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  • L’Union des marchés de capitaux, arlésienne européenne et test pour le duo franco-allemand

    L’Union des marchés de capitaux, arlésienne européenne et test pour le duo franco-allemand

    Comment tenir tête à la concurrence américaine et chinoise ? Par l’Union des marchés de capitaux (UMC), répondent les dirigeants européens, un « supermarché du financement » qui peine à voir le jour depuis des années faute d’une vision commune notamment à Berlin et Paris.

    Après avoir lancé plusieurs propositions qui n’ont pas séduit son homologue allemand fin février, le ministre français de l’économie Bruno Le Maire entend trouver des voies communes mardi (19 mars) en Allemagne à l’occasion d’une nouvelle visite.

    L’UMC, qu’est-ce que c’est ?

    Faire émerger des start-up ou des géants de la tech grâce à l’épargne des Européens, préparer la transition climatique, se réarmer contre la menace russe… L’UMC est une façon de mieux mettre en commun les systèmes financiers de toute l’Union européenne afin d’être plus puissants face à la concurrence internationale.

    L’idée générale est de lancer une sorte de « supermarché européen » du financement, où les banques et le monde de la finance viendraient mieux soutenir la croissance.

    Lancé par l’ancien président de la Commission européenne Jean Claude Juncker en 2015, ce projet avait alors pour ambition de réduire la très forte dépendance européenne en matière de financement bancaire, et fixait un horizon de quatre ans.

    Neuf ans plus tard, ce grand projet, régulièrement cité comme une priorité européenne et qui exige une forme de mise en commun des règles financières propres à chaque pays, patine encore.

    Union des marchés de capitaux
    Christian Lindner (G) et Bruno Le Maire (D) [OLIVIER HOSLET]

    Pourquoi ça coince ?

    « Cela n’avance pas très rapidement alors qu’il y a un véritable enjeu », observe auprès de l’AFP Pierre Jaillet, économiste à l’institut européen Jacques-Delors, pour qui « ce n’est pas considéré comme un sujet brûlant, il est resté dans les cercles technocratiques ».

    « La force d’inertie est très dure, on est habitués à nos propres modèles nationaux », affirme à l’AFP une source au ministère français de l’Economie pour justifier la lenteur de cette UMC, mettant aussi en avant les divergences d’intérêts entre Etats membres.

    Tous les Etats ne veulent pas se voir imposer une supervision financière européenne, tandis que la concurrence financière des Etats exacerbée par le Brexit, et des règles très différentes en matière de fiscalité ou de droit des faillites sont aussi venues plomber les avancées.

    « Tout se passe comme si chaque marché demeurait protégé » alors qu’à l’inverse ils sont supposés converger, regrette Pierre Jaillet.

    Que propose la France ?

    Devant une ambition continentale moribonde, Bruno Le Maire a proposé au cours d’une réunion des ministres des Finances fin février d’avancer « avec un petit nombre d’Etats membres ».

    La France veut lancer un produit d’épargne européen qui pourrait déjà permettre selon lui de lever « plusieurs dizaines de milliards d’euros », notamment grâce à l’épargne des Européens, évaluée à 35 000 milliards d’euros.

    Paris veut aussi lancer une supervision européenne volontaire pour les acteurs de la finance afin de montrer la voie, et propose d’offrir une garantie sur certains produits financiers afin de laisser plus de champ libre aux banques pour prêter.

    Que dit Berlin ?

    Soutien de longue date de l’UMC, le ministre allemand des Finances Christian Lindner rejette les propositions françaises, plaidant pour une UMC « non pas à plusieurs vitesses » mais « à grande vitesse », c’est-à-dire à 27, a-t-il affirmé fin février.

    Il n’exclut « pas que des initiatives puissent être envisagées bilatéralement ou dans un cercle restreint », en revanche.

    « L’Allemagne est essentielle pour avancer, avec un des premiers écosystèmes financiers » en Europe, souligne la source à Bercy, précisant que le produit d’épargne a aussi comme but d’ « engager les citoyens dans la construction de ces marchés de capitaux », a priori arides et rebutants pour le grand public.

    Berlin refuse aussi pour l’instant la proposition française d’accorder la charge de supervision de ce futur marché à un organe centralisé, de préférence l’ESMA, le régulateur européen des marchés, qui est basé à Paris.

    Selon le quotidien économique allemand Handelsblatt, M. Lindner table sur une organisation plus décentralisée, avec une « harmonisation des règles » et « un renforcement de la coopération des autorités nationales de surveillance ».


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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 20.03.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 20.03.24

    Bonjour à tous, nous sommes le 20 mars, jour d’équinoxe, le printemps s’installe dans l’hémisphère Nord tandis qu’au Sud c’est l’été qui s’en va. Mais quelque soit la saison, vous restez connecté à l’actualité des Français de l’étranger en écoutant votre flash quotidien des expatriés. Dans nos titres : Franck Riester ne convint pas les élus à l’Assemblée des Français de l’étranger – Le Japon à l’oreille avec le Lycée français de Tokyo – Opération XXL pour lutter contre le trafic de drogue en France 

    Réactions mitigées de vos élus après le discours du Ministre des Français de l’étranger à l’AFE

    Depuis 2021 et l’élection de l’AFE, Franck Riester est le 3e ministre des Français de l’étranger en 3 ans avec lequel les élus vont travailler, à gauche on estime que ce signal n’est pas bon pour nous compatriotes. Sur place, notre envoyé spécial Jeremy Michel a recueilli la réaction du président du premier groupe d’opposition à l’AFE, Baptiste Heintz, représentant Ecologie et Solidarité :

    Pour autant du côté de la majorité présidentielle, on estime que le travail n’est pas impacté, Thierry Masson le president du groupe IDP a aussi réagi :

    La réalité doit se situer entre ces 2 témoignages.

    AFE

    Avec les enfants français au Japon 

    C’est un projet original que les élèves de CM2 E du Lycée Français International de Tokyo ont mis en place à l’aide de leur enseignante, Vanessa Bartagnon et de Frédéric Sancy, documentaliste de la BCD de l’établissement. Autour de cette initiative destinée à relancer la radio du lycée, les effectifs de cette classe ont enregistré des sons du Japon et de leur quotidien pour créer une devinette sonore. En ligne sur le site « Radio LFI Tokyo », hébergé par « ARTE Radio », ce quiz dont les résultats seront communiqués dès le 4 avril prochain est ouvert à tous. Pour y participer retrouvez tous les liens dans l’article dédié sur le site Lesfrancais.press.

    Lycée Français International de Tokyo

    Marseille… puis les autres villes de France 

    L’ »opération place nette XXL » menée contre le trafic de drogue à Marseille, qui a déjà abouti à plus de 82 interpellations et une soixantaine de gardes à vue depuis lundi, ne sera pas unique, a prévenu Emmanuel Macron mardi 19 mars lors de sa visite dans le quartier de la Castellane. Selon le président de la République, des opérations du même type vont être lancées « dans une dizaine de villes, métropoles ou villes intermédiaires ».

    Emmanuel Macron à Marseille ce 19 mars 2024

    C’est tout pour ce mercredi, on se retrouve demain pour une nouvelle édition. 

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Le Lycée Français International de Tokyo vous fait découvrir les sons du Japon

    Le Lycée Français International de Tokyo vous fait découvrir les sons du Japon

    C’est un projet original que les élèves de CM2 E du Lycée Français International de Tokyo ont mis en place à l’aide de leur enseignante, Vanessa Bartagnon et de Frédéric Sancy, documentaliste de la BCD de l’établissement. Autour de cette initiative destinée à relancer la radio du lycée, les effectifs de cette classe ont enregistré des sons du Japon et de leur quotidien pour créer une devinette sonore. En ligne sur le site « Radio LFI Tokyo », hébergé par « ARTE Radio », ce quiz dont les résultats seront communiqués dès le 4 avril prochain est ouvert à tous. Pour évoquer cette idée retentissante qui a suscité nombre de curiosités et de vocations, nous recevons dans ce podcast Vanessa Bartagnon et Frédéric Sancy.

    Relancer la radio du Lycée Français International de Tokyo

    Au fil de cette interview, Vanessa Bartagnon, professeur des CM2 du Lycée Français International de Tokyo et Frédéric Sancy, documentaliste au sein de l’établissement, évoquent l’origine et le processus créatif de cette devinette sonore élaborée autour de la vie des élèves au Japon. Pour Monsieur Sancy, à travers ce projet, l’objectif principal était de « relancer la radio du Lycée français international de Tokyo » qui avait été « arrêtée depuis quelques années ». 

    Lycée Français International de Tokyo
    Frédéric Sancy, Vanessa Bartagnon et les élèves de CM2E du Lycée Français International de Tokyo

    Un investissement important des élèves

    Nos deux intervenants nous confient aussi qu’après avoir lancé plusieurs initiatives précédentes sur la base du volontariat, notamment sur le thème des « héros » ou sur celui intitulé « une carte postale sonore de nos vacances pendant les vacances de Noël », l’expérience se serait révélée fertile. A ce propos, Vanessa Bartagnon nous précise qu’à la suite d’« un récit assez poignant » diffusé en classe, « certains élèves qui étaient assez réticents à s’exprimer devant les autres ont eu envie de le faire eux aussi ». Dans l’enchaînement des projets, les effectifs auraient d’ailleurs montré un investissement « important », ce qu’elle trouverait « fabuleux ». Frédéric Sancy rajoute même avoir découvert parmi les travaux proposés des sons auxquels « il ne s’attendait pas du tout ».

    Lycée Français International de Tokyo
    Les élèves de CM2E du Lycée Français International de Tokyo

    « Du lever du soleil au coucher du soleil »

    Dans ce podcast, Vanessa Bartagnon et Frédéric Sancy nous expliquent de quelle manière ils ont initié cette classe de 22 élèves, âgés de 10-11 ans, à devenir « attentifs aux sons », afin de leur permettre d’imaginer et de faire deviner « un univers sonore ».  L’enseignante de CM2 souligne par ailleurs la grande implication de ses élèves dans le projet de relance de la radio qu’ils s’approprient. Grisée par leur enthousiasme, elle réfléchit à un concept qui contribuerait à faire découvrir les sons du Japon au-delà des clichés. Cette dernière nous en dit plus sur ce format qui s’appellerait « du lever du soleil au coucher du soleil ». Au terme de leur intervention, la professeur et le documentaliste nous livrent leur envie de partager leur travail avec leurs collègues de France et d’Asie. Nul doute que leur initiative ludique et pédagogique ne manquera pas de susciter le plus vif intérêt chez leurs pairs.

    Lycée Français International de Tokyo
    Les élèves de CM2E du Lycée Français International de Tokyo

    Les résultats de la devinette sonore dévoilés le 4 avril prochain

    La devinette sonore imaginée par les élèves de CM2 E du Lycée Français International de Tokyo est actuellement en ligne sur le site « Radio LFI Tokyo », hébergé par « ARTE Radio ». Vous pouvez accéder au quiz en cliquant sur le lien ci-dessous. Diverses sonorités du Japon sont à découvrir dans cette bande audio, parmi lesquelles figurent notamment : une balade au Mont Takao, une cour d’école japonaise de Kita Ku, des œufs à la poêle, une baignoire japonaise, un tribun pour les élections à Ikebukuro, la cour de l’annexe du LFI Tokyo, du gravier dans un sanctuaire, la chanson au haut-parleur Yukake Koyake, la plage à Okinawa, des clochettes Furin dans le vent, un ascenseur à Adachi Ku, la gare d’Itabashi… ainsi que de nombreuses autres. Les résultats seront dévoilés le 4 avril prochain.

    Lycée Français International de Tokyo
    Les élèves de CM2E du Lycée Français International de Tokyo


    Découvrez le quiz sonore SUR Radio LFI Tokyo

  • Apple cède à l’UE : quelles sont les nouveautés ? 

    Apple cède à l’UE : quelles sont les nouveautés ? 

    Avec la mise à jour vers iOS 17.4 qui vient d’arriver chez les tous les utilisateurs d’iPhone en Europe, Apple propose maintenant aux développeurs de concurrencer l’App Store avec leurs propres boutiques d’applications tierces. Si la firme à la pomme se plie aux règles du DMA (Digital Markets Act) de l’Union européenne, c’est à contrecœur. 

    Apple a donc, évidemment, mis une limite à cette mise à jour. Ainsi, la société a subtilement limité l’accès à ces magasins virtuels alternatifs. Ainsi, si vous quittez l’Union européenne, vous pourriez ne plus pouvoir profiter de la nouveauté. Peu importe le modèle de votre iPhone. On vous explique tout. 

    Non résident en Europe ?

    Apple explique qu’au bout d’une période (non révélée) en dehors des frontières de l’Union européenne, que les boutiques d’apps tierces seront bloquées.

    Pour cela, la firme utilise votre identifiant Apple, autrement dit le login qui permet de vous connecter à l’iPhone lors de son premier démarrage. Ce dernier permet notamment de vous géolocaliser. Donc si lors d’un de vos passages en Europe, vous mettez à jour avec un identifiant lié à un compte européen, vous pourrez bénéficier de ces nouveaux marchés. Mais lors de votre retour dans votre pays de résidence, ces derniers et donc les applications liées ne seront plus accessibles. 

    Pour ceux qui résident en Europe, le siège d’Apple explique que pour un court séjour à l’étranger, comme lors de vacances, les app stores tiers resteront normalement tolérés jusqu’à votre retour au sein de l’Union européenne

    Apple
    ©Stockabode

    Stimuler la concurrence

    Le support des app stores tiers n’est pas du tout la seule nouveauté “imposée” par la Commission européenne à Apple. 

    Ainsi, avec iOS 17.4, les développeurs qui proposent des navigateurs alternatifs à Safari peuvent désormais passer par un autre moteur de rendu que WebKit. Conçu par l’éditeur d’iOS, ce dernier était précédemment obligatoire dans ce genre de cas de figure. On sait par exemple que, sur les mobiles pommés, Mozilla Firefox ou encore Google Chrome et Opera devaient absolument passer par ce butineur jusqu’ici.

    Avec ceci, les services de cloud gaming sont également enfin autorisés sur iOS. Parmi ceux qui pourraient bientôt y débarquer, on peut citer le cas du service GeForce Now du fondeur Nvidia, de Shadow ou encore du Xbox Game Pass signé Microsoft. À titre de comparaison, précisons d’ailleurs qu’Apple propose son propre catalogue de jeux avec Apple Arcade moyennant 6,99 euros par mois. Celui-ci figure parmi une pléthore d’offres en ligne comme Apple Music, Apple One ou encore Apple News+, permettant à la firme aux trois mille milliards de dollars de capitalisation d’en engranger presque cent par trimestre en revenus.

  • Décryptez les médias avec vos enfants grâce à TV5MONDE

    Décryptez les médias avec vos enfants grâce à TV5MONDE

    Sensibilisez vos enfants à l’éducation aux médias et à l’information avec TV5MONDE à l’occasion de l’annuelle Semaine de la presse et des médias dans l’école. Du 18 au 23 mars 2024, vous aussi célébrez la 35e Semaine de la presse et des médias dans l’École.

    Organisée chaque année par le Centre pour l’éducation aux médias et à l’information (CLEMI), cet événement a pour objectif d’aider les élèves, de la maternelle au lycée, à comprendre le système des médias, former leur jugement critique, développer leur goût pour l’actualité et se forger leur identité de citoyens.

    Parce qu’il est important de s’informer, et de se former à bien s’informer, TV5MONDE vous propose une sélection de ressources pédagogiques gratuites pour initier vos apprenants aux médias et au décryptage de l’information. Fiches pédagogiques téléchargeables, exercices en ligne, reportages… Aidez-vous de nos ressources gratuites pour amener vos élèves à développer un esprit critique et mieux comprendre le monde médiatique et numérique qui nous entoure.

    Les ressources que vous offre TV5MONDE

    Comment aborder l’éducation aux médias avec ses élèves ? TV5MONDE vous propose de nombreuses ressources pédagogiques. Téléchargeables gratuitement, elles ont été conçues pour l’enseignement du français comme langue étrangère (FLE) mais peuvent tout à fait être adaptées pour un public de français langue maternelle (enfants, ados, adultes).

    -Éduquer aux médias et à l’information : qu’entend-on par liberté d’expression ? Quel est le rôle du dessin de presse ? Comment naît une rumeur ? Faut-il avoir peur des réseaux sociaux ? Ce dossier regroupe des ressources pédagogiques pour amener les élèves à développer un esprit critique et mieux comprendre le monde médiatique et numérique qui nous entoure. Vous trouverez notamment des ressources pédagogiques pour parler du traitement du sport dans les médias.

    -L’éducation aux médias, une affaire transdisciplinaire : vous enseignez en France ? Classées par matières (EMC, SNT, histoire-géo, SVT, etc.), ces ressources pédagogiques permettent d’introduire en classe une réflexion sur l’éducation aux médias et à l’information tout en traitant les contenus disciplinaires du programme scolaire.

    -Fiche guide : vous avez l’âme d’un journaliste ? Amenez vos élèves à réaliser leur propre reportage, étape par étape.

    -Exercices en ligne : destinés à des apprenants de français en tant que langue étrangère et spécialement conçus pour mieux comprendre les médias, des exercices autocorrectifs et gratuits sont aussi proposés sur notre site Apprendre. ​Des astuces sont notamment proposées pour repérer les éléments récurrents dans une interview, une bande annonce ou un reportage.

    LES MÉTIERS DE L’INFO

    Visuel métiers de l’info TV5MONDE

    Comment crée-t-on un journal télévisé ? Qui choisit l’angle des reportages ? Comment change-t-on l’habillage d’une émission à une autre ? Qui coordonne les équipes ? À travers 7 courtes vidéos, des professionnels de l’info nous parlent de leur métier au quotidien à TV5MONDE.


    Voir les vidéos et les exercices associés

    Ce reportage de 3 minutes permet de découvrir en exclusivité les étapes de fabrication d’un JT et d’avoir un aperçu des différents métiers liés à l’info.


    Voir le reportage et les fiches pédagogiques associées

    Des exercices de niveau A2B1B2 sont également disponibles.

    TV5Monde

    A VRAI DIRE

    Info ou intox ? Les fausses nouvelles (ou infox ou fake news) pullulent sur les réseaux sociaux et certains sites internet. Elles peuvent être de simples canulars bon enfant mais elles ont aussi parfois des visées moins avouables, plus politiques. Dans la jungle d’Internet, prenons du recul et à décryptons ces informations.


    CLIQUEZ ICI POUR REGARDER « A VRAI DIRE »

    INFOX ? RIPOSTES !

    Le youtuber Thomas Gauthier s’attaque aux Fake News scientifiques. Qui a intérêt à les diffuser ? Et pourquoi nos cerveaux se laissent-ils si facilement convaincre ? Avec humour et rigueur, le québécois riposte contre la désinformation.


    Cliquez ici pour regarder « infox ? ripostes ! »

  • Faut-il craindre l’intelligence artificielle ? 

    Faut-il craindre l’intelligence artificielle ? 

    Openai a rendu public son modèle d’intelligence artificielle Gpt-4, il y a un peu plus d’un an, système qui alimente Chatgpt, son robot conversationnel. Au cours de cette période, la capitalisation boursière de l’industrie technologique américaine, au sens large, a progressé de plus de 50 %, créant 6 000 milliards de dollars de valeur pour les actionnaires. L’indice de référence en la matière, le Nasdaq a augmenté de plus de 45 %. Pour certaines entreprises technologiques, la croissance des revenus est au rendez-vous, semblant confirmer que la hausse des cours n’est pas la réédition de la bulle Internet de la fin des années 1990. 

    Le 21 février dernier, l’entreprise américaine Nvidia, qui conçoit des microprocesseurs utilisés par les modèles comme Gpt-4, a annoncé des résultats en forte hausse au quatrième trimestre, portant sa valeur marchande à environ 2 000 milliards de dollars. L’ensemble des acteurs de l’intelligence artificielle (IA) comme Alphabet (la société mère de Google), Amazon et Microsoft bénéficient de l’engouement pour l’IA

    Le marché de l’IA reste pourtant balbutiant. En 2023, l’IA n’a représenté qu’un cinquième de la croissance des revenus d’Azure, la division cloud computing de Microsoft. Alphabet et Amazon ne révèlent pas leurs ventes liées à l’IA, mais les analystes soupçonnent qu’elles sont inférieures à celles de Microsoft.

    L’IA doit devenir incontournable

    Pour éviter un atterrissage brutal des cours boursiers, ces entreprises devront assez rapidement vendre leurs solutions d’IA à un grand nombre de clients. Celle-ci doit s’imposer comme Internet dans les années 2010. Elle doit devenir incontournable, que ce soit dans la création, l’innovation, la production ou la gestion ainsi que dans les loisirs. 

    En 2023, moins de 10 % des entreprises utilisent des outils d’IA. Ce ratio doit être dans les faits plus élevé car cette dernière se loge dans de nombreuses applications informatiques sans que leurs utilisateurs ne le sachent.

    L’IA ne sera rentable que plusieurs années après sa généralisation

    Sans nul doute, l’IA modifiera de nombreux métiers. Elle pourra supprimer des emplois mais en créera également. La diffusion de la machine à écrire puis de l’ordinateur ont, en leur temps, provoqué des changements dans le monde du travail tout comme l’introduction au XVIIIe et au XIXe de la machine à vapeur et des métiers à tisser. Le recours à des machines a permis des gains de productivité et une réduction de certaines pénibilités. Selon une étude menée en 1888, la machine à écrire permettait à une personne d’effectuer le travail de six. De son côté, l’ordinateur a éliminé certaines tâches administratives répétitives tout en rendant les salariés plus productifs et plus autonomes. Le développement de la visioconférence qui s’est accéléré depuis la pandémie de covid permet de limiter les déplacements générant des gains de temps et contribuant à la réduction des émissions des gaz à effet de serre. L’IA comme toute innovation majeure ne sera rentable que plusieurs années après sa généralisation comme ce fut le cas avec les ordinateurs. 

    Dans les années 1990, l’économiste Robert Solow affirmait qu’on « voyait des ordinateurs partout sauf dans les statistiques de la productivité ». Il a fallu attendre les années 2000 pour réellement mesurer leurs effets. Actuellement, il n’y a pas encore d’études sur les conséquences de l’introduction de l’IA sur la productivité. 

    En ce début d’année 2024, l’IA n’est utilisée que par un nombre réduit d’entreprises. La grande majorité des entreprises n’utilisent pas Chatgpt d’Openai, Gemini de Google, Copilot de Microsoft ou d’autres outils similaires de manière systématique, même si des employés peuvent, à titre individuel, le faire. En février, aux États-Unis, 17 % des entreprises du secteur de l’information et de la communication ont eu recours à l’IA dans les deux semaines précédant l’enquête, 13 % dans celui des services aux entreprises, 9 % dans celui des services de l’éducation, 8 % dans celui de l’immobilier, 7 % dans celui de l’assurance et de la finance, 6 % dans celui des loisirs, 5 % dans celui de la santé et 4 % dans l’administration.

    intelligence artificielle
    ©Stockadobe

    L’apanage des grandes entreprises

    L’utilisation de l’IA demeure l’apanage des grandes entreprises qui peuvent se permettre de recruter des équipes dédiées et financer les investissements nécessaires. Selon Morgan Stanley, toujours aux États-Unis, fin 2023, près du quart des grandes entreprises avaient des projets d’IA contre 15 % pour l’ensemble des entreprises. La montée en puissance est néanmoins rapide. Au mois de janvier, seulement 9 % des grandes entreprises recouraient à l’IA. 

    Toujours aux États-Unis, de plus en plus de créations d’emploi sont en lien avec cette dernière. De plus en plus d’entreprise recherchent des professionnels pouvant mettre en œuvre des projets de robots conversationnels. Aux États-Unis, au mois de janvier 2024, 0,10 % des offres d’emploi concernent l’IA. Ce ratio est de 0,12 % au Canada, 0,8 % au Royaume-Uni, 0,7 % en Allemagne et 0,5 % en France

    Trois grandes catégories d’intelligence artificielle en entreprise peuvent être distinguées : les outils de façade, les outils destinés aux travailleurs peu ou moyennement qualifiés, et ceux destinés aux employés qualifiés. 

    Les outils de façade sont avant tout à destination des consommateurs. Ils sont assez basiques. Ils permettent de proposer par exemple une sélection des chansons à destination des abonnés des applications de musique en ligne et de mettre à disposition des chatbots pour résoudre des problèmes relativement simples. Amazon et Google Maps ont introduit des modules d’IA dans leurs services sans que les utilisateurs ne s’en aperçoivent réellement.

    Épauler les services clients et réduire le temps de traitement des dossiers

    Les outils destinés aux travailleurs à faible qualification visent à leur donner accès à des données leur permettant de réaliser leur travail plus rapidement sans faire appel à un collègue ou à un supérieur. Des outils sont ainsi développés pour épauler les services clients et réduire le temps de traitement des dossiers. D’autres permettent de générer plus rapidement des fichiers Excel ou Word. 

    Des entreprises recourent à l’IA pour améliorer les systèmes de recherche de données. La société de services financiers américaine, « Nasdaq » recourt à l’IA pour évaluer les transactions bancaires suspectes. Selon l’entreprise, les temps de traitement ont été réduits à trois minutes, contre 30 à 60 minutes auparavant. L’IA est de plus en plus utilisée par les actifs à forte qualification. Elle est un outil offrant des gains de temps appréciables pour la recherche. Des outils d’analyse permettent de qualifier les résultats issus d’une multitude d’expériences. 

    Les avocats ont été également parmi les premiers à l’adopter tant pour les recherches juridiques que pour évaluer les chances de réussite d’un dossier. Les banques d’investissement utilisent l’IA pour automatiser une partie de leur processus de recherche. Sanofi utilise une application pour fournir à ses dirigeants des informations en temps réel sur de nombreux aspects de la vie de leur entreprise.

    Gains de productivité et créations d’emploi

    Des entreprises utilisent cette technologie pour créer leurs logiciels. GitHub Copilot de Microsoft, un outil d’écriture de codage, compte 1,3 million d’abonnés. Amazon et Google proposent des produits similaires. Apple devrait prochainement en proposer un. L’IA réduirait d’au moins de 20 % le temps de conception d’un logiciel. Grâce à l’IA, l’Oréal arrive à mesurer plus efficacement les effets des campagnes de publicité. Elle estime que les marques du groupe ayant déployé des applications d’IA ont pu gagner de 10 à 15 % de productivité. 

    Pour le moment, ce déploiement ne se traduit pas par des destructions d’emploi. Jusqu’à présent, cette technologie semble créer plus d’emplois qu’elle n’en élimine. Actuellement, elle serait plutôt responsable de la création de nouveaux emplois. Les grandes entreprises sont, à ce titre, confrontées à des pénuries de main-d’œuvre. Nestlé et KPMG peinent à trouver un nombre suffisant d’ingénieurs informaticiens. 

    L’IA qui est encore en rodage n’est pas sans défaut. Les robots peuvent générer des erreurs que les salariés doivent rechercher et corriger. Les codeurs peuvent ainsi passer moins de temps à créer des logiciels sans IA qu’avec cette dernière. Les erreurs de l’IA peuvent entraîner des conséquences financières non négligeables. Ainsi, le chatbot d’Air Canada s’est trompé en proposant de mauvais tarifs aux clients. L’insertion des nouveaux outils peut également démotiver les salariés qui se sentent dépossédés de leur travail ou assistés. Ils perdent en sens critique et en efficacité.

    Un quart des dirigeants américains interdisent l’IA dans leur entreprise

    Un sondage réalisé par IBM souligne que de nombreuses entreprises hésitent à adopter l’IA car elles manquent d’expertise interne en la matière. D’autres craignent que leurs données ne soient pas exploitables par les robots. Environ un quart des dirigeants américains interdisent l’utilisation de l’IA générative dans leur entreprise. L’une des raisons possibles de leur hésitation est l’inquiétude concernant la gestion des données. 

    Dans leurs rapports annuels, la société d’investissement, Blackstone, et le laboratoire pharmaceutique, Eli Lilly, ont mis en garde les investisseurs contre les risques liés à l’IA et à la question de la propriété intellectuelle des données exploitées par les modèles. L’entreprise français, Orange, a indiqué avoir mis en place un cadre précis en ce qui concerne ce problème de propriété des données avant de commencer un essai avec Copilot de Microsoft. Ce dernier a été également intégré à Word et à Excel offrant aux utilisateurs de ces deux logiciels la possibilité d’accéder à des fonctionnalités d’IA. Des interrogations sur la confidentialité des documents ainsi créés se posent. Par ailleurs, cette intégration provoquerait un ralentissement non négligeable des ordinateurs et des bugs.

  • Délais, coûts, production : EDF dans un moment de vérité

    Délais, coûts, production : EDF dans un moment de vérité

    Depuis quelques semaines, EDF essuie les critiques face aux allongements de délais et des coûts de ses projets, tandis que des problèmes sur le parc existant ressurgissent. L’énergéticien est dans un moment de vérité, à quelques encablures d’intensifier sa capacité de construction de réacteurs en Europe. 

    23 janvier 2023 : EDF, premier énergéticien d’Europe, annonce un nouveau rallongement des coûts et des délais de construction de ses deux réacteurs à eau pressurisée de 3e génération (EPR 2) situés à Hinkley Point en Angleterre. Le budget pourrait augmenter de 70 à 90 % par rapport aux estimations initiales et le démarrage cumuler quatre à six ans de retard.

    La faute à la pandémie de Covid-19, à l’évolution des règles de sûreté (constitutif d’un réacteur de 3e génération, EPR2) et à l’inertie du secteur britannique après 20 ans sans nouveaux réacteurs, explique la Société française de l’énergie nucléaire (SFEN), association en défense de l’atome.

    Quoiqu’il en soit, les retards ne sont « pas de nature à entamer la confiance du gouvernement britannique dans sa stratégie nucléaire », défend la SFEN. Preuve en serait de son réinvestissement de plus d’un milliard de livres sterling dans deux autres réacteurs construits par EDF en Angleterre, à Sizewell. 

    Pour d’autres, au contraire, la situation anglo-saxonne est symptomatique du défi auquel fait face le plus gros exploitant nucléaire au monde, en qui la confiance s’éroderait à mesure des projets, alors qu’il vise, notamment la construction de six, puis 14 EPR2 en France, et un (voire quatre en tout) en République tchèque pour lesquels les autorités attendent des garanties.

    D’autant qu’un autre projet ternit l’image du géant français. Sur le continent, EDF construit en effet un EPR 2 en France, à Flamanville (Normandie). Mais comme en Angleterre, la construction accuse d’importants retards (12 ans) et surcoûts (+470%). Le démarrage du réacteur prévu « mi-2024 » pourrait même être encore retardé.

    Besoin d’effets de série

    Même justification qu’en Angleterre : « nous avons construit un réacteur unique avec une filière industrielle qui n’y était pas préparée », expliquait mi-février Bernard Salha, directeur R&D chez EDF, auditionné au Sénat

    Selon lui, « la clé du succès pour ces futurs réacteurs, c’est un effet “série” ». En d’autres termes, la construction de réacteurs à la chaîne, ou tout du moins par paire. 

    En France, le gouvernement compte bien s’y mettre puisqu’il prévoit la construction de six EPR2 — et possiblement huit autres. Coûts et délais estimés pour les six premiers : 52 milliards d’euros et une première mise en service en 2035.  

    Une fois n’est pas coutume, selon Les Échos, les coûts auraient déjà été revus à la hausse… de 30 %. Interrogé, le PDG d’EDF, Luc Rémont, « ne confirme aucun chiffre »

    « Nous serons au rendez-vous quand nous aurons fait toutes les optimisations [design de l’ingénierie, fabrication des composants, etc., NDLR] », a-t-il expliqué en marge du sommet franco-tchèque du nucléaire organisé à Prague les 8 et 9 mars dernier. 

    Les délais, déjà « très exigeants »consentait-il fin novembre, auraient depuis été reportés à 2040. 

    Ce va-et-vient agace le ministre de l’Économie et de l’Énergie. « EDF doit apprendre à tenir ses coûts et son calendrier », a ainsi tancé Bruno Le Maire début mars dans Le Monde.

    EDF
    Le ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Energie et du Numérique Bruno Le Maire (G) et Luc Remont, nouveau président-directeur général d’EDF, sont assis dans un bus lors d’une visite à la centrale nucléaire de Penly d’EDF à Petit-Caux, près de Dieppe, France, le 9 décembre 2022. [EPA-EFE/CHRISTOPHE PETIT TESSON]

    République tchèque, Pologne, Slovaquie…

    Il faut dire qu’EDF joue sa réputation internationale. 

    À Prague, M. Rémont accompagnait le président de la République, Emmanuel Macron, venu  défendre la candidature d’EDF pour la construction d’un, voire quatre réacteurs en tout, en République tchèque.

    Or, les autorités du pays ont martelé leur attachement au respect des délais et des coûts. 

    « Nous sommes intéressés par le prix le plus bas possible, les garanties les plus élevées possibles que la centrale sera construite dans les délais », a déclaré en ce sens Jozef Síkela, ministre tchèque de l’Industrie et du Commerce, à Euractiv.

    En clair, ce n’est pas parce qu’EDF est la seule entreprise européenne en lice qu’elle sera choisie. Pire, l’entreprise marche sur des œufs, concurrencée, comme en 2009 sur le dossier des réacteurs aux Émirats arabes unis, par une filiale du sud-coréen KEPCO. 

    « Quinze ans plus tard, l’EPR de Flamanville […] n’est toujours pas en service. Trois des réacteurs sud-coréens d’Abou Dhabi le sont et le dernier très prochainement [avec du retard, NDLR] », a tenu à rappeler l’ancien représentant d’EDF auprès des institutions européennes (1987 à 2000) Lionel Taccoen, repris sur X par Jean-François Raux, délégué général de l’Union française de l’électricité — fédération des acteurs du secteur — jusqu’en 2015. 

    La situation peut sembler d’autant plus inquiétante qu’EDF s’intéresse également à la construction de réacteurs aux Pays-Bas, en Bulgarie, en Slovénie, en Slovaquie et en Pologne ou la firme française s’est récemment fait coiffer au poteau

    En outre, les autorités tchèques ont laissé la porte ouverte à l’américain Westinghouse pour proposer une nouvelle offre. Ce dernier a d’ailleurs raflé plusieurs contrats pour des réacteurs en Europe ces dernières années. 

    La filière en plein chantier

    Auditionné par les sénateurs, le directeur Ingénierie et projet de nouveaux nucléaires chez EDF, Xavier Ursat se veut toutefois rassurant : « nous sommes dans une phase de rétablissement de la filière. Flamanville nous a permis de réapprendre, dans la douleur, ce qu’était la maîtrise d’un très grand projet ».

    Pour Pierre Gadonneix, ancien PDG d’EDF (2004 à 2009), si les chantiers d’Hinkley Point « n’avait pas eu lieu, toute la filière nucléaire tricolore aurait dépéri, car il n’y aurait plus eu de construction »a-t-il raconté à La Tribune en octobre dernier. 

    L’autre point noir sur le tableau d’EDF réside dans la gestion de son parc existant et notamment l’annus horribilis 2022 où, en pleine crise énergétique, la production est retombée aux niveaux pré-1990.

    « L’année où la France aurait dû briller est l’année exactement où nous avons eu 50 % de réduction du parc », tançait fin janvier auprès d’Euractiv Xavier Daval, vice-président du Syndicat des énergies renouvelables, principal syndicat des acteurs de la filière en France. 

    Il faudra dorénavant attendre 2027, selon EDF, pour atteindre de nouveau des niveaux de production légèrement supérieurs à ceux de 1995 (environ 360 TWh sur l’année), loin des 400-420 TWh atteints entre 2002 et 2015. 

    Comme s’il en fallait davantage, EDF a découvert début mars de nouvelles « indications » de corrosions, cauchemar de 2022, sur l’un des réacteurs du parc.

    Néanmoins, l’entreprise et la filière nucléaire bénéficient plus que jamais du soutien du gouvernement. La France, comme la quinzaine d’autres États européens, qui font partie de l’« alliance du nucléaire », soutient l’émergence de 30 à 45 réacteurs de grande taille d’ici à 2050. EDF en sera-t-elle le principal artisan ? 


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  • AFE : Franck Riester devant les élus

    AFE : Franck Riester devant les élus

    A peine arrivé au ministère des Français de l’étranger, Franck Riester célèbre un anniversaire : celui des 20 ans de l’Assemblée des Français de l’étranger.

    “Francais de l’étranger : pilier de l’influence”

    S’adressant pour la première fois aux 90 élus réunis à Paris, le nouveau ministre a présenté ses premières priorités. En ouverture de la 40e session plénière, l’actuel membre du gouvernement a d’abord rappelé l’importance qu’il porte à nos compatriotes vivant hors de France : “Les Français de l’étranger sont un pilier de l’influence de la France.” C’est en “homme pragmatique”, “cherchant toujours une solution opérationnelle” qu’il s’est aussi présenté au parterre de conseillers présents, regroupant la plupart des tendances politiques.

    AFE
    40e session plénière de l’Assemblée des Français de l’Etranger

    La gauche pose la question de sa confiance à Franck Riester

    Et quand certains, notamment Baptiste Heintz, président du groupe Écologie & Solidarité, rappelle que le nouveau ministre a “pour le moment rencontré uniquement ses amis politiques à l’AFE et au Sénat”, laissant entendre que les autres seraient délaissés, Franck Riester rejette toutes “polémiques politiciennes”. Pour autant, sur les bancs de la gauche, les premiers rendez-vous de l’ancien député de Seine-et-Marne, uniquement avec les membres de la majorité présidentielle “posent la question de la confiance” à lui accorder.

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    Baptiste Heintz, président du groupe Ecologie et Solidarités

    A chaque nomination de gouvernement, devoir tout recommencer…

    Depuis le renouvellement de l’AFE en 2021, c’est le troisième ministre que les conseillers voient passer. Annie Rea, présidente du groupe Solidaires et Indépendants, s’inquiète ainsi de “devoir tout recommencer à chaque nouvelle nomination”.

    AFE
    Annie Rea, présidente du groupe Solidaires et Indépendants

     Laurent Rigaud, président du groupe de l’Union des Républicains, des Centres et des Indépendants, s’adresse au ministre dans le même sens. Sur des sujets comme celui de la résidence d’attache ou du rôle des élus consulaires, les interlocuteurs changent sans cesse et il est difficile de savoir où nous en sommes, partage-t-il.

    AFE
    Laurent Rigaud, président du groupe Union des Républicains, des Centres et des Indépendants

    Nadia Chaaya, présidente du groupe Les Indépendants, s’interroge aussi sur les évolutions du statut des conseillers des Français de l’étranger. Elle interpelle le ministre sur l’importance de redonner des attributs officiels aux élus de terrain. “Le passeport diplomatique permettrait de faciliter l’exercice de conseillers ayant parfois neuf pays dans leur circonscription”.

    Dans son intervention, elle a d’ailleurs informé que “certains conjoints de professeurs dans les lycées français à l’étranger pouvaient déjà en disposer”.

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    Nadia Chaaya, présidente du groupe Les Indépendants

    Thierry Masson, président du groupe Indépendants, démocrates et progressistes, regroupant une grande partie de la majorité présidentielle, a quant à lui notamment demandé à Franck Riester à ce que les horaires d’ouverture de France consulaire puissent s’élargir. Aujourd’hui, ce service est joignable de 9h à 17h (heure de Paris), alors que les Français qui font appel à ce dispositif vivent dans d’autres fuseaux horaires. Cela devrait être prochainement modifié promet le membre du gouvernement. La tranche 7h-23h devrait se mettre en place. Cependant, France consulaire “n’a pas vocation à être ouvert 7 jours sur 7 / 24h sur 24”, précise-t-il.

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    Thierry Masson, président du groupe Indépendants, démocrates et progressistes

    Oui aux assises de la protection sociale pour les Français de l’étranger

    Ce premier oral du nouveau ministre des Français de l’étranger devant l’AFE a plutôt été consensuel. Un élu de la majorité nous confie qu’il a trouvé le discours de Franck Riester “plus administratif que politique”. Ajoutant qu’“il a sans doute préféré ne faire aucun dérapage”, et, reprenant les mots du président du groupe de la gauche Baptiste Heintz, “on va apprendre à se connaître”.

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    Franck Riester, Ministre délégué aux Français de l’étranger et au Commerce extérieur, à l’Attractivité et à la Francophonie

    Au final, pour cette première entrée en matière de l’ancien maire de Coulommiers devant la représentation non parlementaire des Français de l’étranger, la réduction budgétaire demandée par Bercy touchera principalement les budgets dits de réserve. Les emplois seraient donc conservés et le montant des bourses scolaires ne seraient pas affectés. L’autre annonce est le feu vert donné par le ministre pour la tenue des assises de la protection sociales pour les Français de l’étranger. “J’y suis favorable” a déclaré Franck Riester à la tribune.  Ajoutant qu’il convient maintenant d’en définir le périmètre et les modalités. “Fini les survols de nos sujets, avec la question de l’avenir de la protection sociale de nos compatriotes hors de France, il est temps que le ministre mette les mains dans le cambouis”. Nous glisse un élu signataire de la pétition demandant la création de ces assises. “Il a été timide ce matin, j’attends qu’il lâche plus les gaz”, nous partage une élue LR qui a connu le nouveau ministre du temps de l’UMP.

    Reste donc à Franck Riester à trouver sa bonne carburation.

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