Air France-KLM s’offre une très belle 6e place mondiale et la première au niveau européen dans le classement annuel d’AirlineRatings.com. De nombreux critères entrent en jeu pour départager les compagnies aériennes mondiales. Pour établir son classement, AirlineRatings.com prend en compte la sécurité, l’âge de la flotte, le niveau des investissements, l’empreinte carbone ou les évaluations des passagers. Alors quelles sont les meilleures compagnies aériennes en 2024 ? Une information cruciale pour les Français de l’étranger qui voyagent, bien plus, que la moyenne de nos compatriotes.
Qatar airways, Korean Air et Cathay Pacific
Qatar Airways est le lauréat 2024 devant Korean Air et Cathay Pacific Airways (basée à Hong Kong) qui complètent le podium.
Qatar Airways est la compagnie aérienne nationale de l’État du Qatar. Avec plus de 150 destinations, la compagnie aérienne offre un vaste réseau de lignes aux passagers du monde entier. Qatar Airways a son siège social dans la Qatar Airways Tower à Doha et est membre de l’alliance Oneworld. La compagnie aérienne accorde une grande importance au confort, à une cuisine de qualité et à une offre à bord à la pointe de la technologie. Elle est connue pour ses expériences de voyage luxueuses et est synonyme d’un excellent service.
Seconde au classement, Korean Air, qui est la plus grande compagnie aérienne de Corée du Sud et un des membres fondateurs de l’alliance SkyTeam (dont est membre Airfrance). Avec plus de 50 ans d’expérience, Korean Air propose des vols sans escale vers une quinzaine de destinations intérieures et un vaste réseau international. La compagnie aérienne est réputée pour l’excellence de son service et a été récompensée à plusieurs reprises par le titre de compagnie aérienne 5 étoiles. Avec son siège social à Séoul, Korean Air transporte chaque année des millions de passagers dans le monde entier.
Enfin à la troisième place, on retrouve Cathay Pacific, qui est une compagnie aérienne de renom basée à Hong Kong et dotée d’un parc aérien moderne. Elle propose des voyages de luxe et fait partie des meilleures compagnies aériennes au monde. Avec plus de 200 destinations dans le monde et des offres attrayantes, Cathay Pacific est un choix très apprécié des voyageurs. La compagnie aérienne a été récompensée à plusieurs reprises pour son service de première classe et a reçu le titre de World’s Best Overall Airline de Skytrax. Des expériences exclusives en première classe à sa flotte d’avions modernes, Cathay Pacific est synonyme de qualité et de confort.
Air France, première compagnie européenne
Air France a gagné 12 rangs, passant de la 18e à la 6e place, par rapport à 2023. Il s’agit de la meilleure compagnie européenne du classement mondial et de la première dans la catégorie «Europe de l’ouest». Grâce à sa montée en gamme, Air France obtient par ailleurs la première place dans trois catégories liées à son offre La Première : meilleur salon de première classe au monde, meilleure offre gastronomique proposée dans un salon de première classe et meilleure restauration proposée à bord dans cette cabine de voyage.
En tout dans le top 20, on retrouve 5 compagnies aériennes européennes, ce qui est peu pour le continent qui a inventé l’aviation. Ainsi la compagnie nationale portugaise se hisse à la 14ème place suivie de Finair à la 16ème place, puis on retrouve à la 19ème place la compagnie allemande Lufthansa, enfin à la 21ème place c’est le IGA Group qui regroupe British Airways et la compagnie espagnole Iberia.
1. Qatar Airways 2. Korean Air 3. Cathay Pacific Airways 4. Air New Zealand 5. Emirates 6. Air France/KLM 7. All Nippon Airways 8. Etihad Airways 9. Qantas 10. Virgin Australia/Atlantic 11. Vietnam Airlines 12. Singapore Airlines 13. EVA Air 14. TAP Portugal 15. JAL 16. Finnair 17. Hawaiian 18. Alaska Airlines 19. Lufthansa / Swiss 20. Turkish Airlines 21. IGA Group (British Airways & Iberia) 22. Air Canada 23. Delta Air Lines 24. United Airlines 25. American Airlines
Dans cette dernière ligne droite pour les candidats aux élections européennes qui se tiennent dimanche 9 juin en France, la communauté française établie dans les pays de la 9ème circonscription (Afrique du nord / ouest) est également appelée à voter. Un rendez-vous électoral qui ne semble pas susciter beaucoup d’intérêt auprès des représentants d’un certain nombre de formations politiques « établies » au sein de la circonscription. Comme si les électeurs Français de cet espace géographique étaient tout bonnement ignorés par ceux qui sont censés porter leurs voix demain à Bruxelles et défendre leurs intérêts sans limite spatiale. La réalité semble tout autre au vu du silence assourdissant observé par des formations politiques y compris celles aux responsabilités.
Abdelghani Youmni
Passons à celles et ceux qui ont répondu favorablement à notre invitation et répondre aux différents enjeux d’une élection qui concerne tous les Français sans exception aucune et qui se veut essentielle pour l’avenir de l’Europe. « Les 3 millions de Français de l’étranger représentent la 14ème région de France et un périmètre non négligeable de l’Europe, celle-ci est à seulement 14 kilomètres de la 9ème circonscription et l’Afrique est stratégique pour l’UE. Nous défendons une Europe qui ne soit plus enchaînée par ses dépendances vis-à-vis des Etats Unis, de la Russie et de la Chine. Réveiller l’Europe, c’est pour nous une Europe tournée vers l’Europe et vers son voisin africain et méditerranéen. Une Europe écologique, humanise, solidaire et ouverte sur le monde », indique Abdelghani Youmni, membre du Conseil fédéral de la Fédération des Français de l’étranger et co-secrétaire fédéral aux affaires consulaires au parti Socialiste.
Edouard de Castellan
Pour le parti des écologistes, EELV, « la 9ème circonscription est d’autant plus importante pour nous car elle est représentée au niveau national par le seul député de gauche pour les Français établis hors de France qui siège dans le groupe Ecologiste à l’Assemblée nationale. Entre urgence climatique et lutte contre l’extrême droite, nous sommes mobilisés sur le terrain sur la 9ème circonscription à travers notre réseau militant », précise Oussama Laraichi, Co-secrétaire des Ecologistes / EELV hors de France et élu Conseiller des Français de l’étranger. « Bien que les enjeux de cette élection puissent sembler lointains, ils n’en demeurent pas moins déterminants pour notre avenir en tant que français établis hors de France mais aussi pour les interactions entre l’Europe et d’autres continents notamment le continent africain » lance Edouard de Castellan, ancien candidat LR de la 9ème circonscription. Il ajoute que « les décisions prises au niveau de l’Union européenne ont un impact direct et profond sur les législations nationales. De nombreuses lois et régulations récentes en France sont le résultat de directives et de réglementations européennes. Voter aux élections européennes, c’est peser sur des décisions qui influenceront notre économie, notre environnement, nos droits sociaux et bien d’autres aspects de nos vies quotidiennes dans l’hexagone et du continent ».
Renaissance et PS / Place Publique au coude à coude…
Selon les instituts de sondage, le candidat du Rassemblement national (RN) est maintenu en tête des intentions de vote, bien loin devant ses concurrents. La 2ème place semble se disputer entre la liste Renaissance et celle du parti socialiste et Place Publique. L’écart entre les deux listes étant resserré à quelques jours du scrutin. Ce qui fait dire Abdelghani Youmni, soutien dans la 9ème du candidat Raphaël Glucksmann, « la seule liste qui a un projet structuré et qui est issue d’une tradition européenne, c’est la nôtre, celle de Robert Schuman, de Pierre Mendès France et de Jacques Delors. Pour nous Réveiller l’Europe n’est pas un slogan mais une profonde motivation pour reconstruire une Union européenne dotée d’une puissance politique, géopolitique, industrielle, sociale et économique. Nous sommes opposés à une Europe à géométrie variable qui favorise les riches, à une Europe qui se ferme derrière les discriminations et une Europe sans défense, sans monnaie et sans budget. Je suis confiant dans notre capacité à arriver deuxième au soir du 9 juin. »
Abstention dans la 9ème….
Abdellatif Houila
Du côté du parti Les Républicains, crédité par les instituts de sondages d’une estimation de vote le plaçant en compétition avec le parti Reconquête, le score annoncé pour le RN n’est qu’un vote sanction envers le parti d’Emmanuel Macron. « Si le RN venait à gagner cette élection en arrivant en tête des suffrages exprimés, nous pourrons alors dire que les Français auront clairement exprimé leur mécontentement du bilan de la Macronie. Il faudra donc se poser les bonnes questions en revenant aux fondamentaux de la politique et de ses clivages, de la notion du « en même temps » ou du « ni gauche ni droite » prônée par le président de la République » indique Abdellatif Houila, délégué Les Républicains au Maroc, membre du Bureau de l’association UFE des Français de l’étranger. Quant à savoir ce que la position que prendront les LR dans l’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée nationale voulue par le RN en cas de défaite politique du parti présidentiel et de victoire du RN, le délégué LR considère « que Jordan Bardella semble confondre élections européennes et élections législatives françaises… ».
Concernant le parti « Ecolo », l’eurodéputée verte ne cesse de décrocher et de se rapprocher du seuil fatidique des 5 % , en dessous duquel il est impossible d’avoir des élus siégeant au sein du prochain Parlement européen. Un véritable séisme pour un parti pour lequel les élections européennes ont souvent souri. « Notre mobilisation va au-delà des chiffres, cependant nous sommes conscients de ce que les instituts de sondage rapportent. Nous croyons en la force de notre message et en l’importance de l’engagement citoyen. A l’instar de 2019, les sondages ne capturent pas toujours l’énergie et la détermination sur le terrain qui sont encore aujourd’hui très présentes », indique Oussama Laraichi.
Oussama Laraichi
Quant à savoir pourquoi le thème majeur de l’élection européenne est l’immigration loin devant les enjeux climatiques. Sa réponse est sans appel : « Le gouvernement d’Emmanuel Macron a failli à apaiser notre société et nous sommes conscients du climat de fracture que ce dernier a accentué. La montée des idées d’extrême droite a été catalysée par ce gouvernement. Les enjeux climatiques auraient dû être au cœur des préoccupations mai ils ont été éclipsés par des débats polarisants ».
Outre les intentions de vote et les résultats obtenus par chaque liste, c’est une nouvelle fois l’abstention qui devrait dominer ce scrutin. Selon des instituts de sondage, seuls 47 % des Français se déclarent certains d’aller voter, avec des fluctuations selon plusieurs paramètres comme l’âge ou la catégorie socio professionnelle. Lors de la dernière élection européenne, en 2019, le taux de participation avait été de 50,1 % alors que le taux de participation des Français établis hors de France avait été établi à 18,36 %, un niveau largement en dessous de la moyenne nationale.
Qu’en sera-t-il en 2024 dans la 9ème circonscription des Français établis hors de France ? Réponse ce dimanche dans l’édition spéciale de votre site d’actualités : Lesfrancais.press.
Toutes les listes candidates
Vous trouverez ci-dessous l’ensemble des listes candidates lors du scrutin du 09 juin.
La liste Pour une humanité souveraine, menée par Léopold-Edouard Deher-Lesaint
Menée par Léopold-Edouard Deher-Lesaint, surnommé « Fidel », la liste Pour une humanité souveraine fait « la promotion de la souveraineté des peuples, du développement durable, et de la protection des droits des citoyens dans les Caraïbes et la France », est-il écrit dans sa profession de foi. Elle veut également revoir en profondeur l’aide sociale l’enfance (ASE).
La liste de Décidons nous-mêmes, menée par Philippe Ponge
La « première coalition démocratique pour l’instauration d’une démocratie réelle », du mouvement Décidons nous-mêmes, se présente aux élections européennes pour instaurer, entre autres, le référendum d’initiative citoyenne européen (RIC). Emmenée par Philippe Ponge, cette liste défend également l’effectivité du vote blanc.
La liste Reconquête, menée par Marion Maréchal
L’ancienne députée FN du Vaucluse Marion Maréchal est la tête de liste du parti d’extrême droite Reconquête, dirigé par l’ancien éditorialiste Eric Zemmour, qu’elle a rejoint en mars 2022, lors de la campagne présidentielle. La femme politique de 34 ans, retirée un temps de la vie politique, apparaît loin derrière le RN et tourne autour de 5% dans les sondages. En dessous de ce seuil, aucun siège ne sera attribué aux candidats Reconquête, dont la compagne d’Eric Zemmour, Sarah Knafo. La nièce de Marine Le Pen prône notamment la suppression de la Commission européenne.
La liste de La France insoumise, menée par Manon Aubry
La France insoumise a réinvesti Manon Aubry, 34 ans, comme tête de liste pour ces élections européennes. Celle qui copréside le groupe de la gauche au Parlement européen va tenter de faire mieux qu’en 2019, lorsqu’elle avait récolté 6,31% des suffrages. Sous les 10% d’intentions de vote dans les sondages, l’eurodéputée veut « tout changer » en Europe, à commencer par « sortir de l’austérité ». Sa liste de l’ »Union populaire » intègre des personnalités comme la juriste franco-palestinienne Rima Hassan ou l’inspecteur du travail Anthony Smith.
La liste du Rassemblement national, menée par Jordan Bardella
A 28 ans, le président du RN mène sa deuxième campagne des européennes, après avoir fini en tête du scrutin en 2019, avec 23,34% des suffrages et 23 sièges d’eurodéputés décrochés. Favori des sondages depuis des mois, Jordan Bardella prône notamment « la priorité nationale et la préférence européenne » dans le domaine économique et un « tournant de fermeté en matière migratoire ». L’eurodéputé veut aussi faire de cette élection un référendum contre la politique d’Emmanuel Macron.
La liste Les Ecologistes-EELV, menée par Marie Toussaint
La juriste de 36 ans, eurodéputée sortante à l’origine de la campagne L’Affaire du siècle, est à la tête de la liste Les Ecologistes-EELV. En 2019, son prédécesseur, Yannick Jadot, avait réussi à se classer en troisième position avec 13,48% des voix. Cette fois, les sondages leur promettent un score bien moindre, entre 6% et 7%. Marie Toussaint entend pousser pour « un Etat-providence écologique européen » et veut défendre le Pacte vert. Sa liste pro-européenne et pro-ukrainienne rassemble des personnalités comme l’eurodéputé sortant David Cormand, ainsi que des candidats d’ouverture comme la figure des « gilets jaunes » Priscillia Ludosky.
La liste Free Palestine, menée par Nagib Azergui
Le président et fondateur de l’Union des démocrates musulmans français (UDMF), âgé de 51 ans, mène la liste Free Palestine, dont le but est notamment de sensibiliser l’opinion publique à la guerre à Gaza. Sur son site, le mouvement demande ainsi « un changement radical de la diplomatie française et européenne »avec la mise en place de sanctions vis-à-vis d’Israël (interdiction de la vente d’armes, embargo commercial et exclusion de toute compétition internationale, entre autres). Créée en 2012, l’UDMF avait recueilli aux dernières élections européennes 0,13% des suffrages.
La liste du Parti animaliste, menée par Hélène Thouy
La liste de l’avocate de 40 ans avait créé la surprise en 2019, en réunissant 2,16% des voix. La cofondatrice du Parti animaliste veut défendre les droits des animaux au niveau européen. Elle souhaite notamment « réorienter l’agriculture vers une végétalisation »et espère obtenir les premiers députés européens de son histoire.
La liste du Parti révolutionnaire Communistes, menée par Olivier Terrien
L’aide-soignant Olivier Terrien conduit la liste du Parti révolutionnaire Communistes, qui entend lutter « contre les injustices générées par le système capitaliste ». Les membres de cette liste sont favorables à « une politique de paix pour le désarmement, pour la disparition de l’Otan et de tous les pactes militaires ». En 2019, elle avait récolté 0,01% des suffrages.
La liste du Parti pirate, menée par Caroline Zorn
La conseillère municipale de Strasbourg et vice-présidente de l’Eurométropole a été choisie par les militants du Parti pirate pour mener une liste autonome. En 2019, la formation politique n’avait obtenu que 0,13% des voix. L’un des objectifs du Parti pirate est de « construire une base démocratique solide » pour l’UE et d’« encourager le développement d’un espace européen commun pour la culture, la politique et la société civile ».
La liste de Renaissance (et alliés), menée par Valérie Hayer
Présidente de Renew, troisième groupe au Parlement européen, mais quasi inconnue du grand public, Valérie Hayer a été désignée tardivement pour mener la liste du camp présidentiel pour les européennes. De nombreuses personnalités de la majorité telles qu’Edouard Philippe, François Bayrou ou Elisabeth Borne figurent en positions non éligibles sur cette liste baptisée « Besoin d’Europe », qui rassemble des membres de Renaissance, d’Horizons, du MoDem, d’Agir, du Parti radical et de l’UDI. Mais la campagne menée par les soutiens d’Emmanuel Macron ne décolle pas. Loin derrière le Rassemblement national dans les sondages, la femme politique de 38 ans fait aussi face au candidat du PS-Place publique, Raphaël Glucksmann. En 2019, les macronistes avaient fini à un point derrière le RN (22,42%). L’écart pourrait être beaucoup plus conséquent le 9 juin.
La liste du Parti des citoyens européens, menée par Alexandre Audric
Cette liste milite pour « l’armée européenne », « l’Europe sociale » et la défense de la planète, avec l’objectif d’instaurer une véritable « République européenne ». Elle avait rassemblé 0,03% des voix en 2019.
La liste Equinoxe, menée par Marine Cholley
Trois ans après sa création, le parti Equinoxe se présente pour la première fois aux élections européennes. Marine Cholley, ingénieure de 31 ans, mène une liste tournée vers l’écologie qui « fait de la science la base de toute réflexion ». Elle vise notamment à « sortir des énergies fossiles par la sobriété et par les énergies renouvelables et nucléaire », développer massivement le train ou encore « organiser une Convention citoyenne pour simplifier les normes européennes ».
La liste Ecologie positive et territoires, menée par Yann Wehrling
Ancien numéro 1 des Verts, Yann Wehrling, 52 ans, a ensuite rejoint le MoDem avant d’en partir en 2022. Au conseil régional d’Ile-de-France, dont il est vice-président, il siège dans la majorité de Valérie Pécresse, qu’il a soutenue à la présidentielle 2022. La même année, il crée son parti, Ecologie positive, pour une écologie « de compromis » et « de gouvernement ». Pour les européennes, il s’est allié avec plusieurs micropartis, dont Cap 21, créé par l’ex-ministre de l’Ecologie Corinne Lepage. La liste est créditée d’environ 0,5% des intentions de vote dans les sondages.
La liste de l’Union populaire républicaine, menée par François Asselineau
François Asselineau, 66 ans, mène sa troisième campagne pour les européennes. Ancien inspecteur des finances, le fondateur de l’UPR est souverainiste. Il prône le Frexit, c’est-à-dire la sortie de la France de l’UE, l’abandon de l’euro, ainsi que la sortie de l’Otan. En 2019, sa liste avait récolté 1,17% des suffrages. Elle est actuellement créditée d’environ 1% des voix dans les sondages.
La liste de Paix et décroissance, menée par Michel Simonin
Cette liste a pour ambition principale d’aboutir à une décroissance économique au niveau européen. Elle souhaite notamment « réduire les consommations inutiles par une taxation différentielle des marchandises et des services suivant l’utilité sociale, les nuisances écologiques, la taille de l’entreprise ». Lors du dernier scrutin, la liste Décroissance 2019 avait récolté 0,05% des voix.
La liste de Pour une autre Europe, menée par Jean-Marc Fortané
Menée par le vétérinaire Jean-Marc Fortané, cette liste défend « la reprise de notre souveraineté individuelle, alimentaire, médicale, monétaire, économique, énergétique, sécuritaire, judiciaire et militaire », à travers la révision du fonctionnement des institutions européennes.
La liste des Républicains, menée par François-Xavier Bellamy
L’eurodéputé sortant de 38 ans avait déjà mené la droite lors du scrutin de 2019, et avait récolté 8,48% des voix. A la traîne dans les sondages, le parti Les Républicains (LR) défend un projet très à droite et entend « relever » l’Europe, particulièrement avec un plan de réindustrialisation de l’UE et l’allègement des normes pour les agriculteurs. Sur l’immigration, LR souhaite « construire des barrières physiques aux frontières extérieures de l’UE ». Plusieurs personnalités comme la députée sortante Nadine Morano, ainsi que l’agricultrice Céline Imart et le général Christophe Gomart, figurent sur la liste.
La liste Lutte ouvrière, menée par Nathalie Arthaud
Porte-parole de Lutte ouvrière, Nathalie Arthaud est aussi la tête de liste de son parti pour les européennes. A 54 ans, la candidate aux trois dernières présidentielles n’a presque aucune chance d’atteindre le seuil des 5% et d’envoyer des eurodéputés au Parlement. Mais elle entend se servir de ce scrutin européen pour porter la cause des travailleurs. La figure historique de LO, Arlette Laguiller, 84 ans, figure, comme en 2019, en position non éligible sur la liste.
La liste Nouvelle Donne, menée par Pierre Larrouturou
En 2019, Pierre Larrouturou avait été élu eurodéputé sur la liste PS-Place publique de Raphaël Glucksmann. Après cinq ans au Parlement européen, l’économiste de 59 ans a décidé de faire une liste à part avec son mouvement Nouvelle Donne, et ambitionne de « changer l’Europe ». Il propose notamment de « mettre 300 milliards » d’euros chaque année « pour le climat », milite pour « la semaine de quatre jours »et fait campagne contre « l’optimisation fiscale ».
La liste Nous le peuple, menée par Georges Renard-Kuzmanovic
Ancien conseiller de Jean-Luc Mélenchon, Georges Renard-Kuzmanovic a claqué la porte de La France insoumise en 2018 pour fonder son parti, République souveraine. L’homme politique de 51 ans, leader du mouvement République souveraine, rejette « l’Union européenne issue de Maastricht », créée selon lui « pour asservir les peuples aux marchés économiques ». La liste, intitulée « Nous le peuple », se veut « transpartisane et citoyenne », selon l’équipe de campagne.
La liste du NPA-Révolutionnaires, menée par Selma Labib
La conductrice de bus de 28 ans mènera la liste issue de l’éclatement du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) en deux entités en 2022. Le parti veut exprimer « le rejet de la politique du président des riches et du racisme de l’extrême droite », selon un communiqué. Elle est créditée de 0,5% d’intentions de vote dans les sondages.
La liste du Parti des travailleurs, menée par Camille Adoue
A 24 ans, la militante Camille Adoue fait campagne « pour le pain, la paix, la liberté ». Le parti, classé à l’extrême gauche, défend le pouvoir d’achat des plus pauvres et veut bloquer les prix et interdire les licenciements. Il s’oppose également à la livraison d’armes à Israël et à l’Ukraine.
La liste Les Patriotes, menée par Florian Philippot
L’ancien bras droit de Marine Le Pen, qui a rompu avec le FN en 2017 et qui est désormais à la tête du parti qu’il a créé, Les Patriotes, fait cause commune avec Jean-Frédéric Poisson, président du parti Via. Ils défendent une ligne souverainiste pour la sortie de la France de l’Union européenne, mais également la sortie de l’Otan. L’homme politique de 42 ans, qui sera donc la tête de liste de cette alliance, avait recueilli 0,65% des suffrages lors des dernières élections européennes.
La liste du mouvement Rester libre, menée par Edouard Husson
La liste Non ! Prenons-nous en main s’oppose au « basculement d’une Europe des pays vers une Europe fédérale ». Elle alerte contre la « perte de la souveraineté » de la France dans un « Etat européen autoritaire ».
La liste de Forteresse Europe, menée par Pierre-Marie Bonneau
Cette liste « a vocation à rassembler les nationalistes et les patriotes souhaitant défendre l’identité des peuples européens et la souveraineté de la nation française », au travers d’une « grande politique d’inversion des flux migratoires » et « l’abrogation de la tutelle des lobbies et des instances supranationales ».
La liste Parti socialiste-Place publique, menée par Raphaël Glucksmann
L’essayiste de 44 ans et fondateur du mouvement Place publique a de nouveau fait alliance avec le Parti socialiste (PS) pour être tête de liste. En 2019, Raphaël Glucksmann avait terminé sixième, avec 6,19% des suffrages. Cette fois, celui qui s’évertue à défendre un positionnement pro-européen, hostile à la Russie, a le vent en poupe. Troisième dans les sondages, l’eurodéputé espère bien terminer premier à gauche, voire devant la candidate de la majorité. Et enclencher une dynamique sur laquelle le PS compte prospérer pour la présidentielle de 2027.
La liste de l’Association nationale des communistes, menée par Charles Hoareau
Emmenée par le syndicaliste de la CGT Charles Hoareau, cette autre liste communiste s’oppose principalement à l’Union européenne et à l’Otan. Elle entend « faire barrage au capitalisme international et à son aile fasciste » et est soutenue par le syndicaliste Olivier Mateu, candidat à la succession de Philippe Martinez, en 2023.
La liste Alliance rurale, menée par Jean Lassalle
Initiée par le patron de la fédération des chasseurs, Willy Schraen (en 3e position), la liste Alliance rurale est conduite par Jean Lassalle. Le médiatique ancien député de 69 ans et ancien candidat à la présidentielle 2022 (3,13% des suffrages) défend un programme contre « l’écologie radicale », « l’animalisme punitif », la « technocratie méprisante » de l’UE et « l’administration étouffante ». Il pourrait obtenir entre 0,5 et 2% des voix, selon les sondages.
La liste Europe Territoires Ecologie, menée par Guillaume Lacroix
Menée par le président du Parti radical de gauche (PRG), cette liste réunit aussi des partis régionalistes français, le Mouvement des citoyens et le parti paneuropéen Volt. En 2019, le PRG soutenait le Parti socialiste, mais la participation de ce dernier à la Nupes a poussé à la création d’une liste séparée. Guillaume Lacroix, 48 ans et conseiller régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, défend une Europe plus forte, moins centralisée et laissant plus de place aux territoires régionaux. L’eurodéputée sortante de l’Union démocratique bretonne Lydie Massard est l’une des personnalités présentes sur la liste.
La liste de La Ruche citoyenne, menée par Lorys Elmayan
Cette liste milite pour « une Constitution écrite par les peuples européens, garantissant une Europe démocratique ». Elle souhaite notamment « arrêter l’érosion du vivant » et « lutter farouchement contre le lobbyisme agroalimentaire et défendre le bien-être animal ». Sur le plan sanitaire, elle dénonce la gestion de la crise sanitaire par l’Union européenne et défend les médecines alternatives.
La liste du Parti communiste français (et alliés), menée par Léon Deffontaines
C’est un militant de 28 ans qui mène la liste des communistes et ses alliés (Gauche républicaine et socialiste, L’Engagement, Radicaux de gauche et le Mouvement radical citoyen) aux européennes. Léon Deffontaines, porte-parole de Fabien Roussel durant la campagne présidentielle de 2022, a pour tâche de faire mieux que Ian Brossat et ses 2,49% en 2019. Selon lui, il est « encore possible »de récolter plus de 5% des voix et obtenir ainsi des eurodéputés. Le militant veut pour cela « remettre la question sociale au cœur du débat »et bâtir « une autre Europe ».
La liste Défendre les enfants, menée par Gaël Coste-Meunier
Le but principal de cette liste menée par Gaël Coste-Meunier, président de l’association Droits du parent et de l’enfant, est de défendre « l’application des droits des enfants tels que définis dans la Convention internationale des droits de l’enfant ».
La liste L’Ecologie au centre, menée par Jean-Marc Governatori
Elu au conseil municipal de Nice, Jean-Marc Governatori mène la liste L’Ecologie au centre, qui veut porter une écologie politique différente et moins à gauche que celle des Ecologistes-EELV. L’homme politique de 65 ans, arrivé dernier à la primaire écologiste de 2021, lutte contre le « wokisme », « l’extrême gauche »,« la macronie » et « l’ultralibéralisme ».
La liste du mouvement Démocratie représentative, menée par Hadama Traoré
Autoproclamé « candidat des banlieusards », le militant associatif de Seine-Saint-Denis Hadama Traoré mène une liste « contre l’antisémitisme et l’islamophobie ». « Il est important d’avoir une Europe forte, unie et engagée pour la paix dans le monde », explique-t-il sur sa page Facebook.
La liste Espéranto langue commune, menée par Laure Patas d’Illiers
De son propre aveu, Laure Patas d’Illiers, 67 ans, n’escompte pas avoir de députés européens en juin prochain. Le mouvement dont elle mène la liste, qui ne se présente qu’aux élections européennes, défend avant tout la langue universelle qu’est l’espéranto et invite les autres formations politiques à se saisir de la question linguistique dans l’Union européenne. Cette liste avait rassemblé 0,08% des suffrages en 2019.
La liste de Liberté démocratique française, menée par Patrice Grudé
L’agent de maîtrise en sécurité ferroviaire de 54 ans mène une liste composée d’anciens « gilets jaunes ». La liste a été publiée le 23 mai au Journal officiel. Le mouvement milite pour « plus de démocratie directe » et la sortie de la France de l’UE. Il souhaite également le retour au franc, ainsi que la sortie de la France de l’Otan et de l’ONU.
Sophisme. Ceux qui travaillent doivent gagner plus que ceux qui ne travaillent pas. Il faut donc durcir les règles de l’assurance chômage pour recouvrer la raison. Ce sophisme de Gabriel Attal laisse accroire que la majorité de ceux qui ne travaillent pas ne subissent pas leur condition de chômeur, il dévalue l’hypothèse d’augmenter le revenu de ceux qui travaillent, et s’affranchit d’une réflexion sur le travail.
Déclin
Rappelons que la France est le pays européen qui s’est le plus désindustrialisé, avec une perte de 2,5 millions d’emplois industriels depuis 1974. Trois grandes raisons expliquent ce déclin industriel : la tertiarisation de l’économie, des délocalisations massives, et la faible compétitivité des coûts salariaux. Les chômeurs n’y sont pour rien.
Malaise
Considérons enfin le mal-être au travail qui plombe l’art de vivre à la française. L’épisode Covid – le confinement et le « quoi qu’il en coûte » – aura largement contribué à une remise en cause de la valeur travail. On se focalise plutôt sur un équilibre de vie : accepter de gagner moins mais travailler moins pour vivre mieux (61% des salariés selon une étude de l’IFOP de 2023). Les entreprises comme le secteur public doivent se réinventer. Il s’agit d’une remise en cause de l’organisation du travail mais aussi de donner du sens au travail. En toile de fond la sur-administration (un coût évalué à 84 milliards d’euros en 2018) qui aboutit à la kafkaïsation de notre société.
Libéral (gros mot)
Puisque tout est à refaire et réinventer, écoutons les libéraux qui proposent la suppression de l’impôt sur le revenu. J’entends les cris d’orfraie de la gauche et de la droite. Convenons toutefois que ce serait une façon significative d’augmenter le revenu de ceux qui travaillent sans diminuer les secours alloués par la solidarité nationale aux demandeurs d’emploi. L’impôt sur le revenu génère 50 milliards d’euros par an (le montant environ des intérêts annuels de la dette publique française). Les économistes estiment à environ 70 milliards d’euros les gains pour l’État générés par la consommation (TVA, etc.) que doperait la suppression de l’impôt sur le revenu. La proposition n’est donc pas irréaliste. Mais… Touche pas au grisbi salope ! L’impôt sur le revenu est un impôt dogmatique. À droite comme à gauche ce dogme est intouchable.
Révolution
La suppression de l’impôt sur le revenu serait accompagnée de l’établissement du Revenu universel (ou de base), qui absorberait l’ensemble des allocations sociales mais aurait pour première vertu de libérer le risque – le risque d’entreprendre sa vie et/ou sa boîte -, d’encourager les vocations, et par là même de dynamiser le pays. Au lieu de quoi c’est un État schizophrénique qui réclame de l’audace, de l’imagination, du courage à celles et ceux qu’il chloroforme avec des emplois aussi stériles que tristes et l’horloge pointeuse pour idéal. Cette dévaluation du travail est mortifère. Ce sont souvent des vies gâchées, tandis que le pays s’appauvrit. Il n’est que temps de repenser une société.
Repères
Dans la pensée libérale, le Revenu universel libère le citoyen de la tutelle étatique, au lieu que pour les marxistes il s’agit de libérer l’individu de l’aliénation de la contrainte du travail. Pour le pape il s’agit d’atteindre l’objectif de la « dignité pour tous ».
Prédiction
Jacques Attali, gourou iconique de François Mitterrand, déclara au Monde en 2015 : « Une bonne société est une société où l’on préfère le lundi matin au vendredi soir ».
Des Français de Nouvelle Calédonie se trouvaient à l’étranger quand la crise a éclaté. Bloqués au Japon, ils ne peuvent retourner dans l’archipel. En effet, depuis le début des émeutes en Nouvelle-Calédonie, l’aéroport de Nouméa vit au rythme des incidents. Si les vols ont pu reprendre au compte-goutte tant les touristes français et étrangers présents sur le Cailloux que les résidents qui étaient en voyage, sont pris au piège.
Cloîtrés dans leurs hôtels, un certain nombre de Français attendent depuis maintenant plus de quinze jours d’être rapatriés.
Solidarité des Français du Japon
Sur place, l’association ADFE-Français du monde a mis en place un dispositif de solidarité afin que les Français bloqués du Japon puissent soutenir nos compatriotes de Nouvelle-Calédonie.
Pourtant cela ne règle pas tous les problèmes, en particulier ceux financiers, le prolongement des séjours à l’hôtel, les frais d’alimentation, la perte de revenus car absents du travail, les Français du Japon ne peuvent répondre à l’ensemble des besoins de ces naufragés involontaires.
Absence d’information
Le plus dur, pour les Français dans cette situation, c’est le sentiment d’abandon alors que le Consulat n’intervient pas et que l’espoir de voir des vols commerciaux se rétablir entre l’archipel nippon et le Cailloux s’éloigne, encore, chaque jour.
D’ailleurs, c’est le même constat en Nouvelle-Calédonie, Thomas, un Français du Japon, qui doit rejoindre sa femme dans l’archipel pour la naissance de leur premier enfant, n’a lui aussi pas de solution. Les autorités françaises lui ont conseillé de prendre attache avec les forces militaires australiennes qui évacuent les étrangers de l’île française. Ainsi, on aurait un Français évacué d’un territoire français par l’Australie, une situation inédite et inquiétante.
En ce premier quart de XXIe siècle, l’Europe est menacée de marginalisation. Sa croissance atone détone avec celle des États-Unis qui réussissent, au prix d’un déficit public abyssal, à conforter leur rang de première puissance économique mondiale.
L’Europe accumule plusieurs tares : déclin démographique, absence d’entreprises phares dans le secteur clef de l’information et de la communication, faiblesse de la recherche et développement, recul de la productivité. Elle semble s’être mise au bord de l’histoire depuis une vingtaine d’années, en se plaçant dans le rôle de la victime plus que dans celui d’acteur. Depuis la création de la monnaie unique qui concrétisa quarante ans de construction européenne, celle-ci est en panne de projets.
Les institutions européennes sont monopolisées pour gérer les crises de plus en plus fréquentes : subprimes, dettes souveraines, Brexit, covid, Ukraine, agriculture, etc. Les réponses apportées, souvent courageuses ou novatrices, avec notamment le programme Next Generation, ont été dictées par l’urgence et ne peuvent égaler les grandes avancées des précédentes décennies.
L’Europe n’est pas condamnée à devenir un petit cap asiatique sans avenir.
En matière économique, les prévisions sont souvent démenties. Dans les années 1980, de nombreux experts prédisaient que le Japon deviendrait la première puissance économique mondiale au début du XXIe siècle. Or, trente ans de déflation ont rendu caduc cette prédiction. La Chine est-elle vouée au même sort ?
Après avoir connu une croissance exceptionnelle, ce pays est confronté à des vents contraires susceptibles de l’empêcher de dépasser, d’ici 2050, les Etats-Unis qui, une fois n’est pas coutume, contredisent les pythies affirmant leur déclin inexorable. À l’aune de ces expériences, l’Europe n’est pas condamnée à devenir un petit cap asiatique sans avenir. Mais, face à l’accumulation des difficultés et aux craintes de déclassement, les peuples ont, ces dernières années, fait de l’Europe le bouc-émissaire de tous leurs maux.
Ils sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à vouloir tourner le dos à soixante-dix ans de construction européenne, considérant que leur pays réussirait mieux seul qu’uni aux vingt-six autres ; qu’il serait plus compétitif face aux États-Unis, à la Chine, à l’Inde ou au Brésil ; qu’il serait capable de mieux se défendre face à la Russie ou à l’Iran. Nombreux sont ceux qui estiment le rôle excessivement bureaucratique de la Commission européenne dont le nombre de fonctionnaires est pourtant inférieur à celui du ministère de l’agriculture en France. Dans le même temps, une majorité d’Européens sont favorables à l’euro, la deuxième monnaie de réserve au monde qui a joué un rôle de paratonnerre lors des dernières crises.
Une des faiblesses du vieux continent est sa dépendance aux énergies fossiles importées.
La question n’est pas moins d’Europe mais mieux d’Europe. Un des échecs de la construction européenne a été son incapacité à favoriser l’émergence d’une identité européenne. Longtemps, le terrible souvenir de la Seconde Guerre mondiale a servi de ciment entre les peuples européens avec, comme symbole, le couple franco-allemand. Quatre-vingts ans après le débarquement du 6 juin 1944, ce souvenir s’érode et ne saurait suffire pour bâtir la politique européenne des trente prochaines années. Les États membres ont réussi à se dessaisir d’un des attributs majeurs de leur légitimité, la monnaie, mais n’ont pas été capables de le faire dans d’autres domaines tel que celui de l’énergie. Or, une des faiblesses du vieux continent est sa dépendance aux énergies fossiles importées. La guerre en Ukraine l’a prouvée de manière aigüe, plongeant l’Europe dans une réelle léthargie économique.
L’Europe souffre de l’absence de grands acteurs continentaux en matière énergétique et d’une stratégie réellement coordonnée entre les États membres. Cette situation peut apparaître étonnante quand, en 1951, le charbon et l’acier avaient constitué l’une des premières pierres de la construction européenne.
Les peuples en dehors de l’Union européenne qui vantent ses atouts quand ceux qui sont à l’intérieur en doutent.
Ce constat vaut évidemment pour le secteur de la communication et de l’information. Le succès des entreprises de ce secteur repose sur la gestion d’un grand nombre de données. Aucun des États membres de l’Union n’a la taille critique suffisante pour avoir de telles entreprises.
L’Europe souffre également de l’absence de marché unique de capitaux permettant de financer, en mutualisant le risque, les entreprises et en particulier celles de taille intermédiaire. Vingt-cinq ans après la création de l’euro, les marchés financiers demeurent segmentés et sont handicapés par leur manque de profondeur comparé à leurs concurrents américain ou chinois.
Aujourd’hui, ce sont les peuples en-dehors de l’Union européenne qui vantent ses atouts quand ceux qui sont à l’intérieur en doutent. Ce paradoxe qui prend la forme d’un désenchantement n’est pas une fatalité. L’Union européenne est le premier marché commercial du monde. Dotée d’une des populations les mieux formées, elle dispose de réels atouts pour faire mentir les sombres pronostics de déclin dont elle fait l’objet depuis plusieurs années.
Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans les titres de l’édition du 04 juin 2024 : L’Hermione célébré à San Francisco – Cercueils devant la Tour Eiffel – Rejet des mentions de censure à l’Assemblée nationale
L’Hermione, la célèbre frégate de la liberté
Un navire plein de symbole, puisque c’est celui qui a transporté le Marquis de Lafayette aux USA. Le 19 mai, il fut au cœur d’un événement marquant pour les communautés françaises et américaines de la région de la baie de San Francisco. Ce rendez-vous, organisé par l’Alliance Française de la Silicon Valley, celle de Santa Rosa, la French Heritage Society, et la French American Cultural Society de San Francisco, visait à lever des fonds et à supporter l’appel à donation pour la restauration de la réplique de ce navire historique, dont la coque fut malheureusement victime d’une attaque de champignons. Direction Lesfrancais.press pour tout savoir.
La Russie derrière les cercueils découverts ce samedi 1er juin
Vers 8h30, ce samedi, des policiers remarquent à distance une camionnette blanche immatriculée en Bulgarie qui fait des allers-retours à vitesse réduite près de la tour Eiffel, avant de se stationner sur le quai Jacques-Chirac. Trois hommes déchargent alors cinq cercueils, et les recouvrent de drapeaux français, avec l’inscription « Soldats français de l’Ukraine ». En garde à vue, les trois suspects, arrêtés grâce à la vidéo surveillance, vont dire être sans emploi et avoir besoin d’argent. Ce lundi, on a appris que les services russes seraient à l’origine de cette action.
Les deux oppositions entendaient dénoncer la situation budgétaire du pays, à six jours des élections européennes. Et condamner le gouvernement pour n’avoir pas consulté le Parlement au moment de décider des réductions du budget 2024. La motion LFI, soutenue par la gauche et le RN, a recueilli 222 voix, loin de la majorité absolue de 289 voix nécessaire pour faire tomber le gouvernement de Gabriel Attal. Quant à la motion de censure du RN, non soutenue par les autres oppositions, n’avait, elle, aucune chance d’être adoptée.
C’est tout pour ce point actualité dédié aux Français de l’étranger. Passez un bon mardi où que vous soyez, on se retrouve demain pour un nouveau flash quotidien des expatriés .
Sur place, les invités furent nombreux, on a ainsi pu écouter lors des différents échanges programmés dans des lieux originaux au cœur de la vieille ville impériale, Christophe Nutall (R20 – Catalytic Finance), Frédéric de Dinechin (Union pour la Méditerranée), Jean-Bernard Lafonta (HLD), René Laurent Ballaguy (Banque Européenne d’Investissement), François-Alexandre Bertrand (Blue Odyssey Initiative), Gilles Baratto (Veolia), Éric Dupont (Ekkopol), Olivier Sanna (MareCorsica), Stéphane Asikian (Pollustock), Pierre-Ange Giudicelli (Mare Vivu), Olivier Bousson (E.collecte), Muriel Barron (Fondation de la mer), Michel Marengo (Stareso), Laurent Anselmi (Académie de la mer de Monaco), Cyprien Fonvielle (Centre de la mer à Marseille) …
Leur point commun ? Ils sont tous unis par une même mission : préserver l’écosystème fragile de la mer Méditerranée. Durant quatre jours, la place Foch, le quai Napoléon, le célèbre restaurant Bilbocq se sont transformés en « Village Méditerranée », où le public a pu découvrir une exposition interactive et participer à des ateliers pédagogiques en famille.
Pédagogie et transmission
Ceux qui prolongeront les efforts des générations actuelles n’ont pas été oubliés. Les enfants ont eu le droit à un programme soigné tout autant ludique que pédagogique.
Parmi les thématiques, « Le cycle de l’eau » avec le concours de l’entreprise Kyrnolia, qui proposait différentes expériences autour de cette précieuse ressource. Le stand « Création en plastique recyclé » animé par l’association « Corsica Clean Nature », qui invitait les plus jeunes notamment à donner une seconde vie aux déchets plastiques. Ou encore la sensibilisation à la pollution de la biodiversité en Méditerranée avec les activités « Pêche à la ligne » et « Plastic détective » de l’association « Mare Vivu ».
Fait marquant du parcours pédagogique de cette 3e édition, la mise en place de stands conçus et animés par des élèves d’établissements scolaires de Corse du Sud. L’école primaire de Propriano a développé une « Aire marine éducative », les élèves du Lycée du Finosello proposaient « Plastique à la loupe », des activités pour reconnaître et trier les déchets plastiques laissés dans la nature.
Un bateau-aspirateur pour dépolluer la mer
À l’occasion de ce festival, on a pu découvrir un navire conçu en Corse pour dépolluer les eaux. Si au premier abord il ressemble à une barge de pêche, le Waste Cleaner 83 cache dans son ventre un concentré d’innovations au service de l’environnement. « C’est ce que l’on appelle un navire dépollueur. Il est capable de nettoyer la surface de l’eau, il peut ramasser des déchets et aussi des hydrocarbures, afin de lutter contre une marée noire, par exemple » nous expliquait le capitaine lors de la visite le samedi 01 juin. Une solution qui devrait se répandre sur les côtes de la mer Méditerranée, qui pour rappel est l’espace marin le plus pollué à l’échelle mondiale.
Des réflexions communes, des problèmes et es solutions, des échanges constructifs ont marqué cette édition mais ce fut aussi l’occasion de profiter d’animations populaires. Car le Festival de la Méditerranée d’Ajaccio n’est pas uniquement une rencontre de l’élite, c’est aussi une nouvelle expression de la culture corse ouverte sur la mer.
Ainsi, si l’organisation a choisi ces dates c’est que c’est aussi la Saint-Erasme, le patron des pêcheurs. Organisée depuis plus de 30 ans sur le port Tino Rossi d’Ajaccio cette fête allie traditions religieuses et animations populaires, attirant une foule nombreuse. Concert, buvette, tapas… tout était prévu pour passer une bonne soirée. Et ils furent nombreux à répondre présent tant les Ajacciens que les touristes venus au Festival.
Le succès de cette édition pérennise le Festival de la Méditerranée d’Ajaccio. L’année prochaine, on pourra faire le point sur les projets présentés comme le Centre de la Mer, en gestation à Marseille, sorte d’écomusée maritime et portuaire au financement public et privé présentant par exemple les techniques d’exploration sous-marine.
Autre projet qui a retenu notre attention, l’Académie de la Mer, qui devrait ouvrir au sein de la principauté de Monaco, une ambition portée par le franco-monégasque Laurent Anselmi, ancien ministre des Affaires étrangères de son altesse sérénissime le prince Albert de Monaco.
De notre côté, comme on l’avait fait en 2023 pour la seconde édition, nous allons relancer en 2025 la boîte à idées car vous, les Français de l’étranger, vous êtes souvent témoins d’innovations créées ou prises dans vos pays de résidence. On en reparlera en janvier de l’année prochaine.
En attendant, cet été, où que vous soyez, à la mer, à la montagne, en campagne, pensez à bien gérer vos déchets, première cause de pollution maritime. Car comme vous le savez, tout finit à la mer comme tout y a commencé.
L’Hermione, la célèbre frégate de la liberté qui a transporté le Marquis de Lafayette aux USA, fut au cœur d’un événement marquant pour les communautés françaises et américaines de la région de la baie de San Francisco. Cet événement, organisé par l’Alliance Française de la Silicon Valley, celle de Santa Rosa, la French Heritage Society, et la French American Cultural Society de San Francisco, vise à lever des fonds et supporter l’appel à donation pour la restauration de la réplique de ce navire historique, dont la coque fut malheureusement victime d’une attaque de champignons. Ceci nécessite la mise en cale sèche du bateau, actuellement à Anglet, en cours de restauration. Le dimanche 19 mai 2024, en matinée, l’école Emerson de Palo Alto a accueilli une foule de passionnés d’histoire et de culture, désireux de soutenir cette cause noble.
L’Hermione, réplique exacte de la frégate qui emmena le Marquis de Lafayette en Amérique en 1780, est plus qu’un simple navire ; elle est le symbole des liens indéfectibles entre la France et les États-Unis. Ce navire a joué un rôle crucial dans la guerre d’indépendance américaine, transportant des renforts et des ressources essentielles aux insurgés américains. En 1780, Lafayette, un jeune aristocrate français de vingt-trois ans, embarqua à bord de l’Hermione pour traverser l’Atlantique et rejoindre les forces révolutionnaires américaines. Son arrivée en Amérique fut déterminante pour la victoire des insurgés, car il apporta non seulement une aide militaire, mais aussi une reconnaissance internationale de la lutte américaine pour l’indépendance.
Aujourd’hui, l’Hermione continue de servir de pont culturel et historique entre les deux nations, rappelant l’importance de leur alliance et de leur amitié. Ce navire, long de 66 mètres et équipé de 26 canons, est une réplique fidèle du navire original, construit à Rochefort en France. Sa restauration en 2014, après dix-sept ans de travaux, a permis de raviver l’héritage maritime et historique du XVIIIe siècle. Anecdote intéressante partagée par l’excellent guide-conférencier, Antoine Dossmann, de l’Association Hermione-Lafayette : les plans de l’Hermione pour la reconstruction de sa réplique initiée en1997durent être retrouvés en Angleterre, car il n’y en avait plus trace en France. En effet, l’Hermione fut un navire de conception avant-gardiste, qui intéressât les espions anglais au plus haut point, notamment en raison de sa maniabilité et de sa rapidité. La construction de la réplique a duré en 1997 et 2014, après quoi la frégate s’est rendue directement aux USA, sur la côte Est, en 2015, lors d’une tournée mémorable.
Au-delà de l’histoire, Antoine Dossmann a partagé beaucoup d’information sur la vie à bord, le travail des volontaires, les voyages passes ainsi que le rôle clé de l’Hermione dans ses missions éducatives et notamment pour des jeunes en difficulté.
Une Matinée de Soutien Mémorable
L’événement du 19 mai a été un succès retentissant, notable de plus car plusieurs organisations se sont mises ensemble pour soutenir le projet et avoir un impact maximum. Des philanthropes locaux, des passionnés de modélisme et des membres de la communauté française ont assisté à cette matinée, qui a combiné histoire, culture et gastronomie française. Les participants ont pu déguster un excellent petit déjeuner grâce aux généraux sponsors, tout en écoutant une intéressante présentation sur l’importance de préserver l’héritage de l’Hermione. Véronique Vassout, l’une des initiatrices du projet de visites virtuelles de Musée en France pour les habitants de la région de la Baie de San Francisco, a complété la présentation d’Antoine Dossmann et facilité les questions et réponses avec les participants : comment devenir volontaires, quels moyens de soutenir et liens pour les donations (voir en fin d’article), caractéristiques techniques de l’Hermione, type de champignons infectant la coque etc…
Les fonds recueillis lors de cette matinée seront intégralement dédiés à la restauration de la frégate, qui nécessite des réparations urgentes pour continuer à naviguer et à remplir sa mission éducative et culturelle. Les organisateurs ont souligné que chaque don, qu’il soit grand ou petit, contribue à maintenir en vie ce symbole vibrant de la liberté et de l’amitié franco-américaine. Les travaux de restauration incluent la rénovation de la coque en bois et la modernisation des équipements de navigation pour assurer la sécurité des futures traversées.
Des passionnés d’un club de modélisme, le South Bay Model Shipwrights Club se sont joints aux participants, accompagnés d’une exposition très instructive, ainsi que d’une réplique de l’Hermione en cours de construction par le club, de modèles de canons et de diverses autres maquettes de navires d’époque, qui ont captivé les participants.
L’Alliance Française de la Silicon Valley et Celle de Santa Rosa
L’Alliance Française de la Silicon Valley et celle de Santa Rosa jouent un rôle essentiel dans la promotion de la culture française et la préservation de l’histoire partagée entre la France et les États-Unis. Ces deux institutions sont des piliers de la communauté francophone en Californie, offrant des cours de langue, des événements culturels et des ressources pour les expatriés et les francophiles.
L’Alliance Française de la Silicon Valley, en particulier, est connue pour ses initiatives innovantes et son engagement envers l’éducation et la culture. Elle organise régulièrement des événements pour promouvoir la langue française, allant des soirées cinéma aux conférences sur l’histoire et la littérature. Son programme éducatif est riche et varié, offrant des cours de français pour tous les âges et niveaux, ainsi que des ateliers culturels sur la cuisine, la musique et les arts visuels. De son côté, l’Alliance Française de Santa Rosa se distingue par son atmosphère chaleureuse et conviviale, attirant un public diversifié de toutes générations. Elle propose des activités comme des clubs de lecture, des festivals de films français et des rencontres gastronomiques, renforçant ainsi les liens entre les membres de la communauté.
La French Heritage Society et la French American Cultural Society
La French Heritage Society (FHS) et la French American Cultural Society (FACS) de San Francisco sont également des acteurs majeurs dans la préservation et la promotion de la culture française aux États-Unis. La FHS, fondée en 1982, est dédiée à la préservation des monuments et des sites historiques français en Amérique. Grâce à ses programmes de subventions et à ses événements de collecte de fonds, la FHS contribue à la conservation de nombreux bâtiments historiques et à la promotion de l’héritage culturel français. Elle a financé des projets de restauration pour des châteaux, des églises et des musées à travers toute la France et les États-Unis, assurant la transmission de ce patrimoine aux générations futures. La French Heritage Society a d’ailleurs contribué de façon significative à la première réplique de l’Hermione !
La FACS, quant à elle, est un organisme dynamique qui soutient la culture française par le biais d’expositions, de conférences et de programmes éducatifs, ainsi que des projections de films et un Concours de Poésie à destination des jeunes. En collaborant avec des institutions culturelles et éducatives, la FACS joue un rôle clé dans le renforcement des liens culturels entre la France et la Californie. Elle organise des événements artistiques, des spectacles de théâtre, et des réceptions qui célèbrent la richesse de la culture française.
Un Avenir Prometteur pour l’Hermione
Grâce à l’engagement et à la générosité des participants de la matinée de collecte de fonds, l’Hermione pourra continuer à naviguer et à inspirer des générations futures. Les réparations nécessaires permettront au navire de rester un ambassadeur flottant de l’histoire franco-américaine, rappelant l’importance de l’amitié et de la coopération entre les deux nations. Les organisateurs espèrent que cet événement marquera le début d’une série d’initiatives visant à continuer à soutenir les travaux de restauration de l’Hermione, car il manque encore plusieurs millions pour terminer le projet. L’objectif est de remettre l’Hermione à flot en 2025 !
En conclusion, l’événement en faveur de l’Hermione a été un véritable succès, rassemblant une communauté passionnée et engagée. Grâce à des organisations comme l’Alliance Française de la Silicon Valley, celle de Santa Rosa, la French Heritage Society et la French American Cultural Society de San Francisco, l’héritage de Lafayette et de l’Hermione continuera de briller, rappelant à tous l’importance de l’histoire et de la culture dans notre monde moderne.
Dans de nombreux pays du monde, ceux du Groupe 1 (voir ci-dessous la liste), les épreuves du baccalauréat 2024 commencent ce lundi 03 juin 2024. D’autres, aux USA et en Amérique centrale, ont déjà planché sur les sujets lors d’une session qui se déroula du mardi 14 au jeudi 16 mai 2024 tandis qu’en Amérique du Sud, les examens se sont déroulés du mardi 21 au vendredi 24 mai 2024.
Pourquoi des dates différentes ?
Si les Lycées français de l’étranger ne passent pas les épreuves en même temps que les jeunes Français de métropole, c’est tout simplement pour des questions de logistique, en effet, chaque Lycée est rattaché à une académie en France. Il faut donc permettre au corps enseignant de lisser la charge de travail qu’induit la correction des copies. Ci-dessous, vous trouverez le tableau des académies.
Pour la session 2024 de l’examen, le groupe 1 est composé de 5 sous-groupes qui représentent autant de zones géographiques : 1A, 1B, 1C, 1D, 1E. Les pays rattachés aux académies suivantes faisaient partie du groupe 1 : Aix-Marseille, Bordeaux (Maroc), Grenoble, Lille, Lyon, Nantes, La Réunion, Rennes, Rouen, le SIEC, Strasbourg, Toulouse.
Le bac de français 2024
Si la grande majorité des matières sont sanctionnées à la fin de l’année de Terminale, la maîtrise de la langue française est, elle, validée à la fin de la Première année (seconde année du Lycée).
Pour cette matière fondamentale, les petits Français installés aux USA comme au Canada ont déjà composé pour l’épreuve de français, qui conclue l’année de Première, mardi 28 mai dernier. Ceux des lycées français du Maroc, du Royaume-Uni, des Émirats arabes unis ou d’Espagne plancheront, aujourd’hui, lundi 03 juin. Les derniers qui seront convoqués sont ceux inscrits dans les établissements situés à Singapour, Hong Kong, Séoul, Tokyo et dans l’ensemble de la zone Asie.
Les épreuves finales du baccalauréat à l’AEFE
Pour les épreuves du bac général, et suite aux aménagements apportés en ce début d’année à l’organisation de l’examen, les calendriers sont comme suit (attention, pour la zone Asie les dates ne sont pas définitives et seront mises à jour ultérieurement). Ainsi, les élèves passent en fin d’année 3 épreuves écrites, dites épreuves terminales, et le grand oral.
L’épreuve de philosophie a eu lieu le 17 mai 2024 dans les lycées français d’Amérique du Nord. Et c’est demain, le 4 juin 2024 , que les lycéens d’Europe, Afrique, du Moyen-Orient sont convoqués alors que ceux d’Asie le seront le 11 juin
Les épreuves de spécialités se déroulent sur 3 jours maximum, la dernière journée ne concernant que les candidats qui suivent la spécialité Langues, Littérature et Culture de l’Antiquité. Ainsi, dans les lycées de la zone Amérique du Nord les examens ont eu lieu les 21 et 22 mai 2024, alors que les lycéens d’Europe, d’Afrique ou du Moyen-Orient passeront leurs épreuves les 5, 6 et 7 juin 2024. Pour ceux en Asie, les épreuves auront lieu sur la semaine du 17 juin
Le Grand oral se déroule obligatoirement après les épreuves écrites. Ceux d’Amérique du Nord ont été pour certains convoqués la semaine dernière et pour d’autres celle-ci. Pour les Lycéens d’Europe, d’Afrique ou du Moyen-Orient , les convocations pour le Grand oral s’étirent du 17 au 21 juin alors qu’en Asie, les jeunes Français seront appelés à se présenter entre le 21 et le 28 juin.
Pour conclure, on vous rappelle que les résultats seront connus de tous le premier mardi de juillet soir le 02.. Si tout va bien. Espérons qu’ils seront aussi bons voir meilleurs que ceux de 2023. On pourra aussi faire le bilan de cette édition après deux années très difficiles et de nombreuses réformes réaménagées.