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  • Meyer Habib sur le front après l’incident du drapeau palestinien

    Meyer Habib sur le front après l’incident du drapeau palestinien

    À l’Assemblée nationale, ce mardi 28 mai, l’ambiance était tendue. David Guiraud (LFI) et le député des Français de l’étranger pour la VIIIème circonscription de l’étranger, apparenté LR, Meyer Habib, ont échangé des termes durs en plein chaos après que le député LFI Sébastien Delogu a brandi un drapeau palestinien dans l’hémicycle.

    Un drapeau palestinien dans l’Assemblée nationale

    Pendant les questions au gouvernement ce mardi 28 mai, écologistes et insoumis ont sommé l’exécutif de se positionner plus fermement contre les frappes israéliennes à Rafah. Le député LFI des Bouches-du-Rhône, Sébastien Delogu, a fini par brandir un drapeau palestinien dans l’hémicycle. Sans attendre, la présidente Yaël Braun-Pivet a suspendu la séance et a dénoncé un comportement « inadmissible ». Pour rappel, il est interdit d’afficher un autre drapeau que celui français dans le palais bourbon comme au Sénat. Le député incriminé a donc reçu la sanction maximale à l’Assemblée en étant exclu des travaux de celle-ci pour quinze jours de séance et privé de la moitié de l’indemnité parlementaire pendant deux mois.

    Mais le député insoumis a jugé insatisfaisantes les réponses de Gabriel Attal et Franck Riester sur la reconnaissance par la France d’un État palestinien. Le Premier ministre avait été interpellé sur le sujet par la députée écologiste Cyrielle Chatelain. Le ministre délégué chargé des Français de l’étranger répondait quant à lui à la députée LFI Alma Dufour.

    « J’ai brandi le drapeau au sein même de la plus grande institution française parce qu’à l’heure où on parle […] des enfants sont en train d’être massacrés par des armes françaises« 

    Sébastien Delogu, au micro de LCP.

    Un violent échange, devant les caméras de la presse parlementaire

    Mais l’affaire n’en est pas restée là. En effet, alors que l’élu LFI, David Guiraud, prenait la parole aux côtés d’Alma Dufour pour soutenir le geste de leur collègue Sébastien Delogu, qui a, donc, brandi un drapeau palestinien dans l’hémicycle, le député de la 8e circonscription des Français établis hors de France – comprenant Israël qu’il soutient dans ses opérations à Gaza – est apparu derrière lui, dans la salle des Quatre colonnes.

    ©LCP

    Et là le ton est rapidement monté. « Mais qu’est-ce que tu fais là? Barre-toi, va-t-en« , lui a lancé David Guiraud, qui dénonce les bombardements israéliens sur Gaza depuis les attaques du Hamas du 7 octobre. Une réflexion pas appréciée par Meyer Habib qui lui a répondu ainsi : « On n’a pas élevé les cochons ensemble donc respecte un peu. » Ce à quoi le député insoumis lui a rétorqué: « C’est toi le cochon, t’es dans la boue du génocide. » Par la suite, Alma Dufour a, à son tour, interpellé Meyer Habib, puis David Guiraud l’a écarté du bras: « Écartez-vous, je suis en pleine interview. »

    S’en est suivie une nouvelle escalade de tensions devant la presse. « Me touchez pas« , lui a lancé Meyer Habib. « Qu’est-ce que vous allez me faire ? », lui a répondu David Guiraud. Et Meyer Habib d’ajouter: « C’est un scandale, vous faites honte à l’Assemblée ! ». Alors, se tournant vers les caméras, David Guiraud a poursuivi: « Ces gens n’en ont rien à faire de la bienséance. Ce monsieur est un porc. Il défend un génocide depuis le début, c’est un porc. » Meyer Habib lui lançant: « Espèce de pourriture. »

    Une plainte déposée

    Quelques minutes plus tard, Meyer Habib a annoncé sur le plateau de BFMTV qu’il allait porter plainte contre David Guiraud qu’il a qualifié de « crapule antisémite ». « Traiter de porc les juifs c’est la plus vieille insulte antisémite du monde », a-t-il justifié.

  • L’esprit pionnier des Américains est-il toujours là ? 

    L’esprit pionnier des Américains est-il toujours là ? 

    À Greenville, en Caroline du Sud, deux habitants ont créé des boucles d’oreilles ressemblant à des bijoux, mais contenant des microprocesseurs permettant de suivre la température corporelle, la fréquence cardiaque et le cycle menstruel de celle qui les porte. Créée en 2022, Incora Health prévoit de commencer la commercialisation de ses boucles d’oreilles dans quelques mois. L’esprit de pionniers demeure aux États-Unis et le secteur de la santé digitale génère un nombre important de créations d’entreprises. 

    Les États-Unis jouissent d’une réputation méritée de pays à la pointe de l’innovation mais certains économistes craignent que celle-ci soit de plus en plus usurpée. En 1982, 38 % des entreprises américaines avaient moins de cinq ans, en 2018, seulement 29 % étaient dans cette situation. 

    La proportion des Américains travaillant pour des startups est en diminution. Les grandes entreprises de la Silicon Valley accumulent les chercheurs et les brevets mais ont de plus en plus des comportements de rentiers. La diffusion du progrès technique est plus lente et les gains de productivité se font plus rares. Des économistes de la Réserve fédérale, ont souligné que ce déclin du dynamisme entrepreneurial était l’une des causes de la plus faible croissance américaine. Malgré tout, plusieurs données contredisent cette vision pessimiste de l’état d’esprit des Américains.

    Aux États-Unis, les startups sont de plus en plus les vecteurs de la création d’emplois. 

    En pleine crise épidémiologique, au milieu de l’année 2020, une vague de créations d’entreprises a été constatée. Certes, des escrocs ont créé des fausses entreprises pour capter les aides de l’État aux petites entreprises, et d’autres entreprises ont été lancées pour faire face aux besoins de livraison à domicile en raison de la fermeture des commerces, cependant, depuis 2020, le nombre de créations d’entreprises demeure élevé. En 2023, les demandes de création d’entreprises ont atteint 5,5 millions. La moyenne mensuelle de création reste environ 80 % plus élevée qu’au cours de la décennie précédant le Covid. 

    En Europe, une hausse est également constatée mais elle est plus modeste (+20 %). Aux États-Unis, les startups sont de plus en plus les vecteurs de la création d’emplois. Si au cours des quatre années précédant la pandémie, les entreprises établies ont créé un emploi net pour quatre créés par les startups, au cours des quatre années qui ont suivi la pandémie, les entreprises établies ont perdu un emploi sur quatre créés par des startups. 

    Si entre 2020 et 2021, la majorité des entreprises créées relevaient du secteur des services à domicile, depuis le relais a été pris par les entreprises technologiques, selon Ryan Decker de la Fed et John Haltiwanger de l’Université du Maryland. Un article publié en mars dernier par le Census Bureau a souligné une augmentation importante des applications commerciales impliquant l’intelligence artificielle en 2023. 

    Pour Kenan Fikri du groupe de réflexion Economic Innovation Group, les États-Unis connaissent une augmentation du potentiel entrepreneurial ressemblant à celui des années 1990 quand les ordinateurs et Internet avaient connu un essor rapide. La pandémie a joué un rôle de déclic. Des millions de personnes ont perdu leur emploi du jour au lendemain. Se retrouvant désœuvrées à leur domicile, elles ont eu le temps de penser à leur avenir professionnel et de travailler sur des projets de reconversion. Certaines ont opté pour le travail à distance. D’autres ont pris conscience de l’importance d’être avec leur famille.

    De nombreux créateurs d’entreprise sont d’origine modestes. 

    La plupart des nouvelles entreprises sont petites et destinées à le rester. De nombreux créateurs d’entreprise sont d’origine modestes. Selon des chercheurs de la Brookings Institution, en 2019, seulement 5 % des familles propriétaires d’entreprise étaient noires et 4 % hispaniques ; en 2022, leurs parts étaient respectivement passées à 8 % et 7 %. 

    L’engouement pour l’intelligence artificielle (IA) à partir de la fin d’année 2022 joue également un rôle important dans le dynamisme entrepreneurial. Les applications exploitant l’IA se multiplient que ce soit dans le domaine fiscal, juridique ou sanitaire. À la différence des précédentes vagues d’innovations qui étaient centrées sur la Bay Area de Californie, Boston ou New York, celle de l’IA concerne également des petites villes américaines. 

    De plus en plus d’Américains ont fui les grands centres urbains et ont décidé de créer leur entreprise dans leurs nouvelles villes de résidence. En 2022, après avoir été licencié par X (Twitter), John Barnett, a déménagé dans une ville de 70 000 habitants, Greenville en Caroline du Sud. Avec quelques amis techniciens, il a créé « Supermoon », une application reposant sur l’IA afin d’aider les petites entreprises à gérer leurs boîtes de réception de mails surchargées et à répondre automatiquement aux clients. Dans la Silicon Valley, l’étude de marché aurait nécessité le recours à une agence de marketing réalisant des entretiens qualitatifs avec des clients réunis dans des salles avec des glaces sans tain. À Greenville, John Barnett a testé en direct son produit auprès des entreprises locales. L’accès au financement est plus complexe dans les petites villes que dans les grandes agglomérations mais les fonds de private equity disposent d’importantes réserves qu’elles cherchent à utiliser.

    Le nouvel essor des startups se traduira-t-il par des gains de productivité ? 

    La grande inconnue est de savoir si le nouvel essor des startups se traduira par des gains de productivité. En théorie, le renouvellement du tissu économique est propice à de tels gains. Aux États-Unis, la productivité du travail a augmenté en 2023 mais ce rebond n’a fait que compenser le déclin de 2022. 

    Les nouvelles startups stimuleront peut-être moins la croissance que les précédentes car elles sont source de confort plus que d’efficience. Mais, peut être qu’une nouvelle fois le paradoxe de Solow se répètera. En 1987, l’économiste, Robert Solow, avait plaisanté en soulignant que l’on pouvait « voir l’ère de l’informatique partout, sauf dans les statistiques de productivité ». Quelques années plus tard, celle-ci a connu une progression importante aux États-Unis grâce à la généralisation de l’informatique. En 2024, l’intelligence artificielle est partout sauf dans les chiffres de croissance mais dans quelques années, qu’en sera-t-il ?

  • Reconnaissance de l’État palestinien : Bernard Guetta pour, François-Xavier Bellamy la définit comme un « grand danger »

    Reconnaissance de l’État palestinien : Bernard Guetta pour, François-Xavier Bellamy la définit comme un « grand danger »

    Le numéro 2 de la liste macroniste aux élections européennes, Bernard Guetta, s’est prononcé lundi (27 mai) pour une reconnaissance par la France de « l’existence d’un État palestinien », afin « d’obliger les dirigeants » israéliens et palestiniens à une « reprise des négociations »alors que la tête de liste LR François-Xavier Bellamy considère que cela serait très dangereux.

    Après l’Espagne, l’Irlande et la Norvège, la France doit-elle reconnaître à son tour l’État de Palestine ? « À mes yeux, oui », a répondu sans hésiter M. Guetta sur Sud Radio« parce que c’est un facteur d’accélération d’une reprise des négociations ».

    « Il ne s’agit pas d’être pro-palestinien ou pro-israélien, il s’agit d’être pro-paix, d’obliger les dirigeants de ces deux peuples à se rasseoir à une table de négociation », a ajouté le numéro deux de la liste conduite par Valérie Hayer au scrutin du 9 juin.

    Pour M. Guetta, l’objectif doit être « d’arriver à la coexistence de deux États » et « nous pouvons aider à ce processus en disant “nous reconnaissons par avance, avant même que les frontières n’en soient définies, nous reconnaissons dans le principe l’existence d’un État palestinien” ».

    Ces commentaires surviennent après que la semaine dernière, l’Espagne, l’Irlande et la Norvège ont annoncé leur décision de reconnaître l’État de Palestine, à partir du 28 mai, s’attirant les foudres d’Israël.

    L’ancien journaliste n’est pas le premier à défendre cette position dans le camp présidentiel.

    Début avril, l’ex-ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait déjà estimé nécessaire de « poser des actes de ce type pour avancer en Israël ».

    L’armée israëlienne a bombardé dimanche soir un centre pour personnes déplacées près de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, et a tué au moins 40 civils.

    De son côté, toutefois, la tête de liste de Les Républicains (LR) François-Xavier Bellamy a estimé lundi que la reconnaissance de l’État de Palestine aujourd’hui serait « un grand danger », tout en appelant à « faire toute la lumière » sur le bombardement d’un centre pour personnes déplacées près de Rafah.

    « Il faudra mettre un jour en œuvre une solution à deux États […]. C’est la seule voie nécessaire pour avancer vers la paix », a affirmé l’eurodéputé sortant, estimant toutefois que ce « n’est pas possible aujourd’hui ».

    Car à ses yeux, « c’est un grand danger de reconnaître aujourd’hui un État palestinien parce que ce serait potentiellement donner le sentiment que l’on donne raison à ceux qui ont déclenché l’attentat terroriste du 7 octobre ».

    M. Bellamy a qualifié d’« absolument terrible » le bombardement dimanche soir d’un centre pour personnes déplacées près de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, qui a tué au moins 40 civils.

    La tête de liste LR a également appelé le mouvement islamiste à libérer les otages pour mettre fin à « cette guerre », estimant que c’est « Israël qui est agressé dans cette affaire » et qualifiant l’attaque du 7 octobre comme « le premier pogrom antisémite de l’histoire du XXIe siècle ».

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 29.05.24 

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 29.05.24 

    Bonjour à toutes et tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés, ce mercredi 29 mai, on parle de : SNCF connect ne vend plus de billets internationaux, info ou intox ? – Clash à l’Assemblée nationale avec Meyer Habib – JIJ : 1200 personnes réunies pour la cérémonie d’ouverture.

    Voyager en train à l’international avec la SNCF 

    Est-ce encore possible ? En effet, depuis le 23 mai, on entend, ici et là, que l’app SNCF Connect ne commercialise plus aucun billet de compagnie étrangère. Il serait donc « Impossible donc de réserver un billet pour un voyage à l’étranger » selon le communiqué publié le 14 mai par Kombo, une application concurrente de SNCF Connect. Pour en avoir le cœur net, nous avons effectué plusieurs recherches aléatoires sur l’application SNCF Connect, toutes pour début juillet 2024. Résultat, des trajets internationaux ont bel et bien disparu, comme Paris-Rome, Paris-Vienne en Autriche, Paris-Madrid. SNCF Connect affiche alors ce message : « Aucun trajet n’est disponible à la réservation avec vos critères de recherche. » En revanche, nous avons trouvé des trains sur Paris-Amsterdam, Marseille-Amsterdam, Paris-Londres, Lyon-Londres. Notons que ces trajets sont assurés par une filiale de la SNCF, Eurostar (qui a absorbé Thalys). Cette situation devrait se pérenniser jusqu’au début de l’année 2025. 

    Un violent échange, devant les caméras de la presse parlementaire. 

    Le ton est monté ce mardi 28 mai entre le député insoumis David Guiraud et le député apparenté LR Meyer Habib dans la salle des Quatre colonnes à l’Assemblée nationale. Un échange à l’issue duquel Meyer Habib a annoncé sur BFMTV qu’il allait porter plainte. L’élu LFI défendait son collègue qui venait de brandir un drapeau palestinien dans l’hémicycle. Apercevant le député des Français de l’étranger, Meyer Habib, David Guiraud a déclaré aux journalistes : « Ces gens n’en ont rien à faire de la bienséance. Ce monsieur est un porc. Il défend un génocide depuis le début, c’est un porc. » Quelques minutes plus tard, Meyer Habib a annoncé sur le plateau de BFMTV qu’il allait porter plainte contre David Guiraud qu’il a qualifié de « crapule antisémite ». « Traiter de porc les juifs c’est la plus vieille insulte antisémite du monde », a-t-il justifié.

    Les JIJ sont ouverts 

    À Athènes ce soir, au stade Kallimarmaro, ce sont près de 1200 participants, originaires des lycées de 39 pays différents, qui se retrouvent pour une 13ème édition des Jeux internationaux de la jeunesse. Dans la mythique enceinte du stade Kallimarmaro , et après que des élèves du niveau primaire aient ouvert les festivités en dansant, c’est l’ambassadrice de France en Grèce, Laurence Auer, qui ouvre cette semaine, sous les applaudissements du public.

    C’est tout pour ce mercredi on se retrouve demain pour un nouveau flash quotidien des expatriés.

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • SNCF Connect ne commercialise plus aucun billet de compagnie étrangère ?

    SNCF Connect ne commercialise plus aucun billet de compagnie étrangère ?

    Depuis le 23 mai, on entend que l’app SNCF Connect ne commercialise plus aucun billet de compagnie étrangère. Il serait donc « Impossible donc de réserver un billet pour un voyage à l’étranger » selon le communiqué publié le 14 mai par Kombo, une application concurrente de SNCF Connect. Une disposition qui ne faciliterait pas les voyages des Français de l’étranger. On fait le point pour les expatriés.

    Un changement du système de réservation

    Et en effet, la vente de certains trajets internationaux ne sera momentanément plus possible sur SNCF Connect, impactée par un changement en cours du système de réservation, indique son service presse. Mais dans les faits, cela ne change rien pour la majorité des ventes internationales : les billets des trains entre la France et l’Europe tels que ceux d’Eurostar (Londres, Bruxelles, Amsterdam, Cologne…), Lyria (Genève, Lausanne, Zurich…), DB-SNCF en coopération, ou encore depuis et vers Barcelone et Milan, sont toujours vendus sur SNCF Connect. Et ces derniers représentent plus de 95 % des ventes internationales faites sur le site et l’application.

    En réalité, Kombo, concurrent challenger, a un peu grossi le trait en évoquant l’impossibilité totale de réserver un voyage à l’étranger… Mais de son côté, SNCF Connect minimise peut-être l’affaire.

    Des destinations introuvables

    Pour en avoir le cœur net, nous avons effectué plusieurs recherches aléatoires sur l’application SNCF Connect, toutes pour début juillet 2024. Résultat, des trajets internationaux ont bel et bien disparu, comme Paris-Rome, Paris-Vienne en Autriche, Paris-Madrid. SNCF Connect affiche alors ce message : « Aucun trajet n’est disponible à la réservation avec vos critères de recherche. » En revanche, nous avons trouvé des trains sur Paris-Amsterdam, Marseille-Amsterdam, Paris-Londres, Lyon-Londres. Notons que ces trajets sont assurés par une filiale de la SNCF, Eurostar (qui a absorbé Thalys).

    Mais alors jusqu’à quand le problème va-t-il perdurer ? « Des améliorations seront apportées dès l’automne 2024 avant le déploiement d’un nouveau système courant 2025 », plus performant, nous a assurés SNCF Voyageurs/TGV- Intercités.

    En plus, cet arrêt temporaire des ventes internationales affecte, aussi, d’autres canaux de distribution comme les agrégateurs, les agences de voyage, etc. Interrogée à ce sujet, SNCF Voyageurs/TGV- Intercités a indiqué à l’AFP que « les principales agences (spécialistes, Ndlr) comme Trainline, Omio, Rail Europe continuent à vendre via leurs propres connexions directes ». Par contre, « les agences qui utilisent le système de réservation concerné sont impactées », indique la compagnie nationale.

    Ce que confirment les agences de voyages traditionnelles qui font le même constat que les utilisateurs de SNCF Connect. Pour exemple, le célèbre logiciel des professionnels du tourisme, Amadeus, ne trouve pas, lui non plus, de trajets disponibles sur Paris-Rome, Paris-Vienne et Paris-Madrid.

    Mais selon un cadre de la SNCF, les agences recourent souvent à d’autres interfaces que le système Hermes concerné par l’interruption commerciale partielle. « L’impact sera relativement faible voire nul pour la distribution, assure-t-il. Il sera nettement plus important pour SNCF Connect ». Idem dans les gares. La concurrence, qui débarque depuis quelques années dans l’hexagone, devrait en tirer parti, pas seulement en termes d’image…

  • La Rencontre des Entrepreneurs Francophones à Marrakech 

    La Rencontre des Entrepreneurs Francophones à Marrakech 

    Patrick Martin, le patron du MEDEF (syndicat des entreprises françaises) sera à Marrakech pour participer à la Rencontre des Entrepreneurs Francophones (REF) qui se déroule ce jeudi 30 mai 2024.

    35 pays réunis 

    Les trois dernières éditions de l’événement ont eu lieu à Paris (2021), à Abidjan (2022) et à Québec (2023). Cette année, c’est donc Marrakech au Maroc ! Ce grand rassemblement du secteur privé a pour objectif de réunir près de 1500 participants provenant d’une trentaine de pays issus de la francophonie.

    La confédération générale des Entreprises du Maroc est responsable de l’organisation de cet événement qui a pour objectif de créer des occasions d’affaires afin de renforcer les liens économiques entre les entreprises francophones.

    Avec Patrick Martin, le journaliste de TV5MONDE fait le point sur les enjeux de cette REF 2024.

    La situation en France 

    Évidemment, alors que le gouvernement enchaine réforme économique sur réforme économique, nous nous intéressons à la position du MEDEF. Car sur le plan intérieur, le patron des patrons français soutient le durcissement des règles d’indemnisation des demandeurs d’emploi et soutient la politique de décarbonisation en vigueur dans l’Union européenne. 

    Regarder l’interview de Patrick Martin

  • Le droit de réponse du Conseil de Gestion du Lycée Français Georges Pompidou à Dubaï

    Le droit de réponse du Conseil de Gestion du Lycée Français Georges Pompidou à Dubaï

    Le 16 mai dernier, nous avons publié un article concernant la gestion du Lycée Français George Pompidou, laquelle a été modifiée en raison des impératifs donnés par la législation dubaïote. En effet, suite à ces changements de loi, le groupe scolaire a mis fin à sa convention avec l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger (AEFE) et est désormais dirigé par une association locale. Le conseil de gestion de l’établissement nous a adressé un droit de réponse que vous pouvez consulter ci-dessous.


    Réponse du Conseil de Gestion

    Le Conseil de gestion du LFIGP souhaite apporter des clarifications concernant l’article intitulé « Au lycée Georges Pompidou de Dubaï, les comptes ne font pas l’unanimité ».

    Cet article volontairement alarmiste présente une vision partiale et fausse de la situation au sein de notre établissement. Il contient en outre des sous-entendus graves quant à la légitimité et probité des gestionnaires.

    Il est fort regrettable de constater qu’une partie des informations fausses colportées par cet article a déjà fait l’objet d’un droit de réponse, il y a un an… sans que les vérités rétablies n’aient été entendues.

    Si l’auteur les avait pris en compte, il ne parlerait ni d’opacité ni de manque de transparence. La pétition lancée, expose l’établissement aux autorités émiriennes, au risque d’entrainer sa mise sous tutelle ou pire sa suspension, émane d’une poignée de personnes friandes de conspirationnisme.

    Rappelons donc encore une fois la vérité.

    Le LFIGP accueille des élèves depuis 1973. C’est un établissement à gestion parentale depuis sa création. Jusqu’en 2022, date à laquelle le site de Sharjah quitte le giron du LFIGP, cette gestion parentale était assurée par une association de droit français soumise à la loi du 1er juillet 1901.

    Cependant, il est apparu en 2017, avec l’adoption de la loi 12 (dite loi CDA) que l’Association de droit français n’était plus reconnue par les autorités de l’Émirat de Dubaï.

    Il a donc été décidé, lors d’une Assemblée générale extraordinaire du 24 mars 2022, de créer une association de droit local et de l’enregistrer auprès de la CDA, afin de garantir la pérennité du lycée.

    Les parents ont donc été associés en toute transparence à la création de cette nouvelle structure de gestion de l’établissement ; ils en ont voté les statuts en toute connaissance de cause, y compris s’agissant des règles de représentativité plus restrictives, imposées par la CDA.

    Aujourd’hui, après près de deux ans de gestion, il apparaît que le choix de la mise en conformité a été le bon : la situation financière du Lycée est saine.

    Le dernier chantier en cours est celui du transfert d’actifs et du sort de l’association de droit français.

    L’Association française a porté la convention jusqu’à son extinction le 31 août 2023. Il n’y a eu ni dénonciation, ni rupture comme l’affirme l’auteur de l’article La convention n’a simplement pas pu être renouvelée du fait des exigences du droit émirien incompatibles avec les clauses de la convention.

    Depuis lors, l’association française a pour seul objet la conservation des actifs financiers du Lycée. Une simple demande aux membres du Conseil de gestion et la consultation des comptes-rendus des assemblées générales auraient permis à l’auteur de l’article de comprendre que, d’une part, ce patrimoine est destiné à être remis à l’instance en charge de la gestion du lycée en vue justement du projet d’agrandissement du site, dûment discuté, voté et conforme aux objectifs présidentiels, et d’autre part, que ses modalités de transfert sont étudiées en ce moment-même au regard des exigences du droit français et du droit émirien.

    Enfin, les parents membres de l’association qui ont interrogé le conseil de gestion ont toujours été reçus par ce dernier.

    Nous vous remercions de prendre en considération ces clarifications et nous restons ouverts au dialogue constructif.

    Le Conseil de gestion

  • Économies budgétaires : la quadrature du cercle 

    Économies budgétaires : la quadrature du cercle 

    Dans ses conclusions de la mission 2024 sur la France, le Fonds Monétaire International, exhorte les pouvoirs publics à réaliser d’importantes économies afin d’éviter un emballement budgétaire. Selon les services de l’organisation internationale, à politique inchangée, le déficit public serait de 5,3 % du PIB en 2024, proche de celui de l’année dernière. Ce dernier serait de 4,5 % en 2027, loin du niveau de 2,9 % prévu par les autorités dans le Programme de Stabilité transmis à la Commission européenne. 

    Ce dérapage est la conséquence d’une moindre croissance et d’une propension à la hausse des dépenses publiques. Sans réaction de la part du gouvernement, la dette publique atteindrait 112 % du PIB en 2024 et augmenterait d’environ 1,5 point par an à moyen terme. Ce niveau d’endettement est jugé comme une source potentielle de risques pour la France en l’exposant à une augmentation inattendue des coûts de financement et en la privant de marges de manœuvre en cas de survenue d’une nouvelle crise. 

    Ces conclusions ne sont pas, en soi, une surprise. L’incapacité de la France à gérer convenablement les deniers publics est une tradition multiséculaire. De nombreux rois ont eu recours à des expédients pour financer leurs dépenses. En 1788, à la veille de la Révolution française, la dette absorbait la moitié du budget. Les périodes d’excédents budgétaires sont, en France, rarissimes. La dernière date des années 1958/1966. 

    Sans croissance, le pays peine à financer ses dépenses publiques. Son ralentissement depuis les années 1980 a conduit à la hausse quasi continue de sa dette publique. Ce goût prononcé pour une gestion lâche des finances publiques trouve ses origines dans l’organisation même du pouvoir. Pour affirmer la monarchie absolue, Louis XIII et surtout Louis XIV ont bâti une administration centrale puissante visant à réduire le poids politique des grands féodaux locaux sans pour autant diminuer les privilèges de ces derniers. La magnificence de la cour à Versailles était tout à la fois un symbole de puissance du Roi et un outil d’asservissement des nobles. La révolution, en supprimant les corps intermédiaires, a parachevé le travail des rois avec comme conséquence une remontée au sommet de tous les problèmes.

    Face aux contestations, le pouvoir n’a comme échappatoire que d’accroître les dépenses.  

    Face aux contestations de la population qui sont légion, le pouvoir n’a comme échappatoire que d’accroître les dépenses. Ce dernier est ainsi fort de sa faiblesse. Exposé en première ligne, il n’a comme solution que de desserrer les cordons de la bourse. Face aux guerres multiples que la France a connu depuis le XVIIe siècle et aux crises tout aussi nombreuses, le principe de « l’intendance suivra » s’est imposé dans l’inconscient collectif. 

    Récemment, avec l’épidémie de covid, cette formule a été remplacée par le slogan « du quoi qu’il en coûte ». L’idée qu’il n’y a pas de limite à l’endettement public est assez largement admise en France. La faillite, la banqueroute, le défaut de paiement sont des mots abstraits pour de nombreux citoyens ou des mots destinés à imposer une rigueur par nature injuste. 

    Dans ses conclusions, le FMI recommande au gouvernement de privilégier les économies compte tenu du montant déjà élevé des prélèvements. Il suggère de rationaliser les dépenses des collectivités locales en supprimant les doublons. Quarante ans de décentralisation ont prouvé que ce vœu était pieux, celle-ci s’étant accompagnée d’une amplification des dépenses. 

    Le FMI demande également une réduction des emplois publics en ayant recours au numérique et en particulier à l’intelligence artificielle. Or, les élus ont toujours tendance à accroître les effectifs face à la multiplication des demandes. Nul n’entend réduire le nombre de professeurs, de policiers, de juges, de militaires, etc. 

    @Freepik

    Les économistes du FMI mentionnent la possibilité de réduire les niches fiscales, une spécialité française pour diminuer de manière ciblée la pression fiscale en faveur de certaines catégories de contribuables. Ces niches génèrent des inégalités et des effets d’aubaine. Leur suppression est en revanche un sacerdoce. 

    De même, afin d’accélérer la transition écologique et d’augmenter les recettes, le FMI propose la disparition des avantages fiscaux qui s’appliquent aux énergies fossiles. Or, c’est justement leur remise en cause qui a contribué au mouvement des « gilets jaunes ».

    Un retour du déficit public en dessous de 3 % du PIB d’ici 2027 est-il possible sans un big bang organisationnel ? 

    La réalisation de 20 milliards d’euros d’économies en 2025 sera pour le gouvernement un véritable défi surtout en l’absence de consensus. Un retour du déficit public en dessous de 3 % du PIB d’ici 2027 est-il possible sans un big bang organisationnel ? 

    Il ne faut pas oublier que les dépenses sociales représentent à elles seules près de 60 % des dépenses publiques. En raison du vieillissement démographique, la tendance est à leur hausse, que ce soit en matière de retraite, de santé ou de dépendance. Une responsabilisation de tous les acteurs, ménages compris, est sans nul doute nécessaire. 

    Faut-il accepter plus de concurrence et introduire une dégressivité des prestations en fonction des revenus ? Ce sont des questions qu’il conviendra sans nul doute de trancher un jour ou l’autre. 

    Après la Seconde guerre mondiale, la France a fait le choix d’un système de couverture générale et uniforme qui bute avec l’arrivée à l’âge de la retraite des générations nombreuses du baby-boom. Le développement de l’épargne retraite apparaît comme une ardente obligation pour pallier les insuffisances de la répartition en période de faible croissance. La capitalisation offre, en outre, l’avantage de contribuer au financement des entreprises au moment où celles-ci sont appelées à augmenter leurs investissements pour se digitaliser et réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. 

    La responsabilisation souhaitable des acteurs nécessite-t-elle une révolution copernicienne du système institutionnel avec une régénération des corps intermédiaires ? À cette fin, ne faudrait-il pas instituer un régime fédéral sur le modèle allemand ou régional à la mode espagnole ? Une telle solution suppose néanmoins une attrition réelle de l’administration centrale !

  • En Pologne, le PiS demande des explications à Donald Tusk après les propos de Gabriel Attal sur l’immigration

    En Pologne, le PiS demande des explications à Donald Tusk après les propos de Gabriel Attal sur l’immigration

    Mariusz Błaszczak, législateur du parti Droit et justice (PiS) a demandé au Premier ministre Donald Tusk de s’expliquer sur le nouveau pacte européen sur la migration et l’asile. Quelques jours plus tôt, son homologue français Gabriel Attal a déclaré lors d’un débat que l’Occident avait convaincu les pays de l’Est de l’UE d’accepter des migrants ou de contribuer financièrement à la gestion de l’immigration.

    Selon les nouvelles règles de l’UE, les pays de l’UE peuvent soit participer à la gestion des migrations en accueillant des demandeurs d’asile, soit apporter un soutien financier ou opérationnel aux pays d’accueil. Selon une déclaration antérieure de M. Tusk, la Pologne ne sera obligée de faire ni l’un ni l’autre.

    M. Błaszczak (CRE), ancien ministre de la Défense du gouvernement PiS qui a perdu le pouvoir en Pologne face au camp de M. Tusk en décembre dernier, a fait référence aux propos de Gabriel Attal lors d’un débat récent avec Jordan Bardella, candidat du Rassemblement national (ID).

    « Savez-vous que nous avons réussi à persuader [les États membres de l’Est de l’UE] de signer un accord qui dit : soit vous acceptez les migrants, comme le font la France, l’Espagne et l’Italie, soit vous payez pour la protection des frontières ? » a demandé M. Attal à M. Bardella, cité par Do Rzeczy.

    Pour M. Błaszczak, la suggestion de M. Attal contredit les promesses antérieures de M. Tusk selon lesquelles, dans le cadre du nouveau système, la Pologne ne serait pas obligée d’accepter des demandeurs d’asile ni de payer des contributions. Le député a demandé la convocation d’une session parlementaire supplémentaire pour que le gouvernement s’explique.

    Ni Donald Tusk ni aucun membre de son camp n’a immédiatement commenté ces accusations. ©EPA-EFE/Piotr Nowak

    « Il semble que Donald Tusk ait menti lorsqu’il a déclaré que la Pologne ne serait pas obligée d’accueillir des migrants illégaux. Le Premier ministre français vient de déclarer qu’il était possible de “forcer” les pays d’Europe de l’Est à signer un document les obligeant à accueillir des migrants, sous peine de devoir payer des frais élevés en cas de refus. Cette affaire doit être éclaircie dès que possible », a écrit M. Błaszczak sur X dimanche (26 mai).

    Le post de M. Błaszczak sur X fait suite à une déclaration antérieure du dirigeant du PiS, Jarosław Kaczyński, qui a déclaré que « le Premier ministre français Gabriel Attal a révélé les mensonges de [Donald] Tusk ».

    Ni Donald Tusk ni aucun membre de son camp n’a immédiatement commenté ces accusations.

    Cependant, après que le Conseil de l’UE a approuvé le pacte au début du mois, M. Tusk a déclaré lors d’une conférence de presse que la Pologne serait probablement exemptée du système consistant à accepter des demandeurs d’asile ou a payer en cas de refus, ayant déjà accueilli un nombre considérable de réfugiés de guerre en provenance d’Ukraine.

    Selon les informations d’Euractiv, cela signifie que la vague migratoire en provenance d’Ukraine pourrait faire en sorte que la Pologne soit considérée comme étant soumise à une pression migratoire accrue et qu’elle fasse l’objet d’une solidarité de la part d’autres États.

    M. Tusk a également déclaré que la Pologne était « un bénéficiaire du pacte migratoire », car la situation créée par les migrations en provenance d’Ukraine et de Biélorussie lui donnerait une raison de demander de l’aide aux autres États de l’UE.

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