Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Les mirages de l’industrie du confort 

    Les mirages de l’industrie du confort 

    En 1993, pour acheter son billet d’avion pour New York, un touriste français passait par une agence de voyage ou le comptoir d’une compagnie aérienne. Aujourd’hui, il consulte Internet pour trouver le meilleur tarif possible et commande ses billets en ligne. 

    Toujours au début des années 1990, le consommateur pouvait effectuer ses courses en grande surface ou dans les commerces de détail. Il pouvait également passer commande par courrier ou téléphone à des structures de vente sur catalogue comme La Redoute. Depuis, il peut, à toute heure du jour et de la nuit, réaliser ses achats en ligne.

    Un transfert de charges sur les consommateurs 

    Ce changement de pratiques est-il une source de croissance ou appartient-il au domaine du confort (tout relatif par ailleurs) ? Le développement des services en ligne a abouti à un transfert de charges sur les consommateurs qui doivent par eux-mêmes effectuer des démarches qui étaient auparavant réalisées par des professionnels. Néanmoins, nous sommes nombreux à penser qu’Internet simplifie, fluidifie et accélère de nombreuses tâches. Il est jugé indispensable pour se déplacer ou pour nouer des relations. Aujourd’hui, nous serions en peine de nous déplacer dans les banlieues des grandes agglomérations sans le GPS des Smartphones. Pour autant, il y a trente ans, la presse ne faisait pas état de naufragés perdus dans le dédalle des agglomérations. L’usage des plans et les panneaux indicateurs plus nombreux qu’aujourd’hui ainsi que les renseignements auprès d’âmes sœurs permettaient à tout un chacun de trouver son chemin. 

    Internet a sans nul doute facilité l’essor des compagnies aériennes low cost. Il leur a permis d’attirer une large clientèle sans réseau commercial physique. Mais, le succès de ces compagnies est avant tout dû à une maîtrise des coûts et à une clientèle jeune éprise de voyages. 

    Au niveau du commerce, la distribution en ligne s’est ajoutée aux autres réseaux. Avec une consommation étale depuis une quinzaine d’années, le e-commerce n’a pas généré un surcroît d’activité. Il a capté en moyenne 15 % de la consommation au détriment du commerce traditionnel. Compte tenu des coûts informatiques et de logistiques, cette activité a généré peu de gains de productivité et de bénéfices. Amazon, la première plateforme de vente en ligne, tire avant tout ses bénéfices de ses activités d’infrastructures informatiques.

    Nul ne peut rester au bord de la route de la révolution numérique 

    Aujourd’hui, nul ne peut rester au bord de la route de la révolution numérique. Les entreprises se doivent d’être omnicanales pour conquérir de nouveaux clients et les conserver ; le citoyen, lui non plus, ne peut guère vivre sans Internet que ce soit pour acquitter ses impôts ou pour voyager. 

    Le numérique, vecteur de confort, a surtout favorisé l’essor de l’industrie des médias et des loisirs dont le chiffre d’affaires annuel, au niveau mondial, dépasse 2 000 milliards de dollars. La croissance annuelle de cette industrie est de 15 % par an. Le chiffre d’affaires des seuls jeux vidéo dépasse 200 milliards d’euros, celui du streaming vidéo, 50 milliards de dollars et celui du streaming musical, 30 milliards de dollars. Plus de 2 milliards de personnes seraient abonnées au streaming vidéo et plus de 3,2 milliards joueraient régulièrement sur leur ordinateur ou sur leur smartphone. 

    En moyenne, les Français passent 106 minutes par jour sur les réseaux sociaux comme « X » ou « TikTok », la moyenne mondiale étant de 144 minutes. En contrepartie, les Français lisent moins, se rendent moins au cinéma et au théâtre. Cette propension aux écrans se traduit surtout par une sédentarité accrue et une hausse du taux de prévalence de l’obésité. 

    Face à l’invasion des écrans et à leurs effets supposés sur l’apprentissage et les comportements, de plus en plus d’États tentent d’en limiter l’accès, en particulier aux enfants. C’est déjà le cas en Chine ou en Corée du Sud. Le gouvernement français s’empare à son tour de cette problématique et semble vouloir également intervenir dans ce sens.

    Contrairement aux innovations du siècle dernier, la révolution numérique louée à longueur de pages n’a pas généré de gigantesques gains de productivité. Ces dernières années, les gains ont même laissé la place à un recul de la productivité dans certains pays. Dans la vie courante, le ralentissement du progrès est palpable. 

    La vie d’une Français ou d’une Français en 1960 n’avait rien à voir avec celle menée en 1910. En cinquante ans, la voiture, le réfrigérateur, la machine à laver, la radio voire la télévision s’étaient imposés au sein des ménages. Les villes avaient radicalement changé avec le développement des transports collectifs, des grands ensembles, des centres de sports et des lieux de loisirs.

    Dans la vie courante, le ralentissement du progrès est palpable. 

    Entre 1974 et 2024, les changements sont, en revanche, nettement moins édifiants. Le téléphone s’est mue en smartphone, la voiture peut être dotée d’un moteur électrique (mais cette motorisation existait déjà au début du XXe siècle), les films peuvent être visionnés sur une tablette ou sur un ordinateur… Le fondateur de PayPal, Peter Thiel, aime à répéter que pour le XXIe siècle, « on nous avait promis des voitures volantes, on a eu 140 caractères ». Depuis le 14 décembre 1972, aucun homme ou ni aucune femme ne sont allés sur la lune. Depuis 2003, nul avion supersonique n’a remplacé le Concorde. Aucun nouvel antibiotique majeur n’a été mis sur le marché depuis les années 1980. Les laboratoires pharmaceutiques consacrent des sommes de plus en plus importantes pour élaborer de nouveaux remèdes avec un rendement décroissant. Les avancées concernent surtout des maladies rares qui avaient été dans le passé délaissées. Le traitement des cancers s’améliore mais les effets secondaires des traitements demeurent toujours importants. L’espérance de vie qui est passée de 66 à 80 ans de 1950 à 2023 en France, stagne depuis plusieurs années. Elle est même en recul aux États-Unis. 

    Une « stagnation séculaire », pour reprendre les termes des économistes Hansen et L.H. Summers et Robert Gordon menacerait les États occidentaux. Les taux de croissance en Europe, ces quinze dernières années semblent leur donner raison. Les États-Unis, y échappent pour le moment, grâce notamment à leur position dominante dans le secteur des technologies de l’information et la communication. Les grandes entreprises de ce secteur captent, sous forme de rente, une part non négligeable des gains générés par le numérique.

    La montée en puissance de l’intelligence artificielle est une ardente nécessité 

    Pour réveiller la croissance, les espoirs sont dorénavant mis dans l’intelligence artificielle à travers le développement de robots conversationnels permettant de traiter et d’analyser à grande vitesse un grand nombre données, des images, des vidéos, du texte, etc. La montée en puissance de l’intelligence artificielle est une ardente nécessité compte-tenu de la production exponentielle de données. En une décennie, leur production a été multipliée par plus de 30. D’ici 2050, cette dernière est susceptible d’être triplée. 

    L’intelligence artificielle est à même de suppléer au déficit de main-d’œuvre, d’accélérer des processus de traitement, d’améliorer les diagnostics en matière de santé ou de rationaliser l’usage des entrants dans l’agriculture. Elle peut conduire également à une moindre implication et à une moindre responsabilisation de l’humain dans les processus de décision. En cas de mauvaise utilisation, l’intelligence artificielle peut constituer l’étape ultime de l’industrie du confort.

  • Comment l’argent de l’UE permet aux pays du Maghreb de refouler des migrants dans le désert ? 

    Comment l’argent de l’UE permet aux pays du Maghreb de refouler des migrants dans le désert ? 

    Une enquête de plusieurs mois menée par « Le Monde », le collectif de journalistes « Lighthouse Reports » et sept médias internationaux révèle comment des dizaines de milliers de migrants en route vers l’Europe ont été arrêtés et abandonnés en plein désert, au Maroc, en Tunisie et en Mauritanie. 

    Pour éviter qu’ils n’arrivent en Europe, des dizaines de milliers de migrants africains sont arbitrairement arrêtés, puis abandonnés des centaines de kilomètres plus loin, au péril de leur vie. Documentées au Maroc, en Tunisie et en Mauritanie, ces arrestations sont menées grâce au soutien financier de l’Europe et de ses États membres. 

    Un garde-frontière Libyen donne de l'eau à un migrant durant une opération de sauvetage dans une one inhabité près  de la frontière de la ville d'Al-Assah le 16 Juillet 2023. Les gardes-frontière ont secouru une douzaine de migrants qui ont selon eux été abandonnés dans le désert par les autorités Tunisiennes sans eau, nourriture ou abri. @Mahmud Turkia/AFP
    Un garde-frontière Libyen donne de l’eau à un migrant durant une opération de sauvetage dans une zone inhabité près de la frontière de la ville d’Al-Assah le 16 Juillet 2023. Les gardes-frontière ont secouru une douzaine de migrants qui ont selon eux été abandonnés dans le désert par les autorités Tunisiennes sans eau, nourriture ou abri. @Mahmud Turkia/AFP

    Maroc, Mauritanie, Tunisie 

    Dans ces trois pays nord-africains, le même processus, ou presque. Des forces de police ciblent et arrêtent collectivement des migrants, la plupart du temps d’origine subsaharienne, qui tentent de rejoindre la Méditerranée ou les Canaries, puis l’Europe. Une fois rassemblés, ils sont ensuite conduits vers des zones désertiques, à la frontière libyenne ou malienne. Commence alors une lutte pour la survie, dans des conditions de vie extrêmement éprouvantes, avec peu d’eau et de nourriture. 

    Depuis 2015, ces trois Etats africains ont pourtant perçu plus de 400 millions d’euros de la part de l’Union européenne pour la gestion de leurs frontières, par l’entremise du fonds fiduciaire d’urgence, lancé par l’Union européenne lors du sommet sur la migration de La Valette, à Malte, en 2015 

    Regardez le reportage de TV5MONDE 

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 23.05.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 23.05.24

    Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du jeudi 23 mai 2024, dans nos titres : Franck Riester était en Lettonie – Dernier jour pour déclarer vos impôts, zoom sur l’IFI – Toujours pas de solutions pour les métropolitains en Nouvelle-Calédonie

    En Lettonie, on aime la France 

    Le ministre des Français de l’étranger, Franck Riester, était ces deux derniers jours (le 21 et le 22 mai 2024) en Lettonie. L’objectif de cette visite était de renforcer les liens économiques entre nos deux pays, membres de la zone euro, et promouvoir la francophonie. Au menu, une rencontre avec la petite communauté française sur place, environ 500 personnes mais aussi l’inauguration du forum franco-letton dédié aux relations économiques, le lancement de la ligne TGV qui reliera les 3 pays baltes et la signature d’un accord pour promouvoir le français avec la création de 60 postes de professeurs dédiés à notre langue. Étonnant, mais 20 000 Lettons, sur 2 millions d’habitants, sont parfaitement francophones. 

    Vous avez un patrimoine immobilier en France ?

    Si oui, il est possible que vous soyez assujetti à l’impôt sur la fortune immobilière. En France, si votre patrimoine est supérieur à 1,3 million d’euros, vous devez remplir une déclaration annexe. Contrairement à la déclaration de revenus, préremplie par le fisc et à finaliser aux mêmes dates, celle de l’IFI est intégralement renseignée par le contribuable. L’exercice est plus complexe qu’il n’y paraît puisqu’il faut évaluer son patrimoine imposable, composé de ses différents biens immobiliers, déduire les dettes afférentes, puis calculer l’impôt dû. Tous les détails sur Lesfrancais.press 

    Impôt sur la fortune immobilière

    Touristes de la métropole bloqués en Nouvelle-Calédonie 

    Depuis le 13 mai dernier, l’aéroport international de La Tontouta en Nouvelle-Calédonie est inaccessible, en raison des émeutes qui touchent l’archipel depuis bientôt dix jours. En conséquence, des touristes étrangers et métropolitains sont restés coincés à leurs frais depuis, sans horizon clair de retour à domicile. Une galère de plusieurs jours, parfois très coûteuse, dans un flou total. Entre ce mardi et mercredi 22 mai, après que les militaires ont sécurisé l’aérodrome du centre-ville de Nouméa, « une centaine » de ressortissants australiens et néo-zélandais a été évacuée grâce à des avions militaires. Mais aucune solution n’a encore été proposée aux habitants de métropole qui souhaitent quitter la Nouvelle-Calédoni. Aujourd’hui, Emmanuel Macron arrive sur l’île pour tenter de débloquer la situation en instaurant une mission. À suivre

    Des premiers vols doivent exfiltrer mardi les Néo-Zélandais et les Australiens coincés sur le territoire français. – PHOTO AFP

    C’est tout pour ce jeudi, on se retrouve demain vendredi 24 mai pour le dernier flash quotidien des expatriés de la semaine. 

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Franck Riester : « La Lettonie a envie de francophonie ! »

    Franck Riester : « La Lettonie a envie de francophonie ! »

    Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité, de la Francophonie et des Français de l’étranger, Franck Riester, était ces deux derniers jours (le 21 et le 22 mai 2024) en Lettonie. L’objectif de cette visite était de renforcer les liens économiques entre nos deux pays, membres de la zone euro, et promouvoir la francophonie.

    La Lettonie friande d’équipements français

    La France n’est que le 15ème fournisseur et le 12ème client de la Lettonie pourtant les échanges commerciaux entre la France et la Lettonie ont augmenté en 2023 tout en restant cependant inférieurs à leur potentiel. Selon les Douanes françaises, la France a exporté principalement des équipements mécaniques et matériels électriques (179,5 M EUR), des produits agroalimentaires (148 M EUR), ainsi que les produits chimiques, parfums et cosmétiques (40 M EUR).

    Baisa Braže et Franck Riester

    Les exportations d’équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique ont augmenté de 23,2% par rapport à 2022. Les produits informatiques, électroniques et optiques de 41,4%. Tandis que les exportations de produits chimiques, parfums et cosmétiques ont diminué de 29,8%. Les produits pharmaceutiques ont augmenté de 93,8% pour atteindre 37,7 M EUR. Le poste des équipements mécaniques et électriques conserve une position forte, 34,5% des exportations françaises vers la Lettonie en 2023, dont la robustesse s’explique partiellement par des achats de câbles électriques et de matériels de contrôle électrique et électronique générés par la présence de deux importantes implantations françaises en Lettonie de montage d’équipements électriques (Schneider Electric et Axon’Cable).

    Afin de renforcer les positions françaises, il existe un forum d’affaires franco-letton qui se tient à un rythme annuel depuis 2021. Franck Riester a inauguré l’édition 2024 en compagnie de la ministre des affaires étrangères lettonne, Baiba Braže. Son objectif ? Renforcer les liens entre les acteurs économiques des deux pays. Il a d’ailleurs visité une usine du groupe Schneider Electric. Cette multinationale française, fondée en 1836 dans la ville de Le Creusot, ne cesse d’investir dans le pays et de se développer depuis son installation en 1999, avec plus de 400 salariés sur site, dont 6 en VIE.

    ©Franck Riester sur X / Photo de la visite de l’usine Schneider Electric en Lettonie le 21 mai 2024

    « J’ai réaffirmé l’engagement de la France dans sa relation avec la Lettonie au sein de l’UE. Infrastructure, défense, énergie, autant de domaines dans lesquels nous avons tant à bâtir ensemble. »

    Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité, de la Francophonie et des Français de l’étranger, Franck Riester.

    Et pour cela, comme à son habitude, Franck Riester, s’appuie sur la « petite » communauté française installée sur place qu’il a rencontrée, dans une ambiance chaleureuse et décontractée, mardi 21 mai au soir.

    ©Franck Riester sur X / Photo de la réception avec la communauté française en Lettonie le 21 mai 2024

    « Nos compatriotes et chefs d’entreprise de Lettonie font vivre la relation d’avenir entre la France et la Lettonie.« 

    Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité, de la Francophonie et des Français de l’étranger, Franck Riester.

    Aussi, Franck Riester était sur place pour célébrer le lancement d’un projet dans lequel les entreprises françaises ont un rôle à jouer comme Eiffage. En effet, ce 21 mai c’était le top départ pour la construction de la ligne ferroviaire grande vitesse, qui reliera les 3 pays baltes jusqu’à la frontière polonaise.

    ©Franck Riester sur X / Photo de la réception de lancement du chantier de la ligne grande vitesse en Lettonie le 21 mai 2024

    20 000 francophones

    Si les Français sont moins de 600 dans cet État balte, il y a plus de 20 000 francophones (sur 2 millions d’habitants). Selon les dernières statistiques connues, celles de l’année scolaire 2019/2020, le français est enseigné dans 53 écoles en Lettonie.

    Notre langue est choisie par 2,41 % des élèves et se trouve ainsi en 4e position, derrière l’anglais (97,45 %), le russe (42,94 %) et l’allemand (11,08 %). Sur les 4 966 élèves optant pour le français, 974 suivent leur scolarité au Lycée français de Riga (établissement letton) et plus de 400 au Gymnasium classique de Riga. Il est à noter que le Lycée français de Riga est le seul établissement proposant le français comme première langue étrangère, les autres la proposant comme deuxième (à partir de 10 ans) ou troisième langue étrangère (à partir de 16 ans). Les écoles lettones souhaiteraient cependant développer l’enseignement du français.

    Ainsi, l’Institut français de Lettonie est régulièrement contacté par des établissements à la recherche de professeurs de français et un certain nombre d’écoles ont été obligées de renoncer à des cours de français à la suite du départ de leur enseignant et étant dans l’incapacité de trouver un remplaçant. L’établissement est désormais au cœur de la vie francophone du pays. En effet, la Lettonie est membre observateur de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) depuis 2008. Un accord signé en 2015 permet le financement partiel par l’OIF d’un enseignement de français auprès de hauts fonctionnaires et diplomates, dispensé par l’Institut français à Riga. 

    Mais au-delà de l’élite, Franck Riester veut permettre la démocratisation du français. Pour cela, avec la ministre Anda Caksa, en charge de l’Education, ils ont défini un programme qui renforcera l’enseignement du français dans les programmes éducatifs des jeunes lettons. A cette occasion, il a été annoncé que 60 nouveaux enseignants seront bientôt formés.

    ©Franck Riester sur X / Photo avec la ministre Anda Caksa ce 22 mai 2024
  • Passionnément cinéma avec TV5MONDEplus pour Cannes 2024

    Passionnément cinéma avec TV5MONDEplus pour Cannes 2024

    TV5MONDEplus voit le cinéma comme un art qui se partage. Et ils ont bien raison. A l’occasion du 77ème Festival de Cannes , TV5MONDEplus nous propose une sélection de films récompensés sur la Croisette mais nous invite aussi à plonger dans le processus de création en explorant l’intimité de créateurs. En mai, comme chaque année, c’est donc un mois passionnément cinéma que vous offre la seule plateforme francophone, mondiale et gratuite (hors USA), TV5MONDEplus.

    3 documentaires au plus près des artistes

    Avant de profiter des films, librement accessibles sur TV5MONDEplus, la plateforme francophone vous ouvre une fenêtre sur l’esprit de ces artistes qui projettent sur la toile, leurs vies et celles des sociétés humaines d’hier comme d’aujourd’hui.

    Dans un cinéma près de chez vous

    Ce documentaire québécois évoque, dans le désordre, toutes les étapes de fabrication d’un film, y compris les réactions des spectateurs en salles et les aspects techniques en postproduction. Si le chapitre sur le montage s’avère superficiel, celui sur l’étalonnage mérite le coup d’œil. La balade s’effectue en compagnie de la comédienne Karine Vanasse, qui a tendance à se mettre en scène en surjouant la complicité au cours d’interviews sur le vif (avec la documentariste Alanis Obomsawin, la cinéaste Anaïs Barbeau-Lavalette ou l’acteur Antoine Bertrand).

    Ce documentaire est, au final, un panorama du septième art québécois. Il nous donne l’occasion de découvrir sinon des pépites, du moins des curiosités.

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Jean-Louis Trintignant,mystérieux et insaisissable

     Et Dieu… créa la femme », « Un homme et une femme », « Le conformiste »… Les succès de Jean-Louis Trintignant (1930-2022) sont nombreux, mais ne disent pas grand-chose de l’homme. Retour sur la vie d’un acteur discret et énigmatique.

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Le taxi, le cinéma et moi

    Personnage iconoclaste, Drissa Touré a eu un parcours très atypique dans sa vie, où il a été, après de petits métiers, tour à tour chauffeur de taxi et enfin cinéaste autodidacte. En tant que cinéaste, il a pu s’imposer comme un réalisateur reconnu dans son pays et mais aussi au niveau international.

    « Comment et pourquoi ce cinéaste ayant fait des films à succès, sélectionnés dans les plus grands festivals du monde se retrouve aujourd’hui en bute aux affres de la vie, dans le silence et l’indifférence de tout le monde. »

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Et le cinéma ?

    Le parcours qui mène à la création d’œuvres, comme la personnalité des artistes, sont mis à l’honneur sur les marches du Festival de Cannes comme dans les documentaires qu’on vous a proposés ci-dessus. Toute une démarche qui nous permet de profiter de films originaux et pensés pour nous faire réfléchir.

    Évidemment, sur TV5MONDEplus, l’équipe en charge des programmes s’est plongée dans les archives du premier des festivals de cinéma au monde pour vous proposer une sélection « aux petits oignons » pour les vrais cinéphiles. Et comme toujours, comme les documentaires, ces films, récompensés à Cannes, sont en libre accès sur la seule plateforme francophone, mondiale et gratuite, TV5MONDEplus. Découvrez-les dans notre article dédié en cliquant sur le bouton ci-dessous.

    Cannes 2024
    Cannes 2024 avec TV5MONDEplus
  • Impôt sur la fortune immobilière : gare aux erreurs

    Impôt sur la fortune immobilière : gare aux erreurs

    164 000 foyers dont le patrimoine immobilier situé en France est supérieur à 1,3 million d’euros doivent remplir leur déclaration d’Impôt sur la fortune immobilière (IFI) au plus tard d’ici demain, jeudi 23 mai. Pour les non-résidents contribuables en France on fait le point sur les erreurs à éviter !

    Contrairement à la déclaration de revenus, préremplie par le fisc et à finaliser aux mêmes dates, celle de l’IFI est intégralement renseignée par le contribuable. L’exercice est plus complexe qu’il n’y paraît puisqu’il faut évaluer son patrimoine imposable, composé de ses différents biens immobiliers, déduire les dettes afférentes, puis calculer l’impôt dû. Surtout que les erreurs peuvent coûter cher, et notamment l’absence de déclaration. En cas de contrôle, l’administration fiscale effectue un redressement sur les six années

    Bien estimer ses biens

    Sous-évaluer ses biens pour réduire sa note est un jeu dangereux. Un appartement déclaré 1 million d’euros à l’IFI mais vendu le double quelques mois plus tard suscitera forcément des questions du Trésor public, et un redressement, cette fois sur les trois dernières années. Il convient d’évaluer l’ensemble de son patrimoine imposable à sa valeur vénale au 1er janvier 2024, correspondant au prix auquel le bien aurait pu être vendu à cette date.

    Cette année, les contribuables peuvent profiter du recul des prix de l’immobilier dans de nombreuses régions pour réviser leur chiffre par rapport à 2023. Mais gare aux abus : les propriétaires n’ayant pas ou très peu revalorisé leurs biens ces dernières années alors que les prix de la pierre s’envolaient (+ 17,3 % sur dix ans au 1er janvier 2024, d’après Meilleurs Agents) ne peuvent raisonnablement pas les déprécier cette année (- 7 % en 2023). Il serait difficile de plaider la bonne foi en cas de contrôle.

    Pour estimer ses biens, le contribuable peut utiliser le site Patrim, du service des impôts, ou encore Immo Data, qui répertorient les ventes récentes autour d’une adresse donnée. Mieux vaut conserver ses sources afin d’être en mesure de justifier son évaluation en cas de contrôle fiscal. La résidence principale bénéficie d’un abattement de 30 % : le contribuable n’inscrit donc que 70 % de sa valeur dans sa déclaration.

    Sous-évaluer un bien, un jeu dangereux

    De même, sous-évaluer ses biens pour réduire sa note est un jeu dangereux. Un appartement déclaré 1 million d’euros à l’IFI mais vendu le double quelques mois plus tard suscitera forcément des questions du Trésor public, et un redressement, cette fois sur les trois dernières années. Il convient d’évaluer l’ensemble de son patrimoine imposable à sa valeur vénale au 1er janvier 2024, correspondant au prix auquel le bien aurait pu être vendu à cette date. « Cette valeur doit être remise à jour chaque année en fonction de l’évolution du marché de chaque actif, à la hausse comme à la baisse », explique Marie Damourette, ingénieure patrimoniale à la banque Neuflize OBC. Cette année, les contribuables peuvent profiter du recul des prix de l’immobilier dans de nombreuses régions pour réviser leur chiffre par rapport à 2023. Mais gare aux abus : les propriétaires n’ayant pas ou très peu revalorisé leurs biens ces dernières années alors que les prix de la pierre s’envolaient (+ 17,3 % sur dix ans au 1er janvier 2024, d’après Meilleurs Agents) ne peuvent raisonnablement pas les déprécier cette année (- 7 % en 2023). Il serait difficile de plaider la bonne foi en cas de contrôle.

    Pour estimer ses biens, le contribuable peut utiliser le site Patrim, du service des impôts, ou encore Immo Data, qui répertorient les ventes récentes autour d’une adresse donnée. Mieux vaut conserver ses sources afin d’être en mesure de justifier son évaluation en cas de contrôle fiscal.

    La location donne droit à une décote

    Les biens loués peuvent justifier d’une décote de l’ordre de 10 % à 20 % en fonction des conditions d’occupation : ils ne sont pas aussi liquides qu’un bien libre. « Il ne s’agit pas d’une disposition légale mais d’une tolérance de l’administration fiscale, qu’il faut pouvoir justifier, par exemple avec un bail », signale Christine Valence, ingénieure patrimoniale chez BNP Paribas Wealth Management. La pierre papier (SCPI, OPCI) est, elle aussi, imposable, mais pas les biens immobiliers professionnels, qui sont exonérés d’IFI.

    Et le passif ?

    Enfin, il reste ensuite à tenir compte des dettes à mettre au passif, qui viendront en déduction de l’actif pour calculer le patrimoine net imposable. Il s’agit des dettes afférentes aux biens immobiliers soumis à l’IFI, ainsi que des taxes foncières. Cependant, des dispositifs anti-abus ont été prévus par le législateur. Le plus récent concerne les règles de valorisation des parts de sociétés soumises à l’IFI. Il n’est désormais plus possible de prendre en compte, dans cette valorisation, des dettes relatives à des biens non imposables, tel que l’immobilier professionnel.

  • Pour des nouveaux Accords du Plaza pour lutter contre la hausse du dollar ? 

    Pour des nouveaux Accords du Plaza pour lutter contre la hausse du dollar ? 

    L’hôtel Plaza situé à New York à proximité de Central Park, accueillit en 1985 une conférence monétaire rassemblant des représentants des gouvernements des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France, du Japon et de l’Allemagne. La réunion qui a débouché sur les Accords du Plaza visait à limiter la hausse du dollar voire à faciliter sa dépréciation. 

    Au milieu des années 1980, les États-Unis connaissaient une essor important en lien avec la politique de diminution des impôts décidée par le Président Ronald Reagan. Cette politique avait conduit à l’apparition d’un important déficit budgétaire et à une hausse des prix. Pour la contenir, la Réserve fédérale avait décidé d’augmenter ses taux directeurs, provoquant une appréciation du dollar. En quelques mois, il était ainsi passé de 5 à 10 francs. Le dollar fort nuisait à la compétitivité de l’économie américaine en renchérissant le prix des exportations, le déficit de la balance des paiements courants dépassant alors 3,5 % du PIB. La hausse du dollar était également responsable de tensions financières importantes pour les pays en développement qui s’étaient endettés en dollars. 

    Les signataires des accords décident d’intervenir sur les marchés des changes à hauteur de 10 milliards de dollars. Le taux du dollar baisse ainsi en quelques mois. Fin 1986, il atteint son plus bas niveau historique par rapport au mark et au yen. Le taux de change dollar/yen baisse de 51 % en deux ans. 

    Avec les accords du Louvre en 1987, les États signataires optent pour la fin des interventions sur le marché des changes, jugeant la dépréciation du dollar suffisante. Le cours du dollar continue néanmoins de baisser, sous l’effet de spéculations sur son taux de change. Les deux accords ont été dans leur temps critiqués car ils ont débouché sur le krach boursier du 19 octobre 1987 en partie provoqué par la hausse des taux d’intérêt qui a suivi la fin des interventions sur le marché des changes.

    Une action commune des États occidentaux pour limiter la hausse du dollar ?

    Depuis 1997, les États occidentaux se méfient des actions sur le marché des changes en raison des phénomènes de réactions en chaîne. Néanmoins, depuis quelques mois, les conseillers de Donald Trump estiment nécessaire une action commune des États occidentaux pour limiter la hausse du dollar. Robert Lighthizer, le conseiller commercial de Donald Trump, réfléchit à l’élaboration d’un nouvel accord sur la dépréciation du dollar afin de lutter contre les pratiques déloyales dont font l’objet les États-Unis. 

    Plusieurs alliés des États-Unis pourraient soutenir une tentative de déprécier le dollar. Plusieurs gouvernements d’Asie s’inquiètent du coût croissant des importations libellées en dollars. En avril dernier, le Japon et la Corée du Sud se sont inquiétés des conséquences de la dépréciation du yen japonais et du won coréen. Pour freiner cette dépréciation, la banque centrale japonaise aurait dépensé des dizaines de milliards de dollars.

    Les taux élevés et le dynamisme de l’économie aux États-Unis favorisent la hausse du dollar

    De nombreux économistes doutent de l’efficacité d’une intervention monétaire sur le marché des changes. L’économie mondiale en 2024 n’est plus celle de 1985. La circulation des capitaux s’est amplifiée et le nombre d’acteurs économiques s’est accru fortement. L’appréciation du dollar est aujourd’hui la conséquence des écarts de taux d’intérêt et de croissance entre les États occidentaux. Les taux élevés et le dynamisme de l’économie aux États-Unis favorisent la hausse du dollar qui bénéficie, par ailleurs, de son statut de valeur refuge en période troublée. Une action inopinée des banques centrales pourrait aboutir aux gaspillages de réserves de change. 

    La persistance d’un déficit budgétaire élevé aux États-Unis pousse à la hausse les taux d’intérêt incitant les capitaux à se placer au sein de ce pays. L’efficacité sur le marché des changes d’éventuelles interventions est conditionnée par une maitrise de l’inflation et un assainissement budgétaire. 

    L’accord de l’hôtel Plaza a été un succès, du moins temporaire, car les autorités américaines avaient concomitamment décidé de limiter le déficit public. En 2024, pour le moment, nul n’imagine un changement de cap budgétaire. La Banque centrale américaine a été en outre contrainte de différer sa baisse des taux en raison de la persistance de tensions inflationnistes.

    Coopération monétaire ou guerre commerciale. 

    Donald Trump serait tenté de forcer la main de ses alliés en leur demandant de vendre des dollars faute de quoi il serait dans l’obligation d’augmenter les droits de douane sur leurs exportations vers les États-Unis. Donald Trump, fidèle à sa méthode de négociation, demanderait à ses alliés de choisir entre la coopération monétaire ou la guerre commerciale. Le risque serait la mise en œuvre d’une loi s’assimilant au « tarif SmootHawley » (loi promulguée le 17 juin 1930) qui avait dans l’entre-deux-guerres, provoqué une montée mondiale du protectionnisme. Cette loi aurait contribué à l’aggravation de la dépression économique et aurait incité le Japon à la guerre. 

    En 1985, les cinq pays signataires représentaient les principales puissances économiques et exportatrices. Quarante ans plus tard, la Chine est devenue la premier exportateur mondial et dispose d’importantes réserves en dollars. Les États-Unis n’envisagent pas pour le moment d’associer ce pays à une intervention sur le marché des changes. Ils considèrent ce pays non seulement comme un concurrent économique, comme le Japon, mais également comme une menace géopolitique de premier plan. Le gouvernement américain applique des droits de douane de plus en plus élevés envers les produits chinois. Les véhicules électriques, les biens électroniques informatiques voire les applications de réseaux sociaux, sont soumis à des restrictions d’accès sur le marché américain. 

    Pour s’engager dans un processus de dépréciation du dollar, les États-Unis devraient tout à la fois réduire leur déficit public et l’inflation avec, en parallèle, une augmentation de l’épargne nationale. La réduction des flux de capitaux pèserait sur le cours du dollar. Une telle situation mettrait en difficulté la Chine. En effet, ce pays a, jusqu’à maintenant, pallié la hausse des droits de douane en dévaluant le yuan. 

    Une étude de la banque Goldman Sachs suggère, qu’entre 2018 et 2019, que le gouvernement chinois a affaibli le yuan de 0,7 % pour chaque augmentation des recettes tarifaires de 10 milliards de dollars de la part des États-Unis. En cas de baisse du dollar, la Chine pourrait être tentée de se lancer dans une bataille des changes pour éviter l’appréciation de sa monnaie au moment même où sa croissance faiblit.

  • Européennes : la liste d’Emmanuel Macron au plus bas dans les sondages

    Européennes : la liste d’Emmanuel Macron au plus bas dans les sondages

    La liste Besoin d’Europe (Renew), soutenue par Emmanuel Macron, est à 15,5% des intentions de vote, indique le dernier sondage Elabe de samedi (18 mai). Il s’agit du niveau le plus bas atteint depuis le début de la campagne pour les européennes des 6 à 9 juin prochains. 

    La liste menée par l’eurodéputé française du parti de M. Macron Renaissance (Renew), Valérie Hayer, n’a jamais été aussi bas dans les sondages, selon le dernier sondage Elabe effectué sur un échantillon de 1 503 personnes, représentatif des résidents de France métropolitaine âgés de 18 ans et plus.

    En perdant 2,5 points depuis mi-janvier à 15,5 %, elle est plus que jamais talonnée par la liste du Parti socialiste-Place publique (Socialistes et démocrate, S&D) conduite par l’eurodéputé français Raphaël Glucksmann et ses 13% en pleine dynamique, à plus 3,5 points depuis mi-janvier.

    Pour ne pas arranger cette situation pour Mme Hayer, le sondage révèle que seuls 54% des électeurs de M. Macron aux élections présidentielles de 2022 voteraient pour la liste Besoin d’Europe.

    Maigre lot de consolation pour : le nombre d’électeurs sûrs de voter pour la liste a progressé de 8 points en deux semaines (77%) – ce chiffre atteint toutefois 90% chez les électeurs du Rassemblement national (RN, Identité et démocratie), 76% chez ceux de La France insoumise (LFI, La gauche) et 65% chez ceux du Parti socialiste.

    Valérie Hayer, tête de liste Besoin d’Europe pour les élections européennes, au Parlement européen, Strasbourg, le 21 mars 2024. ©Union européenne 2024

    Le RN au sommet

    La liste du RN, menée par le président du parti à la flamme et eurodéputé, Jordan Bardella, caracole toujours en tête des sondages. Elle a atteint, début mai, les 32 % d’intentions de vote.

    Les Ecologistes (Les Verts/ALE), LFI et Les républicains (Parti populaire européen, PPE) sont tous à 7,5%. Reconquête! d’Eric Zemmour (ECR) et le Parti communiste français (La Gauche) sont crédités respectivement de 5,5 % et 1,5 % des intentions de vote.

    La cote de popularité d’Emmanuel Macron en hausse

    Paradoxalement, la cote de popularité d’Emmanuel Macron repart à la hausse et atteint 32 %, dans le dernier sondage Ipsos de samedi, réalisé auprès de 1 000 personnes constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. C’est un niveau inédit depuis février 2023.

    En revanche, le Premier ministre Gabriel Attal, 34 ans, est devancé par Edouard Philippe, l’ancien Premier ministre de Macron, M. Bardella et Mme Le Pen pour ce qui est de la satisfaction quant à leurs accession à la présidence de la République lors des prochaines élections présidentielles de 2027. M. Bardella devance même Mme Le Pen, pourtant candidate naturelle du RN pour les élections nationales suprêmes.

● Radio en direct
En pause