Belgique, dire des «carabistouilles» signifie raconter des bobards ou des sornettes. Attention toutefois à l’utiliser correctement! Les «carabistouilles» font référence à des mensonges amusants ou farfelus. «Tu dis n’importe quoi, tu me racontes des carabistouilles !»

     «Un kot»

    Voilà un mot qui fait partie intégrante du vocabulaire quotidien de l’étudiant belge. En néerlandais, «kot» signifie «petit abri» ou «niche». Aussi étrange que cela puisse paraître, un «kot» désigne donc une colocation. Mais c’est également un verbe ! «Je kote avec Marianne et Benjamin, ce sont mes cokotteurs.» Eh oui !

    «J’ai un boentje pour toi»

    Avoir le béguin pour quelqu’un, il n’y a pas de meilleur équivalent. «Boentje» vient du flamand «boontje» qui signifie «petit haricot».

    «Guindailler»

    Ou comment faire la fête. Le verbe «guindailler» fait référence aux grandes fêtes estudiantines en Belgique. «Faire la guindaille» signifie donc faire la fête joyeusement. 

    «Dikkenek»

    Il est enfin venu le moment de dévoiler la signification du nom du célèbre film belge devenu culte. Du mot «dikke» qui signifie «gros» et «nek» qui signifie «cou», qualifier une personne de «gros cou» veut dire qu’elle est imbue d’elle-même. En gros, qu’elle a pris la grosse tête ou le melon. 

    «On se dit quoi!»

    Pour finir en beauté, voici l’expression qui peut s’avérer délicate au quotidien pour un Belge à l’étranger… «Se dire quoi» signifie qu’il est prévu d’en reparler ou de se tenir au courant de quelque chose. «Sandra, que veux-tu que j’apporte pour le repas demain? » – «Oh je ne sais pas encore, je te dis quoi!» 

    Regarder le reportage de TV5MONDE

  • Equinoxe ? Printemps ou Automne

    Equinoxe ? Printemps ou Automne

    Le mot “équinoxe” est issu du latin æquinoctium : jonction des termes æequs (égal) et nox (nuit). Comme son nom l’indique, il désigne l’instant où le jour a une durée égale à celle de la nuit. Il s’agit d’un phénomène relativement rare puisqu’il ne se produit que deux fois dans l’année, en mars et en septembre. 

    Selon l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides installé à l’observatoire de Paris, l’équinoxe d’automne a eu lieu précisément le 23 septembre 2023 à 08h 50m 01s (Temps Légal Français ou TLF).

    Un phénomène lié au soleil, à la Terre et à son axe incliné

    La terre tourne sur elle-même et autour du soleil avec une inclinaison d’environ 23,5 degrés. En fonction de sa position sur son orbite, elle produit donc un rayonnement différent sur chaque endroit de la planète. Ainsi, entre les mois de mars et de septembre, les jours sont longs et chauds dans l’hémisphère nord et froids et courts dans l’hémisphère sud car la partie nord de l’axe de rotation de la Terre est dirigée vers le soleil. Mais l’inverse se produit entre les mois de septembre et de mars car c’est au tour de la partie sud de la Terre d’être dirigée vers le soleil. 

    Deux fois par an, l’équinoxe met tout le monde d’accord

    C’est donc à l’inclinaison de la terre par rapport au soleil que nous devons la variété des saisons sur différentes régions de la planète. Mais l’équinoxe correspond aux deux seuls jours de l’année où les deux hémisphères sont orientés de façon égale par rapport au Soleil ! À ces deux dates, le soleil traverse l’équateur terrestre : il se lève presque exactement à l’est et se couche, 12 heures plus tard, presque exactement à l’ouest. Et tout le monde a la même durée d’ensoleillement. De ce fait, les équinoxes rythment les passages des saisons du printemps (en mars) et de l’automne (en septembre). Mais qu’en est-il des autres saisons ? 

    Solstice et équinoxe : quelles différences ?

    Et les solstices dans tout ça ? Ils correspondent au contraire aux jours pendant lesquels l’inégalité entre la durée du jour et celle de la nuit est la plus importante. Ils se produisent en juin et en décembre et marquent le début de l’été et de l’hiver.

  • Sécurité maritime et aérienne : l’UE de plus en plus indépendante 

    Sécurité maritime et aérienne : l’UE de plus en plus indépendante 

    Dans les années 90, l’Agence Spatiale Européenne, l’Union Européenne ainsi qu’Eurocontrol ont compris l’intérêt de posséder un système de localisation par satellites. Ensemble, ils étudient un projet baptisé GNSS (Global Navigation Satellite System) qui doit se décomposer en deux phases. La Phase I, la première génération du système doit être basée sur les signaux reçus du GPS et GLONASS et les augmenter via le système EGNOS, similaire au système américain WAAS (Wide Area Augmentation System) et japonais MSAS (Multi-functional Satellite Augmentation System) utilisé pour la navigation aérienne. La Phase II, la seconde génération du système peut fournir des services pour les utilisateurs civils sous un opérateur civil. Galileo est la contribution européenne à ce système.

    Souvent sous-estimée, la navigation en mer reste toujours le premier transporteur de marchandises à travers le monde. Si on ajoute la navigation aérienne, cette fois c’est la majorité du flux de circulation des personnes entre continents qui sont concernés. Le développement de voiliers nouvelle génération, les projets de faire traverser des bateaux autonomes voir des Zeppelins renforcent encore plus le besoin d’un système européen indépendant. 

    Fonctionnement actuel

    Le service EGNOS est basé sur la diffusion de données de correction des systèmes de positionnement permettant de compenser les effets de propagation au travers de l’ionosphère et l’erreur résiduelle sur les axes verticaux et horizontaux, et sur la diffusion permanente d’informations concernant l’intégrité du signal et son niveau de confiance, tout en garantissant cette information pour le service pendant les 150 secondes qui suivent, avec une très faible probabilité de non-détection d’une défaillance (panne dormante pouvant avoir des conséquences sur la sécurité).

    EGNOS diffuse actuellement des données de correction pour le système mondial de positionnement par satellites GPS. A l’avenir, il est prévu qu’EGNOS transmette des données de correction pour les systèmes GPS et Galileo.

    Une extension en Afrique et au-dessus de l’océan Indien est prévue, nommée ISA (Interregional Satellite Based Augmentation System over Africa-Indian ocean region), soit système d’amélioration interrégionale de navigation par satellite en Afrique et dans l’océan Indien).

    Des systèmes similaires existent en Amérique du Nord (WAAS) et au Japon (MSAS). Ces systèmes étant conçus pour être interopérables, un avion commercial utilisant le système WAAS au départ des États-Unis pourra basculer au milieu de l’Atlantique sous couverture EGNOS, et vice-versa.

    Sécurité maritime et aérienne : l’UE de plus en plus indépendante
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    Lancement de la phase 2 avec Galileo

    En plus d’étendre les avantages de l’actuel service Safety of Life aux utilisateurs maritimes, le nouveau service assisté EGNOS pour la sécurité de la vie des utilisateurs maritimes (ESMAS) fournit aux navires un canal dédié à la diffusion d’informations sur la sécurité maritime telles que des avertissements de navigation et d’autres messages urgents liés à la sécurité.

    L’Agence européenne pour le programme spatial (EUSPA) a annoncé début mars le lancement de l’ESMAS. L’European Geostationary Navigation Overlay Service (EGNOS) est le système régional européen de renforcement par satellite (SBAS) qui est utilisé pour améliorer les performances des systèmes mondiaux de navigation par satellite (GNSS) du GPS et de Galileo à l’avenir.

    Les navires utilisent les signaux GNSS pour obtenir des informations de positionnement, de navigation et de synchronisation en mer. Cependant, ces signaux doivent être augmentés pour assurer l’exactitude et la fiabilité de l’information. Pour le secteur maritime, cela se fait généralement à l’aide d’un réseau de stations de référence au sol fournissant des signaux d’augmentation comme le GNSS différentiel (DGNSS). Les performances de positionnement des navires sont optimales lorsque les navires se trouvent à quelques dizaines de kilomètres de la station de référence du DGSNS, avec une dégradation appréciable à mesure que la distance augmente.

    De tels signaux ne sont pas toujours disponibles en mer, le réseau des stations de référence du DGNSS n’est pas déployé géographiquement de la même manière, avec des coûts opérationnels et de maintenance importants. Par conséquent, « l’ESMAS fournit une solution de renforcement même dans les zones où les services du DGSNS ne sont pas disponibles, ne sont pas déployés ou sont hors de portée de l’utilisateur maritime », déclare le directeur exécutif de l’EUSPA, Rodrigo da Costa. « En ce sens, le service ajoute une autre couche de protection contre les erreurs tout en augmentant la précision et en assurant l’intégrité du signal GNSS. »

    Sécurité maritime et aérienne : l’UE de plus en plus indépendante
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    Disponible gratuitement à tous les navires des États membres de l’UE

    Parce qu’elle ne nécessite pas d’infrastructure supplémentaire, l’ESMAS est bien positionnée pour soutenir la navigation dans les eaux océaniques et côtières, y compris les approches et les entrées portuaires. Pour utiliser le service, un navire n’a besoin que d’un récepteur GNSS compatible SBAS qui, une fois installé, permet au navire de recevoir le signal d’augmentation des satellites GEO EGNOS. De plus, EGNOS communique avec les coordonnateurs de NAVAREA afin de fournir en temps opportun des renseignements sur la sécurité maritime (MSI) – les avertissements de navigation et d’autres messages urgents liés à la sécurité – qui pourraient être diffusés aux navires par les voies conventionnelles.

    Bien que le service cible les navires marchands, le signal ESMAS est disponible gratuitement à tous les navires des États membres de l’UE, d’Islande, de Norvège et de Suisse qui respectent la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (SOLAS). SOLAS est largement considéré comme le traité international le plus important concernant la sécurité des navires marchands.

    ESMAS complètera le service ouvert EGNOS déjà disponible, utilisé par les récepteurs grand public et les applications utilisateur communes, le service d’accès aux données EGNOS (EDAS) offrant un accès au sol aux données EGNOS par Internet et le service de sécurité de la vie (SoL), utilisé pour les applications aéronautiques critiques en matière de sécurité qui nécessitent des performances améliorées et garanties et un système d’avertissement d’intégrité.

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