Dans son ouvrage, « Capitalisme, socialisme et démocratie » de 1942, Joseph Schumpeter indique que « le capitalisme est un processus de destruction créatrice ». À travers cette formule, il décrit la dynamique qui sous-tend l’évolution de l’économie. L’arrivée de nouveaux produits ou services intervient sous forme de remplacement ou d’amélioration de produits et services anciens.
Ce processus est source d’innovations, de progrès technique et de croissance. Depuis une vingtaine d’années, le principe de la destruction créatrice est retenu pour interpréter les cycles économiques et pour expliquer la croissance. L’Europe se démarquerait des États-Unis en raison de son faible niveau de la destruction créatrice.
Trois facteurs expliqueraient le faible pouvoir de la destruction créatrice en Europe : le faible renouvellement des grandes entreprises, la protection de l’emploi et la faiblesse de l’investissement.
Le faible renouvellement du tissu économique en Europe
Neuf des dix plus grandes entreprises de la zone euro existent déjà depuis plus de quarante ans et huit d’entre elles sont dans des secteurs traditionnels. L’Europe est absente dans les domaines des technologies de l’information et de la communication. Les entreprises présentes dans ce domaine comme Atos ou Siemens rencontrent actuellement des difficultés. Malgré la puissance de l’industrie automobile en Europe, aucune marque n’a réussi à s’imposer sur le créneau des voitures électriques comme la marque américaine Tesla a pu le faire en quelques années.
Les six premières capitalisations aux États-Unis sont des entreprises relevant du secteur des technologies de l’information. Facebook a été créé en 2004, Tesla en 2003, Google en 1998, et Amazon en 1994.
Protection forte de l’emploi dans la zone euro
Le degré de protection de l’emploi est élevé dans la zone euro. Les États membres privilégient le maintien dans l’emploi quand, aux États-Unis, la priorité est donnée à la mobilité. Cette différence d’approche s’est illustrée durant l’épidémie de covid en 2020. En Europe, les gouvernements ont soutenu les entreprises afin qu’elles maintiennent leurs effectifs quand, aux États-Unis, celles-ci pour faire face à l’arrêt de l’activité ont licencié leurs salariés qui ont été aidés par l’État. Si le nombre de défaillances d’entreprises a été réduit en Europe et si le taux de chômage est resté relativement faible, le rebond a été moins rapide qu’aux États-Unis. Dès la fin des confinements, les États-Unis ont pu ainsi très revenir au plein-emploi. En Europe, la productivité par tête est, depuis 2019, à la baisse quand elle progresse outre-Atlantique.
Faiblesse de l’investissement
Le taux d’investissement dans les technologies de l’information et de la communication en 2023 s’élevait à 3,8 % du PIB aux États-Unis, contre 2,6 % en zone euro. Depuis 2002, ce taux a augmenté de 0,6 point de PIB aux États-Unis et de 0,3 point en zone euro.
Les dépenses de Recherche-Développement sont passées de 2002 à 2023, de 2,5 à 3,5 % du PIB aux États-Unis et de 1,8 à 2,2 % du PIB en zone euro. Le mouvement de déplacement de la production et des emplois vers les entreprises les plus sophistiquées est plus lent dans la zone euro qu’aux États-Unis.
Dans ce contexte, l’écart de productivité par tête ne peut que s’accroître. Celle-ci a augmenté de 47 % aux États-Unis entre 2002 et 2023 contre seulement 9 % en zone euro. Sans rupture de la tendance en cours, la zone euro est menacée d’une réelle marginalisation.
Joe Biden effectuera sa première visite d’État en France le samedi 8 juin, à l’occasion des commémorations du 80ème anniversaire de la Libération de la Seconde Guerre mondiale.
« La visite d’État reflétera la relation durable et globale entre les États-Unis et la France », souligne un communiqué de presse de la Maison Blanche.
« Le président [Joe] Biden et le président [Emmanuel] Macron discuteront à l’occasion des nombreux défis mondiaux et questions bilatérales [du moment] ».
« Alors que 80 ans après la Libération de l’Europe la guerre est de retour sur le continent, les deux présidents évoqueront le soutien sans faille et dans la durée à apporter à l’Ukraine », a précisé l’Élysée.
Une série de commémorations sont organisées du 5 au 7 juin en Bretagne et en Normandie. 25 chefs d’État et de gouvernements, dont le président Américain Joe Biden, le Premier ministre canadien Justin Trudeau, le prince William ou encore le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy sont attendus.
Lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre allemand Olaf Scholz mardi (28 mai), Emmanuel Macron a confirmé qu’il préparait de nouvelles annonces pour le soutien militaire et financier de l’Ukraine.
« J’aurai l’occasion, lorsque le président Zelensky se rendra en France […] la semaine prochaine, de le recevoir, et à ce moment-là, de m’exprimer très précisément pour annoncer ce que nous allons faire », avait-il affirmé.
« Les échanges porteront aussi sur le renforcement de la coopération bilatérale, en particulier en matière économique, spatiale et nucléaire », a ajouté l’Elysée.
Les organisateurs de l’événement, la « Mission Libération », avaient également annoncé en avril que les autorités russes seraient invitées lors des commémorations, sans pour autant inviter le président Vladimir Poutine.
« La Russie sera […] invitée à être représentée pour que l’importance de l’engagement et des sacrifices des peuples soviétiques ainsi que sa contribution à la victoire de 1945 soient honorées », a expliqué la Mission.
L’Élysée a confirmé tard jeudi (30 mai) que la Russie n’avait pas été invitée car « les conditions ne sont pas réunies, compte tenu de sa guerre d’agression en Ukraine ».
Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le 03 juin, l’Hémisphère Nord file vers l’Eté tandis qu’au Sud, la chaleur va enfin diminuer. Dans l’édition du flash quotidien des expatriés de ce lundi : Top départ pour le Bac – Alerte sur les bourses scolaires 2024 – J-6 pour les élections européennes
Première épreuve pour les lycéens du groupe 1
La session 2024 de l’examen commence ce lundi pour les pays rattachés aux académies Aix-Marseille, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Nantes, La Réunion, Rennes, Rouen, le SIEC, Strasbourg, Toulouse. Aujourd’hui, c’est donc au tour des élèves de Première de passer l’épreuve de français, tandis que ceux en Terminale commenceront par la traditionnelle philosophie demain. Pour les autres, ceux aux Amériques, les examens se sont terminés le 24 mai. Tout le monde devra attendre le premier mardi de juillet pour connaître les résultats.
L’inflation mal prise en compte pour les bourses scolaires
Une année se finit, une autre s’annonce pour laquelle certains d’entre vous auront besoin d’une bourse scolaire pour payer les frais d’écolage. Et une mauvaise nouvelle se profile ainsi, selon la note de cadrage adressée par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) aux membres des conseils consulaires des bourses scolaires 2024/2025, « L’institut Mercer, mandaté par l’Etat, a revu la méthode de calcul des indices de coût de la vie par pays et actualisé son panier de référence. De ce fait, les IPPA marquent une baisse qui peut être sensible ». Ceux qui bénéficient d’une prise en charge à 100% devraient être préservés.
Le RN confirme son avance, Renaissance prend ses distances avec le PS
C’est en résumé ce qui ressort des sondages réalisés en métropole pour les élections européennes. Pour rappel, vous, aussi, Français de l’étranger, vous êtes appelé à participer au scrutin. A la différence des législatives, le vote en ligne ne sera pas possible, par contre il est encore temps de donner procuration à un autre électeur inscrit dans le même centre de vote que vous afin de faire entendre votre voix.
C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour un nouveau flash quotidien des expatriés.
Dans une démocratie, le patron, c’est le peuple. Qu’est-ce que le peuple ? Ni le « Tiers-état » de Sieyès, ni « le métro » de Malraux, simplement la communauté des citoyens. Hélas, parfois, souvent, le peuple est réduit au public de l’eurovision ou d’autres ébats télévisuels.
Les élections convoquent l’ensemble les citoyens. Par un geste commun, celui de voter, ils marquent leur appartenance au Peuple. Ceux qui ne votent pas approuvent par avance les résultats de scrutin. Ils exercent leur droit de se taire, perdent un peu celui de critiquer.
Il y a un certain snobisme à ne pas voter : celui de se considérer au-dessus du commun des mortels, dénonciation paresseuse d’un « système » dont on ne sait par quoi il pourrait être remplacé.
Voter ne signifie ni adhésion au « système », ni adhésion au parti pour lequel on vote
La démocratie, que ce soit au Mexique, en Inde, en Afrique du Sud, aux Etats-Unis, en Europe, est une exception dans l’histoire. Bien des commentateurs annoncent son trépas sous les coups de boutoir de la coalition des autocrates, et de leurs affidés locaux, idiots utiles ou stipendiés. Pourtant, que ce soit en Russie, en Iran, au Venezuela, en Algérie ou en Chine, même les dictatures ont besoin de se donner une apparence démocratique.
Voter ne signifie ni adhésion au « système », ni adhésion au parti ou personnes pour lesquelles on vote. Il signifie d’abord que l’on préfère un régime démocratique à n’importe quel autre. Ensuite, on ne choisit un candidat que de préférence à toutes les autres. Rien de plus.
En France, plus de trente-sept listes ont été déposées. De quoi faire son choix ? Peut-être n’y en a-t-il aucune qui correspond vraiment à ce que l’on souhaite. D’autant que la liste des souhaits change. La contradiction vit en chaque électeur; le démagogue a du mal à suivre le vent, il tourne.
Ceux qui hier soutenaient le Brexit et Poutine (mais Poutine soutenait le Brexit), ont changé d’avis, du moins en apparence. Ils ont bien fait, puisqu’ils sont en tête des sondages. Paradoxe : les mêmes sondages montrent que l’adhésion des peuples à l’Union européenne est un acquis. Peut-être est-ce parce que c’est un acquis que les électeurs se permettraient de donner une prime aux antieuropéens historiques.
La France est en pointe dans cet euroscepticisme, toujours en tête de la déprime. Plus de 60% des Européens sont optimistes quant à l’avenir de l’Europe. Les plus positifs sont les Irlandais, voisins des Brexiters (83%), les plus négatifs les Français (47%)
Plus de 70% soutiennent les mesures prises pour soutenir l’Ukraine, 70% une politique commune sur l’immigration, 80% une politique énergétique européenne indépendante des hydrocarbures. Le soutien à une Europe plus indépendante, une « Europe européenne » disait De Gaulle, est constant.
Peut-être les sondages mentent-ils ? Ce soutien à la nécessité de renforcer l’Union ne se retrouverait pas dans les urnes. Selon les projections, les antieuropéens ne seraient pas loin de la majorité si l’on additionnait ceux de l’extrême droite à ceux de l’extrême gauche.
37.000 fonctionnaires à Bruxelles. Moins qu’au ministère de l’agriculture ou à la mairie de Paris.
Pourquoi cette défiance ? Dénoncer la bureaucratie bruxelloise est un lieu commun. C’est vrai : 37.000 fonctionnaires à Bruxelles. Pour 445 millions d’Européens. Moins qu’au ministère de l’agriculture ou à la mairie de Paris.
Ce qui est excessif, c’est l’excès de réglementation. Mais la folie réglementaire, si elle est aussi européenne, n’est-elle pas française ? 400 000 normes s’appliquent en France. Le Code du travail compte 11 176 articles, (+ 224 % depuis 2002); celui du commerce, 7 008 articles, (+365 %); de l’environnement, 6 898 articles, (+ 689 %); de la consommation, 2 105 articles, (+ 333 %). L’augmentation du nombre moyen de mots par loi depuis 2002 atteint 83 % : 400 000 mots en plus par an, plus de 33 000 chaque mois. La faute à l’Europe ? Vraiment pas ! Il suffit de se comparer les législations françaises à celles de nos voisins européens.
Cette inflation de normes coûte au moins 3 % du PIB, soit 84 milliards d’euros, selon un rapport gouvernemental. Curieusement, il n’y a pas de candidats qui proposent moins de réglementations, c’est-à-dire une politique un peu plus libérale, tant le libéralisme serait un gros mot, tant l’Europe serait « ultralibérale ». L’inculture politique est le danger démocratique.
Contre l’Europe, caricatures et fake news fleurissent.
Ne dit-on pas que 80% des lois sont européennes ? Une bonne raison d’aller voter, si c’était vrai. Mais c’est aussi stupide que de considérer que l’état de droit est imposé par la Convention européenne alors que la constitution française y suffit, heureusement. Non : 80% des lois ne trouvent pas leur origine à Bruxelles. C’est une vieille fake news de Delors. Ce serait un extraordinaire exercice de simplification que de s’en remettre aux seules règles européennes ! En matière économique comme pour les droits de citoyens, quelle libération !
Contre l’Europe, les caricatures fleurissent. Politique commerciale naïve, frontières passoires, monnaie étouffante, l’Europe serait la cause de déclin de la France, de la ruine grecque, du décrochage par rapport aux États-Unis, de la guerre en Ukraine, de l’ascension de la Chine et de la misère des pays pauvres.
Il y a 20 ans, dix pays (Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, Slovaquie, Slovénie et Tchéquie) adhéraient à l’UE. La Roumanie avait à l’époque un PIB de 74 milliards d’euros, il est aujourd’hui 4 fois plus élevé, au-dessus de 300 Mds. Celui de la Pologne est passé de 255 à 690 Mds. Tous les membres de l’UE, y compris la Bulgarie, ont un PIB par habitant supérieur à celui de la Russie, largement dépassée. On comprend que Poutine ne veuille pas d’un tel exemple pour l’Ukraine.
La notation de la France a été dégradée. Les taux d’emprunt français n’ont pas bougé. Grâce à l’Europe.
L’Europe, commercialement, est en excédent. Le déficit français est un cas à part. La faute à une structure d’Etat, une politique fiscale, réglementaire, sociale, qui handicape depuis des lustres l’économie française, tire les salaires vers le bas, plombe les entreprises et leurs capacités d’exportation, à l’exception des grands groupes, qui font leur chiffre d’affaires ailleurs.
La notation de la France a été dégradée par Standard and Poor’s. Pourquoi n’est-elle pas sanctionnée par les marchés, contrairement à ce qu’avait dû subir le Royaume-Uni, au point de changer de Première ministre ? Les taux d’emprunt français n’ont pas bougé. Grâce à l’Europe.
Les Américains empruntent à 4.5%, ils ont le dollar. La France à 3.10% : l’euro. Sur 285 milliards d’emprunts, cette petite différence de 1.4% représente 4 milliards. Et encore, si le Nouveau Franc avait la solidité du dollar… Par comparaison, l’ensemble du budget des affaires étrangères (dont la coopération, les contributions internationales, les opérations extérieures) représente 6 milliards.
À chaque crise, la mort de l’Europe est avancée : Brexit, crise de la Grèce, Covid, Ukraine. À chaque fois les augures eurosceptiques se réjouissent. Et se trompent. L’Europe se renforce à chaque crise : emprunt commun depuis le Covid, fonds pour l’industrie de défense, commandes communes pour la santé, crises migratoires.
Dans le monde actuel, l’indépendance d’un pays repose sur sa capacité d’action ; il doit avoir plusieurs politiques possibles. C’est la capacité d’adaptation, de réaction, la pluralité des choix qui renforce l’indépendance. L’Europe, par ses solidarités, par son pragmatique, multiplie les possibles. Renversement des approvisionnements de gaz après la crise russe, sauvetage de la Grèce, riposte conjointe à la Russie : L’Europe est un multiplicateur, par le nombre et la diversité des Etats, parce qu’elle lie agriculture et énergie, immigration et intelligence économique, droit des peuples et droits du citoyen, selon des standards communs.
Si l’on a au Parlement européen des députés qui méprisent l’Europe, alors l’Europe tombera, par la seule force de l’inertie.
Encore le droit, toujours le droit. Dans la bataille mondiale des normes, l’Europe s’impose. Lors des prochaines crises – il n’existe pas de monde ni de vie sans crise – si l’on a au Parlement européen des députés qui méprisent l’Europe, alors l’Europe tombera, par la seule force de l’inertie. Cette fois, les eurosceptiques auront eu raison. Ils auront saboté l’Union européenne, patiemment construite depuis 1958, de l’intérieur. Tout le monde sentira la chute. Les Européens, le monde entier. Car elle est un facteur de stabilité dans le monde.
Chacun a le droit de ne pas aller voter. Ce droit existe parce qu’il y a un état de droit. Mieux vaut ne pas le perdre.
Une majorité d’abstention, c’est triste, même si c’est un signe de confiance aveugle de la part de ceux qui ne votent pas à ceux qui votent. En espérant, pour les Français de l’étranger, que l’administration qui veille sur eux facilite l’exercice de ce droit. En démocratie, ce sont les citoyens qui décident. S’ils veulent bien en faire l’effort.
Laurent Dominati
Laurent Dominati
a. Ambassadeur de France
a. Député de Paris
Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press
Hier soir à Athènes, les 64 délégations lycéennes participant aux Jeux internationaux de la jeunesse, se sont retrouvées à Grammatiko, au « village des jeux », pour une cérémonie de clôture pleine d’émotions. L’occasion de faire le bilan d’une semaine intense.
Une organisation optimale
Vendredi, avant-dernier jour des épreuves, le proviseur du lycée, Damien Ganier, nous avait confié sa satisfaction. Nous étions alors à Schinias, magnifique site accueillant l’épreuve du volley de plage : « Depuis le premier jour, il y a une bonne alternance entre les moments d’émotion, qui sont les rassemblements de la communauté AEFE, et les moments sportifs comme aujourd’hui, entre ici à Schinias, le volley de plage, et de l’autre côté le kayak, et les autres moments culturels que les élèves ont pu vivre dans la semaine. Avec hier le parcours culturel au cœur d’Athènes et deux jours avant les activités sportives sur le site de Grammatiko».
Pour ce qui est de l’émotion, elle sera bien présente, lors de la cérémonie de clôture. Démarrant par un magnifique défilé bigarré de drapeaux, de l’ensemble des lycées participants, différents responsables des organisateurs de ces jeux, l’AEFE et l’Unss, se sont succédé au micro, au pied des gradins du village des Jeux.
Des messages forts des parrains
Ces jeux n’auraient sans doute pas été les mêmes sans la présence des parrains et marraines.
La footballeuse Candice Prévost a présenté son documentaire et son association « Little Miss soccer », en faveur de l’émancipation des femmes grâce au football. La nageuse Malia Metella, quant à elle, a pu partager son expérience en revenant sur le lieu où elle remporta sa médaille d’argent en 2004. Les jeunes ont aussi pu échanger avec Diane de Navacelle de Coubertin, ambassadrice du sport scolaire de l’Unss, avec le triathlète handisport Yannick Bourseaux, ainsi qu’avec Florent Pietrus, champion de basket-ball, autour des différentes épreuves disputées lors de cette treizième édition grecque.
Le multiculturalisme à l’honneur
Premier à prendre la parole lors de cette cérémonie de clôture, Alexandre Diebolt, n°2 de l’ambassade de France en Grèce, s’est réjoui du défilé de drapeaux ayant ouvert la cérémonie. Louant une « expérience concrète du multiculturalisme et du multilinguisme » à travers ces Jeux, il salue le travail de l’AEFE et de l’Unss, et bien sûr celui du lycée franco-hellénique Eugène Delacroix d’Athènes. Mais aussi celui de Marie Christine Lefranc, cheffe de bureau des événements et de la valorisation du réseau de l’AEFE, qui remercia à son tour Anaïs Bouxin, professeur d’EPS à Athènes, et visiblement émue par les chaleureux applaudissements du public. Avant de laisser la place à une vidéo de remerciement des JRI, spécialement pour Anaïs et Marie-Christine. De quoi apprécier le travail mené par les « jeunes reporters internationaux », que nous évoquions dans un article précédent.
De jeunes officiels très engagés
La journaliste Gaëlle Millon, animatrice de cette cérémonie de clôture pleine d’émotion, rappellera combien l’organisation de ces jeux doit beaucoup au lycée franco-héllénique Eugène Delacroix d’Athènes, et à l’investissement des jeunes officiels, arbitres et organisateurs, tous élèves dans cette école. La veille, le proviseur Damien Ganier, nous expliquait qu’au « niveau logistique des choses », tout avait été géré « pour que les participants aient le sentiment de facilité et de confort au cours de cette semaine ».
Des professeurs et enseignants-formateurs ravis
Et en interrogeant les invités de ces jeux, il semble bien que l’objectif d’une organisation fluide ait été atteint. Au-delà du village des jeux permettant de disposer d’un lieu unique, il semble que pour les 128 professeurs accompagnant les lycéens, la qualité des équipements mis à disposition des établissements ait beaucoup compté.
Elie Youssef, professeur d’EPS au collège protestant de Beyrouth au Liban, a particulièrement apprécié les terrains de beach-volley. Il dit « remercier l’AEFE de leur avoir donné la chance de jouer sur des terrains pareils. Professionnel de volley-ball, il explique avoir rarement joué sur un tel sable : « elles sont superbes ces installations ».
Comme les autres professeurs ou enseignants-formateurs, il a aussi fortement apprécié l’espace de rencontres internationales que ces jeux ont constitué pour ses élèves, dans un esprit valorisant des valeurs de partage : « l’esprit du sport il est partout, que ce soit dans le village où on est, ça fait plaisir de voir les élèves vraiment s’approcher l’un de l’autre, faire la connaissance d’autres pays. Ils sont tous installés dans le même village. Je trouve que c’est vraiment bien. »
Les Jeux internationaux de la jeunesse vont sans nul doute bien au-delà du sport. Ainsi, Hind Soneah Naiko, championne d’Afrique en saut en hauteur et professeur d’EPS au lycée La Bourdonnais de Curepipe, à l’île Maurice, met l’accent sur le fait d’être « venus pour passer de bons moments. », l’équipe de ces élèves étant venue sans « prétention à être sur le podium ». Elle dit avoir été émerveillée « de voir cette belle organisation et de voir les enfants se mélanger aussi facilement ».
Un mélange d’établissements que Jean-Paul Négrel, directeur général adjoint de l’AEFE, tient à mettre en avant, rappelant qu’il y a aussi des lycées de l’hexagone et des DOM-TOM qui participent. Qualifiant le bilan des JIJ de « toujours très positif », il évoque une « institution qui fonctionne à la merveille depuis des années, avec l’alternance entre la France et l’étranger ». Lors de la cérémonie de clôture, il promettra aux hôtes athéniens de leur réserver la primeur du nom de la ville française désignée pour accueillir les prochains jeux, dès que celui-ci serait connu.
Un palmarès riche de diversité
Ce samedi soir, avec la remise des prix, le suspense est porté à son comble, pour récompenser des lycées venus des quatre coins du monde.
Le premier prix remis est celui du concours de vidéos « Dansez les JIJ ». Sur le podium, les trois lycéens lauréats sont les suivants :
en n°3, le lycée Bonaparte de Doha au Qatar
en n°2, le lycée français de Prague
en n°1, c’est le lycée René Cassin de Bayonne qui remporte la mise, avec une très belle chorégraphie, ayant associé un grand nombre d’élèves du lycée. Pour un résultat final très abouti, qui doit visiblement beaucoup à la contribution du BTS audiovisuel : un montage aux petits oignons, qui a déjà atteint près de 25 000 vues
Un œil sur les enjeux sociaux et environnementaux
Mais au-delà de pousser les élèves à mesurer leurs talents sportifs et culturels, ces jeux ont aussi été l’occasion pour les participants de développer leur capacité à prendre en compte les questions sociales et environnementales. Ainsi, nous explique Marie-Christine Lefranc, il avait été proposé aux établissements « de choisir trois objectifs parmi les dix-sept objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU, et de les illustrer par une photo avec un verbatim ». Ainsi, ce « programme photo ODD » faisait l’objet d’un prix.
Quatre lycées ont été désignés vainqueurs ex æquo. Le lycée français de Prague (République tchèque) a choisi l’objectif d’une « éducation de qualité », pour évoquer « l’optimisation temps de travail ». Celui de Lomé (Togo) qui a illustré l’objectif de « bonne santé et bien-être » à travers un concepts de « salle de sports naturelle ». Et enfin, celui de La Haye (Pays-Bas), qui a représenté l’objectif de « paix, justice et institutions efficaces », et le lycée Vauban du Luxembourg, sur l’objectif « eau propre et assainissement ».
Un doublé pour le lycée français de Singapour
Clou du spectacle, le classement des dix premières équipes va être annoncé au micro.
Le grand gagnant, c’est le lycée « International french school » de Singapour, pour la seconde année de suite. Une équipe composée de Maëva, Adrien, Inès, Illaé, Maëlle, Ewan, et leurs professeurs Aliona et Frédéric.
Mais une chose est sûre, aucun des cinq cents compétiteurs de ces jeux francophones n’est reparti perdant d’Athènes.
LF Singapour
Podium :
n°1 – Lycée international de Singapour est donc le grand gagnant, pour la seconde année de suite.
Le podcast dédié à la sphère football des français à l’étranger.
Chaque épisode s’ouvre sur les dernières actualités puis vous propose une interview d’un joueur professionnel qui joue dans un championnat étranger. Nous donnons également la parole aux responsables des clubs de supporter installés pour nous expliquer comment ils arrivent à faire vivre leur passion loin de la France.
Animé par Caroline Ettori et Jérémy Michel.
Natif de Marseille, notre premier invité a découvert les Etats-Unis il y a une dizaine d’années. Aujourd’hui coach adjoint du FC Dallas, Peter Luccin a longtemps brillé au milieu de terrain dans différents clubs européens. En Ligue 1, il a notamment porté le maillot de Cannes, des Girondins de Bordeaux, de l’OM ou bien encore du PSG. Il s’expatriera ensuite en Espagne. Il portera la tunique du Celta Vigo, de l’Atlético de Madrid et du Real Saragosse. Puis c’est vers la Suisse et les Etats-Unis qu’il poussera le ballon rond. Footballeur accompli, c’est aujourd’hui un entraîneur passionné et un homme de convictions que le FC Expat vous invite à (re)découvrir.
Peter Luccin, les Etats-Unis nouvelle terre du football ?
Peter Luccin est arrivé à Dallas en 2013, depuis une dizaine d’années vit-il toujours le rêve américain ? C’est sans tabou que notre invité partage son opinion sur la situation actuelle aux Etats-Unis. Au cours de cette interview, l’ancien international espoir, nous explique aussi pourquoi il est venu jouer au Texas. Il analyse également pour le FC Expat le niveau de jeu du soccer en MLS. « En jeune, aux Etats-Unis, il y a autant de talent qu’en Europe ».
Peter Luccin portrait FC Dallas
Au micro du FC Expat, Peter Luccin parle aussi de sa transition de joueur à entraîneur. Il a fondé son académie en se tournant au départ vers les jeunes. Avec une véritable envie de transmettre et de former. À cet âge-là, « c’est le football à l’état pur » constate-t-il. Ajoutant, « Ils ne pensent pas encore aux voitures… ».
Peter Luccin bientôt de retour sur un banc en France ?
« La France me manque, c’est mon pays », nous confie l’ancien pensionnaire de Ligue 1. Expatrié depuis plus de vingt ans, son retour dans l’hexagone est envisagé. Son nom a d’ailleurs circulé ces deniers temps pour entraîner une équipe professionnelle du championnat français.
Peter Luccin coach adjoint FC Dallas
Au cours de sa carrière, Peter Luccin a connu des entraîneurs charismatiques. Que ce soit Guy Lacombe, Rolland Courbis, Raymond Domenech ou bien Victor Fernandez. Que lui ont apporté ces différents techniciens ? Pour connaître sa réponse, écoutez le podcast du FC Expat.
OM, PSG : où est la meilleure ambiance ?
La rivalité dans les tribunes existe entre marseillais et parisiens. Mais quel public supporte le mieux son équipe ? Est-ce celui du Stade Vélodrome ou bien les habitués des travées du Parc des Princes ? Dans quel stade les chants font-ils le plus vibrer les joueurs ? Peter Luccin a connu ces deux ambiances. En effet, il a joué à l’Olympique de Marseille et au Paris-Saint-Germain. C’est sans aucune hésitation qu’il nous délivre sa réponse en conclusion de notre échange.
Charles Cho PsgToronto au parc des princes
2eme mi-temps avec Charles Cho, cofondateur du fan-club du PSG à Toronto
Le club de la capitale a ses supporters français à l’étranger. A Toronto, les passionnés se retrouvent pour les matchs. Le FC Expat vous propose de rencontrer Charles Cho, l’animateur de ce réseau « parisien » dans cette ville canadienne. Il n’en est pas à son coup d’essai. En effet, notre invité a auparavant développé le fan-club du PSG à Montréal.
Au Canada, le football reste-t-il un sport d’expatriés ?
A des milliers de kilomètres de Paris, « l’ambiance du stade manque » nous dit Charles. Pour autant, dans les bars les chants résonnent grâce « à d’anciens ultras » présents. Le club de la porte d’Auteuil n’est pas uniquement visible dans les cafés. En décembre 2023, une boutique du PSG s’est ouverte à Toronto.
Au QG du Psg Toronto
Comment ce sport, le soccer, est-il vécu par les Canadiens ? Est-ce une activité réservée à la diaspora française ou bien se développe-t-il en séduisant de plus en plus la population locale ? Le FC Expat a posé la question à Charles Cho. Au pays du soccer, le football devient-il roi à quelques mois de la coupe du monde 2026 ?
PSG Fan-club, un soft power gagnant-gagnant
Le PSG s’est développé en n’oubliant pas ses fans à l’étranger. C’est une formule où chacun tire profit. C’est un partenariat « gagnant-gagnant » nous informe le supporter parisien en nous donnant des exemples. Enfin, cette interview se termine sur le futur du club parisien. Doit-il quitter le Parc des Princes ? Quels nouveaux joueurs pour le prochain mercato ? Et, en question subsidiaire à notre invité, Le FC Expat est-elle la meilleure émission de foot pour les Français de l’étranger ?
Séisme politique aux Etats-Unis ? Ou simple fait divers ? C’est tout de même la première fois qu’un président ou ancien président américain est condamné au pénal. Donald Trump vient d’être reconnu coupable de paiements dissimulés à une star de films X. Il encourt jusqu’à quatre ans de prison ferme.
@AdobeStock
L’élection du président des Etats-Unis se tiendra en novembre prochain. Quelle conséquence ce verdict a-t-il d’ores et déjà sur la campagne électorale ? Lesfrancais.press a interrogé Olivier Piton. Conseiller des Français de Washington et membre de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), l’élu tricolore est un spécialiste de la politique américaine. Dans ce podcast, il décrypte la situation.
Des travaux d’intérêt général, une peine possible pour le milliardaire Trump
Pour Donald Trump, le choix des prochaines semaines est-il uniquement binaire : l’incarcération ou la Maison Blanche ? En théorie, la menace de la prison plane au-dessus de sa tête. Une amende pourrait aussi accompagner le verdict. Le juge dispose aussi d’un autre arsenal : celui de condamner le milliardaire américain à des travaux d’intérêt général. La peine sera prononcée le 11 juillet.
Les « double haters » feront-ils basculer l’élection présidentielle aux Etats-Unis ?
Le premier débat entre Donald Trump et Joe Biden se tiendra le 27 juin. L’actuel locataire de la Maison Blanche profitera-t-il du procès de son adversaire Républicain ? Nous avons posé la question à notre invité. Au-delà, y a-t-il un risque d’embrasement du pays ?
@Adobestock
Au niveau comptable, il s’agira aussi d’observer avec attention l’impact de cette affaire sur les votes des indépendants et des indécis. L’élection américaine de novembre prochain se jouera, selon les experts, à très peu de voix. Les « double haters », ceux qui n’apprécient pas ni Biden, ni Trump, feront aussi l’objet de toute l’attention politique. « Ils seront scrutés au microscope » déclare notre invité. En effet, leur réaction au procès ne sera pas neutre dans le résultat final de l’élection.
Trump et les Franco-Américains
Lors de la première élection de Donald Trump, beaucoup avaient été étonnés par le nombre de nos compatriotes qui soutenaient la démarche de l’homme d’affaires. Comment les binationaux, les Franco-Américains réagissent-ils à la condamnation prononcée par le tribunal new-yorkais ? Olivier Piton connaît bien cette communauté, il nous partage son analyse.
Des candidats binationaux aux élections américaines ?
Enfin, l’élection présidentielle américaine n’est pas le seul vote cette année aux Etats-Unis. Il y a aussi un renouvellement de la Chambre des représentants et du Sénat. Lors des précédents scrutins, des Français ayant la nationalité américaine s’étaient présentés. Y aura-t-il en 2024 des candidats binationaux ? L’élu des Français de l’étranger répond aussi à cette interrogation au cours de l’interview audio Lesfrancais.press que nous vous invitons à écouter.
Les bourses scolaires 2024 risquent bien d’être victimes du coup de rabot budgétaire. On en parlait déjà le 20 aout 2023 lors de la rentrée, en effet, les premières bourses de l’année 2024 dépendaient du budget 2023. Et on anticipait déjà que les difficultés se prolongeraient au-delà de l’année scolaire 2023/2024… et c’est bien le cas. On fait le point pour les Français de l’étranger à quelques semaines des grandes vacances estivales pour le réseau AEFE.
Des bourses mais pourquoi ?
Il nous est apparu bon de rappeler l’importance des bourses scolaires pour les familles françaises qui résident hors de France.
On l’oublie, souvent, mais les écoles, même gérées directement par l’Agence pour l’Éducation Française à l’Étranger (AEFE) sont payantes. Et la participation est plus que symbolique puisque les frais d’écolage annuels s’établissent entre 3000 et 15 000 euros selon le pays et l’opérateur qui gère l’établissement. Une situation qui sanctionne finalement le jeune Français, privé de son droit constitutionnel à l’éducation car ses parents se sont expatriés. Une argumentation parfois entendue, qui avait conduit Nicolas Sarkozy a rendre gratuit le Lycée (de la seconde à la terminale) mais qui fut supprimée par François Hollande en 2012.
Ainsi, Le système des bourses scolaires destiné aux élèves français est en ce sens le garant d’une cohésion sociale des communautés françaises à l’étranger et un facteur de réussite pour les enfants.
Le dispositif se matérialise par une participation partielle ou totale aux paiements des frais de scolarité, attribuée sous conditions de ressources, qui permet aux élèves français à l’étranger de poursuivre leur cursus dans un établissement d’enseignement français homologué AEFE. Cependant, faut-il pouvoir en bénéficier, car là aussi, il y a débat sur les critères retenus par l’administration.
Qui peut percevoir une bourse pour l’année 2024-2025 ?
Pour pouvoir bénéficier d’une bourse pour l’année scolaire 2024/2025, votre enfant doit atteindre ses 3 ans au plus tard le 31 décembre 2024.
Vous devez :
Être inscrit au registre consulaire : L’inscription consulaire (transferts, certificats, radiation…)
Ne plus percevoir de prestations familiales de la part de la CAF (un certificat de radiation est requis pour les familles dont les enfants ont résidé en France).
Correspondre aux critères de revenus et de capitaux détenus (ces derniers sont propres à chaque pays, vous pouvez les consulter sur les sites des consulats et des établissements concernés)
L’enfant doit :
Être français et inscrit à votre livret de famille français (ou a minima disposer d’un acte de naissance français) ;
Être âgé d’au moins 3 ans au 31 décembre 2024 ;
Résider avec sa famille (père, mère, tuteur légal) ;
Être inscrit au registre consulaire avec au moins l’un de ses parents;
Être scolarisé ou en cours d’inscription au sein d’un établissement homologué par le ministère de l’Éducation nationale, au plus tard à la rentrée de l’année scolaire considérée.
Quel mode de calcul ?
C’est ici que sont confrontés deux données, d’un côté les revenus des parents et de l’autre la quotité disponible. Car à la différence des bourses en France, dont le montant est gravé dans le marbre chaque année, celles remises aux Français de l’étranger sont modulés selon l’enveloppe attribuée lors du vote de la loi de Finances et du rectificatif budgétaire qui intervient le plus souvent à la rentrée estivale des parlementaires.
Ainsi pour prétendre à une bourse, les ressources de la famille doivent s’inscrire dans les limites du barème d’attribution. Celui-ci repose sur la définition d’un quotient familial net des frais de scolarité pondéré d’un indice de coût de la vie dans le pays de résidence. Ce barème, l’Indice de Parité du Pouvoir d’Achat (IPPA), est fourni chaque année par cabinet privé Mercer sous mandat du ministère des Affaires étrangères, Paris étant la référence, on dit en base 100, ainsi si dans votre pays de résidence on doit moins dépenser pour « vivre » qu’à Paris alors votre indice sera inférieur à 100 et inversement si le coût de la vie est supérieur à Paris. Dans la grande majorité des cas, l’indice sera donc inférieur à 100.
Toutes les ressources, de quelque nature qu’elles soient, y compris aide familiale, sont à déclarer pour calculer le revenu brut de la famille. Celui-ci peut donc être supérieur au montant déclaré aux services fiscaux dont vous dépendez. En sus, les services consulaires enquêteront et ajouteront si vous les avez oubliés certains avantages en nature comme un éventuel logement gratuit mis à disposition, ou une voiture de fonction.
Dans le calcul de vos revenus, vous pourrez aussi déduire des dépenses obligatoires comme les cotisations sociales, les impôts sur le revenu dûs en France ou dans le pays de résidence, ainsi que les éventuelles pensions alimentaires.
Enfin, pour calculer le montant qui sera pris en compte par les services consulaires pour vérifier votre éligibilité, vous devez déduire les frais de scolarité. Les seuls frais de scolarité pris en compte sont :
Frais de scolarité annuels
Frais d’inscription annuelle
Frais de 1ère inscription
Une fois le calcul fait, vous obtiendrez votre revenu familial de référence. Muni de celui-ci, les services consulaires vont s’intéresser à la composition de votre foyer pour calculer le quotient familial, soit la somme disponible pour chaque membre du foyer. Ainsi le Quotient familial (Q) est égal à : Revenu de référence (R) / nombre de Parts (P).
Mais après il faut le pondérer via le barème du coût de la vie dans le pays de résidence. Vous obtiendrez ce chiffre qui correspond à votre pays sur la page dédiée aux bourses de votre consulat ou de la section consulaire de l’ambassade dont vous dépendez, comme indiqué plus haut. La formule de calcul est assez simple pour obtenir son quotient familial pondéré (Qp) : Quotient familial (Q) x 100 (base Paris) / IPA.
Si le quotient familial pondéré (Qp) est supérieur ou égal à 23 000€/an, aucune bourse n’est attribuée (hors barème). Si le quotient familial pondéré (Qp) est inférieur ou égal à 3000€/an, les enfants peuvent bénéficier d’une bourse (100%) couvrant la totalité des frais de scolarité. Si le quotient familial pondéré (Qp) est compris entre 3000 € et 23 000 €, la famille bénéficie d’une quotité théorique partielle de bourse couvrant les frais de scolarité et, éventuellement les frais parascolaires, selon la formule suivante : {1 – [(Qp – 3000) ÷ (23000 –3000)]} x100
L’évolution de l’IPPA en 2024 en cause
L’Indice de Parité du Pouvoir d’Achat (IPPA) est un paramètre important qui intervient dans le calcul de la quotité attribuée à chaque famille. Il se caractérise par sa grande opacité : sa méthode de calcul exacte est en effet tenue secrète. Malheureusement le chiffre attribué aux pays est souvent sans rapport manifeste avec l’évolution réelle du coût de la vie dans les villes concernées, est imposée par l’administration aux conseils consulaires sans concertation ni explications, ni aucune possibilité de contrôle en l’absence de toute transparence sur la méthodologie.
Selon la note de cadrage adressée par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) aux membres des conseils consulaires des bourses scolaires 2024/2025, « L’institut Mercer a revu la méthode de calcul des indices de coût de la vie par pays et actualisé son panier de référence. De ce fait, les IPPA marquent une baisse qui peut être sensible ». C’est faire porter le chapeau du manque de moyens au dit « institut » ! En effet, le mode de calcul des bourses étant défini par une simple instruction administrative, rien n’empêchait l’AEFE ou son ministère de tutelle, s’ils en avaient eu la volonté, de prendre toute mesure utile pour atténuer les répercussions des nouveaux indices sur les bourses. Pour les opposants à l’exécutif, le gouvernement a fait le choix, en s’abstenant de transmettre de telles consignes au cabinet Mercer, d’une politique d’une baisse des bourses et d’une augmentation du reste à charge pour les familles. Bercy et la crise budgétaire ne sont pas loin.
Cependant, le camp présidentiel minore cette nouvelle en rappelant que malgré les difficultés rencontrées par l’État et dans l’objectif de lutter contre l’inflation, que l’administration a relevé la contribution progressive de solidarité de plusieurs points. Oubliant qu’à l’automne 2023, ils l’avaient baissé dans les mêmes proportions pour respecter le nouveau budget. Un mécanisme, qui par sa volatilité en cours d’année, est au cœur des débats des professionnels du monde éducatif des Français de l’étranger comme lors du webinaire organisé par la Fapee (Fédération des associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger) le 23 mai 2024. Il sera sûrement sur le tapis lors du correctif budgétaire 2024 et quand il sera temps d’établir le budget pour l’année 2025.
Versements en retard et colère
On le voit certains s’inquiètent des montants alloués, mais au-delà des dispositions réglementaires, le retard même des versements est évidemment problématique. Nombreux sont les témoignages de parents qui, en ce mois de mai, n’ont toujours pas reçu les aides promises. En sus, les personnes touchées sont les allocataires des bourses AESH (Accompagnant pour élève en situation de handicap). Elles sont aussi gérées par l’AEFE. Elles s’intègrent dans les processus décrits précédemment.
Pour le moment, ces familles bénéficiaires ne savent pas quand l’argent sera débloqué. Les associations de parents et les élus commencent à s’interroger sur l’avenir des bourses dans sa forme actuelle. C’est peut-être tout un système qu’il faudra bientôt réviser ? La colère gronde.
De la culture, des rencontres et de la danse grecque. Voilà comment on pourrait résumer cette deuxième journée d’épreuves, dans la capitale hellène. Un parcours qu’aurait sans doute aimé suivre Homère. Et pour suivre, il fallait se mettre dans le rythme. Ce fut en tout cas mon objectif, parti à l’assaut d’équipes à retrouver, au cœur de la cité grecque.
Un parcours « Olympique » conçu par les élèves du BTS tourisme
Nos 64 équipes venues du monde entier étaient donc invitées à se lancer dans un nouveau jeu, source de découvertes. Si un certain nombre d’équipes avaient profité des jours précédents pour visiter des sites emblématiques comme l’Acropole et le Parthénon, ce fut l’occasion d’approcher le patrimoine sous un autre angle. Cela grâce à une épreuve culturelle entièrement créée par les élèves du BTS tourisme du lycée franco-héllénique Eugène Delacroix, dans le cadre de leur formation.
Sur la Pnyx, avec les lycéens d’Anne de Noailles de Bucarest
Ma quête d’équipes du monde entier à interroger commence sur la colline du Pnyx. Là où siégeait l’assemblée des citoyens, l’Ecclésia, aux prémices de notre démocratie. C’est une des étapes parmi les dix défis que doivent relever les athlètes (selon un ordre différent), entre les différents quartiers centraux.
J’y croise l’équipe des lycéens de Roumanie. Nael et son frère ont intégré le lycée Anne de Noailles, à Bucarest, après avoir passé 4 ans en Côte d’Ivoire. Ayant vécu leur enfance dans l’Essonne, les frères ont depuis pris goût aux rencontres interculturelles. Nael m’explique que ce séjour lui permet de revoir ses amis du lycée international Jean Mermoz d’Abidjan. Passionné de voyages, il me raconte que pour l’avenir, il pense poursuivre ses études en France. Il hésite encore, entre l’ESSEC business school et l’École polytechnique.
Aux JIJ, des rencontres amicales pour la vie ?
Une équipe tricolore qui a le sens du voyage, et qui semble profiter pleinement du séjour. Nael raconte : « Dès le début il y a eu une très bonne ambiance. Avec ces 64 lycées et 50 pays représentés, on a retrouvé des connaissances, comme Luna, qui a retrouvé une amie hollandaise« .
Luna a aussi déjà parcouru pas mal de kilomètres autour du globe, puisqu’elle a vécu ses dix premières années à la Réunion. Quand sa mère a obtenu le poste de directrice du lycée Anna de Noailles, elle l’a naturellement suivie. Inès a quant à elle vécu au Qatar puis aux Pays-Bas. Au gré des rencontres depuis leur arrivée aux Jeux, elles ont eu l’occasion de sympathiser avec des participants colombiens, ou encore marocains. Grâce à Nael et son frère, les rencontres ont aussi été facilitées avec les lycéens d’Abidjan.
Une équipe de jeunes de Cotonou très internationale
Après avoir pu admirer la dextérité avec laquelle l’équipe de Bucarest avait réalisé le défi d’une photo offrant « la plus belle vue sur l’acropole« , je tombe sur l’équipe des lycéens de Cotonou, du Bénin, dans le quartier de Monastiraki. Une équipe particulièrement internationale, puisqu’elle compte un franco-sénégalais, un germano-beninois, un franco-béninois, deux françaises et une libanaise : Rayanne, Olaf (vous pouvez écouter son témoignage dans notre flash), Amadou, Samia, Marie et Anjali.
L’ambiance dans l’équipe semble particulièrement bonne. Ils arborent de jolis t-shirts, portant l’inscription « Afon Gandjia » : « comment ça va ? », en « fon-gbe« , parlé au Bénin. Un pays qui a conquis Marie. Venant de France, c’est le métier de sa mère, chercheuse travaillant sur le paludisme, qui l’a amenée au Bénin. A la fin de l’école primaire, elle n’avait pas vraiment envie de déménager, mais, m’explique-t-elle, elle est depuis « littéralement tombée amoureuse de ce pays ».
Aux Jeux internationaux de la jeunesse : « Danser comme des Grecs » !
Avant de répondre à un quiz nécessitant de distinguer colonnes doriques, ioniques et corinthiennes, l’équipe va également relever le défi de « danser comme des Grecs » ! Grâce aux élèves du lycée Eugène Delacroix, qui ne manqueront pas d’énergie pour danser avec les différentes équipes se succédant, au Fokianos café, dans le Jardin national.
Des futurs Wembanyama avec des rêves de NBA
Passionnés de basket, les trois garçons rêvent de devenir professionnels. Grâce à l’appui de son coach de l’association sportive, Rayanne a même des propositions de bourses, pour intégrer un lycée de basket l’an prochain, et peut-être pouvoir aspirer à rejoindre la prestigieuse NBA. Notre français des Spurs Wemby a peut-être du souci à se faire. Et s’ils sont un peu jeunes pour avoir connu les exploits de Florent Piétrus avec l’équipe de France, ils ne manqueront sûrement pas de prendre quelques conseils de pro, présent sur place.
Une journée « siga siga » (« doucement doucement » en grec), mais bien remplie, et qui s’achèvera le soir avec la soirée grecque.